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Traiter les cas d’inconduite et d’actes répréhensibles à Affaires mondiales Canada : Quatrième rapport annuel

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Exercice 2025 à 2026

ISSN 2819-4888

Table des matières

Message des sous-ministres

Chères collègues, chers collègues,

Nous sommes heureux de vous présenter le quatrième Rapport annuel sur le traitement des cas d’inconduite et d’actes répréhensibles à Affaires mondiales Canada. Ce rapport reflète notre engagement collectif continu à édifier une culture en milieu de travail fondée sur le respect, la confiance, la transparence et l’inclusion. Notre travail vise essentiellement à faire en sorte que chaque employé se sente valorisé et soutenu, et que son opinion contribue de manière significative à l’établissement d’un environnement plus sain pour notre organisation.

Notre objectif continu demeure inchangé : favoriser une culture organisationnelle fondée sur l’intégrité, l’honnêteté, la confiance, le respect et l’amélioration continue. Cet objectif est défini dans les nouveaux Code de valeurs et d’éthique et Code de conduite de notre ministère. La plupart des employés d’Affaires mondiales Canada (AMC) incarnent ces valeurs tous les jours. Leur professionnalisme, leur intégrité et leur respect des autres sont à la base d’une culture organisationnelle positive, et nous leur sommes reconnaissants de leur engagement continu à cet égard. En même temps, nous reconnaissons que l’inconduite et les actes répréhensibles peuvent avoir des répercussions sur les personnes et les équipes, et l’importance de renforcer les systèmes pour promouvoir la reddition de comptes et soutenir les personnes touchées. Les gestionnaires jouent un rôle essentiel à cet égard en ayant eux-mêmes des valeurs et une éthique irréprochables, et en favorisant des milieux de travail respectueux, sécuritaires et inclusifs.

L’exercice visé par le présent rapport s’est déroulé à un moment important de transformation pour AMC. Parallèlement à des initiatives plus vastes de renforcement de la culture en milieu de travail – notamment le Sondage de suivi d’AMC, des évaluations de l’équité, de la diversité et de l’inclusion et les efforts continus de lutte contre le racisme – nous avons géré les répercussions importantes de l’Examen exhaustif des dépenses, y compris les ajustements à notre effectif. Nous savons que ces changements ont été profondément ressentis dans l’ensemble du Ministère. De nombreux employés ont exprimé des préoccupations concernant leur volume de travail, leur santé mentale et le bien-être général des équipes, en plus d’avoir vécu de l’insécurité psychologique. Ceci démontre à quel point il est essentiel de faire preuve de compassion, de transparence et d’équité, en particulier dans le traitement des inconduites en milieu de travail et en ce qui a trait au soutien des employés.

Les réactions aux trois derniers rapports sur les inconduites d’AMC demeurent à la base de notre travail. Des employés de l’ensemble du Ministère, ainsi que des partenaires d’autres organisations fédérales, nous ont dit que ces rapports contribuent à approfondir les échanges sur les valeurs, l’éthique et la confiance dans la fonction publique. La volonté constante des employés de faire part de leurs préoccupations et de signaler la possibilité d’inconduites et d’actes répréhensibles semble refléter une plus grande confiance que les problèmes seront pris au sérieux et traités de manière appropriée dans notre ministère. Cela renforce l’importance de passer nos processus et nos résultats au peigne fin.

Au cours de la dernière année, nos équipes des ressources humaines, de la sécurité ministérielle et des enquêtes ont continué à rehausser leur collaboration pour traiter les actes d’inconduite et les actes répréhensibles à AMC. Nous nous sommes concentrés sur l’amélioration de la coordination entre les unités, la réduction des retards inutiles et l’amélioration du soutien aux employés et aux gestionnaires pendant les processus d’enquête, et autres processus disciplinaires et administratifs. Par exemple, nous avons passé en revue la politique ministérielle sur la prévention du harcèlement et de la violence pour nous assurer qu’elle était conforme aux exigences législatives et aux pratiques exemplaires opérationnelles. Pour renforcer ces efforts, nous avons mis en place des mécanismes clairs permettant aux employés de faire part de leurs préoccupations, notamment par l’intermédiaire de leurs gestionnaires, du Bureau de l’ombud du mieux-être et inspecteur général (Bureau de l’ombud) et de mécanismes officiels de divulgation décrits dans le présent rapport et ses annexes.

Le bien-être des employés est un élément fondamental de ce travail. Le Bureau de l’ombud offre un espace confidentiel et impartial aux employés où ils peuvent recevoir des conseils, résoudre leurs problèmes rapidement et mieux comprendre leurs options. Les contributions de ce bureau se sont avérées essentielles pour renforcer la prévention, la gestion informelle des conflits et les mécanismes de recours sécuritaires. (De plus amples renseignements sur le Bureau de l’ombud du mieux-être et inspecteur général sont disponibles dans son deuxième rapport annuel).

En mettant l’accent sur l’amélioration continue, AMC examinera plus en profondeur tous les processus liés aux enquêtes sous l’angle de l’accessibilité, de la diversité et de l’inclusion. Cette démarche garantit que nos pratiques évolueront non seulement de manière plus efficace et plus opportune, mais aussi seront plus équitables, cohérentes et conformes à notre engagement commun à l’égard d’un milieu de travail diversifié, respectueux et positif. Nous continuerons également de faire rapport chaque année sur ces questions, conformément à notre engagement en matière de reddition de comptes et de transparence.

Arun Thangaraj
Sous-ministre des Affaires étrangères

Glenn Purves
Sous-ministre du Commerce international

Cindy Termorshuizen
Sous-ministre du Développement international

David Angell
Sous-ministre adjoint des Affaires étrangères

Introduction

Le présent Rapport annuel sur le traitement des cas d’inconduite et d’actes répréhensibles à Affaires mondiales Canada vise à accroître la transparence sur la façon dont les inconduites et les actes répréhensibles sont traités au sein du Ministère. Il présente des résumés de cas d’inconduite et d’actes répréhensibles jugés fondés au sein du Ministère, ainsi que des enquêtes menées par des organismes externes, au cours de l’année visée. Il couvre l’exercice financier du 1er avril 2025 au 31 mars 2026.

Ce rapport reflète tous les cas d’inconduite et d’actes répréhensibles impliquant les personnes suivantes :

Malgré certaines similitudes entre les résumés de cas, chacun représente un incident distinct et séparé. Aucun résumé de cas n’est présenté plus d’une fois dans le rapport ou dans plus d’une catégorie. La présentation de l’information dans le rapport respecte la vie privée et la confidentialité tout en assurant la transparence. Le rapport fournit également des renseignements sur les moyens informels et formels dont disposent les employés pour faire part de leurs préoccupations et signaler des problèmes.

Les commentaires des employés sont importants pour améliorer les prochaines publications de ce rapport annuel. Veuillez envoyer vos commentaires et suggestions à HWD@international.gc.ca.

Contexte ministériel

Affaires mondiales Canada (AMC) est une organisation vaste et complexe. Les caractéristiques suivantes sont propres au Ministère :

Tous les employés et gestionnaires d’AMC contribuent à rendre notre milieu de travail sain, respectueux, sécuritaire et exempt de harcèlement et de discrimination. Les employés et les gestionnaires sont également tous tenus de respecter le Code de valeurs et d’éthique et le Code de conduite du Ministère qui définissent des attentes claires en matière de comportement des employés.

En mettant l’accent sur le respect d’autrui, l’intégrité, l’intendance et l’excellence, le Code de valeurs et d’éthique encourage les employés à signaler les inconduites ou les actes répréhensibles tout en étant eux-mêmes protégés. Le Code de conduite d’AMC définit les normes de comportement attendues de l’ensemble du personnel, y compris des représentants du Canada en poste à l’étranger ainsi que des personnes à leur charge qui les accompagnent.

Tout employé, qu’il s’agisse d’un employé canadien ou d’un employé recruté sur place travaillant à l’administration centrale, dans les bureaux régionaux au Canada ou dans nos missions partout dans le monde, qui est directement ou indirectement touché par un cas d’inconduite ou d’acte répréhensible doit utiliser la voie appropriée pour signaler le ou les problèmes, qu’importe le niveau ou la profession du contrevenant. Toutes les plaintes seront prises au sérieux, évaluées soigneusement et, si elles sont fondées, suivies de mesures administratives ou disciplinaires, ou des deux, en temps opportun.

AMC s’engage à protéger pleinement la vie privée des employés et à maintenir un milieu de travail exempt de représailles. Aucun employé ne fera l’objet de représailles, de sanctions ou de répercussions négatives, car il a signalé une inconduite ou un acte répréhensible.

Traitement des cas d’inconduite et d’actes répréhensibles à Affaires mondiales Canada

Plusieurs mécanismes de recours sont à la disposition des employés confrontés à une inconduite ou à un acte répréhensible réel ou apparent. De plus amples renseignements sur ces processus sont fournis dans les annexes, y compris des détails sur les ressources pertinentes à AMC (Annexe B) et les mécanismes de recours pour le personnel canadien (Annexe C) et les employés recrutés sur place (Annexe D).

Les gestionnaires sont le premier point de contact des employés pour naviguer dans le processus et gérer les problèmes. Les employés peuvent également s’adresser au Bureau de l’ombud du mieux-être et inspecteur général (Bureau de l’ombud) pour obtenir de l’aide et des services confidentiels et informels, ou pour se renseigner sur les différentes options de recours (voir l’Annexe E pour plus de détails).

AMC traite tous les cas soupçonnés d’inconduite et d’actes répréhensibles en ayant recours aux mesures découlant des instruments de politique du Ministère et du gouvernement du Canada. Ces mesures comprennent les suivantes :

Au cours de la dernière année, le Ministère a simplifié les processus administratifs pour favoriser une gestion de cas en temps opportun. Il s’agissait notamment de rationaliser les exigences contractuelles et de sécurité liées aux enquêtes sur le harcèlement et la violence en milieu de travail. Le Ministère a également mis en œuvre la première étape d’un système centralisé de gestion de cas afin de les documenter de manière plus cohérente et de mieux les suivre.

Les prochaines étapes permettront d’améliorer la qualité des données, la méthode analytique et la capacité de production de rapports, ce qui nous aidera à cerner les tendances et à réagir de manière proactive. À l’avenir, nous étudierons également la possibilité d’élaborer un modèle normalisé de réception des plaintes afin d’aider les employés à gérer plus facilement les cas d’inconduite et d’actes répréhensibles.

Protocole en cas d’inconduite

Lorsque les renseignements divulgués initialement sont insuffisants pour prendre une décision, le Ministère lance un processus d’enquête. Cela peut prendre la forme d’un exercice d’établissement des faits ou d’une enquête :

Protocole en cas d’actes répréhensibles

Lorsque le Ministère reçoit une divulgation protégée, une analyse d’admissibilité, fondée sur des critères légaux, est entreprise pour déterminer s’il est nécessaire d’ouvrir une enquête. Les enquêtes sont menées de la manière la plus informelle et rapide possible, avec la rigueur appropriée tout au long du processus. Les procédures relatives aux divulgations protégées en vertu de la Loi sur la protection des fonctionnaires divulgateurs d’actes répréhensibles se trouvent au site intranet du Ministère.

Mesures prises dans les cas fondés d’inconduite et d’actes répréhensibles

Une allégation d’inconduite ou d’acte répréhensible peut être jugée fondée ou non fondée après que les faits disponibles ont été examinés et que la norme de preuve relative aux enquêtes administratives, soit la prépondérance des probabilités, a été appliquée.

En tant qu’employeur, AMC a la responsabilité de prendre les mesures disciplinaires ou administratives appropriées lorsque l’inconduite ou l’acte répréhensible est fondé. Dans certains cas, une situation peut justifier l’application de mesures administratives et disciplinaires (voir l’Annexe A pour plus de détails sur ces mesures).

Constatations pour l’exercice 2025 à 2026

Au cours de l’exercice 2025 à 2026 :

Comme indiqué ci-dessus, toutes les allégations ne mènent pas à un processus d’enquête officiel. Les raisons peuvent varier et peuvent inclure des examens préalables ne nécessitant pas d’enquête officielle, des plaintes réglées par une recherche rapide des faits ou un règlement informel, ou des plaintes inadmissibles.

Sur les 108 enquêtes, 92 ont été jugées fondées et ont donné lieu à l’application de mesures administratives ou disciplinaires, ou les deux. Ces plaintes représentent 41 % de toutes les plaintes et 85 % de celles ayant fait l’objet d’une enquête.

Analyse des tendances et comparaison d’une année à l’autre

Cette section présente une analyse des tendances et une comparaison d’une année à l’autre du nombre de plaintes, d’allégations, d’enquêtes et de cas fondés en examinant les constatations de l’exercice 2025 à 2026 par rapport à celles des trois exercices précédents (2022 à 2023, 2023 à 2024 et 2024 à 2025). On y cerne les problèmes récurrents et les tendances émergentes, et on décrit les mesures ministérielles mises en œuvre pour renforcer les contrôles, améliorer la reddition de comptes et relever les défis actuels.

Cas de mauvaise gestion financière

Cas de harcèlement et de violence en milieu de travail

Cas de manquements au Code de valeurs et d’éthique

Cas d’inconduite administrative

Infractions à la Politique sur l’utilisation acceptable des réseaux (PUAR) d’AMC

Cas de violation de la sécurité du personnel

Pour remédier aux tendances actuelles en matière d’inconduite et renforcer la reddition de comptes dans l’ensemble du Ministère, AMC continue de mettre en œuvre une série de mesures ciblées qui respectent le Code de valeurs et d’éthique et le Code de conduite révisés. Ces mesures comprennent les suivantes :

Bien qu’on ait vu une augmentation des plaintes ou des allégations soumises au cours de l’exercice 2025 à 2026, il y a eu une diminution du nombre total de cas fondés entraînant des mesures disciplinaires ou administratives. Cette baisse peut être attribuée à plusieurs facteurs dont les suivants :

Tableau 1 : Aperçu des cas d’inconduite et d’actes répréhensibles, de l’exercice 2022 à 2023 à l’exercice 2025 à 2026

Période de rapportPlaintes ou allégations reçuesEnquêtes lancées 1Cas fondés ayant entraîné des mesures disciplinaires ou administratives
2025 à 202622710892
2024 à 2025218125120
2023 à 202429012994
2022 à 20231477256

1 Les enquêtes ouvertes sont celles qui ont été ouvertes au cours de l’exercice visé. Les cas fondés peuvent avoir été établis à l’issue d’enquêtes ouvertes au cours d’un exercice antérieur

Figure 1 : Comparaison des cas d’inconduite et d’actes répréhensibles, de l’exercice 2022 à 2023 à l’exercice 2025 à 2026

Figure 1

Text version

Figure 1 :  Comparaison des cas d’inconduite et d’actes répréhensibles, de l’exercice 2022 à 2023 à l’exercice 2025 à 2026

ComplaintsInvestigations Founded cases
2022 à 20231477256
2023 à 202429012994
2024 à 2025218125120
2025 à 202622710892
Figure 2 : Comparaison annuelle des cas fondés par catégorie

Figure 1

Text version

Figure 2 : Comparaison annuelle des cas fondés par catégorie

Catégorie2022à 20232023à 20242024à -20252025à 2026
Mauvaise gestion financière1495
Harcèlement et violence3253
Cas de manquement au Code de valeurs et d’éthique du ministère23437050
Inconduite administrative23373126
Violations de la politique d'utilisation acceptable du réseau (PUAR)2600
Infractions à la sécurité du personnel4246
Tableau 2 : Résultats des enquêtes par catégorie, exercice 2025 à 2026
CatégorieCas fondésMesures
Mauvaise gestion financière5
  • Un employé a reçu une réprimande verbale.
  • Deux employés ont été congédiés.
  • Deux employés ont quitté le Ministère avant que des mesures disciplinaires ne puissent être prises, les deux employés devant rembourser les transactions.
Harcèlement et violence3

Les enquêtes préventives ont donné lieu à des mesures ciblées visant à renforcer les pratiques en milieu de travail et à prévenir la récurrence, notamment :

  • de la formation sur la communication respectueuse et la gestion des conversations difficiles
  • du renforcement des démarches de résolution hâtive et informelle des conflits 
  • la promotion d’une communication régulière et ouverte
  • la clarification des rôles et des responsabilités

D’autres recommandations ont mis l’accent sur les suivantes :

  • l’intervention en temps opportun dans les conflits en milieu de travail
  • le renforcement de l’accompagnement et du soutien des conseillers en matière de harcèlement et de violence en milieu de travail afin de mieux orienter les employés vers les options de résolution appropriées
Cas de manquements au Code de valeurs et d’éthique 50

Les mesures comprenaient les suivantes :

  • le congédiement (la plus fréquente)
  • les réprimandes verbales et écrites
  • les suspensions temporaires
  • l’obligation de suivre une formation

Trois employés ont démissionné avant que des mesures disciplinaires ne soient prises.

 Inconduite administrative26

Les mesures variaient en fonction des circonstances, des facteurs aggravants et atténuants, et de la gravité de chaque situation. Elles comprenaient les suivantes :

  • les réprimandes verbales et écrites, et autres mesures administratives (telles que les lettres précisant les attentes)
  • les suspensions temporaires et les congédiements (pour les infractions plus graves)

Six employés ont démissionné avant que des mesures disciplinaires ou administratives ne puissent être prises.

Violations de la Politique sur l’utilisation acceptable des réseaux (PUAR)0

Aucun cas d’infraction à la PUAR n’a été signalé. Cependant :

  • 5 nouvelles enquêtes ont été ouvertes
  • 39 infractions ont été commises dans le cadre du régime d’infractions de la PUAR

Le Ministère traite les violations et les infractions par les moyens suivants :

  • l’application de la Politique
  • la correction de l’utilisation non autorisée du système 
  • le suivi auprès des employés et des gestionnaires

Parmi les autres mesures, mentionnons les suivantes :

  • l’ouverture d’enquêtes judiciaires sur les technologies de l’information (TI)
  • le renforcement des pratiques de sécurité de l’information
  • le soutien continu aux partenaires d’enquête du Ministère
Infractions à la sécurité du personnel6
  • Trois employés ont été congédiés pour vol, contact non autorisé avec des représentants de gouvernements étrangers ou travail à distance sans autorisation dans un pays qui suscite des préoccupations.
  • Un employé a dû refaire la formation en matière de sécurité et a maintenant une note officielle dans son dossier de sécurité.
  • D’autres cas fondés concernaient un accès non autorisé à des biens ou à des dossiers ministériels. Ces cas ont été réglés par un suivi administratif ou un échange d’information avec le nouveau ministère de l’employé.

* Remarque : Deux enquêtes externes étaient incluses dans le nombre total de quatre-vingt-douze plaintes, allégations et cas fondés. Toutefois, ces deux enquêtes externes n’étaient pas prises en compte dans le Tableau 2 : Résultats des enquêtes par catégorie et dans la Figure 2 : Comparaison annuelle des cas fondés par catégorie. Pour obtenir plus d’informations, veuillez vous reporter à la section Enquêtes externes du présent rapport.

Figure 3 : Cas fondés au cours de l’exercice 2025 à 2026

Figure 3

Text version

Figure 3 : Cas fondés au cours de l’exercice 2025 à 2026

CatégorieCas fondés
Mauvaise gestion financière6 %
Harcèlement et violence3 %
Cas de manquement au Code de valeurs et d’éthique du Ministère54 %
Inconduite administrative28 %
Violations de la Politique sur l’utilisation acceptable des réseaux (PUAR)0
Infractions à la sécurité du personnel7 %
Enquêtes externes *2 %
Tableau 3 : Résultat des enquêtes et conséquences des cas fondés (exercice 2025 à 2026)
Mesures disciplinairesNombre de cas
Réprimande verbale4
Réprimande écrite19
Suspension temporaire15
Formation/Accompagnement7
Cessation d’emploi25
Autres15

Remarque : La catégorie de résultats « Autres » comprend les éléments suivants : lettre précisant les attentes (six), démissions présentées avant que des mesures disciplinaires n’aient été prises (six) et mesures administratives supplémentaires (trois). Dans certains cas, plusieurs mesures administratives ou disciplinaires ont été imposées au même employé.

Enquêtes internes et examens

Cas de mauvaise gestion financière

Les cas de mauvaise gestion financière génèrent une perte de fonds publics ou de biens de l’État. Cela peut comprendre les cas suivants :  

Certains cas de mauvaise gestion financière font l’objet d’une enquête en tant qu’actes répréhensibles (mauvaise utilisation de fonds ou de biens publics) en vertu de la Loi sur la protection des fonctionnaires divulgateurs d’actes répréhensibles. Dans ces cas, lorsque l’acte répréhensible est fondé, il doit être publié sur la page Dossiers sur les actes répréhensibles fondés du gouvernement du Canada.

Au cours de l’exercice 2025 à 2026, cinq enquêtes portant sur des cas de mauvaise gestion financière ont mené à la conclusion que des inconduites financières avaient été commises au sein d’AMC.

Cas de harcèlement et de violence en milieu de travail

Les cas de harcèlement et de violence en milieu de travail représentent tout acte, comportement ou propos, notamment de nature sexuelle, qui pourrait vraisemblablement offenser ou humilier un employé ou lui causer toute autre blessure ou maladie, physique ou psychologique, y compris tout acte, comportement ou propos réglementaire.

Certains cas de harcèlement et de violence en milieu de travail font l’objet d’une enquête en tant qu’actes répréhensibles en vertu de la Loi sur la protection des fonctionnaires divulgateurs d’actes répréhensibles et constituent une violation grave d’un code de conduite. Lorsque l’acte répréhensible est fondé, il doit être publié sur la page Dossiers sur les actes répréhensibles fondés du gouvernement du Canada.

Les plaintes concernant la sécurité en milieu de travail relèvent du Code canadien du travail. Cela peut conduire à des recommandations qui obligent l’employeur à établir et à appliquer des mesures pour aider à protéger tous les employés, plutôt que d’entraîner des mesures disciplinaires pour les individus.

Au cours de l’exercice 2025 à 2026, le harcèlement et la violence en milieu de travail à AMC ont été intégrés au Programme de santé organisationnelle (HWH) afin de promouvoir une approche globale de la santé et de la sécurité au travail. Cette approche reconnaît que les risques psychosociaux sont des risques professionnels nécessitant de la prévention et de la surveillance systématiques. Pour les employés, cette intégration se traduit par une identification plus précoce des risques, des processus plus clairs, une surveillance plus étroite et un soutien plus cohérent et coordonné pour protéger le bien-être psychologique et physique.

Au cours de l’exercice 2025 à 2026, trois enquêtes préventives touchant des allégations de harcèlement et de violence en milieu de travail ont été conclues.

Cas de manquements au Code de valeurs et d’éthique et au Code de conduite

Le Code de valeurs et d’éthique comprend un très large éventail de comportements que les employés doivent adopter. Il y a manquement lorsqu’un employé contrevient aux valeurs et à l’éthique prévues dans le Code. Une violation peut également se produire lorsqu’un employé ne respecte pas le Code de conduite.

Voici des exemples de manquements :

Certaines infractions graves au Code de conduite font l’objet d’une enquête en tant qu’actes répréhensibles en vertu de la Loi sur la protection des fonctionnaires divulgateurs d’actes répréhensibles (LPFDAR). Lorsque l’acte répréhensible est fondé, il doit être publié sur la page Dossiers sur les actes répréhensibles fondés du gouvernement du Canada.

Au cours de la période visée par le rapport de l’exercice 2025 à 2026, 50 enquêtes ont révélé des infractions au Code de valeurs et d’éthique ou au Code de conduite à AMC.

Comportements inappropriés ou non professionnels

Manquements à l’intégrité

Utilisation abusive de l’influence ou accès abusif aux ressources

Administration des ressources publiques

Cas d’inconduite administrative

Les cas d’inconduite administrative englobent un éventail de comportements inappropriés en milieu de travail, comme le vol de temps, les retards, l’absentéisme, les congés non autorisés ou les activités personnelles non autorisées pendant les heures de travail, l’insubordination, le défaut d’exécuter des fonctions ou des tâches précises, le non-respect des instructions ou l’utilisation abusive des biens du gouvernement.

Au cours de l’exercice 2025 à 2026, 26 cas ont été jugés fondés.

Vol de temps, retards, absentéisme, congés non autorisés ou activités personnelles durant les heures de travail

Dix-sept employés se sont absentés sans autorisation, ont faussement déclaré un congé pendant les heures de travail (vol de temps) ou ont été en retard. Dans ces cas, certains employés n’ont pas respecté les attentes de la direction, n’ont pas communiqué avec la direction ou ont enfreint le Code de valeurs et d’éthique.

Par conséquent, compte tenu de tous les facteurs atténuants et aggravants, les employés ont reçu les mesures disciplinaires suivantes :

Un employé a démissionné avant que des mesures ne puissent être prises.

Insubordination ou manquements aux fonctions ou à certaines tâches, ou encore aux instructions

Six employés ont fait preuve d’insubordination, ne se sont pas acquittés de leurs fonctions et de certaines tâches ou n’ont pas répondu aux attentes ou aux instructions de la direction. Dans certains cas, les employés n’ont pas réagi ou ont fait preuve d’un comportement agressif, non professionnel et inapproprié.

Par conséquent, et compte tenu de tous les facteurs atténuants et aggravants, les employés se sont vu imposer une série de mesures disciplinaires. Dans certains cas, plusieurs mesures disciplinaires ont été imposées au même employé. Ces mesures comprenaient les suivantes :

Un employé a démissionné avant que des mesures ne puissent être prises.

Mauvaise utilisation des biens du gouvernement

Deux employés ont fait un usage abusif des biens du gouvernement, comme des cartes de crédit du gouvernement, à des fins personnelles. Par conséquent, compte tenu de l’ensemble des circonstances atténuantes et aggravantes, ces employés ont fait l’objet de sanctions comprenant une réprimande écrite et une suspension temporaire, car leur comportement constitue une inconduite.

Enquêtes sur la sécurité du personnel

Sous la responsabilité du dirigeant principal de la sécurité, l’Unité de la sécurité du personnel et des marchés (CSCP) de la Sécurité ministérielle a pour mandat de mener des enquêtes liées à la sécurité de l’information, à la sécurité nationale et aux questions de fiabilité. L’Unité mène également des enquêtes sur la possibilité de menaces internes.

Au cours de l’exercice 2025 à 2026, CSCP a officiellement ouvert 53 enquêtes liées à la sécurité du personnel. CSCP reçoit et examine un volume de plaintes beaucoup plus élevé que le nombre d’enquêtes officiellement ouvertes. Toutes les plaintes nécessitent une évaluation initiale, y compris des vérifications appropriées, mais bon nombre d’entre elles n’atteignent pas le seuil requis pour l’ouverture d’une enquête. Celles-ci ne peuvent pas donner lieu à une action ou ne relèvent pas du mandat de CSCP. CSCP consacre beaucoup de temps et de ressources à l’examen et à la résolution de ces plaintes.

Au cours de l’exercice 2025 à 2026, CSCP a donné suite à 22 plaintes ou allégations d’inconduite et d’actes répréhensibles et a ouvert 12 nouvelles enquêtes de sécurité. Six enquêtes sont toujours en cours, y compris une datant d’une année précédente.

CSCP a conclu les six enquêtes ci-dessous estimant que les allégations étaient fondées. Les enquêtes ont mené à une révision pour motif valable de la cote de fiabilité des employés.

Interactions avec d’autres ministères travaillant avec AMC ou dans des endroits sous sa responsabilité

CSCP agit à titre de facilitateur pour d’autres ministères qui mènent des enquêtes de sécurité pour leurs propres employés travaillant avec AMC ou dans des endroits sous sa responsabilité. CSCP peut offrir ses conseils aux autres ministères, les aider ou participer à leurs enquêtes. CSCP discute actuellement avec d’autres ministères de façons de normaliser les procédures de communication de ces enjeux entre les ministères.

Cas d’infractions à la Politique sur l’utilisation acceptable des réseaux d’AMC

Sous la responsabilité du dirigeant principal de la sécurité, l’Unité de la sécurité des technologies de l’information ministérielle administre la Politique sur l’utilisation acceptable des réseaux (PUAR). Les enquêteurs de la PUAR recueillent et traitent des renseignements électroniques et mènent des enquêtes judiciaires sur l’utilisation abusive du réseau informatique du Ministère et des appareils connexes. L’Unité participe également aux enquêtes judiciaires liées à la technologie de l’information d’autres organismes d’enquête d’AMC.

Les infractions à la PUAR d’AMC impliquent l’usage abusif des réseaux informatiques du Ministère et des dispositifs connexes. Cela comprend l’utilisation du réseau ou des systèmes ministériels SIGNET, y compris le Wi-Fi ou les téléphones intelligents du Ministère, pour s’adonner à des activités qui peuvent :

Au cours de l’exercice 2025 à 2026, l’Unité de la sécurité des technologies de l’information ministérielle a procédé aux suivantes :  

Parmi les motifs d’enquêtes, citons la violation des données des utilisateurs, l’utilisation inappropriée d’un bien de l’entreprise et le traitement non autorisé de renseignements classifiés.

Infractions à la sécurité

Dans le cadre du Programme d’infraction de la sécurité l’Unité de la sécurité des technologies de l’information ministérielle (CSCI) enverra un avis à l’employé qui a déclenché l’infraction et au gestionnaire de l’employé lorsqu’une infraction est découverte. Le Programme d’infraction de la sécurité s’avère une méthode efficace pour faire respecter la PUAR. L’Unité de la sécurité des technologies de l’information ministérielle a constaté une légère augmentation du nombre d’infractions entre les exercices 2024 à 2025 et 2025 à 2026.

Durant l’exercice 2025 à 2026, 39 infractions à la PUAR ont été constatées. Il s’agissait des suivantes :

Soutien aux enquêtes judiciaires liées aux technologies de l’information

L’Unité de la sécurité des technologies de l’information ministérielle fournit également son appui aux organismes partenaires d’enquêtes d’AMC dont différents centres d’expertise (antifraude, valeurs et éthique, et relations de travail). Au cours de l’exercice 2025 à 2026, l’Unité a procédé aux suivantes :

Enquêtes externes

Dans le cadre de leurs mandats, d’autres entités canadiennes mènent également leurs propres enquêtes sur le Ministère ou sur les employés d’AMC, ou les deux. Cette section fournit des renseignements sur les types d’enquêtes que ces organisations entreprennent. On y résume également les enquêtes concernant l’inconduite ou les actes répréhensibles présumés d’un employé ou d’un fournisseur d’AMC qui se sont conclues au cours de l’exercice 2025 à 2026.

Interactions avec les organismes canadiens d’application de la loi

CSCP assure la liaison entre AMC et les organismes canadiens d’application de la loi. Conformément aux autorisations d’AMC, CSCP peut renvoyer les cas où l’on soupçonne de l’activité criminelle aux organismes d’application de la loi et leur offrir son appui au besoin.

Au cours de l’exercice 2025 à 2026, CSCP n’a renvoyé aucun cas aux organismes canadiens d’application de la loi. En outre, deux cas restent en suspens concernant des enquêtes criminelles en cours reportées des années précédentes.

Commissariat à l’intégrité du secteur public

Le Commissariat à l’intégrité du secteur public du Canada est un organisme fédéral indépendant qui se rapporte au Parlement et qui a été créé pour mettre en œuvre la Loi sur la protection des fonctionnaires divulgateurs d’actes répréhensibles. Le Commissariat enquête sur les actes répréhensibles commis dans le secteur public fédéral et contribue à protéger les personnes suivantes contre les représailles :

Le Commissariat contribue à renforcer la reddition de comptes et à accroître la surveillance des opérations gouvernementales des façons suivantes :

Pour l’exercice 2025 à 2026, le Ministère était au courant de cinq enquêtes menées par le Commissariat à l’intégrité du secteur public concernant des employés d’AMC. De ce nombre, deux ont été ouvertes au cours de la période visée par le présent rapport et trois ont été reportées des années précédentes.

Commission canadienne des droits de la personne

En vertu de Loi canadienne sur les droits de la personne, un individu ou un groupe d’individus peut déposer une plainte auprès de la Commission canadienne des droits de la personne (CCDP) concernant tout comportement, action, décision ou omission de la part du gouvernement fédéral ou d’un organisme sous réglementation fédérale lorsque des motifs raisonnables portent à croire qu’une personne a subi un traitement injuste ou négatif en raison de discrimination illicite.

Ces motifs comprennent la race, l’origine nationale ou ethnique, la couleur de la peau, la religion, l’âge, le sexe, l’orientation sexuelle, l’identité ou l’expression de genre, l’état civil, la situation familiale, les caractéristiques génétiques, la situation de handicap ou une condamnation pour une infraction pour laquelle une réhabilitation a été accordée ou pour laquelle une suspension du casier a été ordonnée.

Une fois qu’une plainte est déposée, la CCDP l’examine et, au besoin, recueille des renseignements auprès des parties pour déterminer les prochaines étapes s’il y a lieu de la soumettre au Tribunal canadien des droits de la personne (TCDP). Le Tribunal canadien des droits de la personne est indépendant et il décidera s’il y a eu de la discrimination. Pour de plus amples renseignements sur leurs rôles et processus respectifs, veuillez consulter les sites de la CCDP et du TCDP.

Le Centre d’expertise en relations de travail est chargé de coordonner la réponse ministérielle aux plaintes déposées auprès de la CCDP contre AMC. Au cours de l’exercice 2025 à 2026, la CCDP a reçu deux plaintes aux fins d’examen dont une a été retirée, et aucune décision n’a été rendue par le TCDP en lien avec AMC.  

Emploi et Développement social Canada

Le Programme du travail d’Emploi et Développement social Canada (EDSC) administre et applique la partie II du Code canadien du travail pour assurer la santé et la sécurité au travail. Les responsables de la santé et de la sécurité mènent des inspections et des enquêtes en vertu de la Politique de conformité, afin d’appliquer le Code canadien du travail de manière équitable et uniforme.

Le Programme du travail d’EDSC ne peut entreprendre des inspections et des enquêtes qu’à la suite d’une blessure grave ou d’un décès, d’une plainte renvoyée dans le cadre d’un processus de règlement interne, d’un refus continu de travailler en raison d’un danger, ou dans le cadre de vérifications et d’examens réguliers. Si un employé estime que l’employeur ne respecte pas ses obligations en vertu du Code et du Règlement sur la prévention du harcèlement et de la violence dans le lieu de travail, il peut communiquer avec le Programme du travail d’EDSC. Le programme peut examiner la conformité de l’employeur aux processus de prévention et de résolution requis.

Pour l’exercice 2025 à 2026, le Ministère a reçu deux promesses de conformité volontaire (PCV) et une directive relative à la violence et au harcèlement.

Commission de la fonction publique du Canada

La Commission de la fonction publique du Canada a pour mandat de surveiller l’intégrité du système de dotation et l’impartialité politique de la fonction publique fédérale. Dans ce cadre, elle enquête sur des préoccupations concernant des processus de nomination précis et des allégations d’activités politiques irrégulières pour des organisations assujetties à la Loi sur l’emploi dans la fonction publique.

Au cours de l’exercice 2025 à 2026, une enquête de la Commission de la fonction publique liée à AMC d’une année précédente a été jugée fondée.

Conclusion

Le rapport de l’exercice 2025 à 2026 intitulé le Traitement des cas d’inconduite et d’actes répréhensibles à Affaires mondiales Canada est le quatrième rapport annuel sur ce sujet. Il reflète l’engagement continu d’AMC en faveur d’une conduite éthique, de la reddition de comptes et de la transparence.

Le rapport souligne la détermination du Ministère à mener une enquête approfondie sur toutes les allégations d’inconduite et d’actes répréhensibles, et à prendre les mesures appropriées dans les cas graves. En décrivant les ressources, les services de soutien et les mécanismes de recours disponibles, le rapport vise également à sensibiliser et à autonomiser les employés d’AMC. De cette façon, il contribue à créer un environnement de travail plus respectueux, plus sain et plus inclusif.

Au-delà de son contenu, le rapport témoigne de l’engagement inébranlable du Ministère envers la lutte contre les actes répréhensibles et l’inconduite afin de garantir les normes les plus élevées de professionnalisme et de conduite éthique, conformément au Code de valeurs et d’éthique et au Code de conduite du Ministère.

Annexe A – Définitions

Terme
Définition
Actes répréhensibles

La Loi sur la protection des fonctionnaires divulgateurs d’actes répréhensibles définit les actes répréhensibles comme suit :

  • a) la contravention d’une loi fédérale ou provinciale ou d’un règlement pris sous leur régime, à l’exception de la contravention de l’article 19 de la présente loi;
  • b) l’usage abusif de fonds ou de biens publics;
  • c) les cas graves de mauvaise gestion dans le secteur public;
  • d) le fait de causer – par action ou omission – un risque grave et précis pour la vie, la santé ou la sécurité humaine ou pour l’environnement, à l’exception du risque inhérent à l’exercice des attributions d’un ou une fonctionnaire;
  • e) la contravention grave d’un code de conduite établi conformément aux articles 5 ou 6 de la présente loi;
  • f) le fait de sciemment ordonner ou conseiller à une personne de commettre l’un des actes répréhensibles visés aux alinéas a) à e).
Cas fondé
Allégation d’inconduite ou d’acte répréhensible corroborée par des preuves et une enquête approfondie.
Conflit d’intérêts

N’importe quelle situation où les fonctionnaires ont des intérêts personnels qui pourraient influer indûment sur l’exécution de leurs fonctions et l’exercice de leurs responsabilités officielles, ou dans laquelle les fonctionnaires utilisent leurs fonctions officielles pour obtenir des gains personnels.

Un conflit d’intérêts peut être :

  • réel (existant au moment présent)
  • apparent (perçu par un observateur ou une observatrice raisonnable comme existant, que ce soit le cas ou non)
  • possible (raisonnablement envisagé comme étant possible)
Discrimination
Toute action ou décision entraînant le traitement injuste ou négatif d’une personne fondé sur des motifs de discrimination illicites comme la race, l’origine nationale ou ethnique, la couleur, la religion, l’âge, le sexe, l’orientation sexuelle, l’identité ou l’expression de genre, l’état matrimonial, la situation familiale, les caractéristiques génétiques, la situation de handicap et l’état de personne graciée (pardon ou suspension du casier judiciaire).
Enquête administrative
Collecte et analyse d’informations liées à un cas d’inconduite présumée afin de gérer tout risque de préjudice et d’empêcher qu’un tel incident se reproduise.   
Enquête préventive
Enquête entreprise pour déterminer les risques, les tendances ou les facteurs contributifs liés au harcèlement et à la violence en milieu de travail, dans le but de prévenir des incidents futurs, plutôt que de résoudre des allégations précises soulevées dans un avis d’incident. Une partie principale demandera une enquête préventive une fois que tous les autres efforts raisonnables et les autres options de résolution auront été envisagés et épuisés. Le rapport d’enquête comprend une description générale de l’incident ou des incidents, des conclusions, y compris celles liées aux circonstances qui ont contribué à l’incident, et des recommandations visant à éliminer ou à minimiser les risques futurs ou la récurrence.
Évaluation préliminaire
Évaluation de portée limitée conçue pour faciliter la détection de problèmes potentiels et évaluer la portée des travaux afin de déterminer si une enquête plus approfondie est nécessaire.
Exercice d’établissement des faits
Évaluation de portée limitée visant à cerner le problème et à clarifier les faits pertinents. Il s’agit de recueillir des renseignements avant de décider s’il y a lieu de procéder à une enquête approfondie.
Grief
Plainte écrite pouvant être déposée par une personne en son nom propre, par un représentant ou une représentante de l’agent négociateur au nom d’un groupe de personnes ou, dans le cas d’un grief lié à une politique de ressources humaines, par un agent négociateur, ou un employeur.
Harcèlement et violence en milieu de travail
Tout acte, comportement ou propos, notamment de nature sexuelle, qui pourrait vraisemblablement offenser ou humilier un employé ou lui causer toute autre blessure ou maladie, physique ou psychologique, y compris tout acte, comportement ou propos réglementaire (Partie II du Code canadien du travail).
Inconduite
Toute action par laquelle une personne contrevient délibérément à une loi, à un règlement, à une règle, à un instrument de politique du Ministère ou du Conseil du Trésor, à une procédure approuvée, à un code de conduite ministériel ou au Code de valeurs et d’éthique. En somme, un acte par lequel un employé contrevient à l’une des obligations qu’il a contractées en devenant fonctionnaire. L’absence du travail sans autorisation, l’insubordination et les retards sont des exemples d’inconduite.
Mesures administratives
Mesures pouvant être prises pour apporter les ajustements nécessaires à une situation. Certaines situations peuvent nécessiter qu’une ou plusieurs mesures administratives soient prises. Dans d’autres cas, on peut déterminer qu’une seule mesure administrative suffit à régler la situation. Les mesures administratives peuvent comprendre un congé administratif sans solde, le retrait temporaire d’une délégation en matière de ressources humaines ou de finances, ou d’autres mesures appropriées à la situation. Les mesures administratives peuvent également servir à fournir des outils à la personne employée pour s’assurer que l’inconduite ne se reproduit pas. En voici des exemples : fournir une lettre précisant les attentes, élaborer un plan d’action visant à modifier le comportement, offrir de la formation ou de l’encadrement, ou planifier des réunions sur une base régulière avec la direction.
Mesures disciplinaires
Mesures officielles visant à corriger les comportements. En général, elles sont progressives et leur sévérité augmente à chaque nouvelle inconduite. Pour choisir la mesure appropriée, le ou la gestionnaire doit tenir compte de toutes les circonstances aggravantes et atténuantes. Certains cas d’inconduite peuvent s’avérer suffisamment graves pour justifier une mesure sévère, même s’il s’agit d’une première infraction. Les mesures disciplinaires vont de la réprimande verbale au congédiement, en passant par la réprimande écrite, la suspension sans solde, l’amende et la rétrogradation. Les mesures disciplinaires peuvent faire l’objet de griefs.
Processus disciplinaire
Processus structuré visant à gérer le cas des employés qui ont enfreint les procédures ou les politiques du Ministère. Il comprend une série d’étapes.

Annexe B – Traiter les cas d’inconduite et d’actes répréhensibles : aperçu des ressources d’AMC

L’ensemble du personnel d’AMC a le droit et la responsabilité de s’exprimer lorsqu’une inconduite ou un acte répréhensible survient. Tout employé peut signaler une situation préoccupante, qu’il se trouve au Canada ou à l’étranger, qu’il soit canadien ou recruté sur place, et ce, quel que soit son groupe professionnel ou son statut.

Les employés qui ont été victimes d’un incident, en ont été témoins ou en ont été informés peuvent suivre les étapes ci-dessous.

Étape 1 

S’adresser aux autorités suivantes :

Selon la nature du problème et la situation, l’employé peut également s’adresser à un représentant du syndicat ou du comité des employés recrutés sur place (ERP) (à la mission), à l’agent responsable des communications avec les ERP (à l’administration centrale), à un mentor ou à un représentant de l’un des réseaux d’employés d’AMC.

Étape 2

Les équipes suivantes d’AMC peuvent aider les employés à enclencher des mécanismes de recours informels et officiels, y compris des enquêtes sur des cas d’inconduite ou d’actes répréhensibles, répondre à toute question connexe, ainsi qu’à examiner les causes systémiques et formuler des recommandations en vue d’actions préventives. L’équipe pertinente varie selon le problème en cause :

Les employés peuvent également communiquer directement avec d’autres organisations du gouvernement du Canada pour les questions suivantes :

Pour de plus amples renseignements, les employés peuvent consulter la page de l'intranet d’AMC sur le signalement d’un incident.

Annexe C – Ressources, services de soutien et mécanismes de recours pour les employés canadiens

Annex C (PDF, 47 KB)

Bon nombre de ressources, de services de soutien et de mécanismes de recours sont offerts pour aider à maintenir un environnement de travail respectueux, sain et inclusif. Dans le but d’aider les employés à s’y retrouver, le tableau suivant présente certaines de ces ressources. Nous encourageons les employés à utiliser les liens et les coordonnées ci-dessous pour obtenir de plus amples renseignements.

Dans la plupart des questions, votre équipe de gestion devrait être le premier point de contact avec lequel vous communiquez.

Le Bureau de l’ombud du mieux-être et inspecteur général est également toujours disponible pour vous aider à naviguer dans le système et à explorer vos options en toute confidentialité.

Litige relatif à la convention collective ou problème lié au travail

Informations et conseils

Mécanisme officiel ou enquête

Mécanisme
Personne-ressource
Résultat possible

Conflit ou désaccord interpersonnel

Informations et conseils

Mécanisme officiel ou enquête

Mécanismes
Personne-ressource
Résultat possible

Discrimination

Informations et conseils

Mécanisme officiel ou enquête

Mécanisme
Personne-ressource
Résultat possible

Harcèlement et violence dans le lieu de travail

Informations et conseils

Mécanisme officiel ou enquête

Mécanisme
Personne-ressource
Résultat possible

Conflits d’intérêts

Informations et conseils

Mécanisme officiel ou enquête

Mécanisme
Personne-ressource
Résultat possible

Inconduite relative au Code de valeurs et d’éthique et autres fautes professionnelles

Informations et conseils

Mécanisme officiel ou enquête

Mécanisme
Personne-ressource
Résultat possible

Actes répréhensibles

Informations et conseils

Mécanisme officiel ou enquête

Mécanisme
Personne-ressource
Résultat possible

Fraude financière

Informations et conseils

Mécanisme officiel ou enquête

Mécanisme
Personne-ressource
Résultat possible

Sécurité du personnel

Informations et conseils

Mécanisme officiel ou enquête

Mécanisme
Personne-ressource
Résultat possible

Directives relatives à l’utilisation acceptable du réseau et des appareils

Informations et conseils

Mécanisme officiel ou enquête

Mécanisme
Personne-ressource
Résultat possible

Refus de travailler

Informations et conseils

Mécanisme officiel ou enquête

Mécanisme
Personne-ressource
Résultat possible

Résolution interne des plaintes

Informations et conseils

Mécanisme officiel ou enquête

Mécanisme
Personne-ressource
Résultat possible

Demande d’indemnisation des accidents du travail

Informations et conseils

Mécanisme officiel ou enquête

Mécanisme
Personne-ressource
Résultat possible

Annex D (PDF, 47 KB)

Bon nombre de ressources, de services de soutien et de mécanismes de recours sont offerts pour aider à maintenir un environnement de travail respectueux, sain et inclusif. Dans le but d’aider les employés à s’y retrouver, le tableau suivant présente certaines de ces ressources. Nous encourageons les employés à utiliser les liens et les coordonnées ci-dessous pour obtenir de plus amples renseignements.

Dans la plupart des questions, votre équipe de gestion devrait être le premier point de contact avec lequel vous communiquez.

Le Bureau de l’ombud du mieux-être et inspecteur général est également toujours disponible pour vous aider à naviguer dans le système et à explorer vos options en toute confidentialité.

Litige relatif à la convention collective ou problème lié au travail

Informations et conseils

Mécanisme officiel ou enquête

Mécanisme
Personne-ressource
Résultat possible

Conflit ou désaccord interpersonnel

Informations et conseils

Mécanisme officiel ou enquête

Mécanisme
Personne-ressource
Résultat possible

Discrimination

Informations et conseils

Mission locale et autres (par exemple, mentor, gestionnaire, section des ressources humaines (RH), membre du comité des employés recrutés sur place (ERP), canaux Teams privés pour les ERP, groupe WhatsApp pour les ERP, réseaux d’employés)

Mécanisme officiel ou enquête

Mécanisme
Personne-ressource
Résultat possible

Harcèlement et violence dans le lieu de travail

Informations et conseils

Mécanisme officiel ou enquête

Mécanisme
Personne-ressource
Résultat possible

Conflits d’intérêts

Informations et conseils

Mécanisme officiel ou enquête

Mécanisme
Personne-ressource
Résultat possible

Inconduite relative au Code de valeurs et d’éthique et autres fautes professionnelles

Informations et conseils

Mécanisme officiel ou enquête

Mécanisme
Personne-ressource
Résultat possible

Actes répréhensibles

Informations et conseils

Mécanisme officiel ou enquête

Mécanisme
Personne-ressource
Résultat possible

Faute financière

Informations et conseils

Mécanisme officiel ou enquête

Mécanisme
Personne-ressource
Résultat possible

Sécurité du personnel

Informations et conseils

Mécanisme officiel ou enquête

Mécanisme
Personne-ressource
Résultat possible

Directives relatives à l’utilisation acceptable du réseau et des appareils

Informations et conseils

Mécanisme officiel ou enquête

Mécanisme
Personne-ressource
Résultat possible

Refus de travailler

Informations et conseils

Mécanisme officiel ou enquête

Mécanisme
Personne-ressource
Résultat possible

Résolution interne des plaintes

Informations et conseils

Mécanisme officiel ou enquête

Mécanisme
Personne-ressource
Résultat possible

Demande d’indemnisation des accidents du travail

Informations et conseils

Mécanisme officiel ou enquête

Mécanisme
Personne-ressource
Résultat possible

Annexe E – Services du Bureau de l’ombud du mieux-être et inspecteur général

Nos services sur demande

La façon de joindre le Bureau de l’ombud du mieux-être et inspecteur général est par courriel à l’adresse : ombud@international.gc.ca. Nos services sont offerts à tous les employés canadiens et à leurs personnes à charge ainsi qu’aux employés recrutés sur place. Nous offrons également certains services aux employés d’autres ministères travaillant dans nos missions.

Services d’ombud

Les conversations confidentielles avec l’ombud ou l’ombud adjoint sont votre point de départ pour résoudre votre problème et trouver l’aide nécessaire dans le système.

Qu’obtiendrez-vous des services d’ombud?

Un environnement sécuritaire où vous pouvez discuter de vos préoccupations ou de vos problèmes en explorant les options qui s’offrent à vous. Un conseiller est disponible pour s’occuper expressément des questions liées aux ERP.

Comment fonctionnent les services d’ombud?

Lorsque vous avez une conversation confidentielle avec l’ombud, l’ombud adjoint ou le personnel, nous allons :

Quels sont les autres services du Bureau de l’ombud?

Nous mettons les problèmes au grand jour et cernons les possibilités de changement systémique au sein de l’organisation.

Programme d’aide aux employés (PAE)

Des conversations confidentielles avec nos conseillers afin de résoudre divers problèmes personnels ou liés au travail.

Qu’est-ce que le PAE?

Un service volontaire et confidentiel de counseling à court-terme offrant un soutien psychologique et émotionnel, disponible pour aider les personnes à surmonter des difficultés personnelles et professionnelles.

Que fait le PAE?

Nous aidons les gens à mieux comprendre leur situation personnelle et se donner les moyens d’agir pour demander l’aide et le soutien appropriés.

Que faisons-nous de plus?

Nous fournissons des conseils aux gestionnaires pour gérer les situations interpersonnelles difficiles au travail. Nous offrons aussi à tout le personnel une formation sur les questions de santé psychologique.

Service de gestion informelle des conflits (SGIC)

Nous offrons la possibilité d’échanger avec nos praticiens afin de mieux gérer les conflits et de promouvoir des interactions positives.

Qu’est-ce que le SGIC?

Un service offrant une démarche volontaire, rapide et informelle pour gérer et résoudre les conflits en milieu de travail. Nous aidons les employés, les gestionnaires et les équipes à surmonter les problèmes et les difficultés liées au lieu de travail.

Comment fonctionne le SGIC?

Nous fournissons les éléments suivants :

Que faisons-nous de plus?

Nous fournissons des conseils aux gestionnaires sur la gestion des situations difficiles en milieu de travail. Nous offrons également de la formation à tout le personnel sur les questions liées à la dynamique d’équipe et à un milieu de travail sain.

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