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Sous-ministre des affaires étrangères devant le comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre (PROC) sur l’ingérence étrangère dans les élections

Le 3 février 2026

Publié : Le 9 avril 2026 

Table des matières

GAC Notes 

  1. Note de scénario pour la comparution devant le PROC
  2. Annexe A – Sujets soulevés par les membres du PROC lors de période de questions
  3. Annexe B – Sujets soulevés par les membres du PROC lors de période de questions

Notes sur les enjeux

  1. Efforts d’AMC pour lutter contre l’ingérence étrangère, la Manipulation de l’information et l’ingérence étrangères (MIIE) et la répression transnationale
  2. Différence entre ingérence et influence étrangère
  3. Mesures prises par AMC pour donner suite à l’enquête publique sur l’ingérence étrangère dans les Processus électoraux et les institutions démocratiques fédéraux (EPIE)
  4. Groupe de travail sur les menaces en matière de sécurité et de renseignements visant les élections (Groupe de travail MSRE)
  5. Mécanisme de réponse rapide du Canada
  6. Relations d’AMC avec le corps diplomatique
  7. Conventions de Vienne
  8. Opération de répression transnationale visant Joe Tay
  9. Opération d’information sur WeChat ciblant la 45e élection générale
  10. Activités d’ingérence de la Russie et d’autres pays observés pendant l’EG45
  11. Ingérence étrangère par la République populaire de Chine
  12. Relations bilatérales Canada-Chine

Note de scénario pour la comparution devant le PROC

Renseignements sur le comité

Comparutions précédentes au PROC

Domaines d’intérêt par parti

Annexe A – Sujets soulevés par les membres du PROC lors de période de questions

Membres du Comité

Sujets soulevés lors de la période de questions du 27 novembre

Sujets soulevés lors de la période de questions du 2 décembre

Leadership

Chris Bittle — Libéral, St. Catharines

 

 

Michael Cooper — Conservateur, St. Albert–Edmonton

  • Retards dans la mise en œuvre du Registre pour la transparence en matière d’influence étrangère
  • Dichotomie entre l’identification de la Chine comme une menace d’ingérence et la poursuite d’un partenariat stratégique avec ce pays par le premier ministre
  • Taille du corps diplomatique de la Chine au Canada par rapport à celle des États-Unis
  • Retard dans la mise en œuvre du Registre pour la transparence en matière d’influence étrangère
  • Diplomates accrédités impliqués dans l’ingérence étrangère pendant la période précédant l’EG45
  • Insisté pour obtenir la confirmation qu’aucun diplomate chinois n’a été impliqué dans de l’ingérence étrangère pendant l’EG45
  • N’est pas d’accord avec l’idée selon laquelle l’ingérence étrangère à Don Valley-Nord était de petite taille
  • Action du candidat libéral Paul Chiang
  • Actions et surveillance de la GRC qui ont entravé la campagne

 

Christine Normandin —

Bloc Québécois, Saint-Jean

  • Les États-Unis en tant qu’acteur majeur de l’ingérence étrangère
  • Utilisation de l’intelligence artificielle et le Canada comme banc d’essai
  • Acquisition d’entreprises au Canada par des acteurs étrangers
  • Pertinence d’utiliser la législation pour codifier la vérité
  • Circulation du renseignement au sein du gouvernement du Canada et obligation formelle d’accuser réception
  • Manque de suivi des renseignements, en particulier à AMC (« porte tournante »)
  • Façon dont le manque de suivi est un problème avec l’alliance du Groupe des cinq (FVEY)
  • Expliquer le délai de mise en place des règlements pour établir le Registre pour la transparence en matière d’influence étrangère
  • En quoi l’aspect informatique du registre pose-t-il problème
  • Outils autres que le registre pour contrer l’ingérence étrangère
  • Pays avec lesquels le Canada devrait travailler pour lutter contre l’ingérence qui cible des particuliers

Membres

Honorable Élisabeth Brière

Libéral, Sherbrooke

  • Rôle des influenceurs politiques sur les médias sociaux
  • Comment le SCRS prévoit adapter ses priorités et ses ressources pour demeurer efficace
  • Protection du Nord et de l’Arctique
  • Leçons apprises du Groupe des cinq sur l’ingérence étrangère
  • Sensibilisation des Canadiens à l’ingérence étrangère
  • Profil des acteurs de l’ingérence étrangère

Blaine Calkins — Conservateur, Red Deer–Lacombe

  • Liens d'affaires du premier ministre avec la Chine
  • Pressions exercées par la Chine pour retarder le Registre pour la transparence en matière d’influence étrangère
  • Conseils de la GRC aux candidats au sujet de la répression transnationale
  • Répression transnationale contre des bénévoles de campagne
  • Répercussions de la répression transnationale sur les campagnes de porte-à-porte

Grant Jackson — Conservateur, Brandon–Souris

  • Comment les auteurs de l’ingérence étrangère utilisent les médias non traditionnels pour cibler les Canadiens
  • Lien entre les liens d’affaires du premier ministre avec la Chine et sa promotion sur WeChat
  • Courage démontré par le candidat de Don Valley-Nord
  • Lien entre les relations d’affaires du premier ministre avec la Chine et les activités de répercussion transnationale, impact sur le candidat de Don Valley-Nord

Honorable Arielle Kayabaga — Libéral, London-Ouest

 

  • Accès légal pour lutter contre l’ingérence étrangère
  • Mécanisme mis en place par la communauté de la sécurité et du renseignement pour contrer l’ingérence étrangère et protéger la diaspora
  • Rôle des gouvernements provinciaux et territoriaux
  • Comment les acteurs de l’ingérence étrangère utilisent les leviers économiques tels que les associations d’affaires pour influencer la diaspora au Canada
  • Demande de noms d’acteurs de la désinformation russes précis

Tim Louis — Libéral, Kitchener–Conestoga

  • Séance d’information technique hebdomadaire de SITE
  • Circulation de renseignements au sein du gouvernement du Canada
  • Modèles de gouvernance pour le Registre pour la transparence en matière d’influence étrangère
  • Fraude financière par hypertrucage du premier ministre
  • Mesure législative visant à faire pression sur les plateformes de médias sociaux pendant les élections
  • Orientation sur la mise en œuvre du Registre pour la transparence en matière d’influence étrangère
  • Des acteurs étrangers paient des influenceurs pour amplifier la désinformation
  • Vulnérabilités de l’écosystème de l’information du Canada face aux efforts de désinformation de la Russie
  • Rôle du gouvernement pour appuyer l’éducation du public au sujet de la désinformation

Tako Van Popta — Conservateur, Langley–Aldergrove

 

  • Impact de l’ingérence étrangère sur les résultats des circonscriptions locales et possibilité que les élections ne soient pas libres et équitables à l’échelle de la circonscription.
  • Comment le SCRS identifie les auteurs des menaces

Honorable Jonathan Wilkinson — Libéral, North Vancouver

 

  • Montée de l’intelligence artificielle en tant que menace d’ingérence étrangère
  • Comment le gouvernement du Canada interagit avec les plateformes de médias sociaux lorsqu’il y a une préoccupation (réponse : RRM Canada et BCP)
  • Ce que fait le gouvernement du Canada pour les élections provinciales et municipales
  • Ce que nous pouvons faire pour que les Canadiens soient mieux informés et plus résilients

Honorable Stéphane Lauzon –

Libéral, Argenteuil-La Petite Nation

  • Capacité du Canada à résister à la désinformation électorale

 

Annexe B – Sujets soulevés par les membres du PROC lors de période de questions

Témoins

Principaux thèmes soulevés

Le 27 novembre 2025

Résumé : Les experts ont plaidé pour la mise en œuvre rapide et bien financée de la Loi sur la transparence et la responsabilité en matière d’influence étrangère (LTRIE) avec un commissaire indépendant et des sanctions significatives. Ils ont mis en évidence les vecteurs de désinformation en ligne tels que l’hypertrucage, le contenu créé par l’intelligence artificielle et les réseaux inauthentiques qui exploitent les lacunes des politiques des plateformes. Des témoins ont souligné que l’application incohérente des politiques des plateformes et la transparence limitée des données étaient des facteurs de préjudice à l’information. Les discussions ont permis d’établir un lien entre ces vulnérabilités nationales et les relations internationales, soulignant la nécessité d’avoir recours aux canaux diplomatiques et à la coopération du Groupe des cinq pour l’attribution. Les recommandations étaient axées sur la transparence obligatoire, une responsabilisation plus forte de la plateforme et un meilleur partage de l’information entre le commissaire, le SCRS et AMC. 

  • Charles Burton, agrégé supérieur, Sinopsis
  • Aengus Bridgman, directeur, Observatoire de l’écosystème médiatique
  • Aaron Shull, directeur général et avocat général, Centre pour l'innovation dans la gouvernance internationale
  • Emerson T. Brooking, directeur de la stratégie et chercheur principal résident, Conseil Atlantique
  • Mise en œuvre du Registre pour la transparence en matière d’influence étrangère et nomination du commissaire
  • Impact de l’ingérence étrangère et des activités de répression transnationales sur les collectivités de diaspora au Canada
  • Tactiques d’ingérence étrangère en ligne : recherche par le Réseau canadien de recherche numérique, utilisation de l’intelligence artificielle pour les opérations d’influence secrète et amplification de contenu (compte Youli-Youmian).
  • Changement dans l’environnement de l’information, notamment avec les plateformes de médias sociaux situées aux États-Unis, et absence de surveillance et d’application des politiques
  • Lacunes en matière d’échange d’information : Des préoccupations ont été soulevées quant à savoir si les renseignements parviennent rapidement aux décideurs et aux candidats.
  • Confiance du public : Les membres discutent de la façon dont l’ingérence, et la perception de celle-ci, mine la confiance dans les élections.
  • Mécanismes de réponse du gouvernement : Les députés se demandent si les protocoles actuels (p. ex. le PPIEM) sont adéquats.

 

Le 2 décembre 2025 :

Résumé : Le PROC a ouvert le processus la réunion en entendant les témoignages de représentants de Sécurité publique Canada et du SCRS, lesquels ont décrit les progrès et les lacunes dans la mise en œuvre de la LTRIE. Ils ont averti que la LTRIE ne peut pas être pleinement fonctionnelle sans un commissaire, des règlements et un registre public sécurisé. Le SCRS a décrit la surveillance de la désinformation en ligne, notant que l’intelligence artificielle amplifiait les récits et ciblait les campagnes visant les collectivités de diaspora. Les membres du PROC ont soulevé des préoccupations concernant l’accréditation des diplomates, la répression transnationale et la difficulté d’attribuer la responsabilité de l’influence secrète. Les témoins ont souligné que la sensibilisation des collectivités, la littératie numérique et la coordination inter-agences étaient des défenses immédiates contre la coercition en ligne. La séance s’est terminée par des appels à une mise en œuvre plus rapide de la LTRIE et à des lignes plus claires de coopération internationale en matière de renseignement. 

 

Partie 1

  • Nicole Giles, sous-ministre adjointe principale et directrice adjointe des politiques et des partenariats stratégiques au Service canadien du renseignement de sécurité
  • Sébastien Aubertin-Giguère, sous-ministre adjoint délégué et coordonnateur national de la lutte contre l’ingérence étrangère, ministère de la Sécurité publique et de la Protection civile
  • Retard dans la mise en œuvre du RTIE
  • Activités du SCRS liées à l’ingérence étrangère pendant les élections
  • Contexte de menace, notant qu’aucun diplomate accrédité au Canada n’a été signalé comme ayant mené des activités d’ingérence étrangère pendant l’EG45
    • Renvoi à AMC au sujet du nombre de diplomates
  • Incidents d’ingérence étrangère signalés dans les rapports rétrospectifs sur l’EG45
  • Circulation du renseignement : Les membres s’interrogent sur la façon dont l’information circule entre les producteurs (SCRS, CST) et les consommateurs (gouvernement et acteurs politiques) et comment les renseignements sont diffusés à AMC
    • Renvoi à AMC au sujet de la diffusion et de l’utilisation des renseignements au sein du Ministère
  • Protection des candidats pendant les élections
  • Transparence ou secret : Les députés ont débattu de la quantité de renseignements qui peuvent être divulgués publiquement sans compromettre les sources.
  • Résilience institutionnelle : Mettre l’accent sur le renforcement d’Élections Canada, du Parlement et des organismes de sécurité.

 

Partie 2

  • Wesley Wark, chercheur principal, Centre pour l'innovation dans la gouvernance internationale
  • Joe Tay, ancien candidat conservateur fédéral, Don Valley-Nord
  • Marcus Kolga, fondateur et directeur de DisinfoWatch
  • Retard dans la mise en œuvre du RTIE
  • Différents modèles de gouvernance internationale pour le RTIE
  • Comment les réseaux secrets d’influence, la désinformation et la répression transnationale des collectivités de diaspora au Canada par des acteurs de menace étrangers comme la Chine exploitent notre ouverture démocratique.
  • Comment l’opération de répression transnationale numérique dans la circonscription de Don Valley-Nord a eu un impact sur le candidat, sa famille au Canada et à Hong Kong, ses partisans, ses électeurs et ses bénévoles et a entravé sa capacité à faire campagne
  • Moyens à la disposition des auteurs de menace pour cibler la diaspora au Canada
  • Désinformation russe et son degré de sophistication, et la façon dont le Canada devrait travailler avec d’autres pays pour y faire face, ainsi que les vulnérabilités de l’écosystème de l’information du Canada

  

Efforts d’AMC pour lutter contre l’ingérence étrangère, la Manipulation de l’information et l’ingérence étrangères (MIIE) et la répression transnationale

Messages supplémentaires

Contexte

Les efforts déployés par Affaires mondiales Canada pour lutter contre la manipulation de l’information et l’ingérence étrangères (MIIE) sont menés dans le cadre du Mécanisme de réponse rapide du Canada (MRR Canada). Le MRR Canada surveille l’environnement informationnel numérique pour détecter les manipulations de l’information parrainées par un État et dirige la réponse du Canada à cet égard. En 2025, le MRR Canada a révélé un incident de MIIE :

Le MRR Canada assure le secrétariat permanent du MRR du G7. Depuis sa création en 2018, le MRR du G7 s’est concentré sur la lutte contre les menaces liées à l’information et la répression transnationale. Le MRR du G7 comprend tous les partenaires du G7, y compris l’UE, ainsi que cinq membres associés : la Division Diplomatie publique de l’OTAN, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, les Pays-Bas et la Suède. En 2025, le MRR du G7 a publié trois déclarations conjointes :

Dans le cadre du Groupe de travail sur les menaces en matière de sécurité et de renseignements visant les élections (Groupe de travail MSRE), le MRR Canada a soutenu l’intégrité électorale du Canada lors de la 45e élection générale (EG45). Le Groupe de travail MSRE a révélé trois incidents survenus pendant l’EG45 et la course à la direction du PLC en 2025 :

Différence entre ingérence et influence étrangère

Messages supplémentaires

Contexte

Le sujet de la différence entre l’influence et l’ingérence étrangères a déjà été traité dans des rapports, notamment : Examen de la diffusion du renseignement ayant trait à l’ingérence politique étrangère exercée par la République populaire de Chine de 2018 à 2023, par l’Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement; Rapport spécial sur l’ingérence étrangère dans les processus et les institutions démocratiques du Canada, par le Comité des parlementaires sur la sécurité nationale et le renseignement; Enquête publique sur l’ingérence étrangère dans les processus électoraux et les institutions démocratiques fédéraux (EPIE).

Ces trois rapports ont montré que l’ingérence politique étrangère se situe souvent dans une « zone grise » entre les activités politiques et diplomatiques légitimes et menées au grand jour d’une part, et l’ingérence secrète et clandestine d’autre part. Ils ont aussi mis en évidence les désaccords entre AMC et la communauté de la sécurité et du renseignement. Les fonctionnaires d’AMC ont profité des témoignages publics à l’EPIE pour bien expliquer la distinction entre l’influence et l’ingérence.

Le 21 novembre 2024, à la suite d’un engagement pris lors de l’EPIE, vous avez organisé une séance d’information à l’intention du corps diplomatique étranger en poste au Canada. Cette réunion visait à sensibiliser ses membres à l’évolution du contexte des relations diplomatiques au Canada et à leur rappeler les pratiques appropriées en la matière. En particulier, elle a permis d’expliquer le contexte des sensibilités liées à l’ingérence étrangère au Canada et de donner des exemples de comportements diplomatiques acceptables et inacceptables au Canada.

Mesures prises par AMC pour donner suite à l’enquête publique sur l’ingérence étrangère dans les Processus électoraux et les institutions démocratiques fédéraux (EPIE)

Messages supplémentaires

Contexte

Le 28 janvier 2025, le rapport définitif de l’Enquête publique sur l’ingérence étrangère dans les processus électoraux et les institutions démocratiques fédéraux (EPIE) a été publié. L’EPIE a constaté que, malgré quelques incidents préoccupants pendant les élections générales de 2019 et de 2021, aucun acte d’ingérence étrangère n’a compromis les résultats dans les circonscriptions. La juge Hogue pense que « la menace que représente la désinformation sur la démocratie en général est encore plus sérieuse ». AMC n’a été désigné responsable que de deux recommandations :

AMC soutient les membres du milieu de la sécurité nationale et du renseignement du Canada dans la mise en œuvre d’autres recommandations de l’EPIE, notamment :

Groupe de travail sur les menaces en matière de sécurité et de renseignements visant les élections (Groupe de travail MSRE)

Messages supplémentaires

Contexte

Depuis sa création, le Groupe de travail MSRE a été mis sur pied à trois reprises pour renforcer la surveillance des menaces pesant sur les élections générales. Il a permis de surveiller 12 élections partielles fédérales, ainsi que la course à la direction du Parti libéral du Canada (PLC) en 2025. Pendant la 45e élection générale (EG45), le Groupe de travail MSRE a mené une surveillance active du 24 mars au 5 mai 2025.

Le Groupe de travail MSRE a produit 31 rapports quotidiens classifiés sur la situation, qui ont été envoyés au Protocole public en cas d’incident électoral majeur. Pendant toute la période électorale, la présidence du Groupe de travail MSRE a également informé les représentants de partis politiques des menaces pesant sur l’EG45, en leur fournissant des informations et des idées non partisanes pour les aider à protéger leur campagne.

Pour la première fois au cours d’une élection générale fédérale, et afin de donner une suite directe aux recommandations de l’EPIE, le Groupe de travail MSRE a organisé des séances d’information technique hebdomadaires à l’intention des médias pendant la période de transition. Ces activités visaient à tirer parti des médias pour sensibiliser et éduquer la population canadienne quant aux menaces susceptibles de toucher le processus électoral.

Pendant la période électorale, les fonctionnaires fédéraux membres du Groupe de travail MSRE ont tenu cinq séances d’information technique à l’intention des médias, avec les objectifs suivants : gérer les incidents observés et le contexte de la menace; formuler des rappels et des recommandations au public et aux médias avant le jour du scrutin; souligner les travaux en cours pour protéger l’élection. Le 28 octobre 2025, le Groupe de travail MSRE a publié pour la première fois une version publique de son rapport sur les menaces intitulé Rapport rétrospectif relatif à la 45e élection générale.

Mécanisme de réponse rapide du Canada

Messages supplémentaires 

Contexte

Dans le cadre du Groupe de travail MSRE, le MRR Canada a surveillé l’environnement informationnel pour détecter les cas de manipulation de l’information et d’ingérence étrangères pendant la période précédant la 45e élection générale. Ces travaux se sont appuyés sur des efforts antérieurs, comme la surveillance des élections générales de 2019 et de 2021, des élections partielles fédérales et de la course à la direction du Parti libéral du Canada. Le MRR Canada possède des capacités de recherche et d’analyse utilisant des sources ouvertes, notamment des unités spécialisées qui surveillent la manipulation de l’information et l’ingérence étrangères en provenance de la Russie, de l’Indo-Pacifique, du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. Il mène des recherches et des analyses utilisant des sources ouvertes et produit des rapports réguliers sur les menaces liées à l’information étrangère.

Le MRR du G7 est une plateforme multilatérale publique visant à contrer les menaces étrangères. Conscient des effets néfastes de ces dangers, le MRR du G7 s’est concentré sur la lutte contre les menaces liées à l’information et la répression transnationale. Créé lors du Sommet du G7 de Charlevoix en 2018, le MRR du G7 compte les pays du G7 et cinq membres associés :

Le Canada dirige le mécanisme de manière permanente par l’intermédiaire d’un secrétariat. La valeur ajoutée du mécanisme découle de son caractère public, du poids politique associé au G7 et de la participation active de ses membres de la région indo-pacifique. Le MRR du G7 vise à contrer l’ingérence étrangère en coordonnant les réponses multilatérales, en renforçant les normes internationales et en faisant mieux connaître les menaces. Les informations diffusées par le mécanisme soutiennent les réponses nationales à chaque incident, façonnent l’élaboration des politiques et contribuent à l’harmonisation des approches diplomatiques.

Relations d’AMC avec le corps diplomatique

Messages supplémentaires 

Faits et chiffres à l’appui 

Contexte

À la suite d’un engagement pris à l’occasion de l’Enquête publique sur l’ingérence étrangère dans les processus électoraux et les institutions démocratiques fédéraux, le sous-ministre des Affaires étrangères a organisé une séance d’information avec les chefs des missions diplomatiques au Canada, le 21 novembre 2024. L’objectif était de les sensibiliser à l’évolution du contexte des relations diplomatiques au Canada et de leur rappeler les pratiques appropriées en matière d’activités diplomatiques et consulaires. Cette séance a été l’occasion de donner des indications claires sur les pratiques acceptables et inacceptables au Canada en matière d’activités diplomatiques et consulaires, notamment en période d’élection générale. Plus précisément, elle a permis de situer le contexte des sensibilités liées à l’ingérence étrangère et de donner des exemples de comportements diplomatiques acceptables et inacceptables au Canada, ainsi que d’expliquer la différence entre l’influence et l’ingérence. Une présentation a été distribuée à l’issue de cette séance.

Lorsque la période électorale a commencé, AMC a envoyé un avis aux missions diplomatiques étrangères au Canada pour leur rappeler, de même qu’à leurs postes consulaires, leurs obligations prévues par la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques et la Convention de Vienne sur les relations consulaires, ainsi que les attentes concernant les pratiques diplomatiques acceptables en période électorale au Canada.

Le groupe d’experts a estimé qu’il était prudent et nécessaire d’envoyer un rappel officiel aux missions diplomatiques étrangères, le 15 avril 2025. Dans ce rappel, le gouvernement du Canada a réaffirmé qu’il s’attend à ce que les gouvernements étrangers respectent sa souveraineté et l’intégrité de son processus électoral. En outre, le gouvernement a souligné les efforts déployés lors de cette élection pour promouvoir la transparence et rappelé ses attentes aux représentants étrangers.

Conventions de Vienne

Messages supplémentaires

Faits et chiffres à l’appui 

Contexte

L’article 41 de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques stipule :

  1. Sans préjudice de leurs privilèges et immunités, toutes les personnes qui bénéficient de ces privilèges et immunités ont le devoir de respecter les lois et règlements de l’État accréditaire. Elles ont également le devoir de ne pas s’immiscer dans les affaires intérieures de cet État.
  2. Toutes les affaires officielles traitées avec l’État accréditaire, confiées à la mission par l’État accréditant, doivent être traitées avec le Ministère des affaires étrangères de l’État accréditaire ou par son intermédiaire, ou avec tel autre ministère dont il aura été convenu.
  3. Les locaux de la mission ne seront pas utilisés d’une manière incompatible avec les fonctions de la mission telles qu’elles sont énoncées dans la présente Convention, ou dans d’autres règles du droit international général, ou dans les accords particuliers en vigueur entre l’État accréditant et l’État accréditaire.

Opération de répression transnationale visant Joe Tay

Messages supplémentaires 

Faits et chiffres à l’appui

Contexte 

En mars 2025, M. Tay a été investi comme candidat du Parti conservateur pour la circonscription fédérale de Don Valley – Nord, où il est arrivé deuxième aux élections. En raison de menaces de mort crédibles, M. Tay a été obligé d’arrêter sa campagne en personne et d’accepter que son domicile soit surveillé 24 heures sur 24 par la GRC. Des membres de la famille de M. Tay vivant à Hong Kong ont été convoqués à plusieurs reprises pour être interrogés par la police de Hong Kong, et certains de ses anciens collègues à Hong Kong auraient été soumis à un interrogatoire. En tout, les autorités de Hong Kong ont offert des primes pour trois citoyens canadiens, dont M. Tay, et plusieurs autres Hongkongais qui résident aujourd’hui au Canada. Lors de la séance d’information technique prévue pour le 7 avril 2025, les fonctionnaires ont reçu l’instruction de discuter publiquement de cet incident et de l’attribuer à la RPC.

Le Canada a dénoncé publiquement ces primes, ainsi que l’intimidation et le harcèlement dont plusieurs personnes ont fait l’objet en raison de leurs opinions prodémocraties. En juillet 2025, les ministres Anand et Anandasangaree ont publié une déclaration pour condamner la dernière série de primes. Le Canada a également pris l’initiative d’une déclaration commune du MRR du G7, publiée le 8 août 2025. Les diplomates canadiens à Hong Kong et à Ottawa ont demandé aux autorités de Hong Kong et de la RPC d’abroger les primes concernant les citoyens canadiens et les résidents du Canada, car elles encouragent les personnes vivant au Canada à enfreindre les lois canadiennes en se livrant à des actes comme le harcèlement, l’intimidation et la tentative d’appréhender les personnes recherchées avec une prime à la clé. Le 2 décembre 2025, M. Tay a comparu devant le PROC.

Opération d’information sur WeChat ciblant la 45e élection générale

Messages supplémentaires

Mise à jour

Le compte Youli-Youmian sur WeChat reste actif, mais se concentre surtout sur le président américain Donald J. Trump, depuis la fin de l’EG45.

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Le compte sur WeChat lié au gouvernement de la RPC a d’abord diffusé des messages positifs sur M. Carney (peut-être pour influencer l’opinion sino-canadienne en sa faveur). Le 25 mars, ces messages ont commencé à critiquer M. Carney. Lorsque le groupe d’experts a été informé de l’existence de discours opposés générant un niveau élevé d’interactions, les fonctionnaires ont reçu l’instruction de discuter publiquement de l’incident et de l’attribuer à la RPC lors de la séance d’information technique prévue pour le 7 avril 2025. Ces mesures s’inscrivaient dans la lignée d’actions antérieures, lorsque des informations ont été divulguées sur une campagne contre Chrystia Freeland, menée par le même compte sur WeChat avant le vote de la direction du PLC en mars 2025. Le communiqué et le document d’information ont été publiés en français, en anglais, en chinois traditionnel et en chinois simplifié afin de toucher davantage les communautés de la diaspora concernées.

Activités d’ingérence de la Russie et d’autres pays observés pendant l’EG45

Messages supplémentaires

Faits et chiffres à l’appui

Ingérence étrangère par la République populaire de Chine 

Messages supplémentaires 

Faits et chiffres à l’appui

Contexte 

La RPC, y compris la Chine continentale et Hong Kong, utilise diverses tactiques pour mener des activités de manipulation de l’information et d’ingérence étrangères et de répression transnationale, et consacre d’énormes ressources pour faire taire les dissidents à l’étranger. Elle exploite les membres de la famille qui vivent en RPC pour faire pression sur ceux qui se trouvent au Canada afin qu’ils cessent certaines activités que la RPC considère comme hostiles, ou qu’ils retournent en RPC. Elle menace également les membres de la famille vivant en RPC de diverses mesures coercitives potentielles, notamment la détention ou des pénalités financières. La RPC fait également appel à des acteurs à l’étranger pour contrôler et surveiller d’autres personnes au Canada, et fournir des informations sur elles.

Le Canada a rendu publiques plusieurs opérations d’information qu’il estime ont été soutenues par le gouvernement de la RPC. Ces opérations visaient des députés, des critiques du Parti communiste chinois, des militants pro-démocratie et des membres de la famille de ces militants.

Relations bilatérales Canada-Chine

Messages supplémentaires 

Mise à jour

Du 14 au 17 janvier, le premier ministre a mené sa première visite officielle en Chine, accompagné du ministre du Commerce international, de la ministre de l’Industrie, du ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, du ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, du secrétaire parlementaire du premier ministre et du député de Markham—Unionville. Une déclaration commune a été publiée à l’issue de la visite, et des protocoles d’entente ont été signés dans plusieurs domaines dans le cadre de la visite du premier ministre, notamment dans les domaines de l’énergie, de la lutte contre la criminalité, de la construction moderne en bois, de la culture, de la sécurité alimentaire, de la santé des végétaux et des animaux, et des aliments pour animaux de compagnie.

Faits et chiffres à l’appui

Contexte 

L’approche du Canada à l’égard de la Chine repose sur un engagement réaliste et pragmatique. Le Canada cherchera à collaborer avec la Chine dans les domaines où leurs intérêts convergent, tout en restant lucide quant aux points de désaccord et aux sujets de préoccupation. Cette approche privilégie les valeurs et les intérêts nationaux du Canada tout en préservant sa sécurité économique et ses intérêts en matière de sécurité nationale. Si l’approche du Canada à l’égard de la Chine a changé, son évaluation des risques connexe reste inchangée. Les irritants commerciaux de longue date, la coercition économique, les comportements commerciaux préoccupants (y compris le vol de propriété intellectuelle, les politiques et pratiques contraires au marché, etc.) persistent, tout comme la position de la Chine sur les questions liées à Taïwan, à Hong Kong et à la mer de Chine méridionale. En outre, la Chine ne montre aucun signe de relâchement dans ses cyberattaques, son ingérence étrangère ou sa répression transnationale sur le sol canadien.

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