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Comparution Devant Le Comité Permanent Des Affaires Étrangères et du Développement International De La Chambre Des Communes (FAAE)

Mandat de la Ministre Des Affaires Étrangères

Jeudi 30 octobre 2025

Table des matières

Renseignements sur le Comité et mot d’ouverture

Questions d’actualité

Arctique

États-Unis

Amérique centrale, Amérique du Sud et Caraïbes

Europe et Eurasie

Moyen-Orient

Afrique

Région indo-pacifique et Asie du Sud

Organisations internationales et sécurité

Aide internationale

Affaires mondiales Canada – Contexte général

Motions et projets de loi d’initiative parlementaire

Comparution Devant Le Comité Permanent Des Affaires Étrangères Et Du Développement International De La Chambre Des Communes (FAAE)

Ministre Des Affaires Étrangères – Mandat

30 Octobre 2025

Note de scénario

Renseignements sur le comité

Biographies des membres du FAAE

Ahmed Hussen (président)
PLC – Ontario (York-Sud – Weston – Etobicoke)

Ahmed Hussen

Élection à la Chambre des communes

Parcours professionnel

Fonctions et rôles en tant que parlementaire

Membre de comités pertinents pour Affaires Mondiales Canada

Domaines d’intérêt pour Affaires Mondiales Canada

Motion d’initiative parlementaire M-14 : Aide au développement international du Canada
Moyen-Orient : Israël et Gaza
Réfugiés afghans
Haïti

Michael D. Chong (vice-président)
PCC – Ontario (Wellington – Halton Hills)

Michael D. Chong

Porte-parole

Élection à la Chambre des communes

Parcours professionnel

Membre de comités pertinents pour Affaires Mondiales Canada

Domaines d’intérêt pour Affaires Mondiales Canada

Souveraineté dans l’Arctique
Moyen-Orient : Israël, Gaza et Cisjordanie
Chine : Droits de la personne et ingérence étrangère
Soudan : Sanctions
Ukraine/Russie : Sanctions

Alexis Brunelle-Duceppe (vice-président)
BQ – Québec (Lac-Saint-Jean)

Alexis Brunelle-Duceppe

Porte-parole

Élection à la Chambre des communes

Parcours professionnel

Membre de comités pertinents pour Affaires Mondiales Canada

Domaines d’intérêt pour Affaires Mondiales Canada

Haïti
Droits de la personne et défense des intérêts à l’échelle internationale
Afghanistan

Ziad Aboultaif
PCC – Alberta (Edmonton - Manning)

Ziad Aboultaif

Élection à la Chambre des communes

Parcours professionnel

Rôles politiques notables

Membre de comités pertinents pour Affaires Mondiales Canada

Domaines d’intérêt pour Affaires Mondiales Canada

Souveraineté dans l’Arctique
Incursions russes et réponse de l’OTAN
Haïti
Exportation de gaz naturel liquéfié et infrastructures énergétiques
Approche du Canada envers l’Afrique
Diplomatie canadienne

Lianne Rood
PCC – Ontario (Middlesex – London)

Lianne Rood

Porte-parole

Élection à la Chambre des communes

Parcours professionnel

Membre de comités pertinents pour Affaires Mondiales Canada

Domaines d’intérêt pour Affaires Mondiales Canada

Souveraineté dans l’Arctique
Incursions russes et réponse de l’OTAN
Commerce international

Shelby Kramp-Neuman
PCC – Ontario (Hastings – Lennox and Addington – Tyendinaga)

Shelby Kramp-Neuman

Porte-parole

Élection à la Chambre des communes

Parcours professionnel

Membre de comités pertinents pour Affaires Mondiales Canada

Domaines d’intérêt pour Affaires Mondiales Canada

Souveraineté dans l’Arctique
Incursions russes et réponse de l’OTAN
Haïti
Politique commerciale et tarifaire
Défense, OTAN et NORAD
Souveraineté dans l’Arctique
Relations entre le Canada et l’Ukraine et réponse humanitaire

Bill Blair
PLC – Ontario (Scarborough Sud-ouest)

Bill Blair

Élection à la Chambre des communes

Parcours professionnel

Fonctions et rôles en tant que parlementaire

Membre de comités pertinents pour Affaires Mondiales Canada

Domaines d’intérêt pour Affaires Mondiales Canada

Souveraineté dans l’Arctique
Incursions russes et réponse de l’OTAN
Haïti
Souveraineté dans l’Arctique et relations internationales

Mona Fortier
PLC – Ontario (Ottawa—Vanier—Gloucester)

Mona Fortier

Élection à la Chambre des communes

Parcours professionnel

Fonctions et rôles en tant que parlementaire

Membre de comités pertinents pour Affaires Mondiales Canada

Domaines d’intérêt pour Affaires Mondiales Canada

Services consulaires
Souveraineté dans l’Arctique
Politique commerciale environnementale

Robert Oliphant
PLC – Ontario (Don Valley Ouest)

Robert Oliphant

Élection à la Chambre des communes

Parcours professionnel

Fonctions politiques et parlementaires

Membre de comités

Domaines d’intérêt pour Affaires Mondiales Canada

Souveraineté dans l’Arctique
Incursions russes et réponse de l’OTAN
Haïti et République dominicaine
Moyen-Orient : Gaza et UNRWA

Anita Vandenbeld
PLC – Ontario (Ottawa Ouest – Nepean)

Anita Vandenbeld

Élection à la Chambre des communes

Parcours professionnel

Fonctions et rôles en tant que parlementaire

Membre de comités pertinents pour Affaires Mondiales Canada

Domaines d’intérêt pour Affaires Mondiales Canada

Souveraineté dans l’Arctique
Moyen-Orient – Conflit israélo-palestinien
Droits des femmes

Approche du Canada en matière de politique étrangère

Messages supplémentaires

Contexte

Le gouvernement s’est engagé à rétablir le leadership mondial du Canada “grâce à une nouvelle politique étrangère complète”.

Moyen-Orient

Reconnaissance de l’État palestinien

Messages supplémentaires

Faits et données à l’appui

Contexte

Le 21 septembre 2025, le Canada a officiellement reconnu l’État de Palestine. En coordination avec ses homologues australien, britannique et français, le Canada a engagé un dialogue avec le ministre palestinien des Affaires étrangères afin de faire progresser les réformes en matière de renouveau démocratique, d’éducation et de systèmes de paiements sociaux, et continuera de soutenir ce processus.

En ce qui concerne les efforts de paix, le Canada a approuvé la Déclaration de New York, un document final qui trace une feuille de route pour mettre fin à la guerre et établir un État palestinien souverain aux côtés d’Israël.

Le Canada collabore également avec des partenaires partageant des vues similaires sur les plans post-conflit pour Gaza, y compris la mission internationale de stabilisation proposée par la France sous mandat de l’ONU, ainsi que le plus récent plan en 20 points du président américain Trump. Le Canada a salué le plan du président Trump comme l’option la plus viable pour parvenir à une fin immédiate de la guerre à Gaza, à la libération des otages et à un afflux soutenu d’aide humanitaire dirigée par l’ONU. Ce plan crée également les conditions propices à des négociations en vue d’une solution politique au conflit.

Plan de paix

Messages supplémentaires

Faits et données à l’appui

Situation humanitaire à Gaza

Messages supplémentaires

Faits et données à l’appui

Depuis le 7 octobre 2023, le Canada a engagé plus de 400 millions de dollars en aide internationale en réponse à la crise en Cisjordanie et à Gaza. Cela comprend :

Chine

Relations bilatérales et commerce

Messages supplémentaires

Données et faits probants

Démocratie et droits de la personne

Contexte

Les relations entre le Canada et la Chine sont dynamiques et il existe un intérêt mutuel à les rééquilibrer. Le Canada cherche à développer ses relations économiques avec la Chine tout en protégeant avant tout sa sécurité économique et ses intérêts nationaux. Il existe des occasions évidentes; nos intérêts peuvent bénéficier d’un engagement stable et constructif avec la Chine, même lorsque nous sommes en désaccord, notamment en ce qui concerne plusieurs points de friction actuels. Il s’agit notamment des activités d’ingérence de la RPC à l’étranger, des préoccupations concernant le bilan de la Chine en matière de droits de la personne, de sa position sur les questions liées à Taïwan, à Hong Kong et à la mer de Chine méridionale, de sa coercition économique, de ses politiques et pratiques non commerciales et d’un certain nombre d’irritants commerciaux, notamment les droits de douane sur certains produits agricoles et produits de la mer, et les droits antidumping sur les semences de canola.

La RPC, y compris la Chine continentale et Hong Kong, utilise une variété de tactiques pour mener des activités de répression transnationales. Elle exploite des membres de la famille basés en RPC pour faire pression sur ceux qui se trouvent au Canada afin qu’ils cessent certaines activités que la RPC considère comme hostiles, ou qu’ils retournent en RPC. Elle menace également des membres de la famille basés en RPC d’une série de mesures coercitives potentielles, y compris la détention ou des sanctions financières. La RPC s’appuie également sur des acteurs étrangers pour surveiller et contrôler d’autres personnes au Canada et produire des rapports sur elles.

Le Canada a rendu publiques plusieurs opérations d’information qui, selon lui, ont été soutenues par le gouvernement de la RPC et qui visaient des membres du Parlement, des critiques du parti communiste chinois et des activistes pro-démocratie.

Hong Kong

Messages supplémentaires

Données et faits probants

Contexte

La déclaration commune sino-britannique régissant la rétrocession de HK à la République populaire de Chine (RPC) par le Royaume-Uni en 1997 a consacré le cadre « Un pays, deux systèmes », qui garantit à HK ses propres systèmes politique et juridique, son autonomie économique et le respect des droits de la personne pour une durée de 50 ans. C’est pourquoi le Canada et de nombreux autres pays ont accordé à HK un « statut spécial » qui lui confère des privilèges dans les domaines du commerce, du tourisme, de l’éducation, de la finance et de la justice, privilèges qui ne sont pas accordés à la Chine continentale.

Le Canada et HK entretiennent des relations commerciales de longue date, centrées sur le commerce des services et l’investissement, ainsi que des liens interpersonnels étroits. Plus d’une centaine d’entreprises canadiennes sont présentes à Hong Kong, et nombre d’entre elles utilisent la ville comme porte d’entrée vers l’Indo-Pacifique et la Chine continentale. Il s’agit de plusieurs entreprises canadiennes bien connues, dont BMO, Sunlife et Manulife. En outre, de nombreux citoyens canadiens occupent des postes de premier plan dans des entreprises internationales et locales de tous les secteurs à HK. Parmi les quelque 107 milliardaires résidant à Hong Kong, nombreux sont ceux qui possèdent la double nationalité canadienne et hongkongaise.

L’autonomie de HK et le respect des droits de la personne se sont considérablement détériorés depuis l’imposition de la Loi sur la sécurité nationale par Beijing en 2020. La liberté relative dont jouissaient les résidents de HK par rapport à la Chine continentale s’est rapidement érodée avec le renforcement de la censure des médias et l’arrestation de représentants des médias, de la société civile et de l’opposition.

Jimmy Lai

Messages supplémentaires

Derniers développements

Le verdict dans le procès de Jimmy Lai pour atteinte à la sécurité nationale est attendu entre fin octobre et début novembre, mais pourrait être retardé. Un verdict de culpabilité est le résultat attendu et le plus probable. Le 16 octobre 2025, le premier ministre Carney a demandé la libération de Jimmy Lai pour des raisons humanitaires et en faveur de la liberté des médias. Jimmy Lai a également été évoqué par la ministre Anand lors d’une réunion bilatérale avec son homologue chinois Wang Yi, le 17 octobre dernier.

Données et faits probants

Contexte

Jimmy Lai, citoyen britannique et chinois, est le militant pro-démocratie le plus en vue accusé d’atteinte à la sécurité nationale à Hong Kong. Il est le fondateur de l’Apple Daily, journal populaire de Hong Kong aujourd’hui disparu, et a des liens familiaux et d’investissement importants avec le Canada. Il fait actuellement l’objet de deux chefs d’accusation en vertu de la Loi sur la sécurité nationale de Hong Kong : conspiration en vue de collaborer avec des forces étrangères et conspiration en vue de publier des documents « séditieux ». S’il est reconnu coupable, M. Lai pourrait être condamné à la prison à vie. L’âge avancé de M. Lai (77 ans) et ses antécédents de maladies chroniques ont suscité des inquiétudes.

[CAVIARDÉ]

Taïwan

Messages supplémentaires

Données et faits probants

Contexte

Tensions entre les deux rives du détroit Le Canada est attaché à la paix et à la stabilité dans le détroit de Taïwan et s’oppose aux actions unilatérales qui menacent le statu quo. Avec le G7, le Canada a constamment exprimé sa position, tout récemment dans une déclaration commune des ministres des Affaires étrangères publiée en marge de la semaine de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Sécurité et coopération Le détroit de Taïwan est indispensable à la sécurité et à la prospérité de la communauté internationale, et les opérations et activités des Forces armées canadiennes réaffirment l’engagement du Canada à maintenir le statu quo de part et d’autre du détroit. Les Forces armées canadiennes continuent d’opérer dans la région indo-pacifique, y compris dans le détroit de Taïwan, dans le plein respect du droit international. Plus récemment, le NCSM Ville de Québec a effectué une traversée conjointe du détroit avec le HMAS Brisbane (Australie), le 6 septembre 2025.

Participation internationale de Taïwan Le Canada continue de chercher des occasions de soutenir la participation significative de Taïwan aux organisations internationales lorsqu’il existe un impératif pratique et que son absence serait préjudiciable aux intérêts mondiaux. Le Canada et Taïwan coopèrent dans des forums multilatéraux où les deux pays sont représentés, notamment l’APEC, l’OMC et les organisations régionales de gestion des pêches. Le Canada, en tant que président du Comité consultatif sur la sécurité aérienne, a invité Taïwan (en tant que « Taipei chinois ») à participer au Forum sur la sécurité aérienne, en 2020 et 2022.

Entente en science, technologie et innovation Signée le 15 avril 2024, cette entente offre des possibilités de partenariats en co-innovation dirigés par des entreprises dans des secteurs de haute technologie dans le cadre du Programme canadien de l’innovation à l’international, ainsi que des collaborations de recherche élargies dans les écosystèmes canadiens et taïwanais

Accord sur la promotion et la protection des investissements étrangers Le 22 décembre 2023, le Canada et Taïwan ont signé une entente juridiquement non contraignante. Cet instrument offre une protection aux investissements canadiens à Taïwan et attire les investissements étrangers taïwanais au Canada.

Cadre de collaboration sur la résilience des chaînes d’approvisionnement Le 6 décembre 2023, le Canada et Taïwan ont approuvé le cadre, qui vise à mettre en place un commerce durable et diversifié entre des partenaires fiables afin d’atténuer les perturbations de la chaîne d’approvisionnement et d’accroître la résilience.

Plan d’urgence pour les citoyens canadiens Tous les bureaux du gouvernement canadien à l’étranger disposent de plans d’urgence détaillés pour faire face à un large éventail de situations d’urgence, allant des catastrophes naturelles aux troubles civils. Le Bureau commercial du Canada à Taipei dispose de plans d’urgence détaillés et de ressources pour faire face aux événements.

[CAVIARDÉ]

Inde

Relations bilatérales

Messages complémentaires

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Présence diplomatique

Messages supplémentaires

Retour complet des diplomates canadiens en Inde après les expulsions

Filtrage des diplomates indiens nommés au Canada

Responsabilité à la suite des allégations du Canada concernant des activités criminelles liées à des diplomates indiens

Faits et chiffres à l’appui

Ingérence étrangère

Messages supplémentaires

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Entre 2024 et 2025, des organismes canadiens ont signalé des cas d’espionnage et de répression liés à l’Inde ciblant des communautés de la diaspora. Le projet de loi C-70 et une enquête publique ont confirmé les efforts déployés pour influencer les Canadiens, en particulier autour de Khalistan. En 2023, le premier ministre Trudeau a établi un lien entre des agents indiens et le meurtre de Hardeep Singh Nijjar. La GRC a par la suite découvert des liens avec des gangs indo-canadiens, entraînant de multiples expulsions de diplomates et une diminution des menaces.

Canada–États-Unis

Commerce

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Le Canada et les États-Unis entretiennent l’une des relations économiques bilatérales les plus intégrées et les plus avantageuses au monde. Cette relation a été façonnée au fil des décennies par des accords de libre-échange, le plus récent étant l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), appelé l’« USMCA » aux États-Unis et le « T-MEC » au Mexique, en vigueur depuis juillet 2020. Le Canada demeure fermement déterminé à préserver et à renforcer ce cadre trilatéral avec le Mexique et les États-Unis en tant que fondement de la compétitivité économique nord-américaine. L’ACEUM a soutenu l’intégration du commerce et de l’investissement en Amérique du Nord et a facilité la croissance économique régionale. Le Canada et les États-Unis sont actuellement en train de redéfinir leurs relations économiques, en accordant une attention croissante aux secteurs stratégiques et à la résilience de la chaîne d’approvisionnement. Bien que l’ACEUM ait appuyé l’intégration du commerce et de l’investissement en Amérique du Nord et facilité la croissance économique régionale, l’adoption, par le gouvernement américain actuel, de politiques commerciales plus affirmées et plus protectionnistes, illustrée par diverses mesures tarifaires, a mis à rude épreuve les relations bilatérales et introduit des risques importants pour l’économie canadienne. Depuis qu’il est entré en fonction pour un deuxième mandat, le président Trump a pris un certain nombre de mesures tarifaires unilatérales contre le Canada pour des raisons de sécurité nationale en raison de préoccupations liées au fentanyl et à la frontière et pour protéger les secteurs américains contre les pratiques commerciales déloyales présumées (art. 232).

En août 2025, les États-Unis ont réaffirmé un engagement fondamental au titre de l’ACEUM en continuant d’exempter les exportations canadiennes vers les États-Unis des droits de douane américains imposés en vertu de l’International Emergency Economic Powers Act (IEEPA). Compte tenu de cette exemption, à l’exception des biens assujettis à des droits de douane sectoriels américains (p. ex. l’acier, l’aluminium, les automobiles, les pièces automobiles, le cuivre et les produits du bois), la grande majorité des exportations canadiennes vers les États-Unis sont exemptes de droits.

Le 1er septembre, le Canada a supprimé ses contre-tarifs sur certaines importations américaines, mais les contre-tarifs sur l’acier, l’aluminium et les automobiles restent en place. L’un des principaux objectifs de l’engagement du Canada avec le gouvernement américain a été de conclure des accords visant à réduire les droits de douane américains qui entravent l’accès aux marchés pour les exportations canadiennes, y compris les droits sectoriels au titre de l’article 232 sur l’acier, l’aluminium, les automobiles, le cuivre et les produits du bois.

Le 23 octobre 2025, le président Trump a annoncé l’arrêt de toutes les négociations commerciales avec le Canada, citant une publicité controversée parrainée par l’Ontario contenant des propos de Ronald Reagan. Il s’agit de la deuxième perturbation des négociations commerciales cette année. En juin, les négociations ont également été suspendues en réponse à la taxe sur les services numériques du Canada, qui, selon les États-Unis, visait les entreprises technologiques américaines. Les pourparlers n’ont repris qu’après que le Canada a suspendu la mise en œuvre de la taxe. Ces incidents mettent en évidence la fragilité du dialogue commercial bilatéral actuel.

L’examen obligatoire de l’ACEUM à venir en 2026 offre l’occasion de souligner le succès de l’accord et de s’assurer qu’il reste adapté à l’objectif dans un contexte mondial en évolution. Le Canada a lancé une deuxième ronde de consultations publiques (du 20 septembre au 3 novembre) afin de cerner un large éventail de points sensibles et de possibilités stratégiques avant l’examen conjoint, afin de s’assurer que l’ACEUM continue de refléter les intérêts nationaux du Canada et d’offrir des avantages réels aux Canadiens.

Malgré les défis croissants dans les relations commerciales bilatérales, on s’attend à ce que les entreprises canadiennes continuent de privilégier le marché américain en raison de la proximité géographique et des liens culturels.

Défense et sécurité

Messages supplémentaires

Sur l’acquisition et l’examen du F-35

Contexte

Le partenariat de défense entre le Canada et les États-Unis couvre l’ensemble du spectre de la coopération, notamment la défense continentale partagée par l’entremise du NORAD, de l’OTAN, du partenariat de partage de renseignements Five Eyes, et de la coopération en matière de matériel de défense. Cette relation comprend une forte coopération militaire et un dialogue stratégique dans plusieurs domaines thématiques et géographiques, avec des échanges réguliers au niveau ministériel et entre les chefs de la Défense.

Environ 670 membres des FAC sont affectés aux États-Unis à tout moment, dont certains occupent des postes de commandement. Environ 90 membres des Forces armées américaines sont en poste au Canada dans le cadre d’échanges. La géographie est un facteur clé, et le Canada et les États-Unis partagent une priorité commune : la défense de l’Amérique du Nord. Le Canada prend au sérieux son engagement envers la défense continentale et investit massivement dans la modernisation du NORAD.

Le Canada suit de près les développements liés au système Golden Dome et a exprimé son intérêt à harmoniser ses plans pour développer une architecture intégrée de défense aérienne et antimissile pour l’Amérique du Nord. L’administration Trump accorde une attention croissante à la sécurité dans l’Arctique, notamment dans le contexte de sa compétition stratégique avec la Chine. Les États-Unis sont le principal partenaire du Canada dans l’Arctique, et cette relation est essentielle pour dissuader et contrer les menaces de plus en plus sophistiquées visant le continent, y compris celles provenant des approches nordiques.

Le Canada dispose de capacités et d’actifs dans l’Arctique que les États-Unis n’ont pas, notamment des navires de patrouille extracôtiers et de l’Arctique et une flotte de brise-glaces beaucoup plus importante. La politique étrangère du Canada pour l’Arctique met davantage l’accent sur le renforcement des partenariats avec les alliés arctiques (les États-Unis et les pays nordiques) et prévoit l’ouverture de nouveaux consulats en Alaska et au Groenland.

La politique de défense du Canada, Notre Nord, fort et libre, prévoit des investissements importants pour des initiatives dans l’Arctique, notamment :

Le 9 avril, les États-Unis ont publié un décret présidentiel intitulé « Restaurer la domination maritime de l’Amérique », qui ordonne aux agences américaines de développer une stratégie visant à « assurer la sécurité et le leadership dans les voies navigables de l’Arctique », dans le cadre d’un plan d’action maritime plus large visant à renforcer l’industrie navale américaine.

Faits en bref sur l’acquisition et l’examen du F-35

Arctique

Politique étrangère

Points supplémentaires

Introduction

La Politique étrangère pour l’Arctique est une politique diplomatique exhaustive pour la mobilisation du Canada dans l’Arctique et sa participation aux enjeux qui touchent la région. Elle permet au Canada de répondre aux besoins actuels et lui donne la souplesse nécessaire pour s’adapter aux défis futurs, y compris les activités perturbatrices de la Russie, l’évolution des menaces pour la sécurité, les nouvelles dynamiques dans la gouvernance de l’Arctique, l’accélération des changements climatiques et, les obstacles croissants à la primauté des États arctiques.

La PEA repose sur quatre piliers de la politique étrangère : affirmer la souveraineté du Canada; faire progresser les intérêts du Canada par une diplomatie pragmatique; leadership en matière de gouvernance de l’Arctique et de défis multilatéraux; adopter une approche plus inclusive de la diplomatie dans l’Arctique.

Dans le cadre de la PEA, le Canada s'est engagé à faire ce qui suit :

La mise en œuvre de la PEA est soutenue par l’Initiative sur le leadership mondial dans l’Arctique dotée d'un budget annuel de 8 millions de dollars pour renforcer le leadership du Canada au sein du Conseil de l'Arctique et soutenir la participation des autochtones et des jeunes dans les affaires internationales de l'Arctique, entre autres.

La Politique étrangère pour l’Arctique est l’aboutissement de plusieurs mois d’échanges constructifs avec les gouvernements provinciaux et territoriaux concernés ainsi que les peuples autochtones – les Premières Nations, les Métis, les Inuits ainsi que les partenaires signataires de traités modernes et d’ententes sur l’autonomie gouvernementale. Affaires mondiales Canada a l’intention de poursuivre des consultations productives et fondées sur les distinctions pendant la phase de mise en œuvre.

Souveraineté et sécurité

 Points supplémentaires

 Contexte 

À mesure que l'environnement physique de l'Arctique change, la région devient une zone de plus grande importance internationale et de concurrence stratégique, les États arctiques et non arctiques exprimant des intérêts politiques, économiques et militaires dans la région. Bien que le Canada ne voie aucune menace militaire immédiate sur son territoire arctique, l'environnement stratégique en évolution rapide souligne l'importance de cadres efficaces de sûreté et de sécurité, de défense nationale et de dissuasion. La Russie demeure la plus grande menace militaire dans et pour l'Arctique. Les intérêts stratégiques et les activités de la Chine dans l'Arctique continuent d'attirer l'attention des États de l'Arctique et de l'OTAN. Les exercices et opérations militaires conjoints sino-russes prennent de plus en plus une dimension nordique. Bien que les activités militaires ouvertes de la Chine demeurent limitées, ses activités apparemment civiles dans l'Arctique, y compris la recherche scientifique et les investissements commerciaux, doivent être supposées avoir un double objectif.

Personne ne conteste la souveraineté du Canada sur les terres et les îles de l'archipel arctique canadien. Ses eaux, y compris celles communément appelées le « passage du Nord-Ouest » (PNT), sont des eaux intérieures du Canada en vertu de leur titre historique, sur lesquelles le Canada a pleine souveraineté. Par conséquent, il n'existe aucun droit de passage inoffensif ou de passage en transit pour les navires battant pavillon étranger. Les États-Unis ne sont pas d'accord, affirmant que le PTN est un détroit utilisé pour la navigation internationale, dans lequel il existe un droit de passage en transit. Ce désaccord a été bien géré jusqu'à maintenant. Normalement, en principe, le Canada accueille favorablement la navigation dans ses eaux arctiques, à condition que les navires étrangers respectent les règles et règlements du Canada.

En novembre 2024, le Canada et les États-Unis ont tenu des négociations initiales sur la frontière de la mer de Beaufort et la zone de chevauchement dans le plateau continental étendu de l'océan Arctique. De telles négociations prennent généralement de nombreuses années et nécessitent une forte participation politique, car elles impliquent des décisions qui entraînent des répercussions sur la souveraineté des États. Aucune date de réunion ultérieure n'a été fixée. 

 Le Canada et le Royaume du Danemark continuent de travailler sur les questions d’accès et de mobilité de l’île Hans en prévision de notre capacité à ratifier le traité signé en 2022 résolvant nos frontières terrestres et maritimes dans l’Arctique et le chevauchement étendu du plateau continental dans la mer du Labrador.

La soumission du Canada concernant le plateau continental de l'océan Arctique est actuellement déposée auprès de la Commission des limites du plateau continental à l'ONU à New York. La Commission doit examiner une longue liste de demandes, il faudra donc plusieurs années avant que celle du Canada soit examinée. Entre-temps, le Canada mène d'autres missions d'étude dans l'océan Arctique afin d'obtenir davantage de données scientifiques à l'appui de sa soumission. Une mission d'étude a été menée avec succès l'été dernier, et une autre est prévue pour l'année prochaine. Des chevauchements entre les demandes concernant l'océan Arctique étaient prévisibles, car les dispositions relatives au plateau continental de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer constituent un processus scientifique et juridique visant à déterminer si une zone du fond marin est de nature continentale. Elles ne fixent pas de frontières politiques. Tous les États côtiers de l'océan Arctique se sont engagés à résoudre pacifiquement les chevauchements, conformément au droit international.

Haïti

Évolutions récentes

Messages supplémentaires

Informations factuelles et statistiques

Contexte

La Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS), dirigée par le Kenya, a permis d’éviter une prise de contrôle totale par les gangs, mais elle n’a pas encore repris de territoire. La mission souffre d’un statut juridique incertain, d’une planification déficiente, d’un manque de gouvernance et de ressources insuffisantes.

Le 30 septembre, le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté une résolution présentée par les États-Unis et le Panama visant à transformer la MMAS actuelle en une « Force de répression des gangs » (FRG), soutenue par un nouveau Bureau d’appui des Nations Unies en Haïti situé à Port-au-Prince. La FRG opérera pendant une période initiale de 12 mois, et le Bureau fournira un appui logistique et opérationnel financé par des contributions obligatoires. Les contributions en troupes et les indemnités continueront de dépendre de contributions volontaires. La Chine, la Russie et le Pakistan se sont abstenus lors du vote.

Conformément à la résolution, un Groupe permanent de partenaires fournira une orientation stratégique à la mission. Il sera initialement composé du Canada, des États-Unis, du Kenya et d’autres pays contributeurs de troupes d’Amérique latine et des Caraïbes, notamment la Jamaïque, les Bahamas, le Guatemala et le Salvador.

Conseil de l’Arctique

Points supplémentaires

Adhésion de la Russie au Conseil de l’Arctique

Derniers développements

Données et faits probants

Introduction

Le Conseil de l’Arctique a été créé en 1996 à Ottawa en tant que forum de haut niveau visant à promouvoir la coopération, la coordination et l’interaction entre les États de l’Arctique, avec la participation des organisations autochtones participantes permanentes et d’autres habitants de l’Arctique, sur des questions communes liées à l’Arctique, en particulier les questions de développement durable et de protection de l’environnement dans l’Arctique. Il ne traite pas des questions liées à la sécurité militaire et n’est pas non plus une organisation fondée sur un traité.

Souveraineté du Groenland

Messages supplémentaires

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Le Groenland, la plus grande île du monde avec environ 57 000 habitants (dont environ 89 % d’Inuits), est passé du statut de colonie danoise à celui de territoire autonome au sein du Royaume du Danemark. Si le Danemark conserve le contrôle des affaires étrangères et de la défense, le Groenland supervise la plupart des questions intérieures et affirme un rôle plus important dans la sécurité de l’Arctique. Le Canada et le Groenland entretiennent des liens géographiques, culturels et inuits étroits, et collaborent régulièrement sur des priorités communes. La stratégie étrangère, de sécurité et de défense du Groenland pour 2024 met en évidence sa présence internationale croissante et sa volonté d’accroître son autonomie.

Place du Groenland dans la politique étrangère pour l’Arctique du Canada : La politique met l’accent sur la coopération nord-américaine dans l’Arctique, y compris avec le Groenland, reflétant ainsi les liens culturels et économiques solides qui unissent les deux régions. Le Canada est d’ailleurs en train d’ouvrir un consulat à Nuuk afin de faire progresser les priorités politiques, commerciales et en matière de mobilité des Autochtones. Le financement de la politique a été approuvé en mars 2025. Une agente du MAECI en affectation temporaire est arrivée en novembre 2025 pour poursuivre les préparatifs sur place. L’ouverture officielle du consulat pourrait être annoncée dès février 2025.

Mobilité autochtone et liens culturels : Les deux gouvernements mettent l’accent sur les liens interpersonnels solides, en particulier entre les communautés inuites qui partagent des liens culturels et familiaux dans tout l’Arctique. Le Canada et le Groenland s’efforcent d’améliorer la mobilité transfrontalière des Inuits, conformément aux priorités en matière de réconciliation et de droits autochtones.

Sécurité et souveraineté dans l’Arctique : Le Canada et le Groenland partagent des intérêts communs en matière de souveraineté dans l’Arctique, de surveillance et de coopération multilatérale par l’intermédiaire de l’OTAN (le Groenland a un représentant au sein de la délégation danoise auprès de l’OTAN) et du Conseil de l’Arctique (que le Groenland préside actuellement au nom du Royaume du Danemark).

Chine - Arctique

Messages supplémentaires

Derniers développements

La République populaire de Chine (RPC) poursuit la construction et le déploiement de cinq brise-glaces capables de naviguer dans l’Arctique. Le Canada a déployé sa Garde côtière et des moyens navals pour surveiller les activités des navires chinois à proximité des eaux arctiques canadiennes.

Données et faits probants

Contexte

La Chine a exprimé l’ambition de devenir une « grande puissance polaire » d’ici 2030. La Chine s’est qualifiée d’« État proche de l’Arctique » dans son Livre blanc sur l’Arctique de 2018. Bien que la Chine utilise désormais rarement ce terme en public, rien n’indique que ce changement de rhétorique s’accompagne d’une réduction des ambitions de la Chine dans l’Arctique. Bien qu’elle affirme respecter la souveraineté des États arctiques, la Chine considère l’Arctique comme un espace international et souhaite que les États non arctiques jouent un rôle plus important dans la gouvernance de l’Arctique.

La Russie est le principal point d’accès de la Chine à l’Arctique. Ils coopèrent au développement de la route maritime du Nord de la Russie, qui pourrait réduire la durée du transit des marchandises et renforcer la sécurité énergétique de la Chine. Les deux pays coopèrent également à la production de gaz naturel liquéfié dans l’Arctique russe, organisent des exercices militaires et de garde-côtes conjoints à des latitudes plus élevées et tiennent des consultations annuelles des ministères des Affaires étrangères sur les questions relatives à l’Arctique.

La Chine n’a pas de présence militaire permanente dans l’Arctique, mais elle continue à préparer ses forces armées aux opérations dans cette région.

La Chine a contribué à la recherche arctique sur la pollution, les oiseaux migrateurs, la biodiversité et le changement climatique. La Chine mène également d’importantes recherches océanographiques et terrestres, qui ont toutes deux des utilisations civiles et militaires.

Dans l’Arctique canadien, la Chine cherche à établir des partenariats avec les gouvernements et les collectivités du Nord, mais elle a également ciblé les habitants du Nord et les peuples autochtones par des campagnes de désinformation et d’influence, des opérations cybernétiques et des activités d’espionnage. Les investissements commerciaux sont limités et se concentrent principalement sur l’exploration minière, la préproduction et l’extraction liées aux chaînes d’approvisionnement en minerais et aux infrastructures essentielles.

Russie – Arctique

Messages supplémentaires

Contexte

Revitalisation de l’Arctique russe

La Russie possède le plus grand territoire et la plus grande population de l’Arctique parmi les États arctiques, et les ressources arctiques représentent une part importante de son PIB national. Déjà l’acteur le plus compétent sur le plan militaire dans l’Arctique, la Russie continue d’étendre son empreinte militaire et ses capacités dans la région, en particulier dans le Grand Nord européen.

Collaboration Chine-Russie

Les sanctions occidentales contre l’économie russe ont accru l’importance économique de la Chine pour le Nord de la Russie, et la Chine pourrait tirer parti de cette influence pour s’engager davantage dans les affaires internationales de l’Arctique. La Chine et la Russie collaborent de plus en plus militairement dans les espaces aériens et maritimes de la région subarctique. En août 2023, des navires de guerre russes et chinois ont effectué une patrouille conjointe dans les eaux internationales au large des îles Aléoutiennes (Alaska).

Activité militaire russe dans les voies d’accès à l’Amérique du Nord

La politique étrangère pour l’Arctique reconnaît que le Pacifique Nord, par le détroit de Béring, est l’une des principales voies d’accès à l’Arctique nord-américain. En juillet 2024, des avions militaires russes et chinois ont été détectés, suivis et interceptés par le NORAD alors qu’ils volaient dans la zone d’identification de défense aérienne de l’Alaska au-dessus de la mer de Béring. L’aéronef n’est pas entré dans l’espace aérien souverain du Canada ou des États-Unis. En février 2023, le NORAD a identifié un ballon de surveillance chinois à haute altitude qui violait l’espace aérien américain et canadien (et le droit international) via l’Alaska. Le Canada a collaboré étroitement avec les États-Unis, y compris par l’entremise du NORAD, sur la décision d’abattre le ballon. La politique Notre Nord, fort et libre (NNFEL) accorde une grande importance à la sécurité et à la défense dans l’Arctique. Parmi les autres investissements annoncés, mentionnons un réseau de centres de soutien opérationnel dans le Nord de l’Arctique, une flotte d’aéronefs aéroportés d’alerte rapide, des capteurs sur nos côtes et sous l’eau, et une nouvelle flotte d’hélicoptères tactiques.

Relations Canada - États-Unis

Messages supplémentaires

Frontière

Politique étrangère

Mise à jour

J’ai rencontré le secrétaire Rubio le 8 octobre à Washington DC, à la suite de la réunion de travail entre le Premier ministre Carney et le président Trump à la Maison-Blanche le 7 octobre.

Faits et chiffres à l’appui

Canadiens détenus par l’ICE

Messages supplémentaires

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

AMC prend connaissance de la détention de Canadiens soit par le citoyen lui-même, soit par ses proches, soit par le biais d’un avis périodique envoyé par des représentants des États-Unis. Les représentants canadiens de l’ambassade du Canada à Washington et des 12 autres bureaux aux États-Unis communiquent fréquemment et de façon productive avec les représentants américains afin d’avoir accès aux détenus et de leur fournir des services consulaires.

Les agents consulaires effectuent des visites en personne dans les centres de détention lorsqu’il est possible de le faire, et communiquent souvent avec les détenus par téléphone ou vidéoconférence. Si des préoccupations relatives au bien-être ou à la santé sont soulevées par les détenus, le consulat plaidera auprès des autorités américaines pour régler le cas conformément aux politiques du centre de détention. AMC peut faciliter l’obtention des documents de voyage pour les expulsions ou les voyages au Canada. Les Canadiens détenus par l’ICE sont un mélange de personnes ayant fait l’objet de condamnations ou d’accusations criminelles, et d’autres qui ont été détenues parce qu’elles n’ont pas de statut immigration valide aux États-Unis.

Les médias ont fait état de plusieurs enfants citoyens canadiens qui ont été détenus avec leurs parents non canadiens. Les agents consulaires ont redoublé de vigilance à l’égard des enfants.

Canalisation 5 et sécurité énergétique

Messages supplémentaires : Projet du tunnel des Grands Lacs de la Canalisation 5

Mise à jour

Le 8 août 2025, le Canada a déposé un mémoire d'amicus curiae devant la District Court des États-Unis pour l'ouest du Michigan, défendant ses droits en vertu du Traité de 1977 sur les pipelines de transit contre la tentative du Michigan de fermer la Canalisation 5, et demandant à la cour de s'en remettre à ces droits. Le 29 août 2025, le Canada a soumis des commentaires en faveur du projet de tunnel des Grands Lacs à une agence de l'État du Michigan chargée d'examiner une demande de permis pour le projet.

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Le Canada a invoqué à deux reprises le mécanisme de règlement des différends prévu par le traité de 1977, en octobre 2021 (poursuite intentée par le procureur général du Michigan pour fermer le pipeline dans le détroit de Mackinac) et en août 2022 (poursuite intentée par la bande de Bad River dans le Wisconsin pour fermer la Canalisation 5 sur sa réserve tribale). Les négociations diplomatiques avec les États-Unis se poursuivent. La dernière session a eu lieu en mai 2024, et une autre est prévue au mois de septembre 2025. Depuis mai 2021, le Canada est intervenu à cinq reprises en tant qu'amicus curiae dans les poursuites judiciaires intentées aux États-Unis contre la Canalisation 5 dans le Michigan et le Wisconsin, défendant les droits du Canada en vertu du traité de 1977 et demandant aux tribunaux de s'en remettre à ces droits. Depuis 2020, le Canada a soumis à six reprises des commentaires dans le cadre des processus d'autorisation fédéraux et étatiques relatifs au projet de tunnel sous le détroit de Mackinac. Les quatre provinces concernées (l’Alberta, la Saskatchewan, l’Ontario, le Québec) soutiennent fermement les actions du Canada visant à défendre la Canalisation 5.

Traité du fleuve Columbia

Messages supplémentaires

Mise à jour

Les négociations et la rédaction du traité modernisé sont suspendues depuis début janvier dans le cadre de la révision générale de la politique étrangère menée par le Département d'État. Bien qu'AMC attende un signal des États-Unis pour reprendre les négociations, toute avancée dépendra de la volonté des États-Unis de poursuivre les négociations sur la base de l'accord de principe conclu en juillet 2024 et du rythme global des nouvelles relations économiques et sécuritaires entre le Canada et les États-Unis. L'accord de principe, qui n'est pas juridiquement contraignant, fournit un cadre au Canada et aux États-Unis pour rédiger le texte du traité et contient des mesures actualisées de contrôle des inondations, des dispositions relatives à la production d'électricité et à la rémunération du Canada (Colombie-Britannique), de même que des dispositions relatives à l'écosystème. En l'absence d'un traité modernisé, le Canada et les États-Unis ont déjà convenu de « mesures provisoires » couvrant la gestion des risques d'inondation pour une période de trois ans (2027) et la coordination de l'énergie hydroélectrique pour une période de vingt ans (2044). AMC continue de se concentrer sur les discussions internes avec la Colombie-Britannique et les Premières nations afin d'assurer l'unité au sein de la délégation canadienne. Les discussions nationales sont axées sur la réparation, le partage des avantages et la gouvernance, dans le but d'obtenir le consentement libre, préalable et éclairé des Premières nations avant la ratification d'un traité modernisé.

Contexte

Les négociations visant à moderniser le TFC, vieux de 60 ans, ont débuté en mai 2018. Le TFC est un accord international transfrontalier de gestion de l'eau entre le Canada et les États-Unis qui est entré en vigueur en 1964. Un accord entre le Canada et la Colombie-Britannique datant de 1963 attribue la plupart des droits, avantages et obligations du TFC à la Colombie-Britannique et exige que le Canada obtienne l'accord de la Colombie-Britannique avant de résilier, de modifier ou de faire certains choix en vertu du traité. Compte tenu de cet accord, la Colombie-Britannique joue un rôle important dans les négociations de modernisation. Pour les négociations de modernisation, la délégation canadienne est composée de représentants fédéraux, provinciaux et des Premières nations Ktunaxa, Syilx-Okanagan et Secwépemc.

Commission des pêcheries des Grands Lacs

Contexte

La convention de 1954 entre le Canada et les États-Unis sur la pêche dans les Grands Lacs a donné naissance à la Commission des pêcheries des Grands Lacs (CPGL). La CPGL offre au Canada et aux États-Unis un mécanisme leur permettant de collaborer pour lutter contre la lamproie marine, protéger et préserver les pêches dans les Grands Lacs et agir à titre d'organisme de coordination pour la gestion et la recherche dans le domaine des pêches.

Conformément à la Convention, la Commission est financée à la fois par le Canada et les États-Unis. Comme décidé lors de la première réunion de la Commission en 1956, pour la mise en œuvre du programme de lutte contre la lamproie marine, les États-Unis et le Canada contribuent respectivement à hauteur de 69 % et de 31 % au budget de la Commission. Pour soutenir les efforts de recherche scientifique de la Commission, la coordination de la gestion binationale des pêches, le programme de communication et d'autres activités menées par le secrétariat, le Canada et les États-Unis versent des contributions égales. Depuis 2022, la contribution annuelle du Canada à la Commission s'élève à 19,2 millions de dollars.

La section canadienne de la Commission est composée de quatre commissaires. Deux des quatre commissaires nommés par le Canada sont traditionnellement réservés à des représentants nommés par le gouvernement fédéral, dont l'un est un fonctionnaire fédéral. Le gouverneur en conseil nomme normalement des personnes désignées par le gouvernement de l'Ontario à deux des quatre sièges de commissaires canadiens, étant donné les responsabilités que la province assume à l'égard de certains aspects des ressources des pêches. Cet arrangement n'est pas officiellement en place entre le Canada et l'Ontario, mais il s'agit d'une pratique de longue date.

Au mois de septembre 2024, l'ancien premier ministre Trudeau a transféré la responsabilité de la CPGL du portefeuille du ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne à celui du ministre des Affaires étrangères. Le transfert a été officialisé par un décret daté du 18 octobre 2024. Ce changement de structure découle de la méfiance historique de la CPGL à l'égard de la gestion par le MPO des fonds alloués à la Commission.

La décision relative à la structure gouvernementale ne permet pas légalement de transférer entièrement l'engagement financier du Canada à AMC, car le MPO reste responsable du Programme de lutte contre la lamproie marine. Par conséquent, AMC travaille en étroite collaboration avec le MPO, le Secrétariat de la Commission, le BCP et le Secrétariat du Conseil du Trésor afin d'assurer une transition en douceur, y compris la mise en place d'un arrangement administratif efficace pour mettre pleinement en œuvre le processus de transfert des fonds alloués à la Commission, tout en respectant les obligations du Canada en vertu du Traité.

Commission mixte internationale

Contexte

La Commission mixte internationale (CMI) a été créée en vertu du Traité des eaux limitrophes, signé par le Canada et les États-Unis en 1909. La CMI est un organisme binational indépendant qui aide à relever les défis actuels et émergents liés aux eaux partagées et qui offre un forum essentiel pour canaliser, et parfois contenir, les différends transfrontaliers ayant des implications politiques, économiques et environnementales transversales.

Le Canada et les États-Unis nomment chacun trois des six commissaires de la CMI. Les commissaires américains sont nommés par le président et les commissaires canadiens sont nommés par le gouverneur en conseil du Canada. Les commissaires sont tenus d'exercer leurs fonctions de manière impartiale, car ils représentent la Commission et non le gouvernement qui les a nommés.

Les salaires et les dépenses des sections canadienne et américaine de la CMI sont pris en charge par les gouvernements respectifs, tandis que toutes les dépenses communes sont partagées entre les gouvernements. Notre part du budget annuel de la CMI varie en fonction du nombre de projets sur lesquels travaille la Commission, mais se situe en moyenne entre 6 et 8 millions de dollars.

Le budget de la CMI est resté stable pendant près de deux décennies, et les effets de l'inflation au fil du temps ont entraîné des réductions dans d'autres domaines, ce qui limite de plus en plus la capacité de la CMI à s'acquitter de ses responsabilités fondamentales et menaçant la crédibilité du Canada à la lumière des nouveaux engagements financiers croissants pris par les États-Unis. Des investissements ponctuels importants sont nécessaires de manière continue et ont été pris en compte dans le processus budgétaire, car le ministère n'est pas en mesure de les financer à partir des niveaux de référence existants.

Études en cours

Étude sur les rivières St. Mary et Milk : lancée au mois de novembre 2021, explore les options permettant d'améliorer l'accès aux eaux réparties entre chaque pays, compte tenu du changement climatique et des défis liés à la répartition depuis la publication de l'ordonnance initiale de 1921. Cette initiative vise notamment à garantir une résilience à long terme dans l'accès aux eaux partagées des rivières St. Mary et Milk. Le rapport final est attendu en 2026.

Étude internationale sur le bassin versant Elk-Kootenay : le 8 mars 2024, le Canada et les États-Unis, en partenariat avec la nation Ktunaxa, ont demandé à la CMI d'étudier l'impact de la pollution transfrontalière des eaux dans le bassin versant Elk-Kootenai/y. La CMI préparera un rapport provisoire d'ici l'automne 2025 et un rapport final d'ici septembre 2026.

Étape 2 de l’Examen accéléré du Plan 2014 : lancé en 2022 afin d'examiner de manière approfondie le rendement du plan de régulation du lac Ontario, en particulier sa réponse aux niveaux d'eau extrêmement élevés et bas et à la variabilité induite par le changement climatique. Le rapport final devrait être remis au printemps 2026.

Venezuela

Violations des droits de la personne en cours

Messages supplémentaires

Mise à jour

Le 10 janvier 2025, M. Maduro a été illégitimement investi pour un troisième mandat de six ans (jusqu’en janvier 2031) après s’être frauduleusement proclamé vainqueur de l’élection présidentielle de juillet 2024. Le G7 a publié sa première déclaration sous la présidence du Canada en 2025 condamnant l’investiture illégitime de Maduro le 10 janvier. Plusieurs pays, dont les États-Unis, le Royaume-Uni, les pays de l’Union européenne et de nombreux pays d’Amérique latine, ont également publiquement condamné l’emprise illégitime de Maduro sur le pouvoir. La répression et la coercition demeurent les principaux moyens de contrôle utilisés par le régime Maduro. Il s’agit notamment de criminaliser et de réduire au silence les opinions politiques opposées; arrêter, harceler et contraindre à l’exil des personnalités politiques de l’opposition, des leaders sociaux et des journalistes; et en soumettant beaucoup de gens à la torture. Le régime Maduro continue d’être un important responsable de la détention arbitraire de ressortissants étrangers à des fins politiques : près de 80 étrangers de plusieurs pays sont en détention (aucun Canadien).

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Sous la présidence de Nicolas Maduro, le Venezuela est devenu de plus en plus autoritaire et constitue une source majeure d’instabilité géopolitique, notamment en raison de son environnement permissif pour les acteurs non étatiques violents, de ses flux migratoires, de son mépris des processus démocratiques et de ses violations systémiques des droits de la personne. Le régime contrôle toutes les institutions gouvernementales, notamment le pouvoir judiciaire. Le soutien apporté au régime par les forces de sécurité a été crucial pour sa survie et reflète leur implication dans le processus politique et leur capacité à tirer profit des sources de revenus illégales, y compris l’exploitation minière illégale et le trafic de drogue. Le régime de Maduro bénéficie également du soutien stratégique de la Russie, de la Chine, de l’Iran et de Cuba. Depuis août 2025, les États-Unis ont considérablement intensifié leur posture en présentant le Venezuela comme une menace pour la sécurité nationale des États-Unis, en désignant le Cartel de los Soles comme une organisation terroriste, qui, selon les États-Unis, est dirigé par Maduro, et en déployant huit navires de guerre militaires dans le sud de la mer des Caraïbes. En date du 16 octobre, les États-Unis avaient mené 16 frappes meurtrières dans les eaux internationales contre des bateaux qui seraient liés aux cartels de la drogue vénézuéliens qui, selon Washington, répondent aux ordres de Maduro.

Tensions entre le Venezuela et le Guyana au sujet de la région d'Essequibo, territoire contesté actuellement administré par le Guyana

Mise à jour

La présence militaire accrue des États-Unis près de la côte vénézuélienne dissuade le Venezuela de mener des actes de provocation à Essequibo. Les États-Unis affirment que l’objectif de ce déploiement est de lutter contre les menaces des cartels de la drogue régionaux. Cependant, cette décision est considérée comme un moyen de faire pression sur les forces militaires vénézuéliennes, de faire une démonstration de force contre les alliés extérieurs du régime et de dissuader le régime de faire quoi que ce soit contre les intérêts américains au Venezuela et à Essequibo (par exemple, la licence Chevron au Venezuela et les industries extractives américaines dans l’Essequibo, y compris Exxon).

Le 1er septembre, les forces de sécurité du Guyana ont déclaré qu’un bateau transportant des fonctionnaires électoraux et des urnes avait été la cible de tirs « depuis la côte vénézuélienne » dans la région contestée d’Essequibo. Le Venezuela a nié être à l’origine de l’incident.

Le 11 août, le Venezuela a déposé sa dernière réplique écrite dans l’affaire devant la CIJ. Les prochaines étapes du processus sont les audiences, les délibérations et le prononcé du jugement définitif, qui liera les parties au titre du droit international. Toutefois, le Venezuela a officiellement indiqué que la présentation de la duplique n’implique pas le consentement ou la reconnaissance de la compétence de la Cour par le Venezuela, et qu’il ne respecterait aucune décision qui pourrait être rendue en la matière. En mai 2025, le président de facto Nicolas Maduro a organisé des élections régionales et législatives dans tout le Venezuela, qui ont compris, pour la première fois, des élections pour le poste de gouverneur et huit représentants législatifs de « Guayana Esequiba ». Le 1er mai, la CIJ a précisé que le Venezuela devait s’abstenir d’organiser ou de préparer des élections sur le territoire contesté. Le 25 mai, Affaires mondiales Canada a déclaré, sur ses comptes de médias sociaux, son soutien au processus de la CIJ en cours et à la souveraineté du Guyana.

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Bien que la frontière actuelle ait été réglée par arbitrage international en 1899, le Venezuela a rejeté cette décision en 1966 et a relancé le différend en 2015, à la suite de la découverte d’importantes réserves de pétrole en mer dans la région d’Essequibo. Le conflit s’est intensifié en 2023 à la suite d’une série de provocations par le régime vénézuélien de facto.

Salvador

Collaboration avec le gouvernement américain concernant les expulsions massives de membres de gang présumés, et détentions dans la prison de CECOT

Messages supplémentaires

Contexte

La collaboration entre le Salvador et le gouvernement américain en matière d’expulsions et de détentions massives dans la mégaprison de CECOT suscite une vive controverse et des préoccupations à l’échelle internationale.

Dans le cadre d’une entente bilatérale, les États-Unis ont expulsé plus de 200 membres de gang présumés vers le Centro de Confinamiento del Terrorismo (CECOT) du Salvador. L’administration Trump a invoqué la Loi sur les ennemis étrangers (Alien Enemies Act) de 1798, une loi de temps de guerre, pour justifier l’accélération des expulsions sans application régulière de la loi.

Le Salvador, en réponse aux demandes de l’ONU, a précisé qu’il a simplement fourni l’infrastructure pénitentiaire, et que l’autorité et la responsabilité juridique relèvent des États-Unis.

En juillet 2025, le président Bukele a annoncé un échange de prisonniers avec le Venezuela, qui a mené à la libération de détenus vénézuéliens en échange de 10 otages américains et de plusieurs prisonniers politiques.

Le Canada n’a pas fait de déclaration publique concernant l’expulsion par les États-Unis d’immigrants vers le Salvador.

L’état d’exception décrété depuis mars 2022 au Salvador a entrainé la suspension d’importants droits constitutionnels dans la lutte contre la violence des gangs, ce qui a mené à plus de 86 000 arrestations et à une amélioration considérable de la sécurité, mais qui a aussi suscité des préoccupations généralisées à l’égard des droits de la personne. Même si le gouvernement a annoncé un plan pour mettre graduellement fin à l’état d’exception, les détails sont encore vagues. En août dernier, l’administration Bukele a obtenu le droit de prolonger l’état d’exception de deux autres années, après que les membres du Congrès salvadorien ont voté en faveur de la prolongation des délais accordés aux procureurs pour enquêter sur les liens présumés entre les gangs et les personnes détenues, ce qui suscite de nouvelles préoccupations quant à l’érosion démocratique et aux répercussions à long terme sur les libertés civiles.

Processus de paix entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan

Messages supplémentaires

 

Mise à jour

Le 8 août 2025, sous les auspices du président Trump, le Premier ministre Pashinyan et le président Aliyev ont paraphé les accords de Washington, soulignant le respect de la souveraineté, de l'intégrité territoriale et de l'inviolabilité des frontières internationales de chacun, conformément à la déclaration d'Almaty de 1991. Bien qu'ils ne soient pas juridiquement contraignants, ces accords constituent le fondement d'un respect mutuel ouvrant la voie à un avenir pacifique. Concrètement, les dirigeants ont paraphé L'Accord sur l'Établissement de la Paix et des Relations interétatiques entre la République d'Arménie et la République d'Azerbaïdjan finalisé, reconnaissant que des mesures supplémentaires étaient nécessaires avant de ratifier le document ; signé un appel conjoint à l'OSCE pour dissoudre le Groupe de Minsk ; s'engagé à ouvrir des communications bilatérales pour le transport intraétatique, bilatéral et international, qui relierait l'Azerbaïdjan, via l'Arménie, à son enclave, le Nakhitchevan ; ont annoncé que l'Arménie et les États-Unis travailleraient ensemble à l'élaboration d'un cadre pour ce corridor, appelé « Trump Route for International Peace and Prosperity [La Route de Trump pour la Paix et la Prospérité internationale] » (TRIPP) ; et ont rejeté le recours futur à la force pour l'acquisition de territoires. Les États-Unis se sont également engagés à développer un partenariat stratégique avec l'Azerbaïdjan, à suspendre les interdictions d'aide directe des États-Unis à l'Azerbaïdjan et à coopérer entre la compagnie pétrolière nationale azerbaïdjanaise et ExxonMobil. Les parties doivent encore résoudre de nombreuses questions en suspens, notamment celles relatives aux détenus et aux voies de communication.

Contexte 

Le 13 mars 2025, l'Arménie et l'Azerbaïdjan ont annoncé qu'ils s'étaient mis d'accord sur le texte d'un accord de paix historique visant à mettre fin à près de quatre décennies de conflit, principalement centré sur le Haut-Karabakh. Le traité résout des questions clés, notamment le non-déploiement de forces tierces et le retrait mutuel des revendications juridiques. Cependant, l'Azerbaïdjan continue d'insister pour que l'Arménie modifie sa constitution afin de supprimer les revendications territoriales, tandis que l'Arménie nie que sa constitution actuelle contienne de telles revendications. Malgré des différends persistants, les deux nations ont signalé leur volonté de finaliser l'accord et de progresser vers la normalisation de leurs relations bilatérales.

En avril 2024, les commissions frontalières respectives de l'Arménie et de l'Azerbaïdjan ont convenu que, dans le cadre du processus de délimitation, elles s'appuieraient sur la Déclaration d'Almaty de 1991 et que l'Arménie « restituerait » quatre villages à l'Azerbaïdjan. Le retour pacifique de ces villages sous le contrôle de l'Azerbaïdjan constitue une preuve de faisabilité.

Le conflit du Haut-Karabakh est un conflit territorial et ethnique entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan. Sous l'Union soviétique, le Haut-Karabakh était une région autonome au sein de la République socialiste soviétique d'Azerbaïdjan. Les résidents d'origine arménienne du Haut-Karabakh ont déclaré leur indépendance en 1991, déclenchant une guerre de trois ans qui a opposé l'Azerbaïdjan aux séparatistes du Karabakh et à l'Arménie jusqu'à la conclusion d'un cessez-le-feu en 1994. Le cessez-le-feu a laissé la majeure partie de l'ancienne oblast autonome sous contrôle arménien, ainsi que des milliers de kilomètres carrés d'Azerbaïdjan entourant l'ancienne république, déplaçant 700 000 Azerbaïdjanais. Le Canada a toujours considéré le Haut-Karabakh comme faisant partie de l'Azerbaïdjan. La deuxième guerre du Haut-Karabakh, en 2020, a permis à l'Azerbaïdjan de récupérer une partie importante de son territoire. Son opération militaire de 2023 contre des cibles dans le Haut-Karabakh lui a permis d'en prendre le contrôle total et a provoqué le déplacement d'environ 120 000 Arméniens. Depuis 1988, plus d'un million de personnes, tant arméniennes qu'azerbaïdjanaises, ont été déplacées. Malgré de nombreuses tentatives pour négocier un accord de paix à long terme au fil des ans, les deux parties n'ont jamais réussi à s'entendre.

Soutien du Canada à l’Ukraine

Messages supplémentaires

Mise à jour

Le premier ministre Carney s’est rendu à Kyiv le 24 août, à l’occasion du 34e anniversaire de l’indépendance de l’Ukraine, où il a annoncé de nouvelles mesures pour renforcer la coopération en matière de sécurité, de défense et d’économie avec l’Ukraine. Ces mesures comprenaient l’allocation du programme d’aide militaire de 2 milliards de dollars annoncé lors du Sommet des dirigeants du G7, des étapes pour mettre en œuvre l’Accord de coopération en matière de sécurité, 31 millions de dollars supplémentaires en aide internationale, un nouvel accord de coopération douanière, ainsi que des possibilités de projets conjoints en matière de défense, de commerce et d’investissement. Le premier ministre a participé en personne ou virtuellement à toutes les réunions de la Coalition des volontaires depuis sa création au printemps 2025. Le 23 septembre, le premier ministre Carney et le président Zelenskyy ont coprésidé une réunion de haut niveau de la Coalition internationale pour le retour des enfants ukrainiens en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies afin de mobiliser le soutien international. L’Union européenne et l’Andorre ont annoncé leur adhésion à la Coalition, portant le nombre total de membres à 44.

Faits et chiffres à l’appui

Soutien du Canada au retour des enfants ukrainiens

Messages supplémentaires

Mise à jour

En septembre 2025, le premier ministre Carney, aux côtés du président Zelenskyy, a coprésidé une réunion de haut niveau de la Coalition internationale pour le retour des enfants ukrainiens, en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies. Plus de 50 délégations y ont participé. La Belgique, la Lettonie, la Norvège, la Slovénie et d’autres partenaires ont annoncé leur soutien à des initiatives de traçage, de soutien psychosocial, de réhabilitation et de placement en famille d’accueil. L’Union européenne a annoncé une contribution de 200 millions d’euros pour les repas scolaires en Ukraine. L’Autriche a réaffirmé ses efforts de médiation pour faciliter le retour des enfants et l’Italie a confirmé sa volonté de collaborer avec le Vatican sur cette question. Les membres de la Coalition se sont engagés à intensifier les sanctions contre la Russie, et une déclaration conjointe des coprésidents a été publiée. L’Union européenne et l’Andorre ont également annoncé leur adhésion, portant le nombre total de membres à 44 États et organisations. Les membres de la Coalition ont réaffirmé que le transfert forcé et la déportation des enfants par la Russie constituent une violation grave du droit international et une crise humanitaire profonde.

Faits et chiffres à l’appui

Sanctions

Russie - Général

Messages supplémentaires

Contexte

La guerre d’agression non provoquée et illégale contre l’Ukraine n’est pas un incident isolé;elle s’inscrit dans un schéma plus large de comportements inacceptables. La guerre non provoquée et illégale menée par la Russie contre l’Ukraine et d’autres actions, telles que les violations répétées de l’espace aérien en Moldavie (28 incidents de drones depuis 2022), témoignent d’un mépris flagrant des frontières nationales et des normes internationales. De plus, Moscou continue de soutenir et de collaborer avec des régimes répressifs, notamment au Bélarus, où les libertés démocratiques sont réprimées et les voix de l’opposition, réduites au silence. La Russie a employé et continue d’utiliser des cyberattaques, de la propagande et le chantage énergétique pour affaiblir les institutions démocratiques et semer la division au sein de l’UE, de l’OTAN et au‑delà. Qu’il s’agisse de cibler des civils en Ukraine ou de persécuter des dissidents chez elle, les actions de la Russie reflètent un mépris systémique de la dignité humaine et de la liberté.

Depuis le début de la guerre contre l’Ukraine en 2022, la Russie a intensifié sa répression des libertés civiles sur le plan intérieur, en ciblant les dissidents et les figures de l’opposition par des mesures sévères. La mort du leader de l’opposition Alexeï Navalny en prison en 2024, dans des circonstances suspectes, illustre l’approche impitoyable du régime visant à réduire au silence les critiques. Les autorités ont élargi les lois répressives, qualifiant des individus et des organisations d’«agents étrangers», d’«indésirables» ou d’«extrémistes», ce qui entraîne souvent de lourdes amendes ou de longues peines de prison. Les Nations Unies ont condamné l’utilisation par la Russie de lois sur la sécurité nationale pour emprisonner des milliers de personnes sur la base d’accusations motivées politiquement, y compris des enfants et des personnes âgées.

Sanctions contre la Russie

Messages supplémentaires

Mise à jour

Le 3 septembre, l’Union européenne, le Royaume-Uni et le Canada ont abaissé le prix plafond du baril de pétrole brut russe, pour le faire passer de 60 $ US à 47,60 $ US. Le 28 août, le Canada a imposé des sanctions à 16 individus et 2 entités en vertu du Règlement sur les mesures économiques spéciales (Moldova) pour leur rôle dans les activités d’ingérence malveillante de la Russie en Moldova.

Faits et données à l’appui

Contexte

À la suite de l’occupation et de la tentative d’annexion de la Crimée par la Russie en mars 2014, le Canada, en coordination avec ses partenaires et alliés, a adopté des sanctions en vertu de la Loi sur les mesures économiques spéciales (LMES) et a imposé diverses interdictions à l’importation et à l’exportation.

Russie – Incursions dans l’espace aérien de L’OTAN

Messages supplémentaires

Contexte

Violations de l’espace aérien en Europe

Depuis septembre, les combattants de l’OTAN s’efforcent d’intercepter les drones et les chasseurs russes en Pologne, en Roumanie et en Estonie. Des drones et des ballons météorologiques non identifiés ont également été signalés dans l’espace aérien des aéroports et des bases militaires belges, danois, français, allemands, lituaniens, norvégiens et suédois. Selon des sources du renseignement, certains navires de la flotte fantôme de la Russie participent au lancement ou à la coordination de missions de surveillance par drone. La flotte fantôme de la Russie, composée de pétroliers vieillissants et de cargos exploités sous un pavillon de complaisance et dont on ignore qui est le véritable propriétaire, est officiellement chargée de contourner les sanctions occidentales sur les exportations pétrolières russes. Les violations de l’espace aérien par la Russie ne sont pas un phénomène nouveau. Elles se produisent régulièrement depuis que la Russie a commencé son invasion illégale de l’Ukraine; or, leur intensité et leur portée ont augmenté en 2025, et elles comportent notamment l’utilisation de drones et d’avions de chasse.

Opération Eastern Sentry

Le 12 septembre, en réponse à l’incursion dans l’espace aérien polonais, le commandant suprême des Forces alliées en Europe (SACEUR) et le secrétaire général, Mark Rutte, ont annoncé la mise sur pied de l’opération EASTERN SENTRY, laquelle est conçue pour renforcer les capacités de défense aérienne de l’OTAN sur tout le flanc est. L’opération EASTERN SENTRY se veut un concept de défense entièrement nouveau, une approche globale et novatrice qui comblera les lacunes, déploiera des capacités concentrées et intensifiera les communications pour une approche intégrée. Elle tirera parti du nouveau matériel déjà offert par certains alliés, comme des avions de chasse, des systèmes d’alerte précoce et des intercepteurs basés au sol.

Cisjordanie

Messages supplémentaires

Faits et données à l’appui

Le 21 août, le Canada, avec 25 partenaires, a publié une déclaration conjointe condamnant les projets israéliens de construction de colonies dans la zone E1 en Cisjordanie, et a appelé le gouvernement israélien à cesser la construction de colonies, conformément à la résolution 2334 du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Les attaques de colons contre des Palestiniens s’élèvent en moyenne à quatre par jour, avec plus de 740 incidents enregistrés en 2025 seulement. L’activité de colonisation israélienne en Cisjordanie a atteint des niveaux sans précédent en 2025, alimentée par des politiques gouvernementales agressives et la mobilisation des colons. La récolte annuelle des olives est devenue un point de tension majeur, marqué par des violences accrues des colons envers les Palestiniens.

Contexte

Les colonies israéliennes et la violence des colons constituent un obstacle majeur à la solution à deux États. L’activité de colonisation à Jérusalem-Est et en Cisjordanie s’est poursuivie sous tous les gouvernements israéliens depuis 1967. Le Canada ne reconnaît pas le contrôle permanent d’Israël sur les territoires occupés en 1967, ni l’annexion de Jérusalem-Est et du plateau du Golan. Les appels à l’annexion formelle de parties de la Cisjordanie se sont intensifiés, portés par des ministres d’extrême droite, des dirigeants de colons et des factions ultranationalistes.

L’activité de colonisation a un impact quotidien et néfaste sur les Palestiniens et alimente les tensions entre Israéliens et Palestiniens. Israël déclare régulièrement certaines terres de Cisjordanie comme terres d’État ou à usage militaire, privant ainsi les propriétaires palestiniens de leurs biens. Les autres conséquences négatives pour les Palestiniens incluent les déplacements forcés, les restrictions de mouvement, la réaffectation des ressources en eau, ainsi que la violence et le vandalisme des colons. En cas de violence, les colons sont soumis au droit civil israélien, tandis que les Palestiniens en Cisjordanie relèvent du droit militaire israélien.

En août 2025, le Comité supérieur de planification de l’Administration civile israélienne a approuvé le très controversé projet de colonie E1 (à l’est de Jérusalem), visant à construire environ 3 400 unités de logement entre Jérusalem et la colonie de Ma’ale Adumim en Cisjordanie. En divisant davantage la Cisjordanie, ce projet entraînerait la séparation et la ségrégation des communautés, provoquerait des déplacements forcés et compromettrait la viabilité d’un futur État palestinien — et, par conséquent, celle d’une solution à deux États.

La récolte annuelle des olives en Palestine constitue une source de subsistance essentielle pour des milliers de familles et un pilier de la culture palestinienne. Cependant, la violence des colons menace les moyens de subsistance des agriculteurs palestiniens et renforce un climat de coercition visant à les chasser de leurs terres. Selon l’ONU et des organisations de défense des droits, la violence des colons a connu une forte recrudescence en fréquence et en intensité au cours de la dernière semaine.

Le 22 octobre, le Knesset a approuvé deux projets de loi préliminaires appelant à l’annexion de certaines parties ou de l’ensemble de la Cisjordanie. Ces propositions ont été soumises par des partis d’opposition, défiant ainsi la position du premier ministre Netanyahou, qui souhaitait éviter un vote aussi politiquement sensible pendant la visite du vice-président américain Vance. Des responsables américains ont publiquement critiqué l’adoption de ces projets de loi, la jugeant préjudiciable au cessez-le-feu à Gaza. Bien que les projets aient franchi l’étape de la première lecture, ils n’ont pas bénéficié d’un large soutien et sont largement perçus comme une manœuvre politique de l’opposition contre le gouvernement. Il est peu probable qu’ils franchissent l’étape du comité parlementaire.

Exportations d’armes vers Israël

Messages supplémentaires

Contexte

En raison de la situation humanitaire à Gaza résultant de l’opération militaire israélienne qui a suivi les attaques du 7 octobre 2023 par le Hamas, l’ancienne ministre des Affaires étrangères Mélanie Joly a demandé que la délivrance de nouvelles licences d’exportation vers Israël soit suspendue à partir du 8 janvier 2024. À la suite d’un examen plus approfondi, une trentaine de licences d’exportation ont été suspendues pour des pièces identifiées comme de possibles composants d’articles susceptibles d’être utilisés dans le cadre d’opérations militaires menées par Israël. Toutes les licences qui ont été suspendues en 2024 le restent et ne peuvent pas être utilisées pour des exportations vers Israël. En 2024, avant l’annonce de la suspension des licences d’exportation, les entreprises canadiennes avaient exporté pour environ 18,9 millions de dollars de biens et technologies stratégiques vers Israël (contre 30,6 millions de dollars en 2023).

La Loi sur les licences d’exportation et d’importation confère un large pouvoir permettant de modifier, suspendre, annuler ou rétablir toute licence d’exportation, y compris de suspendre pour la réouverture d’une enquête à la lumière de nouvelles informations crédibles et pertinentes. Les détails des articles exportés au titre d’une licence d’exportation constituent des informations commerciales protégées.

Le 13 août 2024, le département d’État des États-Unis a annoncé l’approbation d’une « possible vente militaire à l’étranger » à Israël impliquant l’entreprise General Dynamics – Produits de défense et Systèmes tactiques (GDOTS-C), située au Québec. Parmi les articles décrits dans ce contrat de vente potentiel figurent 50 400 obus de mortier (c’est-à-dire, les « cartouches hautement explosives propulsant des obus de mortier de 120 mm et l’équipement connexe ») dont l’exportation est contrôlée en vertu de la LMTEC. Le gouvernement comprend que les articles ne pourraient être livrés qu’au plus tôt en 2026. Des fonctionnaires sont en communication avec l’entreprise pour s’assurer qu’elle respecte le régime canadien de licences d’exportation.

Engagement diplomatique du Canada en Syrie

Messages supplémentaires

Mise à jour 

Le 27 août, le Canada a prolongé le Permis d’application générale émis en mars, conformément au Décret sur des autorisations par permis (mesures économiques spéciales). Ce permis permet temporairement un plus grand nombre de transactions humanitaires par des Canadiens avec la Syrie. L'inscription de Hayat Tahrir al-Sham comme entité terroriste dans le Code criminel du Canada constitue un obstacle majeur à la capacité du Canada de mettre en œuvre des programmes de développement en Syrie.

Faits et chiffres à l'appui 

Contexte 

À la suite de la chute du régime Assad en décembre 2024, le Canada a repris ses relations diplomatiques avec le gouvernement syrien. L'ancienne ministre des Affaires étrangères et l'ancien premier ministre ont eu des contacts avec leurs homologues en février et mars 2025.

Réaction internationale: sanctions

Le 30 juin 2025, le président américain Trump a signé un décret présidential mettant fin au programme de sanctions contre la Syrie et ordonnant la mise en place de nouvelles mesures, dont des exemptions et des dispositions supplémentaires. Ce décret supprime les sanctions contre la Syrie tout en maintenant des sanctions ciblées contre Bachar al-Assad, sa famille et ses associés, ainsi que contre les auteurs de violations des droits de la personne et d'autres individus désignés. Le 28 mai 2025, l'UE a levé ses sanctions économiques contre la Syrie, à l'exception de celles visant directement le régime Assad. En mars et avril 2025, le Royaume-Uni a retiré 36 entités de sa liste de sanctions, dont la Banque centrale de Syrie, des compagnies pétrolières d’État et Syrian Air.

La violence sectaire

Les tensions sectaires persistent en Syrie. En mars, des affrontements sur la côte nord-ouest de la Syrie entre des milices associées aux forces gouvernementales et des loyalistes d'Assad ont fait 1 426 morts. En juillet, la région de Soueïda a été le théâtre de combats entre combattants druzes et bédouins, que les forces de sécurité gouvernementales n'ont pas réussi à contenir. À la suite de l'intervention militaire syrienne à Souaïda, Israël a lancé des frappes contre des cibles gouvernementales syriennes, causant plus de plus de 1 000 morts, dont plus de 200 civils.

Sanctions contre la violence des colons extrémistes

Messages supplémentaires

Faits et chiffres à l'appui

Contexte

La violence des colons extrémistes contre les civils palestiniens et leurs biens dans les territoires palestiniens occupés constitue depuis longtemps une source de tension et de conflit. Le nombre d'attaques de colons extrémistes a augmenté chaque année depuis 2020 et a culminé après les attaques terroristes du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023. Le 16 mai 2024, les sanctions liées à la violence des colons extrémistes en vertu de la SEMA sont entrées en vigueur. Il s'agit des toutes premières mesures de sanctions canadiennes visant des colons israéliens extrémistes. Elles représentent une étape importante dans la réponse du Canada à cette violence persistante.

Corps des gardiens de la révolution islamique et la situation en Iran

Messages supplémentaires

Mise à jour

Contexte

Escalade du conflit entre l'Iran et Israël : La confrontation qui oppose depuis des décennies l'Iran à Israël, son principal rival régional, s'est intensifiée depuis le début de la guerre à Gaza. Historiquement indirecte, menée par des intermédiaires et des opérations de renseignement secrètes, la tension s'est exacerbée avec deux séries d'échanges de missiles en avril et octobre 2024. Le 13 juin 2025, Israël a lancé une campagne de frappes aériennes de grande ampleur de 12 jours contre des sites nucléaires iraniens, des infrastructures militaires et des commandants de haut rang, tuant de hauts généraux iraniens, des scientifiques nucléaires et des civils. Israël a présenté cette offensive comme étant essentielle pour réduire une menace nucléaire existentielle, alors que la diplomatie entre les États-Unis et l'Iran s’effondrait. Les États-Unis se sont joints à cette campagne le 22 juin, prenant pour cible trois installations nucléaires clés. La réponse de l'Iran s'est limitée à une frappe de missiles calibrée contre une base militaire américaine au Qatar. Un cessez-le-feu fragile s'en est suivi, soulignant la volatilité de l'équilibre régional.

Expansion de la répression transnationale : L'Iran intensifie ses menaces contre le Canada et ses alliés par une répression transnationale systématique visant les communautés de la diaspora, les défenseurs des droits de la personne et les opposants politiques à l'étranger.

Soutien à l'effort de guerre de la Russie : Téhéran reste un fournisseur essentiel d'armes et de technologies à la Russie, notamment de missiles balistiques et de véhicules aériens sans pilote. L'Iran aurait fourni des drones, des obus d'artillerie et, plus récemment, des missiles balistiques à courte portée pour soutenir la guerre de la Russie en Ukraine.

Rôle du CGRI : Le Corps des gardiens de la révolution islamique, créé après la révolution iranienne de 1979, est une puissante force militaire et politique, dont la Force Qods mène des opérations à l'étranger et soutient des groupes mandataires à travers le Moyen-Orient.

Programme nucléaire iranien

Messages supplémentaires

Faits et chiffres à l'appui

Contexte

Invoquant des manquements importants, la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni (E3) ont déclenché, le 28 août, le mécanisme de rétablissement des sanctions prévu par la résolution 2231 (2015) du Conseil de sécurité des Nations unies, qui approuvait le Plan d'action global conjoint (JCPOA) visant à répondre aux préoccupations en matière de prolifération liées au programme nucléaire iranien. Cette décision entraînera le « rétablissement » des sanctions de l'ONU qui avaient été levées en 2015 avec la signature du JCPOA.

Cela fait suite à plusieurs mois d'efforts infructueux pour parvenir à un accord diplomatique sur plusieurs fronts, qui ont abouti à une dernière réunion avec les responsables iraniens à Genève le 26 août, au cours de laquelle Téhéran n'a proposé aucune concession substantielle susceptible de retarder la décision. Les efforts du groupe E3 s'étaient récemment intensifiés après que les pourparlers entre les États-Unis et l'Iran se soient révélés vains, malgré plusieurs déclarations optimistes du président Trump et la participation à plusieurs cycles de négociations, notamment par l'intermédiaire d'Oman.

Le 28 août 2025, le Canada a publié un message sur les réseaux sociaux pour exprimer sa solidarité avec l'E3, qui a déclenché le mécanisme de rétablissement des sanctions prévues par le JCPOA. Depuis 2019, à la suite du retrait unilatéral des États-Unis du JCPOA sous la première administration Trump, les violations de l'accord nucléaire par l'Iran ont été bien documentées, en particulier par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), qui a été mandatée par le JCPOA pour surveiller et vérifier le programme nucléaire iranien afin de s'assurer qu'il reste exclusivement à des fins pacifiques.

La Russie fait pression contre le rétablissement des sanctions, mais comme la clause de rétablissement est insensible au veto, elle devrait être activée une fois que la période procédurale de 30 jours aura expiré (le 27 septembre). Le Canada se prépare à cette éventualité et a l'intention de mettre en place un cadre de sanctions (pour réimposer les sanctions de l'ONU) afin de soutenir cette issue.

Violations des droits de la personne en Iran et sanctions connexes

Messages supplémentaires

Mise à jour

Faits et chiffres à l'appui

Contexte

Approche du Canada à l'égard de l'Afrique

Messages supplémentaires

Mise à jour

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

L'élaboration de la Stratégie pour l'Afrique a donné lieu à des consultations avec plus de 600 parties prenantes africaines, canadiennes et internationales depuis 2022.

L'Afrique représente environ 1 % du commerce mondial du Canada (15,2 milliards de dollars), soit une hausse de 29,5 % depuis 2020. Les principaux partenaires commerciaux du Canada sont l'Afrique du Sud, le Nigeria, le Maroc, l'Algérie et la Mauritanie.

L'Afrique a été le plus grand bénéficiaire de l'aide internationale du Canada en 2023-2024 (3,2 milliards de dollars). L'aide internationale canadienne à l'Afrique a augmenté de 52 % au cours des huit dernières années.

Soudan

El Fasher

L’aide du Canada

Messages complémentaires

Contexte

Le 15 avril 2023, un conflit a éclaté entre les Forces armées soudanaises (FAS) et les Forces de soutien rapide (FSR), déclenchant une grave crise humanitaire et la plus grande crise de déplacement au monde. 30,4 millions de personnes (64 % de la population) ont besoin d’aide humanitaire et plus de la moitié de la population fait face à une grave insécurité alimentaire. Les rapports de l’ONU indiquent que toutes les parties au conflit se livrent à des violations des droits de la personne ainsi que de graves violations du droit international humanitaire, dont certaines peuvent constituer des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité. Les deux camps ont été impliqués dans l’obstruction à l’aide. En janvier 2025, de hauts responsables américains ont allégué que les FAS avaient utilisé des armes chimiques contre les FSR. Cette conclusion a été réitérée en avril 2025, ce qui a poussé les États-Unis à imposer des sanctions en juin 2025 en vertu de la Loi sur le contrôle et la guerre des armes chimiques et biologiques.

 La communauté internationale est divisée. Le Canada et des groupes partageant les mêmes idées condamnent à la fois les FAS et les FSR. Chaque camp recevrait le soutien de divers acteurs externes qui rivalisent pour exercer leur influence au Soudan. Le conflit menace la stabilité du corridor maritime stratégique de la mer Rouge. De plus, le Soudan pourrait redevenir un refuge pour les terroristes, favorisant potentiellement une résurgence extrémiste d’acteurs islamistes radicaux. D’énormes quantités d’or sont illicitement acheminées hors du Soudan, alimentant apparemment d’autres conflits en cours, notamment la guerre de la Russie en Ukraine. Les processus de paix entrepris jusqu’à présent n’ont pas abouti. Plus récemment, le 12 septembre 2025, la déclaration du Quad dirigé par les États-Unis (Égypte, Arabie saoudite, Émirats arabes unis, États-Unis) appelle à un accès humanitaire sans entrave, à une trêve humanitaire de trois mois menant immédiatement à un cessez-le-feu permanent, ainsi qu’à un processus de transition inclusif et transparent pour établir un gouvernement indépendant dirigé par des civils. Une réunion de suivi du Quad à Washington devrait avoir lieu dans les prochains mois.

Au début du conflit, les opérations missionnaires du Canada à Khartoum ont été temporairement suspendues. En septembre 2024, le Canada a transféré les fonctions politiques et de développement à l’ambassade du Canada à Addis-Abeba, en Éthiopie.

Situation à El Fasher

À El Fasher, capitale du Nord-Darfour et dernier bastion des FAS dans l’État, la situation humanitaire et sécuritaire s’est détériorée de manière catastrophique après la prise de pouvoir des FSR à la fin octobre 2025, après plus de 18 mois de siège. Malgré la grande instabilité de la situation et une interruption totale des communications, des rapports crédibles font état d’atrocités généralisées, notamment des exécutions sommaires de masse, des assassinats à motivation ethnique et des violences sexuelles, selon le Bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) et le FNUAP. Tandis qu’environ 35 000 civils ont pu s’échapper vers des villes voisines, beaucoup qui tentaient de fuir ont été détenus, exécutés ou retenus contre rançon le long des voies d’évasion. Le haut-commissaire aux droits de l’homme, Volker Türk, a indiqué que le risque de violations à grande échelle et motivées par l’ethnie augmente chaque jour, et a appelé à une action urgente pour protéger les civils. Le Programme alimentaire mondial (PAM) et d’autres acteurs humanitaires n’ont pas pu accéder à la ville en raison de l’intensification des combats, laissant des dizaines de milliers de civils, dont plus de 6 200 femmes enceintes, sans soins médicaux, nourriture ou protection.

Versements de fonds du Canada au Soudan depuis le début du conflit

Type de financement2023-20242024-2025**Total

Humanitaire*

28,8 M$

55,2 M$

84 M$

Développement

22,7 M$

18,8 M$

41,52 M$

Paix et sécurité

2,8 M$

15,7 M$

18,46 M$

Total

54,3 M$

89,68 M$

143,98 M$

*Le financement humanitaire est planifié et alloué sur la base d’une année civile. Les écarts entre les exercices financiers peuvent ne pas refléter les niveaux de financement d’une année à l’autre.

* * Les chiffres pour 2024-2025 sont préliminaires et n’incluent que l’aide internationale bilatérale (réservée) d’Affaires mondiales Canada.

Tanzanie et emprisonnement de Tundu Lissu

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Depuis 1961, le Canada et la Tanzanie entretiennent une relation fondée sur des liens économiques croissants, notamment dans les domaines de l’exploitation minière et de l’énergie. Le Canada est représenté en Tanzanie par son Haut-Commissariat à Dar es-Salaam, dirigé par la haute-commissaire Emily Burns. Eric Kendrick, gestionnaire de programme pour le Service de politique étrangère et de diplomatie, assiste, en coordination avec des missions aux vues similaires, aux audiences judiciaires de Tundu Lissu pour faire rapport sur tout développement. En 2023-2024, le Canada a fourni 141 millions de dollars à la Tanzanie, dont 55,2 millions de dollars d’aide bilatérale axée sur la santé, l’éducation, la croissance inclusive et la gouvernance. La Tanzanie est un pays généralement stable, mais l’espace politique s’est considérablement réduit depuis 2015. Sous l’ancien président John Magufuli, des figures de l’opposition – dont Tundu Lissu – ont été victimes de harcèlement, d’arrestations et de violences. Depuis son entrée en fonction en 2021, la présidente Samia a annoncé des réformes limitées, mais les libertés civiles et politiques restent fortement restreintes, notamment en ce qui concerne les rassemblements et les activités de l’opposition. Tundu Lissu demeure une figure clé de l’opposition bénéficiant d’un fort soutien populaire. Après des années d’exil, il est retourné en Tanzanie en 2023 pour reprendre ses activités politiques. En 2024-2025, avant son arrestation, il a fait l’objet d’interrogatoires policiers, de menaces d’arrestation et de restrictions sur les rassemblements, ce qui témoigne des contraintes plus larges imposées à l’égard des activités de l’opposition.

Canada et la Stratégie Indo-Pacifique

Messages supplémentaires

Mise à jour

En 2023-2024, le Canada a conclu les négociations avec l’Indonésie, fait progresser les négociations de libre-échange avec l’ANASE et présidé la Commission de l’Accord de partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP). Les missions commerciales d’Équipe Canada en Malaisie, au Vietnam et en République de Corée ont permis de tenir plus de 1 400 rencontres d’affaires, générant 8,3 millions de dollars en nouveaux revenus et 23 millions de dollars en partenariats stratégiques. De nouveaux bureaux diplomatiques et commerciaux ont été ouverts au Japon, en Corée du Sud, en Indonésie, au Vietnam et aux Philippines. Le Canada a lancé le Fonds canadien pour le climat et la nature du secteur privé en Asie, doté de 360 millions de dollars, et a inauguré le Bureau indo-pacifique de l’agriculture et de l’agroalimentaire aux Philippines.

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Lancée en novembre 2022, la SIP constitue un cadre pangouvernemental d’engagement dans la région. Elle repose sur cinq objectifs stratégiques et comprend 24 initiatives mises en œuvre par 17 ministères et organismes. L’approche du Canada est harmonisée avec celle de ses principaux partenaires, notamment l’Australie, le Japon, les États-Unis, l’Inde, l’Union européenne et l’ANASE. La SIP est conçue sur un horizon de dix ans et comporte un mécanisme d’examen intégré. La présence du Canada dans la région s’élargit par des canaux diplomatiques, commerciaux, de développement et de défense.

[CAVIARDÉ]

Bangladesh

Transition démocratique

Messages supplémentaires

Mise à jour

Le gouvernement intérimaire du Bangladesh s'est engagé à organiser des élections en février 2026 après avoir entrepris des réformes consensuelles impliquant les principales parties prenantes, telles que les partis politiques, les militants étudiants et les dirigeants de l'armée. Le Canada se félicite de l'engagement du Bangladesh à renforcer la responsabilité, notamment en coopération avec le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH).

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Au cours de l'été 2024, les forces de sécurité bangladaises ont violemment réprimé des manifestations menées par des étudiants, ce qui a entraîné la chute du gouvernement. Le gouvernement intérimaire s'est engagé à mener des réformes dans les domaines de la corruption, de la sécurité et du système judiciaire, de l'éducation, des finances, de la santé, des médias, des droits des travailleurs et des questions relatives aux femmes, dans le but d'organiser des élections démocratiques en 2026. Cette transition intervient à un moment critique. Le Bangladesh ne sera plus considéré comme un pays moins avancé par les Nations unies en 2026, ce qui aura une incidence sur l'accès préférentiel au marché pour ses vêtements confectionnés, qui constituent une priorité, et sur son rôle de fournisseur clé du marché textile canadien.

Crise des Rohingyas

Messages supplémentaires

Mise à jour

L'ambassadeur Bob Rae a représenté le Canada à la Conférence de haut niveau sur la situation des musulmans rohingya et des autres minorités au Myanmar, organisée par l'ONU le 30 septembre. Les nouveaux arrivants continuent d'affluer dans les camps de réfugiés surpeuplés et dépendants de l'aide internationale au Bangladesh. Les récentes réductions opérées par plusieurs grands donateurs humanitaires entraînent une diminution des services essentiels (santé, alimentation, nutrition, protection, éducation et logement). Le HCR souligne que la situation critique des Rohingyas et l'absence de solutions à long terme augmentent le nombre de traversées maritimes dangereuses dans la région.

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

La crise des Rohingyas s'aggrave, avec des répercussions déstabilisantes dans toute la région indo-pacifique. Les Rohingyas du Myanmar sont victimes de discrimination systématique et de violences ciblées. Le Bangladesh accueille près de 1,2 million de réfugiés qui ont fui les violences, ce qui en fait le plus grand camp de réfugiés au monde. Le Bangladesh maintient une politique de fermeture de ses frontières aux nouveaux demandeurs d'asile, donnant la priorité au rapatriement et, dans une moindre mesure, à la réinstallation. Le Canada, en collaboration avec des donateurs et des partenaires humanitaires partageant les mêmes idées, estime que la situation au Myanmar ne permet pas encore le rapatriement.

Engagement du Canada en Afghanistan

Messages supplémentaires

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Engagement du Canada depuis 2021 : Depuis la chute de Kaboul en août 2021, l'ambassade du Canada en Afghanistan est fermée. Le Canada participe activement aux efforts diplomatiques internationaux face à la situation dans ce pays, y compris par l'intermédiaire du processus de Doha, en tant que président du Groupe des amis de l'Afghanistan aux Nations Unies, à New York, et à titre de membre du Groupe de coordination pour l'Afghanistan, avec d’autres États membres donateurs.

Aide internationale : L’aide canadienne à l'Afghanistan et à sa population est parmi les plus importantes. Depuis 2001, elle se chiffre à 4 milliards de dollars, ce qui comprend l’aide humanitaire et au développement ainsi que le soutien à la paix et à la sécurité. Toutefois, depuis la chute de Kaboul en août 2021, elle est acheminée par l'intermédiaire d'organisations multilatérales de confiance et d'organisations non gouvernementales (ONG) canadiennes et internationales. Ce financement est complètement hors budget (hors du contrôle des talibans). En 2023, le Canada a modifié le Code criminel pour faciliter la fourniture de cette aide.

Situation humanitaire et besoins fondamentaux : En 2025, près de 23 millions d'Afghans ont besoin d'une aide humanitaire essentielle, en partie en raison de la fin des programmes d’USAID en Afghanistan (560 millions de dollars américains), qui a réduit considérablement l'aide vitale apportée jusqu’ici. Au cours des prochains mois, par suite d’une réduction importante des programmes de lutte contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition, le quart (25 %) de la population devrait être confrontée à une situation de crise alimentaire. Depuis janvier 2025, plus de 2,1 millions d'Afghans réfugiés au Pakistan et en Iran sont retournés dans leur pays. Toutefois, les ressources des partenaires humanitaires et les infrastructures locales ne suffisent pas pour tous les accueillir.

Chine - Ouïghours

Messages supplémentaires

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Dans toute la Chine, des mosquées ont été détruites dans le cadre d’un programme de sinisation visant à restreindre la liberté religieuse et à rendre la pratique religieuse conforme aux objectifs du Parti communiste chinois. Les programmes de travail forcé de l’État continuent de cibler les Ouïghours en les déplaçant dans des usines partout en Chine, en brisant des familles et en détruisant des communautés. Les enfants ouïghours du Xinjiang continuent d’être placés de force dans des pensionnats où le programme scolaire donne la priorité au mandarin au détriment de la langue, de la culture et de la religion ouïghoures.

Le 22 décembre 2024, le gouvernement de la République populaire de Chine a arbitrairement sanctionné deux organisations de la société civile canadienne et vingt militants des droits de la personne. La décision de la Chine fait suite aux sanctions prises par le Canada à l’encontre des huit fonctionnaires de la RPC pour violation des droits de la personne.

Plusieurs experts indépendants des Nations Unies et d’autres mécanismes multilatéraux établis ont appelé la Chine à répondre de manière significative aux allégations crédibles de violations des droits de la personne. Le gouvernement du Canada a insisté sur le fait que la Chine doit respecter ses obligations en vertu du droit international. Le Canada a déclaré publiquement qu’il considérait l’examen de son propre bilan en matière de droits de la personne comme une occasion d’améliorer son rendement et continue d’appeler la Chine à faire de même.

Lors de l’examen de la Chine dans le cadre de l’Examen périodique universel des Nations Unies en 2024, le Canada a exhorté le gouvernement chinois à mettre fin à toutes les mesures coercitives à l’encontre des Ouïghours, des Tibétains et d’autres minorités ethniques, en citant spécifiquement le travail forcé, les transferts coercitifs de main-d’œuvre, les stérilisations forcées et les pensionnats obligatoires.

Chine - Dossiers consulaires de haut profil

Messages complémentaires

Robert Schellenberg

Li Yonghui (‘‘lee YOUNG-way’’)

Huseyincan Celil (‘‘hoo-SAY-in-jahn jeh-LEEL’’)

Denise Ho

Contexte

En 2024-25, environ 250 nouveaux dossiers consulaires ont été ouverts en Chine. Les cas d’arrestation et de détention de ressortissants canadiens sont les plus complexes. À tout moment, environ 100 Canadiens sont en détention en Chine pour diverses allégations et crimes, dont la majorité sont liés aux stupéfiants, à la corruption et aux crimes économiques. La Chine impose des peines très strictes, y compris la peine de mort, pour les infractions violentes et non violentes, comme les crimes graves liés à la drogue. Le Canada préconise la clémence dans toutes les affaires de peine de mort. Malgré des efforts accrus à ce niveau, quatre Canadiens ont été exécutés par la Chine au début de 2025. Robert Schellenberg continue de faire face à la peine de mort. Le Canada juge sa condamnation comme étant arbitraire et continue de plaider pour la clémence dans son cas.

Le Canada et la Chine ont tenu des dialogues consulaires biennales par le passé (le dernier ayant eu lieu en mai 2024). AMC explore actuellement avec ses homologues chinois la possibilité de relancer ces dialogues consulaires bilatéraux, idéalement au début de 2026.

[CAVIARDÉ]

Consulaire - Jacob Le

Messages supplémentaires

[CAVIARD]

Événements récents au Népal

Messages supplémentaires

Mise à jour

Le Népal a connu d’importants troubles politiques à partir du 8 septembre 2025, lorsque des manifestations dirigées par des jeunes ont dégénéré en violents affrontements avec les forces de sécurité, faisant 75 morts et des centaines de blessés. Les manifestations, initialement déclenchées par l’interdiction des plateformes de médias sociaux, ont conduit à la démission du premier ministre KP Sharma Oli et à la dissolution du Parlement. Le 12 septembre, l’ancienne présidente de la Cour suprême, Sushila Karki, a été nommée première ministre par intérim, devenant ainsi la première femme à la tête du gouvernement du Népal. Son administration se concentre sur la stabilisation du pays et la préparation des élections générales de mars 2026. Les couvre-feux dans la vallée de Katmandou ont été levés et la situation montre des signes de stabilisation depuis les événements de début septembre.

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Le Canada et le Népal ont établi des relations diplomatiques en 1965. Ainsi, en 2025, 60 ans se seront écoulés depuis l’établissement de ces relations bilatérales. La représentation du Canada au Népal consiste en un haut-commissariat à New Delhi et un consul honoraire à Katmandou. Le Népal a une ambassade à Ottawa et des consuls honoraires à Calgary, Victoria et Toronto. La relation commerciale entre les deux pays demeure modeste, mais affiche une croissance : les exportations canadiennes vers le Népal ont atteint 62,5 millions de dollars en 2024 et les importations, 16,3 millions de dollars. Le Canada a commencé à apporter de l’aide bilatérale au développement en 1970 et, bien que son bureau officiel de développement ait fermé ses portes en 2013, le soutien se poursuit par l’intermédiaire du financement multilatéral de la lutte contre les changements climatiques, d’initiatives de santé mondiale et de projets de développement local. Le Canada contribue également aux interventions humanitaires, y compris l’aide aux victimes du récent tremblement de terre et le soutien à la suite du tremblement de terre de 2015. L’Inde, le voisin le plus proche du Népal, considère la stabilité au Népal comme vitale pour la paix et la sécurité régionales, en particulier compte tenu de l’ouverture de ses frontières et de ses liens culturels profonds.

Minéraux critiques

Faits et données à l’appui

Contexte

La concentration croissante des chaînes d'approvisionnement en minéraux critiques sous contrôle chinois rend le Canada et ses alliés de plus en plus vulnérables aux perturbations de la chaîne d'approvisionnement. Tout récemment, le 9 octobre, la Chine a annoncé l'une de ses séries de contrôles à l'exportation les plus ambitieuses, visant les éléments de terres rares (ETR) et les produits connexes. Une autre préoccupation est que la Chine utilise les acquisitions minières pour sécuriser l'accès à des infrastructures clés, telles que les ports, les pistes d'atterrissage et les stations radar.

Le plan d'action du G7 sur les minéraux critiques a pour objectif de créer un marché fondé sur des normes qui reflète le coût d'une exploitation minière responsable, de mobiliser des capitaux, d'investir dans des partenariats et de promouvoir l'innovation.

Les États-Unis poursuivent une stratégie agressive « America First » en matière de minéraux critiques afin de sécuriser leurs chaînes d'approvisionnement et d'aller chercher les ressources dont ils ont besoin à l'échelle mondiale pour réduire leur dépendance vis-à-vis de la Chine. Bien qu'ils travaillent dans le cadre du processus du G7, les États-Unis menacent toujours d'imposer des droits de douane au titre de la sécurité nationale 232 sur les minéraux critiques (y compris la potasse et l'uranium).

Contrôles à l'exportation - Biens militaires

Messages supplémentaires

Au besoin : Russie – Détournement présumé de technologies canadiennes depuis Hong Kong

Au besoin : Soudan – Détournement présumé de technologies canadiennes depuis les Émirats arabes unis

Au besoin : Détournement de marchandises ou de technologies contrôlées par le Canada

Contexte

Détournement présumé de technologies canadiennes vers la Russie

Les médias canadiens et des groupes non gouvernementaux ont récemment fait état d’allégations de détournement de fusils Cadex fabriqués au Canada vers la Russie et d’utilisation sur le champ de bataille contre l’Ukraine. Aucun permis d’exportation ou de courtage n’a été délivré pour des articles destinés à la Russie. Les fusils Cadex en possession russe peuvent possiblement avoir été acquis à la suite de pertes des forces ukrainiennes utilisant ces fusils sur le champ de bataille, ou par l’acquisition illicite via des pays tiers. Par ailleurs, des groupes de défense des droits de la personne ont allégué que des sociétés fictives de Hong Kong ont agi comme intermédiaires pour le détournement d’articles à double usage vers la Russie.

Détournement présumé de technologies canadiennes des Émirats arabes unis vers le Soudan

Les médias canadiens ont déjà fait état d’allégations de détournement de véhicules militaires du Groupe Streit des Émirats arabes unis vers le Soudan pour être utilisé au Darfour. Le Groupe Streit, d’abord établi au Canada dans la fabrication de véhicules blindés, maintenant basé aux Émirats arabes unis (depuis 2007), a fait l’objet d’allégations d’abus et de violation des embargos sur les armes. Le département du Commerce des États-Unis a imposé une amende de 3,5 millions de dollars américains à Streit USA, au Groupe Streit (EAU) et à des cadres pour des exportations et des réexportations non autorisées de véhicules blindés vers plusieurs pays en 2008-2009.

Au Canada, le Groupe poursuit des activités de plus petite envergure à Midland, en Ontario, via une filiale appelée Streit Manufacturing Inc., qui se concentre sur le marché des Amériques. Au-delà du Canada et des Émirats arabes unis, Streit maintient ou a maintenu des installations de production ou d’assemblage aux États-Unis, en Jordanie, en Iraq, en Inde, au Pakistan, en Russie, en Türkiye et en Ouganda. Le Groupe Streit a contesté toute responsabilité quant à la manière dont ses véhicules sont modifiés ou utilisés après la vente, affirmant qu’il respecte les lois sur l’exportation des Émirats arabes unis.

Ingérence étrangère

Messages supplémentaires

Derniers développements

Dans le cadre de la présidence canadienne du G7, les dirigeants sont parvenus à une déclaration commune sur la répression transnationale, laquelle a été publiée en juin 2025 dans le but de favoriser une compréhension commune de la répression transnationale, d’accroître la sensibilisation à cet égard et de promouvoir la reddition de comptes afin de pénaliser davantage ceux qui se livrent à des actes de répression transnationale. AMC – par l’intermédiaire du MRR Canada – lance une académie pour la détection de la répression transnationale numérique dans le cadre du MRR du G7 afin de renforcer la capacité collective de détecter les menaces en ligne. La première édition de l’Académie aura lieu à Toronto du 27 au 31 octobre 2025. Une autre initiative du G7 est le Fonds conjoint Canada–Royaume-Uni pour l’initiative Common Good Cyber, qui vise à soutenir les personnes susceptibles d’être la cible de répression transnationale ainsi que les membres de la société civile qui travaillent activement à contrer la menace. Afin d’appuyer la mise en œuvre de ces engagements par le G7, le Canada – plus précisément, Sécurité publique – élabore un cadre d’intervention et de résilience face à la répression transnationale comprenant des mesures visant à renforcer la coopération, à échanger des pratiques exemplaires et à surveiller les tendances.

Contexte

L’ingérence étrangère (IE) comprend les activités menées par des acteurs étatiques ou non étatiques qui portent préjudice aux intérêts du Canada, sont de nature clandestine ou trompeuse, ou comportent une menace envers une personne. La répression transnationale et la manipulation de l’information sont parmi les manifestations les plus nuisibles de l’ingérence étrangère. Ces activités peuvent viser les Canadiens, les résidents du Canada ou des institutions canadiennes et servir à promouvoir les intérêts stratégiques d’États étrangers au détriment de nos valeurs et de nos intérêts nationaux. La République populaire de Chine (RPC) est l’auteur d’ingérence étrangère le plus actif au Canada, suivie de l’Inde, de la Russie, du Pakistan (sur des questions opportunistes) et de l’Iran.

Enquête publique sur l’ingérence étrangère : Le 7 septembre 2023, le gouvernement du Canada a lancé l’Enquête publique sur l’ingérence étrangère dans les processus électoraux et les institutions démocratiques fédéraux. L’enquête a pris fin en janvier 2025, et l’une de ses conclusions était que la République populaire de Chine est l’auteur de menace le plus actif au Canada, suivie de l’Inde, de la Russie, du Pakistan et de l’Iran. Plus précisément, la Commission a conclu que, bien qu’il y ait eu des incidents préoccupants lors des élections générales de 2019 et de 2021, aucun acte d’ingérence étrangère n’avait miné les résultats dans aucune circonscription. La Commission a également souligné que l’ingérence étrangère ne se limitait pas aux élections fédérales et constituait plutôt une menace omniprésente pour tous les ordres de gouvernement. L’un des principaux points à retenir de l’Enquête est que, même si les États étrangers qui ciblent les parlementaires ont attiré beaucoup d’attention, la plus grande menace pour la démocratie canadienne est la propagation de la désinformation dans les médias et sur les réseaux sociaux.

La Commission a relevé des problèmes quant aux aspects suivants :

Efforts internationaux : Le Canada est président permanent du MRR du G7 par l’intermédiaire du MRR Canada d’AMC. Le MRR du G7 a été créé en 2018 pour renforcer la coordination entre les pays du G7 et d’autres alliés afin de contrer les menaces liées à l’information parrainées par des États étrangers. MRR Canada est le fer de lance des efforts internationaux dans le cadre du MRR du G7. Tirant parti d’une capacité solide et multilingue en matière d’analyse et de science des données sur plus de 25 plateformes de médias sociaux, le MRR Canada surveille et détecte les menaces liées à la manipulation de l’information et à l’ingérence étrangères dans l’environnement d’information numérique par rapport aux priorités du Canada en matière de politique étrangère et de sécurité nationale, et prend des mesures adéquates pour les contrer. MRR Canada est le représentant d’AMC au sein du Groupe de travail sur les menaces en matière de sécurité et de renseignements visant les élections (MSRE). Depuis 2019, MRR Canada surveille les activités de manipulation de l’information et d’ingérence étrangère dans le cadre du MSRE lors des élections générales et partielles canadiennes, ainsi que des courses à la direction des partis politiques reconnus.

Régime de sanctions du Canada

Points supplémentaires

Derniers développements

Le Canada a imposé de nouveau les sanctions de l’ONU contre l’Iran en raison de ses activités de prolifération nucléaire et a abaissé le plafond des prix du pétrole russe parmi ses mesures en réponse à l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Les sanctions restent un outil clé envisagé à l’égard d’autres crises (par exemple, Haïti, la violence des colons extrémistes et les attaques terroristes du Hamas).

Données et faits probants

Contexte

Le Canada dispose de deux lois autorisant l’imposition de sanctions autonomes et d’une loi autorisant la mise en œuvre des sanctions obligatoires du Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU).

Tout d’abord, la Loi sur les mesures économiques spéciales permet au gouvernement d’imposer des sanctions à l’égard d’un État étranger, ainsi que des personnes et des entités liées à cet État étranger. Celles‑ci peuvent être imposées en réponse à : 1) une rupture sérieuse de la paix et de la sécurité internationales qui est susceptible d’entraîner ou a entraîné une grave crise internationale; 2) une organisation internationale ou une association d’États, dont le Canada est membre, et qui incite ses membres à prendre des mesures économiques contre un État étranger; 3) des violations graves et systématiques des droits de la personne; et 4) des actes de corruption à grande échelle.

Ensuite, la Loi sur la justice pour les victimes de dirigeants étrangers corrompus permet au gouvernement de cibler directement les ressortissants étrangers qui sont responsables ou complices de violations flagrantes des droits de la personne reconnus à l’échelle internationale ou d’actes de corruption importants commis dans des États étrangers, indépendamment des sanctions imposées par les États.

Enfin, le CSNU peut légalement exiger des États membres qu’ils introduisent ces mesures dans leur législation nationale, ce qui est fait au Canada par l’entremise de la Loi sur les Nations Unies.

Les sanctions sont mises en œuvre sous la forme de règlements dans le cadre du processus réglementaire du gouverneur en conseil. Les mesures varient d’un règlement à l’autre et peuvent inclure des interdictions de transactions, des interdictions commerciales ou des restrictions financières. Les sanctions limitent les activités entre les Canadiens ou les personnes au Canada et les personnes, entités ou États sanctionnés. Les personnes assujetties à des sanctions en vertu des 3 lois sont interdites de territoire au Canada en vertu de la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés.

État d’avancement des procédures de saisie/confiscation des biens des personnes visées par des sanctions (Russie)

Points supplémentaires

Derniers développements

Conformément à la loi, des travaux sont en cours pour traiter les demandes et réclamations pertinentes, et pour envisager les prochaines étapes concernant la confiscation potentielle des deux biens.

Données et faits probants

Contexte

En juin 2022, le Canada a modifié la Loi sur les mesures économiques spéciales et la Loi sur la justice pour les victimes de dirigeants étrangers corrompus, afin de permettre au gouvernement de saisir, de confisquer, d’aliéner et de redistribuer des biens au Canada appartenant à des personnes sanctionnées dont le nom figure sur la liste de l’une des réglementations en matière de sanctions autonomes. Ce faisant, il est devenu le premier membre du G7 à mettre en œuvre l’engagement du G7 de trouver, bloquer, geler et, le cas échéant, saisir, confisquer les biens des personnes et des entités qui ont été sanctionnées à la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Le régime prévoit un processus en deux étapes :

Il est précisé dans la législation canadienne que les fonds provenant de la confiscation de biens peuvent être utilisés pour la reconstruction d’un État étranger affecté par une grave atteinte à la paix et à la sécurité internationales; le rétablissement de la paix et de la sécurité internationales; et l’indemnisation des victimes d’une atteinte grave à la paix et à la sécurité internationales, de violations flagrantes et systématiques des droits de l’homme ou d’actes de corruption importants.

Respect par le Canada des engagements pris envers l’OTAN

Messages supplémentaires

Contexte

Lors du sommet de l’OTAN à La Haye, le premier ministre Carney a engagé le Canada à atteindre la cible de 5 % et a appelé à passer de la parole aux actes dans les domaines à forte incidence, comme les minéraux critiques. Il a ainsi affirmé de la façon la plus directe jusqu’à maintenant que le Canada avait l’intention d’axer ses investissements en matière de défense sur la protection du Canada et de l’Arctique dans un contexte de menaces changeantes qui ont éliminé l’avantage géostratégique du Canada. En étant axées sur les défis géographiques, démographiques et stratégiques propres au Canada, les dépenses du pays en matière de défense permettront de faire ce qui suit :

Déploiement durable en Lettonie : Depuis 2017, le Canada est la nation-cadre de la Brigade multinationale (BM) de l’OTAN en Lettonie. La BM en Lettonie comprend aussi des troupes de treize autres alliés. À titre de nation-cadre, le Canada est responsable de la coordination avec la Lettonie et les pays contributeurs afin d’aider à définir le ton, le rythme et la vision pour la Brigade.

L’empreinte des FAC en Europe : Selon la Défense nationale, environ 3 300 membres des FAC sont déployés (environ 2 575) ou affectés (environ 725) en Europe. La majorité de ceux-ci sont déployés dans le cadre des opérations REASSURANCE et UNIFIER en Lettonie (environ 1 920), au Royaume-Uni (environ 220) et en Pologne (environ 130).

Allié de premier plan dans le cadre de la NSATU : Le Canada est le troisième contributeur de troupes en importance à la mission de l’OTAN visant à fournir de l’aide et de la formation en matière de sécurité à l’Ukraine (NSATU). Le Canada commande la cellule de coordination de l’instruction et est également le principal contributeur au fonds d’affectation spéciale de la NSATU, qui répond à certains besoins en équipement militaire les plus urgents de l’Ukraine en appui aux objectifs de la NSATU.

Opérations maritimes : Depuis 2014, les FAC déploient normalement une frégate (six mois par année) et deux navires de défense côtière (quatre mois par année) pour des exercices et des tâches opérationnelles dans les zones de responsabilité du Commandement maritime de l’OTAN.

Missions et opérations de l’OTAN : Le Canada apporte actuellement de modestes contributions à la Mission de l’OTAN en Irak (MOI) et à la Force pour le Kosovo de l’OTAN (KFOR), après y avoir joué des rôles plus importants. Depuis mars 2022, le Canada a fourni trois aéronefs CC-130J Hercules et une équipe de 60 membres du personnel de soutien, ce qui permet aux FAC d’appuyer diverses opérations de l’OTAN partout dans le monde, en particulier la NSATU.

OTAN et États-Unis

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Contexte

Depuis que le président Donald Trump a repris ses fonctions, le 20 janvier 2025, ses interactions avec les dirigeants européens ont été marquées par un mélange de diplomatie directe, de recalibrage et de tensions occasionnelles, particulièrement en ce qui concerne la guerre en Ukraine. En particulier, l’administration Trump considère les partenaires européens comme des alliés défaillants qui sous-investissent dans leurs propres sécurité et défense, tout en prenant des mesures contre les valeurs fondamentales « occidentales », comme la liberté d’expression, la liberté de religion et la démocratie, entre autres. Le département d’État des États-Unis a appelé les « alliés civilisationnels » en Europe et les partenaires européens à adhérer plus étroitement aux valeurs, aux positions et aux actions de l’administration Trump. Cependant, au Sommet de La Haye, M. Trump a exprimé son engagement continu envers l’OTAN, qui bénéficierait de l’effet dissuasif de l’armée américaine pour les années à venir.

Transfert du fardeau : Les États-Unis utilisent le terme « transfert du fardeau » pour décrire le fait, pour eux, de transférer la responsabilité financière et militaire de la sécurité européenne aux alliés européens afin de pouvoir déplacer leurs ressources vers la Chine et l’Indo-Pacifique. En réponse, les pays européens demandent un retrait responsable de la présence des États-Unis sur le continent et le maintien du parapluie nucléaire américain. Le Canada est un allié actif de l’OTAN qui contribue de manière importante aux tâches et aux missions fondamentales de l’Alliance. Tandis que l’Europe cherche à renforcer ses capacités et sa défense, on constate un intérêt renouvelé pour la coopération avec le Canada parmi les pays de l’UE, ce qui témoigne de leurs valeurs communes et de leurs vues très similaires.

L’OTAN est une pierre angulaire de la défense du Canada : Comme les décisions de l’Alliance sont prises par consensus, l’adhésion à l’OTAN donne au Canada une voix et un droit de veto sur les questions liées à la sécurité transatlantique. L’Alliance fournit également au Canada une tribune clé pour mobiliser et influencer ses alliés les plus proches ainsi que renforcer ses relations et établir l’interopérabilité avec eux. Il est essentiel que les États-Unis maintiennent leur engagement au sein de l’OTAN afin que celle-ci demeure au cœur de la coopération transatlantique en matière de défense et de sécurité, et reste en mesure de répondre aux défis et aux menaces d’aujourd’hui et de demain.

Perspective européenne : L’objectif déclaré de la nouvelle administration américaine de délaisser la sécurité de l’Europe afin de se concentrer sur la Chine ainsi que les demandes des alliés à l’égard de l’augmentation des dépenses de défense (5 % du PIB) ont entraîné des changements substantiels dans la politique relative aux dépenses de défense. L’UE affiche des ambitions croissantes en tant qu’acteur géopolitique et entend renforcer ses partenariats en matière de défense et de sécurité avec l’OTAN et ses partenaires régionaux, tout en établissant des partenariats bilatéraux sur mesure avec des pays tels que le Canada et le Royaume-Uni. Compte tenu de leurs intérêts économiques et industriels nationaux et de l’incertitude croissante entourant la politique américaine, certains États membres de l’UE souhaitent que celle-ci donne la priorité aux équipements et aux technologies de défense fabriqués en Europe dans le but de limiter la participation de tiers et de renforcer son autonomie stratégique, même s’il semble y avoir une certaine volonté de créer des débouchés avec le Royaume-Uni et le Canada. La Norvège bénéficie régulièrement de conditions privilégiées en tant que membre de l’Espace économique européen.

Partenariat entre le Canada et l’Union européenne en matière de sécurité et de défense

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Contexte

Préparation 2030 : Proposé par la Commission européenne le 18 mars, le plan Préparation 2030 vise à mobiliser jusqu’à 800 milliards d’euros en investissements de défense dans l’EMUE au moyen de deux mécanismes clés :

Partenariat de sécurité et de défense (PSD) : Le PSD Canada-UE a été signé lors du Sommet Canada-UE du 23 juin 2025; il s’agit de l’un des plus ambitieux PSD que l’UE ait conclu avec ses partenaires à ce jour. Le principal intérêt du Canada est de tirer parti du PSD pour élargir les débouchés en matière d’approvisionnement de la défense en Europe. Il s’agit d’une déclaration politique non contraignante visant à approfondir la coopération et à regrouper les activités liées à la sécurité et à la défense en un seul cadre, tout en ouvrant la voie pour de nouveaux domaines de coopération.

Négociations du programme SAFE : Après avoir conclu le PSD, le Canada et l’UE se sont engagés à négocier un traité portant expressément sur le programme SAFE. Le Canada a déjà obtenu un mandat de négociation, tandis que l’UE met la dernière main à ses processus nationaux pour lancer les négociations. Un accord au titre du programme SAFE ne porterait que sur les règles d’approvisionnement interarmées en matière de défense et n’aurait aucune incidence sur la réglementation de chaque pays. Il permettra néanmoins de signifier clairement à l’UE que le Canada accorde une grande importance à ce partenariat économique et de défense et de démontrer à l’industrie de la défense que le Canada accorde la priorité à la création de nouveaux marchés d’exportation.

Coopération en matière de défense : Le Canada a été l’un des premiers pays à établir un dialogue sur la sécurité et la défense avec l’UE et l’un des premiers pays non membres de l’UE à déployer du personnel dans les missions civiles et militaires au titre de la Politique commune de sécurité et de défense (PCSD) de l’UE depuis son lancement en 2003. À ce jour, nous avons participé à 13 missions de l’Union européenne dans le monde. Nous fournissons actuellement un conseiller en matière d’égalité des sexes à la mission de l’UE en Arménie (EUMA) et enverrons bientôt deux conseillers experts invités sur la constitution de dossiers relatifs à des crimes internationaux à la mission d’assistance de l’UE en Ukraine. Le Canada participe également à deux projets de la Coopération structurée permanente (PESCO) de l’UE sur les carrefours logistiques et la mobilité militaire; en outre, le 5 mai 2025, il a présenté une demande officielle en vue de se joindre au projet de torpilles anti-torpilles dirigé par l’Allemagne et les Pays-Bas.

Industrie de la défense : Le Canada et l’Europe collaborent depuis longtemps dans le domaine de l’industrie de la défense. Outre sa participation aux marchés publics et aux projets bilatéraux et de l’OTAN, le Canada a également été un partenaire de l’UE dans l’élargissement des capacités de cette dernière en matière de sécurité et de défense au cours des deux dernières décennies. En 2022, les exportations canadiennes de matériel de défense vers l’Europe (y compris le Royaume-Uni) s’élevaient à 1,1 milliard de dollars, tandis que celles vers les États-Unis ont atteint 4,4 milliards de dollars la même année.

Position du Canada sur la prolifération nucléaire

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Contexte

La politique du Canada en matière de non-prolifération nucléaire et de désarmement repose sur le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP). Le TNP prévoit un accord en trois volets : les États qui ne possèdent pas d'armes nucléaires s'engagent à ne pas en acquérir ; les cinq « États dotés d'armes nucléaires » (Chine, France, Russie, Royaume-Uni et États-Unis) conviennent de mener des négociations de bonne foi en vue du désarmement nucléaire ; et tous les États parties au TNP s'engagent à faciliter la coopération internationale dans le domaine des utilisations pacifiques de l'énergie nucléaire. Un petit nombre d'États européens et asiatiques font parfois état de la possibilité de développer leur propre arsenal nucléaire. Toutefois, cela constituerait une violation de leurs obligations juridiques au titre du TNP, sans compter le temps, les investissements et les risques considérables que cela impliquerait.

Le Canada, en tant qu'allié de l'OTAN, reconnaît la contribution de la dissuasion nucléaire élargie à sa propre défense et à celle de ses alliés. Le Concept stratégique de l'OTAN (2022) stipule que « tant que les armes nucléaires existeront, l'OTAN restera une alliance nucléaire ». Le Concept stratégique note également que « les circonstances dans lesquelles l'OTAN pourrait être amenée à utiliser des armes nucléaires sont extrêmement improbables » et que l'OTAN « cherche à créer un environnement de sécurité pour un monde sans armes nucléaires ».

Les armes nucléaires prennent de plus en plus d'importance dans les doctrines militaires en Europe et dans la région indo-pacifique en raison du contexte sécuritaire difficile résultant du recours croissant à la force ou à la menace de la force par les États dotés d'armes nucléaires pour atteindre leurs objectifs géopolitiques. En Europe, l'invasion de l'Ukraine par la Russie a suscité un intérêt accru au niveau politique parmi les États européens pour l'autonomie en matière de capacités militaires, y compris la dissuasion nucléaire, éventuellement par le biais d'accords de dissuasion nucléaire étendus avec la France et la poursuite des engagements du Royaume-Uni envers l'OTAN. Dans la région indo-pacifique, le renforcement du programme nucléaire chinois et la poursuite du développement des armes nucléaires par la Corée du Nord ont suscité un débat considérable en Corée du Sud, et dans une moindre mesure au Japon, sur l'intérêt d'acquérir des armes nucléaires, soit au niveau national, soit par le biais du stationnement d'armes nucléaires américaines.

Essais d'armes nucléaires

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Réactif

Q: Quelles sont les implications de cette annonce américaine ?

Q: Les États-Unis sont-ils autorisés à agir ainsi ?

Contexte

Dans un message publié tard dans la nuit du 29 octobre sur Truth Social, le président américain Trump a déclaré avoir donné instruction au département américain de la Guerre de reprendre les essais d'armes nucléaires américaines « sur un pied d'égalité » (avec la Russie et la Chine) et que « le processus devait commencer immédiatement ». Cette annonce intervient un jour après que le président russe Poutine ait annoncé les essais du « drone nucléaire » Poséidon et une semaine après les essais russes du missile nucléaire « Burevestnik ». Le Kremlin a déclaré que ses essais de missile nucléaire et de torpille nucléaire n'étaient pas des essais d'armes nucléaires. La Russie a déclaré que si un autre pays testait une arme nucléaire, elle ferait de même. L'annonce de Trump semblait avoir été programmée pour précéder immédiatement sa rencontre bilatérale avec le président chinois Xi à Séoul.

Les États-Unis ont signé mais n'ont pas ratifié le TICE et ont procédé à leur dernier essai nucléaire physique en 1992. La Russie a annulé sa ratification du TICE en 2023. Les autres États (annexe 2) qui doivent ratifier le traité avant son entrée en vigueur sont la Chine, la Corée du Nord, l'Inde, le Pakistan, Israël, l'Égypte et l'Iran. Les États-Unis ne disposeraient pas des moyens nécessaires pour mener des essais nucléaires réels et auraient besoin de 18 à 36 mois, voire plus, pour les reprendre. Il serait donc impossible de reprendre « immédiatement » les essais nucléaires.

Les États-Unis procèdent par ailleurs à des essais nucléaires simulés à l'aide de données historiques et de superordinateurs pour réaliser des modélisations, ainsi qu'à des expériences « sous-critiques » qui font appel à des explosifs physiques et à de petites quantités de matières fissiles. Ces expériences ne donnent pas lieu à une réaction nucléaire en chaîne auto-entretenue et sont donc considérées comme conformes au TICE. La Russie et la Chine mènent également des expériences sous-critiques. Les experts américains s'accordent largement à dire que les essais physiques d'armes nucléaires ne sont pas nécessaires pour moderniser le système d'armes nucléaires américain.

Réaction du Canada à l'utilisation d'armes chimiques

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Faits et chiffres à l’appui

Contexte

La norme qui interdit l'utilisation d'armes chimiques a été violée à plusieurs reprises ces dernières années. La Russie et l'ancien régime Assad en Syrie ont enfreint à plusieurs reprises leurs obligations au titre de la Convention sur les armes chimiques (CAC). La Russie a utilisé des agents neurotoxiques (Novichok) dans le cadre des tentatives d'assassinat du critique du Kremlin Alexeï Navalny en Russie en 2020, et de l'ancien espion Sergueï Skripal et de sa fille Yulia au Royaume-Uni en 2018 (qui ont entraîné la mort d'un citoyen britannique). En 2018, le Canada a expulsé quatre diplomates russes en signe de solidarité. Le Canada a également joué un rôle de premier plan dans l'ajout des agents neurotoxiques Novichok à la liste des produits chimiques interdits par la CAC. De nombreux rapports indiquent que les forces russes utilisent depuis 2022 des agents antiémeutes et d'autres produits chimiques toxiques, notamment la chloropicrine, un produit chimique figurant à l'annexe 3 de la CAC, contre l'Ukraine. Le Canada et d'autres États partageant les mêmes préoccupations exigent des réponses du gouvernement russe. La Russie répond en diffusant de la désinformation et en tenant des propos anti-ukrainiens.

Les armes chimiques ont été utilisées à plusieurs reprises par le régime d'Assad pendant la guerre civile syrienne. Le Canada a contribué à la destruction des stocks d'armes chimiques déclarés par la Syrie depuis son adhésion à la CAC en 2013, mais ce processus était incomplet et la menace persistait. Le nouveau gouvernement de transition a montré des signes encourageants de coopération. Le Canada travaille en étroite collaboration avec l'OIAC afin d'identifier les possibilités de soutenir la vérification et la destruction des stocks d'armes chimiques restants de la Syrie.

En janvier 2025, les États-Unis ont accusé le Soudan d'avoir utilisé des armes chimiques en 2024 dans sa guerre contre les Forces de soutien rapide (RSF), une milice paramilitaire. Les États-Unis ont annoncé des sanctions contre le Soudan en avril, qui entreront en vigueur vers le 6 juin.

Rôle du Canada dans le soutien à la Convention d’Ottawa

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Mise à jour

La guerre d'agression menée par la Russie contre l'Ukraine et son comportement menaçant à l'égard d'autres alliés européens de l'OTAN ont conduit un certain nombre d'États, en particulier ceux qui ont des frontières communes avec la Russie, à réévaluer leurs besoins en matière de sécurité. En 2024, l'Ukraine a reçu des mines terrestres antipersonnel fournies par les États-Unis, en violation du traité. Cela a suscité de vives réactions politiques au sein d'autres États, qui ont envisagé toutes les mesures possibles pour dissuader la Russie et se défendre contre elle. Un discours très médiatisé du Premier ministre polonais Donald Tusk sur la nécessité d'accroître les capacités de défense, tant par des moyens conventionnels que par des armes nucléaires, a encore stimulé l'action, tandis que les déclarations de responsables de l'administration américaine remettant en question l'engagement des États-Unis en faveur de la défense européenne et appelant les États à assumer davantage de responsabilités pour leur propre défense ont également contribué à l'annonce par l'Estonie, la Finlande, la Lettonie, la Lituanie et la Pologne de leur retrait de la Convention d'Ottawa. Ces pays ont désormais tous soumis leurs instruments de retrait à l'ONU, et le retrait prendra officiellement effet six mois après sa réception par l'ONU (entre décembre 2025 et février 2026). Bien que l'Ukraine ne puisse pas se retirer légalement de la Convention puisqu'elle se trouve en état de conflit armé, elle a annoncé en juillet 2025 qu'elle suspendrait ses obligations au titre de la Convention conformément à l'article 62 de la Convention de Vienne sur le droit des traités, invoquant un changement fondamental de circonstances.

Faits et chiffres à l’appui

Francophonie

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Francophonie institutionnelle : Le terme “Francophonie institutionnelle” ou simplement “Francophonie” désigne l’ensemble des institutions qui structurent la coopération entre les pays ayant en partage la langue française, notamment: l’Organisation internationale de la Francophonie; l'Agence universitaire de la Francophonie; la chaîne de télévision TV5 Monde; l'Association internationale des maires francophones et l'Assemblée Parlementaire de la Francophonie.

Organisation internationale de la Francophonie (OIF) : Basée à Paris, l'OIF est l'organe institutionnel de la Francophonie chargée de la mise en œuvre de la coopération diplomatique et multilatérale. Depuis 2019, l'OIF poursuit des réformes institutionnelles pour améliorer son fonctionnement, renforcer sa crédibilité et permettre une action plus efficace. En 2023, les relations entre l'OIF et le Canada se sont détériorées à la suite des résultats d'une enquête interne faisant état d'allégations de harcèlement au sein de l'OIF. Cela a conduit le Canada à suspendre brièvement ses contributions volontaires jusqu'à l'adoption d'un code d'éthique et de conduite, ainsi qu'à la mise en place de mécanismes de traitement des plaintes.

Les provinces : Les gouvernements du Québec et du Nouveau-Brunswick sont membres à part entière de l’OIF. L'Ontario et la Nouvelle-Écosse ont le statut d'observateur. Le Manitoba a signalé son intérêt à obtenir le statut d’observateur.

Sommet de la Francophonie: Tous les deux ans, les Chefs d’État et de gouvernement se réunissent lors du Sommet de la Francophonie. Le Sommet de 2026, au Cambodge, devrait mettre l'accent sur le potentiel économique de la Francophonie. Il constituera une occasion de mettre en valeur les organisations canadiennes, notamment celles du secteur privé et de la société civile.

Francophonie économique : Il existe un intérêt grandissant pour le volet économique de la francophonie de la part de divers acteurs au Canada et à l’international. Depuis 2022, l’OIF a coorganisé six missions économiques et commerciales (Cambodge/Vietnam, Gabon/Rwanda, Liban, Roumanie, Canada, Bénin). Ces missions renforcent la résilience économique francophone en favorisant l’investissement et l’exploration de nouveaux marchés.

Femmes, paix et sécurité

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Mise à jour

Le deuxième mandat de l’Ambassadrice du Canada pour les Femmes, la paix et la sécurité s’est terminé en mars 2025. Le gouvernement examine actuellement les options pour maintenir le leadership en matière de FPS au pays et à l’échelle mondiale. Le rapport 2025 du Secrétaire général de l’ONU sur les Femmes, la paix et la sécurité souligne des progrès, mais avertit également d’une stagnation, voire d’une régression dans de nombreux domaines (voir faits et chiffres ci-dessous). Alors que la position des États-Unis continue d’évoluer sous la présidence de Donald Trump, il demeure le seul pays à avoir adopté une loi complète sur la FPS, mise en œuvre et promulguée par le président Trump lors de sa première administration. Le 6 octobre 2025, 91 pays, dont le Canada, ont réaffirmé leur soutien à la FPS au Conseil de sécurité de l’ONU.

Faits et chiffres à l’appui

Canada et Nations Unies

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Données et faits probants

Contexte

L’ONU se trouve à la croisée des chemins quant au changement d’engagement et de priorités multilatérales des États-Unis sous la nouvelle administration, à l’affirmation croissante des régimes autoritaires et à une crise financière sans précédent. Cette situation a contraint le Secrétaire général à redoubler d’efforts en matière de réforme. Son initiative de réforme ONU80, lancée en mars 2025, est présentée comme une occasion unique de repenser la manière dont les Nations Unies mènent leurs activités et d’outiller l’organisation pour l’avenir. Toutefois, les propositions présentées jusqu’à présent ont été essentiellement administratives, répétitives des réformes déjà en cours, et axées sur les économies de coûts, suscitant la résistance du personnel des Nations Unies comme des États membres, en particulier dans les pays du Sud. Il sera difficile de parvenir à un consensus sur les décisions difficiles à prendre.

Malgré ces défis, l’ONU demeure essentielle à la capacité du Canada de promouvoir et de préserver sa sécurité nationale et sa prospérité économique. En effet, l’organisation dispose d’un pouvoir de rassemblement unique et de fonctions étendues en matière d’établissement de normes dans des domaines allant des droits de la personne à la sécurité aérienne, lesquels ont des répercussions directes sur la vie quotidienne des Canadiens et de millions de personnes dans le monde entier.

Cette année, la semaine des réunions de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies s’est déroulée du 22 au 30 septembre 2025, à New York. Des centaines de chefs d’État et de gouvernement se sont réunis pour discuter des enjeux mondiaux et des défis géopolitiques actuels. La délégation canadienne était dirigée par le premier ministre, accompagné du ministre des Affaires étrangères. Le secrétaire d’État au Développement international et le secrétaire parlementaire du ministre des Affaires étrangères ont également participé à ces événements.

Santé mondiale

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Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Depuis plus de 20 ans, le Canada investit considérablement dans l’amélioration des résultats en matière de santé dans les pays en développement, notamment dans le cadre de programmes axés sur la santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et adolescente, ainsi que sur la nutrition. Alors que les pays et l’écosystème mondial de la santé s’adaptent à la baisse des niveaux d’aide publique au développement (APD) dans le domaine de la santé, le Canada est bien placé pour s’engager de manière constructive dans la voie à suivre et veiller à ce que son soutien à la santé mondiale continue d’avoir d’importants effets.

Politique étrangère féministe

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Mise à jour

La sous-ministre de la Défense nationale, Stefanie Beck, a participé à la 4e Conférence ministérielle sur les politiques étrangères féministes organisée par la France (22-23 octobre 2025). L’ancienne secrétaire parlementaire du ministre du Développement international, Anita Vandenbeld, a assisté à la précédente édition au Mexique (1-3 juillet 2024). L’ancienne ministre Joly a coprésidé, avec son homologue jamaïcaine, une rencontre des femmes ministres des Affaires étrangères à Toronto en septembre 2024, réunissant des femmes ministres des Affaires étrangères du monde entier qui se sont engagées à promouvoir la participation des femmes au leadership et à la prise de décisions, ainsi qu’à soutenir des espaces sûrs et inclusifs pour les femmes en politique et dans la vie publique. Elles ont également exhorté les talibans à rétablir les droits des femmes et des filles en Afghanistan et ont discuté de la question du déséquilibre entre les genres au sein du système des Nations Unies, entre autres priorités. Cette rencontre a mené à l’annonce de la création du Groupe des femmes ministres des Affaires étrangères, à la suite d’une réunion virtuelle organisée par l’ancienne ministre Joly en février 2025.

À l’Assemblée générale des Nations Unies – Réunion de haut niveau du 22 septembre 2025, vous avez représenté le Canada à l’événement marquant le 30e anniversaire de la Conférence mondiale de Beijing sur les femmes, en présence de plus de 160 dirigeantes et dirigeants mondiaux afin de réaffirmer l’engagement du Canada envers l’égalité des genres et d’annoncer des mesures dans le cadre du programme d’action Beijing+30.

Pendant la présidence du Canada au Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC) en 2024-2025, le Canada a fait progresser l’égalité des genres en intégrant les considérations liées à l’inclusion et au genre dans les trois priorités présidentielles — financement du développement, déplacements forcés et intelligence artificielle — veillant à ce que ces thèmes soient reflétés tant dans les actions que dans les dialogues tout au long des travaux du Conseil.

Le Canada fait avancer l’égalité des genres dans le cadre de l’initiative de réforme UN80, notamment en dirigeant une déclaration conjointe, appuyée par 83 signataires interrégionaux, soulignant le caractère central de l’égalité des genres dans les efforts de renouvellement des Nations Unies. Cette déclaration a été présentée par le représentant permanent adjoint, Michael Gort, lors d’une séance d’information des États membres avec le secrétaire général adjoint, Guy Ryder, le 24 juin 2025.

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Investir dans l’égalité des genres est une réponse stratégique aux turbulences mondiales et aux fractures géopolitiques. Les inégalités persistantes, y compris la violence fondée sur le genre, déstabilisent les communautés et compromettent la sécurité. Une recrudescence mondiale des mouvements de recul menace des décennies de progrès pour les femmes, les filles et les personnes LGBTI+. Travailler avec des organisations de défense des droits des femmes demeure l’un des moyens les plus efficaces de protéger et de faire progresser l’égalité des genres, car ces organisations possèdent souvent une expérience vécue et sont donc les mieux placées pour traiter efficacement les enjeux d’inégalité au sein de leurs propres communautés.

Le Canada est un champion de longue date de l’égalité des genres par ses engagements internationaux, sa politique étrangère et son aide au développement international. Alors que le Canada adapte son approche en matière de politique étrangère et d’aide internationale pour l’aligner sur les nouvelles priorités gouvernementales, il demeure résolu à protéger et à promouvoir l’égalité des genres ainsi que l’autonomisation des femmes et des filles.

Le Groupe Politique Étrangère Féministe +

L’ancienne ministre Joly faisait partie des quatre ministres des Affaires étrangères ayant participé à la réunion inaugurale du Groupe de politique étrangère féministe +, le 4 janvier 2022. Le Groupe qui vise à mobiliser des initiatives liées à l’égalité des genres auprès des Nations Unies. En plus du Canada, le Groupe comprend l’Albanie, la Belgique, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, la France, l’Allemagne, Israël, le Libéria, le Luxembourg, le Mexique, la Mongolie, le Maroc, le Népal, le Rwanda, la Slovénie, l’Espagne, la Suède, la Tunisie et le Royaume-Uni.

Déclaration et Programme d’action de Beijing

Adoptés en 1995, la Déclaration et le Programme d’action de Beijing demeurent le cadre mondial le plus complet pour faire progresser les droits des femmes et des filles. Trente ans plus tard, l’anniversaire de la Conférence mondiale de Beijing sur les femmes a été commémoré lors d’une réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies, le 22 septembre 2025, où la ministre Anand a réaffirmé l’engagement durable du Canada envers l’égalité des genres.

Le Programme d’action Beijing+30 s’appuie sur l’héritage de la Déclaration et met l’accent sur six priorités — révolution numérique, liberté face à la pauvreté, zéro violence, prise de décision égale, paix et sécurité, et justice climatique — soutenues par le financement et les données ventilées par sexe, avec les adolescentes et les jeunes femmes au cœur des efforts.

Aide humanitaire

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Mise à jour

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Au cours de la dernière décennie, la portée, l’ampleur et la complexité des crises humanitaires ont considérablement augmenté, caractérisées par un nombre croissant de conflits et de catastrophes naturelles, aggravés par les changements climatiques. En août 2025, plus de 300 millions de personnes avaient besoin d’une aide humanitaire à l’échelle mondiale, et 122 millions de personnes étaient déplacées de force. Le Canada continue de répondre aux crises humanitaires soudaines et prolongées, notamment en Palestine, en Ukraine, au Soudan et en Haïti, et s’emploie activement à lutter contre l’insécurité alimentaire mondiale.

Aide internationale Du Canada – Y compris les répercussions des réductions de l'aide américaine et d'autres donateurs

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Faits et chiffres à l’appui

Contexte

L’environnement mondial du développement évolue rapidement et l'architecture de l'aide internationale est soumise à une pression considérable. L'APD est en baisse, les projections de l'OCDE indiquant une tendance à la baisse alors que les principaux donateurs réduisent leurs budgets d'aide, invoquant des pressions nationales et des priorités en matière de politique étrangère changeantes. Ce déclin s'inscrit dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes, d'affaiblissement du consensus multilatéral et de demandes accrues à l'égard des institutions mondiales de développement.

Dans ce contexte et compte tenu de l'évolution des priorités canadiennes, le gouvernement réévalue et réoriente son approche en matière d'aide internationale. À l'avenir, l'aide internationale du Canada sera réorientée vers : le soutien à la prospérité économique et au commerce, en accord avec les priorités du Canada et des pays partenaires ; la promotion de la stabilité et de la résilience mondiales ; le renforcement de l'engagement multilatéral et des partenariats ; et la modernisation de nos outils afin de fournir une aide plus efficace. Sur la scène mondiale, des efforts sont en cours pour moderniser l'architecture de l'aide. Le Canada participe à des processus de réforme clés, notamment l'initiative UN80, les réformes des banques multilatérales de développement, la Coalition sur l'avenir de la coopération pour le développement (initiative menée par la Fondation Gates) et le processus d'examen du Comité d'aide au développement (CAD) de l'OCDE.

Aide internationale du Canada par région

Amériques

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Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Le contexte de l’aide évolue rapidement dans l’ALC, compte tenu de la croissance de donateurs non traditionnels tels que la Chine, ainsi que de la réduction soudaine et importante de l’aide américaine ces derniers mois. En 2023, les États-Unis étaient le deuxième donateur de la région, affichant une aide publique au développement de 3,7 milliards de dollars. Les récentes réductions du financement américain ont créé un déficit important dans l’aide financière à la région. L’aide du Canada contribue à soutenir ses priorités géopolitiques en offrant des alternatives à l’engagement économique croissant de la Chine dans la région de l’ALC et à l'influence politique qui pourrait en découler.

Le commerce croissant du Canada avec la région de l’ALC et les accords de libre-échange qu’il a conclus avec sept pays de cette région constituent un moyen important de diversifier le commerce canadien. L’aide internationale et les investissements économiques du Canada dans la région de l’ALC peuvent contribuer à démontrer l’engagement du Canada dans la région et à faire valoir son statut de partenaire fiable.

L’aide apportée par Affaires mondiales Canada à la région est fournie dans le cadre de trois programmes régionaux (Amérique centrale, Caraïbes et programme régional interaméricain), ainsi que de programmes bilatéraux en Haïti, à Cuba, en Colombie, au Pérou, en Bolivie et au Venezuela.

Europe et Moyen-Orient

** Chiffres provisoires pour l’exercice 2024-2025 : Exclue l’Égypte (sous la catégorie Afrique) et d’importants montants versés à des organisations multilatérales; inclue seulement les montants d’Affaires mondiales Canada.

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Ukraine
Moyen-Orient

Faits et chiffres à l’appui

Afrique

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Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Les efforts de réduction de la pauvreté demeurent essentiels, car 60 % de la population vit dans la pauvreté, plus de 85 % souffre d’insécurité alimentaire grave ou modérée, plus de 600 millions de personnes n’ont pas accès à l’énergie et plus de 25 % des jeunes sont confrontés au chômage.

Les décrets présidentiels américains suspendant l’aide (remarque : USAID a investi 15,2 milliards de dollars américains en Afrique en 2023) ont une très grande incidence sur l’Afrique, en particulier dans le secteur de la santé.

Certains donateurs du G7 réorientent une partie de leur aide au développement en Afrique vers la sécurité économique et le commerce, y compris pour garantir l’accès aux ressources minérales essentielles.

L’Afrique dispose d’un vaste potentiel économique et humain. C’est un continent dynamique, important sur le plan géostratégique, avec une main-d’œuvre en pleine croissance et une population jeune. La ZLECA permettra la mise en place d’un environnement commercial intégré et fondé sur des règles qui profitera aux entreprises canadiennes, y compris grâce à une transparence et une prévisibilité accrues de l’environnement commercial.

Indo-Pacifique

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Messages au besoin (« Quelle aide apportons-nous à la Chine ? »)

Mise à jour

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Lancée en 2022, la Stratégie du Canada pour l’Indo-Pacifique (SIP) est un cadre pangouvernemental d’engagement dans la région. Le Canada a soutenu la région à l’aide de programmes de développement bilatéraux et régionaux axés sur le financement climatique, la santé mondiale, la biodiversité, l’égalité des genres et les droits de la personne. La SIP met l’accent sur le renforcement des partenariats avec le Vietnam, l’Indonésie, les Philippines et les îles du Pacifique, régions qui ont été prioritaires pour les nouveaux investissements. Le Canada met en œuvre des programmes en Afghanistan, au Bangladesh, en Indonésie, au Myanmar, en Mongolie, au Pakistan, aux Philippines, au Sri Lanka et au Vietnam, ainsi que trois programmes régionaux couvrant l’ANASE, la région panasiatique et les îles du Pacifique. [CAVIARDÉ]

Aperçu des effectifs d’Affaires mondiales Canada

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Faits et chiffres à l’appui

Empreinte des missions et réseaux

Faits et chiffres à l’appui

Résidence de New York

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Incidents sanitaires inexpliqués

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Contexte

En avril 2017, des fonctionnaires américains ont informé le Canada de symptômes inhabituels affectant leur personnel à La Havane, à Cuba, depuis la fin de 2016. Peu après, les diplomates canadiens et leurs familles ont signalé similaires.

Le gouvernement du Canada a réagi en procédant à une évaluation des risques, en évacuant les personnes à charge, en proposant des départs anticipés et en réduisant de 50 % sa présence diplomatique à La Havane en janvier 2019.

La mission de La Havane a été reclassée en poste non accompagné, avec des affectations plus courtes, des indemnités de difficulté accrues, un soutien médical amélioré, une politique de repos et de répit et des séances d'information obligatoires sur la santé pour tous les fonctionnaires en visite.

Deux principales avenues d’enquête ont été lancées : une enquête de sécurité menée par la GRC et une étude de santé menée par L’Université de Dalhousie et la Régie de la santé de la Nouvelle-Écosse. Une évaluation environnementale a examiné les protocoles de lutte antiparasitaire.

Malgré des efforts considérables, le groupe de travail interministériel n'a trouvé aucune cause claire aux symptômes et aucune preuve d'un acte malveillant de la part d'un acteur étranger.

En 2024, Affaires mondiales Canada a publié un rapport décrivant les mesures prises par le gouvernement du Canada pour protéger ses membres et leurs familles à La Havane, à Cuba, et a levé certaines restrictions.

Le gouvernement du Canada reconnaît la légitimité des symptômes et leur impact sur les personnes touchées et leurs familles.

En octobre 2021, le personnel du monde entier a été invité à signaler tout symptôme lié à des incidents de santé. Depuis, un petit nombre de signalements ont été reçus de divers endroits, reflétant pour la plupart des expériences passées. Chaque signalement a fait l'objet d'un soutien médical et d'enquêtes de suivi.

Litige

En 2019, 17 membres du personnel canadien et leurs personnes à charge ont intenté une poursuite de 55 millions de dollars contre la Couronne pour des blessures qui auraient été causées par des incidents de santé inexpliqués alors qu'ils étaient en poste à l'ambassade du Canada à La Havane, à Cuba.

Les plaignants allèguent une négligence et un manquement au devoir de diligence. Ils sont représentés par Waddell Phillips, en partenariat avec Howie, Sacks & Henry.

Le procureur général du Canada nie toute responsabilité, arguant que les demandes des employés sont irrecevables en vertu des dispositions de la Loi sur l'indemnisation des agents de l'État, puisqu'ils ont droit à une indemnisation des accidents du travail.

Il n'y a actuellement aucun calendrier pour le déroulement du litige sur le fond.

Programme et coûts du G7

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Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Les dirigeants du G7 ont obtenu des résultats sur certains des enjeux les plus urgents de notre époque : sécuriser les chaînes d’approvisionnement en minéraux critiques; mettre au point et adopter des technologies émergentes comme l’intelligence artificielle et quantique; lutter contre les feux de forêt; et faire face à des menaces telles que l’ingérence étrangère et la criminalité transnationale.

Le Canada a invité des partenaires stratégiques de sensibilisation, y compris des dirigeants de l’Australie, du Brésil, de l’Inde, du Mexique, de la République de Corée, de l’Afrique du Sud et de l’Ukraine, ainsi que de l’OTAN, des Nations Unies et de la Banque mondiale.

Services consulaires

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Nous fournissons un éventail de services à la population canadienne, notamment des informations aux voyageurs par destination pour qu’ils puissent prendre des décisions éclairées à cet égard.

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

La prestation de services consulaires aux Canadiens à l’étranger est une responsabilité essentielle du gouvernement du Canada et un mandat fondamental d’AMC. Les services consulaires relèvent de la prérogative de la Couronne en matière d’affaires étrangères. La Loi sur le ministère des Affaires étrangères, du Commerce et du Développement confère au ministre des Affaires étrangères le pouvoir de conduire toutes les relations consulaires au nom du Canada. Il n’existe aucune loi canadienne précise régissant la prestation de services consulaires, ni de loi obligeant expressément le gouvernement du Canada à fournir une aide consulaire, ce qui confère à AMC une certaine marge de manœuvre pour trouver un équilibre entre la prestation de services consulaires et d’autres éléments de la politique étrangère du Canada. Ce pouvoir discrétionnaire est toutefois limité par la Constitution canadienne, y compris la Charte des droits et libertés, les lois canadiennes pertinentes comme la Loi sur la protection des renseignements personnels, ainsi que les conventions (p. ex. Convention de Vienne sur les relations consulaires) et traités internationaux auxquels le Canada est partie.

Les responsabilités consulaires sont principalement exercées par les fonctionnaires consulaires dans un cadre stratégique rigoureux. En outre, AMC est responsable de coordonner une réponse pangouvernementale en cas de prise d’otages, en utilisant un éventail d’outils diplomatiques, policiers, militaires et liés au renseignement.

Projet de loi C-219

Derniers développements

Le projet de loi C-219 a été déposé à la Chambre des communes le 16 septembre 2025 par le député James Bezan. Le projet de loi figure en 24e position dans l’ordre de priorité et, sauf échanges, il devrait faire l’objet d’un débat à l’étape de la deuxième lecture le 27 novembre.

Données et faits probants

Contexte

 Quelques éléments du projet de loi C-219 sont très semblables à ceux du projet de loi C-281 de la législature précédente, à savoir les dispositions relatives aux rapports sur les droits de la personne, l’obligation pour le ministre de répondre aux recommandations du Parlement concernant les sanctions prévues par la loi de Magnitsky et les dispositions de la Loi sur la radiodiffusion. Le projet de loi C-281 a été adopté à l’unanimité par la Chambre et était en attente d’une commission d’étude au Sénat avant la dissolution de la 44e législature. Cela dit, une grande partie du projet de loi C-219 comprend de nouvelles dispositions en matière de sanctions.

Projet de loi C-228

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Contexte

Le projet de loi C-228 prévoit l’ajout de nouveaux éléments au processus de dépôt actuel, y compris une exigence selon laquelle le ministre des Affaires étrangères doit obtenir l’avis de la Chambre quant aux « traités importants », par l’intermédiaire d’un comité parlementaire qui doit soumettre un rapport d’examen à cet effet « dans les meilleurs délais » (un terme vague), avant que le gouvernement puisse prendre les mesures nécessaires pour qu’un traité devienne contraignant pour le Canada. Les exemptions au processus de dépôt, qui ne sont prévues que pour des « circonstances exceptionnelles », seront approuvées par décret pris par le gouverneur en conseil, et les motifs justifiant une exemption doivent être soumis au dépôt. Actuellement, les exemptions sont accordées par le premier ministre ou le Cabinet. La secrétaire parlementaire de la ministre des Affaires étrangères a pris la parole au sujet du projet de loi durant la première heure du débat en deuxième lecture à la Chambre des communes le 21 octobre.

[CAVIARDÉ]

Projet de loi C-233

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Le point sur la situation

Le 19 septembre 2025, la députée du NPD Jenny Kwan a déposé au Parlement le projet de loi C-233 (Loi modifiant la Loi sur les licences d’exportation et d’importation). Une deuxième lecture de ce projet de loi devrait avoir lieu d’ici la mi-novembre 2025. Le projet de loi proposait plusieurs modifications à la Loi sur les licences d’exportation et d’importation ainsi qu’au régime canadien de contrôle des exportations établi de longue date.

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Les responsables étudient de près ce projet de loi afin de mieux comprendre ses répercussions potentielles pour les Canadiennes et Canadiens et pour le Canada. Des produits d’information sont en cours d’élaboration.

[CAVIARDÉ]

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