Comparution devant le Comité permanent de la Chambre des communes sur les affaires étrangères et le développement international (FAAE)
Le 28 octobre 2025
Table des matières
- Aperçu du portefeuille
- Contexte du développement
- Financement de développement
- L’engagement multilatéral dans l’aide internationale
- Réforme du système des Nations Unies pour le développement
- L’évolution de l’environnement mondial du développement
- L'aide internationale du Canada – y compris les répercussions des réductions de l'aide américaine et d'autres donateurs
- Impacts des réductions de l'aide étrangère américaine sur l'aide internationale mondiale
- Questions prioritaires
- Politique d'aide internationale du Canada
- L’aide liée
- Examen exhaustif des dépenses
- Organisations canadiennes (y compris les petites et moyennes organisations) actives dans l’aide internationale
- Efficacité du développement
- Pourquoi le Canada envoie de l'argent à l'étranger
- Égalité des sexes, y compris le soutien aux organisations de défense des droits des femmes
- Santé et droits sexuels et reproductifs
- Commerce et développement : Harmoniser l’aide internationale avec les intérêts économiques du Canada
- L'aide internationale apportée par le Canada à des pays tels que la Chine et l'Iran, qui se manifeste principalement par le biais d'organisations multilatérales
- Domaines de programmation
- Aide Humanitaire – Messages Principaux
- L’aide Humanitaire
- Gouvernance démocratique et résilience
- Croissance économique
- Financement innovant
- Systèmes alimentaires et nutrition
- Climat et financement innovant
- Financement lié au climat et à la biodiversité
- Santé mondiale - Messages clés
- Santé mondiale
- Formation, y compris le perfectionnement des compétences ainsi que l’enseignement et la formation professionnels et techniques (EFPT)
- Droits des personnes 2ELGBTQI+ à l'étranger
- Aide internationale du Canada au Moyen-Orient
- Aide internationale du Canada en Afrique
- Aide internationale du Canada en indo-pacifique
- Aide internationale du Canada à l’Amérique latine et aux Caraïbes
- Aide internationale du Canada en Europe
- Profils de projets
- Informations supplémentaires
- Note de scénario
- Biographies des membres du comité FAAE
- Rapport 4 du vérificateur général du Canada au Parlement du Canada : L’aide internationale à l’appui de l’égalité des sexes – Affaires mondiales Canada 2023
- Note technique : Vérification du PAIF par le BVG
- Motion M-14 : Aide au développement international
Aperçu du portefeuille
Rôles et mandats : La ministre des Affaires étrangères et le secrétaire d'État (Développement international)
Enjeu
En sa capacité de ministre du Développement international, l'honorable Anita Anand a délégué des autorités ainsi que des pouvoirs, devoirs et fonctions au secrétaire d'État (Développement international), l'honorable Randeep Sarai.
Lignes de réponses
Qui prend les décisions clés concernant les programmes et le financement du gouvernement en matière de développement international?
En tant que secrétaire d'État (Développement international), j'agis au nom de la ministre Anand, ministre du Développement international, en représentant le gouvernement dans les forums internationaux, les communications, la gestion de la mise en œuvre des programmes et les dépenses. Cependant, les décisions clés, telles que les soumissions au Cabinet et les propositions de financement importantes, nécessitent l'approbation de la ministre.
Compte tenu des vastes responsabilités de la ministre des Affaires étrangères, pourquoi était-il nécessaire de nommer un secrétaire d'État dédié pour superviser le portefeuille du développement international et de l'aide humanitaire?
Le rôle de soutien du secrétaire d'État (Développement international) reflète l'importance du volume de travail et de la représentation internationale du programme de développement international. La gestion de ce portefeuille est divisée afin d'équilibrer le leadership stratégique et l'orientation opérationnelle. Cela garantit une supervision efficace, aidant le Canada à obtenir des résultats significatifs en matière de développement international et d'aide humanitaire.
Comment le gouvernement assure-t-il l’imputabilité et la coordination dans les décisions liées à l'aide internationale au développement?
Bien que je ne sois pas membre du Cabinet, je travaille en étroite collaboration avec la ministre Anand, et toutes les décisions importantes sont soumises à des processus d'approbation établis, y compris au Cabinet si nécessaire. Je soutiens également l’imputabilité de la ministre devant le Parlement. Cette structure favorise une prise de décision rapide, coordonnée et responsable.
Quelles mesures sont en place pour garantir la transparence et la gestion responsable des efforts du gouvernement en matière de développement international?
Tous les programmes et toutes les dépenses relevant de ma responsabilité sont soumis à des processus de contrôle et de surveillance rigoureux, conformes aux normes gouvernementales. La transparence et l’imputabilité sont essentielles dans la manière dont nous gérons les efforts du gouvernement en matière de développement international.
Contexte pouvant être divulgué
En tant que ministre des Affaires étrangères et ministre du Développement international (stylisé comme ministre des Affaires étrangères), l'honorable Anita Anand supervise la stratégie et définit l'orientation politique en matière de développement international et d'aide humanitaire. L'honorable Randeep Sarai est nommé par décret (2025-0469) au poste de secrétaire d'État (Développement international) pour assister la ministre Anand.
La ministre Anand a délégué ses autorités ainsi que des pouvoirs, devoirs et fonctions au secrétaire d'État Sarai. Dans l'exercice de ces pouvoirs, le secrétaire d'État (Développement international) agit au nom de la ministre du Développement international. Ces pouvoirs comprennent la représentation du Canada dans les forums internationaux, la gestion des communications liées au développement international et à l'aide humanitaire, la supervision et l'approbation des dépenses liées aux programmes et aux projets de développement international et d'aide humanitaire, ainsi que l'exercice des fonctions législatives et parlementaires liées au portefeuille du développement international et de l'aide humanitaire.
Alors que le secrétaire d'État (Développement international) gère les opérations quotidiennes du portefeuille du développement international et de l'aide humanitaire ainsi que la représentation internationale, les demandes de nouveaux financements provenant du cadre budgétaire et les décisions clés du Cabinet doivent être approuvées par la ministre des Affaires étrangères. La participation du secrétaire d'État (Développement international) au Cabinet ou aux comités est laissée à la discrétion du Premier ministre. Toutes les activités sont partagées avec la ministre des Affaires étrangères afin d'assurer la coordination et la supervision.
Cette structure de délégation garantit une répartition claire des rôles et une collaboration entre la ministre des Affaires étrangères et le secrétaire d'État (Développement international), afin de soutenir la gestion et la mise en œuvre efficaces du portefeuille du gouvernement en matière de développement international et d'aide humanitaire.
Enveloppe d'aide internationale (EAI)
Enjeu
L'enveloppe d'aide internationale est le principal instrument de financement du gouvernement du Canada pour appuyer ses objectifs en matière d'aide internationale. Elle soutient les objectifs de réduction de la pauvreté et de développement durable grâce à des partenariats avec la société civile, les organisations multilatérales, les milieux universitaires, les gouvernements des pays bénéficiaires, les organismes philanthropiques et les organisations du secteur privé.
Lignes de réponses
Quelle est la position du gouvernement canadien concernant le soutien au développement international et à l'aide humanitaire dans le contexte de l'examen exhaustif des dépenses?
Le gouvernement entreprend un effort délibéré et à long terme pour améliorer l'efficacité et obtenir de meilleurs résultats pour les Canadiens. Des économies sont envisagées dans tous les secteurs d'activité, y compris l'aide internationale. Cependant, à ce jour, aucune décision n'a été prise.
Soyez assurés que le Canada ne tournera pas le dos au monde. Nous restons fermement engagés à soutenir ceux qui en ont le plus besoin, en particulier à mesure que les défis mondiaux s'intensifient.
Comment l'aide internationale s'harmonise-t-elle avec les intérêts nationaux du Canada et les protège-t-elle?
La priorité du gouvernement en matière d'aide internationale est de veiller à ce qu'elle reflète les intérêts et les valeurs du Canada tout en restant axée sur les défis mondiaux actuels.
À l'avenir, l'approche du gouvernement en matière d'aide internationale mettra l'accent sur la promotion des priorités communes avec les pays partenaires en matière de prospérité économique, de croissance inclusive, de préparation au commerce et d'investissements du secteur privé.
Soutenir le développement international, c'est avant tout soutenir la réduction de la pauvreté, et non choisir entre aider les autres et s'aider soi-même. Il s'agit de reconnaître que nous vivons dans un monde interconnecté, où la stabilité, la santé et la prospérité mondiales ont une incidence directe sur les nôtres.
Comment le gouvernement assure-t-il une surveillance et une gestion efficaces des fonds destinés au développement international?
En tant que cogérant, je travaille en étroite collaboration avec la ministre des Affaires étrangères et le ministre des Finances afin de veiller à ce que nos ressources soient utilisées de manière judicieuse et efficace. Cela contribue à protéger et à promouvoir les intérêts du Canada en favorisant la stabilité, en réduisant la pauvreté et en encourageant des partenariats internationaux solides.
Contexte pouvant être divulgué
Dans un Contexte où les priorités du Canada évoluent, le gouvernement réévalue et réoriente son approche en matière d'aide internationale. À l'avenir, l'aide internationale du Canada sera de plus en plus axée sur le soutien à la prospérité économique et au commerce, conformément aux priorités du Canada et des pays partenaires, sur la promotion de la stabilité et de la résilience mondiales, ainsi que sur le renforcement de l'engagement et des partenariats multilatéraux. Le gouvernement modernisera également ses outils, notamment l'enveloppe d'aide internationale, afin d'offrir une aide plus efficace.
L'enveloppe de l'aide internationale est le principal instrument de financement du gouvernement du Canada pour soutenir les objectifs d'aide internationale du gouvernement fédéral. Elle est régie par un cadre de gestion approuvé par le Cabinet, qui établit des critères d'admissibilité clairs et fournit des orientations sur l'utilisation des ressources de l'enveloppe de l'aide internationale. Elle est cogérée par la ministre des Affaires étrangères (à ce titre et en tant que ministre du Développement international) et le ministre des Finances.
L'enveloppe d'aide internationale soutient un large éventail de programmes mis en œuvre par les ministères fédéraux, les organismes fédéraux et les sociétés d'État, notamment l'aide publique au développement (APD) et des activités spécifiques non liées au développement telles que la consolidation de la paix, la prévention des conflits, la lutte contre le terrorisme et la lutte contre la criminalité. Il est important de noter qu'elle ne soutient pas les forces armées et ne fournit pas d'aide létale.
L'enveloppe d'aide internationale est conçue pour être flexible, ce qui permet au gouvernement de réagir rapidement aux crises mondiales émergentes sans compromettre les objectifs de développement international à long terme. Elle s'articule autour de six réserves communes thématiques de financement :
- Développement de base : Met l'accent sur les programmes qui soutiennent les efforts à long terme en matière de développement durable et de réduction de la pauvreté, la plupart des fonds étant acheminés vers les pays à revenu faible ou intermédiaire où le gouvernement s'engage.
- Aide humanitaire internationale : Fournit un soutien en fonction des besoins urgents, conformément aux principes humanitaires d'humanité, d'impartialité et d'indépendance.
- Paix, sécurité et gouvernance : Soutient les mesures prises par le Canada et la communauté internationale en matière de paix, de sécurité et de résilience face à toute une série de menaces potentielles. Le financement provenant de cette réserve n'est pas limité aux pays à revenu faible ou intermédiaire.
- Institutions financières internationales : Contribue au financement de base de plusieurs institutions financières internationales (IFI) qui fournissent un soutien financier, des conseils stratégiques et un renforcement des capacités aux pays en développement, afin de mobiliser de nouvelles sources de financement pour les pays à revenu faible ou intermédiaire et de maintenir l'influence du Canada sur la gouvernance des IFI.
- Fonds pour les crises (allocation annuelle de 200 millions de dollars) : Conçu pour apporter des réponses rapides et à court terme à des crises internationales imprévues sans perturber les investissements dans les programmes à long terme existants.
- Fonds pour les priorités stratégiques (allocation annuelle de 200 millions de dollars) : réserve allouée à la discrétion du premier ministre afin de promouvoir le leadership du gouvernement sur des questions d'intérêt mondial et canadien par le biais d'initiatives en matière de développement, d'aide humanitaire, de sécurité et de stabilisation, de politique étrangère et de prospérité économique.
Si Affaires mondiales Canada reçoit la plus grande part de l'enveloppe de l'aide internationale, plusieurs autres ministères – notamment ceux des Finances, de l'Environnement et des Changements climatiques, de la Sécurité publique, de l'Immigration et des Ressources naturelles – ainsi que des sociétés d'État telles que le Centre de recherches pour le développement international et FinDev Canada, bénéficient également d'un financement.
Ces dernières années, l'enveloppe de l'aide internationale a alloué des ressources exceptionnelles en réponse à la pandémie mondiale de COVID-19 et à la situation en Ukraine. En dehors de ces allocations exceptionnelles, l'enveloppe de l'aide internationale affiche une trajectoire ascendante depuis 2015-2016, passant de 4,63 milliards de dollars à environ 8,8 milliards de dollars en 2023-2024. Les dépenses des années à venir pourraient être influencées par la situation budgétaire globale, notamment par l'examen exhaustif des dépenses en cours.
Aperçu financier du portefeuille de développement
Le budget initial du portefeuille de développement pour la période 2025-26 s'élève à 4,6 milliards de dollars, ce qui comprend le financement d'initiatives de développement de base dans les pays partenaires, les contributions aux institutions financières internationales, l'aide humanitaire et le financement de la réponse aux catastrophes et aux situations d'urgence à l'étranger. Ce financement est principalement utilisé pour soutenir la réduction de la pauvreté, faire respecter les normes internationales en matière de droits de l'homme et répondre aux crises humanitaires.
Lignes réactives
Quelle est la position du gouvernement du Canada sur le soutien au développement international et à l'aide humanitaire dans le Contexte de l'Examen exhaustif des dépenses?
Le gouvernement entreprend un effort délibéré et à long terme pour améliorer l'efficacité et obtenir de meilleurs résultats pour les Canadiens. Des économies sont envisagées dans tous les secteurs d'activité, y compris l'aide internationale. Toutefois, à ce jour, aucune décision n'a été prise.
Soyez assurés que le Canada ne tournera pas le dos au monde. Nous restons fermement déterminés à soutenir ceux qui en ont le plus besoin, en particulier à mesure que les défis mondiaux s'intensifient.
Comment le gouvernement assure-t-il une surveillance et une gestion efficaces des fonds de développement internationaux?
Le processus ministériel de diligence raisonnable, aligné sur la politique du Conseil du Trésor sur les paiements de transfert, utilise une approche basée sur le risque pour adapter les exigences administratives, en réduisant le fardeau à la fois pour le ministère et les bénéficiaires, le cas échéant.
Quels types d'organisations reçoivent des fonds pour soutenir l'exécution des programmes du portefeuille du développement?
En 2024-25, les organisations canadiennes ont reçu environ 24 % des fonds du portefeuille de développement, tandis que les organisations multilatérales en ont reçu 61 % et les partenaires étrangers 15 %.
Comment les dépenses du portefeuille de développement sont-elles réparties par région?
En 2024-25, les dépenses du portefeuille de développement ont été réparties comme suit :
- 44 % pour l'Afrique
- 21 % pour l'Asie
- 19 % pour les Amériques
- 9 % pour le Moyen-Orient
- 5 % pour l'Europe
- 2 % au niveau mondial
Quel est le montant utilisé pour soutenir l'aide humanitaire et la réponse aux crises?
Au sein du portefeuille du développement, environ 609 millions de dollars sont mis de côté chaque année pour soutenir l'aide humanitaire. En outre, le ministère peut obtenir jusqu'à 200 millions de dollars par an de la réserve de crise.
Contexte libérable
Le budget annuel du portefeuille du développement pour la période 2025-2026 s'élève à 4,6 milliards de dollars :
- Le développement de base : Il se concentre sur les programmes qui soutiennent le développement durable à long terme et les efforts de réduction de la pauvreté, la majeure partie du financement étant acheminée vers les pays à faible et moyen revenu dans lesquels le gouvernement s'engage.
- L'aide humanitaire internationale : Elle apporte un soutien en fonction des besoins urgents, conformément aux principes humanitaires d'humanité, d'impartialité et d'indépendance.
- Institutions financières internationales : Contribue au financement de base de plusieurs institutions financières internationales (IFI) qui fournissent un soutien financier, des conseils stratégiques et un renforcement des capacités aux pays en développement, afin de susciter de nouvelles sources de financement pour les pays à faible ou moyen revenu et de maintenir l'influence du Canada sur la gouvernance des IFI.
- Réserve de crise : conçue pour apporter des réponses rapides et à court terme à des crises internationales imprévues sans perturber les investissements dans les programmes à long terme existants.
- Fonds pour les priorités stratégiques : une réserve allouée à la discrétion du Premier ministre pour promouvoir le leadership du gouvernement sur des questions d'intérêt mondial et canadien par le biais d'initiatives en matière de développement, d'aide humanitaire, de sécurité et de stabilisation, de politique étrangère et de prospérité économique.
Selon les données préliminaires, le Canada est devenu le 7e plus grand donateur en 2024, alors qu'il était le 6e l'année précédente, et est resté le 15e en termes de ratio d'aide publique au développement par rapport au RNB. Les statistiques définitives seront disponibles en décembre 2025.
Le ratio préliminaire de l'aide publique au développement au RNB du Canada a diminué, passant de 0,38 % en 2023 à 0,34 % en 2024. Cette baisse est due à une diminution de l'aide publique au développement, combinée à une économie en croissance.
Répartition géographique de l'aide internationale aux organisations à travers le Canada
- Affaires mondiales Canada évalue toutes les demandes de financement en fonction de leur pertinence, de leur impact prévu et de leur adéquation avec les priorités du Canada en matière d'aide internationale, et non en fonction de la taille ou de l'emplacement de l'organisation.
- Nos données sur le financement pour 2024-2025 indiquent qu'Affaires mondiales Canada a fourni plus de 1,2 milliard de dollars (1 285 287 908,70 $) pour financer des activités d'aide internationale (y compris la paix et la sécurité et l'aide humanitaire) à 231 partenaires canadiens dont le siège social est situé dans neuf provinces et un territoire, soit une moyenne de 3,5 millions de dollars par organisation.
- L'engagement du Canada en faveur de l'inclusion se traduit par des actions de sensibilisation à l'échelle nationale, des processus de financement simplifiés et le renforcement des capacités des petites et moyennes organisations, notamment par le biais du Réseau interconseils, une coalition de huit conseils provinciaux et régionaux pour la coopération internationale.
Messages supplémentaires
- Les organisations canadiennes resteront des partenaires importants dans la promotion des priorités du Canada en matière de développement international.
- Le Canada entreprend un effort délibéré et à long terme pour améliorer son efficacité et obtenir de meilleurs résultats pour les Canadiens, notamment par un examen complet des dépenses de tous les ministères fédéraux, y compris Affaires mondiales Canada.
- Des économies sont envisagées dans tous les secteurs d'activité, y compris l'aide internationale. Toutefois, aucune décision n'a été prise à ce jour.
- Nous restons fermement déterminés à soutenir les plus démunis, en particulier à mesure que les défis mondiaux s'intensifient.
Mise à jour
Les données relatives au financement des partenaires pour 2024-2025 indiquent un financement de 1,28 milliard de dollars accordé à 231 partenaires dont le siège social est situé partout au Canada. Le ministère continue de renforcer ses activités de sensibilisation et son dialogue avec les organisations de la société civile et du secteur privé canadiennes dans toutes les régions afin de promouvoir un accès équitable aux possibilités de financement et d'assurer une large représentation dans les efforts d'aide internationale du Canada.
Faits et chiffres à l'appui
- Les organisations de l'Ontario, du Québec et du Manitoba représentent les parts les plus importantes du financement d'AMC : 842,2 millions de dollars à 138 partenaires, 266,4 millions de dollars à 47 partenaires et 94,9 millions de dollars à 6 partenaires, respectivement.
- Le soutien d'AMC à 231 partenaires canadiens contribue à la création de milliers d'emplois de qualité à travers le pays.
- Bien que l'AMC n'évalue pas les propositions en fonction de la taille ou de la situation géographique des organisations, plusieurs facteurs, notamment l'orientation sectorielle et les réseaux de partenariat, peuvent influencer le choix de l'emplacement du siège social des organisations.
- L'absence de partenaires financés au Nunavut et dans les Territoires du Nord-Ouest reflète des facteurs structurels plutôt que politiques et correspond globalement aux données de l'ARC sur les organismes de bienfaisance canadiens actifs à l'échelle internationale.
- Les deux provinces qui comptent le plus grand nombre d'organismes de bienfaisance enregistrés actifs dans la coopération internationale sont la Colombie-Britannique, avec 133 organisations, et l'Alberta, avec 94 organisations.
- En 2025, les hauts fonctionnaires d'AMC ont rencontré des parties prenantes en Alberta, au Manitoba, en Ontario, au Québec et dans les provinces de l'Atlantique afin de renforcer la collaboration avec la société civile, le secteur privé et les partenaires philanthropiques.
- Le Réseau interconseils continue de jouer un rôle de premier plan en réunissant plus de 350 organisations à travers le Canada afin de promouvoir l'inclusion, l'innovation et l'action collective.
Table: Financement d'AMC pour l'exercice 2024-2025 par province
| Province/Territoire | Financement par province/territoire | Nombre de partenaires par province/territoire |
|---|---|---|
Ontario | 842 242 407,56 $ | 138 |
Québec | 266 390 918,22 $ | 47 |
Manitoba | 94 976 942,00 $ | 6 |
Alberta | 51 153 186,80 $ | 11 |
Colombie-Britannique | 11 387 763,30 $ | 14 |
Nouveau-Brunswick | 9 065 152,00 $ | 4 |
Nouvelle-Écosse | 5 829 000,00 $ | 5 |
Saskatchewan | 2 775 082,20 $ | 3 |
Terre-Neuve-et-Labrador | 968 743,00 $ | 1 |
Territoire du Yukon | 448 713,80 $ | 1 |
Île-du-Prince-Édouard | 49 999,82 $ | 1 |
Total: | 1 285 287 908,70 $ | 231 |
Contexte du développement
Contexte
L’AMC applique des critères transparents et fondés sur le mérite à toutes ses décisions de financement, garantissant ainsi que les petites et grandes organisations sont évaluées de manière équitable, quel que soit leur lieu d'implantation. Les propositions de financement sont évaluées en fonction de leur pertinence, de leur impact prévu et de leur adéquation avec les priorités du Canada en matière d'aide internationale. L’AMC tient également compte de la capacité d'une organisation à obtenir des résultats efficaces dans des Contextes complexes afin de garantir la responsabilité et l'optimisation des ressources.
L'approche inclusive d’AMC comprend des activités de sensibilisation pendant la Semaine du développement international, des programmes ciblés pour les petites et moyennes organisations et un soutien au renforcement des capacités fourni par l'intermédiaire du Réseau interconseils. Cette coalition nationale relie huit conseils provinciaux et régionaux qui regroupent des centaines d'organisations d'un océan à l'autre.
Bien que les données sur le financement révèlent une concentration dans les grandes provinces telles que l'Ontario, le Québec et l'Alberta, ces tendances reflètent des tendances plus générales dans la répartition des organismes de bienfaisance canadiens engagés dans la coopération internationale. Les processus de financement d’AMC restent entièrement ouverts et accessibles aux organisations de tout le Canada, ce qui garantit que les propositions provenant de communautés plus petites ou plus éloignées sont examinées sur un pied d'égalité.
Cette approche soutient à la fois les objectifs du Canada en matière de développement international et ses objectifs plus larges en matière de diplomatie économique, renforçant ainsi le rôle de l'expertise et de l'innovation canadiennes dans la promotion des objectifs de développement durable des Nations unies à l'échelle mondiale.
Financement de développement
Enjeu
Le financement du développement est soumis à une pression intense. Il est nécessaire d'agir pour mobiliser toutes les sources de financement et réformer l'architecture financière internationale afin de répondre aux besoins en constante évolution des pays en développement.
Lignes réactives
- Le gouvernement s'efforce de débloquer toutes les sources de financement du développement – nationales et internationales, publiques et privées – et de soutenir un système financier mondial mieux équipé pour obtenir des résultats à grande échelle.
- Oui, la réduction des budgets consacrés à l'aide représente un véritable défi, mais augmenter les fonds n'est pas la seule solution. Nous devons mieux utiliser les ressources existantes et aider les pays à mettre en place des institutions et des systèmes financiers solides qui favorisent le progrès à long terme.
- Les investissements privés sont essentiels pour stimuler le développement. Cela implique d'utiliser judicieusement les fonds publics limités et de trouver des moyens intelligents de partager les risques entre les gouvernements et les entreprises afin d'acheminer efficacement davantage de capitaux là où ils sont nécessaires.
- Dans le cadre de notre présidence du G7, nous nous attaquons aux obstacles qui entravent les investissements du secteur privé dans les pays en développement en accélérant les projets d'infrastructure et en favorisant un environnement propice aux investisseurs.
- Le gouvernement s'engage à faire en sorte que les pays en développement puissent faire entendre leur voix dans les discussions financières internationales, et nous sommes impatients de collaborer avec d'autres pour faire avancer les engagements pris lors de la quatrième Conférence internationale sur le financement du développement (FfD4).
Contexte pouvant être divulgué
Les progrès durement acquis en matière d'indicateurs de développement ont marqué le pas dans de nombreux pays en raison de crises multiples, tandis que de nombreux donateurs traditionnels ajustent leurs approches et leurs budgets dans un Contexte de contraintes budgétaires et de changement de priorités. Dans le même temps, la réduction de la marge de manœuvre budgétaire, due à l'augmentation de la dette souveraine, des taux d'intérêt et des chocs extérieurs, limite la capacité des pays en développement à investir dans le développement durable. Il est urgent de moderniser et d'optimiser l'architecture de l'aide internationale afin de mieux répondre à l'évolution du paysage mondial et de mobiliser des sources de financement supplémentaires, notamment les ressources nationales et les capitaux privés.
La quatrième Conférence internationale sur le financement du développement (juillet 2025) a marqué un tournant dans les efforts mondiaux visant à remodeler le financement du développement. Le Canada et d'autres partenaires partageant les mêmes idées ont considéré la FfD4 et son document final non contraignant, le Compromiso de Sevilla (Engagement de Séville), comme une réalisation remarquable démontrant la valeur durable du multilatéralisme. Vous avez assisté à la première journée de la conférence en tant que chef de la délégation canadienne, où vous avez réaffirmé l'engagement du Canada envers le développement durable et la mise en place d'un système de financement international plus inclusif. Vous avez également annoncé plusieurs initiatives visant à mobiliser des investissements durables dans les marchés émergents.
Les éléments du programme de financement du développement figuraient également en bonne place parmi les priorités de la présidence canadienne du G7. Par exemple, le Canada a lancé l'initiative Renforcer les partenariats pour le financement du développement et la prospérité commune afin d'améliorer l'efficacité des banques multilatérales de développement et de mobiliser des capitaux privés. Cette initiative comprenait : 544 millions de dollars en garanties de portefeuille accordées à la Banque interaméricaine de développement et à la Banque de développement des Caraïbes afin de débloquer 1,6 milliard de dollars américains de financement ; 290 millions de dollars sur cinq ans pour le Programme d'innovation en aide internationale ; et 101,3 millions de dollars sur cinq ans pour soutenir la mobilisation de capitaux privés en fournissant de l’aide ciblée en matière de soutien technique, de préparation de projets et d’instruments d’atténuation des risques.
L’engagement multilatéral dans l’aide internationale
Enjeu
Le Canada fournit de l’aide internationale par l’intermédiaire d’organisations multilatérales afin de réduire la pauvreté et faire progresser ses priorités en matière d’affaires étrangères, de commerce, de sécurité et de développement, contribuant ainsi à la stabilité et à la résilience mondiales.
Réponses suggérées
La programmation multilatérale joue un rôle essentiel dans la promotion des intérêts nationaux du Canada et la protection de la santé, de la sécurité et du bien-être des Canadiens en s’attaquant aux défis transfrontaliers à leur source.
- Les investissements stratégiques dans des domaines tels que la santé publique mondiale, la résilience climatique, l’aide humanitaire et la migration liée aux crises contribuent à atténuer les risques mondiaux qui pourraient autrement avoir des répercussions directes sur le pays.
- Les partenariats multilatéraux permettent également au Canada de maintenir une empreinte et une visibilité dans les pays où il n’a pas de présence diplomatique autrement, y compris dans les pays fragiles et touchés par des conflits.
- Le Canada travaille avec des partenaires multilatéraux, y compris des organismes des Nations Unies, des fonds mondiaux et des institutions financières internationales, afin d’obtenir des résultats concrets en matière de développement.
- Par exemple, grâce au soutien du Canada à l’UNICEF et à l’Organisation mondiale de la Santé en 2024, l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite a permis de réduire les cas de poliomyélite dans le monde, en administrant plus de 1 milliard de doses de vaccin contre la polio dans 36 pays et en vaccinant plus de 270 millions d’enfants.
Contexte pouvant être divulgué
- Le Canada reste déterminé à fournir une aide internationale, car elle est le reflet de ses valeurs et la reconnaissance du fait que les défis mondiaux, de la pauvreté aux changements climatiques, ont des répercussions réelles sur les Canadiens. Un monde stable, équitable et prospère est dans l’intérêt national du Canada.
- Les récents changements au sein du secteur multilatéral ont souligné la nécessité de moderniser l’architecture de l’aide internationale. Les initiatives de réforme telles que l’ONU80 ou la Commission sur l’avenir du développement offrent la possibilité d’apporter des améliorations réfléchies et axées sur les résultats, si elles s’appuient sur les efforts existants et se concentrent sur l’efficacité, et pas seulement sur la réduction des coûts.
- En 2023-2024, Affaires mondiales Canada (AMC) a versé 3,6 milliards de dollars à environ 75 organisations mondiales et multilatérales (65 % de l’ensemble du financement de l’aide internationale d’Affaires mondiales Canada). Les 3 principaux partenaires multilatéraux du Canada en 2023-2024 étaient : le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme; le Programme alimentaire mondial et le Fonds vert pour le climat.
- Le financement du Canada pour les organisations multilatérales a augmenté au cours de la dernière décennie en réponse aux défis mondiaux en matière de santé (y compris la COVID-19), de financement de la lutte contre les changements climatiques et d’aide humanitaire.
- Les banques multilatérales de développement représentent une proportion importante du financement d’AMC par l’intermédiaire des institutions multilatérales, particulièrement compte tenu du rôle qu’elles jouent dans l’infrastructure, le développement du secteur privé et la croissance économique.
Réforme du système des Nations Unies pour le développement
Le Canada appuie les efforts de réforme en cours dans l’ensemble du système des Nations Unies (ONU) pour en accroître l’efficience, l’efficacité et la responsabilisation, y compris un système de développement des Nations Unies axé sur la réalisation du Programme de développement durable à l’horizon 2030.
En mars 2025, le Secrétaire général des Nations Unies a lancé l’initiative ONU80. L’initiative s’appuie sur le repositionnement du système des Nations Unies pour le développement de 2018, qui ont fait de la réforme une responsabilité partagée entre les États membres et le système et les entités des Nations Unies. La réforme du système des Nations Unies pour le développement repose sur un réseau de coordonnateur·trice résident·e revitalisé et renforcé, permettant aux équipes pays des Nations Unies d’agir comme « une seule ONU » avec une cohérence, une coordination et une responsabilisation accrues.
Réponses suggérées
- Le Canada s’est engagé à mettre en place un système de développement des Nations Unies cohérent, coordonné et résilient, un système qui répond aux défis nationaux en matière de développement sous la direction de coordonnateur·trice résident·e habilité·es et doté·es d’un rôle renforcé.
- En tant que membre fondateur de l’ONU, 7e contributeur financier en importance et État hôte de l’ONU, le Canada soutient depuis longtemps les efforts de réforme de l’ONU, y compris les réformes de son système de développement lancées en 2018 pour renforcer la cohérence, l’efficacité et la responsabilisation.
- Le lancement d’ONU80 offre au Canada l’occasion de façonner une ONU plus efficace et plus responsable, capable de relever les défis mondiaux et de remplir son mandat dans des domaines d’importance stratégique pour le Canada, comme la promotion des droits de la personne, la gouvernance démocratique et le renforcement du multilatéralisme.
- Au cours de la Semaine de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies, le Canada a mobilisé un large éventail d’intervenants sur la réforme du système de développement des Nations Unies, en insistant sur la nécessité, dans le cadre d’ONU80, d’une approche inclusive et guidée par des processus robustes et éclairés par des données.
- Le Canada s’est engagé à maintenir et à approfondir les acquis de la réforme du système des Nations Unies pour le développement, en faisant progresser l’efficacité, la cohérence et la responsabilisation grâce à l’initiative plus large d’ONU80.
Contexte pouvant être divulgué
- Le système des Nations Unies pour le développement (UNDS) fait référence à 27 entités des Nations Unies qui mènent des activités opérationnelles de développement.
- Le Canada s’associe à un certain nombre d’entités du système des Nations Unies pour le développement qui s’alignent sur ses priorités, comme la promotion des principes, des valeurs et des normes canadiens dans l’ensemble des organismes multilatéraux; le travail de l’ONU sur les droits de la personne, la bonne gouvernance et les élections démocratiques; et la paix et la sécurité mondiales, en utilisant une série de modalités de financement volontaire, notamment en fournissant un soutien institutionnel à long terme à des partenaires clés. Les entités ont ainsi les moyens de remplir leur mandat avec de la stabilité, prévisibilité et souplesse pour allouer les fonds là où ils sont le plus nécessaires, en comblant les lacunes de financement essentielles et en menant les innovations nécessaires.
- En 2018, le Secrétaire général a lancé la réforme du système des Nations Unies pour le développement, en mettant l’accent sur le fait que la réforme relève de la responsabilité partagée entre les États membres (donateurs et pays bénéficiaires) et le système et les entités des Nations Unies. La réforme du système des Nations Unies pour le développement repose sur un réseau de coordonnateur·trice résident·e revitalisé et renforcé, et sur des équipes pays, adaptées au Contexte, dirigées par des coordonnateur·trice résident·e autonomes et impartiaux, produisant des résultats dans le cadre d’une planification stratégique partagée, avec une cohérence, une coordination et une responsabilisation accrues.
- Le Secrétaire général de l’ONU a lancé l’initiative ONU80 le 11 mars 2025. Cette nouvelle initiative de réforme vise à :
- cerner rapidement les gains d’efficacité dans les méthodes de travail de l’ONU;
- examiner en profondeur tous les mandats donnés par les États membres;
- entreprendre un examen plus approfondi des changements structurels et de l’alignement des programmes.
- Le troisième pilier concerne l’architecture organisationnelle du système des Nations Unies lui-même. Il s’agit d’examiner la forme et la fonction des entités de l’ONU à travers la création de sept groupes : développement (secrétariat), développement (programmation), paix et sécurité, humanitaire, droits de la personne, formation et recherche, et institutions spécialisées.
- Le 18 septembre, le Secrétaire général a publié son rapport sur le troisième axe de travail intitulé « Changer les structures et réaligner les programmes ». Le rapport propose plusieurs changements structurels. Une analyse complète du rapport et de la position du Canada sur les changements proposés est en cours.
L’évolution de l’environnement mondial du développement
Enjeu
L’environnement mondial du développement évolue rapidement face à la montée de la compétition géopolitique, aux réductions de l’aide publique au développement (APD) et aux changements dans les priorités des donateurs.
Lignes réactives
- L’architecture de l’aide internationale est sous tension en raison des réductions des budgets des donateurs, combinées avec des crises qui se chevauchent — des conflits, le changement climatique, la faible croissance économique — ayant freiné ou inversé les progrès du développement dans de nombreux pays.
- Dans ce Contexte, il est plus important que jamais d’adopter une approche stratégique quant aux lieux et aux modalités de nos investissements, afin que notre aide réponde à la fois aux besoins humanitaires et aux objectifs de développement à long terme.
- La priorité du gouvernement en matière d’aide internationale est de veiller à ce qu’elle reflète les intérêts et les valeurs du Canada, tout en restant axée sur les défis mondiaux actuels.
- À l’avenir, l’aide internationale du Canada visera à identifier et faire progresser des priorités communes avec les pays partenaires en matière de prospérité économique, de croissance inclusive, de préparation au commerce et d’investissement du secteur privé.
- Le gouvernement investira également dans des initiatives qui s'attaquent aux causes profondes des conflits et de l'instabilité et qui répondent aux défis mondiaux.
Contexte pouvant être divulgué
L’environnement mondial du développement évolue rapidement et l'architecture de l'aide internationale est soumise à une pression considérable. L’APD se contracte, les dernières projections de l’OCDE (juillet 2025) indiquant une baisse de 9 à 17 % en 2025, après une diminution de 9 % en 2024. Cette tendance à la baisse s’explique par la réduction des budgets d’aide par les principaux donateurs, invoquant des pressions nationales et des priorités en matière de politique étrangère changeantes. Ce déclin s'inscrit dans un Contexte de tensions géopolitiques croissantes, d'affaiblissement du consensus multilatéral et de demandes accrues à l'égard des institutions mondiales de développement.
Dans ce Contexte et compte tenu de l'évolution des priorités canadiennes, le gouvernement réévalue et réoriente son approche en matière d'aide internationale. À l'avenir, l'aide internationale du Canada sera réorientée vers : le soutien à la prospérité économique et au commerce, en accord avec les priorités du Canada et des pays partenaires ; la promotion de la stabilité et de la résilience mondiales ; le renforcement de l'engagement multilatéral et des partenariats ; et la modernisation de nos outils afin de fournir une aide plus efficace.
Sur la scène mondiale, des efforts sont en cours pour moderniser l'architecture de l'aide. Le Canada participe à des processus de réforme clé, notamment l'initiative UN80, les réformes des banques multilatérales de développement, la Coalition sur l'avenir de la coopération pour le développement (initiative menée par la Fondation Gates) et le processus d'examen du Comité d'aide au développement (CAD) de l'OCDE.
L'aide internationale du Canada – y compris les répercussions des réductions de l'aide américaine et d'autres donateurs
- Le Canada revoit la manière dont il fournit son aide internationale afin de s’assurer qu’elle reflète les intérêts et les valeurs canadiennes, tout en restant axée sur les défis mondiaux actuels.
- À l’avenir, l’aide internationale du Canada visera à faire progresser des priorités communes avec les pays partenaires en matière de prospérité économique, de croissance inclusive, de préparation au commerce et d’investissement du secteur privé.
- Le Canada demeurera également attentif aux besoins mondiaux en investissant dans des initiatives qui s’attaquent aux causes profondes des conflits et de l’instabilité et qui répondent aux défis mondiaux.
Messages supplémentaires
- Une révision des dépenses à l’échelle du gouvernement est en cours; des économies sont envisagées dans tous les ministères et les programmes, mais aucune décision n'a encore été prise.
- Le Canada travaillera avec des partenaires multilatéraux, canadiens et locaux pour obtenir des résultats inclusifs et durables qui correspondent aux intérêts nationaux et aux priorités communes des partenaires.
Faits et chiffres à l’appui
- L'OCDE prévoit une baisse de 9 à 17 % de l'aide publique au développement (APD) mondiale en 2025, après une diminution de 9 % en 2024, due aux coupes budgétaires des principaux donateurs tels que la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni et les États-Unis (plus de 83 % des projets d'aide américains seraient annulés en 2025).
- AMC reçoit plus de 65 % de son financement de l'enveloppe d'aide internationale (EAI), qui s'élève à 5,95 milliards de dollars pour 2023-2024.
- De 2019-2020 à 2023-2024, l'aide d’AMC s'est concentrée sur la santé (27 %), le climat/la biodiversité (17 %), l'aide humanitaire (17 %) et la croissance économique (11 %).
- Le Canada figure parmi les principaux donateurs bilatéraux qui soutiennent les investissements en matière d'égalité des sexes et d'autonomisation des femmes et des filles.
Contexte
L’environnement mondial du développement évolue rapidement et l'architecture de l'aide internationale est soumise à une pression considérable. L'APD est en baisse, les projections de l'OCDE indiquant une tendance à la baisse alors que les principaux donateurs réduisent leurs budgets d'aide, invoquant des pressions nationales et des priorités en matière de politique étrangère changeantes. Ce déclin s'inscrit dans un Contexte de tensions géopolitiques croissantes, d'affaiblissement du consensus multilatéral et de demandes accrues à l'égard des institutions mondiales de développement.
Dans ce Contexte et compte tenu de l'évolution des priorités canadiennes, le gouvernement réévalue et réoriente son approche en matière d'aide internationale. À l'avenir, l'aide internationale du Canada sera réorientée vers : le soutien à la prospérité économique et au commerce, en accord avec les priorités du Canada et des pays partenaires ; la promotion de la stabilité et de la résilience mondiales ; le renforcement de l'engagement multilatéral et des partenariats ; et la modernisation de nos outils afin de fournir une aide plus efficace. Sur la scène mondiale, des efforts sont en cours pour moderniser l'architecture de l'aide. Le Canada participe à des processus de réforme clés, notamment l'initiative UN80, les réformes des banques multilatérales de développement, la Coalition sur l'avenir de la coopération pour le développement (initiative menée par la Fondation Gates) et le processus d'examen du Comité d'aide au développement (CAD) de l'OCDE.
Impacts des réductions de l’aide étrangère américaine sur l’aide internationale mondiale
Enjeu
Les États-Unis ont historiquement été le principal contributeur à l’aide publique au développement (APD), représentant traditionnellement plus de 30% de l’APD mondiale. Des changements récents dans la politique d’aide étrangère des États-Unis ont entraîné d’importantes réductions de leurs programmes et budgets d’aide, ainsi que la dissolution de l’Agence américaine pour le développement international (USAID) et l’intégration de certaines de ses fonctions au sein du Département d’État (State Department). Les États-Unis ont également réduit leur engagement multilatéral, se retirant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) et de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science, et la culture (UNESCO).
Cela entraîne des répercussions profondes sur les pays et régions qui dépendent de l’aide américaine depuis de nombreuses années. De nombreuses organisations de la société civile, y compris canadiennes, ont signalé des pertes de financement et cherchent des sources alternatives.
Lignes de réponse
Question : Alors que les États-Unis réduisent leur aide étrangère, le Canada va-t-il combler ce vide?
- Les États-Unis ont historiquement été le principal fournisseur d’aide publique au développement. En ce sens, le Canada n’est pas en mesure de combler le vide laissé par les réductions américaines.
- À l’avenir, le gouvernement du Canada réorientera une partie de ses programmes d’aide internationale afin de promouvoir les intérêts économiques et de sécurité du Canada.Cela s’accompagnera d’un engagement continu envers la réduction de la pauvreté, la stabilité et la réponse aux défis mondiaux, dans le cadre de l’engagement de longue date du Canada envers un monde plus sûr, durable et prospère.
Question : Les États-Unis sont-ils le seul pays donateur à réduire leur aide?
- De nombreux donateurs traditionnels redéfinissent leurs stratégies de développement dans un Contexte de baisse des budgets d’aide et de transformation mondiale, ce qui entraîne une évolution vers des approches de financement plus ciblées et efficaces. L’OCDE prévoit une baisse globale de 17% de l’APD mondiale en 2025.
- Plusieurs des principaux fournisseurs d’APD ont réduit leurs budgets ces dernières années.
Question : L’aide internationale du Canada sera-t-elle réduite comme celle des États-Unis?
- Le gouvernement du Canada mène un effort délibéré et à long terme pour améliorer l’efficacité et obtenir de meilleurs résultats pour les Canadiens et les Canadiennes — y compris une révision complète des dépenses à l’échelle du gouvernement fédéral.
- Des économies sont envisagées dans tous les secteurs, y compris l’aide internationale.
- Dans le cadre de cette révision, le gouvernement reste fermement engagé à soutenir les personnes les plus vulnérables.
Question : Si l’on vous interroge sur la dénonciation par les États-Unis de l’Agenda 2030 et des Objectifs de développement durable (ODD)
- Le gouvernement du Canada reste engagé envers les Objectifs de développement durable, qu’il continue de promouvoir dans les documents et déclarations clés, et poursuivra la mise en œuvre de l’Agenda 2030 tant au niveau national qu’international.
- Le gouvernement continuera de collaborer avec des pays partageant les mêmes valeurs pour défendre la position majoritaire visant à faire progresser et atteindre les ODD.
Question : Qu’adviendra-t-il des organisations non gouvernementales canadiennes et de leurs programmes touchés par les réductions américaines?
- Affaires mondiales Canada est en contact avec les organisations non gouvernementales canadiennes pour évaluer les impacts et gérer les perturbations. Plusieurs organisations révisent leurs programmes et cherchent des partenariats alternatifs pour combler les lacunes.
- Pour soutenir les petites et moyennes organisations, le Canada a, par exemple, annoncé un investissement de 38,5 millions de dollars dans le Réseau de coordination des conseils (Inter-Council Network) dans le cadre du programme Impact local, transformation mondiale.
- Ce programme soutiendra plus de 150 organisations dans la mise en œuvre de programmes innovants axés sur l’égalité des genres, l’inclusion et la résilience climatique.
- Il comprend également le renforcement des capacités de plus de 400 dirigeants et de leurs partenaires du Sud global.
Contexte publiable
Bien que le gouvernement ne puisse combler le vide laissé par les réductions des dépenses d’aide des États-Unis et d’autres grands donateurs, le Canada continuera de travailler avec ses partenaires pour mener des importants programmes humanitaires, de paix, de sécurité, et de développement.
Pour soutenir les petites et moyennes organisations non gouvernementales canadiennes, le Canada a lancé en 2025 le programme Impact local, transformation mondiale avec un investissement de 38,5 millions de dollars par l’intermédiaire du Réseau de coordination des conseils. Ce programme soutient plus de 150 organisations dans la mise en œuvre de programmes innovants, inclusifs et résilients au climat, tout en renforçant les capacités des leaders et de leurs partenaires du Sud global. Les éléments clés incluent le renforcement des capacités, l’expérimentation de solutions de développement, et la durabilité institutionnelle pour des retombées économiques locales.
De plus, le gouvernement s’est engagé à verser 350 millions de dollars en nouvelle aide humanitaire sur deux ans pour soutenir les interventions dans les zones de conflit et les régions en situation d’urgence, renforçant ainsi son rôle de partenaire fiable dans le développement mondial.
Exemples de pays réduisant leur APD :
- France : réduction de 35% d’ici 2025, autres coupures prévues en 2026
- Allemagne : réduction proposée de 31% pour 2025
- Japon: réduction de 14% en 2024
- Pays-Bas : baisse de 2,8% en 2024
- Suède : réduction projetée de 13% en 2026
Questions prioritaires
Politique d'aide internationale du Canada
Enjeu
L’aide internationale soutient le développement social et économique des pays en développement, les interventions humanitaires ainsi que la paix, la sécurité et la gouvernance. Elle fait partie de l’éventail d’outils du Canada pour interagir avec le monde et relever les défis mondiaux.
Lignes réactives
- La priorité du gouvernement en matière d’aide internationale est de veiller à ce qu’elle reflète les intérêts et les valeurs du Canada, tout en restant axée sur les défis mondiaux actuel
- À l’avenir, l’aide internationale du Canada visera à faire progresser des priorités communes avec les pays partenaires en matière de prospérité économique, de croissance inclusive, de préparation au commerce et d’investissement du secteur privé.
- Le gouvernement demeure déterminé à soutenir les personnes les plus vulnérables, surtout à mesure que les défis mondiaux s’intensifient.
Contexte pouvant être divulgué
Les défis auxquels les pays en développement sont confrontés dans leur parcours de développement – la pauvreté, les inégalités, les conflits, les catastrophes, les maladies – peuvent avoir des répercussions importantes à l’échelle mondiale et au Canada. En soutenant les efforts des pays partenaires pour relever ces défis, l’aide internationale contribue à la sécurité nationale et économique, à la prospérité et au bien-être des Canadiens.
L’aide internationale constitue un point d’entrée pour renforcer les relations bilatérales avec d’autres pays et pour promouvoir et protéger les intérêts canadiens dans les forums multilatéraux. Elle soutient le développement social et économique des pays en développement, les interventions humanitaires, la paix et la sécurité, ainsi que la gouvernance.
Dans un contexte où les priorités du Canada évoluent, le gouvernement réévalue et réoriente son approche en matière d'aide internationale. À l'avenir, l'aide internationale du Canada sera réorientée vers : le soutien à la prospérité économique et au commerce, en accord avec les priorités du Canada et des pays partenaires ; la promotion de la stabilité et de la résilience mondiales ; et le renforcement de l'engagement multilatéral et des partenariats. Le gouvernement modernisera également ses outils afin de fournir une aide plus efficace.
L’Enveloppe de l’aide internationale (EAI) est le principal outil de planification budgétaire du gouvernement du Canada pour soutenir l’aide internationale. En 2023-2024, l’EAI s’élève à 8,8 milliards de dollars, dont 5,95 milliards sont alloués à Affaires mondiales Canada (AMC). Cumulativement, au cours des cinq dernières années, les principaux bénéficiaires de l’aide internationale du Canada ont été l’Ukraine (principalement par le biais de prêts octroyés par le ministère des Finances), l’Éthiopie, le Bangladesh, l’Afghanistan, le Nigéria et la Tanzanie.
L’aide liée
Messages principaux
- En 2008, le gouvernement du Canada s’est engagé à délier toute l’aide au développement du Canada.
- Notre engagement repose sur des preuves que cela mène à des résultats positifs en matière de développement, notamment une croissance économique et une prise en charge accrue au niveau local.
- Compte tenu de l’engagement du gouvernement envers la diversification du commerce, nous poursuivrons de plus en plus de partenariats fondés sur des avantages économiques mutuels, qui peuvent être réalisés sans avoir à lier notre aide.
Faits et chiffres à l’appui
- Le Canada se classe parmi les donateurs les plus performants en matière du déliement de l’aide.
- Depuis 2022, le Canada déclare 100% d’aide déliée selon la Recommandation sur le déliement de l’aide publique au développement du CAD de l’OCDE.
- L’OCDE préconise depuis longtemps le déliement de l’aide, soulignant que l’aide déliée améliore l’efficacité, l’appropriation et l’alignement avec les priorités des bénéficiaires.
- Le gouvernement explore des moyens d’aligner l’aide internationale sur les intérêts économiques canadiens — notamment par des partenariats stratégiques et un soutien aux entreprises canadiennes — tout en maintenant notre engagement envers l’efficacité du développement et l’impact mondial. Une grande partie de cela peut être réalisée sans lier notre aide.
Contexte
L’aide internationale est considérée comme liée lorsque l’acquisition d’un bien ou d’un service est limitée à un pays ou à un groupe restreint de pays.
En 2008, le gouvernement s’est publiquement engagé à délier toute l’aide publique au développement (APD). La politique d’aide déliée du Canada ne s’applique pas à l’ensemble de l’aide internationale fournie par les ministères fédéraux, seulement à celle qui relève de l’APD et qui est déclarée au CAD de l’OCDE.
Depuis 2022, le Canada a déclaré un déliement de l’aide à 100% selon la Recommandation du CAD et 98,7% d’aide déliée au-delà de la Recommandation. Cela s’explique en grande partie par la façon dont l’APD canadienne est mise en œuvre, principalement par des subventions et des contributions aux partenaires plutôt que par un approvisionnement direct. Le soutien aux organisations non gouvernementales canadiennes et aux instruments du secteur privé (y compris FinDev Canada et le Programme d’innovation en aide internationale) est déclaré comme déliée, puisque ces activités n’impliquent pas d’approvisionnement direct par le gouvernement et incluent une clause permettant aux partenaires d’utiliser un appel d’offres concurrentiel pour l’approvisionnement.
Mis à part l’engagement public de 2008 et la Recommandation du CAD, les politiques actuelles n’entravent pas la capacité du gouvernement à acquérir des biens et des services de manière liée. De même, les cadres politiques actuels permettent le déploiement de l’aide internationale de diverses façons qui soutiendront les intérêts économiques et commerciaux du Canada, notamment par les crédits à l’exportation. Il existe certaines limites générales à considérer, comme les obligations commerciales internationales du Canada, qui favorisent la concurrence ouverte et découragent les pratiques qui limitent l’approvisionnement aux fournisseurs domestiques.
Examen exhaustif des dépenses
- Le gouvernement entreprend un effort délibéré et à long terme pour améliorer l'efficacité et obtenir de meilleurs résultats pour les Canadiens.
- Des économies sont envisagées dans tous les secteurs d'activité, y compris l'aide internationale.
- À ce jour, aucune décision n’a été prise.
Messages supplémentaires
- Le Canada demeure fermement engagé à soutenir les personnes les plus vulnérables, surtout alors que les défis mondiaux s’intensifient.
Faits et chiffres à l’appui
- Le budget initial du portefeuille de développement pour 2025–2026 s’élève à 4,6 milliards de dollars.
- Le financement couvre les initiatives de développement de base dans les pays partenaires, les contributions aux institutions financières internationales, l’aide humanitaire et le financement des interventions en cas de catastrophes et d’urgences à l’étranger.
- Les fonds sont principalement utilisés pour soutenir la réduction de la pauvreté, respecter les normes internationales en matière de droits de la personne et répondre aux crises humanitaires.
Contexte
Au cours des dernières années, l’enveloppe de l’aide internationale a alloué des ressources exceptionnelles en réponse à la pandémie mondiale de COVID-19 et à la situation en Ukraine. En dehors de ces allocations exceptionnelles, l’enveloppe de l’aide internationale affiche une trajectoire ascendante depuis 2015-2016, passant de 4,63 milliards de dollars à une estimation de 8,8 milliards de dollars en 2023-2024. Les dépenses des années à venir pourraient être influencées par la situation budgétaire globale, y compris l’examen compréhensif des dépenses en cours.
Organisations canadiennes (y compris les petites et moyennes organisations) actives dans l’aide internationale
Enjeu
- Le gouvernement du Canada travaille avec les organisations canadiennes pour faire progresser ses priorités en matière de développement international conformément aux intérêts nationaux.
Réponses suggérées
- Affaires mondiales Canada veille à ce que l’aide internationale fournie par l’intermédiaire des organisations canadiennes reflète les valeurs et les intérêts du Canada, tout en continuant de se concentrer sur la résolution des défis mondiaux actuels.
- Les organisations canadiennes jouent un rôle important dans la promotion de la réputation et des intérêts du Canada dans le monde, en aidant à accroître la visibilité de l’aide internationale du Canada tout en forgeant des partenariats pour faire progresser les relations diplomatiques et économiques.
- Elles renforcent également la participation des Canadiens à l’aide internationale, en appuyant les initiatives qui leur tiennent à cœur.
- Par exemple, au cours des 30 dernières années, le financement du Canada à Nutrition International a permis d’éviter 7 millions de décès et d’empêcher des millions de personnes de souffrir d’anémie et de retard de croissance pendant l’enfance, ce qui a contribué à lutter contre la pauvreté et à ouvrir la voie à la croissance économique.
Contexte pouvant être divulgué
- Affaires mondiales Canada (AMC) s’associe à des organisations canadiennes pour :
- mettre en œuvre des programmes d’aide internationale;
- discuter des politiques, des améliorations apportées aux processus et des innovations liées à la politique étrangère et à l’aide internationale du Canada;
- informer, inspirer et faire participer les gens au et du Canada et au sujet des priorités stratégiques du gouvernement et de son travail d’aide internationale.
- Le secteur canadien de l’aide internationale est composé d’organisations de tailles et de types variés, y compris des organisations de la société civile, le secteur privé, des universités et des établissements de recherche, des fondations, des organisations autochtones, d’autres ministères et des sociétés d’État comme le Centre de recherches pour le développement international (CRDI).
- Le secteur participe à la mise en œuvre de projets, à la recherche, à la défense des intérêts et au déploiement d’experts et de bénévoles dans divers domaines thématiques tels que la santé, les changements climatiques, la croissance économique, la démocratie, la sécurité alimentaire, la sécurité et la stabilisation. Les organisations canadiennes sont actives partout dans le monde, y compris dans les zones de conflit.
- Le secteur reflète la diversité des Canadiens;de nombreuses organisations ont des liens avec des régions géographiques précises et partagent des connaissances mondiales, des réseaux culturels et linguistiques, ce qui contribue à l’aide internationale et aux partenariats commerciaux.
- Les petites et moyennes organisations canadiennes, y compris les partenaires autochtones, entretiennent généralement des relations de longue date avec les organisations locales et favorisent la création de liens profonds au sein des communautés locales au Canada et dans les pays partenaires.
- En 2023-2024, AMC s’est associé à environ 185 organisations canadiennes, dont 37 petites et moyennes organisations, avec un budget total de 1,12 milliard de dollars.
- Entre 2003 et 2024, le financement de l’aide internationale aux organisations canadiennes a totalisé 19,32 milliards de dollars, soit environ 20 % du financement total de l’aide internationale.
- Nutrition International a été le principal partenaire canadien d’aide internationale d’AMC en 2023-2024 (recevant 59 millions de dollars). En 30 ans, ses programmes ont permis d’éviter 7 millions de décès et d’empêcher des millions de personnes de souffrir d’anémie et de retard de croissance pendant l’enfance.
Efficacité du développement
Messages principaux
- Le gouvernement veille à ce que l'aide internationale soit efficace et responsable grâce à une diligence raisonnable rigoureuse et à des mécanismes de responsabilisation solides.
- L'évaluation de la capacité financière des partenaires est un élément clé de la diligence raisonnable.
- Le suivi des performances et la gestion axée sur les résultats sont au sein de l'approche adoptée par le gouvernement pour suivre les progrès et maximiser l'impact.
- La transparence des rapports et l'apprentissage continu aident le gouvernement à adapter et à améliorer ses programmes afin d'obtenir des résultats significatifs.
Contexte
L'aide internationale du Canada est conforme aux normes de l'OCDE-CAD, ce qui renforce notre engagement en matière de transparence, d'efficacité et de responsabilité mondiale. Veiller à ce que les fonds destinés à l'aide internationale soient dépensés à bon escient permet de maintenir la confiance du public, d'obtenir des résultats significatifs et de préserver la réputation du Canada en tant que donateur responsable.
Diligence raisonnable et gestion des risques : Le gouvernement fait preuve de diligence raisonnable avant de conclure des accords de financement avec des partenaires d'exécution. Cela comprend des évaluations financières, des examens des capacités organisationnelles et des analyses des risques afin de s'assurer que les partenaires identifient les risques à un stade précoce et peuvent gérer les fonds publics de manière responsable.
Mécanismes de responsabilisation : Le gouvernement applique des cadres de responsabilisation rigoureux par le biais de ses accords de financement, de ses audits et de ses contrôles de conformité. Les accords de financement sont soigneusement structurés afin de renforcer la responsabilisation et de clarifier les attentes en matière de performance. Les partenaires sont tenus de respecter les normes de reporting financier et de conduite éthique, y compris les mesures de lutte contre la corruption et de prévention de la fraude.
Suivi des performances et transparence : Le gouvernement utilise une approche de gestion axée sur les résultats pour surveiller le rendement des projets, des programmes/portefeuilles et de l'organisation. Il utilise des modèles logiques, des cadres de mesure du rendement et un suivi/rapport sur les résultats, complétés par des visites sur le terrain et des évaluations par des tiers afin de renforcer la surveillance. Les résultats des projets sont rendus publics par le biais de plateformes telles que l'Initiative internationale pour la transparence de l'aide et le Project Browser.
Rapports sur les résultats : Le Rapport sur l'aide internationale du Canada est publié par Affaires mondiales Canada conformément à la Loi sur la responsabilité en matière d'aide publique au développement. Il décrit comment l'aide internationale du Canada répond aux défis mondiaux, et comprend des éléments narratifs et statistiques ainsi que les progrès réalisés vers l'atteinte des résultats politiques. Le Rapport ministériel sur les résultats d'Affaires mondiales Canada suit les progrès réalisés par rapport aux résultats prévus en matière de développement, de paix et de sécurité, contribuant ainsi à garantir que les efforts internationaux du Canada restent axés sur les résultats et adaptés aux besoins.
Apprentissage continu : Les leçons tirées des évaluations et des activités de suivi sont intégrées dans les programmes futurs.
Pourquoi le Canada envoie de l'argent à l'étranger
- Le soutien au développement international ne consiste pas à choisir entre aider les autres et s'aider soi-même, mais plutôt à reconnaître que nous vivons dans un monde interconnecté, où la stabilité, la santé et la prospérité mondiales ont une incidence directe sur les nôtres.
- En luttant contre la pauvreté, les inégalités et les conflits dans les pays du Sud, l'aide internationale du Canada contribue directement à la sécurité, à la prospérité et au bien-être des Canadiens.
- L’aide internationale peut également nous aider à favoriser des partenariats stratégiques, à promouvoir des intérêts mutuels et à ouvrir la porte à de nouvelles possibilités commerciales et alliances.
Messages supplémentaires
- L’aide internationale constitue un élément clé de la boîte à outils de la politique étrangère du gouvernement du Canada, offrant un point d’entrée pour renforcer les relations bilatérales avec d’autres pays et promouvoir et protéger les intérêts canadiens dans les forums multilatéraux.
- L’aide internationale du Canada s’attaque aux facteurs de fragilité et d’instabilité — la pauvreté, la gouvernance faible, le manque d’accès à l’éducation et l’exclusion sociale — contribuant ainsi à un développement inclusif et durable qui correspond à la fois aux valeurs du Canada et à ses intérêts nationaux à long terme.
- Le Canada joue également un rôle déterminant en tant que donateur humanitaire clé. Par exemple, l’aide humanitaire du gouvernement en 2023-2024, fournie par des partenaires humanitaires fiables, a contribué à protéger et à assister plus de 19 millions de réfugiés et de personnes déplacées à l’intérieur de leur pays dans le monde entier.
- Le Canada prend des mesures pour s’assurer que son aide internationale ne tombe pas entre les mains de régimes autoritaires ou terroristes, notamment en utilisant des clauses antiterroristes et anticorruption dans les accords de projet. La majorité de l’aide internationale du Canada n’est pas destinée aux gouvernements, mais est plutôt acheminée par l’intermédiaire d’organisations canadiennes, internationales et locales fiables.
Égalité des sexes, y compris le soutien aux organisations de défense des droits des femmes
Enjeux
Le Canada s'engage à protéger et à promouvoir ses valeurs fondamentales telles que l'égalité des sexes, les droits de la personne et la démocratie. Investir dans l'égalité des sexes stimule la croissance économique, réduit la pauvreté et renforce la cohésion sociale.
Messages principaux
- Le Canada reste déterminé à promouvoir l'égalité des sexes et l'autonomisation de toutes les femmes et filles. Comme l'a réaffirmé la ministre Anand lors de l'Assemblée générale des Nations Unies, l'égalité des sexes est une valeur fondamentale du Canada que nous continuerons à défendre à travers notre politique étrangère et nos partenariats mondiaux.
- Presque toute l'aide internationale bilatérale du Canada en matière de développement intègre des résultats en matière d'égalité des sexes.
- Compte tenu des défis économiques actuels, le Canada continue de promouvoir l'égalité des sexes en jouant un rôle de premier plan dans les institutions multilatérales et les engagements bilatéraux, reconnaissant qu'il s'agit d'une condition préalable à une croissance économique durable dans les pays partenaires.
- Le Canada est profondément préoccupé par la polarisation intense des questions d'égalité des sexes et par son incidence sur la prestation de l'aide internationale et la réalisation des droits dans le monde.
Contexte
L'approche du Canada en matière d'égalité des sexes
Investir dans l'égalité des sexes est une réponse stratégique aux turbulences mondiales et aux fractures géopolitiques. Les inégalités persistantes, notamment la violence sexiste, déstabilisent les communautés et compromettent la sécurité. Une réaction mondiale croissante menace des décennies de progrès pour les femmes, les filles et les personnes LGBTI+.
La collaboration avec les organisations de défense des droits des femmes est l'un des moyens les plus efficaces de protéger et de promouvoir l'égalité des sexes, car ces organisations ont souvent une expérience vécue et sont donc les mieux placées pour traiter efficacement les questions d'inégalité au sein de leurs propres communautés.
Le Canada est un défenseur de longue date de l'égalité des sexes à travers ses engagements internationaux, sa politique étrangère et son aide au développement international. Alors que le Canada adapte son approche en matière d'aide internationale pour l'aligner sur les nouvelles priorités du gouvernement, il reste déterminé à protéger et à promouvoir l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes et des filles.
Programme « La voix et le leadership des femmes »
Créé en 2018, le programme « La voix et le leadership des femmes » fournit un financement pluriannuel, de base et adaptatif aux organisations de défense des droits des femmes et aux groupes LBTQI du monde entier. En 2023, le Canada a élargi le programme afin d'inclure un soutien accru aux organisations de défense des droits des femmes dans les situations de crise et de conflit.
Il existe actuellement 23 projets « La voix et le leadership des femmes » dans le monde. Au Nigéria, le programme a permis de former plus de 68 000 élèves et 2 700 membres du personnel scolaire à la lutte contre la violence sexuelle et sexiste, et a aidé 4 700 survivantes.
Le Fonds pour l'égalité
Grâce à une contribution initiale de 300 millions de dollars versée par le Canada en 2019, le Fonds pour l'égalité fournit un financement de base flexible à des organisations de femmes du monde entier. Il tire parti des investissements axés sur le genre et mobilise des ressources provenant de la philanthropie et d'autres donateurs afin de combler les lacunes mondiales en matière de financement. Depuis sa création, le Fonds pour l'égalité a versé 100 millions de dollars à 1 800 partenaires dans 100 pays, tout en continuant à développer son portefeuille d'investissements, qui est aligné à 100 % sur le genre.
Lutter contre la violence sexuelle et sexiste
Le Canada est un chef de file dans la lutte contre la violence sexuelle et sexiste, y compris les pratiques néfastes telles que le mariage des enfants, le mariage précoce et forcé, et les mutilations génitales féminines/excision. Le FNUAP estime que chaque dollar dépensé pour prévenir le mariage des enfants pourrait générer un rendement économique de 33 dollars d'ici 2050. En 2023-2024, le Canada a aidé plus de 40 millions de personnes grâce à son aide internationale pour lutter contre la violence sexuelle et sexiste.
Santé et droits sexuels et reproductifs
Enjeux
Il existe un mouvement mondial anti-genre de plus en plus important, notamment contre la santé et les droits sexuels et reproductifs (SDSR), qui menace les libertés bien établies concernant le droit des femmes à prendre leurs propres décisions en matière de reproduction.
Le leadership du Canada en matière de santé et de droits sexuels et reproductifs (SDSR) s'appuie sur son engagement de longue date en faveur de la santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et adolescente, introduit par l'Initiative de Muskoka pour la santé maternelle, néonatale et infantile (2010-2020/engagement de 6,5 milliards de dollars), suivie plus récemment par l'Engagement décennal pour la santé et les droits mondiaux (2020-2030).
Au fil des ans, le soutien du Canada a contribué à réduire la mortalité maternelle et néonatale grâce à un meilleur accès aux consultations prénatales et aux soins postnatals, à l'amélioration de l'accès et de la qualité des services de santé, à l'amélioration des services de planification familiale et à la prévention et au traitement des infections sexuellement transmissibles.
En 2023, le Canada a consacré 5 % de son APD aux droits en matière de santé sexuelle et reproductive. À l'échelle mondiale, en 2023 (dernières données disponibles), le Canada se classait au 5e rang des principaux donateurs en matière de santé et de droits sexuels et reproductifs et au 7e rang en termes de financement de la santé et des droits sexuels et reproductifs en pourcentage du total des allocations de l'APD.
En 2023-2024, le soutien du Canada à la santé et aux droits sexuels et reproductifs comprenait 702 millions de dollars versés à divers partenaires multilatéraux, internationaux et canadiens.
Nos investissements dans les SDSR donnent des résultats concrets. Par exemple, en 2024, le soutien du Canada au Partenariat pour l'approvisionnement du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) – un fonds commun multi-donateurs – a contribué à éviter près de 10 millions de grossesses non désirées, plus de 200 000 décès maternels et infantiles, 3 millions d'avortements dangereux, et a permis à 25 millions de femmes d'accéder à des services de santé reproductive essentiels.
Messages principaux
- Le Canada est un chef de file mondial dans la protection et la promotion de la santé et des droits sexuels et reproductifs des femmes et des filles.
- La santé et les droits sexuels et reproductifs constituent un domaine prioritaire pour le Canada, car il est largement prouvé qu'ils jouent un rôle essentiel dans la promotion de la santé des femmes, de l'égalité des sexes et des droits de la personne, ainsi que dans l'autonomisation de divers groupes de femmes et de filles.
- Garantir l'accès universel à la santé et aux droits sexuels et reproductifs favorise non seulement l'égalité des sexes, mais stimule également l'éducation, la croissance économique et la résilience, non seulement pour les femmes et les filles, mais aussi pour les membres de leur famille et l'ensemble de la société.
- Investir dans la santé et les droits sexuels et reproductifs est un investissement intelligent, fondé sur des données probantes et rentable. Chaque dollar investi dans la planification familiale rapporte plus de 8 dollars en avantages économiques pour les familles et les sociétés.
- Nos partenaires canadiens et internationaux dans le domaine de la santé et des droits sexuels et reproductifs obtiennent des résultats et changent véritablement la vie des femmes, de leurs familles et de leurs communautés.
Contexte
- Le Canada est depuis longtemps un fervent défenseur de la santé et des droits des femmes et des filles, notamment par le biais de l'Initiative de Muskoka pour la santé maternelle, néonatale et infantile (2010-2020) et, plus récemment, de l'Engagement décennal pour la santé et les droits mondiaux (10YC), qui met fortement l'accent sur la santé et les droits sexuels et reproductifs.
- Le Canada s'engage à soutenir une approche globale et fondée sur des données probantes en matière de santé et de droits sexuels et reproductifs, comme le recommande le rapport Guttmacher Lancet de 2018 intitulé « Accélérer les progrès – La santé et les droits sexuels et reproductifs pour tous ».
Commerce et développement : Harmoniser l’aide internationale avec les intérêts économiques du Canada
Dans le contexte de l’évolution des priorités canadiennes, le gouvernement réévalue et recentre son approche en matière d’aide internationale. À l’avenir, l’aide internationale du Canada sera de plus en plus axée sur le soutien à la prospérité économique et au commerce, conformément aux intérêts du Canada et des pays partenaires; sur la promotion de la stabilité et de la résilience mondiales; ainsi que sur le renforcement de l’engagement multilatéral et des partenariats. Une approche intégrée du commerce et du développement peut contribuer à établir des relations bilatérales et commerciales, à créer des environnements plus prévisibles pour le commerce et l’investissement, à soutenir la mise en œuvre des accords commerciaux et à renforcer la collaboration avec les partenaires commerciaux de demain.
Question : Quel est le plan pour intégrer les politiques et programmes de commerce et de développement?
- À l’avenir, le gouvernement recentrera une partie de ses programmes d’aide internationale afin de promouvoir les intérêts économiques et sécuritaires du Canada.
- Ce recentrage consistera notamment à identifier des partenariats bilatéraux où les objectifs du Canada en matière de commerce, d’investissement et de sécurité des chaînes d’approvisionnement pourront être avancés.
- Cela inclut une meilleure intégration de nos objectifs de développement et de commerce dans les pays partenaires, notamment en renforçant les environnements favorables, en réduisant les obstacles au commerce et au secteur privé, et en développant le capital humain et la main-d’œuvre dans les secteurs d’intérêt commun.
Question : L’intégration des intérêts canadiens aux priorités de l’aide internationale implique-t-elle de lier l’aide canadienne?
- L’intégration des intérêts économiques et commerciaux du Canada aux priorités de l’aide internationale n’implique pas nécessairement de lier l’aide canadienne, puisque bon nombre des efforts visant à améliorer l’environnement favorable au commerce et à l’investissement ne concernent pas directement le soutien aux entreprises canadiennes.
Contexte
- Le Canada examine la manière dont il fournit l’aide internationale afin de s’assurer qu’elle reflète les intérêts et les valeurs canadiennes tout en demeurant axée sur la réponse aux défis mondiaux actuels.
- À l’avenir, l’aide internationale du Canada visera à promouvoir des priorités communes avec les pays partenaires dans les domaines de la prospérité économique, notamment la croissance inclusive, la préparation au commerce et l’investissement du secteur privé.
- L’approche du Canada en matière de commerce et de développement nous permettra d’être plus stratégiques et agiles quant aux lieux et aux modalités d’investissement, et de mobiliser plus efficacement l’expertise canadienne pour faire progresser à la fois les objectifs commerciaux et de développement.
L'aide internationale apportée par le Canada à des pays tels que la Chine et l'Iran, qui se manifeste principalement par le biais d'organisations multilatérales
Les données relatives à l'aide internationale du Canada montrent un appui à des pays tels que l'Iran et la Chine principalement par l'intermédiaire d'organisations multilatérales. Cela peut soulever des questions quant aux motivations et aux intentions stratégiques du Canada.
- Engagement de principe envers le multilatéralisme : Le Canada est un fervent défenseur du multilatéralisme. En soutenant des organisations telles que l'ONU, l'Organisation mondiale de la santé et la Banque mondiale, le Canada peut promouvoir la paix, la sécurité, les droits de la personne et le développement durable, même dans des environnements complexes comme la Chine et l'Iran.
- Les défis mondiaux exigent des réponses mondiales : des problèmes tels que les pandémies, le changement climatique et l'insécurité alimentaire transcendent les frontières. Le soutien du Canada aux organisations multilatérales travaillant dans des pays comme la Chine ou l'Iran aide à relever ces défis communs, contribuant ainsi à la stabilité et à la résilience mondiales.
- Respect des normes et des sanctions internationales : Le Canada reste ferme sur ses obligations internationales. La réimposition des sanctions de l'ONU à l'Iran en réponse aux préoccupations liées à la prolifération nucléaire et l'imposition de sanctions à des individus en Chine pour violations des droits de la personne démontrent que l'engagement multilatéral ne signifie pas un soutien inconditionnel.
- Influence stratégique et recherche de consensus : Le financement d'organisations multilatérales sert les intérêts du Canada et contribue à façonner les normes mondiales, même dans des Contextes où l'influence bilatérale directe est limitée. Cela est particulièrement important lorsque la concurrence géopolitique est intense, comme dans le cas de l'influence croissante de la Chine dans les organismes multilatéraux.
- Cibler les personnes, pas les gouvernements : L'aide fournie par des voies multilatérales se concentre sur les populations vulnérables (par exemple, les femmes, les enfants, les réfugiés), garantissant que l'aide humanitaire et le soutien au développement parviennent à ceux qui en ont le plus besoin, même dans des Contextes politiquement sensibles.
Contexte pouvant être divulgué
La majeure partie de l'aide internationale du Canada à la Chine et à l'Iran est fournie dans le cadre des contributions de base du Canada aux organisations multilatérales et aux initiatives mondiales. Ces contributions reflètent une approche stratégique fondée sur des principes. Elles permettent au Canada de contribuer à des solutions mondiales, de faire respecter les normes internationales et de soutenir les populations vulnérables, tout en maintenant sa responsabilité et son influence.
Le Canada accorde la priorité à la transparence et aux résultats dans ses dépenses d'aide, et les organisations multilatérales sont soumises à des évaluations de performance et à des obligations de rendre compte. Affaires mondiales Canada n'a pas de programme de développement bilatéral dédié à l'Iran ou à la Chine.
Le Canada a une politique d'engagement contrôlé avec l'Iran qui limite les relations à quatre domaines clés, notamment les droits de la personne, les questions consulaires, les questions liées au nucléaire et la sécurité régionale. Le Canada continue d'appliquer des sanctions et des restrictions lorsque cela est approprié (par exemple, le programme nucléaire iranien, les sanctions autonomes liées à des violations graves de la paix et de la sécurité internationales, telles que le transfert d'armes à la Russie pour la guerre en Ukraine, et les violations flagrantes et systématiques des droits de la personne, ainsi que l'inscription du Corps des gardiens de la révolution islamique iranienne sur la liste des entités terroristes en vertu du Code criminel), tout en soutenant les efforts humanitaires par le biais des mécanismes des Nations Unies. Ces canaux permettent au Canada de faire respecter le droit international et les normes en matière de droits de la personne.
Le Canada a également imposé des sanctions à 14 personnes et à une entité en Chine pour leur rôle dans de graves violations des droits de la personne dans ce pays. Le Canada continue de faire part de ses préoccupations concernant les droits de la personne en Chine, tant au niveau bilatéral avec ses interlocuteurs chinois que dans les forums multilatéraux.
Par l'intermédiaire du Fonds canadien d'initiatives locales (FCIL), le Canada soutient des projets à petite échelle dans 124 pays, dont la Chine, visant à aider la société civile locale à répondre aux besoins de développement locaux. Le financement total des projets du FCIL en 2023-2024 était inférieur à 500 000 dollars canadiens en Chine. Les projets du FCIL se concentrent sur des questions telles que la gouvernance inclusive, les droits de la personne, l'égalité des sexes, la paix et la sécurité.
Conclusion
Le Canada est attaché au multilatéralisme comme moyen de promouvoir la paix, les droits de la personne et le développement durable à l'échelle mondiale. Dans un monde de plus en plus multipolaire, le Canada fera valoir ses intérêts en travaillant dans le cadre de plateformes multilatérales qui protègent ses valeurs et lui permettent de former des coalitions pragmatiques, en équilibrant son engagement avec ses alliés, les puissances émergentes et les nouveaux acteurs. L'aide multilatérale contribue à la stabilité mondiale, ce qui profite aux Canadiens.
Domaines de programmation
Chiffres
- Au cours de l'exercice 2023-2024, le Canada a versé 0,5 million de dollars en aide internationale à l'Iran, 0,38 million à la Corée du Nord et 14,6 millions à la Chine, principalement par des voies multilatérales.
- La totalité des 0,5 million de dollars versés à l'Iran a été fournie par Affaires mondiales Canada par l'intermédiaire d'organisations multilatérales. Sur ce montant, 0,2 million de dollars correspondait à de l'aide humanitaire.Note de bas de page 1
- L'aide accordée par AMC à l'Iran en 2023-2024 a été versée par l'intermédiaire du Fonds canadien d'initiatives locales, un fonds spécialement conçu pour financer modestement des projets à petite échelle et à fort impact dans les pays admissibles à l'aide publique au développement (APD).
- L'aide canadienne en RPDC/Corée du Nord est fournie par l'intermédiaire d'organisations expérimentées sur le terrain, et non directement au gouvernement.
- Tous les programmes canadiens en RPDC/Corée du Nord sont de nature multilatérale et sont versés par l'intermédiaire d'organisations telles que GAVI, l'UNICEF et le Programme alimentaire mondial.
- Sur les 14,6 millions de dollars versés à la Chine, 12,9 millions ont été fournis par Affaires mondiales Canada, 1,6 million par Environnement et Changement climatique Canada et moins de 0,1 million par le Centre de recherches pour le développement international et d'autres ministères ou organismes. La majeure partie des 12,9 millions de dollars a été fournie par des organisations multilatérales et dans les secteurs de l'énergie, du transport et du stockage, ainsi que de la protection générale de l'environnement.
- L'APD canadienne en Chine est fournie par l'intermédiaire d'organisations expérimentées sur le terrain, et non directement au gouvernement. Au cours de l'exercice 2023-2024, la majeure partie du financement accordé par le MAEC à la Chine a été versée par l'intermédiaire du Fonds canadien d'initiatives locales, un fonds spécialement conçu pour fournir un financement modeste à des projets à petite échelle et à fort impact dans les pays admissibles à l'APD.
(Source : DevData : Tableau de bord des dépenses d'aide internationale du Canada)
Aide humanitaire – Messages principaux
- Durant l’année fiscale 2024-2025, le Canada a versé plus de 796 millions de dollarsNote de bas de page 2 en aide humanitaire pour répondre aux besoins vitaux des personnes touchées par les conflits et les catastrophes naturelles à travers le monde.
- En raison de nouveaux conflits et de catastrophes naturelles de plus en plus prolongés, plus de 300 millions de personnes ont besoin d'une aide humanitaire en 2025.
- Le Canada continuera de répondre en travaillant par l’entremise de partenaires expérimentés, notamment l'ONU, le Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, ainsi que les ONG canadiennes et internationales afin de fournir une aide humanitaire d'urgence là où les gens en ont le plus besoin.
Messages supplémentaires
- Le Canada s'engage à défendre et à promouvoir le respect du droit international humanitaire, y compris la protection des civils et des travailleurs humanitaires.
Mise à jour
- En raison de réductions budgétaires majeures à l’échelle mondiale, le système humanitaire fait l’objet de réformes profondes – dans le cadre d’une « réinitialisation humanitaire » (« Reset ») – visant à réaffirmer son objectif fondamental : protéger et aider les personnes les plus vulnérables lors de situations d’urgence aiguës, et accorder la priorité à l’aide vitale.
Faits et chiffres à l’appui
- Le Canada reste un donateur humanitaire engagé, se classant au 13e rang mondial en 2024.
- Durant l’année fiscale 2024-2025, les principaux partenaires humanitaires financés par l'AMC comprenaient :
- Programme alimentaire mondial (PAM) - 202 millions.
- Comité international de la Croix-Rouge (CICR) - 94 millions.
- Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (BCAH) - 87 millions.
- Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) - 84 millions.
- En 2025, les principales interventions humanitaires comprendront :
- 104,5 millions pour répondre aux besoins urgents en Palestine et 44 millions pour les personnes touchées au Liban ; et
- 64 millions de dollars pour répondre aux besoins humanitaires au Soudan et 105,8 millions de dollars pour les pays voisins touchés par la crise soudanaise, notamment la République centrafricaine, le Tchad, l'Éthiopie, le Soudan du Sud et l'Ouganda ;
- Plus de 17 millions de dollars pour répondre aux besoins urgents en Haïti.
Contexte
Au cours de la dernière décennie, la portée, l’ampleur et la complexité des crises humanitaires ont considérablement augmenté, caractérisées par un nombre croissant de conflits et de catastrophes naturelles, aggravés par les changements climatiques. En août 2025, plus de 300 millions de personnes avaient besoin d’une aide humanitaire à l’échelle mondiale, et 122 millions de personnes étaient déplacées de force. Le Canada continue de répondre aux crises humanitaires soudaines et prolongées, notamment en Palestine, en Ukraine, au Soudan et en Haïti, et s’emploie activement à lutter contre l’insécurité alimentaire mondiale.
L’aide humanitaire
Enjeux
Le gouvernement du Canada répond aux crises humanitaires grâce à un système mondial coordonné composé de partenaires humanitaires expérimentés, qui fournissent une aide d'urgence là où elle est le plus nécessaire.
Messages principaux
- Le Canada répond aux besoins humanitaires en collaborant avec des partenaires humanitaires expérimentés, notamment l'ONU, le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, ainsi que des ONG canadiennes et internationales, qui fournissent une aide immédiate pour sauver des vies.
- En tant que donateur humanitaire engagé, le Canada continue de répondre aux crises humanitaires soudaines et prolongées, notamment en Palestine, en Ukraine, au Soudan et en Haïti, et s'efforce activement de répondre aux besoins mondiaux en apportant son soutien à des secteurs tels que l'aide alimentaire.
- Le Canada s'engage à défendre et à promouvoir le respect du droit international humanitaire, notamment la protection des civils et des travailleurs humanitaires.
- Le Canada s'engage activement à l'échelle mondiale pour améliorer l'efficacité et l'efficience du système humanitaire international et soutient les efforts de réforme visant à réaffirmer l'objectif fondamental du système : donner la priorité à l'aide vitale et protéger les personnes les plus exposées lors de situations d'urgence aiguës.
- L'aide humanitaire est conforme aux valeurs canadiennes, favorise la stabilité mondiale, réduit les déplacements forcés et renforce l'influence internationale du Canada.
Contexte
Au cours de la dernière décennie, la portée, l'ampleur et la complexité des crises humanitaires ont considérablement augmenté, caractérisées par un nombre croissant de conflits et de catastrophes naturelles, exacerbés par le changement climatique. En août 2025, plus de 300 millions de personnes avaient besoin d'aide humanitaire dans le monde et 122 millions de personnes étaient déplacées de force.
Au cours de l'exercice 2024-2025, l'AMC a fourni 796Note de bas de page 3 millions de dollars d'aide humanitaire et s'est classé treizième donateur mondial en 2024.
Le gouvernement dispose d'un ensemble d'outils solides pour répondre aux crises humanitaires. Les interventions consistent principalement en des contributions financières à des partenaires expérimentés afin de soutenir leurs programmes d'intervention. Cela comprend notamment l'aide alimentaire et nutritionnelle d'urgence, les services de santé d'urgence, l'eau, l'assainissement et l'hygiène, les abris et les articles non alimentaires, ainsi que d'autres formes d'aide aux populations vulnérables et touchées par des crises. Au cours de l'exercice 2024-2025, les principaux partenaires humanitaires financés par le Canada étaient les suivants :
- Programme alimentaire mondial – 202 millions de dollars
- Comité international de la Croix-Rouge – 94 millions de dollars
- Bureau de la coordination des affaires humanitaires – 87 millions de dollars
- Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés – 84 millions de dollars
En réponse à des situations d'urgence soudaines, telles que des tremblements de terre ou des inondations, le gouvernement du Canada peut également fournir une aide en nature, comme des fournitures de secours et du matériel médical provenant de ses stocks, déployer des experts civils et utiliser des fonds de contrepartie comme outil de mobilisation du public. À la suite de catastrophes naturelles de grande ampleur, il peut également recourir aux capacités uniques des forces armées canadiennes en dernier recours lorsque la capacité de réponse dépasse les capacités civiles.
En raison d'importantes réductions de financement à l'échelle mondiale, le système humanitaire fait l'objet de réformes importantes – dans le cadre d'une « réinitialisation humanitaire » – afin de réaffirmer son objectif fondamental : protéger et aider les personnes les plus vulnérables lors de situations d'urgence aiguës et donner la priorité à l'aide vitale.
Gouvernance démocratique et résilience
Enjeux
Aider les démocraties à rester fortes et résilientes est un défi mondial urgent, alors que la montée de l’autoritarisme, les menaces extérieures, les mouvements anti-droits et l’utilisation abusive de la technologie continuent de saper les systèmes démocratiques.
Messages principaux
- Une mauvaise gouvernance érode la confiance du public, réduit la responsabilité et affaiblit la prestation des services essentiels, à la justice et à la protection des droits humains.
- Les investissements du Canada dans la gouvernance démocratique et les droits de la personne protègent un environnement propice à la prospérité économique et à la sécurité.
- Le Canada s’engage à travailler avec ses partenaires internationaux pour défendre les droits de la personne, soutenir des élections justes et crédibles, et renforcer des systèmes prévisibles fondés sur des règles, qui soutiennent le commerce, l’action climatique, la stabilité financière et le développement durable.
Contexte pouvant être divulgué
- L’aide internationale du Canada vise notamment à : mettre en place et renforcer des institutions et des processus démocratiques dans le secteur public; soutenir les organisations de la société civile qui participent à la protection de l’espace civique, de la liberté de la presse et des droits de la personne; lutter contre les menaces qui pèsent sur les systèmes de gouvernance démocratique.
Faits et chiffres à l’appui
- En 2023-2024, Affaires mondiales Canada a déboursé 376 millions de dollars pour les programmes de gouvernance inclusive, soit 7 % de son aide internationale.
- Les indices internationaux font état d’un déclin inquiétant des droits et libertés politiques qui englobent la gouvernance démocratique. Selon le rapport 2025 de Global State of Democracy (L’état mondial de la démocratie), 94 pays (54 % des pays évalués) ont subi la chute d’au moins un facteur de performance démocratique par rapport à leur résultat d’il y a 5 ans, tandis que seuls 55 pays (32 %) ont progressé à cet égard.
- De manière plus générale, Freedom House (une importante ONG américaine spécialisée dans la gouvernance démocratique) constate un déclin mondial de la liberté et de la démocratie sur une période de 19 ans.
Contexte
- La gouvernance démocratique repose sur quatre piliers : la protection des droits de la personne, le respect de la primauté du droit, la reddition de comptes envers les citoyens et la véritable représentation.
- Partout dans le monde, les mouvements opposés aux droits des femmes et aux droits de la personne alimentent l’instabilité et contestent directement les systèmes démocratiques. Les communautés 2ELGBTQI+ sont souvent en première ligne pour lutter contre ces mouvements et sont confrontées à une augmentation de la discrimination et de la violence.
- L’impression que la démocratie n’a pas tenu ses promesses (notamment en ce qui concerne les problèmes de sécurité et la croissance économique), combinée à l’ingérence étrangère et aux réactions négatives aux droits fondamentaux, accentue la polarisation sociétale, érode la confiance dans les processus démocratiques, porte atteinte aux droits de la personne et déstabilise le système international fondé sur des règles qui garantit notre sûreté et notre sécurité.
Croissance économique
Question
L’aide internationale du Canada joue un rôle clé pour favoriser une croissance économique durable et inclusive dans les pays partenaires, en donnant aux femmes, aux jeunes et aux groupes marginalisés les moyens de participer pleinement au progrès économique et social.
Réponses au besoin
- L’aide internationale du Canada soutient la création d’emplois inclusifs et l’entrepreneuriat, le renforcement des capacités commerciales et les partenariats avec le secteur privé, tout en favorisant une croissance durable et résiliente par l’adaptation aux changements climatiques.
- Le Canada travaille avec les pays partenaires pour renforcer les capacités des institutions, la transparence de la réglementation et la gouvernance des finances publiques, car ces éléments sont la clé d’un environnement favorable au développement inclusif et à de nouveaux modes de diversification du commerce.
- Tout en continuant de travailler avec les institutions multilatérales axées sur le développement économique, nous sommes déterminés à favoriser de nouveaux partenariats avec les pays en développement, ainsi qu’avec les acteurs du secteur privé, afin d’assurer notre prospérité économique mutuelle.
- Dans les domaines des infrastructures et des minéraux critiques, le Canada cherche à mettre en place des partenariats qui renforceront la résilience des chaînes d’approvisionnement et favoriseront une croissance inclusive et durable, tant au pays que dans le cadre de collaborations internationales.
- Ces efforts peuvent profiter aux Canadiens en venant créer des possibilités de commerce et d’investissement bilatéraux dans des marchés nouveaux et qui gagnent en importance, tout en renforçant la résilience des chaînes d’approvisionnement et la sécurité économique.
Contexte pouvant être communiqué
Croissance économique inclusive
Comme l’a souligné la ministre Anand à l’Assemblée générale des Nations Unies, la politique de développement international du Canada est ancrée dans l’inclusion, en vue de donner aux femmes, aux jeunes et aux groupes marginalisés les moyens de participer pleinement au progrès économique et social. L’égalité des genres est reconnue non seulement comme un objectif fondamental, mais aussi comme un facteur contribuant à la résilience et à la paix. Les priorités comprennent les infrastructures adaptées au climat, les chaînes d’approvisionnement durables et des investissements ciblés pour réduire la pauvreté et favoriser la stabilité à long terme, pour jeter ainsi les bases d’une croissance inclusive et durable. Le Canada continue de remplir la promesse qu’il a faite lors du Forum Génération Égalité de verser 100 millions de dollars pour s’attaquer à la répartition inégale du travail de soins rémunéré et non rémunéré dans les pays à revenu faible et intermédiaire. Pour ce faire, il faut notamment soutenir l’économie des soins, améliorer la qualité des soins et chercher à réduire la proportion disproportionnée de temps que les femmes consacrent aux soins et qui leur laisse peu de temps pour autre chose.
Arrimer les outils de la politique étrangère, du commerce et du développement
L’aide au développement international du Canada favorise une croissance inclusive et renforce l’infrastructure économique et les capacités de la population active, rendant ainsi possibles des partenariats commerciaux à long terme. Dans ce Contexte, l’utilisation de stratégies commerciales favorisant l’égalité des genres permet aux femmes et aux groupes marginalisés de bénéficier de chaînes d’approvisionnement plus résilientes et diversifiées. Le Canada accorde aussi une assistance technique aux partenaires en développement pour les aider à mettre en œuvre les accords de libre-échange, comme l’accord récemment conclu avec l’Indonésie. De cette façon, le Canada souligne sa volonté d’ancrer sa présence dans le monde dans ses valeurs fondamentales, afin que les programmes de développement contribuent directement à la résilience économique, à la diversification du commerce et à la prospérité de tous.
Partenariats
Grâce à des partenariats multilatéraux, bilatéraux et avec des organisations de la société civile, le Canada soutient une croissance inclusive au moyen d’initiatives qui aident à renforcer les chaînes d’approvisionnement et les marchés locaux, l’inclusion financière, ainsi que les biens publics et les services essentiels qui sous-tendent le développement durable, comme les infrastructures d’eau potable, l’accès à des logements sûrs et l’agriculture.
Infrastructures, minéraux critiques et chaînes d’approvisionnement résilientes
Dans les domaines des infrastructures et des minéraux critiques, le Canada cherche à mettre en place des partenariats stratégiques afin de renforcer la résilience des chaînes d’approvisionnement et de favoriser une croissance inclusive et durable, tant au pays qu’à l’échelle internationale. Certes, la voie à suivre pour parvenir à des collaborations mutuellement avantageuses reste complexe. Cependant, le Canada est résolu à promouvoir une gestion responsable des ressources naturelles qui contribue à la réduction de la pauvreté, à la création d’emplois et au développement économique inclusif, en particulier dans les régions où le potentiel commercial est encore inexploité.
Capacités des institutions et transparence de la réglementation
Le Canada continue de chercher à renforcer les capacités des institutions, la transparence de la réglementation et la gouvernance des finances publiques dans les pays partenaires, en vue de favoriser une croissance économique inclusive et un commerce diversifié. Pour y parvenir, il faut mettre davantage l’accent sur la création d’environnements propices au commerce et au développement, mieux soutenir les pays partenaires dans leurs réformes de la gouvernance et faire progresser des cadres économiques inclusifs et durables.
[CAVIARDÉ]
Arrimer les outils de la politique étrangère, du commerce et du développement international
Alors que le domaine du développement international est en pleine évolution, le Canada affine sa stratégie globale de croissance économique en cherchant à faire progresser la coopération économique, l’entrepreneuriat, la création de compétences et d’emplois, la résilience face au climat et le financement novateur. Pour ce faire, il lui faut renforcer la cohérence des politiques portant sur l’ensemble de ses priorités en matière de développement, de commerce et de politique étrangère, par exemple pour mieux soutenir des pays en développement riches en ressources tout en répondant à la demande croissante de minéraux critiques au Canada. Ce faisant, le développement international peut être mis à profit pour renforcer les systèmes économiques mondiaux. Il s’agit là d’un virage vers l’élaboration de politiques intégrées, où le développement international est considéré à la fois du point de vue humanitaire et comme un levier stratégique pour renforcer les systèmes économiques mondiaux.
Infrastructures, minéraux critiques et chaînes d’approvisionnement résilientes
Les minéraux critiques, la sécurité des chaînes d’approvisionnement, les infrastructures, les corridors économiques et la gouvernance ont été au cœur des récentes discussions du G7 dirigées par le premier ministre Carney. Dans le cadre du Plan d’action du G7 sur les minéraux critiques, le Canada soutient des chaînes d’approvisionnement transparentes, durables et bénéfiques à l’échelle locale, en mettant l’accent sur des marchés fondés sur des normes, la participation des Autochtones et une gouvernance qui favorise l’égalité des genres. Le Canada appuie aussi le Partenariat du G7 pour les infrastructures mondiales et l’investissement, qui met l’accent sur des corridors économiques, comme le corridor de Lobito (Angola, RDC, Zambie), une route commerciale clé pour le cuivre et le cobalt, en tirant parti du financement mixte et des partenariats public-privé. De plus, le Canada soutient activement le Partenariat du G7 pour des chaînes d’approvisionnement résilientes et inclusives (RISE), qui vise à diversifier les chaînes d’approvisionnement mondiales en minéraux critiques et à les rendre plus sûres, tout en favorisant l’investissement et la croissance économique durable.
Financement innovant
Le financement novateur ou innovant consiste à utiliser de nouveaux outils avec de nouveaux partenaires, en particulier le secteur privé, pour accroître l'impact de chaque dollar investi dans le développement.
Au besoin
- Depuis 2011, le Canada utilisent des mécanismes de finance innovante, tels que des prêts, afin de mobiliser de nouvelles sources de financement pour le développement international. Ce mode de financement novateur complète mais ne remplace pas les autres outils servant à financer le développement, comme les subventions et les contributions traditionnelles.
- Pour l’essentiel, le Canada utilise ce mode de financement dans le cadre des programmes de finance innovante et de lutte contre les changements climatiques à Affaires mondiales Canada, et par l’intermédiaire de son institution de financement du développement, FinDev Canada.
- Fin Dev Canada est un acteur important dans le financement du développement et joue un rôle clé dans l'approche du Canada pour soutenir la croissance dans les marchés émergents et les économies en développement, ce qui nous permet d'utiliser tous les outils à notre disposition.
- Depuis 2018, FinDev Canada s'est engagé à verser plus de 1,3 milliard de dollars américains pour financer le développement durable, ce qui a contribué à soutenir plus de 223 000 emplois et à faire progresser l'égalité des genres, la résilience climatique et la croissance inclusive dans les pays dans l'ensemble de son portefeuille d'investissements.
- En outre, le nouveau financement concessionnel de FinDev Canada, à savoir 700 millions de dollars prévus dans le budget de 2024, permettra de se concentrer encore davantage sur les investissements à fort potentiel dans les marchés émergents et les économies en développement. Il contribuera aussi à réduire les risques et, ce faisant, à attirer encore plus d'investissements du secteur privé.
- Au Sommet des dirigeants du G7 de cette année, le premier ministre Carney a annoncé l'octroi de 391,3 millions de dollars à des initiatives visant à catalyser les capitaux privés en faveur de la croissance économique et de projets de développement partout dans le monde.
- Ce financement aidera à éliminer les principaux obstacles aux investissements du secteur privé. Il permettra également de mobiliser des capitaux privés dans les pays en développement pour réduire la pauvreté et créer une prospérité partagée.
- L'engagement du Canada en faveur de la finance innovante et le financement annoncé par le premier ministre renforcent notre rôle de partenaire stratégique dans la mobilisation de capitaux privés pour le développement mondial.
Contexte diffusable
L’atteinte des objectifs mondiaux de développement nécessitera des investissements qui dépassent largement les capacités budgétaires des pouvoirs publics ou des États. Alors que le déficit de financement des objectifs de développement durable (ODD) avoisine les 4 billions de dollars et que l'aide publique au développement diminue (212 milliards de dollars en 2024), il est essentiel de mobiliser des capitaux privés.
Lors du Sommet des dirigeants du G7, le Canada a annoncé un investissement de 391,3 millions de dollars pour catalyser les capitaux privés en faveur d'une croissance économique inclusive. Cela comprend 290 millions de dollars sur cinq ans pour le Programme d'innovation en aide internationale (PIAI) afin de mobiliser des investissements privés en faveur des ODD. À cela s’ajoutent 101,3 millions de dollars pour s'attaquer aux principaux obstacles à l'investissement dans les pays en développement, dont environ 50 millions de dollars pour l’initiative SCALED visant à mobiliser des capitaux privés pour le développement durable.
Le PIAI est un programme de financement innovant d'Affaires mondiales Canada lancé en 2018. Il utilise des prêts concessionnels pour réduire les risques encourus par les investisseurs privés dans les pays en développement. Pendant la période d’essai (entre 2020 et 2024), il a donné lieu à des investissements de 810,8 millions de dollars, y compris un financement remboursable pour 16 nouveaux projets. Ces projets devraient permettre de réduire de 27 millions de tonnes les émissions de gaz à effet de serre et de mobiliser des ressources supplémentaires du secteur privé. On s’attend à ce que 4,8 millions de personnes en bénéficient.
Avec les 290 millions de dollars sur cinq ans annoncés au Sommet des dirigeants du G7, la nouvelle phase du PIAI vise à :
- Mobiliser des capitaux supplémentaires pour une croissance économique durable et des investissements à impact, en mettant à contribution des investisseurs institutionnels.
- Accroître l'impact et la portée du financement mixte du Canada et soutenir les investissements qui renforcent les marchés locaux, y compris en veillant à ce que des personnes ayant un accès restreint aux services financiers, comme les femmes entrepreneures et les petits exploitants agricoles, puissent mieux accéder à ceux-ci.
- Tirer parti des ressources d'aide internationale du Canada pour accroître l'impact sur le développement.
Dans le cadre de l’initiative SCALED et de concert avec l'Allemagne, d'autres gouvernements et des investisseurs institutionnels du secteur privé, le Canada dirige la mise sur pied d’une plateforme mondiale qui simplifiera et uniformisera la façon dont nous effectuons le financement mixte. La plateforme SCALED vise à surmonter des défis structurels et à éliminer les obstacles, tels que les exigences complexes des donateurs et le manque d’uniformisation, qui empêchent la mobilisation de capitaux à grande échelle pour des investissements alignés sur les ODD dans les marchés émergents et les économies en développement.
Créée en 2018, FinDev Canada est l'institution canadienne de financement du développement. Son mandat consiste à obtenir des résultats mesurables en matière de développement, notamment en matière de lutte contre les changements climatiques, d'égalité des genres et de croissance économique inclusive. Ses investissements se concentrent sur trois secteurs clés : l'industrie financière, les infrastructures durables, l'agroalimentaire, la foresterie et les chaînes de valeur. Elle soutient le développement international par le biais de financements, d'investissements et de conseils techniques, avec des engagements totalisant 1,3 milliard de dollars américains auprès de plus de 48 clients.
Systèmes alimentaires et nutrition
Enjeux
La sécurité alimentaire mondiale reste un défi majeur en matière de développement. Si la faim dans le monde a diminué pour la première fois depuis 2019, 673 millions de personnes souffraient encore de la faim en 2024.
Messages principaux
- Il est important pour le Canada d'assurer la sécurité alimentaire mondiale. Nous restons préoccupés par le fait que les prix des denrées alimentaires sur le marché intérieur de nombreux pays en développement – les prix qui importent aux consommateurs pauvres – continuent d'augmenter, aggravant ainsi la faim et la malnutrition.
- Au niveau national, l'un des principaux facteurs du coût élevé de la vie des Canadiens est l'importation de denrées alimentaires provenant d'agriculteurs pauvres et vulnérables du Sud, telles que le café, le cacao, les fruits tropicaux et les noix.
- Répondre à l'évolution de la crise alimentaire mondiale est une priorité importante pour le Canada, tant au niveau national qu'international. Le Canada continuera de s'attaquer aux causes profondes de la faim et de la malnutrition en renforçant la résilience des systèmes agroalimentaires face aux chocs climatiques et économiques.
- En 2024-2025, le Canada a consacré 600 millions de dollars au développement à long terme des systèmes agroalimentaires et plus d'un milliard de dollars à la lutte contre la malnutrition.
- La fourniture d'une aide alimentaire et nutritionnelle d'urgence est un élément clé du portefeuille d'aide humanitaire internationale du Canada, avec environ 390 millions de dollars fournis par l'intermédiaire des Nations unies et des partenaires de la société civile canadienne en 2025.
Contexte
- Les principaux facteurs à l'origine de la faim et de la malnutrition dans le monde sont les conflits et l'insécurité, le changement climatique et les chocs économiques.
- En 2024, on estime que 673 millions de personnes étaient sous-alimentées, 2,3 milliards de personnes souffraient d'insécurité alimentaire modérée ou grave et 2,6 milliards de personnes n'avaient pas les moyens de s'alimenter sainement. Le monde n'est pas en voie d'atteindre aucun des sept objectifs mondiaux en matière de nutrition.
- Les progrès réalisés dans la réduction de la faim sont largement dus aux améliorations observées en Asie du Sud et en Amérique du Sud. La faim continue d'augmenter dans la plupart des sous-régions d'Afrique et d'Asie occidentale.
- Depuis 2020, l'inflation mondiale des prix alimentaires a constamment dépassé l'inflation globale, soulignant les pressions persistantes sur les marchés agricoles et alimentaires.
- Une augmentation de 10 % des prix des denrées alimentaires est associée à une hausse de 3,5 % de l'insécurité alimentaire et à une augmentation de 2,7 % à 4,3 % de la malnutrition infantile.
- Le Canada s'est engagé à renforcer la résilience des systèmes agroalimentaires en mettant l'accent sur l'agriculture intelligente face au climat, les chaînes de valeur agroalimentaires durables, la gouvernance des systèmes alimentaires et les filets de sécurité.
- Le Canada figure également régulièrement parmi les cinq principaux donateurs mondiaux en matière de nutrition. Le leadership du Canada en matière de politiques et de partenariats nutritionnels, notamment avec Nutrition International, un organisme basé à Ottawa et leader mondial dans la mise en œuvre d'interventions nutritionnelles à fort impact et à faible coût, est reconnu à l'échelle internationale. Nutrition International recevra 360 millions de dollars sur six ans pour poursuivre son travail visant à fournir des ressources nutritionnelles vitales aux personnes dans le besoin, en particulier en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud.
- Le Canada s'attaque également aux effets immédiats de la faim par le biais de l'aide alimentaire d'urgence et de la nutrition.
- En 2025, on estime qu'au moins 319 millions de personnes seront confrontées à des niveaux de faim urgents, dont 1,9 million au bord de la famine et souffrant d'une famine déclarée (Soudan et Gaza), 70 % des personnes en situation d'insécurité alimentaire aiguë vivant dans des Contextes fragiles ou touchés par des conflits.
- L'aide humanitaire du Canada est allouée en fonction des besoins évalués à partir des appels lancés par les agences des Nations unies.
- En mai 2025, le Canada avait alloué 389 millions de dollars à l'aide alimentaire et nutritionnelle d'urgence à des partenaires clés tels que le Programme alimentaire mondial, la Banque canadienne de céréales, UNICEF Canada, Action contre la faim Canada et Save the Children Canada, entre autres.
Climat et financement innovant
- Le Canada a assumé un rôle de leadership en matière de climat et de finance innovante afin de soutenir le développement économique et la réduction de la pauvreté.
- Le Canada a également récemment renouvelé son Programme d’innovation en aide internationale (PIAI), qui réalise des investissements ciblés et remboursables — en collaboration avec des partenaires publics et privés — dans des projets à fort impact dans les pays en développement.
- L’institution canadienne de financement du développement, FinDev Canada, offre également un soutien pour faciliter les investissements du secteur privé dans les pays en développement, dans le but de stimuler une croissance économique durable en appui aux objectifs globaux du Canada en matière de développement international.
Messages supplémentaires
- Le Canada reconnaît le rôle fondamental du secteur privé dans la stimulation de la croissance économique, la facilitation de la transition vers les énergies propres et la catalyse de l'innovation dans les économies en développement et émergentes.
- La nouvelle phase du Programme d’innovation en aide internationale (PIAI) a été annoncée publiquement pendant la présidence canadienne du G7. Elle prévoit un engagement de 290 millions de dollars sur cinq ans afin de mobiliser des capitaux supplémentaires pour une croissance économique durable et un impact positif, d'approfondir l'impact et la portée du financement mixte du Canada et de soutenir les investissements qui renforcent les marchés locaux.
- Les instruments remboursables qui sont au cœur des programmes de financement climatique d'Affaires mondiales Canada s'avèrent rentables. Selon des estimations approximatives, les projets de financement climatique antérieurs ont entraîné un coût marginal moyen de réduction de 16 dollars par mégatonne d'équivalent dioxyde de carbone (CO2e), contre une moyenne de 130 dollars par mégatonne dans 30 industries canadiennes.
Mise à jour
La période d'engagement actuelle (2021-2026) du programme canadien de financement international pour le climat touchant à sa fin, le gouvernement du Canada élabore actuellement des options pour son prochain engagement. Afin d'éclairer ce processus, le gouvernement a mené de vastes consultations et engagements publics et ciblés d'avril à juin 2024.
Le gouvernement du Canada a annoncé dans le budget de 2024 la création d'un nouveau mécanisme de financement concessionnel au sein de FinDev Canada, qui fournira 720 millions de dollars sur cinq ans en capital concessionnel, dont 20 millions de dollars pour l'assistance technique.
Faits et chiffres à l’appui
- Depuis 2021, le financement international du Canada en matière de climat a permis de réduire ou d'éviter plus de 280 mégatonnes d'émissions de gaz à effet de serre (GES) et a aidé 10,5 millions de personnes à mieux résister aux effets des changements climatiques.
- Le programme de financement climatique a dépassé son objectif de mobilisation du secteur privé, qui était de 0,75 $ pour chaque dollar versé par le Canada. En 2022, 1,19 $ avait été mobilisé pour chaque dollar versé.
Financement lié au climat et à la biodiversité
Le gouvernement du Canada a alloué 5,3 milliards de dollars à son Programme international de financement climatique (2021-2026) et 350 millions de dollars à son Programme international de biodiversité (2023-2026). Les deux programmes prendront fin le 31 mars 2026. Le gouvernement explore des options pour un financement futur.
Lignes réactives
- Les changements climatiques et la perte de biodiversité ne connaissent pas de frontières. Ils sont à l’origine de l’insécurité alimentaire et de la hausse des prix à la consommation, de l’instabilité politique et des conflits, des perturbations des chaînes d’approvisionnement et des pandémies – des enjeux qui touchent les Canadiens dans leur quotidien et les populations du monde entier.
- La fréquence et l’intensité des feux de forêt augmentent partout dans le monde en raison des changements climatiques. Le Canada dirige les efforts du G7 pour renforcer la prévention et la préparation mondiales aux feux de forêt – soutenus par le financement lié au climat et à la biodiversité. Nous renforçons la résilience et protégeons les communautés au Canada et à l’échelle mondiale.
- Entre 2015 et 2050, le financement lié au climat du Canada devrait permettre de réduire ou d’éviter plus de 514 mégatonnes d’émissions de gaz à effet de serre (GES) (soit l’équivalent de la consommation énergétique annuelle de plus de 120 millions de foyers), ce qui profite à tous.
- Nos programmes de financement lié au climat et à la biodiversité permettent aux populations, y compris les femmes, de bâtir des moyens de subsistance résilients face au climat et de stimuler la croissance économique durable partout dans le monde.
- Le Canada utilise des prêts concessionnels pour accroître les investissements du secteur privé dans des solutions climatiques dans les pays en développement afin de soutenir le développement économique et la réduction de la pauvreté. En 2023 (dernière année pour laquelle des données sont disponibles), 1,17 $ a été mobilisé pour chaque dollar de financement canadien fourni.
- Les instruments remboursables au cœur de notre programmation de financement climatique sont rentables. Dans un échantillon sélectif de 14 projets d’énergie propre financés par le Canada et suffisamment avancés pour avoir des résultats attendus, le coût estimé pour réduire une tonne de GES était de 16 $. Les coûts peuvent être plus élevés au Canada. Selon une étude, le coût moyen était de 130 $ selon un échantillon de 30 industries canadiennes.
- Le financement climatique génère également des retombées pour le Canada. Depuis 2011, 862,3 millions de dollars ont déjà été remboursés au Trésor, et 2,34 milliards de dollars supplémentaires sont attendus au fil des projets financés par des contributions à remboursement non conditionnel (CRNC).
- Le Programme international de biodiversité du Canada finance des efforts mondiaux de conservation avec des avantages pour les Canadiens – par exemple, en déployant la technologie satellitaire du secteur privé canadien pour aider les pays à lutter contre la pêche illégale.
Contexte publiable
Le financement climatique international du Canada est dirigé conjointement par Affaires mondiales Canada (AMC), qui gère plus de 95 % des fonds, et Environnement et Changement climatique Canada (ECCC), qui assure l’orientation stratégique. Ce financement répond aux obligations du Canada en vertu de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et de l’Accord de Paris. Alors que le Canada se réchauffe deux fois plus vite que la moyenne mondiale, ce financement sert aussi les intérêts nationaux en s’attaquant aux risques climatiques mondiaux qui touchent de plus en plus les Canadiens – tels que les feux de forêt et la hausse des coûts alimentaires.
Le financement concessionnel du Canada aide à mobiliser des capitaux privés, à accélérer l’innovation et à soutenir les marchés émergents – tout en faisant progresser les objectifs climatiques nationaux et mondiaux. Exemples :
- Les prêts concessionnels du Fonds climatique canadien pour le secteur privé en Asie, avec la Banque asiatique de développement (BAD), soutiennent des projets phares d’énergie propre, tels que la première installation éolienne transfrontalière d’Asie et la première installation solaire flottante à grande échelle en Asie du Sud-Est. Les projets soutenus par le Canada ont généré plus de 19 milliards de kilowattheures d’électricité – assez pour alimenter environ 2,5 millions de foyers dans les principaux pays en développement de l’Indo-Pacifique pendant un an.
- EnGender (Renforcement de la résilience climatique, environnementale et de la reprise après sinistre sensible au genre dans les Caraïbes) a soutenu sept pays des Caraïbes dans le renforcement de leurs plans climatiques nationaux et l’accès à des fonds climatiques plus importants. Plus de 80 hauts représentants ont reçu une formation sur l’évaluation des besoins post-catastrophes dans le cadre de ce projet du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). La capacité technique de l’Agence caribéenne de gestion d’urgence des catastrophes s’est accrue, notamment grâce à un registre d’experts pour soutenir la phase de relèvement précoce des catastrophes par des déploiements régionaux.
Le Programme international de biodiversité du Canada (2023–2026) est géré par Affaires mondiales Canada et contribue à la réalisation des engagements du Canada dans le cadre du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal. Ce cadre ambitieux engage la communauté mondiale à stopper et à inverser la perte de nature d’ici 2030, notamment en conservant 30 % des terres et des océans d’ici 2030 et en veillant à ce qu’au moins 30 % des écosystèmes dégradés du monde soient en restauration d’ici 2030.
Exemple de projet financé par le Programme international de biodiversité :
- Le Canada investit 5 millions de dollars (2024–2026) pour étendre le programme de détection des navires sombres de Pêches et Océans Canada, lancé en 2021 et initialement actif en Équateur, en Colombie, au Costa Rica et au Panama. Cette initiative utilise la technologie satellitaire canadienne développée par MDA, un chef de file mondial canadien dans le domaine spatial. Les pays partenaires sont mieux équipés pour lutter contre la pêche illégale, non déclarée et non réglementée dans le Pacifique tropical oriental. En renforçant la connaissance du domaine maritime et la capacité d’application, le projet améliore la sécurité régionale, protège la biodiversité et soutient la pêche durable. Il met en valeur l’expertise canadienne tout en faisant progresser les engagements pris par le Canada dans le Contexte du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal.
Santé mondiale - Messages clés
- Le Canada soutient depuis longtemps les efforts en matière de santé mondiale.
- La collaboration internationale en santé mondiale permet de protéger les Canadiens, ainsi que les populations du monde entier, contre la menace des maladies infectieuses, et fait progresser la santé et les droits des femmes et des filles.
- Le Canada œuvre à rendre l’aide en santé mondiale plus efficace, durable et axée sur les priorités des pays en développement.
Messages supplémentaires
- Le Canada soutient les programmes de santé mondiale par l’intermédiaire de divers partenaires, dont la société civile canadienne, ainsi que par des initiatives multilatérales et des programmes des organismes des Nations Unies.
- La pandémie de COVID-19 a mis en évidence que les menaces sanitaires mondiales constituent également des menaces sanitaires et économiques nationales, et que des systèmes de santé solides sont nécessaires pour enrayer les épidémies avant qu’elles ne se transforment en pandémies.
- Renforcer l’appropriation par les pays, notamment en mobilisant davantage de financements nationaux pour la santé, sera au cœur de toute réforme de l’écosystème mondial de la santé.
Faits et chiffres à l’appui
- Les taux de mortalité maternelle et des enfants de moins de cinq ans ont considérablement diminué au cours des trois dernières décennies. Les cas de poliomyélite ont diminué de 99 % et les décès liés au sida ont baissé de 70 %, tout cela grâce, en partie, à l’aide publique au développement (APD) en faveur de la santé, qui a amélioré l’accès à des services de santé abordables et de qualité.
- Le gouvernement du Canada est le sixième donateur mondial en matière de santé et de nutrition. Il a alloué en moyenne 19 % (de 2019 à 2023) de son APD à des programmes liés à la santé. Le leadership de longue date du Canada se traduit notamment par une attention particulière accordée à la lutte contre les maladies infectieuses, à la promotion de la santé et des droits des femmes et des filles, y compris leur santé et leurs droits sexuels et reproductifs, et à l’amélioration de la nutrition.
- Au cours de l’exercice 2023-2024, 63 % des investissements du Canada dans le domaine de la santé mondiale ont été consacrés à l’Afrique subsaharienne. Les principaux bénéficiaires bilatéraux ont été l’Éthiopie, le Mozambique et la Tanzanie.
Contexte
Depuis plus de 20 ans, le Canada investit considérablement dans l’amélioration des résultats en matière de santé dans les pays en développement, notamment dans le cadre de programmes axés sur la santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et adolescente, ainsi que sur la nutrition. Alors que les pays et l’écosystème mondial de la santé s’adaptent à la baisse des niveaux d’aide publique au développement (APD) dans le domaine de la santé, le Canada est bien placé pour s’engager de manière constructive dans la voie à suivre et veiller à ce que son soutien à la santé mondiale continue d’avoir d’importants effets.
Santé mondiale
- Au cours des deux dernières décennies, le Canada a démontré un leadership soutenu en matière de santé mondiale, contribuant de manière significative à la réduction de la mortalité maternelle et infantile ainsi qu’au renforcement des systèmes de santé dans les pays partenaires.
- La collaboration internationale en santé mondiale protège les Canadiens et les populations du monde entier contre les menaces infectieuses et fait progresser la santé et les droits des femmes et des filles.
- Le Canada travaille avec ses partenaires pour rendre l’aide en santé mondiale plus efficace, durable et alignée sur les priorités des pays en développement.
Lignes réactives
Réactif : Pourquoi le Canada dépense-t-il de l’argent pour la santé mondiale au lieu de se concentrer uniquement chez nous?
- Investir dans la santé mondiale protège les Canadiens. Des systèmes plus solides à l’étranger stoppent les maladies à leur source et assurent la sécurité de nos familles ici au pays.
- Des sociétés saines et stables à l’étranger signifient un monde plus sûr et plus sécuritaire. Soutenir la santé mondiale protège les Canadiens et favorise notre prospérité.
Réactif : Quel impact le Canada a-t-il grâce à ses investissements en santé mondiale?
- Les investissements du Canada en santé mondiale font une différence.
- Nous investissons dans les vaccins, la santé des femmes et des enfants, et les soins de première ligne. Ces efforts sauvent des vies aujourd’hui et renforcent la résilience face aux futures épidémies. Par exemple, avec l’appui du Canada et d’autres donateurs :
- Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme a réduit le taux de mortalité combiné lié au sida, à la tuberculose et au paludisme de 63 % et sauvé 65 millions de vies entre 2002 et 2023.
- Depuis 2000, Gavi a contribué à vacciner plus d’un milliard d’enfants dans 78 pays, sauvant environ 18,8 millions de vies et générant plus de 250 milliards de dollars américains en bénéfices économiques grâce aux vies sauvées.
- L’organisation canadienne Nutrition International a offert des interventions nutritionnelles à fort impact et à faible coût dans 60 pays — sauvant la vie de 150 000 enfants de moins de 5 ans, prévenant 511 000 cas de retard de croissance et 12,8 millions de cas d’anémie rien qu’en 2023-2024.
- Le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) a aidé 25 millions de femmes à accéder à des services essentiels de santé reproductive, à éviter près de 10 millions de grossesses non désirées et à prévenir 3 millions d’avortements non sécuritaires — y compris dans des Contextes humanitaires et de conflit comme Gaza.
Réactif : Pourquoi le Canada continue-t-il d’investir dans l’Organisation mondiale de la Santé?
- L’OMS joue un rôle de leadership crucial et unique sur les questions de santé qui nécessitent une collaboration mondiale, notamment la détection et la réponse aux épidémies dans le monde.
- L’adhésion du Canada à l’OMS contribue à protéger les Canadiens et les populations du monde entier.
- Le Canada continuera de travailler avec tous les États membres pour s’assurer que l’OMS demeure une institution efficace, responsable, inclusive et bien gouvernée, et qu’elle reste une voix de confiance en matière de santé, notamment pour l’établissement de normes.
Réactif : Comment les dépenses en santé mondiale pourraient-elles être affectées par l’Examen complet des dépenses du gouvernement?
- Le Canada et d’autres donateurs font face à des décisions difficiles dans un Contexte mondial en évolution sur les plans économique et sécuritaire.
- Un Examen complet des dépenses a été lancé afin de s’assurer que les dépenses demeurent responsables, rentables et axées sur les résultats.
- Un examen de la politique étrangère est également en cours dans le cadre d’une Stratégie nationale de sécurité plus large.
- Les programmes d’aide internationale pourraient être touchés, mais aucune décision ferme n’a encore été prise.
- Le Canada demeure déterminé à faire progresser la santé mondiale, y compris la santé et les droits des femmes et des filles.
- Favoriser une plus grande appropriation par les pays, notamment en mobilisant un financement national accru pour la santé, sera au cœur de toute réforme de l’écosystème de la santé mondiale.
Contexte
Au cours des trois dernières décennies, des progrès importants ont été réalisés en matière de santé mondiale. Cela comprend des réductions significatives de la mortalité des enfants de moins de 5 ans et de la mortalité maternelle, une réduction de 99 % des cas de poliomyélite, ainsi qu’une diminution de 70 % des décès liés au sida. Cependant, des défis majeurs subsistent. Près de 300 000 femmes meurent encore chaque année en couches, 14,5 millions d’enfants ne sont pas vaccinés contre les maladies infantiles, 260 millions de femmes dans les pays en développement ont des besoins non satisfaits en matière de contraception, et le monde demeure vulnérable face à la menace croissante des pandémies.
Depuis plus de 20 ans, le Canada a démontré son leadership et réalisé des investissements substantiels pour améliorer les résultats en matière de santé dans les pays en développement, notamment par le biais de programmes de santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et adolescente, ainsi que de nutrition. Alors que les pays et l’écosystème de la santé mondiale s’adaptent à la baisse des niveaux d’APD consacrés à la santé, le Canada est bien placé pour s’engager de manière constructive dans la voie à suivre et veiller à ce que le soutien canadien à la santé mondiale continue de produire un impact maximal.
Le gouvernement du Canada est le 6e plus grand donateur en matière de santé et de nutrition mondiales, consacrant en moyenne 19 % (de 2019 à 2023) de son APD à des programmes liés à la santé. En 2010, le gouvernement du Canada a tiré parti de sa présidence du G8 pour promouvoir la santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et adolescente ainsi que la nutrition (SRMNIA+N) par le biais de l’Initiative de Muskoka. L’Engagement décennal pour la santé et les droits mondiaux (10YC) s’appuie sur l’Initiative de Muskoka pour la santé maternelle, néonatale et infantile (2010-2020) et inclut une approche fondée sur les droits en matière de SRMNIA+N, ainsi qu’un soutien aux domaines les moins financés de la santé et des droits sexuels et reproductifs (planification familiale, plaidoyer, éducation complète à la sexualité, accès à l’avortement sécuritaire et aux soins post-avortement, prévention et réponse à la violence sexuelle et fondée sur le genre).
Les récentes réductions de l’aide au développement international ont ravivé l’intérêt pour le renforcement de l’écosystème de la santé mondiale, en s’appuyant sur des initiatives comme l’Agenda de Lusaka — un processus dans lequel le gouvernement du Canada a joué un rôle de premier plan. Le Canada participe à plusieurs initiatives et discussions pour soutenir les efforts de réforme.
Formation, y compris le perfectionnement des compétences ainsi que l’enseignement et la formation professionnels et techniques (EFPT)
Enjeu
Les investissements en éducation sont essentiels à l’épanouissement de collectivités résilientes et prospères. Ils catalysent aussi le développement social et économique mondial.
Réponses suggérées
- Le Canada est un chef de file mondial en matière d’éducation.
- Les investissements en éducation favorisent la stabilité à long terme, la croissance économique et la sécurité mondiale, ce qui contribue directement à l’économie et à la sécurité du Canada.
- Au cours des trois dernières années, le Canada a investi 1,2 milliard de dollars dans l’éducation mondiale, y compris l’EFPT, afin de doter les enfants et les jeunes des compétences nécessaires pour l’emploi, favoriser l’entrepreneuriat et bâtir des économies prêtes à investir.
- Par exemple, j’ai récemment annoncé un projet de 5 millions de dollars en Ouganda et en Tanzanie, en collaboration avec FINCA Canada, pour doter 41 000 jeunes de compétences, de services financiers et de possibilités d’entrepreneuriat, de manière à les aider à créer des moyens de subsistance durables et à stimuler la croissance économique locale.
Contexte pouvant être divulgué
Des millions d’enfants ou de jeunes ne fréquentent pas l’école, et beaucoup d’écoliers ne peuvent pas lire avant l’âge de 10 ans. Les trois quarts des jeunes ne possèdent pas les compétences nécessaires pour travailler. Ces lacunes en matière d’apprentissage et de compétences limitent l’accès à l’emploi et ont une incidence sur le développement économique, la paix et la sécurité.
L’éducation est perçue comme un investissement efficace et non controversé favorisant la stabilité à long terme, la croissance économique et la sécurité mondiale, ce qui contribue directement à l’économie et à la sécurité du Canada :
- Une année supplémentaire de scolarisation peut bonifier le salaire de 10 %, et chaque dollar investi dans les études des filles donne un rendement de 2,80 $, ce qui augmente le PIB de milliards de dollars.
- Chaque année, l’éducation réduit le risque de conflit d’environ 20 %.
Au cours des trois derniers exercices (2022-2025), le Canada a investi plus de 1,2 milliard de dollars en éducation, soit environ 7 % de son aide publique au développement. Les principaux pays visés pendant l’exercice 2024-2025 sont les suivants : Mozambique, Jordanie, Mali, Tanzanie et Bangladesh.
À ce jour, l’aide internationale du Canada s’est concentrée sur l’éducation de base, et met de plus en plus l’accent sur le perfectionnement des compétences, ainsi que l’EFPT. Cette approche équilibrée appuie les compétences de base (littératie/numératie et compétences émotionnelles sociales), ainsi que les aptitudes de préparation au travail (littératie numérique), toutes deux essentielles à l’emploi. Des outils de financement novateurs (garanties de portefeuille, financement axé sur les résultats et fonds multiplicateurs) sont utilisés pour débloquer de nouveaux capitaux et accélérer les initiatives en éducation.
Les partenaires universitaires et de la société civile du Canada, y compris Collèges et Instituts Canada et Entraide universitaire mondiale du Canada, sont reconnus à l’échelle mondiale pour leur prestation d’EFPT axés sur la demande et harmonisés au marché du travail. Les partenaires multilatéraux, comme le Partenariat mondial pour l’éducation, le fonds L’Éducation ne peut attendre, le Mécanisme international de financement de l’éducation et Generation Unlimited, favorisent aussi des résultats novateurs, rentables et mesurables en éducation.
Par son soutien à l’éducation, le Canada exerce un levier neutre qui fait avancer ses intérêts. Le leadership du Canada est reconnu pour ses retombées attribuables à l’élimination des obstacles qui empêchent les filles d’accéder à l’éducation, au renforcement de l’alphabétisation et de la numératie et à l’élargissement du développement des compétences pour appuyer l’emploi.
Droits des personnes 2ELGBTQI+ à l’étranger
Principaux messages
- Le Canada est un chef de file mondial dans la promotion et la protection des droits de la personne et de l'inclusion des personnes 2SLGBTQI+ partout dans le monde par la diplomatie et son aide internationale.
- Les droits de la personne, y compris l’égalité des genres et les droits des personnes 2SLGBTQI+, sont menacés à l'échelle mondiale par la montée des régimes autoritaires, le rétrécissement des espaces civiques et les mouvements anti-genre et anti-droits.
- Notre sécurité et notre prospérité ici, chez nous, sont liées à la stabilité mondiale en général. Lorsque nous renforçons la protection des droits de la personne dans une partie du monde, nous améliorons la sécurité des personnes partout dans le monde, y compris ici, chez nous. Les acteurs anti-droits et anti-genre enhardis motivent les acteurs anti-genre et anti-droits ici, chez nous.
- Le Programme d'aide internationale LGBTQ2I du Canada a mis en œuvre 30 millions de dollars au cours des cinq dernières années (2020-2025) et verse désormais 10 millions de dollars chaque année pour faire progresser les droits de la personne et les résultats socio-économiques de ces communautés dans les pays du Sud.
Messages supplémentaires
- Le Canada s’emploie activement à faire progresser les droits des personnes LGBTQI+1 dans le cadre de nombreuses instances (p. ex. en participant à la Coalition pour les droits égaux et au Groupe restreint LGBTI de l’ONU), de ses activités de plaidoyer bilatérales et régionales, ainsi que de son aide internationale.
- Partout dans le monde, les mouvements opposés aux droits des femmes et aux droits de la personne alimentent l’instabilité et contestent directement les systèmes démocratiques. Les communautés LGBTQI+ sont en première ligne pour lutter contre ces mouvements et sont confrontées à une augmentation de la discrimination et de la violence.
- Aux côtés d’autres membres de la Coalition pour les droits égaux, le Canada s’est engagé à mettre fin à la criminalisation des relations consensuelles entre personnes de même sexe dans le monde entier.
Mise à jour
- Le Canada a respecté l’engagement initial de son Programme d’aide internationale pour les personnes LGBTQ2I, qui prévoyait une programmation de 30 millions de dollars. Le programme met actuellement en œuvre 10 millions de dollars par an.
- En outre, le Canada soutient les droits des personnes LGBTQI+ dans le cadre du Fonds canadien d’initiatives locales, du Fonds Égalité, du renouvellement du programme Voix et leadership des femmes et de certains projets relevant de la Stratégie du Canada pour l’Indo-Pacifique.
- Le Canada continue d’être un chef de file renommé et de s’associer à d’autres membres de l’ONU pour défendre les droits des personnes LGBTQI+ à l’étranger, notamment dans les principales instances multilatérales, comme le Conseil des droits de l’homme et la Troisième Commission de l’Assemblée générale des Nations Unies.
Faits et chiffres à l’appui
- Selon l’édition 2021-2022 du Rapport sur les ressources mondiales (en anglais seulement), le Canada se classe au 3e rang des donateurs gouvernementaux d’aide internationale pour les personnes LGBTQI+ (23,1 millions de dollars américains en 2021-2022). Une mise à jour du rapport sera publiée en 2026.
- Le Fonds Égalité investit dans les femmes, les filles et les personnes transgenres pour permettre aux collectivités de prospérer. En 5 ans, le Fonds Égalité a versé plus de 15 millions de dollars aux mouvements féministes qui protègent les droits des personnes LGBTQI+, dans un Contexte où les réactions négatives, les atteintes aux droits fondamentaux et les coupes budgétaires se multiplient dans le monde entier.
- En avril 2023, le Canada a annoncé un financement de 195 millions de dollars sur 5 ans et 43,3 millions de dollars par an par la suite, pour le renouvellement et l’expansion du programme Voix et leadership des femmes, ce qui comprend un soutien accru aux organisations de défense des droits des femmes, aux groupes LBTQI+ et aux défenseurs des droits des femmes qui travaillent dans des Contextes de crise et de conflit.
Contexte
- Sur la scène internationale, le Canada plaide en faveur de l’élimination des lois et des politiques discriminatoires à l’égard des personnes en raison de leur orientation sexuelle, de leur identité ou expression de genre, ou de leurs caractéristiques sexuelles, ainsi que pour la lutte contre tous les actes de violence visant les personnes LGBTQI+.
- Le Canada est un membre actif de la Coalition pour les droits égaux, un partenariat de 43 pays, d’organisations de la société civile et d’agences multilatérales dont l’objectif est de promouvoir la pleine et égale jouissance des droits par les personnes LGBTQI+ dans le monde entier.
Aide internationale du Canada au Moyen-Orient
- L’aide internationale bilatérale du Canada à l’Ukraine en 2024-2025 s’est élevée à 3,1 G$, dont : 13 M$ en aide humanitaire, 130 M$ en aide au développement, 54 M$ en aide liée aux conflits, à la paix et à la sécurité, ainsi que 2,9 G$ en aide financière fournie par le ministère des Finances.
- L’aide internationale du Canada au Moyen-Orient** en 2024-2025 s’est élevée à 509 M$, dont : 298 M$ pour l’aide humanitaire, 156 M$ pour l’aide au développement et 55 M$ pour la paix et la sécurité.
- Au cours de l’exercice financier 2024-2025, les principaux bénéficiaires au Moyen-Orient ont été : les territoires palestiniens (149 M$), la Syrie (102 M$), le Liban (87 M$), la Jordanie (61 M$) et le Yémen (59 M$).
** Chiffres provisoires pour l’exercice 2024-2025 : Exclue l’Égypte (sous la catégorie Afrique) et d’importants montants versés à des organisations multilatérales; inclue seulement les montants d’Affaires mondiales Canada.
Messages supplémentaires
Ukraine
- Le leadership du premier ministre Carney au sein du G7 et sa visite à Kyiv le 24 août témoignent du soutien indéfectible du Canada à l’Ukraine pour répondre à ses besoins immédiats et à long terme en matière de résilience, de redressement et, à terme, de reconstruction.
- Le Canada mène également des efforts pour répondre aux conséquences humaines de la guerre et continue d’accroître la pression économique sur la Russie afin de réduire sa capacité de mener la guerre.
Moyen-Orient
- En tant qu’important donateur face à la crise à Gaza et en Cisjordanie, le Canada a engagé plus de 400 millions de dollars en aide internationale depuis le 7 octobre 2023.
- Nous continuons d’appeler Israël à faciliter le passage sûr, rapide et sans entrave de l’aide vers et à travers Gaza au moyen du système mis en place par les Nations Unies.
Faits et chiffres à l’appui
- Le Canada est l’un des principaux contributeurs aux efforts d’aide humanitaire en Ukraine : 395,65 millions de dollars depuis janvier 2022 (13 millions de dollars en 2024-2025).
- Le programme de développement (130 millions de dollars en 2024-2025) favorise la gouvernance inclusive, la résilience économique, la dignité humaine et l’égalité des genres, conformément à l’objectif de l'Ukraine d’adhérer à l’Union européenne. Le Canada (Finances) a également fourni une aide financière de 2,9 milliards de dollars en 2024-2025.
- L’Ukraine demeure un pays prioritaire pour le soutien du Canada en matière de conflits, de paix et de sécurité : il a reçu 54 millions de dollars en 2024-2025 pour les efforts de résilience et de résistance.
- Le Canada est l’un des plus grands contributeurs aux efforts d’aide humanitaire au Moyen-Orient (298 millions de dollars en 2024-2025). Les efforts se concentrent sur la satisfaction des besoins urgents vitaux, tels que la nourriture, l’eau et les soins de santé d’urgence.
- Les programmes de développement (156 millions de dollars en 2024-2025) sont axés sur l’éducation, la santé, la croissance économique, les changements climatiques et l’égalité des femmes. Cette aide vise les causes de l’instabilité en réduisant la pauvreté, en augmentant les possibilités socioéconomiques, en soutenant la gouvernance et les droits de la personne et en atténuant les risques climatiques.
- Les programmes de paix et de sécurité (55 millions de dollars en 2024-2025) contribuent à la réforme du secteur de la sécurité, y compris en renforçant les capacités des homologues nationaux dans les domaines militaire, du renseignement et de l’application de la loi afin de lutter contre la criminalité et le terrorisme et de faire face aux menaces posées par la prolifération et l’utilisation des armes de destruction massive, tout en soutenant la lutte contre les mines, les transitions politiques et en facilitant les efforts de consolidation de la paix et de relèvement après les conflits.
Office de secours et de travaux des Nations Unies (UNRWA)
Question
Le Canada continue de soutenir le rôle essentiel que joue l’UNRWA pour ce qui est de la prestation de services aux Palestiniens et la promotion de la stabilité régionale.
Réponses suggérées
- L’UNRWA est le seul organisme des Nations Unies expressément chargé de fournir des services essentiels aux Palestiniens en Palestine, ainsi qu’en Syrie, au Liban et en Jordanie. Il continue d’être un élément essentiel de l’intervention humanitaire à Gaza.
- Le travail de l’UNRWA est une source cruciale de stabilité dans la région, nécessaire pour parvenir à une solution politique permettant aux Palestiniens, aux Israéliens et aux citoyens des pays voisins de vivre en paix.
- Nous continuerons de soutenir l’UNRWA et de collaborer avec elle jusqu’à ce que l’horizon politique permette à l’Agence de transférer la responsabilité de ses services aux autorités nationales.
- Nous reconnaissons les progrès accomplis par l’UNRWA dans la mise en œuvre des réformes en matière de neutralité, et nous exhortons l’Agence à continuer de mettre en œuvre les recommandations du rapport Colonna en priorité.
- Nous considérons les tentatives de démantèlement unilatéral de l’UNRWA comme une menace pour l’intégrité du système multilatéral et, plus largement, pour l’ordre international fondé sur des règles. Les organismes des Nations Unies doivent être protégés et pouvoir mener à bien leur travail essentiel.
Contexte pouvant être divulgué
L'Office de secours et de travaux des Nations Unies (UNRWA) est mandaté par l’Assemblée générale des Nations Unies de fournir des services essentiels aux Palestiniens et constitue un élément central de l’intervention humanitaire globale à Gaza, à la fois en tant qu’exécutant direct et en tant que prestataire de services essentiels pour les acteurs humanitaires. En octobre 2024, la Knesset a adopté une loi qui interdit les opérations de l’UNRWA à Jérusalem-Est et entrave les activités de l’UNRWA en Cisjordanie et à Gaza. Le Canada a condamné cette loi et a manifesté son soutien public sans faille à l’UNRWA lors de réunions et dans des déclarations bilatérales et multilatérales.
Soutien à l’UNRWA : Le Canada fournit un soutien institutionnel pluriannuel à l’UNRWA (100 millions de dollars pour la période 2023-2026), le seul organisme des Nations Unies chargé de fournir des services essentiels quasi publics aux Palestiniens en Palestine, en Jordanie, au Liban et en Syrie. Le Canada a également alloué 53 millions de dollars supplémentaires à l’UNRWA depuis le 7 octobre 2023 pour répondre à ses appels d’urgence en faveur de Gaza et de la Cisjordanie et pour soutenir la mise en œuvre des recommandations du rapport Colonna visant à renforcer la neutralité de l’organisme.
Législation anti-UNRWA : Le Canada a condamné la législation israélienne contre l’UNRWA, qui vise à empêcher et à restreindre considérablement le travail essentiel de l’Agence à Gaza, à Jérusalem-Est et en Cisjordanie. Le Canada a joué un rôle de premier plan en ralliant les donateurs autour d’une campagne de sensibilisation, s’opposant d’abord à son adoption, puis à sa mise en œuvre. En octobre 2024, le Canada a dirigé une déclaration des ministres des Affaires étrangères contre la législation israélienne sur l’UNRWA, de concert avec l’Australie, la France, l’Allemagne, le Japon, la République de Corée et le Royaume-Uni. Depuis la mise en œuvre de la législation de la Knesset, l’UNRWA a continué de fournir des services aux Palestiniens à Gaza et en Cisjordanie. L’UNRWA a fait preuve de son engagement à maintenir sa présence et à fournir ses services.
Aide internationale au Moyen-Orient
Enjeu
La région est le théâtre de crises prolongées qui dévastent les infrastructures et entravent gravement le développement économique et humain. Le Canada s'est engagé à répondre aux besoins changeants de la région.
Réponses
- L'aide internationale du Canada au Moyen-Orient renforce la stabilité et la résilience de la région, contribuant ainsi à réduire les risques mondiaux qui, lorsqu'ils sont gérés efficacement, se traduisent par une sécurité et une stabilité économique accrues pour les Canadiens chez eux.
- La Stratégie du Canada pour le Moyen-Orient (2016-2025) a investi 4,75 milliards de dollars pour répondre aux crises dans la région entre 2016 et 2025, dont 2,96 milliards ont été versés par Affaires mondiales Canada.
- Nos programmes d'aide dans la région visent à sauver des vies, à soulager la souffrance, à réduire la pauvreté et à promouvoir la paix et la stabilité. Elle renforce notre position en tant que partenaire fiable et digne de confiance.
- En 2024-2025, l'aide internationale bilatérale accordée par AMC au Moyen-Orient s'est élevée à 509 millions de dollars**. Ce montant comprend 298 millions de dollars en aide humanitaire, 156 millions de dollars en aide au développement et 55 millions de dollars en aide à la paix et à la sécurité.
- Le Canada collabore avec ses partenaires de mise en œuvre et des experts locaux pour régler des problèmes urgents, en donnant aux individus et aux communautés les moyens d'agir grâce à une approche sensible au genre, à l'environnement et aux conflits.
** Chiffres préliminaires pour l'année fiscale 2024/25 : excluent l'Égypte (comptabilisée sous Afrique) et le financement de base versés aux organisations multilatérales, et inclut uniquement les montants provenant d’AMC. /// Preliminary figures for FY2024/25: Excludes Egypt (counted under Africa) and core funding amounts to multilateral organisations, and includes only amounts from GAC. /
Contexte pouvant être divulgué
- Entre 2016 et 2025, la Stratégie du Canada pour le Moyen-Orient a investi 4,75 milliards de dollars pour promouvoir la stabilité et la prospérité grâce à l'aide internationale et à l'engagement diplomatique, à une époque où la plus grande menace dans la région était la montée en puissance de l'EIIL/Daech. La stratégie a pris fin en mars 2025, mais le Canada reste déterminé à répondre aux besoins croissants et évolutifs de la région.
- Le Canada est l'un des principaux contributeurs aux efforts d'intervention humanitaire au Moyen-Orient (298 millions de dollars en 2024-2025). Les efforts se concentrent sur l’appui aux besoins urgents vitaux, tels que la nourriture, l'eau et les soins de santé d'urgence.
- Les programmes de développement (156 millions de dollars en 2024-2025) sont axés sur l'éducation, la santé, la croissance économique, les changements climatiques et l'égalité des femmes. Cette aide s'attaque aux causes de l'instabilité en réduisant la pauvreté, en augmentant les possibilités socio-économiques, en soutenant la gouvernance et les droits de la personne et en atténuant les risques climatiques.
- Les programmes pour la paix et la sécurité (55 millions de dollars en 2024-2025) contribuent à la réforme du secteur de la sécurité, notamment en renforçant les capacités des homologues nationaux dans les domaines militaire, du renseignement et de l'application de la loi afin de lutter contre la criminalité et le terrorisme et de faire face aux menaces posées par la prolifération et l'utilisation d'armes de destruction massive, tout en soutenant la lutte contre les mines, les transitions politiques et en facilitant les efforts de consolidation de la paix et de relèvement après les conflits.
- Les programmes d'aide internationale sont adaptés aux besoins de chaque bénéficiaire. Ainsi, nous menons des programmes humanitaires, de développement et de paix et de sécurité en Jordanie, au Liban, en Irak et en Palestine, tandis que la Syrie bénéficie d'une aide humanitaire et d'un soutien en matière de paix et de sécurité, l'Égypte d'une aide au développement et à la sécurité régionale, et le Yémen uniquement d'une aide humanitaire.
Situation humanitaire à Gaza
- Le Canada se réjouit de l’annonce d’un accord de paix négocié par les États-Unis entre Israël et le Hamas. Le Canada continuera de collaborer étroitement avec ses partenaires internationaux et soutiendra tous les efforts visant à transformer cette avancée positive en une paix durable pour les Israéliens et les Palestiniens.
- Le Canada est profondément préoccupé par les conditions humanitaires horribles à Gaza et par la confirmation qu’une famine y sévit. Le cessez-le-feu offre une opportunité importante pour accroître l’aide humanitaire à Gaza, et le Canada continue d’exhorter Israël à faciliter l’acheminement immédiat, sans entrave et durable de l’aide dirigée par l’ONU vers et à travers Gaza.
- Le Canada continue à soutenir les efforts des Nations Unies, la Croix-Rouge, et les ONG qui interviennent dans des circonstances extrêmement difficiles.
Messages supplémentaires
- Le Canada continuera de soutenir ses partenaires humanitaires expérimentés afin de fournir de l’aide par l’intermédiaire du système humanitaire dirigé par l’ONU, déjà en place à Gaza, qui a su rapidement intensifier la distribution de l’aide lors du dernier cessez-le-feu.
- Depuis le début de la crise, le Canada a clairement indiqué que toutes les parties au conflit doivent respecter leurs obligations en vertu du droit international humanitaire.
- Le Canada explore les modalités permettant de renforcer l’aide humanitaire, de soutenir les efforts de stabilisation et d’aider les Palestiniens à se relever après deux années de conflit dévastateur.
- Réponse – largages aériens : Les largages aériens sont une mesure temporaire utilisée en dernier recours, permettant de fournir une aide vitale urgente. Bien que le Canada ait soutenu trois largages humanitaires pour répondre à des besoins urgents, cette action ne remet pas en cause notre appel constant envers Israël afin qu’il respecte ses obligations en vertu du droit international humanitaire et assure un accès rapide et sans entrave à l’aide.
- Réponse – détournement de l’aide :
- Les Nations Unies affirment n’avoir trouvé aucune preuve de détournement systématique de l’aide par le Hamas.
- L’ONU souligne de manière constante que les pillages sont liés à l’économie de la rareté — lorsque les populations sont privées de biens essentiels pendant de longues périodes, elles prennent ce qu’elles peuvent par désespoir.
- Lors du précédent cessez-le-feu, l’ONU a rapporté une baisse significative des incidents de pillage et d’interférences criminelles grâce à l’afflux d’aide. Les premiers rapports de l’ONU indiquent que les pillages ont diminué depuis l’annonce du cessez-le-feu actuel et l’augmentation de l’entrée de l’aide à Gaza.
Faits et données à l’appui
Depuis le 7 octobre 2023, le Canada a engagé plus de 400 millions de dollars en aide internationale en réponse à la crise en Cisjordanie et à Gaza. Cela comprend :
- Plus de 270 millions de dollars en aide humanitaire, axée sur la satisfaction des besoins urgents et vitaux, notamment la fourniture de nourriture, de nutrition, d’eau, de soins de santé d’urgence, d’abris et de services de protection;
- 24,75 millions de dollars en programmes de paix et de sécurité pour soutenir les activités de déminage et les efforts connexes en Cisjordanie, à Gaza, au Liban et en Syrie;
- 20 millions de dollars pour soutenir les efforts de redressement rapide, notamment la restauration des services de santé essentiels lorsque les conditions le permettront;
- 87,5 millions de dollars en aide au développement pour appuyer l’Autorité palestinienne, notamment en matière de redressement social et de création d’emplois, de gouvernance démocratique, de reddition de comptes, d’accès à la justice, ainsi que pour renforcer la résilience économique des femmes et des jeunes en Cisjordanie.
Aide internationale du Canada en Afrique
- L’aide canadienne au développement a contribué à stimuler les économies africaines, à accroître la résilience face au changement climatique, à soutenir la santé et l’éducation et à répondre aux besoins humanitaires.
- Les programmes d’aide internationale du Canada nous fournissent un outil important pour promouvoir nos valeurs de compassion et de droits de la personne, et pour faire progresser nos intérêts politiques, économiques et de sécurité sur le continent.
- Nous sommes dans une nouvelle phase de partenariats avec les pays africains, passant d’une relation dominée par le développement à celle d’une prospérité et d’une sécurité communes.
Messages supplémentaires
- Le Canada est en concurrence pour exercer son influence sur le continent africain. Affaires mondiales Canada se positionne de manière à déployer ses atouts commerciaux, diplomatiques et en matière de développement afin d’accroître son influence et sa cohérence.
- La Stratégie du Canada pour l’Afrique : un partenariat pour une prospérité et une sécurité partagées recentre et renforce l’engagement du Canada envers l’Afrique en vue d’une coopération économique accrue.
- Le nouveau Programme de commerce et de développement du Canada soutiendra les efforts visant à promouvoir l’intégration économique régionale, à renforcer les systèmes fondés sur des règles et à offrir des débouchés commerciaux aux entreprises africaines et canadiennes.
Faits et chiffres à l’appui
- Le Canada mène 22 programmes d’aide au développement international en Afrique.
- Le Canada a versé 3,2 milliards de dollars en 2023-2024 (44,7 % de l’aide au développement totale du Canada).
- Si elle est pleinement mise en œuvre, la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) de l’Union africaine sera la plus grande zone de libre-échange au monde, représentant un marché de 1,3 milliard de personnes.
- L’Afrique dispose d’importantes ressources naturelles, dont 30 % des minéraux critiques au monde, 60 % de son potentiel en énergie solaire et 25 % de sa biodiversité.
Contexte
Les efforts de réduction de la pauvreté demeurent essentiels, car 60 % de la population vit dans la pauvreté, plus de 85 % souffre d’insécurité alimentaire grave ou modérée, plus de 600 millions de personnes n’ont pas accès à l’énergie et plus de 25 % des jeunes sont confrontés au chômage.
Les décrets présidentiels américains suspendant l’aide (remarque : USAID a investi 15,2 milliards de dollars américains en Afrique en 2023) ont une très grande incidence sur l’Afrique, en particulier dans le secteur de la santé.
Certains donateurs du G7 réorientent une partie de leur aide au développement en Afrique vers la sécurité économique et le commerce, y compris pour garantir l’accès aux ressources minérales essentielles.
L’Afrique dispose d’un vaste potentiel économique et humain. C’est un continent dynamique, important sur le plan géostratégique, avec une main-d’œuvre en pleine croissance et une population jeune. La ZLECA permettra la mise en place d’un environnement commercial intégré et fondé sur des règles qui profitera aux entreprises canadiennes, y compris grâce à une transparence et une prévisibilité accrues de l’environnement commercial.
L'approche du Canada à l'égard de l'Afrique
Enjeux
Le Canada renforce ses relations avec les pays et les institutions africains qui favorisent ses intérêts économiques et sécuritaires.
Lignes de réponse
- En mars 2025, le gouvernement du Canada a lancé la Stratégie du Canada pour l'Afrique : un partenariat pour la prospérité et la sécurité partagées. Cette stratégie met l'accent sur une coopération économique accrue, des partenariats plus solides en matière de paix et de sécurité, et des relations mutuellement avantageuses.
- Affaires mondiales Canada renforce la diplomatie économique avec l'Afrique, notamment par le biais d'un centre commercial africain, d'un programme de commerce et de développement et grâce au travail du nouvel envoyé spécial du Canada pour l'Afrique.
- Les communautés et les organisations afro-canadiennes rapprochent le Canada de l'Afrique grâce à leur esprit d'entreprise, leurs réseaux et leur savoir-faire. Affaires mondiales Canada collabore régulièrement avec les groupes de la diaspora et élabore actuellement un mécanisme d'engagement de la diaspora.
Contexte
L'Afrique représente environ 1 % du commerce mondial du Canada (15,2 milliards de dollars), soit une hausse de 29,5 % depuis 2020. Les principaux partenaires commerciaux du Canada sont l'Afrique du Sud, le Nigeria, le Maroc, l'Algérie et la Mauritanie.
L'Afrique a été le plus grand bénéficiaire de l'aide internationale du Canada en 2023-2024 (3,2 milliards de dollars). L'aide internationale canadienne à l'Afrique a augmenté de 52 % au cours des huit dernières années.
Au cours des cinq dernières années, le Canada a investi 4,5 milliards de dollars dans des programmes d'aide internationale bilatérale en Afrique afin de renforcer les économies, de soutenir la santé et l'éducation et de répondre aux besoins humanitaires.
En juillet 2025, le secrétaire d'État canadien au Développement international, Randeep Sarai, s'est rendu au Ghana, en Tanzanie, en Éthiopie et en Afrique du Sud, où il a participé à la réunion ministérielle du groupe de travail du G20 sur le développement.
Le nouveau Centre commercial pour l'Afrique renforce la capacité du Canada à analyser les enjeux stratégiques de l'Afrique sur le plan économique, favorise la diversification et l'inclusivité du commerce et des investissements internationaux, et établit des réseaux afin de promouvoir les intérêts commerciaux du Canada et de mieux faire connaître les marchés africains aux parties prenantes.
Le nouveau Programme de commerce et de développement pour l'Afrique soutient l'intégration économique intra-régionale et élargit les débouchés commerciaux pour les entreprises africaines et canadiennes. À mesure de sa mise en œuvre, le programme favorisera une croissance économique inclusive qui réduira la pauvreté et renforcera la participation du secteur privé canadien sur les principaux marchés africains.
Depuis janvier 2025, la Direction générale de l'Afrique d'Affaires mondiales Canada a participé à plus de 20 activités visant à mobiliser la diaspora africaine au Canada. Un mécanisme de mobilisation de la diaspora africaine a été annoncé lors du deuxième dialogue de haut niveau entre le Canada et la Commission de l'Union africaine en novembre 2024.
Aide internationale du Canada au Soudan
Problématique
Le 2 octobre 2025, The Globe and Mail a publié un article décrivant le conflit au Soudan comme l’un des plus meurtriers au monde, aggravant la famine et les déplacements massifs. Le conflit présente des ramifications géopolitiques importantes en Afrique et au Moyen-Orient.
Réponse du Canada
- Le Canada fournit une aide vitale au Soudan, y compris de la nourriture, de l’eau, des services d’assainissement et de santé, et un soutien aux survivantes de violences sexuelles. À ce jour en 2025, le Canada est le troisième plus grand donateur humanitaire.
- En dépit de ressources limitées, le soutien du Canada reflète un leadership international et un engagement solide envers les droits de la personne, et contribue à aider les communautés à sortir de la famine, à restaurer les services de santé et à offrir une éducation sensible au conflit.
- L’aide canadienne au Soudan a atteint des millions de personnes déplacées. Au début de 2025, plus de 12,8 millions de personnes avaient été déplacées en raison du conflit. Au cours du seul mois de janvier, les organisations humanitaires, dont celles financées par le Canada, ont apporté de l’aide à 2,9 millions de personnes déplacées.
- Plus de 24,6 millions de personnes au Soudan sont en situation d’insécurité alimentaire sévère, dont 640 000 touchées par la famine. Le Canada contribue aux efforts mondiaux pour prévenir la détérioration de la situation et améliorer la sécurité alimentaire, notamment en appuyant la distribution de semences à près de 7,5 millions de personnes.
- Le conflit alimente l’instabilité régionale à travers le Sahel, la Corne de l’Afrique et le Moyen-Orient. Le Canada mène des actions diplomatiques ciblées pour permettre l’accès humanitaire et protéger les civils, et a imposé trois séries de sanctions. Le Canada soutient la consolidation de la paix et une transition démocratique menée par des civils.
Contexte autorisé à la diffusion
Le 15 avril 2023, un conflit a éclaté entre les Forces armées soudanaises (FAS) et les Forces de soutien rapide (FSR), déclenchant une grave crise humanitaire : 64 % de la population, soit 30,4 millions de personnes, ont besoin d’aide humanitaire. En août 2025, on comptait plus de la moitié de la population, soit près de 25 millions de personnes, souffrant d’insécurité alimentaire sévère. Le Soudan présente l’un des taux les plus élevés de malnutrition aiguë mondiale, et compte 4,9 millions d’enfants de moins de cinq ans et de femmes enceintes en situation de malnutrition aiguë. Des millions de personnes ont fui vers des pays voisins en situation humanitaire, fragilisant la stabilité régionale déjà confrontée à des flux de réfugiés importants, des attaques transfrontalières et des ingérences étrangères.
Les rapports de l’ONU impliquent toutes les parties au conflit dans de graves violations et abus du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire, dont certaines pourraient constituer des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité. La formation de deux gouvernements parallèles soulève des inquiétudes quant à une possible scission du pays. Les deux camps ont activement contribué à entraver l’accès à l’aide humanitaire.
Le Canada continue d’appeler à une cessation immédiate des hostilités, à un accès humanitaire sans entrave dans tout le pays et à une transition vers une gouvernance civile. Le 15 avril 2025, le Canada a participé à la Conférence de Londres sur le Soudan et a publié une déclaration conjointe des ministres des Affaires étrangères du G7 dénonçant les atrocités commises par les parties belligérantes et leurs affiliés au Soudan. Le 14 août 2025, le Canada a publié une déclaration conjointe des donateurs appelant à une pause pour raisons humanitaires à El Fasher, où les civils sont confrontés à la famine et à une recrudescence des violences. Le 9 septembre 2025, le Canada a prononcé une déclaration nationale lors de la 60e session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, en réponse au rapport de la Mission internationale indépendante d’établissement des faits sur le Soudan. Le Canada a également mis en œuvre trois séries de sanctions autonomes visant des dirigeants clés des FAS et des FSR ainsi que leurs réseaux d’approvisionnement et financiers. La dernière a été annoncée en mars 2025.
Depuis le début du conflit, le Canada a alloué plus de 121 millions de dollars en aide humanitaire au Soudan. À ce jour en 2025, le Canada a annoncé 14,5 millions de dollars en aide au développement, 24,8 millions de dollars en soutien à la paix et à la stabilisation et 64 millions de dollars en aide humanitaire.
Le 6 octobre 2025, CBC a rendu compte des conditions horribles alimentées par le conflit.
Aide internationale du Canada en indo-pacifique
- La région indo-pacifique est un pilier de la prospérité mondiale, et son avenir et sa stabilité dépendent de sa capacité de lutter contre la pauvreté, les inégalités, les changements climatiques et les tensions géopolitiques.
- Le Canada est un partenaire de développement de confiance dans la région, promouvant la gouvernance démocratique, la résilience climatique, l’égalité des genres et la croissance économique inclusive grâce à des initiatives bilatérales et régionales stratégiques.
- Depuis 2000, le Canada a fourni 5,6 milliards de dollars en aide au développement à la région de l’ANASE. (Facultatif : cela comprend l’aide régionale et bilatérale à l’ANASE et aux États membres de l’ANASE, ainsi que celle fournie par l’intermédiaire d’organisations multilatérales.)
Messages supplémentaires
- Le Canada obtient des résultats concrets en renforçant ses partenariats, en augmentant le nombre de bourses d’études et en accroissant son aide au développement en Asie du Sud-Est.
- L’approche du Canada dans la région indo-pacifique évolue afin de tenir compte des nouvelles possibilités commerciales, de la dynamique changeante en matière de sécurité et des réalignements géopolitiques plus larges.
Mise à jour
- Le Canada a renforcé son engagement en matière de développement en mettant en place son premier programme d’aide internationale consacré aux îles du Pacifique et en ouvrant un haut-commissariat à Suva, aux Fidji.
Faits et chiffres à l’appui
- La région indo-pacifique représente 37 % des personnes les plus pauvres du monde, et les pays de cette région auront besoin d’environ 26 billions de dollars américains pour leurs infrastructures d’ici 2030.
- La région subit 70 % des catastrophes naturelles mondiales.
- Elle est responsable de 53 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre et affiche la croissance la plus rapide en matière d’émissions, en plus d’être à l’origine de la majeure partie de la pollution transfrontalière mondiale.
- La moitié des nouveaux Canadiens sont originaires de cette région.
Contexte
Lancée en 2022, la Stratégie du Canada pour l’Indo-Pacifique (SIP) est un cadre pangouvernemental d’engagement dans la région. Le Canada a soutenu la région à l’aide de programmes de développement bilatéraux et régionaux axés sur le financement climatique, la santé mondiale, la biodiversité, l’égalité des genres et les droits de la personne. La SIP met l’accent sur le renforcement des partenariats avec le Vietnam, l’Indonésie, les Philippines et les îles du Pacifique, régions qui ont été prioritaires pour les nouveaux investissements. Le Canada met en œuvre des programmes en Afghanistan, au Bangladesh, en Indonésie, au Myanmar, en Mongolie, au Pakistan, aux Philippines, au Sri Lanka et au Vietnam, ainsi que trois programmes régionaux couvrant l’ANASE, la région panasiatique et les îles du Pacifique.
[CAVIARDÉ]
Stratégie indo-pacifique
Enjeux
En tant que moteur clé de la croissance économique mondiale et centre de la concurrence géopolitique, la région indo-pacifique jouera un rôle crucial dans l'avenir du Canada au cours du prochain demi-siècle.
Pour faire face à cette réalité, la Stratégie indo-pacifique du Canada, lancée en novembre 2022, est un cadre gouvernemental décennal pour un engagement stratégique dans cette région.
Le Canada reste déterminé à mettre en œuvre la Stratégie pour la région indo-pacifique afin de protéger ses intérêts nationaux et de contribuer à la stabilité et à la prospérité de la région.
Messages principaux
- Bien qu'elle soit une région essentielle à la croissance économique mondiale, la région indo-pacifique est confrontée à des défis tels que la pauvreté, les inégalités et le changement climatique.
- Le Canada entretient des liens économiques étroits, des relations interpersonnelles solides et une identité pacifique qui renforcent son engagement à façonner une région stable et prospère.
- Depuis le lancement de la Stratégie indo-pacifique en novembre 2022, le Canada a réalisé d'importants progrès dans sa mise en œuvre.
- En matière de coopération au développement, les nouvelles initiatives ont mis l'accent sur : la mise en relation des populations, la promotion de la durabilité et le renforcement des partenariats dans la région indo-pacifique. Cela s'est traduit notamment par l'augmentation du nombre de bourses d'études, l'accroissement de l'aide en Asie du Sud-Est et le soutien aux efforts de développement dans les îles du Pacifique.
- Le Canada tirera de plus en plus parti du lien entre le développement et le commerce (lien entre le commerce et le développement) dans le cadre de son aide internationale afin de mieux soutenir les objectifs économiques et commerciaux, tout en relevant les défis auxquels est confrontée la région indo-pacifique.
Contexte
- La région indo-pacifique comprend 40 pays et économies, plus de 4 milliards d'habitants et 47,19 billions de dollars d'activité économique, ce qui en fait la région économique à la croissance la plus rapide au monde. Elle représente plus d'un tiers de l'activité économique mondiale et abrite trois des cinq premières économies mondiales : la Chine, l'Inde et le Japon. La région représentera plus de la moitié du produit intérieur brut mondial d'ici 2040 et devrait accueillir les deux tiers de la classe moyenne mondiale d'ici 2030. Près de 20 % des nouveaux Canadiens proviennent de cette région, près de 18 % des Canadiens ont des liens familiaux avec cette région et 60 % des étudiants internationaux qui viennent au Canada sont originaires de la région indo-pacifique.
- La région indo-pacifique reste également le foyer des deux tiers des pauvres du monde, avec environ 1,7 milliard de personnes vivant avec moins de 2 dollars par jour. Les défis persistants, notamment l'insécurité énergétique et alimentaire, les lacunes en matière d'infrastructures, la gouvernance démocratique, les inégalités, le changement climatique et la dégradation de l'environnement, sont aggravés par les catastrophes naturelles, les migrations forcées et les effets persistants de la COVID-19 et d'autres maladies infectieuses telles que la polio. Ces risques mettent en évidence la fragilité des progrès réalisés en matière de développement, en particulier pour les femmes, les enfants, les minorités ethniques et les groupes marginalisés, dans un Contexte politique plus large profondément influencé par les développements géopolitiques.
- Par l'intermédiaire d'Affaires mondiales Canada, le gouvernement met en œuvre des programmes de développement bilatéraux en Afghanistan, au Bangladesh, en Indonésie, au Myanmar, en Mongolie, au Pakistan, aux Philippines, au Sri Lanka et au Vietnam, ainsi que trois programmes régionaux couvrant l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN), la région indo-pacifique et les îles du Pacifique. L'approche du gouvernement du Canada à l'égard de la région s'inscrit dans le cadre de la stratégie indo-pacifique.
- Dans ce cadre, le gouvernement a renforcé ses partenariats et élargi son aide au développement international, en mettant particulièrement l'accent sur le Vietnam, l'Indonésie, les Philippines et les îles du Pacifique.
Soutien aux Rohingyas et aux personnes touchées par les violences persistantes au Myanmar
Dans un Contexte d'escalade de la violence et d'aggravation de la crise humanitaire, le Canada continue de réagir à la crise prolongée des Rohingyas, tout en soutenant les efforts en faveur de la justice, des droits de la personne, de la paix et de la démocratie au Myanmar.
Lignes de réponse
- Fin de la Stratégie du Canada pour répondre aux crises des Rohingyas et du Myanmar : Le Canada continue de jouer un rôle de premier plan dans la réponse aux crises des Rohingyas et du Myanmar. Grâce à nos efforts diplomatiques et à notre aide internationale, nous restons déterminés à protéger les droits de la personne, à maintenir l'accès aux services essentiels et à garder l'espoir d'un avenir pacifique et démocratique pour tous les peuples du Myanmar.
- Aide humanitaire : Par l'intermédiaire de partenaires de confiance, le Canada fournit une aide vitale - nourriture, abris, soins de santé et protection - aux réfugiés rohingyas et aux communautés d'accueil au Bangladesh, ainsi qu'aux communautés touchées par la crise au Myanmar. Cette année seulement, nous avons alloué 15 millions de dollars à l'aide humanitaire au Bangladesh et plus de 25 millions de dollars au Myanmar.
- Violence sexuelle et sexiste liée aux conflits : Le Canada reste profondément préoccupé par les répercussions de ces crises sur les femmes et les filles. C'est pourquoi nous soutenons des programmes qui contribuent à protéger les femmes, les filles et les personnes de divers genres contre la traite, la violence sexuelle et l'exploitation, tout en leur garantissant l'accès aux soins de santé, à la justice et aux services de soutien dont elles ont besoin.
- Responsabilité et justice : Le Canada continue d'appuyer les efforts en faveur de la justice internationale, notamment par le biais de l'intervention conjointe devant la Cour internationale de justice et du Mécanisme d’enquête indépendant pour le Myanmar des Nations Unies. Nous restons fermes dans notre appel à la responsabilité pour les violations des droits de la personne et du droit international.
- Sanctions : Le Canada a imposé dix séries de sanctions ciblées contre des personnes et des entités liées au régime militaire du Myanmar, envoyant ainsi un message clair selon lequel l'impunité pour les violations des droits de la personne ne sera pas tolérée.
- ASEAN et diplomatie régionale : Le Canada préconise un dialogue inclusif, la cessation des violences et l'accès humanitaire, qui sont des éléments clés du Consensus en cinq points de l'ANASE. Nous encourageons les efforts des partenaires régionaux pour promouvoir la paix et la stabilité au Myanmar et trouver des solutions durables à la crise des Rohingyas.
- Élections prévues par le régime : Le Canada reste profondément préoccupé par les élections prévues par le régime pour la fin de l'année, qui pourraient exacerber la violence et avoir de graves répercussions sur le pays et l'ensemble de la région. Nous appelons à la mise en place de processus démocratiques authentiques et inclusifs qui reflètent la volonté du peuple du Myanmar et respectent les droits de tous, y compris ceux des Rohingyas.
Informations pouvant être divulguées
Le Myanmar reste plongé dans une crise humanitaire et politique prolongée depuis le coup d'État militaire de février 2021. Les conflits armés se sont intensifiés et les restrictions de mouvement limitent considérablement l'accès humanitaire, compromettant la fourniture d'une aide vitale. Près de 1,2 million de réfugiés rohingyas vivent dans des conditions difficiles au Bangladesh, tandis que les violences et les persécutions qui se poursuivent au Myanmar les empêchent de rentrer chez eux en toute sécurité, de leur plein gré et dans la dignité. Ayant peu de possibilités de subvenir à leurs besoins, de nombreux Rohingyas prennent le risque d'entreprendre de dangereux voyages en mer à la recherche de sécurité.
Le Canada a fermement condamné le coup d'État et continue de demander la fin des violences, la libération des prisonniers politiques et un accès humanitaire sans restriction. Le Canada est profondément préoccupé par le fait que les élections prévues par le régime pourraient aggraver les troubles civils et la violence politique, ce qui aurait de graves conséquences pour le Myanmar et la région.
Depuis 2017, le Canada a fourni plus de 600 millions de dollars en réponse aux crises des Rohingyas et du Myanmar, combinant l'aide humanitaire avec le soutien à la paix, à la stabilisation et au développement. En 2025, le Canada a alloué 15 millions de dollars supplémentaires aux réfugiés rohingyas et aux communautés d'accueil au Bangladesh, et plus de 25 millions de dollars aux communautés touchées par la crise au Myanmar, notamment en réponse au tremblement de terre de mars 2025. Par l'intermédiaire de partenaires de confiance, le soutien du Canada favorise les soins de santé, la sécurité alimentaire, l'égalité entre les genres et les moyens de subsistance des personnes touchées par le conflit et les déplacements en cours.
Le Canada poursuit la responsabilisation pour les crimes graves commis au Myanmar, en soutenant l'intervention conjointe devant la Cour internationale de justice et le Mécanisme d'enquête indépendant pour le Myanmar. À ce jour, le Canada a imposé dix séries de sanctions ciblées contre des personnes et des entités liées au régime militaire. Lors de la Conférence de haut niveau des Nations Unies sur les musulmans rohingyas et les autres minorités au Myanmar (30 septembre 2025), le Canada a réaffirmé son engagement en faveur d'une action coordonnée, de la coopération régionale et de la responsabilisation.
L'instabilité du Myanmar alimente la criminalité transnationale, la migration irrégulière et les perturbations économiques dans toute l'Asie du Sud-Est. Le Canada reste déterminé à soutenir la paix, la résilience et la prospérité dans la région indopacifique et appuie les efforts menés par l'ANASE pour résoudre les crises des Rohingyas et du Myanmar, notamment le Consensus en cinq points et le travail de l'envoyé spécial de l'ANASE.
Engagement du Canada en Afghanistan
Question
Près de la moitié de la population de l’Afghanistan a besoin d’une aide humanitaire, alors qu’on assiste à un afflux massif d’Afghans qui retournent dans ce pays aux prises avec des catastrophes naturelles et où les talibans violent systématiquement les droits des femmes et des filles.
Réponses au besoin
- Nous sommes profondément préoccupés par la crise humanitaire en cours et les violations déplorables des droits des femmes et des filles afghanes par les talibans.
- Le Canada demeure déterminé à soutenir le peuple afghan, en particulier les femmes et les filles afghanes.
- À la suite des tremblements de terre dévastateurs survenus en septembre 2025, le Canada a annoncé une aide humanitaire de 3 millions de dollars.
- Le Canada fournit une aide humanitaire et au développement, en se concentrant sur les besoins critiques et essentiels. L’aide est fournie par l’intermédiaire d’agences de l’ONU et d’ONG partenaires expérimentées et fiables, qui ne sont pas sous le contrôle des autorités talibanes de facto.
- Depuis 2021, le Canada a versé plus de 290 millions de dollars en aide humanitaire et consacré plus de 143 millions de dollars à des programmes de développement dans les domaines de la santé, de l’éducation, ainsi que des droits et de l’autonomisation des femmes et des filles en Afghanistan.
Contexte pouvant être communiqué
Aide internationale : Depuis 2001, le Canada a versé plus de 4,25 milliards de dollars en aide humanitaire, en aide au développement et en assistance à la paix et à la sécurité par l’intermédiaire d’organisations multilatérales de confiance et d’ONG canadiennes et internationales. Aucun financement ne passe par le régime des autorités talibanes de facto. En 2023, le Canada a modifié le Code criminel afin de faciliter la fourniture de l’aide internationale pour répondre aux besoins essentiels en Afghanistan.
Faits et chiffres à l’appui
- Depuis 2021, par son aide au développement, le Canada a appuyé l’achat de fournitures médicales essentielles, y compris des vaccins pour 1,7 million d’enfants et 6,1 millions de femmes, et soutenu 2 400 établissements de santé dans tout le pays. Des fournitures médicales essentielles ont été fournies à 4 720 postes sanitaires pour la prestation de soins à plus de 560 000 Afghans vulnérables, principalement des femmes et des enfants, tandis que plus de 189 000 bénéficiaires ont eu accès à des services de santé maternelle, néonatale et infantile.
- Lorsque les talibans ont mis fin de force aux programmes communautaires d’éducation des filles en 2024, le Canada a réorienté son aide vers d’autres voies d’apprentissage en vue de contrer les interdictions néfastes des talibans, ce qui comprend la création de 38 centres d’apprentissage parascolaires fréquentés par 1 900 élèves et d’une école secondaire en ligne pour 620 filles afghanes, en plus de bourses d’études postsecondaires décernées à 50 Afghanes.
Situation humanitaire et besoins fondamentaux : En Afghanistan, 22,9 millions de personnes (la moitié de la population) ont besoin d’une aide humanitaire. L’ONU a lancé un appel afin de mobiliser 2,42 milliards de dollars américains pour venir en aide aux 16,8 millions de personnes les plus vulnérables. Depuis janvier 2025, plus de 2 millions d’Afghans sont retournés en Afghanistan depuis le Pakistan et l’Iran, ce qui exerce une pression supplémentaire sur des systèmes déjà mis à rude épreuve. L’ONU avertit que le pays est en proie à une crise humanitaire qui s’aggrave rapidement, l’année 2025 ayant été marquée par le pic de malnutrition aiguë le plus élevé jamais enregistré, alors que plus de 4,7 millions de femmes et d’enfants ont besoin de traitement d’urgence. Pour le plan de réponse humanitaire à la suite des séismes qui ont frappé l’Afghanistan, l’ONU a lancé un appel afin de recueillir 139,6 millions de dollars américains pour aider les quelque 500 000 personnes touchées.
Les hazaras en Afghanistan
- Le Canada surveille de près les violations des droits de la personne à l’encontre des minorités ethniques et religieuses en Afghanistan et a publiquement condamné les attaques contre la communauté hazara en Afghanistan.
- Le Canada reconnaît la discrimination et de la persécution historiques et systématiques de la population hazara en Afghanistan.
- Depuis août 2021, plus de 60 000 réfugiés afghans ont été réinstallés au Canada grâce à notre programme spécial d’immigration humanitaire, qui visait à réinstaller des ressortissants afghans vulnérables, tels que des minorités religieuses ou ethniques persécutées, y compris les Hazaras.
Messages supplémentaires
- Le Canada a toujours exprimé sa profonde préoccupation au sujet de la situation des minorités ethniques et religieuses en Afghanistan et continue de réclamer l’inclusion complète de tous les Afghans dans tous les aspects de la société, sans distinction d’origine ethnique, de religion ou de sexe.
- Le Canada condamne toutes les attaques contre la communauté hazara en Afghanistan.
- Le gouvernement du Canada n’a pas l’intention de reconnaître les talibans comme le gouvernement de l’Afghanistan tant qu’ils n’auront pas fait des progrès tangibles dans le respect de leurs obligations en matière de droits de la personne.
Faits et chiffres à l’appui
- L’État islamique-Province du Khorasan (EIPK), une organisation terroriste désignée par les Nations Unies, est en grande partie responsable de nombreuses attaques contre les Hazaras, tuant plus de 700 personnes depuis la prise de pouvoir des talibans en août 2021.
- Le Canada continue de travailler en étroite collaboration avec des partenaires afghans de confiance sur le terrain et des partenaires internationaux pour attirer l’attention sur la persécution des minorités ethniques et religieuses en Afghanistan et plaider en faveur de l’inclusion réelle des groupes marginalisés, y compris la communauté hazara.
En cas de questions – Reconnaître le génocide des Hazaras
- ll revient à une cour ou à un tribunal international ou national compétent de déterminer si une situation constitue un génocide, sachant que la définition juridique du génocide est précise et complexe, comme le soulignent les traités internationaux, tels que la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide et le Statut de Rome de la Cour pénale internationale.
Contexte
- Les Hazaras sont une minorité ethnique de langue persane, représentant environ de 10 % à 20 % de la population totale de l’Afghanistan. Une écrasante majorité de Hazaras sont des musulmans chiites. Les Hazaras sont persécutés depuis des siècles en Afghanistan, principalement en raison de leur appartenance religieuse.
- Le niveau d’insécurité et de persécution des Hazaras a globalement augmenté depuis la prise de pouvoir des talibans et le retrait des troupes internationales. Le rôle de premier plan joué par les Hazaras au sein du précédent gouvernement en a fait la cible de représailles.
- Parmi les attaques importantes contre la communauté hazara en Afghanistan, citons l’attaque du 30 septembre 2022 contre le centre d’éducation Kaaj à Kaboul, qui a tué plus de 50 personnes, principalement des filles hazaras qui étudiaient en vue d’examens. Aussi récemment que le 12 septembre 2024, 14 Hazaras ont été tués alors qu’ils rentraient chez eux après avoir visité des sanctuaires en Irak.
- Le Canada appuie directement les efforts de surveillance des droits de la personne à l’échelle locale et mondiale, en finançant l’établissement de rapports et de documentation utilisables sur les violations des droits de la personne commises par les talibans. Ces efforts englobent notamment la formation, la publication de rapports, l’organisation de forums mondiaux de défense des droits de la personne, et la prestation d’une expertise en matière d’enquête au Rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme en Afghanistan.
Inondations au Pakistan et aide internationale du Canada au Pakistan
Enjeu
Depuis juin 2025, le Pakistan a connu de fortes pluies de mousson et des inondations, qui ont touché plus de 6,9 millions de personnes, forcé le déplacement de 3,5 millions de personnes, et causé plus de 1 000 décès signalés.
Réponses types
- Le Canada demeure préoccupé par la crise des inondations qui sévit actuellement au Pakistan. Depuis juin 2025, le Pakistan a connu de fortes pluies de mousson et des inondations, qui ont touché plus de 6,9 millions de personnes, forcé le déplacement de 3,5 millions de personnes, et causé plus de 1 000 décès signalés.
- Le Canada fournit 2,6 millions de dollars en aide humanitaire au Pakistan pour soutenir les secours d’urgence, qui comprennent un soutien ciblé aux familles déplacées, des abris d’urgence, de l’eau potable, des services d’assainissement et d’hygiène.
- En réponse aux inondations, le Canada a versé 350 000 $ à Aide à l’enfance Canada au Pakistan et 250 000 $ aux opérations de secours du Croissant-Rouge du Pakistan. Cette aide financière s’ajoute à une allocation de 2 millions de dollars au HCR pour la protection et d’autres formes vitales de soutien aux personnes déplacées au Pakistan.
- Le Canada apporte également son soutien aux efforts conjoints de secours humanitaires financés par des donateurs, comme le Fonds central d’intervention d’urgence des Nations Unies, le Fonds d’urgence de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge pour les interventions en cas de catastrophe, et le Fonds humanitaire régional commun pour l’Asie-Pacifique.
- L’aide humanitaire du Canada accordée à la suite des inondations s’appuie en outre sur l’aide bilatérale au développement fournie au Pakistan pour soutenir la santé et les droits reproductifs des femmes, l’accès des filles à l’éducation, l’autonomisation économique des femmes, et l’éradication de la poliomyélite.
Contexte publiable
- La coopération fructueuse en matière de développement du Canada avec le Pakistan s’étend maintenant sur plus de 73 ans.
- Les relations bilatérales entre le Canada et le Pakistan sont étayées par des liens interpersonnels étroits, avec plus de 300 000 Canadiens d’origine pakistanaise résidant au Canada et environ 20 000 Canadiens résidant au Pakistan.
- En 2023-2024, l’aide internationale globale du Canada au Pakistan a atteint 103,6 millions de dollars, dont 53,9 millions de dollars ont été déboursés par Affaires mondiales Canada.
- Le Pakistan est l’un des pays les plus durement touchés au monde par les effets du changement climatique. En 2022, il était le pays le plus touché par le changement climatique, selon le classement de l’indice des risques climatiques de German Watch.
- En 2022 et 2025, le Pakistan a été confronté à de graves moussons et à des inondations. Les inondations de 2022 ont été particulièrement dévastatrices, ayant touché plus de 33 millions de personnes, causé 1 700 décès signalés, et occasionné des pertes de terres et une perte de productivité. Environ un tiers du pays a été submergé par les eaux de crue.
- Pour la crise de 2022, le Canada a mobilisé 58 millions de dollars en aide internationale pour soutenir à la fois l’aide humanitaire d’urgence et les efforts de reconstruction à long terme. Le volet du rétablissement de ces efforts est en cours.
- L’aide bilatérale au développement actuelle du Canada au Pakistan englobe le rétablissement après les inondations, la santé et les droits reproductifs des femmes, l’accès des filles à l’éducation, l’autonomisation économique des femmes, et l’éradication de la poliomyélite.
- En réponse aux inondations de 2025, d’autres donateurs ont fourni de l’aide : le Royaume-Uni (2,53 millions de livres sterling), l’Union européenne (1,05 million d’euros), les États-Unis (1 million de dollars américains, plus une aide directe en nature), et Singapour (50 000 dollars américains)
Faits et chiffres
- Environ 37,8 millions de personnes au Pakistan (sur une population totale de 250 millions) vivent avec moins de 3,00 dollars américains jour (PPA de 2021 - parité de pouvoir d’achat).
- Environ 20 % de la population pakistanaise est sous-alimentée, selon le Programme alimentaire mondial des Nations Unies.
- Le Pakistan compte le deuxième plus grand nombre d’enfants non scolarisés au monde, soit environ 25 millions, principalement des filles.
- Le pays se classe 148e sur 148 pays figurant dans le Rapport sur l’écart mondial entre les sexes 2025, et se classe au 6e rang mondial pour les mariages précoces d’enfants.
- Le Pakistan est l’un des deux pays au monde où la poliomyélite reste endémique.
Aide internationale du Canada à l’Amérique latine et aux Caraïbes
- Le Canada est le sixième donateur bilatéral de la région. Sa contribution a atteint 1,3 milliard de dollars à l’exercice 2023-2024.
- Notre aide au développement est axée, entre autres, sur : la lutte contre la propagation du crime organisé transnational, la lutte contre les changements climatiques et l’adaptation à ceux-ci, ainsi que la protection et la promotion de la démocratie et des droits de la personne.
- Nous demeurons déterminés à fournir une aide à la région lorsque les intérêts du Canada et ceux du pays bénéficiaire concordent.
Messages supplémentaires
- Malgré d’importants progrès dans la réduction de la pauvreté, la région de l’Amérique latine et des Caraïbes (« ALC ») demeure l’une des plus inégalitaires au monde.
- Cette région continue d’afficher les taux d’homicides les plus élevés au monde en raison principalement du crime organisé.
- Le taux élevé de migration irrégulière dans l’ALC fait peser un lourd fardeau sur les nombreux pays d’accueil et de transit de la région.
- Investir pour améliorer la sécurité et la prospérité dans notre hémisphère aide non seulement nos voisins, mais peut également profiter à notre propre sécurité et à notre propre prospérité.
Faits et chiffres à l’appui
- En 2023-2024, l’ALC a reçu 10 % de l’aide internationale totale du Canada.
- Cette année-là, le Canada était le sixième donateur de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) en matière d’aide à la région (après l’Allemagne, les États-Unis, la France, le Japon et l’Espagne).
- En 2023-2024, Haïti était le troisième plus grand bénéficiaire de l’aide canadienne au développement international (après l’Ukraine et l’Éthiopie).
- L’aide bilatérale et régionale accordée par Affaires mondiales Canada à l’ALC s’élevait à 949 millions de dollars (à l’exclusion du Mexique) en 2023-2024 (955 millions de dollars en incluant le Mexique).
- Le reste du financement canadien à la région a été fourni par d’autres ministères (77 millions de dollars) ou par du financement multilatéral du Canada (241 millions de dollars).
- Près d’un tiers de la population de l’ALC a connu de l’insécurité alimentaire en 2023.
- L’ALC est la deuxième région la plus exposée au monde aux phénomènes météorologiques extrêmes.
- La région a enregistré son taux de pauvreté le plus bas jamais atteint en 2022, soit 25 % de la population vivant dans la pauvreté.
- L’ALC ne représente que 9 % de la population mondiale, mais un tiers des homicides dans le monde.
- On compte plus de 23 millions de personnes déplacées de force dans l’ALC, sans compter les millions de migrants économiques et autres qui ont quitté leur foyer pour diverses raisons.
Contexte
Le Contexte de l’aide évolue rapidement dans l’ALC, compte tenu de la croissance de donateurs non traditionnels tels que la Chine, ainsi que de la réduction soudaine et importante de l’aide américaine ces derniers mois. En 2023, les États-Unis étaient le deuxième donateur de la région, affichant une aide publique au développement de 3,7 milliards de dollars. Les récentes réductions du financement américain ont créé un déficit important dans l’aide financière à la région. L’aide du Canada contribue à soutenir ses priorités géopolitiques en offrant des alternatives à l’engagement économique croissant de la Chine dans la région de l’ALC et à l'influence politique qui pourrait en découler.
Le commerce croissant du Canada avec la région de l’ALC et les accords de libre-échange qu’il a conclus avec sept pays de cette région constituent un moyen important de diversifier le commerce canadien. L’aide internationale et les investissements économiques du Canada dans la région de l’ALC peuvent contribuer à démontrer l’engagement du Canada dans la région et à faire valoir son statut de partenaire fiable.
L’aide apportée par Affaires mondiales Canada à la région est fournie dans le cadre de trois programmes régionaux (Amérique centrale, Caraïbes et programme régional interaméricain), ainsi que de programmes bilatéraux en Haïti, à Cuba, en Colombie, au Pérou, en Bolivie et au Venezuela.
Approche du Canada en matière d'aide internationale à l'Amérique latine et aux Caraïbes (ALC)
Enjeu
Le Canada est le sixième donateur à la région, avec une aide de 1,3 milliard de dollars en 2023-2024. Le Contexte de l'aide évolue rapidement dans la région ALC, avec la croissance de donateurs non traditionnels comme la Chine et la réduction importante et soudaine de l'aide américaine.
Réponses réactives
- Le Canada est le sixième donateur de l'OCDE à la région, avec une aide de 1,3 milliard de dollars en 2023-2024, soit 10 % de l'aide internationale totale du gouvernement.
- Malgré des progrès significatifs dans la réduction de la pauvreté, la région ALC reste l'une des plus inégalitaires au monde et affiche les taux d'homicides les plus élevés au monde, principalement en raison du crime organisé. En outre, le niveau élevé de migration irrégulière dans la région fait peser un lourd fardeau sur les nombreux pays d'accueil et de transit de la région.
- Nos priorités en matière d'aide au développement sont les suivantes : lutter contre la propagation de la criminalité transnationale organisée, protéger et promouvoir la démocratie et les droits de la personne, répondre à la migration irrégulière, soutenir la croissance inclusive, faire progresser l'égalité des sexes et lutter contre les changements climatiques et s'y adapter.
- Investir pour améliorer la sécurité et la prospérité dans notre hémisphère aide non seulement nos voisins, mais peut également bénéficier à notre propre sécurité et prospérité.
- Conformément à l'examen exhaustif des dépenses annoncé par le gouvernement, nous allons revoir notre aide au développement. Nous restons déterminés à fournir une aide à la région lorsque les intérêts du Canada et ceux des pays bénéficiaires concordent.
Contexte pouvant être divulgué
Malgré les progrès réalisés par la région en matière de réduction de la pauvreté, les pays d'Amérique latine et des Caraïbes continuent de faire face à des défis importants. Les inégalités de revenus sont élevées et près d'un tiers de la population de la région a connu l'insécurité alimentaire en 2023. L'Amérique latine et les Caraïbes sont la deuxième région au monde la plus exposée aux phénomènes météorologiques extrêmes. On y compte plus de 23 millions de personnes déplacées de force, sans compter les millions de migrants économiques et autres qui ont quitté leur foyer pour diverses raisons. La criminalité transnationale organisée continue de se propager dans la région et est de plus en plus interconnectée, avec une croissance significative du trafic de drogues synthétiques et une escalade de la violence. La région représente 9 % de la population mondiale, avec un tiers des homicides dans le monde. Certains gouvernements ont suspendu des droits, restreint la société civile et pris des mesures législatives qui sapent l'état de droit au nom de la lutte contre la criminalité. Les institutions démocratiques sont menacées dans de nombreux pays des Amériques, en partie à cause de la corruption, de la violence politique, des violations des droits de la personne, de la polarisation politique et des inégalités persistantes.
Parallèlement, le Contexte de l'aide évolue rapidement en ALC. La Chine est devenue une source importante d'investissements et d'échanges commerciaux, tandis que les récentes réductions de l'aide américaine ont créé un déficit important dans le financement de la région. L'aide du Canada contribue à soutenir ses priorités géopolitiques en offrant des alternatives à l'engagement économique croissant de la Chine dans la région ALC et à l'influence politique potentielle qui en découle.
En 2023-2024, le Canada était le sixième donateur de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) en matière d'aide à la région (après l'Allemagne, les États-Unis, la France, le Japon et l'Espagne). L'aide bilatérale et régionale accordée par Affaires mondiales Canada à l'ALC s'est élevée à 955 millions de dollars (y compris le Mexique). Cette aide est fournie dans le cadre de trois programmes régionaux (Amérique centrale, Caraïbes et programme régional interaméricain), ainsi que de programmes bilatéraux en Haïti, à Cuba, en Colombie, au Pérou, en Bolivie et au Venezuela. En outre, le Programme canadien d'aide au renforcement des capacités de lutte contre la criminalité finance actuellement 40 projets dans 31 pays de la région, pour une valeur de 153,6 millions de dollars, afin de renforcer les capacités de l'État et de la société civile à prévenir et lutter contre la criminalité transnationale organisée.
Le commerce croissant du Canada avec l'ALC et les accords de libre-échange qu'il a conclus avec sept pays de la région constituent un moyen important de diversifier le commerce canadien. L'aide internationale et les investissements économiques du Canada dans l'ALC peuvent contribuer à démontrer l'engagement du Canada dans la région et à souligner son statut de partenaire fiable.
Haïti – Assistance intégrée
La situation sécuritaire, politique et humanitaire en Haïti demeure critique. En réponse, le Conseil de sécurité des Nations Unies a récemment autorisé une nouvelle Force multinationale renforcée de lutte contre les gangs, appuyée par un Bureau d’appui robuste des Nations Unies.
Lignes réactives
- Profondément préoccupés par la violence persistante des gangs et l’instabilité politique en Haïti, qui ont provoqué une crise humanitaire et entravent le retour à la gouvernance démocratique. Les liens croissants entre les gangs et les réseaux criminels organisés existants compromettent la sécurité régionale.
- Une réponse soutenue et coordonnée — intégrant aide humanitaire, efforts de développement et soutien sécuritaire — est essentielle pour répondre aux besoins urgents de la population haïtienne et jeter les bases d’une stabilité et d’une résilience à long terme.
- Malgré la situation générale désastreuse, l'aide apportée par le Canada depuis 2022 – plus de 450 millions de dollars – a permis d'empêcher la prise de contrôle totale par les gangs, de nourrir les enfants dans les écoles, de renforcer la résilience des petits agriculteurs et de fournir une aide alimentaire et nutritionnelle essentielle, ainsi que des services de santé et de protection.
- Le 23 septembre, le Canada a annoncé une aide de 60 millions de dollars pour soutenir les efforts multilatéraux visant à stabiliser Haïti et à lutter contre le trafic régional de drogues et d’armes. Cela s’ajoute aux efforts du Canada pour mobiliser un soutien international accru, notamment pour la Force de répression des gangs et le Bureau d’appui des Nations Unies en Haïti récemment approuvés par le Conseil de sécurité.
- Bien que la situation demeure précaire et très préoccupante, le Canada continuera à fournir son soutien et son assistance au peuple haïtien.
Contexte pouvant être communiqué
Humanitaire
Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies, 6 millions de personnes — soit près de la moitié de la population — ont besoin d’aide humanitaire, dont plus de 2 millions sont confrontées à un niveau d’insécurité alimentaire d’urgence. Parmi elles, près de 1,3 million sont déplacées à l’intérieur du pays, principalement à Port-au-Prince où les gangs contrôlent jusqu’à 90 % du territoire. L’insécurité généralisée, la fermeture des aéroports et les routes bloquées ont aggravé les conditions humanitaires, entravé la livraison de l’aide et freiné les efforts de stabilisation et de développement. L’escalade de la violence et les attaques répétées contre les acteurs humanitaires ont encore limité les opérations et l’accès aux populations vulnérables. La saison des ouragans ajoute une pression supplémentaire à un Contexte humanitaire déjà fragile.
Securité
Depuis juin 2024, la Mission multinationale d’appui à la sécurité dirigée par le Kenya (MMAS) est présente en Haïti et a mené des opérations conjointes avec la Police nationale haïtienne. Bien que la mission ait obtenu certains succès, elle a également rencontré des défis, notamment une forte résistance des gangs, des pénuries de financement et de troupes, ainsi que des problèmes de gouvernance et de reddition de compte. Le 30 septembre, le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté une résolution visant à transformer la MMAS en Force de répression des gangs, appuyée par un Bureau d’appui des Nations Unies en Haïti (UNSOH). Ce mandat révisé vise à améliorer l’efficacité de la mission et lui permet d’accéder aux contributions évaluées de l’ONU ainsi qu’à un soutien logistique et opérationnel. La résolution a également approuvé la création d’un Groupe permanent de partenaires pour fournir une orientation stratégique à la mission. Le Canada a confirmé son intention d’en être membre. Lors de l’Assemblée générale des Nations Unies, le Canada a organisé un événement parallèle de haut niveau pour mobiliser l’engagement politique et les contributions de la communauté internationale et a annoncé un financement supplémentaire de 40 millions de dollars pour soutenir la mission et 20 millions pour renforcer la sécurité maritime régionale.
Transition politique et corruption
Le Conseil présidentiel de transition (CPT) a été créé en avril 2024 pour répondre à la crise politique en Haïti. Son mandat inclut le rétablissement de la sécurité et l’organisation d’élections libres et équitables d’ici février 2026. Le CPT est miné par des allégations de corruption et peine à remplir son mandat. La crise en Haïti est alimentée par une corruption enracinée, l’impunité et les inégalités. Le Canada travaille avec ses partenaires du G7 et des instances multilatérales pour faire progresser les efforts de lutte contre la corruption et joue un rôle de chef de file en imposant 34 sanctions dans le cadre de son régime autonome, en plus de mettre en œuvre les sanctions des Nations Unies.
Crise au Venezuela et conflits régionaux
Sous la présidence de facto de Nicolas Maduro, le Venezuela est devenu un État autoritaire et une source importante d’instabilité géopolitique. Près de 8 millions de Vénézuéliens ont fui le pays, ce qui en fait l’une des plus grandes crises migratoires dans le monde.
Le Venezuela et la Guyane ont un différend de longue date au sujet de la région d’Essequibo, où sont présentes des entreprises minières et énergétiques canadiennes.
Réponses suggérées
- Le Canada condamne sans équivoque la répression et les restrictions actuelles imposées à l’espace civique au Venezuela par le régime de facto.
- Le Canada a reconnu Edmundo Gonzalez Urrutia comme président élu du Venezuela et a condamné l’investiture illégitime de Nicolas Maduro.
- Le Canada s’engage à collaborer avec ses partenaires internationaux et au sein de tribunes multilatérales, notamment les Nations Unies, le G7 et l’Organisation des États américains (OEA), afin de promouvoir les droits de la personne et d’appuyer une solution démocratique à la crise au Venezuela.
- Depuis 2017, le Canada a imposé des sanctions ciblées à un total de 139 membres du régime de Maduro impliqués dans des attaques contre les institutions démocratiques, des violations des droits de la personne et des actes de corruption importants.
- Le gouvernement du Canada a réitéré à plusieurs reprises son soutien à la souveraineté de la Guyane et appuie les appels à la résolution pacifique du différend par l’entremise du processus déjà en cours à la Cour internationale de justice.
- En cas de questions sur le déploiement de navires de guerre par les États-Unis près du Venezuela :
Le gouvernement du Canada est au courant de l’opération menée par les États‑Unis et surveille la situation. - En cas de question sur l’utilisation par les États-Unis de la technologie canadienne pour cibler les bateaux soupçonnés de transporter de la drogue dans la mer des Caraïbes :
Il s’agit d’une opération menée par les États‑Unis. Affaires mondiales Canada est au courant de l’opération et surveille la situation.
Contexte pouvant être divulgué
- Sous la présidence de facto de Nicolas Maduro, le Venezuela est devenu un État autoritaire et une source importante d’insécurité géopolitique, principalement en raison de son environnement permissif pour les groupes armés étrangers –notamment les groupes dissidents que constituent les Forces armées révolutionnaires de Colombie et l’Armée de libération nationale– et les organisations criminelles, de l’exode, de son mépris pour les processus démocratiques et de ses violations systémiques des droits de la personne. Le régime de Maduro bénéficie également du soutien stratégique de la Russie, de la Chine, de l’Iran, de Cuba et de la Turquie.
- Le 10 janvier 2025, Maduro a été illégitimement investi après avoir frauduleusement modifié les résultats de l’élection présidentielle du 28 juillet 2024. Plusieurs pays, dont les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Union européenne et de nombreux pays d’Amérique latine, ont publiquement condamné l’emprise croissante et illégitime de Maduro sur le pouvoir. Les ministres des Affaires étrangères du G7 ont publié leur première déclaration concernant le Venezuela sous la présidence canadienne le 10 janvier 2025.
- L’exode de la population au Venezuela représente l’une des plus grandes crises mondiales de déplacement, avec près de 7,8 millions de réfugiés et de migrants vénézuéliens partout dans le monde. Environ 85 % d’entre eux restent dans la région, mettant à rude épreuve les capacités des gouvernements hôtes.
- Le Canada a fourni plus de 180 millions de dollars de soutien aux migrants vénézuéliens dans les pays d’accueil de la région. Depuis 2019, il a également fourni 56,8 millions de dollars d’aide humanitaire pour gérer la crise au Venezuela, dont 9,3 millions de dollars en 2025 par l’intermédiaire de l’ONU et d’ONG partenaires.
- Le Venezuela et la Guyane ont un différend de longue date concernant la région d’Essequibo (2/3 du territoire actuel de la Guyane), où sont présentes des entreprises minières et énergétiques canadiennes. Depuis la fin de l’année 2023, le régime de Maduro a délibérément augmenté les tensions avec la Guyane pour détourner l’attention des Vénézuéliens des actions du régime visant à saper la démocratie et les droits de la personne, ainsi que de la détérioration de leur situation économique.
- Un article de la CBC, publié le lundi 6 octobre, rapporte que la technologie canadienne a aidé les États-Unis à frapper des bateaux de drogue vénézuéliens présumés. L’article fait référence à un rapport de l’organisme Project Ploughshares –qui se décrit comme un « institut de recherche sur la paix axé sur les efforts de désarmement et la sécurité internationale »– indiquant que l’armée américaine a utilisé un système de capteurs WESCAM MX-Series de L3Harris, fabriqué au Canada, pour suivre et surveiller les bateaux touchés alors qu’ils naviguaient depuis le Venezuela lors des deux premières frappes rendues publiques en septembre. Dans un communiqué, un porte-parole d’AMC a déclaré qu’« Affaires mondiales Canada est au courant de l’opération menée par les États‑Unis et surveille la situation ».
Aide internationale du Canada en Europe
- L’aide internationale bilatérale du Canada à l’Ukraine en 2024-2025 s’est élevée à 3,1 G$, dont : 13 M$ en aide humanitaire, 130 M$ en aide au développement, 54 M$ en aide liée aux conflits, à la paix et à la sécurité, ainsi que 2,9 G$ en aide financière fournie par le ministère des Finances.
- L’aide internationale du Canada au Moyen-Orient** en 2024-2025 s’est élevée à 509 M$, dont : 298 M$ pour l’aide humanitaire, 156 M$ pour l’aide au développement et 55 M$ pour la paix et la sécurité.
- Au cours de l’exercice financier 2024-2025, les principaux bénéficiaires au Moyen-Orient ont été : les territoires palestiniens (149 M$), la Syrie (102 M$), le Liban (87 M$), la Jordanie (61 M$) et le Yémen (59 M$).
** Chiffres provisoires pour l’exercice 2024-2025 : Exclue l’Égypte (sous la catégorie Afrique) et d’importants montants versés à des organisations multilatérales; inclue seulement les montants d’Affaires mondiales Canada.
Messages supplémentaires
Ukraine
- Le leadership du premier ministre Carney au sein du G7 et sa visite à Kyiv le 24 août témoignent du soutien indéfectible du Canada à l’Ukraine pour répondre à ses besoins immédiats et à long terme en matière de résilience, de redressement et, à terme, de reconstruction.
- Le Canada mène également des efforts pour répondre aux conséquences humaines de la guerre et continue d’accroître la pression économique sur la Russie afin de réduire sa capacité de mener la guerre.
Moyen-Orient
- En tant qu’important donateur face à la crise à Gaza et en Cisjordanie, le Canada a engagé plus de 400 millions de dollars en aide internationale depuis le 7 octobre 2023.
- Nous continuons d’appeler Israël à faciliter le passage sûr, rapide et sans entrave de l’aide vers et à travers Gaza au moyen du système mis en place par les Nations Unies.
Faits et chiffres à l’appui
- Le Canada est l’un des principaux contributeurs aux efforts d’aide humanitaire en Ukraine : 395,65 millions de dollars depuis janvier 2022 (13 millions de dollars en 2024-2025).
- Le programme de développement (130 millions de dollars en 2024-2025) favorise la gouvernance inclusive, la résilience économique, la dignité humaine et l’égalité des genres, conformément à l’objectif de l'Ukraine d’adhérer à l’Union européenne. Le Canada (Finances) a également fourni une aide financière de 2,9 milliards de dollars en 2024-2025.
- L’Ukraine demeure un pays prioritaire pour le soutien du Canada en matière de conflits, de paix et de sécurité : il a reçu 54 millions de dollars en 2024-2025 pour les efforts de résilience et de résistance.
- Le Canada est l’un des plus grands contributeurs aux efforts d’aide humanitaire au Moyen-Orient (298 millions de dollars en 2024-2025). Les efforts se concentrent sur la satisfaction des besoins urgents vitaux, tels que la nourriture, l’eau et les soins de santé d’urgence.
- Les programmes de développement (156 millions de dollars en 2024-2025) sont axés sur l’éducation, la santé, la croissance économique, les changements climatiques et l’égalité des femmes. Cette aide vise les causes de l’instabilité en réduisant la pauvreté, en augmentant les possibilités socioéconomiques, en soutenant la gouvernance et les droits de la personne et en atténuant les risques climatiques.
- Les programmes de paix et de sécurité (55 millions de dollars en 2024-2025) contribuent à la réforme du secteur de la sécurité, y compris en renforçant les capacités des homologues nationaux dans les domaines militaire, du renseignement et de l’application de la loi afin de lutter contre la criminalité et le terrorisme et de faire face aux menaces posées par la prolifération et l’utilisation des armes de destruction massive, tout en soutenant la lutte contre les mines, les transitions politiques et en facilitant les efforts de consolidation de la paix et de relèvement après les conflits.
Soutien du Canada à l’Ukraine
Enjeu
Le Canada fournit un soutien multidimensionnel à l’Ukraine, comprenant une aide au développement, de l’aide humanitaire, du soutien macroéconomique, de l’appui militaire et l’aide à la sécurité et la stabilisation.
Points principaux
Depuis février 2022, le Canada s’est engagé à verser près de 22 milliards de dollars en soutien multidimensionnel à l’Ukraine, incluant de l’aide au développement, de l’aide humanitaire, du soutien macroéconomique, de l’appui militaire et l’aide à la sécurité et la stabilisation.
- L’aide du Canada s’aligne sur la vision de l’Ukraine pour sa relance, sa reconstruction et son intégration éventuelle à l’Union européenne, tout en travaillant à créer les conditions favorables à des échanges commerciaux et des investissements canadiens accrus avec l’Ukraine.
- La visite du Premier ministre Carney à Kyiv le 24 août 2025 a réaffirmé le soutien indéfectible du Canada à la souveraineté, à l’intégrité territoriale et à la sécurité à long terme de l’Ukraine.
- La récente nomination de Chrystia Freeland comme Représentante spéciale du Canada pour la reconstruction de l’Ukraine démontre notre engagement à soutenir la relance de l’Ukraine et à renforcer le partenariat économique.
Lignes réactives
Nomination de Chrystia Freeland comme Représentante spéciale pour la reconstruction de l’Ukraine
- Le Premier ministre Carney a nommé Chrystia Freeland comme Représentante spéciale du Canada pour la reconstruction de l’Ukraine, en plus de ses responsabilités comme députée.
- Ce rôle vise à promouvoir les intérêts économiques et sécuritaires du Canada, tout en respectant notre engagement envers la relance et la reconstruction de l’Ukraine, et en favorisant les priorités communes avec les partenaires de l’Union européenne et d’autres alliés partageant les mêmes valeurs.
Messages supplémentaires
- Le Canada ne soutient pas la reconnaissance des gains territoriaux obtenus par la force et s’oppose à tout relâchement prématuré de la pression sur la Russie.
- Le retour en toute sécurité des prisonniers ukrainiens et des personnes déportées doit être au cœur de tout règlement négocié. Il s’agit non seulement d’une obligation légale en vertu du droit international humanitaire, mais aussi d’une exigence humanitaire et d’une mesure de confiance pouvant jeter les bases d’une paix durable.
- Nous demeurons préoccupés par la détérioration de la situation humanitaire dans l’Est de l’Ukraine, par l’impact des hostilités sur les civils et les infrastructures civiles, ainsi que par la lenteur des progrès concernant le retour des prisonniers de guerre, des enfants déportés et des civils détenus.
- Le Canada dirige les efforts mondiaux pour répondre à la dimension humaine de la guerre, en coprésidant la Coalition internationale pour le retour des enfants ukrainiens et le Groupe de travail basé à Kyiv sur la libération de tous les prisonniers et personnes déportées.
- Le Premier ministre a coorganisé avec le président Zelensky une réunion de haut niveau de la Coalition lors de la Semaine de haut niveau de l’ONU cette année, ce qui a amplifié l’attention et accru la pression sur la Russie.
- Le Canada a accueilli la Conférence ministérielle d’octobre 2024 qui a lancé le Montreal Pledge, approuvé par 54 États et organisations.
- Nous avons investi plus de 27 millions de dollars dans des initiatives visant à soutenir le retour et la réintégration sécuritaires des Ukrainiens concernés.
- Le Canada s’est engagé à fournir 6,5 milliards de dollars en aide militaire à l’Ukraine depuis 2022 et reste déterminé à soutenir la Coalition des volontaires et son intention de déployer une aide militaire directe et évolutive pour maintenir un cessez-le-feu et une paix durable.
- Dans le cadre de l’Opération UNIFIER, les Forces armées canadiennes ont formé plus de 46 000 membres des Forces de sécurité ukrainiennes depuis 2014.
Contexte pouvant être divulgué
- Aide au développement : soutient la gouvernance inclusive et la résilience économique, tout en répondant aux besoins émergents tels que la réparation et la reconstruction du secteur énergétique.
- Aide humanitaire : répond aux impacts de l’invasion russe, en soutenant les interventions sanitaires d’urgence, les services de protection, ainsi que l’accès à l’abri, à l’eau, à l’assainissement et à la sécurité alimentaire.
- Aide à la paix, à la sécurité et à la stabilisation : soutient la paix et la stabilisation, la cybersécurité et la sécurité nucléaire, ainsi que la résilience démocratique. En février 2024, le Canada et l’Ukraine ont signé l’Accord de coopération en matière de sécurité.
- Aide macroéconomique : aide l’Ukraine à répondre à ses besoins budgétaires généraux, notamment par des prêts via le compte administré par le Fond Monétaire International que le Canada a promu, un prêt bilatéral direct et une garantie de prêt de la Banque européenne de reconstruction et de développement (BERD).
- Aide militaire et coopération : le 24 août 2025, le Premier ministre Carney et le président Zelensky ont annoncé un Plan d’action pour la mise en œuvre de l’Accord bilatéral de coopération en matière de sécurité. Dans le cadre de l’Opération UNIFIER, les Forces armées canadiennes (FAC) ont formé plus de 46 000 membres des Forces de sécurité ukrainiennes depuis 2015 et continuent de les former dans des pays tiers.
- Sanctions/Pression économique sur la Russie : depuis 2014, le Canada a imposé des sanctions à plus de 3 300 individus et entités, y compris ceux complices de la violation de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Ukraine et des violations graves et systématiques des droits humains. Le Canada a également sanctionné plus de 300 navires liés à la Russie impliqués dans le transport de pétrole, de gaz naturel liquéfié, d’armes et d’autres biens au profit de la Russie. Le 3 septembre 2025, le Canada a abaissé son plafond de prix pour le pétrole brut russe de 60 $US à 47,60 $US par baril.
Données clées
- Le Canada figure parmi les principaux donateurs à l’Ukraine. Depuis 2022, il s’est engagé à fournir près de 22 milliards de dollars en aide multidimensionnelle, dont :
- 12,3 milliards de dollars en soutien macroéconomique (contribution par habitant la plus élevée du G7)
- 6,5 milliards de dollars en aide militaire
- 702,1 millions de dollars pour la relance et la reconstruction, y compris l’aide au développement
- 395,7 millions de dollars en aide humanitaire
- 229,8 millions de dollars en aide à la sécurité et à la stabilisation
- En 2024-2025, l’aide bilatérale internationale du Canada à l’Ukraine s’est élevée à 3,1 milliards de dollars (chiffre préliminaire), dont :
- 13 millions de dollars en aide humanitaire
- 130 millions de dollars en aide au développement
- 54 millions de dollars en aide au conflit, à la paix et à la sécurité
- 2,9 milliards de dollars en aide financière (prêts) fournie par le ministère des Finances.
Profils de projets
Vietnam : Projet d’aide internationale d’Oxfam Canada financé par AMC « Verdissons notre riz »
- En mars 2025, Affaires mondiales Canada a établi un partenariat avec Oxfam Canada pour un projet lié au climat visant à favoriser des chaînes de valeur du riz à faibles émissions de carbone au Vietnam.
- L’initiative améliorera les moyens de subsistance de petits producteurs et transformateurs de riz, en promouvant une agriculture adaptée au climat, la gestion des déchets agricoles et l’autonomisation économique inclusive.
- Le projet vise à bénéficier à environ 40 000 personnes dans le secteur du riz et soutient l’objectif national du Vietnam de cultiver un million d’hectares de riz à faibles émissions d’ici 2030.
Messages supplémentaires
- Le Vietnam est un pays prioritaire pour le Canada dans la région indo-pacifique, et l’aide internationale s’inscrit dans les plus vastes efforts de collaboration bilatérale déployés par le Canada en vue de renforcer les relations économiques et d’accroître les possibilités de commerce et d’investissement avec ce pays.
- La riziculture est associée à la dégradation de l’environnement et est à l’origine de la moitié des émissions produites par le secteur agricole du Vietnam.
- Ce projet a été conçu à la suite de vastes consultations auprès du gouvernement, de donateurs, de la société civile et du secteur privé. Il vise à renforcer les efforts du Vietnam pour rendre son secteur agricole résilient et durable.
- Ce projet fait progresser le développement durable et inclusif, favorise la résilience face au climat et renforce le rôle du Canada en tant que partenaire fiable dans la région.
Faits et chiffres à l’appui
- Le Vietnam est le premier partenaire commercial du Canada au sein de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE).
- En 2024, le commerce bilatéral de marchandises s’est chiffré à 15,6 milliards de dollars (en hausse par rapport à 14,1 milliards de dollars en 2023).
- Depuis 1990, le Canada a versé environ 1,9 milliard de dollars en aide internationale pour soutenir les efforts de développement et de réduction de la pauvreté du Vietnam.
- Au cours de l’exercice 2024-2025, le programme de développement bilatéral d’AMC au Vietnam s’est élargi, avec 10 nouveaux projets approuvés d’une valeur de 69 millions de dollars sur 6 ans.
Contexte
Le 18 septembre, le site Web WesternStandard.news a publié un article sur un projet lié au climat, « Verdissons notre riz », financé par Affaires mondiales Canada au Vietnam et mis en œuvre par Oxfam Canada. Du 19 au 21 septembre, trois députés fédéraux ont publié sur les médias sociaux une capture d’écran de la page du projet tirée du site Web externe de la Banque de projets du Ministère, afin de mettre en opposition le coût du projet et l’inflation et l’insécurité alimentaire au Canada. Le 6 octobre, Le Journal de Québec a publié un article critique à l’égard du projet, qui citait la publication d’un de ces députés sur les réseaux sociaux. Le 7 octobre, le chef de l’opposition Pierre Poilievre a publié sur les médias sociaux une capture d’écran de la page du projet dans la Banque de projets, accompagnée du commentaire suivant : « Alors que vous avez de la difficulté à faire votre épicerie, Mark Carney dépense 8,2 millions de vos impôts pour acheter du riz équitable et à faible empreinte carbone au Vietnam ». Affaires mondiales Canada a publié du contenu au sujet de ce projet sur les médias sociaux (Facebook, Instagram et X). Oxfam Canada a diffusé une publication sur le projet et créé une page Web consacrée à celui-ci.
Congo : Culture du haricot et empouvoirement des femmes (CHEFfe)
- L'aide internationale du Canada est un outil stratégique qui soutient les objectifs de paix, de développement et humanitaires afin de promouvoir les propres intérêts du Canada en matière de sécurité et d'économie, et de soutenir la stabilité mondiale par le biais de partenariats responsables et axés sur les résultats.
- Le Canada fournit une aide internationale à la République démocratique du Congo (RDC) dans le cadre de sa Stratégie pour l'Afrique, faisant progresser les intérêts du Canada en matière de stabilité mondiale et d'opportunités économiques futures, y compris les minéraux critiques, qui sont essentiels à l'économie verte mondiale.
- Le projet « Culture du haricot et empouvoirement des femmes » est un investissement stratégique qui aide plus de 2 millions de personnes, principalement des femmes et des filles, dans l'est de la RDC à passer de l'aide alimentaire d'urgence à l'agriculture durable, dans une région fortement touchée par les conflits et les déplacements.
Messages supplémentaires
- En mars 2025, le Canada a annoncé un financement de 7 millions de dollars pour la réponse à la crise afin de renforcer ce projet et de rétablir la sécurité alimentaire des familles déplacées dans l'est de la RDC par la distribution d'urgence de semences et d'outils, l'aide alimentaire, les transferts monétaires et les programmes d'alimentation dans les écoles et les camps.
- Le Canada s'associe au Centre international d'agriculture tropicale (CIAT), un leader mondialement reconnu dans la recherche agricole, pour mettre en œuvre le projet « Culture du haricot et empouvoirement des femmes », offrant des solutions basées sur des données probantes pour réduire la pauvreté et l'insécurité alimentaire en RDC.
- En 2023-2024, le Canada a fourni 149 millions de dollars en aide internationale à la RDC, ce qui en fait le 7e plus grand bénéficiaire de l'aide internationale canadienne.
Mise à jour
Depuis janvier 2025, l'intensification du conflit dans l'est de la RDC a provoqué des déplacements massifs et aggravé une crise alimentaire déjà critique, avec plus de 10 millions de personnes étant confrontées à une insécurité alimentaire aiguë.
Les activités du projet ont été gravement perturbées, car les bénéficiaires ont perdu l'accès aux semences, aux marchés et à la sécurité de leurs déplacements.
En réponse, le projet intègre des mesures de réponse à la crise parallèlement à ses activités initialement prévues, y compris un financement supplémentaire de 7 millions de dollars pour rétablir la sécurité alimentaire de 70 000 nouveaux bénéficiaires directs.
Faits et chiffres à l’appui
- Conflit RDC/Rwanda – Position canadienne : En janvier 2025, le Canada a publié une déclaration exprimant sa profonde préoccupation face à l'escalade de la violence dans l'est de la RDC, condamnant tout soutien aux groupes armés et appelant au respect de l'intégrité territoriale de la RDC. En février 2025, le Canada a dirigé une déclaration des ministres des Affaires étrangères du G7 exprimant une profonde inquiétude face à l'escalade du conflit dans l'est de la RDC, condamnant les activités des groupes armés, y compris le M23, et appelant à un cessez-le-feu immédiat, à la protection des civils et au respect du droit international.
- Aide internationale du Canada : En 2023-2024, la RDC était le 7e plus grand bénéficiaire de l'aide internationale canadienne (149 M$). Le financement s'aligne étroitement sur les priorités du gouvernement congolais en matière de renforcement de la santé sexuelle et reproductive, de lutte contre la violence sexuelle et basée sur le genre, de promotion des efforts de consolidation de la paix et de réponse aux crises humanitaires.
- Commerce bilatéral : Il existe d'importants investissements miniers canadiens en RDC, y compris dans le secteur des minéraux critiques, ce qui en fait la 2e plus grande destination des investissements miniers canadiens en Afrique. Les importations canadiennes en provenance de la RDC ont atteint 228,4 millions de dollars en 2024, principalement des produits à base de cuivre.
- Pauvreté en RDC : Le pays est l'un des cinq plus pauvres du monde, avec environ 73,5 % de la population vivant avec moins de 2,15 dollars par jour en 2024.
Contexte
Le projet « Culture du haricot et empouvoirement des femmes » (22 millions de dollars, 2023-2028) vise à renforcer la sécurité alimentaire, l'égalité des genres et les droits aux ressources des femmes et des filles actives dans le secteur du haricot dans trois provinces de l'est de la RDC sujettes aux conflits : le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et le Tanganyika.
L’initiative cible directement 2 070 000 bénéficiaires (dont 60 % sont des femmes et des filles).
Ce projet est un exemple concret de la manière dont le Canada met en œuvre sa Stratégie pour l'Afrique, reliant la prospérité canadienne et africaine par le soutien à l'égalité des genres, à la sécurité alimentaire et à la résilience économique en RDC.
Gouvernée conjointement par le Canada et la RDC, et guidée par une analyse de sensibilité aux conflits, l'initiative renforce les partenaires africains tout en posant les bases de futures opportunités commerciales.
Informations supplémentaires
Comparution devant le Comité permanent de la Chambre des communes sur les affaires étrangères et le développement international (FAAE)
Mandat du Secrétaire d’état (Développement international)
28 octobre 2025
Note de scénario
- Votre comparution en personne, d’une durée d’une heure, débute à 11 h.
- Les fonctionnaires suivants vous accompagnent en personne lors de votre comparution et pourraient être appelés à répondre aux questions :
- Christopher MacLennan, sous-ministre du Développement international
- Leslie Norton, sous-ministre adjointe, Direction générale des partenariats et des programmes d’aide internationale
- Alexandre Lévêque, sous-ministre adjoint, Direction générale de l’Europe, du Moyen-Orient et de l’Arctique
- Votre comparution commence par votre déclaration d’ouverture de 5 minutes, suivie immédiatement de séries de questions des membres.
- Première série de questions : 6 minutes chacune pour le Parti conservateur (PCC), le Parti libéral (PLC), le Bloc Québécois (BQ).
- Deuxième série et suivantes : PCC 5 minutes, PLC 5 minutes, BQ 2,5 minutes.
- Le temps alloué comprend les questions du membre et vos réponses.
Biographies des membres du comité FAAE
Contexte du comité
- Les renseignements sur les membres du comité se trouvent dans la section des biographies des membres de ce cahier d’information.
- À noter : L’ancien ministre du Développement international, l’honorable Ahmed Hussen, est le président du FAAE. Il a comparu en tant que ministre devant le FAAE pour le Budget principal des dépenses et le Budget supplémentaire des dépenses (C) le 6 mai 2024. Le ton de la réunion était généralement cordial, avec des questions plus incisives de la part du PCC. La réunion portait sur l’aide internationale et le financement du développement, y compris le financement de l’UNRWA, la santé mondiale et le financement climatique.
- De manière générale, au cours de la dernière législature, en ce qui concerne l’aide au développement international, le PCC s’est concentré sur la contribution financière du Canada en Haïti et en Ukraine, ainsi que sur la famine et les enjeux humanitaires au Soudan. Les membres du PLC se sont également concentrés sur Haïti et le Soudan, tandis que le BQ a soulevé la question de la famine et de la situation humanitaire à Gaza.
- Plus récemment, le comité a tenu des discussions sur les sujets suivants liés à votre mandat : la réponse du Canada à la situation en Haïti ; la situation en Ukraine ; la situation au Soudan ; l’approche du Canada envers l’Afrique ; et les relations du Canada avec l’Amérique latine et les Caraïbes.
Ahmed Hussen (président)
PLC – Ontario (York-Sud – Weston – Etobicoke)

Élection à la Chambre des communes
- Élu pour la première fois en : 2015
- Réélu en : 2019, 2021, 2025
Parcours professionnel
- Études : Baccalauréat ès arts (B.A.) en histoire de l’Université York, diplôme en droit de l’Université d’Ottawa et membre agréé du Barreau de l’Ontario.
- Droit : Il a exercé le droit et s’est spécialisé en droit de l’immigration et en droit pénal.
- Engagement communautaire : Il est actif dans la société civile. Il a siégé au conseil d’administration de la Global Enrichment Foundation, qui a pour mission de renforcer le pouvoir des femmes en Afrique de l’Est en facilitant leur accès à l’enseignement supérieur. Il a également siégé au conseil d’administration de l’organisme Journalistes pour les droits humains.
Fonctions et rôles en tant que parlementaire
- Ministre du Développement international (2023-2025)
- Ministre du Logement et de la Diversité et de l’Inclusion (2021-2023)
- Ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social (2019-2021)
- Ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté (2017-2019).
Membre de comités pertinents pour Affaires Mondiales Canada
- Président : Comité permanent des Affaires étrangères et du Développement international (2025-présent)
Domaines d’intérêt pour Affaires Mondiales Canada
Motion d’initiative parlementaire M-14 : Aide au développement international du Canada
- Il a présenté la motion d’initiative parlementaire M-14 le 15 septembre 2025, laquelle propose d’intégrer des facteurs économiques dans les programmes d’aide internationale du Canada. La motion vise à inclure des débouchés pour les entreprises et les travailleurs canadiens dans les initiatives d’aide, en alignant la réduction de la pauvreté à l’étranger avec les avantages économiques au pays.
- Les éléments clés de cette motion comprennent : la création d’un flux de financement distinct pour soutenir les partenariats économiques dans des secteurs tels que l’énergie propre, l’agriculture, les technologies numériques et l’éducation, et l’obligation pour le ministre du Développement international de rendre compte chaque année au Parlement de la participation du Canada, des résultats obtenus par les partenaires et des avantages économiques pour le pays.
Moyen-Orient : Israël et Gaza
- Investissements du Canada dans l’aide humanitaire.
- Préoccupations concernant la législation parlementaire israélienne touchant les opérations de l’UNRWA. Il a plaidé en faveur du maintien du soutien à des partenaires internationaux de confiance tels que le Programme alimentaire mondial, l’UNICEF et l’OMS à Gaza.
Réfugiés afghans
- Il soutient le financement humanitaire des efforts de reconstruction après les inondations et l’aide aux réfugiés afghans, renforçant ainsi l’engagement du Canada en matière d’intervention en cas de catastrophe et d’aide aux réfugiés en Asie du Sud.
Haïti
- Lors d’une réunion du FAAE le 6 mai 2024, il a présenté le soutien du gouvernement aux solutions proposées par Haïti pour résoudre la crise politique, en donnant un aperçu des efforts d’aide humanitaire du Canada face aux défis sécuritaires et humanitaires actuels en Haïti.
Michael D. Chong (vice-président)
PCC – Ontario (Wellington – Halton Hills)

Porte-parole
- Affaires étrangères
Élection à la Chambre des communes
- Élu pour la première fois en : 2004
- Réélu en : 2006, 2008, 2011, 2015, 2019, 2021, 2025
Parcours professionnel
- Études : Baccalauréat ès arts (B.A.) en philosophie, Trinity College, Université de Toronto.
- Expérience dans le secteur privé : Il a occupé divers postes dans les services financiers et les technologies, y compris celui d’analyste chez Barclays de Zoete Wedd (1994-1997) et de responsable des technologies de l’information chez Mackie Research Capital (1997-1999). Il a occupé le poste d’adjoint au président chez Canadian Tire Financial Services (1992-1994), puis celui de conseiller principal à la Greater Toronto Airports Authority (2001-2004).
- Engagement civique : Il est cofondateur du Dominion Institute (aujourd’hui Historica Canada) et membre de son conseil d’administration depuis 1997.
Membre de comités pertinents pour Affaires Mondiales Canada
- Vice-président : Comité permanent des affaires étrangères et du développement international (2023-présent); Comité spécial sur la relation entre le Canada et la République populaire de Chine (2022-2025); Comité spécial sur l’Afghanistan (2021-2022).
- Membre : Comité permanent des affaires étrangères et du développement international (2020-présent); Comité spécial sur la relation entre le Canada et la République populaire de Chine (2020-2025).
Domaines d’intérêt pour Affaires Mondiales Canada
Souveraineté dans l’Arctique
- Intérêt pour les répercussions des projets de câbles sous-marins menés par la Russie (par exemple, Polar Express, Polar Connect) et capacité du Canada de protéger les câbles sous-marins contre les dommages causés par les ancres ou le sabotage.
- Capacités des ressources navales et diplomatiques du Canada de dissuader les transits non autorisés de navires dans l’Arctique.
- Suggestion au gouvernement de solliciter le soutien diplomatique et la reconnaissance d’autres nations maritimes afin de renforcer la revendication du Canada sur ses eaux intérieures.
Moyen-Orient : Israël, Gaza et Cisjordanie
- Antisémitisme au Canada : Il a plaidé en faveur de la désignation de Samidoun comme organisation terroriste.
- Il défend le droit d’Israël à se défendre et a dit qu’il n’existait aucun rapport crédible sur des crimes de guerre présumés.
Chine : Droits de la personne et ingérence étrangère
- Le député et sa famille ont été la cible de campagnes de désinformation en ligne qui seraient liées à la Chine et qui visaient à les discréditer et à les intimider.
- Il est préoccupé par l’ingérence chinoise, les activités de surveillance et l’utilisation abusive possible des recherches universitaires canadiennes par l’armée chinoise. Il a appelé à une enquête publique et à des réponses diplomatiques plus fermes.
- Il a mis en évidence les violations des droits de la personne en Chine, dont le traitement réservé aux Ouïghours et aux Tibétains.
Soudan : Sanctions
- Il a remis en question l’application des sanctions canadiennes et a souligné le rôle d’Affaires mondiales Canada dans la prévention du contournement de ces sanctions.
Ukraine/Russie : Sanctions
- Il a présenté des demandes de renseignements concernant les dérogations pour les importations russes et a fait part de ses préoccupations concernant les victimes civiles dans le Contexte du soutien militaire du Canada à l’Ukraine.
- Il soutient l’accord de partenariat stratégique en matière de sécurité entre le Canada et l’Ukraine.
Alexis Brunelle-Duceppe (vice-président)
BQ – Québec (Lac-Saint-Jean)

Porte-parole
- Affaires étrangères, développement et coopération internationale
- Droits de la personne
- Immigration, réfugiés et citoyenneté
Élection à la Chambre des communes
- Élu pour la première fois en : 2019
- Réélu en : 2021, 2025
Parcours professionnel
- Études : Études en arts et technologie des médias au Cégep de Jonquière.
- Secteur culturel : Il a travaillé pendant 20 ans comme technicien du son et perchiste sur des plateaux de tournage à Montréal (2000-2020).
- Industrie forestière : Il a travaillé comme journalier chez Résolue Produits forestiers à Alma, au Québec (2018-2019).
- Engagement politique : Il a été président de l’association de circonscription du Bloc québécois du Lac-Saint-Jean (2017-2019).
- Fils de l’ancien chef du Bloc, Gilles Duceppe.
Membre de comités pertinents pour Affaires Mondiales Canada
- Vice-président :
- Comité permanent des affaires étrangères et du développement international (2025-présent)
- Sous-comité des droits internationaux de la personne du Comité permanent des affaires étrangères et du développement international (2020-2025)
- Comité permanent de la citoyenneté et de l’immigration (2021-présent)
- Comité spécial sur l’Afghanistan (2021-2025); Comité permanent de la défense nationale (2020-2021).
Domaines d’intérêt pour Affaires Mondiales Canada
Haïti
- Il a soulevé des préoccupations concernant les liens entre les gangs haïtiens sur le sol canadien, notamment le blanchiment d’argent et le trafic d’armes, et a souligné l’incidence des décisions américaines en matière d’immigration sur les schémas migratoires haïtiens.
Droits de la personne et défense des intérêts à l’échelle internationale
- Il s’est opposé aux invitations du gouvernement à des dirigeants controversés en matière de droits de la personne, y compris Narendra Modi, Mohammed ben Salmane et Mohammed ben Zayed, au sommet du G7 de 2025, soulignant la nécessité d’aligner les engagements diplomatiques du Canada sur ses valeurs en matière de droits de la personne.
- Il soutient la démocratie et les droits de la personne à Hong Kong en tant que bienfaiteur auprès de Hong Kong Watch Canada, qui vient en aide aux populations vulnérables.
- Il a présenté une motion reconnaissant aux Tibétains le droit à l’autodétermination, adoptée à l’unanimité par la Chambre des communes le 10 juin 2024.
Afghanistan
- Il a soutenu l’accueil de réfugiés afghans au Canada, en citant les exemples du Kosovo et de la Syrie.
Ziad Aboultaif
PCC – Alberta (Edmonton - Manning)

Élection à la Chambre des communes
- Élu pour la première fois en : 2015
- Réélu en : 2019, 2021, 2025
Parcours professionnel
- Chef d’entreprise : Il a détenu et cogéré pendant douze ans Axxess Furniture Inc., une entreprise de distribution de meubles dont le siège se trouve à Edmonton.
Rôles politiques notables
- Porte-parole : Développement international (2017-2019)
Membre de comités pertinents pour Affaires Mondiales Canada
- Membre :
- Comité permanent des affaires étrangères et du développement international (2017-présent)
- Sous-comité des droits internationaux de la personne (2022-2023)
- Comité permanent du commerce international (2020-2021)
- Comité permanent des opérations gouvernementales et des prévisions budgétaires (2020)
Domaines d’intérêt pour Affaires Mondiales Canada
Souveraineté dans l’Arctique
- Préoccupations concernant les affrontements potentiels avec des navires étrangers non autorisés dans les eaux arctiques canadiennes; préparation de la défense du Canada, en particulier par l’intermédiaire du NORAD et de l’OTAN.
Incursions russes et réponse de l’OTAN
- Il considère les tactiques de la Russie comme des provocations délibérées visant à détourner l’attention de l’OTAN.
Haïti
- Préoccupations concernant les bénéficiaires de la crise des gangs en Haïti et questions sur les motivations politiques possibles derrière les réseaux de gangs et le soutien possible d’États étrangers.
Exportation de gaz naturel liquéfié et infrastructures énergétiques
- Il critique le gouvernement en ce qui concerne son soutien au secteur de l’énergie; il est favorable à un pipeline ouest-est pour étendre l’accès du pétrole et du gaz de l’Alberta aux marchés clés.
Approche du Canada envers l’Afrique
- Les défis majeurs auxquels fait face l’Afrique, dont la hausse des coûts, l’insécurité alimentaire et les conflits persistants, ont été soulignés lors des réunions du FAAE en mai 2024, tout comme l’importance de maintenir la part de marché du Canada face à l’influence croissante de la Chine et de la Russie.
Diplomatie canadienne
- Il a fait part de ses préoccupations concernant la baisse des investissements étrangers au Canada lors d’une réunion du FAAE le 12 février 2024 et a souligné le rôle de la diplomatie dans l’attraction et le maintien des investissements internationaux.
Lianne Rood
PCC – Ontario (Middlesex – London)

Porte-parole
- Développement international et développement économique fédéral pour le sud de l'Ontario
Élection à la Chambre des communes
- Élue pour la première fois en : 2019
- Réélue en : 2021 et 2025
Parcours professionnel
- Études : Baccalauréat spécialisé en criminologie et sociologie de l’Université de Windsor.
- Carrière : Elle a été adjointe de l’ancien secrétaire parlementaire à l’Agriculture et à la Commission canadienne du blé, David Anderson. Elle a ensuite occupé le poste d’adjointe spéciale de Gerry Ritz, ancien ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire.
- Engagement communautaire : Elle maintient une forte présence locale dans sa circonscription en participant régulièrement à des événements communautaires tels que les mises au jeu des matchs de hockey, les célébrations de Diwali et la parade du Père Noël de Strathroy.
Membre de comités pertinents pour Affaires Mondiales Canada
- Membre : Comité permanent des affaires étrangères et du développement international (2025-présent)
Domaines d’intérêt pour Affaires Mondiales Canada
Souveraineté dans l’Arctique
- Intérêt pour les efforts coordonnés du Canada et de pays d’optique commune en matière de sanctions afin de contrer l’alignement stratégique entre la Russie et la Chine dans l’Arctique.
Incursions russes et réponse de l’OTAN
- Elle a demandé des renseignements sur l’état de préparation de la défense du Canada et les lacunes possibles en matière de capacités mises en évidence par les récentes incursions russes dans l’espace aérien polonais et roumain en 2025.
Commerce international
- Elle s’est porté en faveur de la suppression des barrières commerciales internes au Canada, en présentant les réformes comme essentielles à l’amélioration de la compétitivité des agriculteurs et des producteurs canadiens, conformément au plan économique de 2025 de l’ancien chef du PCC, Pierre Poilievre.
- Elle a participé à une réunion de la NASCO en novembre 2024 sur la compétitivité nord-américaine et a souligné l’importance des relations commerciales entre le Canada, les États-Unis et le Mexique et soutenu les efforts visant à renforcer les chaînes d’approvisionnement.
Shelby Kramp-Neuman
PCC – Ontario (Hastings – Lennox and Addington – Tyendinaga)

Porte-parole
- Commerce Canada–États-Unis
Élection à la Chambre des communes
- Élue pour la première fois en : 2021
- Réélue en : 2025
Parcours professionnel
- Études : Baccalauréat ès arts en communication et sciences politiques de l’Université d’Ottawa.
- Expérience politique et gouvernementale : Elle a été adjointe parlementaire de feu Jim Prentice et membre du personnel du sénateur Consiglio Di Nino. Elle a également travaillé pour Affaires mondiales Canada en tant que représentante à Seattle, dans l’État de Washington.
- Carrière dans l’enseignement : Elle a près de six ans d’expérience dans l’enseignement au sein du conseil scolaire du district de Hastings et Prince Edward et au Loyalist College.
- Leadership municipal : Elle a occupé pendant quatre ans le poste d’adjointe au maire au sein du conseil municipal de Centre Hastings.
Membre de comités pertinents pour Affaires Mondiales Canada
- Membre : Comité permanent des affaires étrangères et du développement international (2025-présent)
Domaines d’intérêt pour Affaires Mondiales Canada
Souveraineté dans l’Arctique
- Préoccupations concernant les activités militaires russes et chinoises dans l’Arctique et leur partenariat stratégique.
Incursions russes et réponse de l’OTAN
- Examen des capacités du Canada en matière de lutte contre les drones et de l’état de préparation des Forces armées canadiennes.
- Questionnement sur la manière dont le Canada équilibre ses efforts de dissuasion sans aggraver les tensions.
Haïti
- Préoccupations soulevées concernant les capacités de déploiement des Forces armées canadiennes et l’acheminement de l’aide dans les zones contrôlées par les gangs.
- Intérêt pour le plan à long terme du Canada visant à soutenir la gouvernance, la justice et le développement démocratique.
Politique commerciale et tarifaire
- Elle a exprimé ses préoccupations lors de la période de questions du 17 septembre 2025 au sujet de la manière dont le gouvernement a mené les négociations commerciales entre le Canada et les États-Unis, en particulier concernant les droits de douane et les résultats à l’exportation, en comparant le déclin des exportations canadiennes à la croissance des exportations mexicaines.
- Elle a plaidé en faveur d’une renégociation de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) afin de réduire les tensions commerciales et de favoriser la stabilité pour les travailleurs et les entreprises canadiens.
Défense, OTAN et NORAD
- Elle soutient le leadership canadien dans les alliances de défense internationales, dont l’OTAN et le NORAD.
- Elle est membre active de l’Association parlementaire canadienne de l’OTAN et de l’Association parlementaire Canada-Europe.
Souveraineté dans l’Arctique
- Elle a soulevé des préoccupations concernant la capacité opérationnelle des Forces armées canadiennes dans l’Arctique, en soulignant l’importance stratégique de la souveraineté dans cette région.
Relations entre le Canada et l’Ukraine et réponse humanitaire
- Elle a souligné la nécessité de donner la priorité à la santé et au bien-être des femmes et des enfants touchés par le conflit, y compris au moyen d’une aide internationale ciblée.
Bill Blair
PLC – Ontario (Scarborough Sud-ouest)

Élection à la Chambre des communes
- Élu pour la première fois en : 2015
- Réélu en : 2019, 2021, 2025
Parcours professionnel
- Études : Baccalauréat ès arts (B.A.) en sociologie de l’Université York; baccalauréat en droit (LL.B.) de l’Université Queen’s.
- Application de la loi : Il a servi pendant plus de 30 ans au sein du service de police de Toronto, notamment en tant que chef de la police.
Fonctions et rôles en tant que parlementaire
- Ministre de la Défense nationale (2023-2025)
- Président du Conseil privé du roi pour le Canada (2022-2023)
- Ministre de la Protection civile (2021-2023)
- Président du Conseil privé de la reine pour le Canada (2021-2022)
- Ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile (2019-2021)
- Ministre de la Sécurité frontalière et de la Réduction du crime organisé (2018-2019)
- Secrétaire parlementaire du ministre de la Justice et procureur général du Canada (2015-2018)
Membre de comités pertinents pour Affaires Mondiales Canada
- Président : Comité permanent des affaires étrangères et du développement international (2025-présent).
Domaines d’intérêt pour Affaires Mondiales Canada
Souveraineté dans l’Arctique
- Il soutient les investissements dans le programme des Rangers canadiens dans l’Arctique et l’intégration des connaissances autochtones dans les opérations militaires nordiques telles que l’opération Nanook.
Incursions russes et réponse de l’OTAN
- Il a posé des questions sur la cohésion de l’OTAN face aux incursions russes dans l’espace aérien polonais et roumain, ainsi que sur le renforcement de la défense collective.
Haïti
- Coordination du Canada avec ses partenaires haïtiens et internationaux par l’intermédiaire de canaux multilatéraux.
- Réformes du financement de la Mission multinationale d’appui à la sécurité et soutien du Canada aux institutions démocratiques et aux élections.
Souveraineté dans l’Arctique et relations internationales
- Il soutient l’importance stratégique de l’Arctique et l’investissement de 40 milliards de dollars du Canada dans la modernisation du NORAD, y compris dans des radars transhorizon, la mise à niveau des infrastructures et les systèmes d’alerte précoce.
Mona Fortier
PLC – Ontario (Ottawa—Vanier—Gloucester)

Élection à la Chambre des communes
- Élue pour la première fois en : 2015
- Réélue en : 2019, 2021, 2025
Parcours professionnel
- Études : Baccalauréat ès arts (B.A.) en sociologie et maîtrise en administration des affaires de l’Université d’Ottawa.
- Communications et marketing : Directrice principale, Communications et développement du marché, Collège La Cité (2011-2015); Directrice générale, Equinox Inc. (2005-2008).
- Engagement communautaire : Membre du conseil d’administration de l’Hôpital Montfort; membre du Comité consultatif provincial sur les affaires francophones (Ontario); membre du conseil d’administration du Shaw Centre.
- Distinctions : Récipiendaire de la Médaille du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II (2012) pour son leadership communautaire.
Fonctions et rôles en tant que parlementaire
- Secrétaire parlementaire de la ministre des Affaires étrangères (2025-présent)
- Whip en chef du gouvernement (2024-2025)
- Whip adjointe du gouvernement (2024)
- Présidente du Conseil du Trésor (2021-2023)
- Ministre de la Prospérité de la classe moyenne (2019-2021)
- Ministre associée des Finances (2019-2021)
Membre de comités pertinents pour Affaires Mondiales Canada
- Membre :
- Comité permanent des affaires étrangères et du développement international (2025-présent)
- Comité permanent du commerce international (2023-2025).
Domaines d’intérêt pour Affaires Mondiales Canada
Services consulaires
- Elle collabore avec les parlementaires et organise des séances d’information afin de leur permettre de mieux comprendre les services consulaires offerts par Affaires mondiales Canada, aidant ainsi les députés et les sénateurs à répondre efficacement aux préoccupations et aux demandes de renseignements de leurs électeurs.
Souveraineté dans l’Arctique
- Elle s’intéresse aux investissements dans les infrastructures visant à améliorer la mobilité et la logistique dans le Nord.
- Elle s’intéresse aux avantages de l’intégration des connaissances autochtones dans les projets d’infrastructure et de défense dans le Nord.
- Elle s’intéresse à la sécurité dans l’Arctique et la modernisation du NORAD.
Politique commerciale environnementale
- Elle a contribué à l’étude du Comité permanent du commerce international (CIIT) sur la protection des secteurs manufacturiers canadiens, y compris les véhicules électriques, l’aluminium et l’acier, contre les importations chinoises connexes.
Robert Oliphant
PLC – Ontario (Don Valley Ouest)

Élection à la Chambre des communes
- Élu pour la première fois en : 2008
- Réélu en : 2011, 2015, 2019, 2021
Parcours professionnel
- Études : Baccalauréat ès arts (B.A.) en commerce du Victoria College, Université de Toronto; maîtrise en théologie (M. Div.) de la Vancouver School of Theology; doctorat en pastorale sacerdotale (D. Min.) du Chicago Theological Seminary, Université de Chicago.
- Religion : Pasteur à la Quyon United Church (1984-1986); pasteur adjoint à la Timothy Eaton Memorial Church (1984-1986); pasteur principal par intérim à la Bloor Street United Church (1991-1993); pasteur à la Whitehorse United Church (1991-1993); Pasteur à la Eglinton St. George’s United Church (1999-2008).
- Gestion : Président-directeur général de la Société de l’asthme du Canada (2011-2015).
Fonctions politiques et parlementaires
- Secrétaire parlementaire de la ministre des Affaires étrangères (2019-présent).
Membre de comités
- Membre : Comité permanent des affaires étrangères et du développement international (2019-présent); Comité spécial sur la relation entre le Canada et la République populaire de Chine (2022-présent)
- Ancien président : Comité permanent de la citoyenneté et de l’immigration (2017-2019); Comité permanent de la sécurité publique et nationale (2016-2017)
- Ancien vice-président : Comité permanent des anciens combattants (2009-2010)
Domaines d’intérêt pour Affaires Mondiales Canada
Souveraineté dans l’Arctique
- Il s’est penché sur les relations entre la souveraineté, le développement économique, la protection de l’environnement et la durabilité dans la politique étrangère relative à l’Arctique.
Incursions russes et réponse de l’OTAN
- Il s’est dit préoccupé par les répercussions globales des incursions de drones russes, et a montré un intérêt envers un dialogue diplomatique avec les pays non membres de l’OTAN afin de faire pression sur la Russie.
Haïti et République dominicaine
- Il s’est enquis du rôle du Canada dans la protection des travailleurs humanitaires en Haïti et de la collaboration avec la République dominicaine en matière de sécurité frontalière.
Moyen-Orient : Gaza et UNRWA
- Il a plaidé en faveur de l’UNRWA comme étant l’organisation la plus efficace pour fournir de l’aide et des services essentiels aux réfugiés palestiniens lors du débat d’urgence d’octobre de 2024 sur le Liban et Israël.
Anita Vandenbeld
PLC – Ontario (Ottawa Ouest – Nepean)

Élection à la Chambre des communes
- Élue pour la première fois en : 2015
- Réélue en : 2019, 2021, 2025
Parcours professionnel
- Études : Baccalauréat ès arts (B.A.) en histoire et sciences politiques de l’Université de Calgary et maîtrise ès arts (M.A.) en histoire politique et constitutionnelle de l’Université York.
- Travail dans le domaine du développement international : Elle a travaillé auprès du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), de l’Institut national démocratique en République démocratique du Congo et de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).
- Distinction : En 2008, elle a reçu la Médaille canadienne de maintien de la paix en reconnaissance de son travail au Kosovo.
Fonctions et rôles en tant que parlementaire
- Secrétaire parlementaire du ministre du Développement international (2021-2025); secrétaire parlementaire du ministre de la Défense nationale (2019-2021)
Membre de comités pertinents pour Affaires Mondiales Canada
- Membre :
- Comité permanent des affaires étrangères et du développement international (2017-2019; 2025-présent);
- Sous-comité des droits internationaux de la personne du Comité permanent des affaires étrangères et du développement international (2020-2025)
- Présidente :
- Sous-comité des droits internationaux de la personne du Comité permanent des affaires étrangères et du développement international (2018-2019)
Domaines d’intérêt pour Affaires Mondiales Canada
Souveraineté dans l’Arctique
- Elle s’intéresse au rôle de la Garde côtière canadienne et des Rangers canadiens dans la sécurité de l’Arctique et à la façon dont leur utilisation pourrait être améliorée.
- Elle a soulevé des préoccupations concernant l’impact du changement climatique et des phénomènes océaniques sur les intérêts du Canada en matière de sécurité nationale dans l’Arctique.
- Elle a mis un accent sur le leadership du Canada pour ce qui est de l’intégration des connaissances autochtones dans les forums multilatéraux sur l’Arctique et la coopération avec les pays nordiques.
Moyen-Orient – Conflit israélo-palestinien
- Elle a souligné l’importance cruciale de l’accès humanitaire pour les civils à Gaza et le rôle de l’UNRWA dans la fourniture d’aide et de services essentiels à Gaza et en Cisjordanie.
Droits des femmes
- Elle a mis en évidence les obstacles et les violences auxquels sont confrontées les femmes pendant les conflits et les déplacements, en soulevant ces questions lors des réunions du SDIR les 4 juin et 22 octobre 2024.
Rapport 4 du vérificateur général du Canada au Parlement du Canada : L’aide internationale à l’appui de l’égalité des sexes – Affaires mondiales Canada 2023
- Nous apprécions le travail important accompli par le Bureau du vérificateur général et continuons de prendre au sérieux les conclusions du rapport.
- Affaires mondiales Canada a accepté toutes les recommandations et en a mis en œuvre la majorité, ce qui témoigne de notre engagement envers la transparence, la responsabilité et l’efficacité.
- La mise en œuvre des autres recommandations est en cours et intégrée à nos efforts plus larges visant à moderniser l’aide internationale et à obtenir des résultats durables.
Messages supplémentaires
- Nous avons renforcé notre analyse comparative entre les sexes en mettant davantage l’accent sur l’intersectionnalité afin de mieux tenir compte des diverses réalités mondiales.
- Notre approche garantit que l’aide internationale est inclusive, équitable et adaptée aux besoins de tous.
- Nous modernisons nos systèmes afin d’être davantage transparents, responsables et axés sur les résultats.
- Notre objectif est d’obtenir des résultats mesurables et durables pour ceux qui en ont le plus besoin, y compris les femmes et les filles.
Contexte
Le Bureau du vérificateur général (BVG) a déposé le Rapport sur l’aide internationale à l’appui de l’égalité des sexes – Affaires mondiales Canada le 27 mars 2023. Le rapport visait à déterminer si Affaires mondiales Canada (AMC) avait mis en œuvre la Politique d’aide internationale féministe (PAIF) du Canada en finançant des projets qui appuyaient l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et des filles dans les pays à revenu faible et intermédiaire, et avait démontré que ces projets produisaient les résultats escomptés. Il a conclu qu’à l’époque, le Ministère n’était pas en mesure de démontrer comment l’aide bilatérale au développement améliorait les résultats pour les femmes et les filles. Le BVG a formulé trois recommandations, notamment celles qu’AMC améliore ses pratiques de gestion de l’information, axe les rapports et la prise de décisions sur les résultats, et renforce l’analyse comparative entre les sexes au-delà de l’âge. AMC a accepté les recommandations et a établi une réponse et un plan d’action de la direction (RPAD). Le plan comprend l’examen des approches actuelles, le renforcement des outils ministériels, la mise à jour des mécanismes de gouvernance, et la recherche d’options pour mieux rendre compte et prendre des décisions reposant sur des données probantes fondées sur les résultats des programmes d’aide internationale du Canada.
AMC a fait d’importants progrès dans la réponse aux recommandations du BVG. Les solutions à plus long terme, dictées par l’Initiative de transformation des subventions et des contributions (ITSC) qui donnera suite aux recommandations, comprennent la mise en place d’un nouveau système de gestion intégré qui englobe des composantes axées sur les résultats et la formation du personnel. Les travaux relatifs à ces solutions avancent rondement.
Le 9 novembre 2023, le Comité permanent des comptes publics (CPCP) a déposé un rapport sur la vérification du PAIF du BVG. Le rapport comprenait trois recommandations semblables à celles du BVG. Il demandait au Ministère de fournir des mises à jour sur les progrès réalisés sur sept points liés aux recommandations du BVG, au moyen de cinq rapports d’étape distincts : la gestion de l’information et la formation, l’établissement de rapports et la prise de décisions, des renseignements sur l’ITSC, l’analyse comparative entre les sexes, et le système de gestion intégré de l’ITSC et la formation connexe. Ces cinq rapports sont parachevés.
Note technique : Vérification du PAIF par le BVG
Réponse d’Affaires mondiales Canada (AMC) aux recommandations du vérificateur général
- AMC a accepté toutes les recommandations et met en œuvre la réponse et le plan d’action de la direction. La plupart des engagements ont été entièrement respectés.
- La mise en œuvre des autres recommandations progresse et est intégrée à l’Initiative de transformation des subventions et des contributions.
Recommandation 1 : Gestion de l’information et formation
- AMC a lancé une base de données centralisée des documents de projet, ce qui a permis d’améliorer l’accessibilité et la conformité. La disponibilité de la documentation est passée de 65 en janvier 2024 à 89 % en mai 2025.
- Un examen complet de la formation a été réalisé au début de 2024, ce qui a donné lieu à une mise à jour de la feuille de route de l’apprentissage et à la création d’outils d’intégration pour le personnel et les cadres.
- Le Ministère progresse vers la mise en œuvre complète du nouveau système de subventions et de contributions, Impe, le déploiement du modèle de base étant prévu pour 2026. Un plan de formation harmonisé avec le déploiement du système est également en cours d’élaboration.
Recommandation 2 : Établissement de rapports et prise de décisions axés sur les résultats
- AMC a respecté son engagement en présentant des options au sous-ministre du Développement international, approbation en février 2024.
- La mise en œuvre est en cours, y compris des outils Web, des tableaux de bord du rendement, et un système de gestion fondé sur les résultats intégré à Impleo. Le travail essentiel est terminé, et une version du modèle de base est prévue pour 2027.
Recommandation 3 : Analyse comparative entre les sexes plus (ACS Plus)
- Cette recommandation est entièrement mise en œuvre. Le formulaire d’évaluation de l’égalité des sexes et les lignes directrices connexes abordent désormais explicitement la diversité et les facteurs identitaires croisés.
- Des séances de sensibilisation et une formation actualisée ont intégré ces changements dans les programmes en cours.
Contexte
Le Bureau du vérificateur général (BVG) a déposé le Rapport sur l’aide internationale à l’appui de l’égalité des sexes – Affaires mondiales Canada le 27 mars 2023. Le rapport visait à déterminer si Affaires mondiales Canada (AMC) avait mis en œuvre la Politique d’aide internationale féministe (PAIF) du Canada en finançant des projets qui appuyaient l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et des filles dans les pays à revenu faible et intermédiaire, et avait démontré que ces projets produisaient les résultats escomptés. Il a conclu qu’à l’époque, le Ministère n’était pas en mesure de démontrer comment l’aide bilatérale au développement améliorait les résultats pour les femmes et les filles. Le BVG a formulé trois recommandations, notamment celles qu’AMC améliore ses pratiques de gestion de l’information, axe les rapports et la prise de décisions sur les résultats, et renforce l’analyse comparative entre les sexes au-delà de l’âge. AMC a accepté les recommandations et a établi une réponse et un plan d’action de la direction (RPAD). Le plan comprend l’examen des approches actuelles, le renforcement des outils ministériels, la mise à jour des mécanismes de gouvernance, et la recherche d’options pour mieux rendre compte et prendre des décisions reposant sur des données probantes fondées sur les résultats des programmes d’aide internationale du Canada.
La plupart des réponses d’AMC indiquées dans la RPAD ont été mises en œuvre intégralement. Des travaux sont en cours pour trouver des solutions à plus long terme qui répondront aux autres recommandations, dictées par l’Initiative de transformation des subventions et des contributions (ITSC) qui donnera suite aux recommandations, comprennent la mise en place d’un nouveau système de gestion intégré qui englobe des composantes axées sur les résultats et la formation du personnel.
Le 9 novembre 2023, le Comité permanent des comptes publics (CPCP) a déposé un rapport sur l’audit du PAIF du BVG. Le rapport comprenait trois recommandations semblables à celles du BVG. Il demandait au Ministère de fournir des mises à jour sur les progrès réalisés sur sept points liés aux recommandations du BVG, au moyen de cinq rapports d’étape distincts : la gestion de l’information et la formation, l’établissement de rapports et la prise de décisions, des renseignements sur l’ITSC, l’analyse comparative entre les sexes, et le système de gestion intégré de l’ITSC et la formation connexe. AMC a parachevé les cinq rapports.
Motion M-14 : Aide au développement international
- La motion proposée s'inscrit dans le cadre des efforts du gouvernement, en cours, visant à améliorer la reddition de compte, l'efficacité et les avantages mutuels (pour les pays en voie de développement, et pour les entreprises canadiennes) de l’aide au développement international du Canada.
- Le gouvernement reconnaît l'importance de veiller à ce que l’aide au développement international soutienne les priorités économiques et sécuritaires du Canada, tout en ayant un impact durable sur le développement et la réduction de la pauvreté.
Messages supplémentaires
- Le gouvernement apprécie les approches en matière d'aide internationale au développement qui créent des opportunités de croissance économique durable.
- Le gouvernement devra examiner plus en détail les modalités du volet « partenariats économiques » proposé. D'une manière générale, cette proposition s'inscrit dans la ligne directrice générale du gouvernement et dans la tendance actuelle d'autres pays donateurs, qui visent à faire en sorte que l'aide internationale au développement contribue non seulement à la réduction de la pauvreté dans le monde, mais aussi à la création d'avantages économiques pour les économies nationales (entreprises et travailleurs) et à la mise en place de conditions favorables au commerce.
- La motion a reçu un large soutien et a été amendée afin d'inclure un accès équitable au financement pour les petites organisations à but non lucratif. Le ministère soutient un large éventail d'organisations à travers le Canada et dans le monde entier.
Contexte
Le 15 septembre 2025, l'honorable Ahmed Hussen (York-Sud—Weston Etobicoke) a inscrit la motion d'initiative parlementaire M-14 au Feuilleton des avis. La motion demande au gouvernement d'améliorer la responsabilité, l'efficacité et les avantages mutuels de l'aide au développement international du Canada. La motion propose trois mesures clés :
- Mettre en œuvre de nouvelles politiques afin de garantir que les programmes d'aide au développement international du Canada intègrent des possibilités d'avantages économiques réciproques, notamment grâce à la participation des petites et moyennes entreprises, des innovateurs et des travailleurs canadiens.
- Créer un guichet dédié aux partenariats économiques afin de soutenir des projets qui concilient la réduction de la pauvreté à l'étranger et la sécurité économique au pays, et qui tirent parti des atouts économiques du Canada, tels que les énergies propres, l'agriculture, les technologies numériques et l'éducation.
- Exiger du ministre du Développement international qu'il rende compte chaque année au Parlement de l'ampleur de la participation du Canada aux projets d'aide au développement international, des avantages mesurables pour les pays partenaires et des opportunités économiques créées pour les Canadiens.
La principale différence réside dans la création du guichet consacré aux partenariats économiques proposé par le député Hussen, qui va au-delà de ce qui est envisagé dans votre réponse à la lettre de mandat et pourrait nécessiter une nouvelle réaffectation des ressources ou des pouvoirs de programmation (possible, mais les détails n'ont pas encore été examinés). Toutefois, la motion reflète un mouvement plus large en cours, au Canada et dans d'autres pays donateurs, visant à garantir que l'aide internationale au développement contribue non seulement à la réduction de la pauvreté dans le monde, mais aussi à la création d'avantages économiques pour les économies nationales (entreprises et travailleurs) et à la mise en place de conditions favorables au commerce.
Le 22 octobre 2025, lors de la deuxième lecture de la motion M-14, le Parti libéral du Canada, le Parti conservateur du Canada et le Bloc québécois ont tous exprimé leur soutien à la motion. Le Bloc québécois a proposé un amendement visant à garantir que les petites organisations à but non lucratif (OBNL) et les centres de coopération internationale situés en dehors des grands centres puissent bénéficier des mêmes possibilités de financement fédéral que les grandes organisations, amendement qui a été adopté avec l'accord du député Hussen. Au cours du débat, le Parti libéral a mis l'accent sur la responsabilité et les avantages mutuels, le Parti conservateur a insisté sur la surveillance budgétaire et l'objectif de réduire la pauvreté à l'étranger tout en soutenant l'emploi et l'innovation au Canada, tandis que le Bloc a mis en garde contre le fait de privilégier les gains nationaux au détriment des résultats en matière de développement. Dans l'ensemble, la motion reflète un large soutien multipartite en faveur du renforcement de la responsabilité et des avantages mutuels de l'aide internationale au développement du Canada.
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