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Comparution devant le Comité permanent des affaires étrangères et du développement international (FAAE) de la Chambre des communes À propos du projet de loi C‑15, Loi d’exécution du budget de 2025 (modifications à la LLEI) et des affaires étrangères en général

Ministre des Affaires étrangères
Mardi, le 3 février 2026

Table des matières

Contexte du comité et remarques

Questions prioritaires

Contrôles à l’exportation et à l’importation

Budget 2025

Projets de loi d’initiative parlementaire

Notes supplémentaires

Ministre des Affaires étrangères
Mardi, le 3 février 2026, de 15 h 30 à 16 h 30

Scénario pour la comparution devant le FAAE

Contexte entourant le FAAE

Vos récentes comparutions devant le FAAE

Domaines d’intérêt par parti

Biographies des membres du FAAE

Ahmed Hussen (président)

PLC – Ontario (York-Sud – Weston – Etobicoke)

Bio

Élection à la Chambre des communes

Parcours professionnel

Fonctions et rôles en tant que parlementaire

Membre de comités pertinents pour Affaires Mondiales Canada

Domaines d’intérêt pour Affaires mondiales Canada

Motion d’initiative parlementaire M-14 : Aide au développement international du Canada
Moyen-Orient : Israël et Gaza
Réfugiés afghans
Haïti

Michael D. Chong (vice-président)

PCC – Ontario (Wellington – Halton Hills)

Bio

Porte-parole

Élection à la Chambre des communes

Parcours professionnel

Membre de comités pertinents pour Affaires mondiales Canada

Domaines d’intérêt pour Affaires mondiales Canada

Chine : Droits de la personne et ingérence étrangère
Exportations d’énergie et sécurité nationale
Moyen-Orient : Israël, Gaza et Cisjordanie
Souveraineté dans l’Arctique
Soudan : Sanctions
Ukraine/Russie : Sanctions

Alexis Brunelle-Duceppe (vice-président)

BQ – Québec (Lac-Saint-Jean)

Bio

Porte-parole

Élection à la Chambre des communes

Parcours professionnel

Membre de comités pertinents pour Affaires mondiales Canada

​Domaines d’intérêt pour Affaires mondiales Canada

Chine, droits de la personne et commerce
Moyen-Orient : reconnaissance de la Palestine et politique humanitaire
Haïti
Droits de la personne et plaidoyer international

Ziad Aboultaif

PCC – Alberta (Edmonton - Manning)

Bio

Élection à la Chambre des communes

Parcours professionnel

Rôles politiques notables

Membre de comités pertinents pour Affaires mondiales Canada

Domaines d’intérêt pour Affaires mondiales Canada

Moyen-Orient : Autorité palestinienne et efforts de paix
Contrôles à l’exportation et transferts d’armes
Souveraineté dans l’Arctique
Incursions russes et réponse de l’OTAN
Haïti
Exportation de gaz naturel liquéfié et infrastructures énergétiques
Approche du Canada à l’égard de l’Afrique

Shelby Kramp-Neuman

PCC – Ontario (Hastings – Lennox and Addington – Tyendinaga)

Bio

Porte-parole

Élection à la Chambre des communes

Parcours professionnel

Membre de comités pertinents pour Affaires mondiales Canada

Domaines d’intérêt pour Affaires mondiales Canada

Moyen-Orient : État palestinien et Israël
Ukraine et défense internationale
Souveraineté dans l’Arctique
Haïti
Incursions russes et réponse de l’OTAN
Défense, OTAN et NORAD
Politique commerciale et tarifaire

Lianne Rood

PCC – Ontario (Middlesex – London)

Bio

Porte-parole

Élection à la Chambre des communes

Parcours professionnel

Membre de comités pertinents pour Affaires mondiales Canada

Domaines d’intérêt pour Affaires mondiales Canada

Protection des minorités religieuses et réponse humanitaire
Souveraineté dans l’Arctique
Incursions russes et réponse de l’OTAN
Commerce international

Mona Fortier

PLC – Ontario (Ottawa—Vanier—Gloucester)

Bio

Élection à la Chambre des communes

Parcours professionnel

Fonctions et rôles en tant que parlementaire

Membre de comités pertinents pour Affaires mondiales Canada

Domaines d’intérêt pour Affaires mondiales Canada

Haïti
Services consulaires
Souveraineté dans l’Arctique
Politique environnementale et commerciale

Steven Guilbeault

PLC – Québec (Laurier-Sainte-Marie)

Bio

Élection à la Chambre des communes

Parcours professionnel

Fonctions et rôles en tant que parlementaire

Membre de comités pertinents pour Affaires mondiales Canada

Domaines d’intérêt pour Affaires mondiales Canada

Diplomatie climatique et accords multilatéraux sur l’environnement
Climat, sécurité et stabilité
Financement climatique et développement durable
Gouvernance environnementale internationale et biodiversité
Normes commerciales, climatiques et environnementales

Robert Oliphant

PLC – Ontario (Don Valley Ouest)

Bio

Élection à la Chambre des communes

Parcours professionnel

Fonctions et rôles en tant que parlementaire

Membre de comités pertinents pour Affaires mondiales Canada

Domaines d’intérêt pour Affaires mondiales Canada

Souveraineté dans l’Arctique
Incursions russes et réponse de l’OTAN
Haïti et République dominicaine

Anita Vandenbeld

PLC – Ontario (Ottawa Ouest – Nepean)

Bio

Élection à la Chambre des communes

Parcours professionnel

Fonctions et rôles en tant que parlementaire

Membre de comités pertinents pour Affaires mondiales Canada

Domaines d’intérêt pour Affaires mondiales Canada

Démocratie et gouvernance : Palestine
Souveraineté dans l’Arctique
Genres, paix et gouvernance

L’approche de politique étrangère du Canada

Messages supplémentaires

Contexte

Dans de récentes déclarations, le gouvernement a insisté sur l’émergence d’un nouvel ordre mondial, sur le fait que le Canada appréhende le monde tel qu’il est (et non tel qu’il souhaiterait qu’il soit), et sur l’adoption d’une approche réaliste fondée sur les valeurs. Le premier ministre a indiqué publiquement l’intention du gouvernement d’élaborer une stratégie de sécurité nationale, laquelle devrait intégrer un volet de politique étrangère. Les travaux visant à définir ce volet sont en cours. Bien que les échéanciers demeurent à confirmer, sa publication est envisagée avant l’été.

Arctique – Politique étrangère (y compris le Groenland)

Messages supplémentaires

Contexte

La Politique étrangère pour l’Arctique (PEA) est une stratégie diplomatique globale pour la mobilisation du Canada dans l’Arctique et sa participation aux questions qui touchent la région. Elle comprend quatre piliers en matière de politique étrangère : affirmer la souveraineté du Canada; promouvoir les intérêts du Canada par une diplomatie pragmatique; exercer un leadership en matière de gouvernance de l’Arctique et d’enjeux multilatéraux; adopter une approche plus inclusive de la diplomatie dans l’Arctique.

Dans le cadre de la PEA, le Canada s’engage à :

La PEA met l’accent sur la coopération nord-américaine dans l’Arctique, notamment avec le Groenland, ce qui témoigne de liens culturels et économiques étroits. La décision du Canada d’ouvrir un consulat à Nuuk, au Groenland, constitue une réalisation importante dans le cadre de la Politique étrangère du Canada pour l’Arctique et souligne notre volonté de renforcer la collaboration diplomatique dans la région. Cette initiative renforce la présence du Canada dans l’Arctique et approfondit les liens avec le Groenland et le Danemark à un moment où l’Arctique fait l’objet d’une attention géopolitique accrue. La gouverneure générale et la ministre des Affaires étrangères se rendront à Nuuk pour l’ouverture officielle du consulat au début du mois de février 2026.

La mise en œuvre de la PEA est soutenue par l’Initiative sur le leadership mondial dans l’Arctique. Dotée d’un budget annuel de 8 millions de dollars, cette initiative vise notamment à renforcer le leadership du Canada au sein du Conseil de l’Arctique et à soutenir la participation des Autochtones et des jeunes aux affaires internationales relatives à l’Arctique.

La PEA est le fruit de plusieurs mois de collaboration concrète avec les gouvernements territoriaux et provinciaux et les peuples autochtones concernés. Affaires mondiales Canada s’engage à poursuivre des collaborations concrètes et fondées sur les distinctions au cours de la phase de mise en œuvre.

États-Unis-Venezuela

Au besoin, si l’on insiste sur la position du Canada à l’égard des actions des États-Unis :

Messages supplémentaires

Derniers développements

Données et faits à l’appui

Contexte

Haïti

Messages complémentaires

Contexte

Le 30 septembre 2025, le Conseil de sécurité des Nations Unies a autorisé le remplacement de la MMSS par une Force de répression des gangs (FRG) plus robuste, comptant 5 500 membres, appuyée par un Bureau d’appui des Nations Unies pour Haïti à Port-au-Prince. Conformément à la résolution du Conseil, un Groupe permanent de partenaires (GPP) a été créé pour assurer la supervision et promouvoir l’apport de personnel et de ressources à la FRG. Le GPP est actuellement composé des pays ayant fourni un appui financier important et contribué du personnel à la MMSS: les États‑Unis, le Canada, le Guatemala, El Salvador, le Kenya, la Jamaïque et les Bahamas. La résolution demande également une coordination accrue entre la FRG, l’ONU et l’Organisation des États américains sur les questions de sécurité en Haïti.

Le Canada a organisé une conférence de génération de forces pour la FRG à New York le 9 décembre 2025. La conférence a permis d’obtenir des engagements totalisant plus de 10 000 membres de personnel pour soutenir la mission. Le Canada joue également un rôle de chef de file dans la mise en place du Bureau du Représentant spécial de la FRG et de son Secrétariat, ainsi que dans la mobilisation internationale visant à accroître le financement volontaire des opérations de la FRG. Ces efforts s’ajoutent à l’aide humanitaire et à l’aide internationale en cours, destinées à s’attaquer aux causes profondes de l’insécurité en Haïti.

En ce qui concerne la Loi sur les licences d’exportation et d’importation, des licences ont été délivrées en 2025 pour l’exportation de véhicules blindés vers Haïti, destinés aux organismes d’application de la loi, notamment la Police nationale d’Haïti et la MMSS/FRG. Compte tenu des niveaux élevés d’insécurité et du contrôle exercé par des gangs armés dans de nombreuses zones du pays, ces exportations sont cohérentes avec la position du Canada consistant à appuyer les efforts d’Haïti pour rétablir la sécurité et l’ordre démocratique. Destinées à des entités gouvernementales ou à des missions autorisées par l’ONU (MMSS/FRG), toutes les exportations respectent également les obligations du Canada découlant de l’embargo sur les armes visant Haïti.

Relations Canada-États-Unis

Messages supplémentaires

Mise à jour

Vous vous êtes entretenu avec le secrétaire Rubio et d'autres ministres des Affaires étrangères du G7 le 6 janvier pour discuter du Venezuela.

Le secrétaire Rubio organise un sommet ministériel sur les minéraux critiques le 4 février.

Stratégie de sécurité nationale des États-Unis

Messages supplémentaires

Contexte

Le 5 décembre, la Maison Blanche a publié sa stratégie de sécurité nationale. Cette stratégie rassemble dans un document unique les déclarations et positions précédentes des hauts responsables de l'administration sur les questions géopolitiques. Le document applique les principes et les approches « America First » à la défense et à la sécurité, à la domination économique, au leadership dans les technologies émergentes et à la protection des droits et des valeurs « traditionnels ». Il s'agit de l'un des quatre documents qui façonnent les politiques étrangères et intérieures des États-Unis, les autres étant la stratégie de défense nationale, la stratégie de cybersécurité et la politique antiterroriste, qui n'ont pas encore été publiés.

La NSS ne mentionne pas explicitement le Canada (en dehors d'une liste de pays dont elle cherche à rééquilibrer les politiques commerciales vis-à-vis de la Chine), ni le NORAD ou l'Arctique. La SSN rejoint les intérêts canadiens dans certains domaines, notamment la sécurité de la frontière, la lutte contre la drogue et la migration illégale dans l'hémisphère, la défense continentale, la Chine, la sécurité économique et, potentiellement, l'Arctique.

Approche de la politique étrangère des États-Unis

Messages supplémentaires

Contexte

Directive stratégique « America First » au Secrétaire d’État

Ce décret présidentiel du « Jour 1 » du président Trump vise à modifier l'ensemble de l'engagement mondial des États-Unis, y compris avec le Canada, où la nouvelle administration cherche à réorienter les relations avec le Canada de manière à ce que les États-Unis soient les bénéficiaires nets dans tous les domaines de la coopération bilatérale, apparemment sans tenir compte des points de vue ou des intérêts canadiens, ni reconnaître la manière dont le Canada peut aider les États-Unis à atteindre leurs objectifs. Cette approche n'est pas spécifique au Canada; elle s'applique à l'engagement des États-Unis avec les pays du monde entier. Cependant, compte tenu de notre situation géographique et de notre profonde intégration avec les États-Unis, nous sommes particulièrement sensibles à la directive politique « America First ». Cette directive a conduit à un transactionalisme accru, à une préférence pour les accords bilatéraux ou mini-latéraux perçus comme n'étant pas soumis aux règles et obligations habituelles, et au démantèlement d'agences clés telles que l'USAID et l'Agence américaine pour les médias mondiaux.

Publiée le 5 décembre, la stratégie de sécurité nationale des États-Unis se distingue par l'application des principes et des approches « America First » en matière de défense et de sécurité, de domination économique, de sécurité énergétique, de leadership dans les technologies émergentes et de protection des droits et des valeurs « traditionnels ».

Retrait des États-Unis des organisations internationales

Le président Trump a annoncé une révision de l'adhésion des États-Unis à un large éventail d'organisations internationales par le biais du décret 14199, le premier jour de son deuxième mandat non consécutif. Les États-Unis se sont ensuite retirés ou ont quitté l'Accord de Paris, l'Organisation mondiale de la santé et le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies, entre autres. Le 7 janvier, le président Trump a signé une proclamation ordonnant aux États-Unis de se retirer ou de cesser de financer 31 entités des Nations Unies et 35 entités non liées aux Nations Unies.

Nomination du nouvel ambassadeur du Canada aux États-Unis

Messages supplémentaires

Contexte

Biographie de Mark Wiseman

Le 22 décembre 2025, le premier ministre Carney a annoncé que Mark Wiseman deviendrait le prochain ambassadeur du Canada aux États-Unis.

Monsieur Wiseman a récemment occupé les fonctions de conseiller principal et président de Lazard Canada, d’administrateur au conseil d'administration de NOVA Chemicals, de président du conseil d'administration d'Alter Domus et de conseiller principal du Boston Consulting Group. Il a également été président du conseil d'administration de l'Alberta Investment Management Corporation de 2020 à 2023. Auparavant, il a été directeur général principal chez BlackRock, directeur mondial des actions actives, président de la division des placements alternatifs de BlackRock et président de son comité d'investissement mondial. Il a également siégé au comité exécutif mondial de BlackRock. Avant cela, M. Wiseman a été président et chef de la direction (PDG) de l'Office d'investissement du régime de pensions du Canada, où il a d'abord occupé le poste de vice-président principal, Investissements privés, puis celui de vice-président exécutif, avant de devenir PDG.

Il est un leader communautaire dévoué qui a siégé au conseil d'administration de plusieurs organisations à but non lucratif, notamment Alpine Canada Alpin, Sinai Health System, le Capital Markets Institute et le conseil consultatif du doyen de la Rotman School of Management de l'Université de Toronto. En 2012, il a reçu la médaille du jubilé de diamant de la Reine Elizabeth II en reconnaissance de son service.

Processus lié au chef de mission

Une fois la nomination du chef de mission approuvée par le premier ministre, l'agrément du pays d'accréditation est demandé. L'agrément garantit l'approbation nécessaire du gouvernement hôte pour accueillir le représentant du Canada. Après réception de l'agrément, un décret en conseil est signé au Canada, nommant officiellement le chef de mission à son poste. Le décret en conseil est accompagné d'une lettre de créance qui permet au représentant du Canada d'assumer pleinement ses fonctions de chef de mission dès qu'il l'a présentée au chef du gouvernement hôte.

Situation en Cisjordanie et à Gaza

Messages supplémentaires

Gaza

Réponse - Pourquoi le Canada n'a-t-il pas été invité à siéger au Conseil de paix ?
Réponse - Le Canada soutient-il le désarmement forcé du Hamas ?
Réponse - Le Canada contribuera-t-il à la Force internationale de stabilisation ?

Cisjordanie

Réponse - Refus d'entrée/mauvais traitements infligés à une délégation de députés à la Cisjordanie en décembre

Droit international / tribunaux

Réponse – Le Canada exécutera-t-il les mandats d'arrêt de la CPI ?

Contexte

Plan de paix pour Gaza

Le 14 janvier 2026, l'envoyé spécial américain Steve Witkoff a annoncé le lancement de la phase 2 du plan de paix. La phase 2 prévoit la création du Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG), une administration technocratique palestinienne transitoire à Gaza. Le 16 janvier, le président Trump a remis des lettres d'invitation au Conseil de paix à une soixantaine de dirigeants mondiaux, dont le Premier ministre Carney. Le 22 janvier, le président Trump a révoqué l'invitation du Premier ministre Carney dans une annonce publiée sur Truth Social. Le Conseil de paix est censé être l'organe de gouvernance global du plan de paix en 20 points des États-Unis pour Gaza, conformément à la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations Unies. [CAVIARDÉ]

Situation humanitaire

L'accès humanitaire s'est amélioré depuis le cessez-le-feu, mais il reste limité étant donné les restrictions imposées par Israël et les livraisons d'aide restent largement insuffisantes par rapport aux besoins. À la suite de la date limite de réenregistrement fixée au 31 décembre, les principales ONG internationales, y compris les partenaires financés par le Canada, ont reçu l'ordre de cesser leurs activités en Palestine dans un délai de 60 jours, ce qui crée une grande incertitude sur le plan opérationnel et en matière de planification.

Iran

Messages supplémentaires

Faits et chiffres à l’appui 

Contexte 

Manifestations en cours et répression du régime iranien

Le 28 décembre 2025, des manifestations en réponse à la situation économique désastreuse ont débuté à Téhéran et se sont rapidement étendues à l’ensemble du pays, la population iranienne exigeant le respect de ses droits fondamentaux. Le président américain Donald Trump a indiqué qu’il viendrait en soutien au peuple iranien, ce qui a suscité des inquiétudes sur un possible regain de tensions entre l’Iran et les États-Unis et, de manière plus générale, de l’instabilité régionale que cela pourrait occasionner. Le régime iranien a réagi aux manifestations par une répression à grande échelle qui a entraîné la mort de plus de 5 000 personnes et plus de 22 000 arrestations. Les organisations de défense des droits de la personne et les pays occidentaux ont dénoncé ce recours à la violence pour reprendre le contrôle par la peur. À ce jour, le Canada a publié plusieurs gazouillis et deux déclarations avec des pays aux vues similaires exprimant sa préoccupation au suet de la situation et appelant au respect des droits de la personne. Le Canada prend des mesures pour imposer des sanctions supplémentaires à des entités et des personnes iraniennes pour violations de la paix et de la sécurité internationales ainsi que des droits de la personne.

Résolution de l’ONU sur la situation des droits de la personne en Iran

En décembre 2025, le Canada a dirigé la 23e résolution annuelle sur la situation des droits de la personne en Iran dans le cadre de la Troisième commission de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Soutien aux groupes mandataires et terroristes

L’Iran soutient des acteurs armés non étatiques. Par l’intermédiaire des Forces al-Qods du CGRI, l’Iran fournit des fonds, des armes et de la formation au Hezbollah, au Hamas, au Jihad islamique palestinien, aux milices chiites iraquiennes et aux Houthis du Yémen.

Soutien à la Russie

L’Iran aurait fourni à la Russie des drones, des obus d’artillerie et des missiles balistiques à courte portée pour servir dans sa guerre illégale contre l’Ukraine.

Responsabilité dans l’écrasement du vol PS752

Le vol PS752 a été abattu par des missiles sol-air iraniens le 8 janvier 2020, tuant 176 personnes, dont 55 Canadiens et 30 résidents permanents. Le Canada collabore avec ses partenaires internationaux afin de tenir l’Iran pleinement responsable et d’assurer transparence, réparation et justice pour les familles.

Allégations de l’Iran selon lesquelles le Canada aurait violé ses immunités souveraines

En juin 2023, l’Iran a porté plainte contre le Canada devant la Cour internationale de justice (CIJ), alléguant que le Canada avait violé ses immunités souveraines dans le cadre d’actions exécutives, législatives et judiciaires liées à la Loi visant à décourager les actes de terrorisme contre le Canada et les Canadiens. L’affaire est en instance. Le 30 décembre 2025, le ministère iranien des Affaires étrangères a publié une déclaration désignant la Marine royale canadienne comme une « organisation terroriste » en réponse à la décision du Canada de juin 2024 d’inscrire le CGRI de l’Iran sur la liste des organisations terroristes.

Situation au Soudan

Messages supplémentaires

Contexte

Soutien du Canada à l’Ukraine

Messages supplémentaires

Mise à jour

Le premier ministre continue de participer aux réunions de la Coalition des volontaires depuis sa création au printemps 2025, notamment la plus récente à Paris le 6 janvier 2026, qui s’est conclue par l’adoption de la Déclaration de Paris, réaffirmant l’engagement des partenaires à élaborer des garanties de sécurité solides pour l’Ukraine. Le 27 décembre 2025, le premier ministre Carney a accueilli le président Zelenskyy à Halifax, où il a annoncé un engagement supplémentaire de 2,5 milliards de dollars en appui économique à l’Ukraine. Le premier ministre Carney et le président Zelenskyy ont également discuté par téléconférence les 9 et 26 décembre 2025.

Le 3 décembre, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution non contraignante appelant au retour immédiat et inconditionnel des enfants ukrainiens transférés et déportés de force, texte qui a été cofacilité par l’Ukraine, le Canada et la délégation de l’UE, adopté par 91 voix contre 12 et 57 abstentions.

Faits et chiffres à l’appui

Plan de paix pour l’Ukraine

Messages supplémentaires

Mise à jour

L’Ukraine continue de se présenter dans les négociations comme la partie raisonnable cherchant une issue pacifique qui préserve sa souveraineté et ses perspectives en tant que nation forte et prospère. Le président Zelenskyy a démontré une plus grande flexibilité sur les questions de territoire, de plafonds militaires, d’adhésion à l’OTAN et de tenue d’élections – autant d’enjeux ayant d’importantes implications internes. Cinq documents sont en cours de négociation entre les États-‑Unis et l’Ukraine : (1) un plan de paix en 20 points; (2) un document décrivant les garanties de sécurité non-américaines accordées à l’Ukraine; (3) un document exposant les garanties de sécurité bilatérales des États-‑Unis pour l’Ukraine; (4) un « document de prospérité » relatif à la reconstruction; (5) et un document établissant la séquence des différentes étapes, notamment en ce qui concerne les événements tels que les référendums et/ou élections en Ukraine. La Russie continue d’insister sur son exigence de contrôle total du Donbass, y compris les zones qu’elle n’a pas réussi à conquérir militairement.

Femmes, paix et sécurité

Messages supplémentaires

Mise à jour

Le rapport 2025 du Secrétaire général des Nations Unies sur les femmes, la paix et la sécurité souligne des progrès, tout en avertissant d’une stagnation, voire d’une régression dans de nombreux domaines (voir les faits et chiffres ci‑dessous). Alors que la position des États-Unis continue d’évoluer sous le président Trump, ils demeurent le seul pays à avoir adopté une loi globale sur le programme « Femmes, paix et sécurité », mise en œuvre et promulguée par le président Trump lors de sa première administration. Le 6 octobre 2025, 91 pays, dont le Canada, ont réaffirmé leur soutien au programme « Femmes, paix et sécurité » au Conseil de sécurité des Nations Unies.

Faits et chiffres à l’appui

La stratégie Afrique 

Messages supplémentaires 

Mise à jour 

Faits et chiffres 

Contexte 

La Stratégie du Canada pour l’Afrique: un partenariat pour la prospérité et la sécurité partagées (mars 2025) s'appuie sur des consultations auprès de plus de 600 parties prenantes. Sa mise en œuvre repose sur les ressources existantes. Axée sur le commerce et le développement, cette stratégie vise à créer les conditions propices à des relations commerciales mutuellement avantageuses. 

Lancé dans le cadre de la Stratégie, le Centre pour le Commerce en Afrique fait avancer la diplomatie économique du Canada en facilitant le commerce et l'investissement entre les entreprises canadiennes et africaines, en soutenant les partenariats stratégiques, en diversifiant les marchés, en renforçant la résilience de la chaîne d'approvisionnement et en favorisant une croissance alignée sur l'Agenda 2063 de l'UA, notamment en soutenant la mise en œuvre de la ZLECAf. Toujours dans le cadre de la stratégie, le programme de commerce et de développement pour l'Afrique se concentre sur le soutien à la mise en œuvre de la ZLECAf et la promotion de résultats économiques inclusifs pour les partenaires africains, tels que la création d'emplois, en particulier pour les jeunes et les femmes. 

L'Afrique représente environ 1% du commerce mondial du Canada (15,3 milliards de dollars), soit une hausse de 15,6% depuis 2021. Les principaux partenaires commerciaux du Canada sont l'Afrique du Sud, le Nigeria, le Maroc, l'Algérie et la Mauritanie.

Le point sur la Stratégie pour l’Indo-Pacifique

Messages supplémentaires

Mise à jour

De 2023 à 2025, le Canada a conclu des négociations avec l’Indonésie, a fait progresser les négociations en vue d’un ALE avec l’ANASE et a présidé la Commission sur l’Accord de partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP) en 2024. Le Canada a également annoncé les négociations d’un nouvel ALE avec la Thaïlande et les Philippines, ainsi que les négociations en vue d’un accord de partenariat économique global (APEG) avec l’Inde. Depuis octobre 2023, le Canada a entrepris des missions commerciales d’Équipe Canada au Japon, en Malaisie, au Vietnam, en Corée du Sud, en Indonésie, aux Philippines, en Australie, en Thaïlande et au Cambodge, facilitant ainsi plus de 4 000 réunions interentreprises, avec des retombées économiques prévues de plus de 251 millions de dollars. De nouveaux bureaux diplomatiques et commerciaux ont été ouverts au Japon, en Corée du Sud, en Indonésie, au Vietnam et aux Fidji, ainsi que le Bureau indo-pacifique pour l’agriculture et l’agroalimentaire (BIPAA) aux Philippines. Le gouvernement a également entrepris plusieurs voyages de haut niveau dans la région, y compris tout récemment une visite du premier ministre et de ministres en Chine, du 14 au 17 janvier 2026.

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

La Stratégie du Canada pour l’Indo-Pacifique, lancée en novembre 2022, constitue un cadre pangouvernemental de 10 ans, appuyé par 2,3 milliards de dollars sur cinq ans, pour l’engagement dans la région. Elle repose sur 5 objectifs stratégiques (OS) :

L’approche générale du Canada concorde avec les stratégies semblables adoptées par des partenaires clés, notamment le Japon, l’UE, l’Australie et l’ANASE.

La Stratégie du Canada pour l’Indo-Pacifique appuie également la centralité de l’ANASE dans l’architecture régionale de l’Asie du Sud-Est et de l’Indo-Pacifique, ainsi que son rôle actif dans la promotion de la sécurité, de la diplomatie et de la stabilité. Il existe une forte concordance entre les perspectives de l’ANASE sur l’Indo-Pacifique et la Stratégie du Canada pour l’Indo-Pacifique dans la promotion d’un ordre fondé sur des règles pour la sécurité régionale, la prospérité et la coopération multilatérale.

Depuis l’adoption de la Stratégie en 2022, un certain nombre de changements et de développements externes lui ont donné un nouvel élan afin de mieux l’harmoniser avec les réalités mondiales actuelles et les priorités relatives au mandat du nouveau gouvernement. Ce travail se poursuit.

Chine – Relations bilatérales et échanges commerciaux

Messages supplémentaires

Le point sur la situation

Du 14 au 17 janvier, vous avez accompagné le premier ministre lors de sa première visite officielle en Chine, aux côtés du ministre du Commerce international, de la ministre de l’Industrie, du ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, du ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, du secrétaire parlementaire du premier ministre et du député de Markham—Unionville. Une déclaration commune a été publiée à la suite de la visite, et des protocoles d’accord ont été signés dans plusieurs domaines, notamment l’énergie, la lutte contre la criminalité, les techniques modernes de la construction en bois, la culture, la sécurité alimentaire et la santé des plantes et des animaux.

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Répondre aux préoccupations économiques et commerciales bilatérales

L’Accord de principe préliminaire visant à régler des enjeux économiques et commerciaux entre le Canada et la République populaire de Chine vise à régler des différends commerciaux de longue date et à ouvrir la voie à de nouveaux investissements importants au Canada. Il sera possible d’examiner les progrès réalisés dans le cadre de l’Accord de principe préliminaire et sa mise en œuvre dans trois ans afin d’évaluer si les avantages se sont concrétisés. En plus des engagements concernant les droits de douane sur les véhicules électriques en provenance de Chine et sur divers produits agricoles et agroalimentaires en provenance du Canada, les deux pays se sont engagés à accroître les investissements bilatéraux dans les domaines de l’énergie propre, de la technologie, de l’agroalimentaire, des produits du bois et autres secteurs afin d’approfondir les liens économiques. En ce qui concerne l’acier et l’aluminium, le Canada prolongera jusqu’en 2026 ses mesures de remise existantes sur les produits chinois en pénurie d’acier et d’aluminium, couvrant 66 lignes tarifaires qui visent un produit spécifique et 59 lignes tarifaires qui visent une entreprise spécifique.

En ce qui concerne les relations économiques et commerciales, les deux parties se sont engagées à redynamiser le Comité mixte sur l’économie et le commerce Canada-Chine (CMEC), dirigé respectivement par AMC et le MOFCOM, et à faire en sorte que le CMEC continue à servir de principal canal pour promouvoir la coopération économique et commerciale et résoudre les différends économiques et commerciaux entre les deux pays. Les parties ont également convenu de relancer le dialogue stratégique économique et financier de haut niveau entre le Canada et la Chine afin de discuter d’un large éventail de questions liées au renforcement des relations économiques bilatérales.

Taïwan

Messages supplémentaires

Faits et chiffres à l’appui

Le point sur la situation

Récents exercices militaires de la RPC

Les 29 et 30 décembre 2025, la RPC a mené des exercices à grande échelle et multidomaines autour de Taïwan. Ces exercices, baptisés « Mission Justice 2025 », ont eu lieu peu après l’annonce par les États-Unis de leur plus important programme de vente d’armes à Taïwan.

Délégation parlementaire à Taïwan

Du 10 au 15 janvier, une délégation de parlementaires canadiens s’est rendue à Taïwan pour discuter de questions commerciales et culturelles. Deux délégués ont quitté Taïwan avant les autres, indiquant que leur décision était fondée sur « les conseils du gouvernement » et le désir « d’éviter toute confusion » au sujet de la politique étrangère du Canada, car la visite coïncidait avec celle du premier ministre en RPC.

Contexte

Stabilité dans le détroit de Taïwan

Le Canada s’engage en faveur de la paix et de la stabilité dans le détroit de Taïwan et s’oppose à toute action unilatérale qui menacerait le statu quo. De concert avec le G7, le Canada a constamment exprimé sa position. Les opérations et activités des Forces armées canadiennes réaffirment l’engagement du Canada à maintenir le statu quo de part et d’autre du détroit. Les Forces armées canadiennes continuent d’opérer dans la région indo-pacifique, y compris dans le détroit de Taïwan, dans le plein respect du droit international. Plus récemment, soit le 6 septembre 2025, le NCSM Ville de Québec a effectué une traversée conjointe du détroit avec le HMAS Brisbane (Australie).

Participation de Taïwan à l’échelle internationale

Le Canada et Taïwan coopèrent au sein de forums multilatéraux où les deux pays sont représentés, comme l’APEC, l’OMC et les organisations régionales des pêches. Le Canada est également membre du Cadre mondial de coopération et de formation, aux côtés de Taïwan, des États-Unis, du Japon et de l’Australie, afin de renforcer les capacités dans la région indo-pacifique par l’organisation de conférences internationales.

[CAVIARDÉ]

Jimmy Lai

Messages supplémentaires

Le point sur la situation

Le premier ministre Carney, accompagné d’une délégation ministérielle, s’est rendu à Pékin du 13 au 17 janvier et a confirmé que le cas de Jimmy Lai avait été soulevé auprès de la Chine dans le cadre de discussions plus larges. Vous avez également évoqué cette affaire lors de votre rencontre avec votre homologue, le ministre Wang Yi, le 15 janvier. Jimmy Lai a été reconnu coupable le 15 décembre 2024 et sa peine devrait être prononcée très prochainement.

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Jimmy Lai, citoyen britannique et chinois, est le militant prodémocratie le plus en vue à avoir été inculpé au titre de la loi sur la sécurité nationale à Hong Kong. Il est le fondateur de l’Apple Daily, journal populaire de Hong Kong aujourd’hui disparu, et a des liens familiaux et d’investissement importants avec le Canada. Il fait actuellement l’objet de deux chefs d’accusation en vertu de la loi sur la sécurité nationale de Hong Kong : complot en vue de collaborer avec des forces étrangères et complot aux fins de la publication de matériel séditieux. L’âge avancé de M. Lai (77 ans) et ses antécédents de maladies chroniques ont suscité des inquiétudes.

[CAVIARDÉ]

Régime de sanctions du Canada

Points supplémentaires

Derniers développements

Le 12 novembre, le Canada a imposé des sanctions à l’encontre de 13 personnes et 11 entités, dont plusieurs sont impliquées dans la création et la mise en œuvre du programme de drones de la Russie, ainsi que d’entités qui fournissent l’infrastructure cybernétique utilisée dans le cadre des stratégies hybrides de la Russie contre l’Ukraine. Ces sanctions visent également 100 navires de la flotte fantôme russe.

Données et faits probants

Contexte 

La Loi sur les mesures économiques spéciales permet au gouvernement d’imposer des sanctions à l’égard d’un État étranger, ainsi que des personnes et des entités liées à cet État étranger. Celles‑ci peuvent être imposées en réponse à :

La Loi sur la justice pour les victimes de dirigeants étrangers corrompus permet au gouvernement de cibler directement les ressortissants étrangers qui sont responsables ou complices de violations flagrantes des droits de la personne reconnus à l’échelle internationale ou d’actes de corruption importants commis dans des États étrangers, indépendamment des sanctions imposées par les États.

Le CSNU peut aussi légalement exiger des États membres qu’ils introduisent ces mesures dans leur législation nationale, ce qui est fait au Canada par l’entremise de la Loi sur les Nations Unies.

Les sanctions sont mises en œuvre sous la forme de règlements dans le cadre du processus réglementaire du gouverneur en conseil. Les mesures varient d’un règlement à l’autre et peuvent inclure des interdictions de transactions, des interdictions commerciales ou des restrictions financières. Les sanctions limitent les activités entre les Canadiens ou les personnes au Canada et les personnes, entités ou États sanctionnés. Les personnes assujetties à des sanctions en vertu des 3 lois sont interdites de territoire au Canada en vertu de la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés.

État d’avancement des procédures de saisie et de confiscation des biens des personnes sanctionnées (Russie)

Points supplémentaires

Derniers développements

Conformément à la loi, des travaux sont en cours pour traiter les demandes et réclamations pertinentes, et pour envisager les prochaines étapes concernant la confiscation potentielle des deux biens.

Données et faits probants

Contexte

En juin 2022, le Canada a modifié la Loi sur les mesures économiques spéciales et la Loi sur la justice pour les victimes de dirigeants étrangers corrompus, afin de permettre au gouvernement de saisir, de confisquer, d’aliéner et de redistribuer des biens au Canada appartenant à des personnes sanctionnées dont le nom figure sur la liste de l’une des réglementations en matière de sanctions autonomes. Ce faisant, il est devenu le premier membre du G7 à mettre en œuvre l’engagement du G7 de trouver, bloquer, geler et, le cas échéant, saisir, confisquer les biens des personnes et des entités qui ont été sanctionnées à la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Il est précisé dans la législation canadienne que les fonds provenant de la confiscation de biens peuvent être utilisés pour la reconstruction d’un État étranger affecté par une grave atteinte à la paix et à la sécurité internationales; le rétablissement de la paix et de la sécurité internationales; et l’indemnisation des victimes d’une atteinte grave à la paix et à la sécurité internationales, de violations flagrantes et systématiques des droits de l’homme ou d’actes de corruption importants.

Aperçu des modifications apportées à la Loi sur les licences d’exportation et d’importation (LLEI)

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Contexte

Initialement, les modifications proposées dans le projet de loi C-15 devaient être incluses dans le projet de loi d’exécution de l’Énoncé économique de l’automne 2024, mais elles n’ont pas été mises en œuvre à l’époque, car le projet de loi n’a pas été présenté. Les événements survenus depuis 2024 ont démontré la pertinence de ces modifications.

Les modifications permettraient au gouverneur en conseil de contrôler les exportations et les importations pour des raisons de sécurité économique. Ces contrôles pourraient prendre différentes formes, comme des mesures de surveillance, l’obligation de détenir une licence, etc. En général, lorsqu’une marchandise ou une technologie figure sur la Liste des marchandises et technologies d’exportation contrôlée, ou une marchandise sur la Liste des marchandises d’importation contrôlée, les exportateurs ou importateurs doivent obtenir une licence du ministre et se conformer à toutes les modalités rattachées à cette licence. Le gouvernement est ainsi en mesure d’appliquer une série de contrôles, allant de la surveillance du commerce de certains biens à la limitation des quantités et, dans des cas exceptionnels, à l’imposition de restrictions sévères à l’importation ou à l’exportation. Les contrôles pourraient également être conçus pour ne s’appliquer qu’à certaines destinations d’importation ou d’exportation. La souplesse de cette approche pourrait permettre d’adapter les contrôles au risque ou à la situation visés.

Ces pouvoirs sont proposés de façon proactive. À l’heure actuelle, aucun nouveau contrôle à l’importation ou à l’exportation n’est envisagé, et le Ministère n’a pas l’intention d’utiliser ces pouvoirs à court terme. L’objectif des modifications est de s’assurer que le Canada a la capacité d’agir en cas de besoin, et non de signaler un changement immédiat dans la politique ou les pratiques commerciales.

Exemples pratiques de contrôles possibles

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Considérations PT relatives aux modifications de la LLEI

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Mécanismes de mobilisation FPT

À AMC, la Direction des relations intergouvernementales coordonne l’échange efficace de renseignements avec les PT. Le Ministère organise de façon régulière et ponctuelle des consultations sur les politiques commerciales, des activités de sensibilisation et des tables rondes FPT au niveau des ministres, des sous-ministres, des sous-ministres adjoints et des fonctionnaires. Ces réunions sont une occasion de partager l’information et de coopérer en ce qui concerne les priorités communes.

Les PT influencent de plus en plus l’élaboration et la mise en œuvre de la politique étrangère du Canada, et ce, au-delà des aspects relatifs aux États-Unis. Plusieurs conférences, réunions et groupes de travail FPT ont été organisés pour collaborer avec les PT relativement aux principaux dossiers internationaux, à savoir les négociations et les politiques commerciales, l’investissement direct étranger (IDE), le développement du commerce international, la mise en œuvre de la Stratégie pour l’Indo-Pacifique, la Chine, et la Politique étrangère du Canada pour l’Arctique.

Contrôles à l’exportation – marchandises militaires

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Au besoin : Soudan – Détournement présumé de technologies canadiennes depuis les Émirats arabes unis

Au besoin : Russie – Détournement présumé de technologies canadiennes depuis les Émirats arabes unis

Au besoin : Détournement de marchandises ou de technologies contrôlées par le Canada

Contexte – Hong Kong/Russie

Détournement présumé de technologies canadiennes de Hong Kong vers la Russie

Des médias canadiens et des groupes non gouvernementaux ont récemment fait état d’allégations selon lesquelles des fusils Cadex fabriqués au Canada auraient été détournés vers la Russie et utilisés sur le champ de bataille contre l’Ukraine. Par ailleurs, des groupes de défense des droits de la personne ont affirmé que des sociétés-écrans de Hong Kong ont servi d’intermédiaires pour le détournement de produits à double usage vers la Russie. Le 7 juillet 2020, Affaires mondiales Canada a publié un avis aux exportateurs indiquant que le Canada n’autorisera pas l’exportation d’articles militaires sensibles vers Hong Kong, et cette politique reste en vigueur. Aucune licence d’exportation ou de courtage n’a été délivrée pour des produits destinés à la Russie, à l’exception d’une licence délivrée pour la Fédération de Russie en 2013. Les fusils Cadex qui sont aux mains des Russes ont probablement été acquis soit lors de pertes subies sur le champ de bataille par les forces ukrainiennes qui sont approvisionnées en fusils Cadex, soit par l’acquisition illicite dans des pays tiers.

[CAVIARDÉ]

Contexte - EAU/Soudan

Détournement présumé de technologies canadiennes des Émirats arabes unis vers le Soudan

Depuis 2004, le Canada impose un strict embargo sur les armes à destination du Soudan. Le Canada examine toutes les licences d'exportation et de courtage au cas par cas en fonction des critères du Traité sur le commerce des armes inscrits dans la Loi sur les licences d’exportation et d’importation. En avril 2024, le Canada a adopté le Règlement sur les mesures économiques spéciales visant le Soudan, qui impose des restrictions strictes, notamment un gel des avoirs, à toute personne figurant sur la liste de ce règlement.

Des médias ont fait état de l’utilisation d’équipements liés au Canada par les forces paramilitaires de soutien rapide (FSR) au Soudan, notamment des véhicules blindés fabriqués aux Émirats arabes unis (par le groupe Streit) et des fusils produits au Canada par Sterling Cross Defense Systems. Le groupe Streit, dont le siège social se trouve aux Émirats arabes unis (depuis 2007), qui appartient au Canadien Guerman Goutorov et qui possède une entité au Canada (Streit Manufacturing), a été visé par des allégations d'utilisation abusive et de violation des embargos sur les armes. Le département du commerce des États-Unis a infligé une amende de 3,5 millions de dollars américains à Streit USA, au groupe Streit (UAE) et à des hauts dirigeants de l’entreprise pour avoir exporté et réexporté sans licences des véhicules blindés vers plusieurs pays en 2008-2009. Le groupe Streit a affirmé qu’il n’est pas responsable de la manière dont ses véhicules sont modifiés ou utilisés après la vente, affirmant qu’il se conforme aux lois sur l’exportation des Émirats arabes unis. La GRC ne peut confirmer ou infirmer qu’une enquête est en cours au sujet du groupe Streit.

Exportations d’armes vers Israël

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Contexte

En raison de la situation humanitaire à Gaza après l’opération militaire israélienne qui a suivi les attaques du 7 octobre 2023 par le Hamas, l’ancienne ministre des Affaires étrangères Mélanie Joly a demandé que la délivrance de nouvelles licences d’exportation vers Israël soit suspendue à partir du 8 janvier 2024. À la suite d’un examen plus approfondi, une trentaine de licences d’exportation ont été suspendues, pour des pièces qui ont été désignées comme de possibles composantes d’articles susceptibles d’être utilisés dans le cadre d’opérations militaires menées par Israël. Toutes les licences qui ont été suspendues en 2024 le restent et ne peuvent pas être utilisées pour des exportations vers Israël. En 2024, les entreprises canadiennes ont exporté pour environ 18,9 millions de dollars (en baisse par rapport à 30,6 millions de dollars en 2023) de pièces ou de composants destinés à être utilisés dans de l'équipement militaire, principalement pour être incorporés dans des articles devant ultérieurement être exportés d'Israël. Toutes ces exportations ont été effectuées en vertu de licences délivrées avant le 8 janvier 2024 et non suspendues.

La Loi sur les licences d’exportation et d’importation (LLEI) confère le pouvoir plus large de modifier, de suspendre, d’annuler ou de rétablir toute licence d’exportation, y compris de la suspendre aux fins d’une enquête plus approfondie à la lumière de nouvelles informations crédibles et pertinentes. Les renseignements propres aux articles exportés au titre d’une licence d’exportation constituent des renseignements commerciaux protégés.

Le 13 août 2024, le département d’État des États-Unis a annoncé l’approbation d’une « possible vente militaire à l’étranger » à Israël impliquant l’entreprise General Dynamics – Produits de défense et Systèmes tactiques (GDOTS-C), située au Québec. Parmi les articles décrits dans ce contrat de vente potentiel figurent 50 400 obus de mortier (c’est-à-dire des « cartouches de mortier à explosif détonnant de 120 mm et l’équipement connexe ») dont l’exportation est contrôlée aux termes de la Liste des marchandises d'exportation contrôlée. Le gouvernement croit comprendre que les articles seraient livrés au plus tôt en 2026. Des fonctionnaires sont en communication avec l’entreprise pour s’assurer qu’elle respecte le régime canadien de licences d’exportation.

Conformité du Canada en matière de contrôles à l’exportation

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Données et faits à l’appui

Recours en justice

Stratégie d’exportation de la défense

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Mise à jour

Le budget 2025 prévoit 6,6 milliards de dollars sur cinq ans pour renforcer l'industrie canadienne de la défense grâce à une stratégie industrielle de défense, qui sera rendue publique très prochainement. La stratégie d'exportation de défense (SED) qui l'accompagne devrait être publiée peu de temps après. Parmi les premières mesures prises conformément à la SED, citons la création d'une nouvelle direction des exportations en matière de défense au sein d'Affaires mondiales Canada et la négociation de la participation du Canada à SAFE, l'instrument de financement des achats de défense de l'UE.

Faits et chiffres à l'appui

Contexte

Stratégie industrielle de défense du Canada (SID)

La SID vise à bâtir une industrie de défense canadienne robuste qui offre un avantage technologique et opérationnel aux forces armées canadiennes et à leurs partenaires en matière de sécurité dans leur mission de défense du Canada, et qui maximise la croissance, la création d'emplois et les retombées économiques pour tous les Canadiens. L'objectif principal de la SID est de renforcer la base industrielle de défense du Canada, en veillant à ce que le Canada ait un accès fiable aux capacités et aux matériaux nécessaires pour protéger sa souveraineté nationale et contrer les menaces actuelles et futures. Elle vise à développer des entreprises de classe mondiale dans des domaines de capacité souveraine, à faire du Canada un chef de file mondial dans les technologies ayant des applications de défense, à renforcer et à garantir la résilience des chaînes d'approvisionnement du Canada et à établir des partenariats durables avec l'industrie et les alliés. Elle garantira également que les achats du Canada sont effectués en temps opportun, de manière rentable et résiliente, et que les entreprises canadiennes bénéficient d'un soutien solide à l'exportation. Dans l'ensemble, elle renforcera les relations entre le gouvernement et l'industrie, soutiendra l'écosystème industriel de la défense et tirera parti de notre réseau de partenaires nationaux et internationaux.

Stratégie d'exportation de défense (SED) du Canada

La SED reconnaît que les entreprises canadiennes du secteur de la défense ont besoin des revenus provenant des exportations pour augmenter leur production et répondre efficacement aux besoins d'approvisionnement des forces armées canadiennes. Les premières mesures prises dans le cadre de cette stratégie comprennent la création d'une direction dédiée aux exportations de défense au sein d'Affaires mondiales Canada, la mise en place d'un comité interministériel sur le commerce de la défense qui rassemble toutes les organisations fédérales clés, et la conclusion des négociations avec l'UE concernant la participation du Canada au programme SAFE. Les mesures futures comprendront le déploiement de nouveaux délégués commerciaux en Europe dédiés au secteur de la défense, le renforcement de la présence du Canada dans les salons internationaux de la défense et de l'aérospatiale, et la mise en place d'équipes de négociation des exportations en matière de défense afin de soutenir les soumissions canadiennes pour les grands contrats internationaux.

Budget 2025

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Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Sous les thèmes généraux « bâtir un Canada fort pour relever les défis du moment », « bâtir, protéger et renforcer le Canada » et « dépenser moins pour investir davantage », le budget 2025 propose une stratégie à long terme visant à renforcer l'économie canadienne grâce à des investissements dans l’infrastructure, la productivité et la compétitivité, la défense et la sécurité, ainsi que le logement.

Le budget 2025 comprend un engagement à présenter le Budget a l’'automne dans les années à venir et introduit un cadre de budgétisation des investissements en capital.

Le projet de loi C-15 a été déposé en novembre 2025 et est actuellement en revu par le Comité permanent des finances de la Chambre des communes et le Comité sénatorial permanent des finances nationales.

[CAVIARDÉ]

Contexte

Examen exhaustif des dépenses (EED)

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Mise à jour

Le 4 novembre, le gouvernement a présenté le Budget 2025, qui a été adopté à la Chambre des communes dans la semaine du 17 novembre et a maintenant été soumis à l’examen du Sénat.

Contexte

Aperçu des modifications à la LMES

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Mise à jour

Des fonctionnaires de Finances Canada et d’Affaires mondiales Canada ont comparu devant le Comité sénatorial permanent des affaires étrangères et du commerce international (AEFA) le 10 décembre 2025 dans le cadre d’une étude préliminaire sur cette division.

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Les mesures de sanction comprennent la saisie ou le gel de biens situés au Canada et la restriction des transactions financières ou d’autres activités économiques avec des personnes figurant sur la liste (définies comme des personnes physiques ou des entités). Les sanctions doivent être respectées par les personnes se trouvant au Canada ou par les personnes canadiennes se trouvant à l’étranger.

Bien qu’ils soient gelés, les actifs détenus dans des institutions financières peuvent générer des intérêts ou être utilisés comme levier, créant ainsi des profits involontaires pour les détenteurs d’actifs. Par exemple, les dépôts bancaires immobilisés représentent une source de financement qui peut être exploitée pour accorder des prêts et soutenir d’autres activités génératrices de profits.

Les sanctions financières interdisent la fourniture de services financiers ou la réalisation de transactions financières avec les personnes figurant sur la liste, en leur nom ou en exécution d’une directive qu’ils ont donnée, ou en rapport avec certains biens interdits. Compte tenu de la nature intégrée du système financier mondial, le fait d’imposer des sanctions à des institutions financières ayant des liens étroits avec le système financier du Canada pourrait poser des risques pour la stabilité financière nationale.

Projet de loi C-233

Messages supplémentaires

Mise à jour

Au cours de la première heure de débat en deuxième lecture du projet de loi C‑233 (Loi modifiant la Loi sur les licences d'exportation et d'importation) qui a eu lieu le 19 novembre 2025, les secrétaires parlementaires Robert Oliphant et Mona Fortier ont indiqué que le gouvernement n'appuierait pas le projet de loi tel qu'il est rédigé. Ce projet de loi, qui a été déposé par la députée Jenny Kwan (NPD), propose plusieurs changements à la Loi sur les licences d'exportation et d'importation et au régime de contrôle des exportations de longue date du Canada. La deuxième heure de la deuxième lecture doit avoir lieu le 26 février 2026.

Faits et chiffres à l’appui

Projet de loi C-219

Derniers développements

Le projet de loi C-219 a été déposé à la Chambre des communes le 16 septembre 2025 par le député James Bezan. Le projet de loi a reçu la première heure de débat de la deuxième lecture le 26 novembre.

Données et faits probants

Contexte

Le projet de loi C-219 vise à modifier quatre lois : la Loi sur le ministère des Affaires étrangères, du Commerce et du Développement, la LMES, la LJVDÉC ainsi que la Loi sur la radiodiffusion.

Le projet de loi C‑219 vise à renforcer les sanctions canadiennes et les cadres de protection des droits de la personne en exigeant l’élaboration d’un rapport annuel sur les droits de la personne, comprenant une liste détaillée des défenseurs des droits de la personne détenus à l’étranger - appelés prisonniers d’opinion dans le projet de loi - dont le gouvernement cherche activement à obtenir la libération, ainsi qu’à aligner la législation canadienne sur celle de pays aux vues similaires par l’imposition de mesures économiques et d’interdictions de visa. Parmi l'ensemble des modifications proposées, le projet de loi vise également à changer le titre de la LMES à élargir les motifs d’imposition de sanctions et à prévoir un mécanisme pour retirer les licences de diffusion des entités sanctionnées.

Quelques éléments du projet de loi C-219 sont très semblables à ceux du projet de loi C-281 de la législature précédente, à savoir les dispositions relatives aux rapports sur les droits de la personne, l’obligation pour le ministre de répondre aux recommandations du Parlement concernant les sanctions prévues par la loi de Magnitski en vertu de la LJVDÉC et les dispositions de la Loi sur la radiodiffusion. Le projet de loi C-281 a été adopté à l’unanimité par la Chambre et était en attente d’une commission d’étude au Sénat avant la dissolution de la 44e législature.

Alors que le projet de loi C-281 visait uniquement à modifier la LJVDÉC, le projet de loi C-219 vise à modifier à la fois la LMES et la LJVDÉC.

Projet de loi S-214

Derniers développements

Le projet de loi S-214 a été présenté au Sénat le 28 mai 2025 par la sénatrice Donna Dasko et attend actuellement le début du débat en deuxième lecture. Aucune date n’a encore été confirmée.

Contexte

Le projet de loi S-214 vise à modifier la Loi sur les mesures économiques spéciales afin de permettre la disposition des biens d’un État étranger saisis au titre de la loi, sans qu’il soit nécessaire d’obtenir une ordonnance judiciaire.

Le projet de loi S-214 est identique à l’ancien projet de loi S-278, qui avait été présenté au Parlement précédent en octobre 2023. Le projet de loi S-278 était à l’origine parrainé par la sénatrice Omidvar. Les sénateurs Omidvar, Housakos et Patterson se sont prononcés en faveur du projet de loi à quatre reprises, lors des débats en deuxième lecture qui se sont tenus du 17 octobre 2023 au 22 octobre 2024. Cependant, le projet de loi S-278 a expiré avant d’avoir été adopté en deuxième lecture, en raison de la prorogation et de la dissolution du Parlement au début de 2025.

Projet de loi C-228

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Contexte

En plus d’exiger le dépôt de tous les traités devant le Parlement pour une période de 21 jours, le projet de loi C-228 nécessiterait également du ministre des Affaires étrangères d’obtenir l’avis de la Chambre sur les « traités importants » par l’intermédiaire d’une commission parlementaire qui devra soumettre un rapport à cette fin « dès que possible » (paramètre non défini), avant que le gouvernement ne prenne des mesures pour lier juridiquement le Canada. Ceci a le potentiel d’introduire des délais pour le Canada quant à la ratification des traités importants (ce qui inclurait tous les traités et les traités en matière de défense, ainsi qu’une grande catégorie d’autres traités bilatéraux, plurilatéraux, et multilatérales) pour une durée d’au moins 12-24 mois. Sous le projet de loi, les exemptions à la procédure de dépôt doivent être accordées dans des « circonstances exceptionnelles » par un décret du gouverneur en conseil, et les motifs doivent être déposés. À l’heure actuelle, les exemptions sont accordées par le premier ministre ou le Cabinet. La secrétaire parlementaire de la ministre des Affaires étrangères s’est exprimée sur le projet de loi au cours de la première heure du débat en deuxième lecture à la Chambre des communes le 21 octobre. Le Bloc Québécois a plaidé en faveur d’une plus grande participation des législateurs et a suggéré que d’autres administrations, citant des pays de l’Union européenne (France, Allemagne, Danemark, et l’Italie) et les États-Unis, suivent des approches plus transparentes quant à l’élaboration des traités. Le Parti conservateur s’est prononcé sur sa préoccupation quant à l’implication de la Chambre et du comité dans la révision de presque tous les traités et du fardeau indu qui serait imposé au Parlement. Lors de la deuxième lecture du projet de loi C-13 (législation de mise en œuvre du Protocole d’adhésion du Royaume-Uni de Grande-Bretagne au PTPGP), le BQ a fait référence au projet de loi C-228 en réitérant le besoin de plus de transparence autour du processus de conclusion des traités, notamment en soulignant la volonté de légiférer la Politique sur le dépôt des traités devant le Parlement. Le projet de loi C-13 avait été introduit après une période de 15 jours de séance suivant le dépôt du traité, au lieu de vingt-et-un jour de séance.

[CAVIARDÉ]

Projet de loi C-251

Mise à jour

L’étude du projet de loi C-251 au Parlement est peu probable étant donné son rang actuel dans l’ordre de priorité de la Chambre des communes (no 169 en janvier 2026). Si l’étude de ce projet de loi devait être devancée dans un avenir proche, des renseignements et des analyses supplémentaires pourraient être fournis aux cabinets des ministres pour faciliter la prise de décisions concernant la position du gouvernement du Canada.

Contexte

En juillet 2020, le Canada a interdit l’importation de marchandises extraites, fabriquées ou produites, en tout ou en partie, par le recours au travail forcé, dans le cadre de ses obligations au titre de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM). L’interdiction d’importation est administrée et appliquée par l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC). Les décisions sont prises au cas par cas pour chaque expédition, en fonction des données probantes et des analyses dont on dispose. Des recherches et des analyses substantielles ainsi que des renseignements à l’appui sont nécessaires pour établir que des biens ont été produits en ayant recours au travail forcé, ce qui en fait une tâche particulièrement exigeante. En janvier 2024, le Parlement a adopté le projet de loi S-211, Loi sur la lutte contre le travail forcé et le travail des enfants dans les chaînes d’approvisionnement, qui a entraîné l’obligation pour les entreprises de faire rapport sur le risque de recours au travail forcé dans leurs chaînes d’approvisionnement, entre autres exigences.

Le 21 octobre 2025, le député du Bloc Québécois Simon-Pierre Savard Tremblay (vice-président du Comité permanent du commerce international, CIIT) a déposé le projet de loi d’initiative parlementaire C-251, intitulé « Loi modifiant la Loi sur les douanes et le Tarif des douanes (travail forcé et travail des enfants) ».

Les modifications à la Loi sur les douanes et au Tarif des douanes prévues par le projet de loi C-251 auraient pour effet d’accroître les exigences qu’auraient à remplir les agents des douanes et les importateurs canadiens à l’égard des articles qui risquent d’avoir été produits en ayant recours au travail forcé ou au travail des enfants. Les agents des douanes devraient par conséquent retenir les marchandises provenant d’un pays, d’une région ou d’une entité précise désigné par décret en raison de son association avec le recours au travail forcé ou au travail des enfants. Le projet de loi établit ainsi une « présomption réfutable » en partant du principe que les articles provenant des pays, régions ou entités désignés ont été extraits, fabriqués ou produits, en tout ou en partie, par le recours au travail forcé ou au travail des enfants – ce qui a pour effet de renverser le fardeau de la preuve, qui incomberait à l’importateur et non au gouvernement. Par défaut, ces produits seraient traités comme des importations prohibées jusqu’à ce que l’importateur canadien puisse réfuter la présomption en remplissant les conditions prévues en ce qui concerne les suivis à effectuer relativement aux chaînes d’approvisionnement, ainsi que la certification et la diligence requises.

[CAVIARDÉ]

Conseil de paix

Messages supplémentaires

Contexte 

Le 14 janvier 2026, l’envoyé spécial des États-Unis, Steve Witkoff, a annoncé le lancement de la phase 2 du plan de paix. La phase 2 établit le Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG) – une administration palestinienne technocratique transitoire à Gaza qui opérera sous la supervision du Conseil de paix. Le 16 janvier, le président Trump a remis des lettres d’invitation au Conseil de paix à environ 60 dirigeants mondiaux, dont le premier ministre Carney. Le 22 janvier, le président Trump a annulé l’invitation du premier ministre Carney dans une annonce publiée sur Truth Social. Le Conseil de paix est conçu pour être l’organe directeur principal du plan de paix en 20 points des États-Unis pour Gaza, conformément à la résolution 2803 du Conseil de sécurité de l’ONU. Toutefois, sa charte ne fait aucune référence à Gaza, ce qui laisse entendre que le mandat de l’institution est envisagé comme étant plus large en portée – ce qui pourrait remettre en question l’autorité de l’ONU.

Défendre la démocratie

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Faits et chiffres à l’appui

Contexte

La dynamique géopolitique actuelle – notamment la montée de l’autoritarisme, la fragmentation des approches parmi les alliés traditionnels et la pression croissante sur les normes internationales – rend plus difficile la promotion des intérêts canadiens et la défense des valeurs communes. Ces défis sont aggravés par les contraintes financières, le manque de confiance entre les États et les menaces croissantes qui pèsent sur les droits de la personne et les institutions démocratiques. Dans ce contexte, la défense par le Canada des normes fondamentales nécessite un engagement plus profond et ciblé avec des partenaires qui partagent les valeurs canadiennes, tant au niveau bilatéral que dans le cadre de forums multilatéraux.

Dans le cadre du programme canadien Promouvoir et protéger le Fonds démocratique (Fonds Pro-Dem), évalué à 10 millions de dollars par an (qui prendra fin en 2028-2029), le Canada fournit une aide internationale visant à renforcer les institutions démocratiques et à protéger les processus électoraux, notamment par la surveillance des élections, la lutte contre l’ingérence étrangère et le renforcement de la résilience face aux menaces qui pèsent sur la gouvernance démocratique.

Ce programme s’attaque également à l’utilisation de l’information comme arme en favorisant l’intégrité de l’information et en soutenant les journalistes, les défenseurs des droits de la personne et la société civile afin de contrer la désinformation, de défendre les droits numériques et de prévenir le harcèlement et la répression en ligne et hors ligne.

Outre son engagement bilatéral et ses partenariats avec la société civile, le Canada est membre de plusieurs forums internationaux et multilatéraux qui s’efforcent de promouvoir et de protéger la démocratie, notamment le Fonds des Nations Unies pour la démocratie, l’Institut international pour la démocratie et l’assistance électorale (IDEA), la Communauté des démocraties, la Coalition pour la liberté des médias et la Coalition pour la liberté en ligne.

Ingérence étrangère (Géneral)

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Contexte

Le Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre (PROC) a lancé son étude sur l'ingérence étrangère en novembre 2022 à la suite de divulgations non autorisées d'informations classifiées aux médias. Ces divulgations ont soulevé des inquiétudes quant à des activités d'ingérence étrangère potentielles dans les processus démocratiques canadiens lors des 43e et 44e élections générales en 2019 et en 2021.

Depuis, le Comité a tenu plus de 30 réunions et entendu plus de 70 témoins. Parmi les autres examens, citons le Rapporteur spécial indépendant sur l’ingérence étrangère, l'Examen de la diffusion du renseignement ayant trait à l’ingérence politique étrangère exercée par la République populaire de Chine de 2018 à 2023 de l' Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement, le Rapport spécial sur l'ingérence étrangère dans les processus et les institutions démocratiques du Canada du Comité des parlementaires sur la sécurité nationale et le renseignement, ainsi que la CEPIE. Au total, la CEPIE a formulé plus de 50 recommandations au gouvernement du Canada, qui sont actuellement examinées par ce dernier.

Persécution présumée des chrétiens au Nigéria

Données et faits probants

Contexte 

Le 25 décembre 2025 (avec le consentement du Nigeria), les États-Unis ont mené une frappe aérienne contre l'organisation terroriste Lakurawa dans l'État à majorité musulmane de Sokoto. Les frappes américaines avaient prétendument pour objectif de protéger les chrétiens contre les militants soutenus par l’État islamique. L'administration Trump présente ainsi ces actions comme une lutte contre le terrorisme et une protection religieuse. Cette décision s’inscrit à la suite de plusieurs mois de rhétorique exacerbée aux États-Unis concernant la prétendue persécution des chrétiens au Nigeria, notamment la désignation du pays comme « pays particulièrement préoccupant » le 31 octobre 2025. Les relations entre les États-Unis et le Nigeria se sont intensifiées depuis cette désignation : les réunions tenues en novembre ont abouti à des engagements en matière de partage de renseignements, de vente d'équipements de défense, de création d'un groupe de travail conjoint, de livraisons supplémentaires d'équipements et de coordination renforcée dans la lutte contre le terrorisme. Le groupe de travail conjoint, dirigé par la sous-secrétaire Allison Hooker, a tenu sa première réunion le 22 janvier 2026, au cours de laquelle les deux parties ont réaffirmé leur engagement à approfondir leur coopération opérationnelle, l'accès à la technologie, la lutte contre le blanchiment d'argent, le financement du terrorisme et le renforcement des capacités des forces de l’ordre.

Les analystes suggèrent que les mesures politiques américaines reflètent en partie le lobbying des groupes chrétiens conservateurs aux États-Unis et l'influence de considérations politiques nationales, qui sont devenues plus prononcées dans un contexte de relations bilatérales déjà tendu avec le Nigeria sur les questions commerciales, de visas et d’expulsions. Malgré le fait que les attaques contre les chrétiens sont bien réelles, les analystes affirment que les déclarations des États-Unis négligent la situation complexe d'insécurité au Nigeria. De nombreuses victimes sont musulmanes ou issues d'autres communautés religieuses ou ethniques, et une grande partie de la violence varie selon les régions et est motivée par d'autres facteurs, notamment le terrorisme, les tensions ethniques, les conflits liés aux terres et aux ressources, la criminalité et la faible gouvernance, plutôt que par des motifs purement religieux. Les rapports fréquemment cités par les médias et utilisés par les groupes de lobbying chrétiens conservateurs, tels que Open Doors et ORFA, ont été critiqués pour leurs limites méthodologiques. De plus, de nombreux enlèvements de masse récents, y compris ceux impliquant des écoles catholiques, semblent principalement motivés par la possibilité d'extorquer une rançon.

Le Nigeria, un pays de plus de 200 millions d'habitants, est approximativement divisé entre les chrétiens au sud et les musulmans au nord et possède des garanties constitutionnelles en matière de liberté religieuse. La charia est appliquée dans 12 États du nord du Nigeria à majorité musulmane, en tant que système juridique parallèle à la Constitution fédérale nigériane.

Le gouvernement nigérian rejette les accusations de persécution religieuse, attribuant la violence à des facteurs structurels. Néanmoins, il a déclaré l'état d'urgence sécuritaire national le 26 novembre 2025, soutenu la création de forces policières au niveau des États, augmenté les dépenses de défense à 3,7 milliards de dollars dans le budget 2026 et appelé à la fin du « pâturage libre », largement considéré comme exacerbant les conflits entre agriculteurs et éleveurs, qui sont une source importante d'instabilité. Le gouvernement prévoit recruter massivement des policiers et des militaires, acquérir de nouveaux équipements et classer comme terroristes tous les groupes armés ou acteurs non étatiques armés opérant en dehors de l'autorité de l'État.

Cependant, ces nouvelles mesures semblent avoir été prises en grande partie en réponse aux pressions exercées par les États-Unis, et il reste à voir si elles se traduiront par des changements concrets et si le gouvernement nigérian maintiendra ces efforts à long terme. La situation s'est aggravée pendant des années, et le Nigéria continue de faire face à des défis majeurs pour lutter contre la violence et l'insécurité, notamment la corruption et la faible gouvernance, la mauvaise coordination entre les institutions, la capacité limitée à lutter contre la violence généralisée et les facteurs structurels non résolus tels que la pauvreté, le chômage et la dégradation de l'environnement.

Stratégie de défense nationale des États-Unis

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Contexte

Conformément à la NSS, la NDS décrit l'environnement sécuritaire mondial et les approches stratégiques des États-Unis pour y faire face, en mettant l'accent sur l'hémisphère occidental, la Chine, la Russie, l'Iran et la RPDC. Elle décrit le « problème de simultanéité », selon lequel des adversaires pourraient coordonner des actions militaires sur plusieurs théâtres en même temps, comme justification de l'insistance des États-Unis pour un partage plus équitable des charges entre alliés. Les approches stratégiques de la NDS comprennent :

Négociations pour l’APEG Canada-Inde

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Partenariat avec le Qatar

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Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Depuis plus de cinq décennies, le Canada et le Qatar entretiennent des relations positives soutenues par des échanges commerciaux, des investissements et des liens croissants entre leurs peuples respectifs. Le Qatar a été un partenaire important du Canada, notamment grâce à son aide pendant la pandémie de COVID-19 et lors des évacuations d’Afghanistan en 2021 et de Gaza en 2023. Leur coopération bilatérale s’est approfondie grâce à une série d’accords conclus récemment lors de la visite du premier ministre Carney à Doha en janvier 2026. Ces ententes sont fondées sur l’accord de coopération de 2021 en matière de défense et le protocole d’entente de 2024 prévoyant la tenue de consultations politiques annuelles. En novembre 2025, le Canada a décrété les citoyens qataris admissibles à l’autorisation de voyage électronique (AVE), remplaçant ainsi l’exigence de visa de résident temporaire (VRT) à laquelle ils étaient assujettis.

Le Qatar a soutenu et continue de soutenir les priorités canadiennes à l’échelle internationale, y compris les efforts de médiation et l’aide liés à l’Ukraine. La mobilisation des dirigeants, notamment la visite de Son Altesse l’Émir au Canada en septembre 2024 et la visite du premier ministre Carney à Doha en janvier 2026, a renforcé cet élan et mis en évidence les possibilités croissantes d’élargir la coopération. Alors que le Qatar agrandit la portée de ses efforts diplomatiques et fait la promotion de la diversification économique, le Canada continue d’approfondir sa coopération dans des domaines d’intérêt mutuel.

Relations Canada–Somalie

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Faits et chiffres

Contexte

Le Canada accueille une importante diaspora somalienne dont le leadership renforce les liens bilatéraux et éclaire notre engagement. La Somalie fait face à des menaces de sécurité persistantes de la part d’Al‑Shabaab et de l’EI‑Somalie, qui ciblent les civils, les institutions étatiques et les infrastructures économiques, affectant les routes maritimes mondiales et la sécurité régionale.

La Mission de l’Union africaine pour l’appui et la stabilisation en Somalie (AUSSOM), lancée en janvier 2025 en tant que successeur des précédentes missions de l’UA, soutient les efforts de stabilisation et le transfert progressif des responsabilités en matière de sécurité aux forces somaliennes. Des préoccupations persistent quant à sa viabilité. Le Canada soutient les efforts de stabilisation par l’intermédiaire de contributions obligatoires évaluées à 6,8 M$ US pour 2025‑2026 au Bureau d’appui des Nations Unies en Somalie (UNSOS), qui appuie l’AUSSOM et fournit un renforcement ciblé des capacités de lutte contre le terrorisme (14,1 M$ depuis 2020).

Le gouvernement fédéral fait avancer des réformes électorales et des amendements constitutionnels en vue des élections de 2026, bien que ces efforts soient contestés par les États fédéraux du Puntland et du Jubaland ainsi que par des groupes d’opposition.

L’État semi‑autonome du Somaliland continue de chercher une reconnaissance internationale en tant que république indépendante. À ce jour, Israël est le seul pays à avoir reconnu la déclaration d’indépendance du Somaliland (décembre 2025). Cette décision a suscité de vives condamnations de la part du gouvernement fédéral somalien, de l’UA, de l’ONU et d’autres organisations multilatérales, de l’UE, de l’Égypte, de la Türkiye et de plusieurs États du Golfe.

En janvier 2026, la Somalie a annulé des accords avec les Émirats arabes unis (EAU) concernant l’accès maritime. Les EAU devraient poursuivre leur coopération avec le Somaliland, tandis que la Türkiye, l’Arabie saoudite et l’Égypte jouent un rôle de plus en plus influent dans le secteur de la sécurité en Somalie, en envoyant des troupes et en fournissant formation et armes, ainsi qu’en investissant dans les infrastructures portuaires et l’exploration pétrolière et gazière offshore.

Sanctions

Les sanctions de l’ONU à l’encontre de la Somalie visent Al‑Shabaab et d’autres acteurs qui compromettent la paix et la sécurité dans le pays. Elles imposent des restrictions sur les armes à Al‑Shabaab et autorisent le gel des avoirs, les interdictions de voyage et l’interdiction de composants utilisés pour fabriquer des engins explosifs improvisés. Le Canada met en œuvre ces mesures en vertu de sa législation nationale. La Somalie soutient les sanctions ciblant les groupes terroristes et a obtenu des exemptions permettant de poursuivre l’approvisionnement de ses institutions sécuritaires fédérales.

Aide internationale

L’aide bilatérale au développement du Canada soutient le renforcement des systèmes de santé, les droits de la personne, l’égalité des genres, l’adaptation climatique et les capacités institutionnelles en Somalie. L’aide humanitaire fournit des denrées alimentaires essentielles et des traitements contre la malnutrition, des soins de santé, de l’eau et de l’assainissement, un abri ainsi que des services de protection. L’insécurité et les crises liées à la sécheresse devraient laisser environ 4,8 millions de personnes en Somalie dans le besoin d’une aide humanitaire en 2026. AMC évalue actuellement les contributions pour 2026.

Stratégie sur les minéraux critiques

Faits et chiffres

Contexte

Un nombre croissant de chaînes d'approvisionnement en minéraux critiques sont sous contrôle chinois, si bien que le Canada et ses alliés sont de plus en plus vulnérables à leur perturbation. Tout récemment, le 9 octobre, la Chine a annoncé sa série de mesures la plus importante à ce jour pour limiter les exportations d’éléments de terres rares (ETR) et de produits connexes. On craint également qu’elle utilise ses acquisitions minières pour accéder à des infrastructures d’une importance cruciale, telles que les ports, les pistes d'atterrissage et les stations radars.

Le Plan d'action sur les minéraux critiques du G7 vise, entre autres objectifs, à créer un marché fondé sur des normes qui tienne compte des coûts liés à une exploitation minière responsable. Il prévoit également de mobiliser des capitaux, d’investir dans les partenariats et de promouvoir l'innovation. La France s’est dite en faveur de l’orientation proposée par le Canada et a présenté un plan d’action centré sur quatre domaines stratégiques pour ses ressources minérales :

Pour leur part, les États-Unis poursuivent une stratégie agressive et axée sur leurs intérêts (America First) pour accéder aux chaînes d'approvisionnement et aux ressources dont ils ont besoin à l'échelle mondiale afin de réduire leur dépendance à l’égard de la Chine. Bien qu'ils participent aux travaux du G7, ils menacent toujours d'imposer des droits de douane sur les minéraux critiques (y compris la potasse et l’uranium) pour des raisons de sécurité nationale, en vertu de l'article 232 du Trade Expansion Act.

Dernièrement, les États-Unis ont présenté aux ministres des Finances du G7+ leur concept de prix plancher pour les minéraux critiques, afin de contrer les pratiques tarifaires chinoises. Cette initiative, pilotée par le représentant au Commerce (USTR), vise à créer une zone commerciale préférentielle pour empêcher, par des mesures coordonnées, les importations en dessous d'un prix minimum convenu. Le 4 février, ils ont également tenu une réunion avec les ministres des Affaires étrangères pour discuter de ces minéraux.

Cuba

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Faits et chiffres

Contexte

Situation à Cuba

Cuba est actuellement confrontée à plusieurs crises aiguës qui menacent la stabilité générale du pays. Cuba continue de souffrir de graves pénuries d'énergie et de carburant, qui provoquent des coupures de courant généralisées, prévues ou imprévues. Cette situation, combinée avec l'effondrement des infrastructures, la pénurie de produits de première nécessité (produits alimentaires, médicaments, produits médicaux, etc.) et à la pression importante exercée par les États-Unis (à la fois par le biais de l'embargo américain de longue date et de la pression politique croissante de l'administration Trump), rend Cuba extrêmement vulnérable.

Approvisionnement en pétrole et en carburant

Cuba dépendait du pétrole vénézuélien pour environ 30 % de ses besoins énergétiques. Le Mexique était le premier fournisseur de pétrole à Cuba en 2025, mais sa capacité de fournir du pétrole (même bien en dessous des besoins énergétiques de Cuba) est incertaine dans un contexte de pression accrue des États-Unis pour mettre fin aux livraisons de carburant notamment par le biais d'un décret présidentiel publié le 29 janvier menaçant d'imposer des droits de douane aux pays qui exportent directement ou indirectement du pétrole vers Cuba.

Services consulaires

L'ambassade à La Havane et les deux consulats à Varadero et Guardalavaca fournissent des services consulaires aux citoyens canadiens. Si un départ de l'île s'avère nécessaire, celui-ci serait coordonné par les opérateurs touristiques et les compagnies aériennes canadiens, avec le soutien d’Affaires mondiales Canada, au besoin. Le ministère est en contact fréquent avec les compagnies aériennes et les opérateurs touristiques.

Relations entre le Canada et Cuba

Les relations diplomatiques entre le Canada et Cuba sont fondées sur un engagement basé sur un dialogue ouvert, de la coopération et de la promotion du commerce et des investissements, tout en reconnaissant qu'il existe plusieurs domaines dans lesquels nos positions divergent, notamment en ce qui concerne les droits de la personne, la démocratie et l'alignement de Cuba avec des acteurs tels que la Chine, la Russie, le Nicaragua, l'Iran et le Venezuela.

Aide internationale

Le Canada figure parmi les principaux donateurs occidentaux vers l'île (6,8 millions de dollars en 2023-2024), et son aide internationale se concentre sur la transition énergétique, la résilience climatique, la sécurité alimentaire, l'autonomisation économique et le combat contre la violence sexiste. Le Canada surveille l'impact de la crise énergétique actuelle sur les projets d'aide internationale en cours.

Évolution récente en Syrie

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Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Ahmed al-Sharaa, ancien chef de Hayat Tahrir al-Sham (HTS), a assumé la fonction de président intérimaire du gouvernement de transition syrien après avoir renversé le régime Assad en décembre 2024. Le gouvernement de transition poursuit ses efforts en vue d’une transition politique et économique stable, notamment par la rédaction d’une constitution temporaire, la formation d’un nouveau cabinet et la tenue d’élections législatives en octobre 2025. La Syrie collabore aussi activement avec ses partenaires internationaux régionaux sur des intérêts communs, notamment la lutte contre le terrorisme, la justice transitionnelle et la stabilité régionale. En novembre 2025, la Syrie a rejoint la Coalition mondiale contre Daech dirigée par les États-Unis.

Escalade dans le nord-est de la Syrie

L’Administration autonome du nord et de l’est de la Syrie (AANES) dirigée par les Kurdes et son bras militaire, les Forces démocratiques syriennes (FDS), contrôlaient auparavant la région, y compris les prisons et les camps détenant des combattants présumés de l’État islamique.

En mars 2025, le gouvernement de transition et les FDS ont signé un accord visant à intégrer les FDS dans les institutions militaires syriennes nouvellement reconfigurées avant la fin de l’année 2025, mais cet accord n’a pas été efficacement mis en œuvre. En décembre 2025, des affrontements ont éclaté entre le gouvernement de transition et les FDS. Ceux-ci se sont intensifiés en janvier lorsque les forces gouvernementales se sont emparées du territoire des FDS, y compris d’un certain nombre de prisons et de camps. Sachant que des Canadiens étaient détenus dans ces prisons, le Canada s’emploie à reconfirmer le lieu où ils se trouvent. Le 19 janvier 2026, il a été rapporté qu’environ 200 détenus de l’État islamique se seraient échappés d’une prison de la région lors d’affrontements. Du nombre, au moins 81 ont été recapturés. Les négociations se poursuivent, et un cessez-le-feu négocié par les États-Unis est en place jusqu’au 9 février 2026. Le 21 janvier 2026, l’armée américaine a annoncé son intention de transférer jusqu’à 7 000 prisonniers des prisons du nord-est de la Syrie vers des établissements pénitentiaires gérés par le gouvernement en Irak. Au moins 150 détenus y ont déjà été transférés.

Présence du gouvernement du Canada à Suva, aux Fidji

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Au besoin – Dépenses attribuables au haut-commissariat et au consul honoraire du Canada à Suva

Contexte

Le Canada et la République des Fidji entretiennent des relations diplomatiques depuis le 10 octobre 1970. Dans la Stratégie pour l’Indo-Pacifique annoncée en 2022, le gouvernement du Canada s’est engagé à renforcer sa présence dans les pays insulaires du Pacifique en ouvrant la première mission du Canada aux Fidji et en s’employant à accroître sa représentation ministérielle aux réunions du Forum des îles du Pacifique. La première diplomate résidente du Canada aux Fidji est arrivée en 2022.

À l’heure actuelle, deux diplomates du Canada vivent à Suva : David Fournier, chef de la coopération pour la région du Pacifique, est arrivé en mai 2024, et Jennifer Lalonde, première haute-commissaire résidente du Canada aux Fidji, est arrivée et a reçu ses lettres de créance en octobre 2025. Mme Lalonde est également représentante du Canada au Forum des îles du Pacifique (FIP), dont le siège se trouve également à Suva, et agit à titre de haute-commissaire non résidente désignée à Tuvalu et à Kiribati.

Le secrétaire d’État pour le développement international, Randeep Sarai, s’est rendu aux Fidji du 14 au 17 janvier 2026. Durant cette visite, M. Sarai a rencontré le premier ministre des Fidji, le ministre des Affaires étrangères et du Commerce extérieur et le secrétaire général du Forum des îles du Pacifique.

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