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Comparution devant l’AEFA et le FAAE sur le budget d’Affaires Mondiales Canada, le Budget supplémentaire des dépenses (B) et les affaires étrangères en général

Ministre des Affaires Étrangères

Jeudi 27 novembre 2025

Table des matières

  1. Dossiers d’actualité
    1. Approche du Canada en matière de politique étrangère
    2. Israël-Palestine
    3. Chine
    4. Inde
    5. Russie-Ukraine
    6. Soudan
    7. Relations entre le Canada et les États-Unis
    8. Amérique centrale et Amérique du Sud
    9. Répression transnationale et ingérence étrangère
    10. Données financières
    11. Examen approfondi des dépenses
  2. Arctique
    1. Arctique – Politique étrangère
    2. Menaces à la souveraineté du Canada dans l’Arctique
    3. Infrastructure de l’Arctique
  3. États-Unis et Amériques
    1. Relations Canada-Mexique
    2. Canadiens détenus par ICE
    3. Commission des pêcheries des Grands Lacs
    4. Coopération entre le Salvador et les États-Unis en matière d’expulsions massives de membres présumés de gangs et de détentions dans la prison de CECOT
  4. Europe et Eurasie
    1. Soutien du Canada à l’Ukraine
    2. Soutien du Canada aux efforts de reconstruction en Ukraine
    3. Soutien du Canada au retour des enfants ukrainiens
    4. Actifs russes au Canada
  5. Moyen-Orient
    1. Cisjordanie et violence des colons extrémistes
    2. Soutien du Canada à la stabilité du Liban
    3. Engagement diplomatique du Canada en Syrie
    4. Iran
  6. Afrique
    1. Stratégie pour l’Afrique
    2. République démocratique du Congo et Rwanda
    3. Érythrée et Éthiopie
    4. Persécution présumée des chrétiens au Nigéria
  7. Région indo-pacifique
    1. Engagement du Canada en Afghanistan
    2. Chine – Ouïghour
    3. Chine – Affaires consulaires très médiatisées
    4. Affaire consulaire – Jacob Le
  8. Questions internationales
    1. Stratégie d’exportation du Canada – Minéraux critiques
    2. Contrôles à l’exportation – Marchandises militaires
    3. Régime de sanctions du Canada
    4. Canada et OTAN
    5. Partenariat Canada-Union européenne en matière de sécurité et de défense
    6. Non-prolifération, contrôle des armes et désarmement
    7. Le Canada et la Francophonie
    8. Femmes, paix et sécurité
    9. Politique étrangère féministe
    10. Soutien du Canada aux efforts de maintien de la paix
    11. Aide humanitaire internationale du Canada
    12. Fonds mondial
  9. Finances
    1. Budget supplémentaire des dépenses (B) – Épreuves en pages finales
    2. Engagements du Canada en matière d’aide internationale
    3. Effectif d’AMC
    4. Réseau et empreinte des missions
  10. Projets de loi d’initiative parlementaire
    1. Projet de loi C-219
    2. Projet de loi S-214
    3. Projet de loi C-228 et le Québec
    4. Projet de loi C-233
    5. Projet de loi C-251 – Travail forcé

Comparutions devant l’AEFA et le FAAE

Le 27 novembre 2025

Préparé À L’Intention de la Ministre des Affaires Étrangères

Mise à jour de la Stratégie pour l’Indo-Pacifique

Messages supplémentaires

Au besoin – Chine

Derniers développements

Au cours de la période 2023-2025, le Canada a conclu des négociations avec l’Indonésie, a poursuivi les négociations d’un ALE avec l’ANASE et a présidé la Commission de l’Accord de partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP). Le Canada a également annoncé récemment de nouvelles négociations d’accords de libre-échange avec la Thaïlande et les Philippines. Depuis octobre 2023, le Canada a organisé des missions commerciales d’Équipe Canada au Japon, en Malaisie, au Vietnam, en Corée du Sud, en Indonésie, aux Philippines, en Australie, en Thaïlande et au Cambodge, organisant ainsi plus de 4 000 rencontres interentreprises, avec des retombées économiques prévues de plus de 251 millions de dollars. De nouveaux bureaux diplomatiques et commerciaux ont été ouverts au Japon, en Corée du Sud, en Indonésie, au Vietnam et aux Philippines. Le Canada a lancé le Fonds canadien pour le climat et la nature pour le secteur privé en Asie, doté d’une enveloppe de 360 millions de dollars, et a ouvert le Bureau Indo-Pacifique pour l’agriculture et l’agroalimentaire aux Philippines.

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

La Stratégie du Canada pour l’Indo-Pacifique, lancée en novembre 2022, est un cadre pangouvernemental pour la mobilisation dans la région. Il s’articule autour de cinq objectifs stratégiques et comprend 23 initiatives réparties entre 17 ministères et organismes. La stratégie du Canada reflète les initiatives similaires de partenaires clés, notamment l’Australie, le Japon, les États-Unis, l’Inde, l’Union européenne et l’ANASE. La Stratégie du Canada pour l’Indo-Pacifique est conçue pour un horizon de 10 ans et comprend un processus de révision intégré. La présence du Canada dans la région s’accroît par le biais de canaux diplomatiques, commerciaux, de développement et de défense.

La ministre des Affaires étrangères a demandé une mise à jour de la Stratégie du Canada pour l’Indo-Pacifique afin de l’harmoniser avec les priorités évolutives du mandat, notamment la diversification des échanges commerciaux et l’autonomie stratégique.

L’approche de politique étrangère du Canada

Messages supplémentaires

Contexte

La politique étrangère du Canada est guidée par les sept priorités énoncées dans la lettre de mandat du premier ministre. Les déplacements internationaux, les annonces et les allocutions du premier ministre et des ministres illustrent la mise en œuvre concrète de ces priorités de politique étrangère. Lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères du G7 à Niagara (les 11 et 12 novembre), les partenaires invités étaient le Brésil, l’Inde, l’Arabie saoudite, le Mexique, la République de Corée, l’Afrique du Sud et l’Ukraine.

Reconnaissance de l'État palestinien et plan de paix

Messages supplémentaires

Faits et chiffres à l'appui

Contexte

Le 21 septembre 2025, le Canada a officiellement reconnu l'État de Palestine. En coordination avec ses homologues australiens, britanniques et français, le Canada a engagé le ministre palestinien des Affaires étrangères à faire avancer les réformes en matière de renouveau démocratique, d'éducation et de systèmes de prestations sociales, et continuera à soutenir ce processus. Afin de faire progresser les efforts de paix, le Canada a approuvé la Déclaration de New York, un document final qui trace la voie à suivre pour mettre fin à la guerre et établir un État palestinien souverain aux côtés d'Israël. Le Canada a salué le plan de paix du président Trump comme étant l'option la plus viable pour mettre immédiatement fin à la guerre à Gaza, libérer les otages et permettre un afflux soutenu d'aide humanitaire sous l'égide des Nations unies. Ce plan crée également les conditions nécessaires à des négociations en vue d'une solution politique au conflit.

Le plan de paix en 20 points du président Trump prévoit la création d'un « Conseil de paix » (CdP) comme élément central de la gouvernance et de la reconstruction d'après-guerre à Gaza, avec un comité administratif de Gaza chargé de soutenir la gouvernance quotidienne et une force internationale de stabilisation (FIS), une mission de sécurité multinationale chargée de maintenir et de superviser la transition vers une gouvernance civile dans la bande de Gaza après le conflit.

Afin d'établir la base juridique du plan de paix, y compris la création du CdP et le déploiement de la FIS, les États-Unis ont rédigé une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, qui a été adoptée le 17 novembre. La résolution autorise un mandat de deux ans pour la FIS et un cadre de gouvernance transitoire pour Gaza, ainsi qu'un fonds fiduciaire de reconstruction financé par des donateurs. La résolution mentionne également « une voie crédible vers l'autodétermination et la création d'un État palestinien » une fois que l'Autorité palestinienne aura mis en œuvre un programme de réformes et que le redéveloppement de Gaza aura progressé.

Gaza – Aide humanitaire, décisions de la CPI et de la CIJ

Messages supplémentaires

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Situation humanitaire en Palestine et droit international humanitaire

Le conflit entre Israël et le Hamas à Gaza a fait plus de 69 000 morts et plus de 170 000 blessés parmi les Palestiniens, dont plus de 42 000 ont subi des blessures qui ont bouleversé leur vie. L'accès humanitaire s'est amélioré depuis le cessez-le-feu, mais il reste limité par les restrictions imposées par Israël et les livraisons d'aide restent bien en deçà des besoins. Tout au long du conflit, le Canada a constamment souligné qu'Israël est tenu, en vertu du droit international humanitaire, de permettre le passage rapide et sans entrave de l'aide humanitaire. Au cours de la même période, la violence à l'égard des civils en Cisjordanie s'est intensifiée : plus de 1 000 Palestiniens ont été tués et plus de 10 000 ont été blessés.

Cour internationale de justice (CIJ)

Le 22 octobre 2025, la Cour internationale de justice (CIJ) a rendu un avis consultatif indiquant qu'Israël est tenu de faciliter l'acheminement de l'aide humanitaire vers la bande de Gaza par les Nations unies, y compris l'UNRWA, afin de garantir la satisfaction des besoins fondamentaux des civils palestiniens. Le 29 décembre 2023, l'Afrique du Sud a engagé une procédure contre Israël devant la Cour internationale de justice (CIJ) pour violation présumée de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide (Convention sur le génocide) à l'égard de la population palestinienne de la bande de Gaza. En janvier, mars et mai 2024, la CIJ a indiqué des mesures provisoires ordonnant à Israël d'empêcher la commission d'actes relevant du champ d'application de la Convention sur le génocide et de permettre la fourniture sans entrave d'aide humanitaire aux Palestiniens dans toute la bande de Gaza. Le 28 octobre 2024, l'Afrique du Sud a déposé son mémoire devant la CIJ, et Israël a jusqu'à mars 2026 pour déposer son contre-mémoire, date limite également pour les États souhaitant déposer des déclarations d'intervention dans la procédure. [Caviardé]

Cour pénale internationale (CPI)

Le 21 novembre 2024, la Cour pénale internationale (CPI) a émis des mandats d'arrêt à l'encontre de Yoav Gallant et Benyamin Netanyahu. Ces mandats sont fondés sur des motifs raisonnables de croire qu'ils portent la responsabilité de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité pour des actions commises à Gaza, telles que priver les civils de produits de première nécessité, bloquer l'aide humanitaire, utiliser la famine comme arme de guerre et prendre pour cible des civils. Par ailleurs, la Cour a également émis des mandats d'arrêt à l'encontre de trois dirigeants du Hamas, Yahya Sinwar, Mohammed Deif et Ismail Haniyeh.

Commission d'enquête des Nations unies

le 16 septembre 2025, la Commission d'enquête internationale indépendante sur le territoire palestinien occupé a publié un rapport concluant qu'il existe des motifs raisonnables de croire que les autorités israéliennes ont commis un génocide contre les Palestiniens à Gaza. La Commission d'enquête n'est pas un tribunal compétent pour rendre une décision juridique contraignante établissant qu'un individu ou un État a commis un génocide. [CAVIARDÉ]

Motion du sénateur Woo concernant la situation à Gaza

La motion suivante a été présentée au Sénat par le sénateur Yuen Pau Woo (indépendant, Colombie-Britannique) : Compte tenu des conclusions et des ordonnances de la Cour internationale de justice et de la Cour pénale internationale concernant la situation à Gaza, le Sénat demande au gouvernement d'examiner le risque pour le Canada et les Canadiens d'être complices de violations du droit international humanitaire, y compris des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité et du génocide, et de faire rapport sur ses conclusions dans les trois mois suivant l'adoption de la présente motion.

Exportations d’armes vers Israël

Messages supplémentaires

Contexte

En raison de la situation humanitaire à Gaza résultant de l’opération militaire israélienne qui a suivi les attaques du 7 octobre 2023 par le Hamas, l’ancienne ministre des Affaires étrangères Mélanie Joly a demandé que la délivrance de nouvelles licences d’exportation vers Israël soit suspendue à partir du 8 janvier 2024. À la suite d’un examen plus approfondi, une trentaine de licences d’exportation ont été suspendues pour des pièces identifiées comme de possibles composants d’articles susceptibles d’être utilisés dans le cadre d’opérations militaires menées par Israël. Toutes les licences qui ont été suspendues en 2024 le restent et ne peuvent pas être utilisées pour des exportations vers Israël. En 2024, avant l’annonce de la suspension des licences d’exportation, les entreprises canadiennes avaient exporté pour environ 18,9 millions de dollars de biens et technologies stratégiques vers Israël (contre 30,6 millions de dollars en 2023).

La Loi sur les licences d’exportation et d’importation confère un large pouvoir permettant de modifier, suspendre, annuler ou rétablir toute licence d’exportation, y compris de suspendre pour la réouverture d’une enquête à la lumière de nouvelles informations crédibles et pertinentes. Les détails des articles exportés au titre d’une licence d’exportation constituent des informations commerciales protégées.

Le 13 août 2024, le département d’État des États-Unis a annoncé l’approbation d’une « possible vente militaire à l’étranger » à Israël impliquant l’entreprise General Dynamics – Produits de défense et Systèmes tactiques (GDOTS-C), située au Québec. Parmi les articles décrits dans ce contrat de vente potentiel figurent 50 400 obus de mortier (c’est-à-dire, les « cartouches hautement explosives propulsant des obus de mortier de 120 mm et l’équipement connexe ») dont l’exportation est contrôlée en vertu de la LMTEC. Le gouvernement comprend que les articles ne pourraient être livrés qu’au plus tôt en 2026. Des fonctionnaires sont en communication avec l’entreprise pour s’assurer qu’elle respecte le régime canadien de licences d’exportation.

Chine – Relations bilatérales et commerce

Messages supplémentaires

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Les relations entre le Canada et la Chine connaissent un élan favorable et les deux pays ont un intérêt mutuel à les redéfinir. Le Canada cherche à renforcer ses relations économiques avec la Chine tout en protégeant avant tout sa sécurité économique et ses intérêts nationaux. Il existe des débouchés évidents; nos intérêts peuvent bénéficier d’une collaboration stable et constructive avec la Chine, même lorsque nous sommes en désaccord, notamment en ce qui concerne plusieurs points de friction actuels. Citons notamment les activités d’ingérence étrangère de la République populaire de Chine, les préoccupations relatives au bilan de la Chine en matière de droits de la personne, sa position sur les questions liées à Taïwan, Hong Kong et la mer de Chine méridionale, ses mesures de coercition économique, ses politiques et pratiques non conformes aux règles du marché, ainsi qu’un certain nombre de sources de friction commerciale, notamment les droits de douane sur certains produits agricoles et produits de la mer, et les droits antidumping sur les graines de canola.

Taiwan

Messages supplémentaires

Données et faits probants

Contexte

Tensions entre les deux rives du détroit

Le Canada est résolu à promouvoir la paix et à la stabilité dans le détroit de Taïwan et s’oppose aux actions unilatérales qui menacent le statu quo. Avec le G7, le Canada a constamment exprimé sa position , plus récemment dans une déclaration commune des ministres des affaires étrangères, publiée lors de leur réunion à Niagara.

Sécurité et coopération

Le détroit de Taïwan est indispensable à la sécurité et à la prospérité de la communauté internationale, et les opérations et activités des Forces armées canadiennes réaffirment l’engagement du Canada à maintenir le statu quo de part et d’autre du détroit. Les Forces armées canadiennes continuent d’opérer dans la région indo-pacifique, y compris dans le détroit de Taïwan, dans le plein respect du droit international. Plus récemment, le NCSM Ville de Québec a effectué une traversée conjointe du détroit avec le HMAS Brisbane (Australie), le 6 septembre 2025.

Participation internationale de Taïwan

Le Canada continue de chercher des occasions de soutenir la participation significative de Taïwan aux organisations internationales lorsqu’il existe un impératif pratique et que son absence serait préjudiciable aux intérêts mondiaux. Le Canada et Taïwan coopèrent dans des forums multilatéraux où les deux pays sont représentés (par exemple : l’APEC, l’OMC et les organisations régionales de gestion des pêches). Le Canada, en tant que président du Comité consultatif sur la sécurité aérienne, a invité Taïwan (en tant que « Taipei chinois ») à participer au Forum sur la sécurité aérienne, en 2020 et 2022. Le Canada est également membre du Cadre de coopération et de formation globale de pair avec Taïwan, les États-Unis, le Japon et l’Australie pour mener des activités de renforcement des capacités dans l’Indo-Pacifique par l’organisation de conférences internationales.

Entente en science, technologie et innovation

Signée le 15 avril 2024, cette entente offre des possibilités de partenariats en co-innovation dirigés par des entreprises dans des secteurs de haute technologie dans le cadre du Programme canadien de l’innovation à l’international, ainsi que des collaborations de recherche élargies dans les écosystèmes canadiens et taïwanais

Accord sur la promotion et la protection des investissements étrangers

Le 22 décembre 2023, le Canada et Taïwan ont signé une entente juridiquement non contraignante. Cet instrument offre une protection aux investissements canadiens à Taïwan et attire les investissements étrangers taïwanais au Canada.

Cadre de collaboration sur la résilience des chaînes d’approvisionnement

Le 6 décembre 2023, le Canada et Taïwan ont approuvé le cadre, qui vise à mettre en place un commerce durable et diversifié entre des partenaires fiables afin d’atténuer les perturbations de la chaîne d’approvisionnement et d’accroître la résilience.

Plan d’urgence pour les citoyens canadiens

Tous les bureaux du gouvernement canadien à l’étranger disposent de plans d’urgence détaillés pour faire face à un large éventail de situations d’urgence, allant des catastrophes naturelles aux troubles civils. Le Bureau commercial du Canada à Taipei dispose de plans d’urgence détaillés et de ressources pour faire face aux événements.

[CAVIARDÉ]

Véhicules électriques

Messages supplémentaires

Si l’on insiste sur l’examen des surtaxes par le ministère des Finances 

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Le 1er octobre 2024, le Canada a imposé une surtaxe de 100 % sur les importations de VE en provenance de Chine, et le 22 octobre 2024, le Canada a imposé des surtaxes de 25 % sur certains produits en acier et en aluminium en provenance de Chine. Plus tôt en 2024, les États-Unis ont également imposé des droits de douane sur les importations de VE (100 %) et d’acier et d’aluminium (25 %) en provenance de Chine. Le gouvernement du Canada a indiqué qu’il réexaminerait les surtaxes dans un délai d’un an à compter de leur entrée en vigueur et qu’elles pourraient être complétées par des mesures supplémentaires, le cas échéant. Le ministère des Finances dirige l’examen en cours.

En guise de représailles, la Chine a appliqué des droits de douane de 100 % sur l’huile de canola, le tourteau de canola et les pois canadiens, et des droits de douane de 25 % sur certains produits du porc et poissons et fruits de mer le 20 mars 2025. En outre, en septembre 2024, la Chine a lancé une enquête antidumping sur les importations de graines de canola canadiennes et, à compter du 14 août 2025, a appliqué un droit préliminaire de 75,8 %.

Le 1er août 2025, le Canada a mis en place des surtaxes de 25 % sur certaines importations de produits en acier et en aluminium en provenance de tous les pays (à l’exception des États-Unis) qui contiennent de l’acier ou de l’aluminium fondu et coulé en Chine.

Négociations d’un APEG entre le Canada et l’Inde

Faits et chiffres à l’appui

Les premiers ministres ont affirmé avoir bon espoir que l’APEG constituera un puissant point d’ancrage économique et contribuera à plus que doubler la valeur des échanges bilatéraux pour atteindre 70 milliards de dollars.

Contexte

Le Canada mène des négociations commerciales avec l’Inde par intermittence depuis 2010. Plus récemment, en août 2023, le Canada et l’Inde ont suspendu les négociations.

Inde – Relations bilatérales et présence diplomatique

Messages supplémentaires

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Agression russe

Messages supplémentaires

Contexte

La guerre d’agression contre l’Ukraine s’inscrit dans un schéma plus large de comportements inacceptables qui témoignent du mépris flagrant de la Russie pour les frontières nationales et les normes internationales. La Russie continue de recourir aux cyberattaques, à la propagande et au chantage énergétique pour affaiblir les institutions démocratiques et semer la division au sein de l’UE, de l’OTAN et au‑delà. En outre, Moscou continue de soutenir et de collaborer avec des régimes répressifs, notamment au Bélarus, où les libertés démocratiques sont réprimées et les voix de l’opposition, réduites au silence. Qu’il s’agisse de cibler des civils en Ukraine ou de persécuter les dissidents sur son propre territoire, les actions de la Russie reflètent un mépris systémique pour la dignité humaine et la liberté.

Depuis le début de la guerre contre l’Ukraine en 2022, la Russie a intensifié sa répression des libertés civiles à l’intérieur du pays, ciblant les dissidents et les figures de l’opposition par des mesures sévères. La mort du chef de l’opposition Alexeï Navalny en prison en 2024, dans des circonstances suspectes, illustre l’approche impitoyable du régime pour faire taire les critiques. Les autorités ont élargi les lois répressives, qualifiant des individus et des organisations d’« agents de l’étranger », d’« indésirables » ou d’« extrémistes », ce qui entraîne souvent de lourdes amendes ou de longues peines d’emprisonnement. Les Nations Unies ont condamné l’utilisation par la Russie de lois sur la sécurité nationale pour emprisonner des milliers de personnes pour des motifs politiques, y compris des enfants et des personnes âgées.

Le Canada a considérablement réduit ses échanges commerciaux avec la Russie, principalement en raison des mesures de sanctions en vigueur. Le commerce bilatéral de marchandises du Canada a diminué de 95 % depuis 2021, pour atteindre 135 millions de dollars en 2024. Les exportations canadiennes vers la Russie ont chuté de 92 %, passant de 659 millions de dollars en 2021 à 51 millions en 2024. Les investissements directs canadiens sont passés de 4,4 milliards de dollars en 2022 à 129 millions en 2024, et les échanges de services ont diminué de 797 millions de dollars en 2022 à 159 millions.

Négociations de paix Ukraine–Russie

Messages supplémentaires 

Mise à jour

Le 19 novembre, un projet de plan de paix en 28 points a fait l’objet d’une fuite dans les médias, déclenchant une intense activité diplomatique. À ce jour, aucun plan officiel n’a été publié. Toutefois, lors des discussions tenues à Genève les 22 et 23 novembre, les délégations ukrainienne et américaine ont affiné le plan divulgué et indiqué que les questions les plus sensibles seraient laissées à la décision des présidents Trump et Zelenskyy. Par ailleurs, les Européens ont élaboré une contre‑proposition au plan initial, que Moscou a rejetée comme « non constructive ».

Le président Trump a exprimé sa volonté de réengager le président Poutine sur le plan. Le Kremlin a confirmé que l’envoyé américain Steve Witkoff se rendra à Moscou durant la première semaine de décembre pour rencontrer le président Poutine, accompagné d’autres responsables de l’administration Trump. Le président Zelenskyy a indiqué vouloir rencontrer le président Trump « dès que possible », possiblement d’ici le 26 novembre, afin de finaliser un accord conjoint. Le président Trump a toutefois précisé que la visite dépendrait de l’aboutissement du plan de paix, évoquant de « bonnes discussions » avec la Russie et des progrès vers la fin de la guerre. Le président Zelenskyy a suggéré que des dirigeants européens se joignent à sa rencontre avec le président Trump pour afficher un front uni. Le président français Emmanuel Macron a proposé que des troupes françaises, britanniques et turques puissent être déployées comme « force de réassurance » immédiatement après la signature d’un accord de paix. Les hauts responsables canadiens demeurent pleinement engagés à soutenir l’Ukraine et à coordonner avec les partenaires.

Le premier ministre Carney a eu un entretien bilatéral avec le président Zelenskyy le 23 novembre et a participé à une réunion virtuelle des dirigeants de la Coalition des volontaires (CdV) le 25 novembre. Lors de cette réunion, les dirigeants ont réaffirmé la volonté de la Coalition de fournir des garanties de sécurité solides à l’Ukraine et souligné la nécessité de maintenir la pression sur la Russie, notamment par des mesures économiques. La Coalition a également insisté sur le fait que les décisions concernant la sécurité transatlantique doivent être discutées et approuvées par toutes les parties concernées.

Soudan

Messages complémentaires

Contexte

[CAVIARDÉ]

Droits de douane américains et négociations

Faits et chiffres à l’appui 

Contexte 

Le Canada et les États-Unis entretiennent l’une des relations économiques bilatérales les plus intégrées et les plus avantageuses au monde, laquelle a récemment donné lieu à l’Accord Canada–États‑Unis–Mexique (ACEUM)*, en vigueur depuis juillet 2020. Le Canada reste fermement déterminé à préserver et à renforcer ce cadre trilatéral avec le Mexique et les États-Unis, qui constitue le fondement de la compétitivité économique nord-américaine. Malgré le succès de l’ACEUM, le virage pris par l’administration américaine actuelle vers des politiques commerciales plus affirmées et protectionnistes a mis à rude épreuve les relations bilatérales, ce qui a entraîné des risques importants pour l’économie canadienne. Depuis son entrée en fonction dans le cadre de son deuxième mandat, le président Trump a pris plusieurs mesures tarifaires unilatérales à l’encontre du Canada pour des raisons de sécurité nationale découlant de préoccupations liées au fentanyl et à la frontière, ainsi que dans le but de protéger les secteurs américains contre des pratiques commerciales prétendument déloyales (article 232). Par conséquent, le Canada et les États-Unis sont actuellement en train de redéfinir leurs relations économiques en accordant une attention croissante aux secteurs stratégiques et à la résilience de la chaîne d’approvisionnement. En août 2025, les États-Unis ont réaffirmé un engagement fondamental pris dans le cadre de l’ACEUM en maintenant l’exemption des droits de douane américains imposés en vertu de leur International Emergency Economic Powers Act (IEEPA) pour les exportations canadiennes vers les États-Unis conformes à l’ACEUM. Grâce à cette exemption, à l’exception des produits soumis à des droits de douane américains dans certains secteurs (p. ex. acier, aluminium, automobiles et pièces automobiles, cuivre, produits du bois), la plupart des exportations canadiennes vers les États-Unis sont exemptées de droits de douane. 

Le 1er septembre dernier, le Canada a supprimé ses contre-tarifs sur certaines importations en provenance des États-Unis, mais les contre-tarifs sur l’acier, l’aluminium et les automobiles sont restés en vigueur. L’un des principaux objectifs de l’engagement du Canada auprès de l’administration américaine est de conclure des accords visant à réduire les droits de douane américains qui entravent l’accès au marché des exportations canadiennes, notamment les droits de douane dans certains secteurs sur l’acier, l’aluminium, les automobiles, le cuivre et les produits du bois imposés au titre de l’article 232. 

Le 23 octobre 2025, le président Trump a annoncé la suspension de toutes les négociations commerciales avec le Canada, invoquant une publicité controversée commanditée par l’Ontario mettant en vedette Ronald Reagan. Il s’agit de la deuxième interruption des négociations commerciales cette année. En juin, les négociations ont été suspendues en réponse à la taxe canadienne sur les services numériques, que les États-Unis ont accusée de cibler les entreprises technologiques américaines. Les négociations ont repris après que le Canada a suspendu la mise en œuvre de la taxe. Ces incidents mettent en évidence la fragilité des relations commerciales bilatérales actuelles. 

La prochaine révision obligatoire de l’ACEUM, qui aura lieu en 2026, sera l’occasion de réaffirmer le succès de l’accord et de veiller à ce qu’il reste adapté à son objectif. Le Canada a lancé une deuxième série de consultations publiques (du 20 septembre au 3 novembre) afin de cerner les points sensibles et les possibilités stratégiques avant la révision conjointe, le tout en vue de s’assurer que l’ACEUM continue de tenir compte des intérêts nationaux du Canada et d’apporter des avantages concrets aux Canadiens. 

Malgré les défis croissants dans les relations commerciales bilatérales, les entreprises canadiennes devraient continuer à privilégier le marché américain en raison de sa proximité géographique et des liens culturels qui les unissent. 

* Connu sous le nom d’USMCA aux États-Unis et de T-MEC au Mexique. 

Relation de défense entre le Canada et les États-Unis

Messages supplémentaires 

À propos de l’acquisition de l’avion F-35 et de l’examen connexe

Approvisionnement et examen relatifs au F-35 : Faits en bref 

Contexte

Le partenariat en matière de défense entre le Canada et les États-Unis couvre tout le spectre de la coopération, y compris la défense partagée du continent par l’intermédiaire du NORAD, de l’OTAN, du partenariat d’échange de renseignements du Groupe des cinq et de la coopération en matière de matériel de défense. La relation de défense comprend un degré élevé de coopération entre militaires et de dialogue stratégique dans plusieurs domaines thématiques et géographiques, auxquels s’ajoutent des engagements stratégiques réguliers de la part des ministres et des chefs d’état-major.

Environ 670 membres des Forces armées canadiennes servent aux États-Unis en tout temps, et certains occupent des postes de commandement. Environ 90 membres des Forces armées américaines occupent des postes d’échange avec les Forces armées canadiennes au Canada. La géographie est importante, et le Canada et les États-Unis ont la même priorité absolue : la défense de l’Amérique du Nord. Le Canada prend au sérieux son engagement envers la défense continentale et fait d’importants investissements pour moderniser le NORAD. Le Canada suit les développements liés au Dôme d’or et a manifesté son intérêt à harmoniser les plans d’élaboration d’une architecture intégrée de défense aérienne et antimissile pour l’Amérique du Nord. L’administration Trump se concentre de plus en plus sur la sécurité dans l’Arctique, en particulier dans le contexte de sa concurrence stratégique avec la Chine. Les États-Unis sont le principal partenaire du Canada dans l’Arctique, et cette relation est essentielle pour dissuader les menaces de plus en plus sophistiquées qui pèsent sur le continent et s’en défendre, y compris celles provenant des approches par le Nord.

Le Canada possède des ressources et des capacités dans l’Arctique que les États-Unis n’ont pas, notamment des navires de patrouille extracôtiers dans l’Arctique et une flotte de brise-glaces beaucoup plus importante. La politique étrangère du Canada dans l’Arctique met davantage l’accent sur le renforcement des partenariats avec les alliés de l’Arctique (les États-Unis et les pays nordiques) et comprend un engagement à ouvrir de nouveaux consulats en Alaska et au Groenland. La politique de défense du Canada, Notre Nord, fort et libre, prévoit d’importants investissements financiers pour des initiatives dans l’Arctique, y compris : a) de nouveaux carrefours de soutien opérationnel dans le Nord; b) des avions de détection aérienne avancée; et c) des capteurs maritimes spécialisés. Le 9 avril, les États-Unis ont publié un décret présidentiel sur la « restauration de la domination maritime américaine », qui ordonne aux agences américaines d’élaborer une stratégie visant à « assurer la sécurité et le leadership des voies navigables arctiques », une composante d’un plan d’action maritime plus large destiné par l’administration pour renforcer la construction navale américaine. 

Au sujet du sud des Caraïbes/du Pacifique oriental 

En date du 21 novembre, les États-Unis avaient mené au moins 21 frappes contre des navires dans cette zone, entraînant la mort de 83 personnes. La justification de l’administration américaine pour ces frappes est la lutte contre le flux de stupéfiants aux États-Unis. 

Haïti

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Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Le 30 septembre, le Conseil de sécurité des Nations unies a autorisé le remplacement de la MSSM par une force de répression des gangs (FRG) et par un bureau d'appui des Nations unies pour Haïti (UNSOH) nouvellement créé à Port-au-Prince. La GSF fonctionnera pendant une période initiale de 12 mois, et l'UNSOH fournira un soutien logistique et opérationnel, financé par des contributions obligatoires. Les contributions en troupes et les indemnités continueront de reposer sur des contributions volontaires. La Chine, la Russie et le Pakistan se sont abstenus lors du vote.

Conformément à la résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies, un groupe permanent de partenaires a été créé afin d'assurer la supervision et de plaider en faveur du personnel et des ressources nécessaires pour soutenir la FRG. Le groupe permanent de partenaires est actuellement composé de pays qui ont apporté un soutien financier important et fourni du personnel à la MMAS : le Canada, le Guatemala, le Salvador, le Kenya, la Jamaïque, les États-Unis et les Bahamas. La résolution prévoit une coordination entre le GSF, l'ONU et l'Organisation des États américains (OEA) sur les questions de sécurité en Haïti.

États-Unis - Vénézuéla

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Mise à jour

Depuis la fin août 2025, les États-Unis ont considérablement durci leur posture à l’égard du Venezuela, notamment par le déploiement de navires de guerre et de chasseurs F-35 au large de la côte du Venezuela. En date du 12 novembre, les États-Unis avaient effectué au moins neuf frappes létales dans les eaux hautes des Caraïbes contre des bateaux qui auraient été liés aux cartels de drogue vénézuéliens, et 10 autres dans le Pacifique, en tuant 76. Le 8 octobre, le président Trump a annulé les efforts visant à parvenir à un accord diplomatique avec le Venezuela et, le 15 octobre, il a confirmé qu’il avait autorisé la CIA à mener des actions secrètes au Venezuela. Le 23 octobre, le président Trump a indiqué que des frappes terrestres étaient envisagées. Le 13 novembre, les États-Unis ont annoncé l’opération « Southern Spear », qui ciblera les « narcoterroristes » et protégera la patrie américaine des drogues qui tuent les gens. La Colombie, le Brésil et le Chili ont dénoncé les actions militaires américaines comme une menace pour la paix dans la région. Le 9 novembre, l’UE a demandé le respect du droit international. Le 12 novembre, la France a condamné les frappes léthales comme violant le droit international.

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

[CAVIARDÉ] Depuis 2006, par l’entremise de l’opération CARIBBE, le Canada a contribué à l’opération MARTILLO, une campagne multinationale et interorganisationnelle de lutte contre les stupéfiants menée par les États-Unis. L’opération CARIBBE est distincte des récentes activités militaires américaines menées à proximité du Venezuela, et la participation du Canada à l’opération CARIBBE reflète l’engagement durable du Canada à l’égard de la coopération internationale dans la lutte contre la criminalité transnationale, en particulier le trafic de stupéfiants, qui porte atteinte à la sécurité et à la gouvernance régionales.

Répression transnationale et ingérence étrangère 

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Contexte

La répression transnationale est l’une des manifestations les plus néfastes de l’ingérence étrangère. La République populaire de Chine (RPC) est l’auteure d’ingérence étrangère la plus active au Canada, suivie de l’Inde, de la Russie, du Pakistan (sur des questions opportunistes) et de l’Iran. AMC – via le MRR du Canada – préside le MRR du G7, qui renforce la coordination du G7 pour déceler les menaces d’ingérence étrangère dans l’écosystème de l’information numérique, y compris la répression transnationale numérique (RTN), et y répondre de manière spécifique. Le MRR du G7 comprend les pays du G7 ainsi que l’Australie, la Nouvelle-Zélande, les Pays-Bas, la Suède et l’OTAN en tant que membres associés.

Les efforts d’AMC pour lutter contre l’ingérence étrangère et la répression transnationale comprennent les initiatives suivantes des dirigeants du G7. En octobre 2025, le MRR du Canada d’AMC a organisé l’Académie de détection de la RTN du MRR du G7, à Toronto. L’Académie est une initiative de haut niveau lancée dans le cadre de la présidence canadienne du G7, comme il a été annoncé dans la déclaration des dirigeants du G7 sur la répression transnationale en juin 2025. L’évènement a permis de former les pays membres du MRR du G7 et leurs partenaires d’optique commune à la détection de la répression transnationale à l’aide de recherches dans des sources ouvertes et d’analyses connexes. Une autre initiative du G7 est le Fonds conjoint Canada–Royaume-Uni pour l’initiative Common Good Cyber, qui vise à soutenir les personnes susceptibles d’être la cible de répression transnationale ainsi que les membres de la société civile qui travaillent activement à contrer la menace. Afin de soutenir la mise en œuvre de ces initiatives par le G7, le Canada, par l’intermédiaire de Sécurité publique, élabore un cadre d’intervention et de résilience face à la répression transnationale.

Le Canada mène également des activités de sensibilisation à la répression transnationale auprès des Nations Unies par le biais de résolutions, de déclarations communes et nationales, et d’évènements parallèles.

Budget 2025 – Éléments d’AMC du budget 2025

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Faits et chiffres à l’appui

Contexte

 [CAVIARDÉ]

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Contexte

Ces modifications visent principalement à offrir au gouvernement de nouveaux outils qui lui permettront de protéger la sécurité économique du Canada. Le terme « sécurité économique » est large. Il englobe la capacité du Canada à gérer les menaces et les perturbations étrangères tout en orientant ses activités économiques pour appuyer la réalisation de ses objectifs de sécurité nationale et favoriser sa croissance.

Le Canada dispose d’une trousse d’outils de sécurité économique robuste, dont des lois et des outils d’application de ces lois qui lui permettent de détecter des crimes, de protéger ses ressources naturelles, de protéger sa propriété intellectuelle, de promouvoir le commerce et de réagir à de nombreuses formes de coercition économique. Par exemple, en cas de coercition économique, le gouvernement peut utiliser les pouvoirs conférés par l’article 53 du Tarif des douanes ou les pouvoirs inscrits dans la Loi sur les mesures spéciales d’importation, en cas de problème lié à des importations. Toutefois, aucun outil équivalent n’existe actuellement en ce qui concerne les exportations.

La Loi sur les licences d’exportation et d’importation permet actuellement au gouvernement de contrôler les exportations et les importations uniquement pour un nombre limité de raisons. Par exemple, on peut contrôler les exportations pour veiller à ce qu’elles répondent aux obligations internationales du Canada, pour des raisons de sécurité nationale, ou pour gérer la transformation des ressources naturelles et recueillir des informations à l’appui des enquêtes et des différends commerciaux. Les contrôles à l’importation ont aussi une portée limitée.

Ces nouvelles modifications s’ajouteraient à l’actuelle trousse d’outils de sécurité économique, ce qui permettrait au Canada de jouir d’un niveau additionnel de sécurité lorsque d’autres outils pourraient être insuffisants. Ce niveau additionnel pourrait comprendre la capacité de surveiller, limiter ou bloquer certaines importations ou exportations et de recueillir des informations sur celles-ci lorsque cela pourrait aider le Canada à se protéger d’une menace liée à sa sécurité économique ou à corriger des vulnérabilités liées aux chaînes d’approvisionnement.

Budget supplémentaire des dépenses (B)

Aperçu et résultats escomptés

Résultats attendus – 673,0 M$ pour le Programme de financement climatique international du Canada

Résultats attendus – 67,5 M$ pour la réinvestition des revenus provenant de la vente ou du transfert de biens immobiliers

Résultats attendus – 27,9 M$ pour la gestion du dossier du bois d’œuvre résineux Canada–États‑Unis

Résultats attendus – 20,0 M$ pour le mécanisme de décaissement rapide du Fonds de crise

Résultats attendus – 13,3 M$ pour la présidence du Sommet du G7 au Canada

Financement climatique et novateur

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Mise à jour

Le programme de financement climatique international du Canada doit prendre fin le 31 mars 2026. Affaires mondiales Canada a soumis au ministère des Finances une proposition de renouvellement du programme temporaire.

Le gouvernement du Canada a annoncé dans son budget 2024 un nouveau mécanisme de financement concessionnel à FinDev Canada, soit 720 millions de dollars sur cinq ans en capital concessionnel, y compris 20 millions de dollars pour l’assistance technique.

Faits et chiffres à l’appui

Examen exhaustif des dépenses (EED)

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Mise à jour

Le 4 novembre, le gouvernement a présenté le Budget 2025, qui a été adopté à la Chambre des communes dans la semaine du 17 novembre et a maintenant été soumis à l’examen du Sénat.

Contexte

Réaménagement des effectifs

Mise à jour

Fermetures de missions

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Faits et chiffres à l’appui

Arctique – Politique étrangère 

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Contexte

La Politique étrangère pour l’Arctique (PEA) est une stratégie diplomatique globale relative à la présence du Canada dans l’Arctique et à sa participation aux questions qui touchent la région. Elle comprend quatre piliers en matière de politique étrangère : affirmer la souveraineté du Canada; promouvoir les intérêts du Canada par une diplomatie pragmatique; exercer un leadership en matière de gouvernance de l’Arctique et d’enjeux multilatéraux; adopter une approche plus inclusive de la diplomatie dans l’Arctique.

Dans le cadre de la PEA, le Canada s’engage à :

La PEA met l’accent sur la coopération nord-américaine dans l’Arctique, notamment avec le Groenland, ce qui témoigne de liens culturels et économiques étroits. Le Canada s’emploie actuellement à ouvrir un consulat à Nuuk pour promouvoir ses priorités politiques et commerciales et les priorités liées à la mobilité des Inuit. Un agent d’Affaires mondiales Canada est en affectation temporaire sur le terrain à Nuuk afin de continuer les préparatifs. Le lancement en douceur du consulat pourrait être annoncé dès janvier 2026.

La mise en œuvre de la PEA est soutenue par l’Initiative sur le leadership mondial dans l’Arctique. Dotée d’un budget annuel de 8 millions de dollars, cette initiative vise notamment à renforcer le leadership du Canada au sein du Conseil de l’Arctique et à soutenir la participation des Autochtones et des jeunes aux affaires internationales relatives à l’Arctique, entre autres dossiers.

La PEA est le fruit de plusieurs mois de collaboration concrète avec les gouvernements territoriaux et provinciaux et les peuples autochtones concernés. Affaires mondiales Canada s’engage à poursuivre des collaborations concrètes et fondées sur les distinctions au cours de la phase de mise en œuvre.

Menaces à la souveraineté du Canada dans l’Arctique

Points supplémentaires

Contexte

À mesure que l'environnement physique de l'Arctique change, la région devient une zone de plus grande importance internationale et de concurrence stratégique, les États arctiques et non arctiques exprimant des intérêts politiques, économiques et militaires dans la région. Bien que le Canada ne voie aucune menace militaire immédiate sur son territoire arctique, l'environnement stratégique en évolution rapide souligne l'importance de cadres efficaces de sûreté et de sécurité, de défense nationale et de dissuasion. La Russie demeure la plus grande menace militaire dans et pour l'Arctique. Les intérêts stratégiques et les activités de la Chine dans l'Arctique continuent d'attirer l'attention des États de l'Arctique et de l'OTAN. Les exercices et opérations militaires conjoints sino-russes prennent de plus en plus une dimension nordique. Bien que les activités militaires ouvertes de la Chine demeurent limitées, ses activités apparemment civiles dans l'Arctique, y compris la recherche scientifique et les investissements commerciaux, doivent être supposées avoir un double objectif.

Personne ne conteste la souveraineté du Canada sur les terres et les îles de l'archipel arctique canadien. Ses eaux, y compris celles communément appelées le « passage du Nord-Ouest » (PNT), sont des eaux intérieures du Canada en vertu de leur titre historique, sur lesquelles le Canada a pleine souveraineté. Par conséquent, il n'existe aucun droit de passage inoffensif ou de passage en transit pour les navires battant pavillon étranger. Les États-Unis ne sont pas d'accord, affirmant que le PTN est un détroit utilisé pour la navigation internationale, dans lequel il existe un droit de passage en transit. Ce désaccord a été bien géré jusqu'à maintenant. Normalement, en principe, le Canada accueille favorablement la navigation dans ses eaux arctiques, à condition que les navires étrangers respectent les règles et règlements du Canada.

En novembre 2024, le Canada et les États-Unis ont tenu des négociations initiales sur la frontière de la mer de Beaufort et la zone de chevauchement dans le plateau continental étendu de l'océan Arctique. De telles négociations prennent généralement de nombreuses années et nécessitent une forte participation politique, car elles impliquent des décisions qui entraînent des répercussions sur la souveraineté des États. Aucune date de réunion ultérieure n'a été fixée.

Le Canada et le Royaume du Danemark continuent de travailler sur les questions d’accès et de mobilité de l’île Hans en prévision de notre capacité à ratifier le traité signé en 2022 résolvant nos frontières terrestres et maritimes dans l’Arctique et le chevauchement étendu du plateau continental dans la mer du Labrador.

La soumission du Canada concernant le plateau continental de l'océan Arctique est actuellement déposée auprès de la Commission des limites du plateau continental à l'ONU à New York. La Commission doit examiner une longue liste de demandes, il faudra donc plusieurs années avant que celle du Canada soit examinée. Entre-temps, le Canada mène d'autres missions d'étude dans l'océan Arctique afin d'obtenir davantage de données scientifiques à l'appui de sa soumission. Une mission d'étude a été menée avec succès l'été dernier, et une autre est prévue pour l'année prochaine. Des chevauchements entre les demandes concernant l'océan Arctique étaient prévisibles, car les dispositions relatives au plateau continental de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer constituent un processus scientifique et juridique visant à déterminer si une zone du fond marin est de nature continentale. Elles ne fixent pas de frontières politiques. Tous les États côtiers de l'océan Arctique se sont engagés à résoudre pacifiquement les chevauchements, conformément au droit international.

Accélérer les grands projets dans le nord (Note de RCAANC)

Messages supplémentaires

Cadre stratégique pour l’Arctique et le Nord

Au besoin, au sujet des priorités de l’Arctique et du Nord

Contexte

Le gouvernement du Canada s’est engagé à établir une seule économie canadienne et à accélérer le développement de grands projets d’infrastructure dans le Nord. Les projets nordiques sont gérés par des régimes de cogestion qui mettent en œuvre les engagements pris dans le cadre de traités modernes. Il existe des régimes distincts au Yukon, dans la région de la vallée du Mackenzie, dans la région désignée des Inuvialuit des Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut.

Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada met en œuvre l’Initiative de réglementation dans le Nord afin de soutenir la préparation réglementaire et le Programme d'aide financière aux participants du Nord pour permettre la participation aux processus réglementaires. Pour accélérer le développement de grands projets d’infrastructure dans le Nord, il faut améliorer ces programmes afin de veiller à ce que les renseignements nécessaires pour éclairer les processus réglementaires soient disponibles et que les gouvernements et les organisations autochtones aient la capacité de participer concrètement à ces processus.

Défense nationale (Note du MDN)

Faits et chiffres à l’appui

Présence des Forces armées canadiennes (FAC) dans l’Arctique

Présence de la Garde côtière canadienne (GCC) dans l’Arctique

Investissements ayant un lien avec l’Arctique dans la politique de défense du Canada (comptabilité de caisse)

Contexte

Présence des Forces armées canadiennes (FAC) dans l’Arctique

Présence de la Garde côtière canadienne dans l’Arctique

Exercices et opérations

Projet de radar transhorizon dans l’Arctique

Projet de radar transhorizon polaire

Coopération internationale

Relations Canada-Mexique

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Faits et données à l’appui

Contexte 

La visite du premier ministre à Mexico en septembre 2025 a donné lieu à un renouvellement des relations bilatérales, élevant le cadre de coopération au rang de partenariat stratégique global et lançant le Plan d'action Canada-Mexique (PACM) 2025-2028, une feuille de route stratégique ambitieuse de trois ans reposant sur quatre piliers qui reflètent nos priorités communes : la prospérité; la mobilité, l’inclusion et le bien-être; la sécurité; et l'environnement et la durabilité. Le PACM sert de ligne directrice pour la mise en œuvre d'actions concrètes, notamment dans les domaines du commerce et de l'investissement (avec un accent particulier sur les ressources naturelles et l'agriculture), de la connectivité portuaire, de la santé, de la sécurité, de la gestion des urgences, de l'énergie et de l'action climatique. Le 27 novembre, le Mexique sera l’hôte de la première réunion annuelle du Partenariat stratégique Canada-Mexique, qui s'appuie sur les 20 ans du Partenariat Canada-Mexique. La réunion annuelle de cette année, qui sera coprésidée par le sous-ministre Morrison d’Affaires mondiales Canada et le sous-secrétaire Velasco du Mexique, permettra d'examiner les premiers progrès réalisés dans le cadre du nouveau PACM et contribuera à préparer l'importante visite de la ministre Anand au Mexique en décembre.

Canadiens détenus par ICE

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Faits et chiffres à l’appui

Contexte

AMC prend connaissance de la détention de Canadiens soit par le citoyen lui-même, soit par ses proches, soit par le biais d’un avis périodique envoyé par des représentants des États-Unis. Les représentants canadiens de l’ambassade du Canada à Washington et des 12 autres bureaux aux États-Unis communiquent fréquemment et de façon productive avec les représentants américains afin d’avoir accès aux détenus et de leur fournir des services consulaires.

Si des préoccupations relatives au bien-être ou à la santé sont soulevées par les détenus, le consulat soulèvera ces dossiers auprès des autorités américaines pour trouver une solution conformément aux politiques du centre de détention. AMC peut faciliter l’obtention des documents de voyage pour les expulsions ou les voyages pour rentrer au Canada. Les Canadiens détenus par l’ICE sont un mélange de personnes ayant fait l’objet de condamnations ou d’accusations criminelles, et d’autres qui ont été détenues parce qu’elles n’ont pas de statut immigration valide aux États-Unis.

Les médias ont fait état de plusieurs enfants citoyens canadiens qui ont été détenus avec leurs parents non canadiens. Les agents consulaires ont redoublé de vigilance à l’égard des enfants.

Les agents consulaires effectuent des visites en personne dans les centres de détention lorsqu’il est possible de le faire, et communiquent souvent avec les détenus par téléphone ou vidéoconférence.

Commission des pêcheries des Grands Lacs 

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Contexte 

La Convention de 1954 sur les pêcheries dans les Grands Lacs entre le Canada et les États-Unis a donné naissance à la Commission des pêcheries des Grands Lacs (CPGL). La CPGL offre au Canada et aux États-Unis un mécanisme leur permettant de collaborer afin d'éradiquer et de réduire au minimum les populations de lamproies marines, de protéger et de préserver les pêches dans les Grands Lacs, et de coordonner la gestion et la recherche dans le domaine des pêches.

Conformément à la Convention, la Commission est financée à la fois par le Canada et les États-Unis. Comme décidé lors de la réunion organisationnelle de la Commission en 1956, pour la mise en œuvre du programme de lutte contre la lamproie marine, les États-Unis et le Canada contribuent respectivement à hauteur de 69 % et 31 % au budget de la Commission. Le Canada et les États-Unis se partagent à parts égales les autres coûts, tels que le soutien aux efforts de recherche scientifique de la Commission, la coordination binationale de la gestion des pêches, le programme de communication et les questions administratives. Depuis 2022, la contribution totale du Canada à la Commission s'élève à 19,6 millions de dollars canadiens par an.

La Commission compte une section canadienne et une section américaine, chacune composée de quatre commissaires. Les commissaires canadiens sont nommés par le gouverneur en conseil sur recommandation du ministre responsable. Deux des quatre commissaires canadiens sont traditionnellement désignés par le Canada, dont l'un est un fonctionnaire fédéral. Les deux autres commissaires sont désignés par le gouvernement de l'Ontario, compte tenu des responsabilités que la province assume à l'égard de certains aspects des ressources de pêche. Cet arrangement n'est pas officiellement en vigueur entre le Canada et le gouvernement de l'Ontario, mais il s'agit d'une pratique de longue date.

Le 18 octobre 2024, un décret a transféré la responsabilité de la Commission des pêcheries des Grands Lacs du ministre des Pêches au ministre des Affaires étrangères. Ce changement a été motivé par des préoccupations de longue date au sein de la CPGL concernant la gestion par le MPO des fonds qu'elle recevait à titre de contribution du Canada à la Commission. 

Bien que la responsabilité de la CPGL ait été transférée à AMC, le décret, lu dans le contexte de la législation canadienne, ne permet pas légalement que l'engagement financier du Canada envers la CPGL soit entièrement transféré à AMC, car le MPO doit superviser le programme de lutte contre la lamproie marine conformément à son mandat et à ses responsabilités légales. AMC travaille en étroite collaboration avec le MPO, le Secrétariat de la Commission, le BCP et le Secrétariat du Conseil du Trésor afin d'assurer une transition harmonieuse, y compris la mise en place du mécanisme administratif le plus efficace pour transférer les fonds que le Canada verse à la Commission, afin que le Canada continue de respecter ses obligations en vertu de la Convention.

Salvador: Coopération entre le Salvador et les États-Unis en matière d’expulsions massives de membres présumés de gangs et de détentions dans la prison de CECOT

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Contexte

La collaboration entre le Salvador et le gouvernement américain en matière d’expulsions et de détentions massives dans la mégaprison de CECOT suscite une vive controverse et des préoccupations à l’échelle internationale.

Dans le cadre d’une entente bilatérale, les États-Unis ont expulsé plus de 200 membres de gang présumés vers le Centro de Confinamiento del Terrorismo (CECOT) du Salvador. L’administration Trump a invoqué la Loi sur les ennemis étrangers (Alien Enemies Act) de 1798, une loi de temps de guerre, pour justifier l’accélération des expulsions sans application régulière de la loi.

Le Salvador, en réponse aux demandes de l’ONU, a précisé qu’il a simplement fourni l’infrastructure pénitentiaire, et que l’autorité et la responsabilité juridique relèvent des États-Unis.

En juillet 2025, le président Bukele a annoncé un échange de prisonniers avec le Venezuela, qui a mené à la libération de détenus vénézuéliens en échange de 10 otages américains et de plusieurs prisonniers politiques.

Le Canada n’a pas fait de déclaration publique concernant l’expulsion par les États-Unis d’immigrants vers le Salvador.

Allégations de torture

Human Rights Watch et Cristosal (une organisation régionale de défense des droits de la personne active au Salvador, au Guatemala et au Honduras) rapportent que les migrants vénézuéliens expulsés des États-Unis vers la prison CECOT au Salvador ont été victimes d’abus systématiques, notamment de passages à tabac et d’autres actes assimilables à de la torture. L’ambassade du Canada au Salvador nous informe que ces allégations ont été réfutées par d’autres.

L’état d’exception décrété depuis mars 2022 au Salvador a entraîné la suspension d’importants droits constitutionnels dans la lutte contre la violence des gangs, ce qui a mené à plus de 86 000 arrestations et à une amélioration considérable de la sécurité, mais qui a aussi suscité des préoccupations généralisées à l’égard des droits de la personne. Même si le gouvernement a annoncé un plan pour mettre graduellement fin à l’état d’exception, les détails sont encore vagues. En août dernier, l’administration Bukele a obtenu le droit de prolonger l’état d’exception de deux autres années, après que les membres du Congrès salvadorien ont voté en faveur de la prolongation des délais accordés aux procureurs pour enquêter sur les liens présumés entre les gangs et les personnes détenues, ce qui suscite de nouvelles préoccupations quant à l’érosion démocratique et aux répercussions à long terme sur les libertés civiles.

Soutien du Canada à l’Ukraine

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Mise à jour

Le premier ministre a participé en personne ou virtuellement à la plupart des réunions de la Coalition des volontaires depuis sa création au printemps 2025. Le 23 septembre, le premier ministre Carney et le président Zelenskyy ont coprésidé une réunion de dirigeants de la Coalition internationale pour le retour des enfants ukrainiens en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies afin de mobiliser le soutien international. Le Canada continue de mettre à profit sa présidence du G7 pour une action coordonnée sur l’Ukraine, notamment en invitant récemment le ministre ukrainien des Affaires étrangères, M. Sybiha, à la réunion des ministres des Affaires étrangères du G7 à Niagara (il était présent et a participé à trois séances – une dédiée à l’Ukraine; et sur la sécurité maritime et énergétique).

Faits et chiffres à l’appui

Le soutien du Canada aux efforts de reconstruction en Ukraine

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Mise à jour

Faits et chiffres à l’appui

Le soutien du Canada au retour des enfants ukrainiens

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Mise à jour

Faits et chiffres à l’appui

Actifs russes au Canada

Mise à jour 

L’Union européenne est en train d’élaborer et de négocier une proposition avec ses États membres afin d’utiliser les 140 milliards d’euros d’actifs souverains russes immobilisés détenus par Euroclear, située à Bruxelles, pour soutenir les prêts de réparation émis par l’Union européenne pour l’Ukraine. Les dirigeants de l’Union européenne discuteront de cette proposition lors de la réunion du Conseil européen qui aura lieu les 18 et 19 décembre. Nous savons que la Belgique est très préoccupée par cette proposition, compte tenu de son exposition aux risques. [CAVIARDÉ]

Faits et chiffres à l’appui 

Cisjordanie et violence des colons extrémistes

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Faits et chiffres à l’appui

Le 21 août, le Canada et 25 partenaires ont publié une déclaration conjointe condamnant les plans israéliens de construction de colonies dans la zone E1 en Cisjordanie et demandant au gouvernement israélien de cesser la construction de colonies conformément à la résolution 2334 du Conseil de sécurité des Nations Unies.

On compte en moyenne quatre attaques de colons contre des Palestiniens par jour, et plus de 740 incidents enregistrés rien qu’en 2025. Les opérations de colonisation d’Israël en Cisjordanie ont atteint des niveaux sans précédent en 2025, favorisées par des politiques gouvernementales agressives et par la mobilisation des colons.

À ce jour, le Canada a imposé quatre séries de sanctions visant des personnes dont les actions facilitent, soutiennent, financent ou encouragent la violence des colons extrémistes et sapent les efforts de paix. Il a imposé des mesures contre dix-sept personnes et sept entités. Plus récemment, en juin 2024, le Canada a imposé des sanctions contre le ministre des Finances et le ministre de la Sécurité nationale d’Israël. Cette mesure a été prise en coordination avec le Royaume-Uni, la Norvège, la Nouvelle-Zélande et l’Australie.

Contexte

Les colonies israéliennes et la violence des colons constituent un obstacle sérieux à une solution à deux États. Les opérations de colonisation à Jérusalem-Est et en Cisjordanie se sont poursuivies sous tous les gouvernements israéliens depuis 1967. Le Canada ne reconnaît ni le contrôle permanent d’Israël sur les territoires occupés en 1967, ni l’annexion par Israël de Jérusalem-Est et du plateau du Golan. Les appels à l’annexion formelle de certaines parties de la Cisjordanie se sont intensifiés, sous l’impulsion de ministres d’extrême droite, de dirigeants de colons et de factions d’extrême droite.

[CAVIARDÉ] Israël déclare régulièrement des parcelles de terre en Cisjordanie comme terres d’État ou terres à des fins militaires, privant souvent les propriétaires palestiniens de leurs biens. Parmi les autres répercussions négatives sur les Palestiniens, mentionnons : les déplacements forcés, les restrictions de mouvement, le détournement des ressources en eau, ainsi que la violence et le vandalisme des colons. Lorsque des cas de violence se produisent, les colons sont soumis au droit civil israélien, alors que les Palestiniens de Cisjordanie sont soumis au droit militaire israélien.

En août 2025, le Comité supérieur de planification de l’administration civile d’Israël a approuvé le projet très controversé de colonisation E1 (à l’est de Jérusalem), qui vise à construire environ 3 400 logements entre Jérusalem et la colonie de Ma’ale Adumim en Cisjordanie. [CAVIARDÉ]

En réponse à la mention d’une voie vers un État palestinien dans la résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies approuvant le plan de paix américain, le ministre des Finances Bezalel Smotrich et le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir ont fait des commentaires incendiaires selon lesquels aucun plan ouvrant la voie à un État palestinien ne sera mis en œuvre, et que les hauts responsables de l’Autorité palestinienne devraient être ciblés pour être assassinés.

Le Canada soutient la stabilité du Liban

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Mise à jour

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Le conflit entre Israël et le Hezbollah dure depuis longtemps. Parmi les moments clés figurent la création de la FINUL (Force intérimaire des Nations Unies au Liban) en mars 1978, à la suite de l’invasion du sud du Liban par Israël. Israël a de nouveau envahi le Liban en 1982 puis en 2006. Cette dernière guerre a entraîné l’évacuation de plus de 20 000 citoyens canadiens et s’est terminée par un cessez‑le‑feu négocié par les Nations Unies en vertu de la résolution 1701 du Conseil de sécurité. La FINUL surveille la frontière entre le Liban et Israël et fait rapport trimestriellement sur les violations. Son mandat a été prolongé jusqu’à la fin de 2026, avec une période de transition d’un an en 2027 pour transférer l’ensemble des responsabilités liées à la sécurité aux Forces armées libanaises.

Le 8 octobre 2023, le Hezbollah a attaqué le nord d’Israël en soutien au Hamas. Le conflit a duré jusqu’à ce que les États‑Unis et la France négocient un cessez‑le‑feu en novembre 2024, au cours duquel 4 000 personnes ont été tuées et 1,2 million déplacées au Liban. Certains diplomates canadiens et leurs familles ont été évacués au plus fort du conflit. Les principales dispositions du cessez‑le‑feu comprennent le retrait d’Israël du sud du Liban et le désarmement du Hezbollah.

Le gouvernement libanais, élu en janvier 2025, est confronté à des défis en matière de réformes et de reconstruction. Les coûts de reconstruction sont estimés à 11 milliards de dollars américains. L’aide des États du Golfe et des donateurs d’Ouest est conditionnée aux progrès réalisés en matière de réformes politiques et économiques ainsi qu’au désarmement du Hezbollah.

Depuis 2016, le Canada a fourni plus de 700 millions de dollars en aide internationale. Cela comprend 400 millions en aide humanitaire, 165 millions en développement et plus de 45 millions en soutien à la stabilisation et à la sécurité dans le cadre de la Stratégie pour le Moyen‑Orient, qui a pris fin en mars 2025. Le Canada canalise son aide par l’intermédiaire de partenaires de confiance, et non directement au gouvernement libanais.

L’engagement diplomatique du Canada en Syrie 

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Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Ahmed al‑Sharaa, alors dirigeant de Hayat Tahrir al‑Sham (HTS), a assumé la fonction de président intérimaire après avoir renversé le régime Assad en décembre 2024. En mars 2025, le président al‑Sharaa a formé un gouvernement de transition et établi une constitution transitoire de cinq ans. Le gouvernement intérimaire met en œuvre une transition politique – avec le soutien de partenaires internationaux – comprenant l’amélioration des droits de la personne, la lutte contre le terrorisme et l’appui aux efforts de stabilisation régionale.

Engagement du Canada

Depuis 2015, le Canada a accueilli plus de 100 000 réfugiés syriens et alloué plus de 842 millions de dollars en aide humanitaire à la Syrie — dont 106,3 millions en 2025.

À la suite de la chute du régime Assad, le Canada a repris son engagement diplomatique avec le gouvernement syrien. L’ancien premier ministre Trudeau et l’ancienne ministre des Affaires étrangères Joly ont rencontré leurs homologues syriens en février et mars 2025.

La capacité du Canada à soutenir des programmes de stabilisation et de développement en Syrie est limitée par le fait que : le HTS est inscrit comme entité terroriste en vertu du Code criminel du Canada; le Canada maintient des sanctions contre la Syrie en vertu de la Loi sur les mesures économiques spéciales; la Syrie demeure inscrite en vertu de la Loi sur l’immunité des États (LIE); et l’ONU continue d’inscrire le HTS comme organisation terroriste. Sécurité publique a délivré une autorisation de cinq ans protégeant les fonctionnaires canadiens contre toute responsabilité criminelle liée à un avantage accessoire accordé à un groupe terroriste dans le cadre d’activités diplomatiques ou consulaires en Syrie.

Le 28 février 2025, le Canada a délivré un permis général en vertu du Décret sur les autorisations de permis (mesures économiques spéciales), permettant temporairement aux Canadiens d’effectuer des transactions humanitaires avec la Syrie, y compris avec la Banque centrale de Syrie et d’autres banques d’État sanctionnées. Ce permis a été renouvelé le 27 août pour six mois supplémentaires.

En octobre 2025, l’ambassadeur non-résident du Canada en Syrie, Greg Galligan, a présenté une copie de ses lettres de créance aux autorités syriennes.

Le 10 novembre, la Syrie a signé une déclaration de coopération à caractère exclusivement politique avec la Coalition mondiale contre Daech, dont le Canada est membre.

Le 6 novembre 2025, le Conseil de sécurité de l’ONU a retiré de la liste des sanctions contre l’EIIL et Al‑Qaïda le président syrien al‑Sharaa et le ministre de l’Intérieur Khattab. Le Canada a automatiquement retiré ces deux individus de ses propres listes à la suite de cette décision.

Iran

Messages supplémentaires

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Depuis 2019, à la suite du retrait unilatéral des États-Unis du Plan d'action global conjoint (JCPOA) sous la première administration Trump, les violations de l'accord nucléaire par l'Iran ont été largement documentées, en particulier par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). L'AIEA est l'agence des Nations unies chargée par le JCPOA de surveiller et de vérifier que le programme nucléaire iranien reste exclusivement à des fins pacifiques.

Le 12 juin, le Conseil des gouverneurs de l'AIEA a déclaré que l'Iran avait manqué à ses obligations en matière de non-prolifération. Au cours de la guerre de 12 jours qui a suivi, Israël, brièvement rejoint par les États-Unis, a pris pour cible le programme nucléaire iranien.

Invoquant un manquement grave, la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni (E3) ont déclenché le 28 août le mécanisme de rétablissement des sanctions prévu par la résolution 2231 (2015) du Conseil de sécurité des Nations unies, qui approuvait le JCPOA et répondait aux préoccupations en matière de prolifération liées au programme nucléaire iranien.

Cette décision fait suite à plusieurs mois d'efforts infructueux pour parvenir à une solution diplomatique, qui ont abouti à une dernière réunion avec les responsables iraniens à Genève le 26 août, au cours de laquelle Téhéran n'a proposé aucune concession substantielle susceptible de retarder la décision des E3. Le 28 août, le Canada a publié sur les réseaux sociaux un message de solidarité avec les E3 qui avaient déclenché le mécanisme de rétablissement des sanctions prévues par le JCPOA.

La Russie et la Chine ont contesté la légitimité du rétablissement des sanctions, mais comme la disposition relative au rétablissement des sanctions ne peut faire l'objet d'un veto, les sanctions de l'ONU sont entrées en vigueur le 28 septembre. Le Canada s'était préparé à cette éventualité et, le 1er octobre, il a annoncé des modifications réglementaires visant à réimposer ces sanctions de l'ONU à l'échelle nationale, peu après des annonces similaires faites par l'UE et le Royaume-Uni le 29 septembre.

Le 20 novembre, le Conseil des gouverneurs de l'AIEA a adopté une résolution exigeant que l'Iran donne à l'AIEA l'accès à ses sites nucléaires et fournisse des informations sur l'enrichissement. Le Canada a voté en faveur de cette résolution.

Stratégie pour l’Afrique 

Messages supplémentaires 

Mise à jour

Faits et chiffres 

Contexte 

La Stratégie du Canada pour l’Afrique: un partenariat pour la prospérité et la sécurité partagées (mars 2025) s'appuie sur des consultations auprès de plus de 600 parties prenantes. Sa mise en œuvre repose sur les ressources existantes. Axée sur le commerce et le développement, cette stratégie vise à créer les conditions propices à des relations commerciales mutuellement avantageuses, et à soutenir la mise en place d'un environnement favorable permettant à l'Afrique de renforcer ses propres capacités et systèmes.

L'Afrique représente environ 1% du commerce mondial du Canada (15,3 milliards de dollars), soit une hausse de 15,6% depuis 2021. Les principaux partenaires commerciaux du Canada sont l'Afrique du Sud, le Nigeria, le Maroc, l'Algérie et la Mauritanie.

Le démantèlement de l'USAID au début de l'année 2025 a confronté l'Afrique à un déficit important en matière d'aide internationale, les États-Unis ayant réorienté leur approche du développement vers le commerce et l'accès aux ressources plutôt que vers l'aide traditionnelle.

L'engagement de la Chine en Afrique s'est considérablement accru, alors qu'elle cherche à étendre son influence mondiale, y compris dans les instances multilatérales, et à renforcer ses intérêts économiques, notamment en s'assurant l'accès à des minerais essentiels. La Chine est la première partenaire commerciale bilatéral et la première créancière du continent. En 2024, les échanges commerciaux avec la Chine devraient avoir atteint plus de 295 milliards de dollars américains, soit une augmentation de 6 % par rapport à l'année précédente.

La Russie a considérablement étendu son influence et cherché à renforcer sa présence militaire en Afrique, principalement par l'intermédiaire d'entreprises militaires liées à l’état, en se concentrant sur la région du Sahel central. La présence économique de la Russie en Afrique est cependant inférieure à celle des principaux partenaires commerciaux de l’Afrique tels que UE, Chine, États-Unis, Émirats Arabes Unis et Inde.

République démocratique du Congo et Rwanda

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Mise à jour

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Érythrée et Éthiopie

Messages supplémentaires

Mise à jour

Le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) a accusé le gouvernement fédéral éthiopien d’avoir mené une frappe de drone à la frontière entre le Tigré et l’Afar le 7 novembre, causant des pertes humaines et des dommages matériels. Parallèlement, le TPLF a accusé le gouvernement fédéral de soutenir une faction armée dissidente, la Tigray Peace Force (TPF), opérant dans la région de l’Afar. L’administration régionale afar a condamné le TPLF pour avoir prétendument pénétré en territoire afar, s’être emparé de six villages et avoir attaqué des civils.

Faits et chiffres à l’appui

Relations Canada–Éthiopie

En 2023-2024, l’Éthiopie a été le principal partenaire de l’aide internationale du Canada en Afrique : 195,3 millions de dollars. Le Canada ne fournit aucune aide financière directe au gouvernement éthiopien.

Relations Canada–Érythrée

Le Canada entretient des relations bilatérales limitées avec l’Érythrée. Il n’y maintient aucun programme d’aide internationale.

Contexte Érythrée–Éthiopie

L’Érythrée et l’Éthiopie sont des adversaires de longue date depuis que l’Érythrée a obtenu son indépendance de l’Éthiopie en 1993. La guerre érythréo-éthiopienne (1998-2000) a éclaté au sujet de la délimitation de la frontière internationale. La guerre s’est officiellement terminée par l’Accord d’Alger en 2000. En juillet 2018, l’Éthiopie a accepté de mettre en œuvre l’Accord d’Alger de 2000, mettant ainsi officiellement fin à la guerre.

Guerre au Tigré

Les Forces de défense érythréennes ont pris part à la guerre civile éthiopienne de 2020 dans la région du Tigré (de novembre 2020 à novembre 2022), à l’invitation du gouvernement éthiopien pour combattre le TPLF. Après deux ans de conflit et environ 600 000 morts selon les estimations, le gouvernement d’Éthiopie et le TPLF ont signé l’Accord de cessation des hostilités à Pretoria, mettant fin au conflit armé. D’autres parties impliquées dans le conflit, notamment l’Érythrée, ont été exclues des négociations. Sa mise en œuvre a été inégale, et l’absence de progrès concernant le retour des personnes déplacées internes, le désarmement et la démobilisation des ex-combattants, ainsi que la résolution du statut contesté de l’ouest du Tigré, constituent une source importante de griefs pour les Tigréens.

Exploitation minière au Tigré

Certaines entreprises minières canadiennes qui mènent des activités au Tigré n’ont pas pu accéder à leurs permis obtenus légalement et ont dû déclarer un cas de force majeure. Un article du Globe and Mail (publié le 13 novembre) a rapporté des activités d’extraction illégale d’or au Tigré, liant cette pratique à des atteintes à l’environnement et aux droits de la personne, ainsi qu’à de la corruption de la part des forces gouvernementales et régionales. L’article cite une entreprise canadienne, East Africa Metals (EAM), qui serait incapable d’accéder à ses deux sites au Tigré. L’article associe également EAM à plusieurs compagnies minières chinoises, dont certaines auraient exploité les mines d’or d’EAM. EAM « rejette catégoriquement l’idée qu’elle, ou l’une de ses filiales ou partenaires commerciaux affiliés, ait financé ou facilité des activités illégales d’extraction minière artisanale ».

Persécution présumée des chrétiens au Nigéria

Mise à jour

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Les États-Unis intensifient leur rhétorique sur la persécution présumée des chrétiens au Nigeria, notamment en organisant des réunions de haut niveau sur cette question à l'ONU (le 18 novembre) auxquelles la chanteuse pop Nicki Minaj a participé en tant que conférencière invitée. [CAVIARDÉ] Les médias accordent une attention croissante à cette question, en particulier depuis que le président Trump a évoqué la possibilité d'une intervention militaire au Nigeria.

Désignation par les États-Unis du Nigeria comme pays particulièrement préoccupant

Le 31 octobre 2025, le département d'État américain a désigné le Nigeria comme pays particulièrement préoccupant en raison de « graves violations de la liberté religieuse ». Le gouvernement américain a cité les attaques systématiques contre les communautés chrétiennes, notamment les meurtres, les enlèvements et la destruction d'églises, perpétrées par des groupes extrémistes tels que Boko Haram et les éleveurs militants Fulani. L'administration a évoqué la possibilité de sanctions ciblées, notamment des restrictions de visa et le gel des avoirs, et le président Trump est allé jusqu'à menacer d'une éventuelle intervention militaire américaine en réponse.

Les analystes suggèrent que les mesures politiques américaines reflètent en partie le lobbying des groupes chrétiens conservateurs aux États-Unis et l'influence de considérations politiques nationales, qui sont devenues plus prononcées dans un contexte de relations bilatérales déjà tendu avec le Nigeria sur les questions commerciales, de visas et d’expulsions. Malgré le fait que les attaques contre les chrétiens sont bien réelles, les États-Unis ont été accusés de présenter de manière inexacte la situation complexe du Nigeria en matière d'insécurité : de nombreuses victimes sont musulmanes ou issues d'autres communautés religieuses ou ethniques, et une grande partie de la violence est motivée par d'autres facteurs, notamment le terrorisme, les tensions ethniques, les conflits liés aux terres et aux ressources, la criminalité et la faible gouvernance, plutôt que par des motifs purement religieux.

Une délégation nigériane de haut niveau, conduite par le conseiller à la sécurité nationale du Nigeria, Ribadu, s'est rendue à Washington D.C. le 20 novembre 2025 afin de rencontrer certains hauts responsables et législateurs américains pour aborder cette question.

Situation des chrétiens au Nigéria

Le Nigeria, dont la population dépasse les 200 millions d'habitants, est approximativement divisé entre chrétiens et musulmans, les chrétiens étant majoritaires dans le sud et les musulmans dans le nord. La Constitution interdit toute religion d'État et garantit la liberté de religion, y compris le droit de choisir, de pratiquer, de partager ou de changer de religion.

Deux sources principales semblent constituer le fondement du point de vue américain :[CAVIARDÉ] Le classement mondial 2025 de l'organisation Open Doors International place le Nigeria au septième rang des pays où les chrétiens sont le plus persécutés, indiquant que 82 % des 4 998 chrétiens tués dans le monde en 2023 l'ont été au Nigeria. Les données de l'Observatoire de la liberté religieuse en Afrique (ORFA) font état de 30 880 meurtres de civils et de 21 532 enlèvements entre octobre 2019 et septembre 2023, touchant de manière disproportionnée les chrétiens (16 769 tués ; 11 185 enlevés) par rapport aux musulmans (6 235 tués ; 7 899 enlevés), ce qui suggère des attaques ciblées.

Au cours de la semaine dernière, deux attaques distinctes se sont produites au Nigéria, impliquant l'enlèvement massif d'élèves dans des écoles. L'une des écoles était catholique. Les auteurs de ces attaques n'ont toujours pas été identifiés, et les autorités soupçonnent que celles-ci aient été principalement motivées par des demandes de rançon.

Nigeria’s response

Le président Tinubu rejette les allégations de persécution religieuse, soulignant que les efforts de lutte contre le terrorisme visent à protéger tous les citoyens et à faire respecter les garanties constitutionnelles en matière de liberté religieuse. Les autorités nigériannes soulignent la complexité de la violence, citant le terrorisme, les tensions ethniques et les conflits fonciers comme causes profondes. Ils se sont déclarés prêts à accepter l'aide des États-Unis contre les insurgés, à condition que la souveraineté du Nigeria soit respectée. Les critiques internes, y compris certaines figures politiques et des acteurs de la société civile, considèrent l’attention portée par les États-Unis comme une occasion de renforcer la protection des communautés chrétiennes.

Engagement du Canada en Afghanistan

Messages supplémentaires

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Engagement du Canada depuis 2021

L’ambassade du Canada en Afghanistan est fermée depuis la chute de Kaboul en août 2021. Le Canada participe activement aux efforts diplomatiques internationaux concernant l’Afghanistan, notamment dans le cadre du processus de Doha, des représentants spéciaux du G7+ pour l’Afghanistan, du groupe de coordination pour l’Afghanistan et en tant que président du Groupe des amis de l’Afghanistan des Nations Unies, situé à New York.

Initiative CEDAW

Si les négociations ne permettent pas de résoudre le différend, toute partie au différend peut soumettre la question à l’arbitrage. Si les conditions de l’arbitrage ne peuvent être convenues dans un délai de six mois, le différend peut alors être soumis à la CIJ. Si l’affaire est renvoyée devant la CIJ, le délai estimé pour que celle-ci rende une décision est de 7 à 10 ans.

Aide internationale

Le Canada est l’un des principaux donateurs à l’Afghanistan, ayant fourni plus de 4 milliards de dollars en aide humanitaire, en aide au développement et en aide à la paix et à la sécurité depuis 2001. En 2023, le Canada a modifié le Code criminel pour faciliter la prestation d’une aide internationale en Afghanistan.

Situation humanitaire et besoins fondamentaux

La prise de pouvoir des talibans en 2021 a plongé le pays dans une crise humanitaire et économique. La situation s’aggrave avec le renvoi des Afghans par l’Iran et le Pakistan (plus de 2,4 millions en 2025), et la réduction drastique des financements des donateurs. La campagne continue et flagrante de violations des droits de la personne menée par les talibans fait de l’Afghanistan le pire endroit au monde pour les filles et les femmes.

Chine – Ouïghour

Supplementary messages

Supporting facts and figures

Background

Mosques across China have faced destruction under a program of Sinicization, that aims to restrict religious freedom and make worship compliant with Chinese Communist Party objectives. State run forced labour programs continue to target ethnic Uyghurs, relocating them to factories across China, breaking up families and destroying communities. Uyghur children in Xinjiang continue to be forcibly placed in residential schools, where the curriculum prioritizes the Mandarin language and fails to encourage Uyghur language, culture and religion.

On December 22, 2024, the Government of the People’s Republic of China arbitrarily targeted two Canadian civil society organizations and twenty human rights campaigners with sanctions. China’s decision was in response to Canada’s sanctions against the eight PRC officials over human rights violations.

Several independent United Nations experts and other established multilateral mechanisms have called on China to respond meaningfully to credible allegations of human rights violations. The Government of Canada has insisted that China must respect its obligations under international law. Canada has publicly declared that it views scrutiny of its own human rights record as an opportunity to improve its performance, and continues to call on China to do so, as well.

During the review of China as part of the UN Universal Periodic Review (UPR) in 2024, Canada urged the Chinese government to end all coercive measures against Uyghurs, Tibetans, and other ethnic minorities, specifically citing forced labor, coercive labor transfers, forced sterilizations, and mandatory residential schools.

Chine – Affaires consulaires très médiatisées 

Messages complémentaires

Robert Schellenberg

Li Yonghui (‘‘lee YOUNG-way’’)

Huseyincan Celil (‘‘hoo-SAY-in-jahn jeh-LEEL’’)

Denise Ho

Contexte

En 2024-25, environ 250 nouveaux dossiers consulaires ont été ouverts en Chine. Les cas d’arrestation et de détention de ressortissants canadiens sont les plus complexes. À tout moment, environ 100 Canadiens sont en détention en Chine pour diverses allégations et crimes, dont la majorité sont liés aux stupéfiants, à la corruption et aux crimes économiques. La Chine impose des peines très strictes, y compris la peine de mort, pour les infractions violentes et non violentes, comme les crimes graves liés à la drogue. Le Canada préconise la clémence dans toutes les affaires de peine de mort. Malgré des efforts accrus à ce niveau, quatre Canadiens ont été exécutés par la Chine au début de 2025. Robert Schellenberg continue de faire face à la peine de mort. Le Canada juge sa condamnation comme étant arbitraire et continue de plaider pour la clémence dans son cas.

Le Canada et la Chine ont tenu des dialogues consulaires biennales par le passé (le dernier ayant eu lieu en mai 2024). AMC explore actuellement avec ses homologues chinois la possibilité de relancer ces dialogues consulaires bilatéraux, idéalement au début de 2026.

[CAVIARDÉ]

Affaire consulaire - Jacob Le

Messages supplémentaires

Stratégie d’exportation du Canada - Minéraux critiques

Faits et données à l’appui

Contexte

La concentration croissante des chaînes d'approvisionnement en minéraux critiques sous contrôle chinois rend le Canada et ses alliés de plus en plus vulnérables aux perturbations de la chaîne d'approvisionnement. Tout récemment, le 9 octobre, la Chine a annoncé l'une de ses séries de contrôles à l'exportation les plus ambitieuses, visant les éléments de terres rares (ETR) et les produits connexes. Une autre préoccupation est que la Chine utilise les acquisitions minières pour sécuriser l'accès à des infrastructures clés, telles que les ports, les pistes d'atterrissage et les stations radar.

Le plan d'action du G7 sur les minéraux critiques a pour objectif de créer un marché fondé sur des normes qui reflète le coût d'une exploitation minière responsable, de mobiliser des capitaux, d'investir dans des partenariats et de promouvoir l'innovation.

Les États-Unis poursuivent une stratégie agressive « America First » en matière de minéraux critiques afin de sécuriser leurs chaînes d'approvisionnement et d'aller chercher les ressources dont ils ont besoin à l'échelle mondiale pour réduire leur dépendance vis-à-vis de la Chine. Bien qu'ils travaillent dans le cadre du processus du G7, les États-Unis menacent toujours d'imposer des droits de douane au titre de la sécurité nationale 232 sur les minéraux critiques (y compris la potasse et l'uranium).

Contrôles à l’exportation – Marchandises militaires

Messages supplémentaires

Au besoin : Soudan – Détournement présumé de technologies canadiennes depuis les Émirats arabes unis

Au besoin : Russie – Détournement présumé de technologies canadiennes depuis les Émirats arabes unis

Au besoin : Détournement de marchandises ou de technologies contrôlées par le Canada

Contexte – Hong Kong/Russie

Détournement présumé de technologies canadiennes de Hong Kong vers la Russie

Des médias canadiens et des groupes non gouvernementaux ont récemment fait état d’allégations selon lesquelles des fusils Cadex fabriqués au Canada auraient été détournés vers la Russie et utilisés sur le champ de bataille contre l’Ukraine. Par ailleurs, des groupes de défense des droits de la personne ont affirmé que des sociétés-écrans de Hong Kong ont servi d’intermédiaires pour le détournement de produits à double usage vers la Russie. Le 7 juillet 2020, Affaires mondiales Canada a publié un avis aux exportateurs indiquant que le Canada n’autorisera pas l’exportation d’articles militaires sensibles vers Hong Kong, et cette politique reste en vigueur. Aucune licence d’exportation ou de courtage n’a été délivrée pour des produits destinés à la Russie, à l’exception d’une licence délivrée pour la Fédération de Russie en 2013. [CAVIARDÉ]

Régime de sanctions du Canada

Points supplémentaires

Derniers développements

Le 12 novembre, le Canada a imposé des sanctions à l’encontre de 13 personnes et 11 entités, dont plusieurs sont impliquées dans la création et la mise en œuvre du programme de drones de la Russie, ainsi que d’entités qui fournissent l’infrastructure cybernétique utilisée dans le cadre des stratégies hybrides de la Russie contre l’Ukraine. Ces sanctions visent également 100 navires de la flotte fantôme russe.

Données et faits probants

Contexte 

La Loi sur les mesures économiques spéciales permet au gouvernement d’imposer des sanctions à l’égard d’un État étranger, ainsi que des personnes et des entités liées à cet État étranger. Celles‑ci peuvent être imposées en réponse à :

La Loi sur la justice pour les victimes de dirigeants étrangers corrompus permet au gouvernement de cibler directement les ressortissants étrangers qui sont responsables ou complices de violations flagrantes des droits de la personne reconnus à l’échelle internationale ou d’actes de corruption importants commis dans des États étrangers, indépendamment des sanctions imposées par les États.

Le CSNU peut aussi légalement exiger des États membres qu’ils introduisent ces mesures dans leur législation nationale, ce qui est fait au Canada par l’entremise de la Loi sur les Nations Unies.

Les sanctions sont mises en œuvre sous la forme de règlements dans le cadre du processus réglementaire du gouverneur en conseil. Les mesures varient d’un règlement à l’autre et peuvent inclure des interdictions de transactions, des interdictions commerciales ou des restrictions financières. Les sanctions limitent les activités entre les Canadiens ou les personnes au Canada et les personnes, entités ou États sanctionnés. Les personnes assujetties à des sanctions en vertu des 3 lois sont interdites de territoire au Canada en vertu de la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés.

Canada et OTAN

Messages supplémentaires

Contexte

Lors du sommet de l’OTAN à La Haye, le premier ministre Carney a engagé le Canada à atteindre la cible de 5 % et a appelé à passer de la parole aux actes dans les domaines à forte incidence, comme les minéraux critiques. Il a ainsi affirmé de la façon la plus directe jusqu’à maintenant que le Canada avait l’intention d’axer ses investissements en matière de défense sur la protection du Canada et de l’Arctique dans un contexte de menaces changeantes qui ont éliminé l’avantage géostratégique du Canada. En étant axées sur les défis géographiques, démographiques et stratégiques propres au Canada, les dépenses du pays en matière de défense permettront de faire ce qui suit : 1) respecter les engagements pris par le Canada au titre de l’article 3 (c.-à-d. maintenir les capacités individuelles et collectives du Canada pour se défendre et résister à une attaque); 2) compléter les efforts des États-Unis en matière de sécurité à l’appui de la défense continentale nord-américaine; 3) renforcer le flanc nord-ouest de l’OTAN. Le premier ministre a souligné que cette réalité doit être mieux prise en compte dans les plans et les processus de l’OTAN.

Déploiement durable en Lettonie

Depuis 2017, le Canada est la nation-cadre de la Brigade multinationale (BM) de l’OTAN en Lettonie. La BM en Lettonie comprend aussi des troupes de treize autres alliés. À titre de nation-cadre, le Canada est responsable de la coordination avec la Lettonie et les pays contributeurs afin d’aider à définir le ton, le rythme et la vision pour la Brigade.

L’empreinte des FAC en Europe

Selon la Défense nationale, environ 3 300 membres des FAC sont déployés (environ 2 575) ou affectés (environ 725) en Europe. La majorité de ceux-ci sont déployés dans le cadre des opérations REASSURANCE et UNIFIER en Lettonie (environ 1 920), au Royaume-Uni (environ 220) et en Pologne (environ 130).

Allié de premier plan dans le cadre de la NSATU

Le Canada est le troisième contributeur de troupes en importance à la mission de l’OTAN visant à fournir de l’aide et de la formation en matière de sécurité à l’Ukraine (NSATU). Le Canada commande la cellule de coordination de l’instruction et est également le principal contributeur au fonds d’affectation spéciale de la NSATU, qui répond à certains besoins en équipement militaire les plus urgents de l’Ukraine en appui aux objectifs de la NSATU.

Opérations maritimes

Depuis 2014, les FAC déploient normalement une frégate (six mois par année) et deux navires de défense côtière (quatre mois par année) pour des exercices et des tâches opérationnelles dans les zones de responsabilité du Commandement maritime de l’OTAN.

Missions et opérations de l’OTAN

Le Canada apporte actuellement de modestes contributions à la Mission de l’OTAN en Irak (MOI) et à la Force pour le Kosovo de l’OTAN (KFOR), après y avoir joué des rôles plus importants. Depuis mars 2022, le Canada a fourni trois aéronefs CC-130J Hercules et une équipe de 60 membres du personnel de soutien, ce qui permet aux FAC d’appuyer diverses opérations de l’OTAN partout dans le monde, en particulier la NSATU.

Partenariat Canada-Union européenne en matière de sécurité et de défense

Messages supplémentaires

Contexte

Préparation 2030

Proposé par la Commission européenne le 18 mars, le plan Préparation 2030 vise à mobiliser jusqu’à 800 milliards d’euros en investissements de défense dans l’EMUE au moyen de deux mécanismes clés : 1) l’activation de la clause d’exemption nationale permettant aux États membres d’accroître leur déficit budgétaire, libérant jusqu’à 650 milliards d’euros d’espace fiscal dans leurs budgets nationaux; et 2) le programme de prêts Agir pour la sécurité en Europe (SAFE) d’un montant de 150 milliards d’euros pour des projets d’approvisionnement communs.

Partenariat de sécurité et de défense (PSD)

Le PSD Canada-UE a été signé lors du Sommet Canada-UE du 23 juin 2025; il s’agit de l’un des plus ambitieux PSD que l’UE ait conclu avec ses partenaires à ce jour. [CAVIARDÉ] Il s’agit d’une déclaration politique non contraignante visant à approfondir la coopération et à regrouper les activités liées à la sécurité et à la défense en un seul cadre, tout en ouvrant la voie pour de nouveaux domaines de coopération.

Négociations du programme SAFE

Après avoir conclu le PSD, le Canada et l’UE se sont engagés à négocier un traité portant expressément sur le programme SAFE. Le Canada a déjà obtenu un mandat de négociation, tandis que l’UE met la dernière main à ses processus nationaux pour lancer les négociations. Le Canada et l'UE ont conclu leur 6e cycle de négociations et ont finalisé la majeure partie du texte. [CAVIARDÉ]

Coopération en matière de défense

Le Canada a été l’un des premiers pays à établir un dialogue sur la sécurité et la défense avec l’UE et l’un des premiers pays non membres de l’UE à déployer du personnel dans les missions civiles et militaires au titre de la Politique commune de sécurité et de défense (PCSD) de l’UE depuis son lancement en 2003. À ce jour, nous avons participé à 13 missions de l’Union européenne dans le monde. Nous fournissons actuellement un conseiller en matière d’égalité des sexes à la mission de l’UE en Arménie (EUMA) et enverrons bientôt deux conseillers experts invités sur la constitution de dossiers relatifs à des crimes internationaux à la mission d’assistance de l’UE en Ukraine. Le Canada participe également à deux projets de la Coopération structurée permanente (PESCO) de l’UE sur les carrefours logistiques et la mobilité militaire; en outre, le 5 mai 2025, il a présenté une demande officielle en vue de se joindre au projet de torpilles anti-torpilles dirigé par l’Allemagne et les Pays-Bas.

Industrie de la défense

Le Canada et l’Europe collaborent depuis longtemps dans le domaine de l’industrie de la défense. Outre sa participation aux marchés publics et aux projets bilatéraux et de l’OTAN, le Canada a également été un partenaire de l’UE dans l’élargissement des capacités de cette dernière en matière de sécurité et de défense au cours des deux dernières décennies. En 2022, les exportations canadiennes de matériel de défense vers l’Europe (y compris le Royaume-Uni) s’élevaient à 1,1 milliard de dollars, tandis que celles vers les États-Unis ont atteint 4,4 milliards de dollars la même année.

Non-prolifération, contrôle des armes et désarmement

Messages supplémentaires 

Q : Quelles sont les répercussions de cette annonce des États-Unis de reprendre les essais nucléaires?

Q : Les États-Unis sont-ils autorisés à mener des essais nucléaires?

Q : Que fait le Canada pour empêcher de nouveaux retraits de la Convention d’Ottawa?

Derniers développements 

Le 5 novembre 2025, le président Poutine a déclaré que la Russie prendrait des mesures appropriées si les États-Unis ou tout autre État partie du Traité de non-prolifération procédaient à un essai nucléaire. Le Kremlin a également ordonné une étude de faisabilité sur la reprise des essais nucléaires. En juillet 2025, l’Ukraine a annoncé qu’elle suspendait ses obligations aux termes de la Convention d’Ottawa en invoquant l’article 62 de la Convention de Vienne sur le droit des traités (CVDT), une affirmation juridiquement contestable.

Contexte 

Le 29 octobre 2025, le président américain Trump a déclaré qu’il avait donné instruction au ministère américain de la Guerre de reprendre les essais d’armes nucléaires américaines « sur une base égalitaire » (avec la Russie et la Chine), le « processus devant commencer immédiatement ». Cette annonce a été faite un jour après que le président russe Poutine a annoncé l’essai du « drone à propulsion nucléaire » sous-marin Poseidon et une semaine après l’essai par la Russie du missile « Burevestnik » à capacité nucléaire. Le Kremlin a précisé qu’il ne s’agissait pas d’essais nucléaires.

Les États-Unis ont signé le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE), mais ne l’ont pas ratifié. Leur dernier essai physique d’armes nucléaires remonte à 1992. Depuis, tous les essais américains ont été simulés par ordinateur. La Russie a annulé sa ratification du TICE en 2023. Les autres États (annexe 2) qui doivent ratifier le traité avant son entrée en vigueur sont la Chine, la Corée du Nord, l’Inde, le Pakistan, Israël, l’Égypte et l’Iran. Les États-Unis ne disposeraient pas des moyens nécessaires pour mener des essais nucléaires réels et auraient besoin de 18 à 36 mois, voire davantage, pour reprendre ces essais. Il n’y aurait donc aucun moyen de reprendre « immédiatement » les essais d’armes nucléaires. La reprise des essais par les États-Unis permettrait probablement à la Chine et à la Russie de reprendre leurs essais également, ce qui leur permettrait de combler leur retard technologique.

La guerre menée par la Russie en Ukraine et son comportement menaçant à l’égard des autres alliés européens de l’OTAN ont poussé plusieurs États, plus particulièrement ceux bordant la Russie, à réévaluer leurs besoins en matière de sécurité. En 2024, l’Ukraine a reçu des mines antipersonnel provenant des États-Unis, en violation de ses obligations au titre de la Convention d’Ottawa. Cette situation a suscité de forts courants politiques internes parmi ces États, qui ont envisagé toutes les mesures possibles pour dissuader la Russie et se défendre contre elle. En 2025, cinq alliés européens de l’OTAN – la Finlande, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie et la Pologne – se sont formellement retirés de la Convention d’Ottawa en utilisant le mécanisme de retrait prévu par le traité. Malgré son soutien indéfectible à l’Ukraine, le Canada ne croit pas que le recours à l’article 62 de la CVDT constitue un fondement valable pour suspendre l’application de la Convention d’Ottawa. En outre, la suspension alléguée pourrait créer un précédent juridique indésirable et avoir une incidence négative sur l’intégrité du système des traités et la stabilité des relations conventionnelles.

Le Canada et la Francophonie

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Francophonie institutionnelle

Le terme “Francophonie” désigne l’ensemble des institutions qui structurent la coopération entre les pays ayant en partage la langue française, notamment l’Organisation internationale de la Francophonie, l'Agence universitaire de la Francophonie et l'Assemblée Parlementaire de la Francophonie.

Organisation internationale de la Francophonie (OIF)

Basée à Paris, l'OIF est l'organe au coeur de la Francophonie institutionnelle chargé de la mise en œuvre de la coopération diplomatique et multilatérale. Depuis 2019, l'OIF a intensifié ses réformes institutionnelles pour améliorer son fonctionnement, renforcer sa crédibilité et permettre une action plus efficace.

Développements récents

Le 26 septembre 2025, la ministre des Affaires étrangères a rencontré à Ottawa Son Excellence Louise Mushikiwabo, Secrétaire générale de la Francophonie, pour réaffirmer l’engagement du Canada envers la Francophonie et discuter des priorités stratégiques, notamment la Francophonie économique.

Le Canada a également participé à la Conférence ministérielle de la Francophonie (CMF) les 19 et 20 novembre à Kigali, sous le thème de la contribution des femmes dans l’espace francophone. Cette participation a mis en valeur la position inclusive du Canada sur l’égalité des genres et permis d’établir les bases d’une collaboration fructueuse en préparation au Sommet du Cambodge en 2026.

Les provinces

Les gouvernements du Québec et du Nouveau-Brunswick sont membres à part entière de l’OIF. L'Ontario et la Nouvelle-Écosse ont le statut d'observateur. Le Manitoba a signalé son intérêt à obtenir le statut d’observateur, en vue d’une décision par le Sommet de 2026.

Sommet de la Francophonie

Tous les deux ans, les Chefs d’État et de gouvernement se réunissent lors du Sommet de la Francophonie. Le Sommet de 2026, au Cambodge, devrait mettre l'accent sur le potentiel économique de la Francophonie. Il constituera une occasion de mettre en valeur les organisations canadiennes, notamment celles du secteur privé et de la société civile.

Francophonie économique

Il existe un intérêt grandissant pour le volet économique de la Francophonie de la part de divers acteurs au Canada et à l’international. Depuis 2022, l’OIF a coorganisé six missions économiques et commerciales (Cambodge/Vietnam, Gabon/Rwanda, Liban, Roumanie, Canada, Bénin). Ces missions renforcent la résilience économique francophone en favorisant l’investissement et l’exploration de nouveaux marchés.

Femmes, paix et sécurité

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Mise à jour

Le rapport 2025 du Secrétaire général des Nations Unies sur les femmes, la paix et la sécurité souligne les progrès réalisés, tout en avertissant d’une stagnation, voire d’une régression, dans de nombreux domaines (voir les faits et chiffres cidessous). Bien que la position des ÉtatsUnis continue d’évoluer sous le président Trump, ce pays demeure le seul pays à avoir adopté une loi globale sur le programme FPS, mise en œuvre et promulguée par le président Trump lors de sa première administration. Le 6 octobre 2025, 91 pays, dont le Canada, ont réaffirmé leur soutien au programme FPS au Conseil de sécurité des Nations Unies.

Faits et chiffres à l’appui

Politique étrangère féministe

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Mise à jour

En novembre 2025, le premier ministre a indiqué qu’il ne décrirait pas la politique étrangère du Canada comme une politique étrangère féministe, tout en reconnaissant qu’elle en constituait un élément. De nombreux volets des engagements du Canada en matière d’égalité des genres, de droits de la personne et de soutien aux femmes et aux filles devraient perdurer, mais en s’adaptant à un contexte géopolitique et financier qui exige de mettre l’accent sur d’autres priorités.

Les représentants du Canada poursuivent leurs engagements internationaux dans le cadre d’activités liées à la politique étrangère féministe. Vous avez représenté le Canada à l’événement marquant le 30e anniversaire de la Conférence mondiale de Beijing sur les femmes (22 septembre 2025) et avez réaffirmé l’engagement du pays envers l’égalité des genres. La sous‑ministre de la Défense nationale, Stefanie Beck, a participé à la 4e Conférence ministérielle sur les politiques étrangères féministes, organisée par la France (22‑23 octobre 2025). Le Groupe des femmes ministres des Affaires étrangères, dont la création a été officialisée par votre prédécesseure en 2025, est désormais dirigé par la ministre des Affaires étrangères et européennes de la Slovénie, Tanja Fajon, et a tenu sa dernière réunion en septembre 2025.

Faits et chiffres à l’appui

Presque parité parmi les chefs de mission du Canada à l’étranger depuis 2018; 51 % sont des femmes en date du 31 mars 2025.

Contexte

Le Canada est un ardent défenseur de longue date de l’égalité des genres dans le cadre de ses engagements internationaux, de sa politique étrangère et de son aide au développement international. Entre 2016 et 2025, le Canada a mis de l’avant une politique étrangère explicitement qualifiée de féministe, grâce à une série de politiques, de programmes et d’initiatives complémentaires qui ont consolidé son rôle en tant que chef de file progressiste et féministe.

Lancée en 2017, la Politique d’aide internationale féministe (PAIF) a guidé la mise en œuvre de l’aide internationale du Canada. Le Canada était – et demeure – parmi les principaux donateurs bilatéraux soutenant les investissements consacrés à l’égalité des genres et à l’autonomisation des femmes et des filles.

Le programme Femmes, paix et sécurité (FPS) était considéré comme un élément de la politique étrangère féministe du Canada, tout en constituant également un programme international distinct. Il s’agissait d’une politique gouvernementale bien avant l’utilisation du terme « politique étrangère féministe » (le premier Plan d’action national du Canada sur les FPS a été publié en 2011).

Soutien du Canada aux efforts de maintien de la paix

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Évolution récente

En mai 2025, lors de la conférence ministérielle des Nations Unies sur le maintien de la paix, le Canada s’est engagé à verser plus de 40 millions de dollars canadiens pour appuyer les opérations de maintien de la paix pour la période 2025-2027 (AMC, FAC et GRC).

Données et faits à l’appui

Contexte

Le maintien de la paix des Nations unies a connu des difficultés ces dernières années, notamment un manque d’unité d’objectif au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies; une crise de liquidité (due en grande partie à des arriérés américains records); et la diminution du soutien de certains gouvernements et communautés d’accueil. Ces éléments, ainsi que les difficultés rencontrées sur le terrain en raison de la nature changeante des conflits, ont déclenché un réexamen des opérations de paix des Nations Unies. Le Canada s’est engagé à promouvoir l’efficacité et l’efficience et à protéger les acquis dans des domaines tels que les femmes, la paix et la sécurité. Parallèlement, nous réexaminons la manière dont nous contribuons aux opérations de paix, compte tenu de l’évolution de la dynamique et des défis auxquels sont confrontés les FAC et les services de police canadiens, afin de tirer parti des déploiements en dehors du cadre de l’uniforme et de répondre aux nouvelles priorités du gouvernement.

Bien que le cycle actuel de réformes et de réflexions de l’ONU ne soit pas un phénomène nouveau, la crise des liquidités a ajouté un facteur crucial au débat. Au 30 septembre, les budgets de maintien de la paix, d’un montant d’environ 5,4 milliards de dollars américains, accusaient un retard de 700 millions de dollars, dont environ 2,4 millions de dollars dus par les États-Unis, pour une réduction de 15 à 25 % des dépenses. (Pour sa part, le Canada s’acquitte systématiquement de l’intégralité de ses contributions.)

L’aide humanitaire internationale du Canada

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Soudan

Le Canada est alarmé par la crise humanitaire au Soudan, marquée par la famine et la violence sexuelle généralisée liée au conflit, ainsi que par des informations faisant état de massacres et de violences motivées par des considérations ethniques, particulièrement depuis la prise d’El Fasher par les Forces de soutien rapide (FSR). Depuis avril 2023, le Canada a fourni plus de 120 millions de dollars en aide humanitaire aux Soudanais touchés par la crise, y compris à ceux qui ont trouvé refuge dans les pays voisins.

Palestine

Le Canada est profondément préoccupé par les conditions humanitaires épouvantables que subissent les civils à Gaza et nous continuons de demander que l’aide humanitaire dirigée par l’ONU puisse être acheminée sans entrave et à grande échelle vers l’ensemble de la bande de Gaza et à l’intérieur de celle‑ci. Depuis octobre 2023, le Canada a engagé plus de 400 millions de dollars en aide internationale pour répondre à la crise, dont plus de 270 millions de dollars en aide humanitaire et 20 millions de dollars en programmes de relèvement rapide.

Ouragan Melissa

Le Canada a engagé plus de 11 millions de dollars pour soutenir les efforts d’intervention d’urgence en Jamaïque, à Cuba et en Haïti - ce qui comprend un soutien sous forme d’aliments, d’eau, d’abris et de services de santé d’urgence. Dans le cadre de cette intervention, le Canada a lancé un fonds de contrepartie qui permettra de doubler les dons versés à la Croix-Rouge canadienne dans le cadre de son appel de fonds pour l'ouragan Melissa, jusqu'à concurrence de 1,5 million de dollars.

Typhons aux Philippines

À la suite des récents typhons et d’un important tremblement de terre, le Canada a engagé plus de 1,25 million de dollars pour soutenir les efforts de secours d’urgence aux Philippines. Ce financement aide à fournir des abris d’urgence, de l’eau potable, des trousses d’hygiène et des services de protection aux personnes touchées.

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

En raison d'importantes réductions budgétaires à l'échelle mondiale, le système humanitaire a priorisé l’aide en fonction des ressources réduites. Il fait également l’objet de réformes importantes qui permettront d’accroître son efficacité et son efficience tout en réaffirmant son objectif fondamental, qui est de fournir une protection et une assistance vitales aux personnes les plus à risque lors de situations d’urgence aiguës. En août 2025, plus de 300 millions de personnes avaient besoin d’une aide humanitaire dans le monde, et 122 millions de personnes étaient déplacées de force. Le Canada continue de répondre aux crises soudaines et prolongées et s’attaque activement à l’insécurité alimentaire mondiale.

Fonds mondial

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Derniers développements

Le huitième processus de reconstitution des ressources du Fonds mondial, qui vise à mobiliser les engagements des gouvernements, du secteur privé et des fondations pour la période de mise en œuvre 2026-2028 du Fonds, a pris fin le 21 novembre 2025, lors d’un sommet sur la reconstitution des ressources organisé à Johannesburg, en Afrique du Sud, organisé par le président sud-africain Ramaphosa et le premier ministre britannique Starmer. Au total, 11,34 milliards de dollars ont été promis. Lors de cet évènement, Cindy Termorshuizen, sous-ministre pour le Sommet du G7 et représentante personnelle du premier ministre (sherpa) pour les sommets du G7 et du G20, a présenté l’engagement du Canada à hauteur de 1,02 milliard de dollars pour la reconstitution des ressources, et un communiqué de presse d’AMC a officiellement annoncé cet engagement.

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Créé en 2002, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme (le « Fonds mondial ») fonctionne comme un mécanisme de financement, mobilisant des ressources financières provenant de gouvernements, de fondations et du secteur privé pour aider les pays à lutter contre ces trois maladies. Fondé par le G8 de l’époque et soutenant des subventions dans 126 pays (91 % en Afrique subsaharienne et en Asie-Pacifique), le Fonds mondial est le plus grand investisseur dans la lutte contre les trois maladies.

Budget supplémentaire des dépenses (B) – Épreuves en pages finales

L’information peut être trouvée sur ces sites Web :

Engagements du Canada en matière d’aide internationale

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Données et faits à l’appui 

Effectif d’AMC 

Points supplémentaires

Faits et chiffres à l’appui

Réseau et empreinte des missions

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Faits et chiffres à l’appui

Projet de loi C-219

Derniers développements

Le projet de loi C-219 a été déposé à la Chambre des communes le 16 septembre 2025 par le député James Bezan. Le projet de loi a reçu la première heure de débat de la deuxième lecture le 26 novembre.

Données et faits probants

Contexte

Le projet de loi C-219 vise à modifier quatre lois : la Loi sur le ministère des Affaires étrangères, du Commerce et du Développement, la LMES, la LJVDÉC ainsi que la Loi sur la radiodiffusion.

Le projet de loi C‑219 vise à renforcer les sanctions canadiennes et les cadres de protection des droits de la personne en exigeant l’élaboration d’un rapport annuel sur les droits de la personne, comprenant une liste détaillée des défenseurs des droits de la personne détenus à l’étranger - appelés prisonniers d’opinion dans le projet de loi - dont le gouvernement cherche activement à obtenir la libération, ainsi qu’à aligner la législation canadienne sur celle de pays aux vues similaires par l’imposition de mesures économiques et d’interdictions de visa. Parmi l'ensemble des modifications proposées, le projet de loi vise également à changer le titre de la LMES à élargir les motifs d’imposition de sanctions et à prévoir un mécanisme pour retirer les licences de diffusion des entités sanctionnées.

Quelques éléments du projet de loi C-219 sont très semblables à ceux du projet de loi C-281 de la législature précédente, à savoir les dispositions relatives aux rapports sur les droits de la personne, l’obligation pour le ministre de répondre aux recommandations du Parlement concernant les sanctions prévues par la loi de Magnitski en vertu de la LJVDÉC et les dispositions de la Loi sur la radiodiffusion. Le projet de loi C-281 a été adopté à l’unanimité par la Chambre et était en attente d’une commission d’étude au Sénat avant la dissolution de la 44e législature.

Alors que le projet de loi C-281 visait uniquement à modifier la LJVDÉC, le projet de loi C-219 vise à modifier à la fois la LMES et la LJVDÉC.

Projet de loi S-214

Derniers développements

Le projet de loi S-214 a été présenté au Sénat le 28 mai 2025 par la sénatrice Donna Dasko et attend actuellement le début du débat en deuxième lecture. Aucune date n’a encore été confirmée.

Contexte

Le projet de loi S-214 vise à modifier la Loi sur les mesures économiques spéciales afin de permettre la disposition des biens d’un État étranger saisis au titre de la loi, sans qu’il soit nécessaire d’obtenir une ordonnance judiciaire.

Le projet de loi S-214 est identique à l’ancien projet de loi S-278, qui avait été présenté au Parlement précédent en octobre 2023. Le projet de loi S-278 était à l’origine parrainé par la sénatrice Omidvar. Les sénateurs Omidvar, Housakos et Patterson se sont prononcés en faveur du projet de loi à quatre reprises, lors des débats en deuxième lecture qui se sont tenus du 17 octobre 2023 au 22 octobre 2024. Cependant, le projet de loi S-278 a expiré avant d’avoir été adopté en deuxième lecture, en raison de la prorogation et de la dissolution du Parlement au début de 2025.

Projet de loi C-228 et le Québec

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Contexte

Le projet de loi C-228 cherche à ajouter de nouveaux éléments à la procédure de dépôt actuelle, notamment l’obligation pour le ministre des Affaires étrangères d’obtenir l’avis de la Chambre sur les « traités importants » par l’intermédiaire d’une commission parlementaire qui devra soumettre un rapport à cette fin « dès que possible » (paramètre non défini), avant que le gouvernement ne prenne des mesures pour lier juridiquement le Canada. Les exemptions à la procédure de dépôt doivent être accordées dans des « circonstances exceptionnelles » par un décret du gouverneur en conseil, et les motifs doivent être déposés. À l’heure actuelle, les exemptions sont accordées par le premier ministre ou le Cabinet. La secrétaire parlementaire de la ministre des Affaires étrangères s’est exprimée sur le projet de loi au cours de la première heure du débat en deuxième lecture à la Chambre des communes le 21 octobre. Le Bloc Québécois a plaidé en faveur d’une plus grande participation des législateurs et a suggéré que d’autres administrations (notamment l’Europe et les États-Unis) suivent des approches plus transparentes dans l’élaboration des traités. Le Bloc a également décrit le processus interne de publication et de débat entourant les traités que l’Assemblée nationale suit au Québec et a fait valoir que le projet de loi C-228 visait à le reproduire au fédéral. Plus spécifiquement, la position du Bloc s’inscrit dans la lignée de la doctrine Gérin-Lajoie établie de longue date, selon laquelle le Québec doit jouer un rôle important dans la négociation et la conclusion de traités internationaux portant sur des sujets qui relèvent de sa compétence exclusive. Le BQ a explicitement inclus la doctrine Gérin-Lajoie dans ses programmes électoraux successifs (y compris ceux de 2021 et de 2025). Le Parti conservateur a quant à lui souligné que, malgré les bonnes intentions qui guident le projet de loi, les exigences procédurales nécessitant l’avis de la chambre et l’examen en commission de presque tous les traités constitueraient un fardeau excessif dans le processus d’élaboration des traités.

[CAVIARDÉ]

Projet de loi C-233

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Mise à jour

Faits et chiffres à l’appui

[CAVIARDÉ]

Projet de loi C-251 – Travail forcé

Contexte

En juillet 2020, le Canada a interdit l’importation de marchandises extraites, fabriquées ou produites, en tout ou en partie, par le recours au travail forcé, dans le cadre de ses obligations au titre de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM). En janvier 2024, le Parlement a adopté le projet de loi S-211, Loi sur la lutte contre le travail forcé et le travail des enfants dans les chaînes d’approvisionnement, qui a entraîné l’obligation pour les entreprises de faire rapport sur le risque de recours au travail forcé dans leurs chaînes d’approvisionnement, entre autres exigences.

Le 21 octobre 2025, le député du Bloc Québécois Simon-Pierre Savard Tremblay (vice-président du Comité permanent du commerce international, CIIT) a déposé le projet de loi d’initiative parlementaire C-251, intitulé « Loi modifiant la Loi sur les douanes et le Tarif des douanes (travail forcé et travail des enfants) ».

Les modifications à la Loi sur les douanes et au Tarif des douanes prévues par le projet de loi C-251 auraient pour effet d’accroître les exigences qu’auraient à remplir les agents des douanes et les importateurs canadiens à l’égard des articles qui risquent d’avoir été produits par le recours au travail forcé ou au travail des enfants. Les agents des douanes devraient par conséquent retenir les marchandises provenant d’un pays, d’une région ou d’une entité précise désigné par décret en raison de son association avec le recours au travail forcé ou au travail des enfants. Le projet de loi établit ainsi une « présomption réfutable » en partant du principe que les articles provenant des pays, régions ou entités désignés ont été extraits, fabriqués ou produits, en tout ou en partie, par le recours au travail forcé ou au travail des enfants – ce qui a pour effet de renverser le fardeau de la preuve, qui incomberait à l’importateur et non au gouvernement. Par défaut, ces produits seraient traités comme des importations prohibées jusqu’à ce que l’importateur canadien puisse réfuter la présomption en remplissant les conditions prévues en ce qui concerne les suivis à effectuer relativement aux chaînes d’approvisionnement, ainsi que la certification et la diligence requises. L’agent des douanes doit aussi être convaincu que les articles ne sont pas issus du travail forcé ou du travail des enfants.

Contexte protégé aux fins de l’AIPRP

En 2024, dans une décision sur l’appareil gouvernemental, le ministre du Commerce international a été désigné comme l’« autorité compétente » responsable de fournir les orientations stratégiques à l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) et aux autres ministères chargés de l’application de l’interdiction d’importation. Le ministre est aussi responsable de la prestation de conseils aux entreprises canadiennes sur les moyens d’atténuer les risques de recours au travail forcé dans leurs chaînes d’approvisionnement.

Date de modification: