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Traiter les cas d’inconduite et d’actes répréhensibles à Affaires mondiales Canada : Troisième rapport annuel

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Pour 2024 à 2025

ISSN 2819-4888

Table of contents

Message des sous-ministres

Chères collègues, chers collègues,

Nous avons le plaisir de vous présenter le troisième rapport annuel sur le traitement des cas d’inconduite et d’actes répréhensibles à Affaires mondiales Canada (AMC). Ce rapport s’inscrit dans notre engagement continu à favoriser une culture de travail saine, respectueuse, transparente et inclusive. Notre objectif est de veiller à ce que l’ensemble du personnel du Ministère se sente valorisé, entendu et soutenu, et que sa contribution à un changement organisationnel positif soit reconnue et encouragée.

Telle que définie dans l’Énoncé servant de boussole, notre aspiration collective envers une culture de travail ancrée dans l’honnêteté, la confiance, l’intégrité et l’amélioration continue demeure forte. Le présent rapport témoigne du maintien de notre engagement à reconnaître les répercussions négatives des inconduites et des actes répréhensibles sur notre personnel et à renforcer la transparence quant à la manière dont les cas sont traités.

Ce rapport fait partie des efforts déployés par AMC pour transformer la culture organisationnelle et le bien-être en milieu de travail. Pendant la période de rapport 2024 à 2025, nous avons mis en place le Sondage de suivi d’AMC pour obtenir un aperçu en continu et en temps réel du bien-être au travail. Il s’agit d’un complément au Sondage sur la lutte contre le racisme d’AMC, au Sondage sur l’accessibilité d’AMC et au Sondage auprès des fonctionnaires fédéraux. Dans le Sondage de suivi d’AMC, de façon générale, de 75 à 80 % des répondants s’entendent pour affirmer que leur gestionnaire immédiat a créé un cadre propice à des discussions ouvertes et honnêtes. Ce sondage a également mené à la mise en place d’un nouveau processus visant à garantir que les commentaires des employés sont transmis aux cadres supérieurs dans un esprit de promotion d’une culture d’amélioration et de développement continus. Le Sondage sur la lutte contre le racisme de 2024 d’AMC a révélé que seulement 63 % des gestionnaires se sentaient aptes à gérer les problèmes de racisme et de discrimination raciale et croyaient disposer des directives, processus et conseils adéquats pour assurer une représentation équitable. Bien que 52 % des gestionnaires aient mis en œuvre des mesures de lutte contre le racisme systémique et de résolution des problèmes d’équité au sein de leur équipe, du travail reste à faire pour accroître ce nombre et s’assurer de bâtir et de promouvoir une culture d’inclusion et de confiance.

Nous poursuivons également notre travail visant à renforcer des processus sûrs et inclusifs en nous appuyant sur les recommandations formulées dans l’étude sur la communauté des cadres noirs dans la fonction publique fédérale, publiée par Rachel Zellars en novembre 2024.

La publication de nos deux rapports précédents a peut-être contribué à une hausse du nombre de signalements de cas potentiels d’inconduite et d’actes répréhensibles, ce qui ce qui pourrait être un indicateur d’une augmentation de la confiance de notre personnel en notre capacité ministérielle à détecter et à remédier aux comportements problématiques. Les conversations suscitées par ces rapports ont également contribué à une plus vaste réflexion sur la façon dont nous, en tant que fonctionnaires, incarnons nos valeurs et notre éthique dans le contexte de notre travail.

Durant la dernière année, nos équipes des ressources humaines, de la sécurité organisationnelle et des enquêtes ont continué à collaborer étroitement pour améliorer les processus liés au traitement des cas d’inconduite et d’actes répréhensibles à AMC. Nous avons mis l’accent sur la promotion de la coordination entre les équipes, la réduction des longs délais et l’amélioration du soutien au personnel employé et aux gestionnaires tout au long des processus d’enquête, ainsi que des processus disciplinaires et administratifs. Des investissements ont ainsi été réalisés dans des ressources supplémentaires pour le Centre d’expertise en relations de travail afin qu’il puisse mener rapidement des enquêtes administratives sur les cas d’inconduite ou de comportement inapproprié et offrir un soutien accru aux gestionnaires pour qu’ils puissent accélérer le traitement des cas. Nous entamons également la mise au point d’un nouveau système centralisé de gestion des cas afin d’améliorer l’efficacité du suivi, de la surveillance et de la collecte de données, ce qui nous aidera à détecter des tendances possibles et à déterminer les sources de préoccupation.

Au cours de la période sur laquelle porte ce rapport, nous avons également continué à investir dans les mesures de prévention et le bien-être des employés par l’entremise du Bureau de l’ombud du mieux-être et inspecteur général. Ce bureau offre un environnement sûr et confidentiel permettant aux employés de discuter de problèmes qui les troublent, d’obtenir des outils de gestion informelle des conflits pour des problèmes dans leur milieu de travail et d’en apprendre davantage sur d’autres options de recours. (De plus amples renseignements au sujet du Bureau de l’ombud du mieux-être et inspecteur général sont offerts dans le premier rapport annuel.)

Nous étudions également la possibilité d’élaborer un modèle standardisé de réception des plaintes afin d’aider les employés à trouver les recours appropriés. Il est important que les employés se sente en sécurité lorsqu’il utilise l’éventail de ressources à sa disposition, qu’ils envisagent d’intenter une procédure officielle ou qu’ils cherchent simplement des conseils au sujet de préoccupations liées au milieu de travail.

Dans un souci d’amélioration continue, notre ministère poursuivra l’analyse rigoureuse des processus d’enquête sous l’angle de l’accessibilité, de la diversité et de l’inclusion. Cette approche garantira que nos pratiques et processus continuent non seulement d’être plus efficaces, mais également plus équitables, inclusifs et cohérents, reflétant ainsi notre dévouement à l’égard de la promotion d’un environnement diversifié et solidaire pour toutes et tous.

David Morrison
Sous-ministre des Affaires étrangères

Rob Stewart
Sous-ministre du Commerce international

Christopher MacLennan
Sous-ministre du Développement international

Sandra McCardell
Sous-ministre adjointe des Affaires étrangères

Introduction

Le présent rapport annuel vise à accroître la transparence quant à la façon dont les cas d’inconduite et d’actes répréhensibles sont traités à AMC; il contient un résumé des cas d’inconduite et d’actes répréhensibles considérés comme fondés au Ministère ainsi que des enquêtes menées par des organismes externes durant la période sur laquelle porte ce rapport (qui est alignée avec l’exercice financier du gouvernement du Canada, soit du 1er avril 2024 au 31 mars 2025). Le rapport fournit également des renseignements sur les mécanismes officiels et informels mis à la disposition du personnel pour signaler des problèmes.

Vos commentaires sont importants pour améliorer les prochains rapports annuels. Veuillez envoyer vos commentaires et suggestions à l’adresse HWD@international.gc.ca.

Contexte ministériel

Affaires mondiales Canada (AMC) est une organisation vaste et complexe qui compte plus de 13 000 employés; plus de 7 500 d’entre eux sont au Canada et environ 5 500 employés recrutés sur place travaillent dans 181 missions, répartis dans 112 pays partout dans le monde. AMC agit également comme plateforme internationale pour 21 autres ministères et organismes gouvernementaux, 3 sociétés d’État et 7 gouvernements provinciaux ayant une présence à l’étranger dans ses missions. AMC soutient également 4 partenaires étrangers, 3 gouvernements étrangers et une organisation internationale dans le contexte d’une colocation internationale dans des missions canadiennes.

L’ensemble des employés et gestionnaires d’AMC contribuent à garantir un milieu de travail sain, respectueux, sûr et exempt de harcèlement et de discrimination. Il incombe également à toutes et à tous de respecter le Code de valeurs et d’éthique du Ministère (Code de valeurs et d’éthique) et le Code de conduite des représentants canadiens à l’étranger (Code de conduite), qui définissent des attentes claires à l’égard du comportement du personnel. Mettant l’accent sur le respect d’autrui, l’intégrité, l’intendance et l’excellence, le Code de valeurs et d’éthique encourage les employés à signaler des cas d’inconduite et actes répréhensibles tout en assurant leur protection. Le Code de conduite fournit des directives sur les attentes du gouvernement du Canada à l’égard de ses représentants et représentantes à l’étranger.

Tout employé – à l’administration centrale, dans les bureaux régionaux partout au Canada ou dans nos missions à l’étranger, qu’elle ou il soit au Canada ou recruté sur place – qui est directement ou indirectement touché par un cas d’inconduite ou d’acte répréhensible peut et devrait utiliser le moyen approprié pour signaler celui-ci, quel que soit l’échelon ou la profession de la personne ayant commis l’infraction. Les employés d’AMC doivent savoir que toutes les plaintes seront prises au sérieux, évaluées de manière appropriée et, s’ils s’avèrent fondés, suivis en temps utile de mesures administratives ou disciplinaires. Les employés peuvent avoir la certitude que leur vie privée sera respectée et protégée, et que la dénonciation d’une inconduite ou d’un acte répréhensible n’entraînera pas de représailles ou de sanction pour la personne ayant dénoncé le comportement inapproprié.

Traitement des cas d’inconduite et d’actes répréhensibles à Affaires mondiales Canada

Tous les employés d’AMC devraient se sentir en sécurité lorsqu’il est question de signaler une situation où ils estiment qu’il pourrait y avoir eu un cas d’inconduite ou d’acte répréhensible, et ce, sans crainte de représailles. Plusieurs mécanismes de recours sont à la disposition des employés qui font face à des cas réels ou apparents d’inconduite ou d’actes répréhensibles. De plus amples renseignements sur ces processus sont fournis dans les annexes, notamment des détails sur les ressources d’AMC (Annexe B) et les mécanismes de recours pour le personnel au Canada (Annexe C) et les employés recruté sur place (Annexe D).

Les gestionnaires demeurent toujours disponibles comme premier point de contact pour guider le personnel dans le processus et gérer les problèmes. Les employés peuvent également communiquer avec le Bureau de l’ombud du mieux-être et inspecteur général pour obtenir une assistance et des services confidentiels et informels, ou pour en apprendre davantage sur les diverses options de recours (voir l’Annexe E pour plus de détails).

AMC traite tous les cas présumés d’inconduite et d’actes répréhensibles en suivant les directives énoncées dans les politiques et lignes directrices du Ministère et du gouvernement du Canada. Notamment, des enquêtes équitables et objectives sont menées aussi rapidement que possible, toutes les mesures nécessaires sont prises pour protéger la confidentialité des informations recueillies et la vie privée des personnes concernées, et l’on veille à ce que la procédure soit équitable pour tout le monde.

En ce qui a trait aux cas d’inconduite, lorsque les informations initialement divulguées sont insuffisantes pour prendre une décision, une procédure d’enquête est déclenchée et peut prendre la forme d’un exercice d’établissement des faits ou d’une enquête. Un exercice d’établissement des faits est amorcé lorsqu’une situation est relativement simple et que les faits ne sont pas contestés par les parties concernées ni n’exigent un processus d’enquête approfondie. Lorsque la situation est plus complexe et que des informations complémentaires sont nécessaires, une enquête officielle peut être ouverte.

Pour les cas d’actes répréhensibles, lorsqu’une divulgation protégée est reçue, une analyse d’admissibilité est entreprise selon un certain nombre de critères afin de déterminer si le déclenchement d’une enquête est nécessaire. Les enquêtes sont menées aussi informellement et rapidement que possible, avec la rigueur nécessaire tout au long du processus. Les procédures de divulgation protégée en vertu de la Loi sur la protection des fonctionnaires divulgateurs d’actes répréhensibles peuvent être consultées sur le site intranet du Ministère.

Mesures prises dans les cas fondés d’inconduite et d’actes répréhensibles

Une allégation d’inconduite ou d’acte répréhensible peut être jugée non fondée ou fondée après examen des faits disponibles et application de la norme de preuve relative aux enquêtes administratives, soit la prépondérance des probabilités. À titre d’employeur, AMC a la responsabilité de prendre les mesures disciplinaires ou administratives appropriées lorsqu’il est établi qu’un cas d’inconduite ou d’acte répréhensible est fondé. Il peut arriver qu’une situation justifie l’application de mesures administratives et disciplinaires (voir l’Annexe A pour plus de détails sur ces mesures).

Constatations pour 2024 à 2025

Pendant la période de rapport 2024 à 2025, 218 plaintes ou allégations ont été formulées et 125 enquêtes ont été lancées. Toutes les allégations n’ont pas fait l’objet d’un processus d’enquête officiel et, lorsqu’une enquête a été menée, ce ne sont pas toutes les allégations qui ont été jugées fondées. Parmi les 125 enquêtes, 120 ont été jugées fondées et ont mené à l’application de mesures administratives ou disciplinaires, ce qui représente 55 % de l’ensemble des plaintes et 96 % des cas ayant fait l’objet d’une enquête.

Analyse des tendances et comparaison d’une année à l’autre

Cette section présente une analyse des tendances et une comparaison d’une année à l’autre des plaintes, des allégations, des enquêtes et des cas fondés, suivies d’un aperçu des constatations et d’une comparaison avec les deux rapports précédents (2023 à 2024 et 2022 à 2023).

Cas de mauvaise gestion financière

Cas de harcèlement et de violence

Cas de manquement au Code de valeurs et d’éthique

Cas d’inconduite et de comportement inapproprié

Violations de la sécurité du personnel

Infractions à la Politique sur l’utilisation acceptable des réseaux d’AMC

Afin de renverser la tendance à la hausse des cas d’inconduite et d’améliorer la responsabilisation, AMC met en œuvre une série de mesures ciblées à l’échelle du Ministère. L’accent est mis sur la révision du Code de valeurs et d’éthique et du Code de conduite, parallèlement aux efforts pour renforcer la sensibilisation à l’interne par le biais d’un exercice annuel de réaffirmation de l’engagement et de formations obligatoires périodiques sur les valeurs, l’éthique et les conflits d’intérêts – en particulier pour les personnes qui occupent des fonctions de supervision. Il est également prioritaire de renforcer les capacités de gestion au moyen de nouveaux programmes qui seront axés sur la résolution des conflits, la gestion du rendement et la création de milieux de travail sûrs sur le plan psychologique.

Durant la période de rapport 2024 à 2025, bien qu’il y ait eu une baisse du nombre de plaintes et d’allégations déposées, le nombre total de cas fondés ayant entraîné des mesures disciplinaires ou administratives a augmenté. Cette hausse peut être attribuée à la conclusion d’enquêtes qui avaient été amorcées au cours d’exercices précédents, à une sensibilisation accrue du personnel concernant les processus, les responsabilités et les attentes ainsi qu’à un degré d’aise et de confiance croissant à l’égard du processus de signalement des cas d’inconduite.

Vue d’ensemble des cas d’inconduite et d’actes répréhensibles en 2024 à 2025

Période de rapportPlaintes ou allégations reçuesEnquêtes lancéesCas fondés ayant entraîné des mesures disciplinaires ou administratives
2024 à 2025218125120
2023 à 202429012994
2022 à 20231477256

Figure 1

Version texte
Comparaison des cas d’inconduite et des actes répréhensibles2022-20232023-20242024-2025
Plaintes ou allégations147290218
Enquêtes72129125
Cas fondés5694120

Figure 2

Text version
Catégorie2022-20232023-20242024-2025
Mauvaise gestion financière149
Harcèlement et violence325
Cas de manquement au Code de valeurs et d’éthique du ministère234670
Inconduite administrative233731
Violations de la politique d'utilisation acceptable du réseau (PUAR)260
Infractions à la sécurité du personnel424

Résultats des enquêtes par catégorie

CatégorieCas fondésMesures prises
Mauvaise gestion financière9Six employées ont été congédiés. Un autre employé avait des antécédents de comportement similaire et a été suspendu temporairement et tenu de rembourser la transaction. Un quatrième employé a été suspendu sans salaire et tenu de suivre une formation sur les valeurs et l’éthique. Un autre employé a reçu une réprimande écrite.
Harcèlement et violence5Un employé a reçu une réprimande verbale et une lettre administrative lui rappelant les attentes en raison de circonstances atténuantes. Un autre employé a reçu une réprimande écrite compte tenu de facteurs tels que son remords et l’absence de problèmes antérieurs. Un troisième employé a été tenu de suivre une formation et un accompagnement afin de renforcer ses compétences en communication et de corriger les comportements susceptibles de contribuer au harcèlement. Un quatrième employé a été tenu de suivre une formation visant à favoriser un milieu de travail psychologiquement sûr. Dans le cas de la cinquième employée, la principale personne responsable de la divulgation interne a recommandé que le ou la gestionnaire consulte le Centre d’expertise en relations de travail quant à la possibilité de prendre des mesures disciplinaires et administratives. Le processus est en cours et les mesures appropriées seront déterminées.
Cas de manquement au Code de valeurs et d’éthique du Ministère70La réprimande écrite était la mesure la plus fréquemment appliquée. Les autres mesures étaient notamment des congédiements, des réprimandes verbales et des suspensions temporaires. Les employés ont également dû suivre une formation et rembourser les fonds. Un employé a démissionné avant que des mesures disciplinaires ne soient prises.
Conduite répréhensible et comportement inapproprié31Les mesures disciplinaires variaient en fonction des circonstances, des facteurs aggravants et atténuants, et de la gravité de chaque situation. Des réprimandes écrites ont été reçues dans la moitié des cas. Des suspensions temporaires ont également été fréquemment infligées, ce qui indique une conséquence importante pour les infractions plus graves. Les employés ayant reçu des réprimandes verbales ont dû suivre une formation. D’autres mesures administratives, comme des lettres rappelant les attentes et des congés sans solde, ont également été appliquées. En outre, certains employés ont démissionné avant que des mesures disciplinaires ou administratives puissent être prises.
Violations de la Politique sur l’utilisation acceptable des réseaux (PUAR)0Une nouvelle enquête relative à la Politique sur l’utilisation acceptable des réseaux (PUAR) a été ouverte, et 3 enquêtes ont été entamées au cours de périodes de rapport précédentes et sont toujours en cours de traitement.
Infractions à la sécurité du personnel4Trois employés ont été congédiés : le premier pour avoir présenté de faux diplômes, le deuxième pour avoir commis une fraude et le troisième pour avoir enfreint à plusieurs reprises la PUAR. Un quatrième employé a traité et transmis de manière inappropriée des renseignements secrets, mais a conservé sa cote de fiabilité et a dû suivre de nouveau une formation sur la sécurité.

Remarque : Les enquêtes externes sont incluses dans le nombre global de plaintes, d’allégations et de cas fondés. Toutefois, elles ne sont pas prises en compte dans la comparaison des cas fondés par catégorie ni dans les résultats des enquêtes par catégorie. Pour plus d’informations, veuillez vous reporter à la section Enquêtes externes du présent rapport.

Résultat des enquêtes et conséquences des cas fondésNombre
Réprimande verbale7
Réprimande écrite42
Suspension temporaire22
Formation/Encadrement11
Cessation d’emploi22
Autre24

Remarque : La catégorie de résultat « Autre » comprend : lettres au sujet des attentes (12), démissions avant la prise de mesures disciplinaires (5) et mesures administratives supplémentaires (7). Dans certains cas, une même personne a fait l’objet de plusieurs mesures administratives ou disciplinaires.

Enquêtes internes et examens administratifs

Cas de mauvaise gestion financière

Les cas de mauvaise gestion financière génèrent une perte de fonds publics ou de biens de l’État. Cela peut comprendre, sans s’y limiter, une fraude soupçonnée; le mauvais usage, le détournement ou vol de biens ou de fonds du gouvernement; la fraude contractuelle ou liée à l’approvisionnement; l’inconduite des entrepreneurs ou entrepreneuses; et la mauvaise gestion ou le détournement de fonds.

Dans certains cas de mauvaise gestion financière, l’enquête sur l’acte répréhensible possible est menée au titre de la disposition sur l’usage abusif des fonds ou des biens publics de la Loi sur la protection des fonctionnaires divulgateurs d’actes répréhensibles. Lorsqu’il est établi que l’acte répréhensible est fondé, il doit être rendu public sur le site Web du gouvernement du Canada sur les actes répréhensibles fondés.

Au cours de la période 2024 à 2025, 9 enquêtes sur des cas de mauvaise gestion financière ont conclu que des inconduites financières avaient été commises au sein d’AMC.

Cas de harcèlement et de violence

Le harcèlement et la violence en milieu de travail représentent tout acte, comportement ou propos, notamment de nature sexuelle, qui pourrait vraisemblablement offenser ou humilier un ou un employé ou lui causer toute autre blessure ou maladie, physique ou psychologique.

Certains cas de harcèlement et de violence font l’objet d’une enquête en tant qu’actes répréhensibles possibles en vertu de la Loi sur la protection des fonctionnaires divulgateurs d’actes répréhensibles en tant qu’infraction grave à un code de conduite. Lorsqu’il est établi que l’acte répréhensible est fondé, il doit être redu public sur le site Web du gouvernement du Canada sur les actes répréhensibles fondés.

Au cours de la période de rapport 2024 à 2025, 5 processus d’enquête sur le harcèlement et la violence ont conclu que du harcèlement s’était produit au sein d’AMC :

Cas de manquements au Code de valeurs et d’éthique du Ministère et au Code de conduite des représentants du Canada à l’étranger

Le Code de valeurs et d’éthique couvre un très vaste éventail de comportements que les employés doivent respecter et défendre. Une violation survient lorsqu’un employé contrevient aux valeurs et à l’éthique énumérées dans ce code. Une violation peut également survenir lorsqu’un employé enfreint le Code de conduite.

Par exemple, il peut s’agir de l’utilisation indue d’une influence ou d’un abus de l’accès aux ressources, d’une fausse représentation ou de la communication de faux renseignements personnels, de menaces ou d’intimidation envers un collègue, ou encore de la non-déclaration d’un conflit d’intérêts. Certaines infractions graves à un code de conduite font l’objet d’une enquête en tant qu’actes répréhensibles possibles en vertu de la LPFDAR. Lorsqu’il est établi que l’acte répréhensible est fondé, celui-ci doit être redu public sur le site Web du gouvernement du Canada sur les actes répréhensibles fondés.  

Au cours de la période de rapport 2024 à 2025, 70 enquêtes ont révélé qu’une violation du Code de valeurs et d’éthique ou du Code de conduite a été commise au sein d’AMC.

Comportements inappropriés ou non professionnels

Manquement à l’intégrité

Utilisation indue de l’influence ou accès indu aux ressources

Administration des ressources publiques

Cas d’inconduite et de comportement inapproprié

Les cas englobent un vaste éventail de comportements inappropriés sur le lieu de travail, tels que le vol de temps, les retards, l’absentéisme, les congés non autorisés ou les activités personnelles pendant les heures de travail, l’insubordination, le manquement à des obligations ou à des tâches spécifiques, le non-respect des instructions ou encore l’utilisation abusive de biens du gouvernement.

Vol de temps, retards, absentéisme, congés non autorisés ou activités personnelles durant les heures de travail

Huit personnes employées se sont absentées sans autorisation, ont déclaré faussement des congés pendant les heures de travail (vol de temps) ou ont manqué de ponctualité.

Dans ces cas, certains employés n’ont pas non plus respecté les attentes de la direction, n’ont pas communiqué avec elle ou ont enfreint le Code de valeurs et d’éthique.

Par conséquent, compte tenu de tous les facteurs atténuants et aggravants, les employés ont fait l’objet de diverses mesures, notamment des réprimandes verbales (1) et écrites (3), des lettres précisant les attentes (5), le placement en congé sans solde (1), et d’autres mesures administratives (1).

Insubordination ou manquement aux fonctions ou aux tâches particulières, ou encore aux instructions

Vingt et un employés ont fait preuve d’insubordination, ont omis de s’acquitter de leurs fonctions et de leurs tâches spécifiques, ou n’ont pas répondu aux attentes ou aux instructions de la direction. Dans certains cas, les employés ont également fait preuve d’indifférence ou d’un comportement agressif, non professionnel et inapproprié. Il convient de noter qu’un employé n’a pas respecté l’obligation d’être sur place de son entente de télétravail en refusant délibérément de se présenter sur le lieu de travail ou en ne s’y présentant pas, contrairement aux instructions de son gestionnaire.

Par conséquent, et compte tenu de tous les facteurs atténuants et aggravants, une série de mesures disciplinaires et administratives ont été prises. Dans certains cas, plusieurs mesures disciplinaires ont été imposées au même employé. Celles-ci comprennent notamment des réprimandes verbales (3) et écrites (17), une lettre précisant les attentes (1) et une formation obligatoire sur les valeurs et l’éthique (7). Un employé a été congédié, 4 quatre employés ont été suspendus temporairement et un autre a démissionné avant que des mesures puissent être appliqués.

Mauvaise utilisation de biens du gouvernement

Deux employés ont fait un usage abusif de biens du gouvernement, notamment à des fins personnelles.

Par conséquent, compte tenu de tous les facteurs atténuants et aggravants, ces employés ont fait l’objet de mesures, notamment la suspension temporaire et le remboursement des ressources utilisées.

Enquêtes sur la sécurité du personnel

Sous la responsabilité du dirigeant principal ou de la dirigeante principale de la sécurité, le mandat des Services de sécurité du personnel (CSCP) consiste à mener des enquêtes de sécurité liées à la sécurité de l’information, à la sécurité nationale et aux questions de fiabilité, ainsi qu’à mener des enquêtes sur d’éventuelles menaces internes.

Durant la période de rapport 2024 à 2025, CSCP a donné suite à 24 plaintes ou allégations, et lancé 13 enquêtes de sécurité.

Les 4 enquêtes suivantes ont donné lieu à une révision pour motif valable de la cote de fiabilité, et les plaintes ont été jugées fondées. L’enquête pour un autre cas est toujours en cours.

Au cours de la période de rapport 2024 à 2025, la réalisation d’enquêtes de sécurité et d’entrevues a aidé la Direction de la sécurité ministérielle (Unité de la sécurité du personnel) à déceler 18 cas d’employés ayant admis avoir consommé des substances illicites. L’Unité de la sécurité du personnel a maintenant élaboré une « lettre précisant les obligations », qui aborde les obligations du personnel pour préserver leur cote de sécurité et qui est désormais remise à tous les employés titulaires d’une cote de sécurité à AMC.

Cas d’infractions à la Politique sur l’utilisation acceptable des réseaux d’AMC

Sous la responsabilité du dirigeant principal de la sécurité, l’Unité de la sécurité des technologies de l’information ministérielle administre la PUAR. Les enquêteurs de la PUAR recueillent et traitent des informations électroniques, mènent des enquêtes judiciaires sur l’utilisation abusive des réseaux électroniques du Ministère et des dispositifs connexes, et participent aux enquêtes judiciaires liées aux technologies de l’information menées par d’autres organismes d’enquête au sein d’AMC.

Les infractions à la PUAR d’AMC impliquent l’usage abusif des réseaux informatiques du Ministère et des dispositifs connexes. Cela comprend l’utilisation du réseau ou des systèmes ministériels SIGNET, y compris le Wi-Fi ou les téléphones intelligents du Ministère, pour s’adonner à des activités qui peuvent : être considérées comme une infraction criminelle; entraver les activités du Ministère, nuire à la prestation des services ou entraîner la perte de données; ou impliquer le traitement de renseignements de nature délicate ou classifiés sur un système non accrédité pour ce niveau d’information.

Les enquêtes portent notamment sur l’atteinte à la protection des données des utilisateurs et utilisatrices ainsi que le traitement non autorisé de renseignements classifiés. Pendant la période de rapport 2024 à 2025, l’Unité de la sécurité des technologies de l’information ministérielle a ouvert une nouvelle enquête liée à la PUAR. Des enquêtes pour trois affaires ont été entamées pendant des périodes de rapport précédentes et demeurent en cours de traitement.

Infractions à la sécurité

Conformément au programme de prévention des infractions à la PUAR, lorsqu’une infraction est découverte, l’Unité de la sécurité des technologies de l’information ministérielle (CSCI) envoie un avis à l’employé qui est à l’origine de l’infraction et à son gestionnaire. Le programme de prévention des infractions s’avère une méthode efficace pour faire respecter la PUAR, car CSCI a constaté une baisse notable du nombre d’infractions au cours de la période de rapport 2023 à 2024 en comparaison à celle pour 2024 à 2025.

Durant la période de rapport 2024 à 2025, 25 infractions à la PUAR ont été commises : 8 d’entre elles étaient liées à l’utilisation de logiciels non autorisés sur le réseau ministériel (dont 4 concernant l’utilisation d’un agitateur de souris); 15 étaient liées à la consultation de contenu pour adultes; une infraction était en lien avec la protection inappropriée de renseignements confidentiels et protégés pendant une transmission électronique; et une autre était liée à la connexion non autorisée d’appareils à des systèmes classifiés.

Soutien aux enquêtes judiciaires liées aux TI

L’Unité de la sécurité des technologies de l’information ministérielle apporte également son soutien aux organismes d’enquête partenaires au sein d’AMC, dont différents centres d’expertise (antifraude, valeurs et éthique, et relations du travail). En 2024 à 2025, 16 nouvelles enquêtes ont été ouvertes et 9 enquêtes entamées lors de l’exercice précédent se poursuivent.

Enquêtes externes

Dans le contexte de leur mandat, d’autres entités canadiennes réalisent leurs propres enquêtes sur notre ministère ou des membres du personnel d’AMC. Cette section fournit des informations sur les types d’enquêtes menées par ces organismes, ainsi qu’un résumé de toutes les enquêtes à propos d’allégations d’inconduite et d’actes répréhensibles d’un employé ou d’un fournisseur d’AMC conclues au cours de la période de rapport 2024 à 2025.

Interactions avec les services de police

CSCP assure la liaison entre AMC et les organismes canadiens chargés de l’application de la loi. CSCP peut confier certaines affaires aux autorités policières si les informations découvertes fournissent des motifs raisonnables de soupçonner qu’une personne pourrait constituer une menace grave pour autrui ou être impliquée dans une fraude ou tout autre comportement criminel.

Deux enquêtes criminelles entamées lors d’années précédentes sont toujours en cours. Aucun cas n’a été confié aux autorités policières canadiennes durant la période de rapport 2024 à 2025.

Commissariat à l’intégrité du secteur public

Le Commissariat à l’intégrité du secteur public du Canada est un organisme fédéral indépendant qui a été créé pour mettre en œuvre la Loi sur la protection des fonctionnaires divulgateurs d’actes répréhensibles. Il enquête sur les actes répréhensibles commis dans la fonction publique fédérale et contribue à protéger des représailles les personnes qui lancent une alerte, font une divulgation protégée d’un acte répréhensible et participent à des enquêtes.

Il contribue également à renforcer l’obligation de rendre des comptes et à accroître la supervision des activités gouvernementales en :

Le Ministère a connaissance de 3 enquêtes lancées par le Commissariat à l’intégrité du secteur public au sujet d’employés d’AMC. Celles-ci sont toujours en cours.

Commission canadienne des droits de la personne

En vertu de Loi canadienne sur les droits de la personne, un individu ou un groupe d’individus peut déposer une plainte en matière de droits de la personne auprès de la Commission canadienne des droits de la personne (CCDP) concernant toute action, comportement, décision ou omission de la part du gouvernement fédéral ou d’un organisme sous réglementation fédérale lorsque des motifs raisonnables portent à croire qu’une personne a subi un traitement injuste ou négatif en raison de discrimination illicite liée notamment :

La CCDP examine les plaintes pour discrimination et, au besoin, recueille des informations auprès des parties afin de déterminer les prochaines étapes et d’établir si la plainte sera présentée au Tribunal canadien des droits de la personne (TCDP) pour décider s’il y a eu discrimination. Pour en savoir plus sur son processus d’examen, veuillez consulter le site Web de la CCDP.

Le Centre d’expertise des relations du travail (HWL) est chargé de coordonner la réponse ministérielle aux plaintes déposées par la CCDP contre AMC. Au cours de la période de rapport 2024 à 2025, la CCDP a accepté d’examiner 2 plaintes contre AMC. Au cours de la période de rapport 2024 à 2025, le TCDP n’a rendu aucune décision concernant AMC.

Emploi et Développement social Canada

Le Programme du travail d’Emploi et Développement social Canada (EDSC) est responsable de l’administration et de l’application de la partie II du Code canadien du travail afin de garantir la santé et la sécurité au travail. Les responsables de la santé et de la sécurité mènent des inspections et des enquêtes, guidées par la politique de conformité en matière de santé et de sécurité en milieu de travail, en appliquant le Code canadien du travail de manière équitable et cohérente. 

Les enquêtes et inspections menées par le Programme du travail d’EDSC peuvent être déclenchées à la suite d’une blessure grave ou d’un décès, d’une plainte déposée dans le contexte du processus de règlement interne (paragraphe 127(8) du Code canadien du travail), d’un refus maintenu de travailler en raison d’un danger (paragraphe 128(16)) ou dans le contexte d’audits et d’examens réguliers.

Les employés qui estiment que les problèmes de harcèlement ne sont pas traités correctement peuvent déposer une plainte auprès du Programme du travail d’EDSC, qui exigera de l’employeur qu’il explique les mesures prises pour garantir un milieu de travail sécuritaire.

Pour la période de rapport 2024 à 2025, le Ministère a été invité à fournir de plus amples renseignements concernant un cas de violence et de harcèlement.

Commission de la fonction publique du Canada

Dans le contexte de son mandat de surveillance de l’intégrité du système de dotation et de l’impartialité politique de la fonction publique fédérale, la Commission de la fonction publique du Canada enquête sur des préoccupations liées à certains processus de nomination et sur des allégations d’activités politiques inappropriées pour des organismes assujettis à la Loi sur l’emploi dans la fonction publique. Une enquête entamée lors de la période de rapport précédente est toujours en cours. Durant la période de rapport 2024 à 2025, AMC n’a fait l’objet d’aucune enquête sur des cas fondés

Conclusion

Le rapport Traiter les cas d’inconduites et d’actes répréhensibles à Affaires mondiales Canada pour 2024 à 2025 est la troisième édition de cette publication annuelle. Il illustre l’engagement continu du Ministère en matière de conduite éthique, de responsabilité et de transparence.

Ce rapport renforce l’engagement d’AMC à enquêter de manière approfondie sur toutes les allégations d’inconduite et d’actes répréhensibles, et à prendre les mesures appropriées dans les cas importants.  

En décrivant les ressources, les services de soutien et les mécanismes de recours qui sont offerts, le rapport vise également à sensibiliser le personnel d’AMC et à lui donner les moyens de contribuer à la création d’un milieu de travail plus respectueux, plus sain et plus inclusif.

Au-delà de son contenu, le rapport témoigne de l’adhésion indéfectible du Ministère aux normes les plus élevées en matière de professionnalisme et de conduite éthique, conformément au Code de valeurs et d’éthique du secteur public, au Code de valeurs et d’éthique et au Code de conduite.

Annexe A – Définitions

TermeDéfinition
Enquête administrativeCollecte et analyse d’informations liées à un cas d’inconduite présumée afin de gérer tout risque de préjudice et d’empêcher qu’un tel incident se reproduise.
Mesures administrativesMesures pouvant être prises pour apporter les ajustements nécessaires à une situation. Certaines situations peuvent nécessiter qu’une ou plusieurs mesures administratives soient prises. Dans certains cas, on peut déterminer qu’une seule mesure administrative suffit à régler la situation.
Mesures administratives pouvant comprendre un congé administratif sans solde pour la personne employée, le retrait temporaire d’une délégation en matière de ressources humaines ou de finances, ou d’autres mesures appropriées et correspondant à la situation.
Les mesures administratives peuvent également servir à fournir des outils à la personne employée pour s’assurer que l’inconduite ne se reproduit pas. En voici des exemples : fournir une lettre rappelant les attentes, élaborer un plan d’action visant à modifier le comportement, offrir de la formation ou de l’encadrement, ou planifier des réunions sur une base régulière avec la direction.
Conflit d’intérêtsN’importe quelle situation où les fonctionnaires ont des intérêts personnels qui pourraient influer indûment l’exécution de leurs fonctions et l’exercice de leurs responsabilités officielles, ou dans laquelle les fonctionnaires usent de leur charge publique pour obtenir des gains personnels.
Un conflit d’intérêts peut être :
  • réel (existant au moment présent)
  • apparent (perçu par un observateur ou une observatrice raisonnable comme existant, que ce soit le cas ou non);
  • possible (raisonnablement envisagé comme potentiel)
Processus disciplinaireProcessus structuré visant à gérer le cas des employés qui ont enfreint les procédures ou les politiques du Ministère. Il comprend une série d’étapes.
Mesures disciplinairesMesures officielles visant à corriger les comportements. En général, elles sont progressives et leur sévérité augmente à chaque nouvelle inconduite. Pour choisir la mesure appropriée, le ou la gestionnaire doit tenir compte de toutes les circonstances aggravantes et atténuantes. Certains cas d’inconduite peuvent s’avérer suffisamment graves pour justifier une mesure sévère, même s’il s’agit d’une première infraction. Les mesures disciplinaires vont de la réprimande verbale au congédiement, en passant par la réprimande écrite, la suspension sans solde, l’amende et la rétrogradation. Les mesures disciplinaires peuvent faire l’objet de griefs.
DiscriminationToute action ou décision entraînant un traitement injuste ou négatif d’une personne fondé sur des motifs de discrimination illicites comme la race, l’origine nationale ou ethnique, la couleur, la religion, l’âge, le sexe, l’orientation sexuelle, l’identité ou l’expression de genre, l’état matrimonial, la situation familiale, les caractéristiques génétiques, la situation de handicap et l’état de personne graciée (pardon ou suspension du casier judiciaire)..
Exercice d’établissement des faitsÉvaluation de portée limitée visant à cerner le problème et à clarifier les faits pertinents. Il s’agit de recueillir des renseignements avant de décider s’il y a lieu de procéder à une enquête approfondie
Cas fondéActe répréhensible pour lequel une enquête approfondie et des preuves ont permis de corroborer une allégation d’inconduite, telle que définie dans la Loi sur la protection des fonctionnaires divulgateurs d’actes répréhensibles.
GriefPlainte écrite pouvant être déposée par une personne en son nom propre, par un représentant ou une représentante de l’agent négociateur au nom d’un groupe de personnes ou, dans le cas d’un grief lié à une politique de ressources humaines, par un agent négociateur, ou un employeur.
InconduitePlainte écrite pouvant être déposée par une personne en son nom propre, par un représentant ou une représentante de l’agent négociateur au nom d’un groupe de personnes ou, dans le cas d’un grief lié à une politique de ressources humaines, par un agent négociateur, ou un employeur.
Évaluation préliminaireÉvaluation de portée limitée conçue pour faciliter la détection de problèmes potentiels et la portée des travaux afin de déterminer si une enquête plus approfondie est nécessaire.
Actes répréhensiblesLa Loi sur la protection des fonctionnaires divulgateurs d’actes répréhensibles defines wrongdoings as one or more of the following:
  1. la contravention d’une loi fédérale ou provinciale ou d’un règlement pris sous leur régime, à l’exception de la contravention de l’article 19 de la présente loi;
  2. 'usage abusif des fonds ou des biens publics;
  3. les cas graves de mauvaise gestion dans le secteur public;
  4. le fait de causer – par action ou omission – un risque grave et précis pour la vie, la santé ou la sécurité humaines ou pour l’environnement, à l’exception du risque inhérent à l’exercice des attributions d’un ou une fonctionnaire;
  5. la contravention grave d’un code de conduite établi conformément aux articles 5 ou 6 de la présente loi;
  6. le fait de sciemment ordonner ou conseiller à une personne de commettre l’un des actes répréhensibles visés aux alinéas a) à e).

Annexe B – Traiter les cas d’inconduite et d’actes répréhensibles: aperçu des ressources d’AMC

L’ensemble du personnel d’AMC a le droit et la responsabilité de s’exprimer lorsqu’une inconduite ou un acte répréhensible survient. Tout employé peut signaler une situation préoccupante, qu’il se trouve au Canada ou à l’étranger, qu’il soit canadien ou recruté sur place, et ce, quel que soit son groupe professionnel ou son statut.

Les employées qui ont été victimes d’un incident, en ont été témoins ou en ont été informés peuvent suivre ces étapes

Étape  1 

S’adresser à :

Selon la nature du problème et la situation, l’employée peut également s’adresser à un représentant du syndicat ou du comité des employées et employés recrutés sur place (ERP) (à la mission), à l’agent chargé des communications avec les ERP (à l’administration centrale), à un mentor ou à un représentant de l’un des réseaux d’employés d’AMC. 

ÉTAPE 2

Les équipes suivantes d’AMC peuvent aider les employés à enclencher des mécanismes informels et officiels, y compris des enquêtes sur des cas d’inconduite ou d’actes répréhensibles. Les points de contact varient selon le problème en cause :

Les employés peuvent également communiquer directement avec d’autres organisations du gouvernement du Canada pour les questions suivantes :

Pour obtenir de plus amples renseignements sur la déclaration d’un incident, les employés peuvent consulter cette page intranet.

Annexe C – Ressources, services de soutien et mécanismes de recours pour les employés canadiens

Annexe C (PDF, 50 Ko)

Ressources, services de soutien et mécanismes de recours pour les employés canadiens

Le personnel d’AMC dispose de nombreuses ressources ainsi que de nombreux services de soutien et mécanismes de recours qui contribuent au maintien d’un environnement de travail respectueux, sain et inclusif. Ce tableau présente certaines de ces ressources pour aider le personnel à s’y retrouver dans le système. Nous encourageons les membres du personnel à utiliser les liens et les ressources ci-dessous pour obtenir de plus amples renseignements.

Dans la plupart des cas, votre équipe de gestion devrait être votre premier point de contact.

Le Bureau de l’ombud du mieux-être et inspecteur général est également toujours disponible pour vous aider à vous y retrouver dans le système et à explorer vos options de manière confidentielle.

Différend concernant une convention collective ou un problème lié au travail

Mécanismes informels et orientation

Mécanismes formels ou enquête

Mécanismes

Personnes-ressources

Résultat possible

Différend ou désaccord interpersonnel

Mécanismes informels et orientation

Mécanismes formels ou enquête

Mécanismes

Personnes-ressources

Résultat possible

Discrimination

Mécanismes informels et orientation

Mécanismes formels ou enquête

Mécanismes

Personnes-ressources

Résultat possible

Prévention du harcèlement et de la violence en milieu de travail

Mécanismes informels et orientation

Mécanismes formels ou enquête

Mécanismes

Personnes-ressources

Résultat possible

Conflits d’intérets

Mécanismes informels et orientation

Mécanismes formels ou enquête

Mécanismes

Rapport sur les conflits d’intérêts

Personnes-ressources

Résultat possible

Inconduite quant au Code de valeurs et d’éthique

Mécanismes informels et orientation

Mécanismes formels ou enquête

Mécanismes

Personnes-ressources

Résultat possible

Actes répréhensibles

Mécanismes informels et orientation

Mécanismes formels ou enquête

Mécanismes

Personnes-ressources

Résultat possible

Faute en matière financière

Mécanismes informels et orientation

Mécanismes formels ou enquête

Mécanismes

Personnes-ressources

Résultat possible

Sécurité du personnel

Mécanismes informels et orientation

Mécanismes formels ou enquête

Mécanismes

Personnes-ressources

Résultat possible

Politique d’utilisation acceptable du réseau

Mécanismes informels et orientation

Mécanismes formels ou enquête

Mécanismes

Personnes-ressources

Résultat possible

Refus de travailler

Mécanismes informels et orientation

Mécanismes formels ou enquête

Mécanismes

Personnes-ressources

Résultat possible

Demande d’indemnisation - SST

Mécanismes informels et orientation

Mécanismes formels ou enquête

Mécanismes

Personnes-ressources

Résultat possible

Annexe D – Ressources, services de soutien et mécanismes de recours pour les employés recrutés sur place

Annexe D (PDF, 50 Ko)

Ressources, services de soutien et mécanismes de recours pour les employés recrutés sur place

Dans la plupart des cas, votre équipe de gestion devrait être votre premier point de contact.

Le Bureau de l’ombud du mieux-être et inspecteur général est également toujours disponible pour vous aider à vous y retrouver dans le système et à explorer vos options de manière confidentielle.

Conditions d’emploi ou problèmes liés au travail

Mécanismes informels et orientation

Mécanismes formels ou enquête

Mécanismes

Personnes-ressources

Résultat possible

Différend ou désaccord interpersonnel

Mécanismes informels et orientation

Mécanismes formels ou enquête

Mécanismes

Personnes-ressources

Résultat possible

Discrimination

Mécanismes informels et orientation

Mécanismes formels ou enquête

Mécanismes

Personnes-ressources

Résultat possible

Prévention du harcèlement et de la violence en milieu de travail

Mécanismes informels et orientation

Mécanismes formels ou enquête

Mécanismes

Personnes-ressources

Résultat possible

Conflits d’intérets

Mécanismes informels et orientation

Mécanismes formels ou enquête

Mécanismes

Rapport sur les conflits d’intérêts

Personnes-ressources

Résultat possible

Manquement au Code de conduite - Inconduite

Mécanismes informels et orientation

Mécanismes formels ou enquête

Mécanismes

Personnes-ressources

Résultat possible

Manquement au Code de conduite - Acte répréhensible

Mécanismes informels et orientation

Mécanismes formels ou enquête

Mécanismes

Personnes-ressources

Résultat possible

Faute en matière financière

Mécanismes informels et orientation

Mécanismes formels ou enquête

Mécanismes

Personnes-ressources

Résultat possible

Sécurité du personnel

Mécanismes informels et orientation

Mécanismes formels ou enquête

Mécanismes

Personnes-ressources

Résultat possible

Politique d’utilisation acceptable du réseau

Mécanismes informels et orientation

Mécanismes formels ou enquête

Mécanismes

Personnes-ressources

Résultat possible

Refus de travailler

Mécanismes informels et orientation

Mécanismes formels ou enquête

Mécanismes

Personnes-ressources

Résultat possible

Demande d’indemnisation - SST

Mécanismes informels et orientation

Mécanismes formels ou enquête

Mécanismes

Personnes-ressources

Résultat possible

Équipe chargée de la SST

Annexe E – Services du Bureau de l’ombud du mieux-être et inspecteur general

Nos services sur demande

Votre point d’accès au soutien du Bureau de l’ombud du mieux-être et inspecteur général est un courriel à ombud@international.gc.ca. Nos services sont offerts à tous les employés canadiens et à leurs personnes à charge ainsi qu’aux employés recrutés sur place. Nous offrons également certains services aux employés d’autres ministère travaillant dans nos missions.

Services d’ombud: les conversations confidentielles avec l’ombid ou l’ombud adjoint sont votre point de départ pour vous aider à résoudre votre situation et à naviguer dans le système.

Qu’est-ce que les services d’ombud? Un environnement sûr où vous pouvez discuter de vos préoccupations ou de vos problèmes en explorant les options s’offrent à vous. Un conseiller est disponible pour s’occuper expressément des questions liées aux ERP.

Comment fonctionnent les services d’ombud? Lorsque vous avez une conversation confidentielle avec l’ombud, l’ombud adjoint ou le personnel, nous

Quoi d’autre? Nous faisons remonter les problèmes à la surface et cernons les possibilités de changement systémique au sein de l’organisation.

Programme d’aide aux employé (PAE): des conversations confidentielles avec nos conseillers peuvent vous aider à résoudre divers problèmes personnels ou lié au travail.

Qu’est-ce que le PAE? Un service volontaire et confidentiel disponible pour aider les personnes à surmonter les défis personnels et professionnels.

Comment fonctionne le PAE? Nous aidons les gens à mieux comprendre leur situation personnelle et à se prendre en charge pour demander l’aide et le soutien appropriés.

Quoi d’autre? Nous fournissons des conseils aux gestionnaires pour gérer les situations interpersonnelles difficiles au travail. Nous offrons aussi à tout le personnel une formation sur les questions de santé psychologique.

Service de gestion informelle des conflits (SGIC): des conversations avec nos praticiens peuvent aider à gérer les conflits et à promouvoir des interactions positives. 

Qu’est-ce que les SGIC? Une approche volontaire, rapide et informelle pour gérer et résoudre les conflits sur le lieu de travail. Nous aidons les employés, les gestionnaires et les équipes à surmonter les problèmes et les défis liés au lieu de travail

Comment fonctionne le SGIC? Nous fournissons:

Quoi d’autre? Nous fournissons des conseils aux gestionnaires sur la gestion des situations difficiles en milieu de travail. Nous fournissons également de la formation à tout le personnel sur les questions liées à la dynamique d’équipe et à un lieu de travail sain

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