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Comparution devant le Comité permanent de la Chambre des communes sur les affaires étrangères et le développement international (FAAE)

Le 28 octobre 2025

Table des matières

  1. Aperçu du portefeuille
    1. Rôles et mandats
    2. Enveloppe d’aide internationale
    3. Aperçu financier du portefeuille de développement
    4. Réparation géographique de l’aide internationale aux organisations à travers le Canada
  2. Contexte du développement
    1. Financement de développement
    2. L’engagement multilatéral dans l’aide internationale
    3. Réforme du système des Nations Unies pour le développement
    4. L’évolution de l’environnement mondial du développement
    5. L'aide internationale du Canada – y compris les répercussions des réductions de l'aide américaine et d'autres donateurs
    6. Impacts des réductions de l'aide étrangère américaine sur l'aide internationale mondiale
  3. Questions prioritaires
    1. Politique d'aide internationale du Canada
    2. L’aide liée
    3. Examen exhaustif des dépenses
    4. Organisations canadiennes (y compris les petites et moyennes organisations) actives dans l’aide internationale
    5. Efficacité du développement
    6. Pourquoi le Canada envoie de l'argent à l'étranger
    7. Égalité des sexes, y compris le soutien aux organisations de défense des droits des femmes
    8. Santé et droits sexuels et reproductifs
    9. Commerce et développement : Harmoniser l’aide internationale avec les intérêts économiques du Canada
    10. L'aide internationale apportée par le Canada à des pays tels que la Chine et l'Iran, qui se manifeste principalement par le biais d'organisations multilatérales
  4. Domaines de programmation
    1. Aide Humanitaire – Messages Principaux
    2. L’aide Humanitaire
    3. Gouvernance démocratique et résilience
    4. Croissance économique
    5. Financement innovant
    6. Systèmes alimentaires et nutrition
    7. Climat et financement innovant
    8. Financement lié au climat et à la biodiversité
    9. Santé mondiale - Messages clés
    10. Santé mondiale
    11. Formation, y compris le perfectionnement des compétences ainsi que l’enseignement et la formation professionnels et techniques (EFPT)
    12. Droits des personnes 2ELGBTQI+ à l'étranger
  5. Aide internationale du Canada au Moyen-Orient
    1. Office de secours et de travaux des Nations Unies (UNRWA)
    2. Aide internationale au Moyen-orient
    3. Situation humanitaire à Gaza
  6. Aide internationale du Canada en Afrique
    1. L'approche du Canada à l'égard de L'Afrique
    2. Aide Internationale Du Canada Au Soudan
  7. Aide internationale du Canada en indo-pacifique
    1. Stratégie indo-pacifique
    2. Soutien aux Rohingyas et aux personnes touchées par les violences persistantes au Myanmar
    3. Engagement du Canada en Afghanistan
    4. Les hazaras en Afghanistan
    5. Inondations au Pakistan et aide internationale du Canada au Pakistan
  8. Aide internationale du Canada à l’Amérique latine et aux Caraïbes
    1. Approche du Canada en matière d'aide internationale à l'Amérique latine et aux Caraïbes (ALC)
    2. Haïti – Assistance intégrée
    3. Crise au Venezuela et conflits régionaux
  9. Aide internationale du Canada en Europe
    1. Soutien du Canada à l’Ukraine
  10. Profils de projets
    1. Vietnam : Projet d’aide internationale d’Oxfam Canada financé par AMC « Verdissons notre riz »
    2. Congo : Culture du haricot et empouvoirement des femmes
  11. Informations supplémentaires
    1. Note de scénario
    2. Biographies des membres du comité FAAE
    3. Rapport 4 du vérificateur général du Canada au Parlement du Canada : L’aide internationale à l’appui de l’égalité des sexes – Affaires mondiales Canada 2023
    4. Note technique : Vérification du PAIF par le BVG
    5. Motion M-14 : Aide au développement international

Aperçu du portefeuille

Rôles et mandats : La ministre des Affaires étrangères et le secrétaire d'État (Développement international)

Enjeu 

En sa capacité de ministre du Développement international, l'honorable Anita Anand a délégué des autorités ainsi que des pouvoirs, devoirs et fonctions au secrétaire d'État (Développement international), l'honorable Randeep Sarai.

Lignes de réponses

Qui prend les décisions clés concernant les programmes et le financement du gouvernement en matière de développement international?

En tant que secrétaire d'État (Développement international), j'agis au nom de la ministre Anand, ministre du Développement international, en représentant le gouvernement dans les forums internationaux, les communications, la gestion de la mise en œuvre des programmes et les dépenses. Cependant, les décisions clés, telles que les soumissions au Cabinet et les propositions de financement importantes, nécessitent l'approbation de la ministre.

Compte tenu des vastes responsabilités de la ministre des Affaires étrangères, pourquoi était-il nécessaire de nommer un secrétaire d'État dédié pour superviser le portefeuille du développement international et de l'aide humanitaire?

Le rôle de soutien du secrétaire d'État (Développement international) reflète l'importance du volume de travail et de la représentation internationale du programme de développement international. La gestion de ce portefeuille est divisée afin d'équilibrer le leadership stratégique et l'orientation opérationnelle. Cela garantit une supervision efficace, aidant le Canada à obtenir des résultats significatifs en matière de développement international et d'aide humanitaire.

Comment le gouvernement assure-t-il l’imputabilité et la coordination dans les décisions liées à l'aide internationale au développement?

Bien que je ne sois pas membre du Cabinet, je travaille en étroite collaboration avec la ministre Anand, et toutes les décisions importantes sont soumises à des processus d'approbation établis, y compris au Cabinet si nécessaire. Je soutiens également l’imputabilité de la ministre devant le Parlement. Cette structure favorise une prise de décision rapide, coordonnée et responsable.

Quelles mesures sont en place pour garantir la transparence et la gestion responsable des efforts du gouvernement en matière de développement international?

Tous les programmes et toutes les dépenses relevant de ma responsabilité sont soumis à des processus de contrôle et de surveillance rigoureux, conformes aux normes gouvernementales. La transparence et l’imputabilité sont essentielles dans la manière dont nous gérons les efforts du gouvernement en matière de développement international. 

Contexte pouvant être divulgué

En tant que ministre des Affaires étrangères et ministre du Développement international (stylisé comme ministre des Affaires étrangères), l'honorable Anita Anand supervise la stratégie et définit l'orientation politique en matière de développement international et d'aide humanitaire. L'honorable Randeep Sarai est nommé par décret (2025-0469) au poste de secrétaire d'État (Développement international) pour assister la ministre Anand.

La ministre Anand a délégué ses autorités ainsi que des pouvoirs, devoirs et fonctions au secrétaire d'État Sarai. Dans l'exercice de ces pouvoirs, le secrétaire d'État (Développement international) agit au nom de la ministre du Développement international. Ces pouvoirs comprennent la représentation du Canada dans les forums internationaux, la gestion des communications liées au développement international et à l'aide humanitaire, la supervision et l'approbation des dépenses liées aux programmes et aux projets de développement international et d'aide humanitaire, ainsi que l'exercice des fonctions législatives et parlementaires liées au portefeuille du développement international et de l'aide humanitaire. 

Alors que le secrétaire d'État (Développement international) gère les opérations quotidiennes du portefeuille du développement international et de l'aide humanitaire ainsi que la représentation internationale, les demandes de nouveaux financements provenant du cadre budgétaire et les décisions clés du Cabinet doivent être approuvées par la ministre des Affaires étrangères. La participation du secrétaire d'État (Développement international) au Cabinet ou aux comités est laissée à la discrétion du Premier ministre. Toutes les activités sont partagées avec la ministre des Affaires étrangères afin d'assurer la coordination et la supervision.

Cette structure de délégation garantit une répartition claire des rôles et une collaboration entre la ministre des Affaires étrangères et le secrétaire d'État (Développement international), afin de soutenir la gestion et la mise en œuvre efficaces du portefeuille du gouvernement en matière de développement international et d'aide humanitaire. 

Enveloppe d'aide internationale (EAI)

Enjeu

L'enveloppe d'aide internationale est le principal instrument de financement du gouvernement du Canada pour appuyer ses objectifs en matière d'aide internationale. Elle soutient les objectifs de réduction de la pauvreté et de développement durable grâce à des partenariats avec la société civile, les organisations multilatérales, les milieux universitaires, les gouvernements des pays bénéficiaires, les organismes philanthropiques et les organisations du secteur privé.

Lignes de réponses

Quelle est la position du gouvernement canadien concernant le soutien au développement international et à l'aide humanitaire dans le contexte de l'examen exhaustif des dépenses?

Le gouvernement entreprend un effort délibéré et à long terme pour améliorer l'efficacité et obtenir de meilleurs résultats pour les Canadiens. Des économies sont envisagées dans tous les secteurs d'activité, y compris l'aide internationale. Cependant, à ce jour, aucune décision n'a été prise.

Soyez assurés que le Canada ne tournera pas le dos au monde. Nous restons fermement engagés à soutenir ceux qui en ont le plus besoin, en particulier à mesure que les défis mondiaux s'intensifient.

Comment l'aide internationale s'harmonise-t-elle avec les intérêts nationaux du Canada et les protège-t-elle?

La priorité du gouvernement en matière d'aide internationale est de veiller à ce qu'elle reflète les intérêts et les valeurs du Canada tout en restant axée sur les défis mondiaux actuels.

À l'avenir, l'approche du gouvernement en matière d'aide internationale mettra l'accent sur la promotion des priorités communes avec les pays partenaires en matière de prospérité économique, de croissance inclusive, de préparation au commerce et d'investissements du secteur privé.

Soutenir le développement international, c'est avant tout soutenir la réduction de la pauvreté, et non choisir entre aider les autres et s'aider soi-même. Il s'agit de reconnaître que nous vivons dans un monde interconnecté, où la stabilité, la santé et la prospérité mondiales ont une incidence directe sur les nôtres.

Comment le gouvernement assure-t-il une surveillance et une gestion efficaces des fonds destinés au développement international?

En tant que cogérant, je travaille en étroite collaboration avec la ministre des Affaires étrangères et le ministre des Finances afin de veiller à ce que nos ressources soient utilisées de manière judicieuse et efficace. Cela contribue à protéger et à promouvoir les intérêts du Canada en favorisant la stabilité, en réduisant la pauvreté et en encourageant des partenariats internationaux solides.

Contexte pouvant être divulgué

Dans un Contexte où les priorités du Canada évoluent, le gouvernement réévalue et réoriente son approche en matière d'aide internationale. À l'avenir, l'aide internationale du Canada sera de plus en plus axée sur le soutien à la prospérité économique et au commerce, conformément aux priorités du Canada et des pays partenaires, sur la promotion de la stabilité et de la résilience mondiales, ainsi que sur le renforcement de l'engagement et des partenariats multilatéraux. Le gouvernement modernisera également ses outils, notamment l'enveloppe d'aide internationale, afin d'offrir une aide plus efficace.

L'enveloppe de l'aide internationale est le principal instrument de financement du gouvernement du Canada pour soutenir les objectifs d'aide internationale du gouvernement fédéral. Elle est régie par un cadre de gestion approuvé par le Cabinet, qui établit des critères d'admissibilité clairs et fournit des orientations sur l'utilisation des ressources de l'enveloppe de l'aide internationale. Elle est cogérée par la ministre des Affaires étrangères (à ce titre et en tant que ministre du Développement international) et le ministre des Finances.

L'enveloppe d'aide internationale soutient un large éventail de programmes mis en œuvre par les ministères fédéraux, les organismes fédéraux et les sociétés d'État, notamment l'aide publique au développement (APD) et des activités spécifiques non liées au développement telles que la consolidation de la paix, la prévention des conflits, la lutte contre le terrorisme et la lutte contre la criminalité. Il est important de noter qu'elle ne soutient pas les forces armées et ne fournit pas d'aide létale.

L'enveloppe d'aide internationale est conçue pour être flexible, ce qui permet au gouvernement de réagir rapidement aux crises mondiales émergentes sans compromettre les objectifs de développement international à long terme. Elle s'articule autour de six réserves communes thématiques de financement :

  1. Développement de base : Met l'accent sur les programmes qui soutiennent les efforts à long terme en matière de développement durable et de réduction de la pauvreté, la plupart des fonds étant acheminés vers les pays à revenu faible ou intermédiaire où le gouvernement s'engage.
  2. Aide humanitaire internationale : Fournit un soutien en fonction des besoins urgents, conformément aux principes humanitaires d'humanité, d'impartialité et d'indépendance.
  3. Paix, sécurité et gouvernance : Soutient les mesures prises par le Canada et la communauté internationale en matière de paix, de sécurité et de résilience face à toute une série de menaces potentielles. Le financement provenant de cette réserve n'est pas limité aux pays à revenu faible ou intermédiaire.
  4. Institutions financières internationales : Contribue au financement de base de plusieurs institutions financières internationales (IFI) qui fournissent un soutien financier, des conseils stratégiques et un renforcement des capacités aux pays en développement, afin de mobiliser de nouvelles sources de financement pour les pays à revenu faible ou intermédiaire et de maintenir l'influence du Canada sur la gouvernance des IFI.
  5. Fonds pour les crises (allocation annuelle de 200 millions de dollars) : Conçu pour apporter des réponses rapides et à court terme à des crises internationales imprévues sans perturber les investissements dans les programmes à long terme existants.
  6. Fonds pour les priorités stratégiques (allocation annuelle de 200 millions de dollars) : réserve allouée à la discrétion du premier ministre afin de promouvoir le leadership du gouvernement sur des questions d'intérêt mondial et canadien par le biais d'initiatives en matière de développement, d'aide humanitaire, de sécurité et de stabilisation, de politique étrangère et de prospérité économique.

Si Affaires mondiales Canada reçoit la plus grande part de l'enveloppe de l'aide internationale, plusieurs autres ministères – notamment ceux des Finances, de l'Environnement et des Changements climatiques, de la Sécurité publique, de l'Immigration et des Ressources naturelles – ainsi que des sociétés d'État telles que le Centre de recherches pour le développement international et FinDev Canada, bénéficient également d'un financement.

Ces dernières années, l'enveloppe de l'aide internationale a alloué des ressources exceptionnelles en réponse à la pandémie mondiale de COVID-19 et à la situation en Ukraine. En dehors de ces allocations exceptionnelles, l'enveloppe de l'aide internationale affiche une trajectoire ascendante depuis 2015-2016, passant de 4,63 milliards de dollars à environ 8,8 milliards de dollars en 2023-2024. Les dépenses des années à venir pourraient être influencées par la situation budgétaire globale, notamment par l'examen exhaustif des dépenses en cours.

Aperçu financier du portefeuille de développement

Le budget initial du portefeuille de développement pour la période 2025-26 s'élève à 4,6 milliards de dollars, ce qui comprend le financement d'initiatives de développement de base dans les pays partenaires, les contributions aux institutions financières internationales, l'aide humanitaire et le financement de la réponse aux catastrophes et aux situations d'urgence à l'étranger. Ce financement est principalement utilisé pour soutenir la réduction de la pauvreté, faire respecter les normes internationales en matière de droits de l'homme et répondre aux crises humanitaires.

Lignes réactives    

Quelle est la position du gouvernement du Canada sur le soutien au développement international et à l'aide humanitaire dans le Contexte de l'Examen exhaustif des dépenses?

Le gouvernement entreprend un effort délibéré et à long terme pour améliorer l'efficacité et obtenir de meilleurs résultats pour les Canadiens. Des économies sont envisagées dans tous les secteurs d'activité, y compris l'aide internationale. Toutefois, à ce jour, aucune décision n'a été prise.

Soyez assurés que le Canada ne tournera pas le dos au monde. Nous restons fermement déterminés à soutenir ceux qui en ont le plus besoin, en particulier à mesure que les défis mondiaux s'intensifient.

Comment le gouvernement assure-t-il une surveillance et une gestion efficaces des fonds de développement internationaux?

Le processus ministériel de diligence raisonnable, aligné sur la politique du Conseil du Trésor sur les paiements de transfert, utilise une approche basée sur le risque pour adapter les exigences administratives, en réduisant le fardeau à la fois pour le ministère et les bénéficiaires, le cas échéant.

Quels types d'organisations reçoivent des fonds pour soutenir l'exécution des programmes du portefeuille du développement?

En 2024-25, les organisations canadiennes ont reçu environ 24 % des fonds du portefeuille de développement, tandis que les organisations multilatérales en ont reçu 61 % et les partenaires étrangers 15 %.

Comment les dépenses du portefeuille de développement sont-elles réparties par région?

En 2024-25, les dépenses du portefeuille de développement ont été réparties comme suit :

Quel est le montant utilisé pour soutenir l'aide humanitaire et la réponse aux crises?

Au sein du portefeuille du développement, environ 609 millions de dollars sont mis de côté chaque année pour soutenir l'aide humanitaire. En outre, le ministère peut obtenir jusqu'à 200 millions de dollars par an de la réserve de crise.

Contexte libérable

Le budget annuel du portefeuille du développement pour la période 2025-2026 s'élève à 4,6 milliards de dollars :

  1. Le développement de base : Il se concentre sur les programmes qui soutiennent le développement durable à long terme et les efforts de réduction de la pauvreté, la majeure partie du financement étant acheminée vers les pays à faible et moyen revenu dans lesquels le gouvernement s'engage.
  2. L'aide humanitaire internationale : Elle apporte un soutien en fonction des besoins urgents, conformément aux principes humanitaires d'humanité, d'impartialité et d'indépendance.
  3. Institutions financières internationales : Contribue au financement de base de plusieurs institutions financières internationales (IFI) qui fournissent un soutien financier, des conseils stratégiques et un renforcement des capacités aux pays en développement, afin de susciter de nouvelles sources de financement pour les pays à faible ou moyen revenu et de maintenir l'influence du Canada sur la gouvernance des IFI.
  4. Réserve de crise : conçue pour apporter des réponses rapides et à court terme à des crises internationales imprévues sans perturber les investissements dans les programmes à long terme existants.
  5. Fonds pour les priorités stratégiques : une réserve allouée à la discrétion du Premier ministre pour promouvoir le leadership du gouvernement sur des questions d'intérêt mondial et canadien par le biais d'initiatives en matière de développement, d'aide humanitaire, de sécurité et de stabilisation, de politique étrangère et de prospérité économique.

Selon les données préliminaires, le Canada est devenu le 7e plus grand donateur en 2024, alors qu'il était le 6e l'année précédente, et est resté le 15e en termes de ratio d'aide publique au développement par rapport au RNB. Les statistiques définitives seront disponibles en décembre 2025.

Le ratio préliminaire de l'aide publique au développement au RNB du Canada a diminué, passant de 0,38 % en 2023 à 0,34 % en 2024. Cette baisse est due à une diminution de l'aide publique au développement, combinée à une économie en croissance.

Répartition géographique de l'aide internationale aux organisations à travers le Canada

Messages supplémentaires

Mise à jour

Les données relatives au financement des partenaires pour 2024-2025 indiquent un financement de 1,28 milliard de dollars accordé à 231 partenaires dont le siège social est situé partout au Canada. Le ministère continue de renforcer ses activités de sensibilisation et son dialogue avec les organisations de la société civile et du secteur privé canadiennes dans toutes les régions afin de promouvoir un accès équitable aux possibilités de financement et d'assurer une large représentation dans les efforts d'aide internationale du Canada.

Faits et chiffres à l'appui

Table: Financement d'AMC pour l'exercice 2024-2025 par province

Province/TerritoireFinancement par province/territoireNombre de partenaires par province/territoire

Ontario

842 242 407,56 $

138

Québec

266 390 918,22 $

47

Manitoba

94 976 942,00 $

6

Alberta

51 153 186,80 $

11

Colombie-Britannique

11 387 763,30 $

14

Nouveau-Brunswick

9 065 152,00 $

4

Nouvelle-Écosse

5 829 000,00 $

5

Saskatchewan

2 775 082,20 $

3

Terre-Neuve-et-Labrador

968 743,00 $

1

Territoire du Yukon

448 713,80 $

1

Île-du-Prince-Édouard

49 999,82 $

1

Total:

1 285 287 908,70 $

231

Contexte du développement

Contexte

L’AMC applique des critères transparents et fondés sur le mérite à toutes ses décisions de financement, garantissant ainsi que les petites et grandes organisations sont évaluées de manière équitable, quel que soit leur lieu d'implantation. Les propositions de financement sont évaluées en fonction de leur pertinence, de leur impact prévu et de leur adéquation avec les priorités du Canada en matière d'aide internationale. L’AMC tient également compte de la capacité d'une organisation à obtenir des résultats efficaces dans des Contextes complexes afin de garantir la responsabilité et l'optimisation des ressources.

L'approche inclusive d’AMC comprend des activités de sensibilisation pendant la Semaine du développement international, des programmes ciblés pour les petites et moyennes organisations et un soutien au renforcement des capacités fourni par l'intermédiaire du Réseau interconseils. Cette coalition nationale relie huit conseils provinciaux et régionaux qui regroupent des centaines d'organisations d'un océan à l'autre.

Bien que les données sur le financement révèlent une concentration dans les grandes provinces telles que l'Ontario, le Québec et l'Alberta, ces tendances reflètent des tendances plus générales dans la répartition des organismes de bienfaisance canadiens engagés dans la coopération internationale. Les processus de financement d’AMC restent entièrement ouverts et accessibles aux organisations de tout le Canada, ce qui garantit que les propositions provenant de communautés plus petites ou plus éloignées sont examinées sur un pied d'égalité.

Cette approche soutient à la fois les objectifs du Canada en matière de développement international et ses objectifs plus larges en matière de diplomatie économique, renforçant ainsi le rôle de l'expertise et de l'innovation canadiennes dans la promotion des objectifs de développement durable des Nations unies à l'échelle mondiale.

Financement de développement

Enjeu

Le financement du développement est soumis à une pression intense. Il est nécessaire d'agir pour mobiliser toutes les sources de financement et réformer l'architecture financière internationale afin de répondre aux besoins en constante évolution des pays en développement.

Lignes réactives

Contexte pouvant être divulgué

Les progrès durement acquis en matière d'indicateurs de développement ont marqué le pas dans de nombreux pays en raison de crises multiples, tandis que de nombreux donateurs traditionnels ajustent leurs approches et leurs budgets dans un Contexte de contraintes budgétaires et de changement de priorités. Dans le même temps, la réduction de la marge de manœuvre budgétaire, due à l'augmentation de la dette souveraine, des taux d'intérêt et des chocs extérieurs, limite la capacité des pays en développement à investir dans le développement durable. Il est urgent de moderniser et d'optimiser l'architecture de l'aide internationale afin de mieux répondre à l'évolution du paysage mondial et de mobiliser des sources de financement supplémentaires, notamment les ressources nationales et les capitaux privés.

La quatrième Conférence internationale sur le financement du développement (juillet 2025) a marqué un tournant dans les efforts mondiaux visant à remodeler le financement du développement. Le Canada et d'autres partenaires partageant les mêmes idées ont considéré la FfD4 et son document final non contraignant, le Compromiso de Sevilla (Engagement de Séville), comme une réalisation remarquable démontrant la valeur durable du multilatéralisme. Vous avez assisté à la première journée de la conférence en tant que chef de la délégation canadienne, où vous avez réaffirmé l'engagement du Canada envers le développement durable et la mise en place d'un système de financement international plus inclusif. Vous avez également annoncé plusieurs initiatives visant à mobiliser des investissements durables dans les marchés émergents.

Les éléments du programme de financement du développement figuraient également en bonne place parmi les priorités de la présidence canadienne du G7. Par exemple, le Canada a lancé l'initiative Renforcer les partenariats pour le financement du développement et la prospérité commune afin d'améliorer l'efficacité des banques multilatérales de développement et de mobiliser des capitaux privés. Cette initiative comprenait : 544 millions de dollars en garanties de portefeuille accordées à la Banque interaméricaine de développement et à la Banque de développement des Caraïbes afin de débloquer 1,6 milliard de dollars américains de financement ; 290 millions de dollars sur cinq ans pour le Programme d'innovation en aide internationale ; et 101,3 millions de dollars sur cinq ans pour soutenir la mobilisation de capitaux privés en fournissant de l’aide ciblée en matière de soutien technique, de préparation de projets et d’instruments d’atténuation des risques.

L’engagement multilatéral dans l’aide internationale

Enjeu

Le Canada fournit de l’aide internationale par l’intermédiaire d’organisations multilatérales afin de réduire la pauvreté et faire progresser ses priorités en matière d’affaires étrangères, de commerce, de sécurité et de développement, contribuant ainsi à la stabilité et à la résilience mondiales.

Réponses suggérées

La programmation multilatérale joue un rôle essentiel dans la promotion des intérêts nationaux du Canada et la protection de la santé, de la sécurité et du bien-être des Canadiens en s’attaquant aux défis transfrontaliers à leur source.

Contexte pouvant être divulgué

Réforme du système des Nations Unies pour le développement

Le Canada appuie les efforts de réforme en cours dans l’ensemble du système des Nations Unies (ONU) pour en accroître l’efficience, l’efficacité et la responsabilisation, y compris un système de développement des Nations Unies axé sur la réalisation du Programme de développement durable à l’horizon 2030.

En mars 2025, le Secrétaire général des Nations Unies a lancé l’initiative ONU80. L’initiative s’appuie sur le repositionnement du système des Nations Unies pour le développement de 2018, qui ont fait de la réforme une responsabilité partagée entre les États membres et le système et les entités des Nations Unies. La réforme du système des Nations Unies pour le développement repose sur un réseau de coordonnateur·trice résident·e revitalisé et renforcé, permettant aux équipes pays des Nations Unies d’agir comme « une seule ONU » avec une cohérence, une coordination et une responsabilisation accrues.

Réponses suggérées

Contexte pouvant être divulgué

L’évolution de l’environnement mondial du développement

Enjeu

L’environnement mondial du développement évolue rapidement face à la montée de la compétition géopolitique, aux réductions de l’aide publique au développement (APD) et aux changements dans les priorités des donateurs.

Lignes réactives

Contexte pouvant être divulgué

L’environnement mondial du développement évolue rapidement et l'architecture de l'aide internationale est soumise à une pression considérable. L’APD se contracte, les dernières projections de l’OCDE (juillet 2025) indiquant une baisse de 9 à 17 % en 2025, après une diminution de 9 % en 2024. Cette tendance à la baisse s’explique par la réduction des budgets d’aide par les principaux donateurs, invoquant des pressions nationales et des priorités en matière de politique étrangère changeantes. Ce déclin s'inscrit dans un Contexte de tensions géopolitiques croissantes, d'affaiblissement du consensus multilatéral et de demandes accrues à l'égard des institutions mondiales de développement.

Dans ce Contexte et compte tenu de l'évolution des priorités canadiennes, le gouvernement réévalue et réoriente son approche en matière d'aide internationale. À l'avenir, l'aide internationale du Canada sera réorientée vers : le soutien à la prospérité économique et au commerce, en accord avec les priorités du Canada et des pays partenaires ; la promotion de la stabilité et de la résilience mondiales ; le renforcement de l'engagement multilatéral et des partenariats ; et la modernisation de nos outils afin de fournir une aide plus efficace.

Sur la scène mondiale, des efforts sont en cours pour moderniser l'architecture de l'aide. Le Canada participe à des processus de réforme clé, notamment l'initiative UN80, les réformes des banques multilatérales de développement, la Coalition sur l'avenir de la coopération pour le développement (initiative menée par la Fondation Gates) et le processus d'examen du Comité d'aide au développement (CAD) de l'OCDE.

L'aide internationale du Canada – y compris les répercussions des réductions de l'aide américaine et d'autres donateurs

Messages supplémentaires

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

L’environnement mondial du développement évolue rapidement et l'architecture de l'aide internationale est soumise à une pression considérable. L'APD est en baisse, les projections de l'OCDE indiquant une tendance à la baisse alors que les principaux donateurs réduisent leurs budgets d'aide, invoquant des pressions nationales et des priorités en matière de politique étrangère changeantes. Ce déclin s'inscrit dans un Contexte de tensions géopolitiques croissantes, d'affaiblissement du consensus multilatéral et de demandes accrues à l'égard des institutions mondiales de développement.

Dans ce Contexte et compte tenu de l'évolution des priorités canadiennes, le gouvernement réévalue et réoriente son approche en matière d'aide internationale. À l'avenir, l'aide internationale du Canada sera réorientée vers : le soutien à la prospérité économique et au commerce, en accord avec les priorités du Canada et des pays partenaires ; la promotion de la stabilité et de la résilience mondiales ; le renforcement de l'engagement multilatéral et des partenariats ; et la modernisation de nos outils afin de fournir une aide plus efficace. Sur la scène mondiale, des efforts sont en cours pour moderniser l'architecture de l'aide. Le Canada participe à des processus de réforme clés, notamment l'initiative UN80, les réformes des banques multilatérales de développement, la Coalition sur l'avenir de la coopération pour le développement (initiative menée par la Fondation Gates) et le processus d'examen du Comité d'aide au développement (CAD) de l'OCDE.

Impacts des réductions de l’aide étrangère américaine sur l’aide internationale mondiale

Enjeu

Les États-Unis ont historiquement été le principal contributeur à l’aide publique au développement (APD), représentant traditionnellement plus de 30% de l’APD mondiale. Des changements récents dans la politique d’aide étrangère des États-Unis ont entraîné d’importantes réductions de leurs programmes et budgets d’aide, ainsi que la dissolution de l’Agence américaine pour le développement international (USAID) et l’intégration de certaines de ses fonctions au sein du Département d’État (State Department). Les États-Unis ont également réduit leur engagement multilatéral, se retirant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) et de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science, et la culture (UNESCO).

Cela entraîne des répercussions profondes sur les pays et régions qui dépendent de l’aide américaine depuis de nombreuses années. De nombreuses organisations de la société civile, y compris canadiennes, ont signalé des pertes de financement et cherchent des sources alternatives.

Lignes de réponse

Question : Alors que les États-Unis réduisent leur aide étrangère, le Canada va-t-il combler ce vide?
Question : Les États-Unis sont-ils le seul pays donateur à réduire leur aide?
Question : L’aide internationale du Canada sera-t-elle réduite comme celle des États-Unis?
Question : Si l’on vous interroge sur la dénonciation par les États-Unis de l’Agenda 2030 et des Objectifs de développement durable (ODD)
Question : Qu’adviendra-t-il des organisations non gouvernementales canadiennes et de leurs programmes touchés par les réductions américaines?

Contexte publiable

Bien que le gouvernement ne puisse combler le vide laissé par les réductions des dépenses d’aide des États-Unis et d’autres grands donateurs, le Canada continuera de travailler avec ses partenaires pour mener des importants programmes humanitaires, de paix, de sécurité, et de développement.

Pour soutenir les petites et moyennes organisations non gouvernementales canadiennes, le Canada a lancé en 2025 le programme Impact local, transformation mondiale avec un investissement de 38,5 millions de dollars par l’intermédiaire du Réseau de coordination des conseils. Ce programme soutient plus de 150 organisations dans la mise en œuvre de programmes innovants, inclusifs et résilients au climat, tout en renforçant les capacités des leaders et de leurs partenaires du Sud global. Les éléments clés incluent le renforcement des capacités, l’expérimentation de solutions de développement, et la durabilité institutionnelle pour des retombées économiques locales.

De plus, le gouvernement s’est engagé à verser 350 millions de dollars en nouvelle aide humanitaire sur deux ans pour soutenir les interventions dans les zones de conflit et les régions en situation d’urgence, renforçant ainsi son rôle de partenaire fiable dans le développement mondial.

Exemples de pays réduisant leur APD :

Questions prioritaires

Politique d'aide internationale du Canada

Enjeu

L’aide internationale soutient le développement social et économique des pays en développement, les interventions humanitaires ainsi que la paix, la sécurité et la gouvernance. Elle fait partie de l’éventail d’outils du Canada pour interagir avec le monde et relever les défis mondiaux.

Lignes réactives

Contexte pouvant être divulgué

Les défis auxquels les pays en développement sont confrontés dans leur parcours de développement – la pauvreté, les inégalités, les conflits, les catastrophes, les maladies – peuvent avoir des répercussions importantes à l’échelle mondiale et au Canada. En soutenant les efforts des pays partenaires pour relever ces défis, l’aide internationale contribue à la sécurité nationale et économique, à la prospérité et au bien-être des Canadiens.

L’aide internationale constitue un point d’entrée pour renforcer les relations bilatérales avec d’autres pays et pour promouvoir et protéger les intérêts canadiens dans les forums multilatéraux. Elle soutient le développement social et économique des pays en développement, les interventions humanitaires, la paix et la sécurité, ainsi que la gouvernance.

Dans un contexte où les priorités du Canada évoluent, le gouvernement réévalue et réoriente son approche en matière d'aide internationale. À l'avenir, l'aide internationale du Canada sera réorientée vers : le soutien à la prospérité économique et au commerce, en accord avec les priorités du Canada et des pays partenaires ; la promotion de la stabilité et de la résilience mondiales ; et le renforcement de l'engagement multilatéral et des partenariats. Le gouvernement modernisera également ses outils afin de fournir une aide plus efficace.

L’Enveloppe de l’aide internationale (EAI) est le principal outil de planification budgétaire du gouvernement du Canada pour soutenir l’aide internationale. En 2023-2024, l’EAI s’élève à 8,8 milliards de dollars, dont 5,95 milliards sont alloués à Affaires mondiales Canada (AMC). Cumulativement, au cours des cinq dernières années, les principaux bénéficiaires de l’aide internationale du Canada ont été l’Ukraine (principalement par le biais de prêts octroyés par le ministère des Finances), l’Éthiopie, le Bangladesh, l’Afghanistan, le Nigéria et la Tanzanie.

L’aide liée

Messages principaux

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

L’aide internationale est considérée comme liée lorsque l’acquisition d’un bien ou d’un service est limitée à un pays ou à un groupe restreint de pays.

En 2008, le gouvernement s’est publiquement engagé à délier toute l’aide publique au développement (APD). La politique d’aide déliée du Canada ne s’applique pas à l’ensemble de l’aide internationale fournie par les ministères fédéraux, seulement à celle qui relève de l’APD et qui est déclarée au CAD de l’OCDE.

Depuis 2022, le Canada a déclaré un déliement de l’aide à 100% selon la Recommandation du CAD et 98,7% d’aide déliée au-delà de la Recommandation. Cela s’explique en grande partie par la façon dont l’APD canadienne est mise en œuvre, principalement par des subventions et des contributions aux partenaires plutôt que par un approvisionnement direct. Le soutien aux organisations non gouvernementales canadiennes et aux instruments du secteur privé (y compris FinDev Canada et le Programme d’innovation en aide internationale) est déclaré comme déliée, puisque ces activités n’impliquent pas d’approvisionnement direct par le gouvernement et incluent une clause permettant aux partenaires d’utiliser un appel d’offres concurrentiel pour l’approvisionnement.

Mis à part l’engagement public de 2008 et la Recommandation du CAD, les politiques actuelles n’entravent pas la capacité du gouvernement à acquérir des biens et des services de manière liée. De même, les cadres politiques actuels permettent le déploiement de l’aide internationale de diverses façons qui soutiendront les intérêts économiques et commerciaux du Canada, notamment par les crédits à l’exportation. Il existe certaines limites générales à considérer, comme les obligations commerciales internationales du Canada, qui favorisent la concurrence ouverte et découragent les pratiques qui limitent l’approvisionnement aux fournisseurs domestiques.

Examen exhaustif des dépenses

Messages supplémentaires

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Au cours des dernières années, l’enveloppe de l’aide internationale a alloué des ressources exceptionnelles en réponse à la pandémie mondiale de COVID-19 et à la situation en Ukraine. En dehors de ces allocations exceptionnelles, l’enveloppe de l’aide internationale affiche une trajectoire ascendante depuis 2015-2016, passant de 4,63 milliards de dollars à une estimation de 8,8 milliards de dollars en 2023-2024. Les dépenses des années à venir pourraient être influencées par la situation budgétaire globale, y compris l’examen compréhensif des dépenses en cours.

Organisations canadiennes (y compris les petites et moyennes organisations) actives dans l’aide internationale

Enjeu

Réponses suggérées

Contexte pouvant être divulgué

Efficacité du développement

Messages principaux

Contexte

L'aide internationale du Canada est conforme aux normes de l'OCDE-CAD, ce qui renforce notre engagement en matière de transparence, d'efficacité et de responsabilité mondiale. Veiller à ce que les fonds destinés à l'aide internationale soient dépensés à bon escient permet de maintenir la confiance du public, d'obtenir des résultats significatifs et de préserver la réputation du Canada en tant que donateur responsable.

Diligence raisonnable et gestion des risques : Le gouvernement fait preuve de diligence raisonnable avant de conclure des accords de financement avec des partenaires d'exécution. Cela comprend des évaluations financières, des examens des capacités organisationnelles et des analyses des risques afin de s'assurer que les partenaires identifient les risques à un stade précoce et peuvent gérer les fonds publics de manière responsable.

Mécanismes de responsabilisation : Le gouvernement applique des cadres de responsabilisation rigoureux par le biais de ses accords de financement, de ses audits et de ses contrôles de conformité. Les accords de financement sont soigneusement structurés afin de renforcer la responsabilisation et de clarifier les attentes en matière de performance. Les partenaires sont tenus de respecter les normes de reporting financier et de conduite éthique, y compris les mesures de lutte contre la corruption et de prévention de la fraude.

Suivi des performances et transparence : Le gouvernement utilise une approche de gestion axée sur les résultats pour surveiller le rendement des projets, des programmes/portefeuilles et de l'organisation. Il utilise des modèles logiques, des cadres de mesure du rendement et un suivi/rapport sur les résultats, complétés par des visites sur le terrain et des évaluations par des tiers afin de renforcer la surveillance. Les résultats des projets sont rendus publics par le biais de plateformes telles que l'Initiative internationale pour la transparence de l'aide et le Project Browser.

Rapports sur les résultats : Le Rapport sur l'aide internationale du Canada est publié par Affaires mondiales Canada conformément à la Loi sur la responsabilité en matière d'aide publique au développement. Il décrit comment l'aide internationale du Canada répond aux défis mondiaux, et comprend des éléments narratifs et statistiques ainsi que les progrès réalisés vers l'atteinte des résultats politiques. Le Rapport ministériel sur les résultats d'Affaires mondiales Canada suit les progrès réalisés par rapport aux résultats prévus en matière de développement, de paix et de sécurité, contribuant ainsi à garantir que les efforts internationaux du Canada restent axés sur les résultats et adaptés aux besoins.

Apprentissage continu : Les leçons tirées des évaluations et des activités de suivi sont intégrées dans les programmes futurs.

Pourquoi le Canada envoie de l'argent à l'étranger

Messages supplémentaires

Égalité des sexes, y compris le soutien aux organisations de défense des droits des femmes

Enjeux

Le Canada s'engage à protéger et à promouvoir ses valeurs fondamentales telles que l'égalité des sexes, les droits de la personne et la démocratie. Investir dans l'égalité des sexes stimule la croissance économique, réduit la pauvreté et renforce la cohésion sociale.

Messages principaux

Contexte

L'approche du Canada en matière d'égalité des sexes

Investir dans l'égalité des sexes est une réponse stratégique aux turbulences mondiales et aux fractures géopolitiques. Les inégalités persistantes, notamment la violence sexiste, déstabilisent les communautés et compromettent la sécurité. Une réaction mondiale croissante menace des décennies de progrès pour les femmes, les filles et les personnes LGBTI+.

La collaboration avec les organisations de défense des droits des femmes est l'un des moyens les plus efficaces de protéger et de promouvoir l'égalité des sexes, car ces organisations ont souvent une expérience vécue et sont donc les mieux placées pour traiter efficacement les questions d'inégalité au sein de leurs propres communautés.

Le Canada est un défenseur de longue date de l'égalité des sexes à travers ses engagements internationaux, sa politique étrangère et son aide au développement international. Alors que le Canada adapte son approche en matière d'aide internationale pour l'aligner sur les nouvelles priorités du gouvernement, il reste déterminé à protéger et à promouvoir l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes et des filles.

Programme « La voix et le leadership des femmes »

Créé en 2018, le programme « La voix et le leadership des femmes » fournit un financement pluriannuel, de base et adaptatif aux organisations de défense des droits des femmes et aux groupes LBTQI du monde entier. En 2023, le Canada a élargi le programme afin d'inclure un soutien accru aux organisations de défense des droits des femmes dans les situations de crise et de conflit.

Il existe actuellement 23 projets « La voix et le leadership des femmes » dans le monde. Au Nigéria, le programme a permis de former plus de 68 000 élèves et 2 700 membres du personnel scolaire à la lutte contre la violence sexuelle et sexiste, et a aidé 4 700 survivantes.

Le Fonds pour l'égalité

Grâce à une contribution initiale de 300 millions de dollars versée par le Canada en 2019, le Fonds pour l'égalité fournit un financement de base flexible à des organisations de femmes du monde entier. Il tire parti des investissements axés sur le genre et mobilise des ressources provenant de la philanthropie et d'autres donateurs afin de combler les lacunes mondiales en matière de financement. Depuis sa création, le Fonds pour l'égalité a versé 100 millions de dollars à 1 800 partenaires dans 100 pays, tout en continuant à développer son portefeuille d'investissements, qui est aligné à 100 % sur le genre.

Lutter contre la violence sexuelle et sexiste

Le Canada est un chef de file dans la lutte contre la violence sexuelle et sexiste, y compris les pratiques néfastes telles que le mariage des enfants, le mariage précoce et forcé, et les mutilations génitales féminines/excision. Le FNUAP estime que chaque dollar dépensé pour prévenir le mariage des enfants pourrait générer un rendement économique de 33 dollars d'ici 2050. En 2023-2024, le Canada a aidé plus de 40 millions de personnes grâce à son aide internationale pour lutter contre la violence sexuelle et sexiste.

Santé et droits sexuels et reproductifs

Enjeux

Il existe un mouvement mondial anti-genre de plus en plus important, notamment contre la santé et les droits sexuels et reproductifs (SDSR), qui menace les libertés bien établies concernant le droit des femmes à prendre leurs propres décisions en matière de reproduction.

Le leadership du Canada en matière de santé et de droits sexuels et reproductifs (SDSR) s'appuie sur son engagement de longue date en faveur de la santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et adolescente, introduit par l'Initiative de Muskoka pour la santé maternelle, néonatale et infantile (2010-2020/engagement de 6,5 milliards de dollars), suivie plus récemment par l'Engagement décennal pour la santé et les droits mondiaux (2020-2030).

Au fil des ans, le soutien du Canada a contribué à réduire la mortalité maternelle et néonatale grâce à un meilleur accès aux consultations prénatales et aux soins postnatals, à l'amélioration de l'accès et de la qualité des services de santé, à l'amélioration des services de planification familiale et à la prévention et au traitement des infections sexuellement transmissibles.

En 2023, le Canada a consacré 5 % de son APD aux droits en matière de santé sexuelle et reproductive. À l'échelle mondiale, en 2023 (dernières données disponibles), le Canada se classait au 5e rang des principaux donateurs en matière de santé et de droits sexuels et reproductifs et au 7e rang en termes de financement de la santé et des droits sexuels et reproductifs en pourcentage du total des allocations de l'APD.

En 2023-2024, le soutien du Canada à la santé et aux droits sexuels et reproductifs comprenait 702 millions de dollars versés à divers partenaires multilatéraux, internationaux et canadiens.

Nos investissements dans les SDSR donnent des résultats concrets. Par exemple, en 2024, le soutien du Canada au Partenariat pour l'approvisionnement du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) – un fonds commun multi-donateurs – a contribué à éviter près de 10 millions de grossesses non désirées, plus de 200 000 décès maternels et infantiles, 3 millions d'avortements dangereux, et a permis à 25 millions de femmes d'accéder à des services de santé reproductive essentiels.

Messages principaux

Contexte

Commerce et développement : Harmoniser l’aide internationale avec les intérêts économiques du Canada

Dans le contexte de l’évolution des priorités canadiennes, le gouvernement réévalue et recentre son approche en matière d’aide internationale. À l’avenir, l’aide internationale du Canada sera de plus en plus axée sur le soutien à la prospérité économique et au commerce, conformément aux intérêts du Canada et des pays partenaires; sur la promotion de la stabilité et de la résilience mondiales; ainsi que sur le renforcement de l’engagement multilatéral et des partenariats. Une approche intégrée du commerce et du développement peut contribuer à établir des relations bilatérales et commerciales, à créer des environnements plus prévisibles pour le commerce et l’investissement, à soutenir la mise en œuvre des accords commerciaux et à renforcer la collaboration avec les partenaires commerciaux de demain.

Question : Quel est le plan pour intégrer les politiques et programmes de commerce et de développement?

Question : L’intégration des intérêts canadiens aux priorités de l’aide internationale implique-t-elle de lier l’aide canadienne?

Contexte

L'aide internationale apportée par le Canada à des pays tels que la Chine et l'Iran, qui se manifeste principalement par le biais d'organisations multilatérales

Les données relatives à l'aide internationale du Canada montrent un appui à des pays tels que l'Iran et la Chine principalement par l'intermédiaire d'organisations multilatérales. Cela peut soulever des questions quant aux motivations et aux intentions stratégiques du Canada.

Contexte pouvant être divulgué

La majeure partie de l'aide internationale du Canada à la Chine et à l'Iran est fournie dans le cadre des contributions de base du Canada aux organisations multilatérales et aux initiatives mondiales. Ces contributions reflètent une approche stratégique fondée sur des principes. Elles permettent au Canada de contribuer à des solutions mondiales, de faire respecter les normes internationales et de soutenir les populations vulnérables, tout en maintenant sa responsabilité et son influence.

Le Canada accorde la priorité à la transparence et aux résultats dans ses dépenses d'aide, et les organisations multilatérales sont soumises à des évaluations de performance et à des obligations de rendre compte. Affaires mondiales Canada n'a pas de programme de développement bilatéral dédié à l'Iran ou à la Chine.

Le Canada a une politique d'engagement contrôlé avec l'Iran qui limite les relations à quatre domaines clés, notamment les droits de la personne, les questions consulaires, les questions liées au nucléaire et la sécurité régionale. Le Canada continue d'appliquer des sanctions et des restrictions lorsque cela est approprié (par exemple, le programme nucléaire iranien, les sanctions autonomes liées à des violations graves de la paix et de la sécurité internationales, telles que le transfert d'armes à la Russie pour la guerre en Ukraine, et les violations flagrantes et systématiques des droits de la personne, ainsi que l'inscription du Corps des gardiens de la révolution islamique iranienne sur la liste des entités terroristes en vertu du Code criminel), tout en soutenant les efforts humanitaires par le biais des mécanismes des Nations Unies. Ces canaux permettent au Canada de faire respecter le droit international et les normes en matière de droits de la personne.

Le Canada a également imposé des sanctions à 14 personnes et à une entité en Chine pour leur rôle dans de graves violations des droits de la personne dans ce pays. Le Canada continue de faire part de ses préoccupations concernant les droits de la personne en Chine, tant au niveau bilatéral avec ses interlocuteurs chinois que dans les forums multilatéraux.

Par l'intermédiaire du Fonds canadien d'initiatives locales (FCIL), le Canada soutient des projets à petite échelle dans 124 pays, dont la Chine, visant à aider la société civile locale à répondre aux besoins de développement locaux. Le financement total des projets du FCIL en 2023-2024 était inférieur à 500 000 dollars canadiens en Chine. Les projets du FCIL se concentrent sur des questions telles que la gouvernance inclusive, les droits de la personne, l'égalité des sexes, la paix et la sécurité.

Conclusion

Le Canada est attaché au multilatéralisme comme moyen de promouvoir la paix, les droits de la personne et le développement durable à l'échelle mondiale. Dans un monde de plus en plus multipolaire, le Canada fera valoir ses intérêts en travaillant dans le cadre de plateformes multilatérales qui protègent ses valeurs et lui permettent de former des coalitions pragmatiques, en équilibrant son engagement avec ses alliés, les puissances émergentes et les nouveaux acteurs. L'aide multilatérale contribue à la stabilité mondiale, ce qui profite aux Canadiens.

Domaines de programmation

Chiffres

(Source : DevData : Tableau de bord des dépenses d'aide internationale du Canada)

Aide humanitaire – Messages principaux

Messages supplémentaires

Mise à jour

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Au cours de la dernière décennie, la portée, l’ampleur et la complexité des crises humanitaires ont considérablement augmenté, caractérisées par un nombre croissant de conflits et de catastrophes naturelles, aggravés par les changements climatiques. En août 2025, plus de 300 millions de personnes avaient besoin d’une aide humanitaire à l’échelle mondiale, et 122 millions de personnes étaient déplacées de force. Le Canada continue de répondre aux crises humanitaires soudaines et prolongées, notamment en Palestine, en Ukraine, au Soudan et en Haïti, et s’emploie activement à lutter contre l’insécurité alimentaire mondiale.

L’aide humanitaire

Enjeux

Le gouvernement du Canada répond aux crises humanitaires grâce à un système mondial coordonné composé de partenaires humanitaires expérimentés, qui fournissent une aide d'urgence là où elle est le plus nécessaire.

Messages principaux

Contexte

Au cours de la dernière décennie, la portée, l'ampleur et la complexité des crises humanitaires ont considérablement augmenté, caractérisées par un nombre croissant de conflits et de catastrophes naturelles, exacerbés par le changement climatique. En août 2025, plus de 300 millions de personnes avaient besoin d'aide humanitaire dans le monde et 122 millions de personnes étaient déplacées de force.

Au cours de l'exercice 2024-2025, l'AMC a fourni 796Note de bas de page 3 millions de dollars d'aide humanitaire et s'est classé treizième donateur mondial en 2024.

Le gouvernement dispose d'un ensemble d'outils solides pour répondre aux crises humanitaires. Les interventions consistent principalement en des contributions financières à des partenaires expérimentés afin de soutenir leurs programmes d'intervention. Cela comprend notamment l'aide alimentaire et nutritionnelle d'urgence, les services de santé d'urgence, l'eau, l'assainissement et l'hygiène, les abris et les articles non alimentaires, ainsi que d'autres formes d'aide aux populations vulnérables et touchées par des crises. Au cours de l'exercice 2024-2025, les principaux partenaires humanitaires financés par le Canada étaient les suivants :

En réponse à des situations d'urgence soudaines, telles que des tremblements de terre ou des inondations, le gouvernement du Canada peut également fournir une aide en nature, comme des fournitures de secours et du matériel médical provenant de ses stocks, déployer des experts civils et utiliser des fonds de contrepartie comme outil de mobilisation du public. À la suite de catastrophes naturelles de grande ampleur, il peut également recourir aux capacités uniques des forces armées canadiennes en dernier recours lorsque la capacité de réponse dépasse les capacités civiles.

En raison d'importantes réductions de financement à l'échelle mondiale, le système humanitaire fait l'objet de réformes importantes – dans le cadre d'une « réinitialisation humanitaire » – afin de réaffirmer son objectif fondamental : protéger et aider les personnes les plus vulnérables lors de situations d'urgence aiguës et donner la priorité à l'aide vitale.

Gouvernance démocratique et résilience

Enjeux

Aider les démocraties à rester fortes et résilientes est un défi mondial urgent, alors que la montée de l’autoritarisme, les menaces extérieures, les mouvements anti-droits et l’utilisation abusive de la technologie continuent de saper les systèmes démocratiques.

Messages principaux

Contexte pouvant être divulgué

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Croissance économique

Question

L’aide internationale du Canada joue un rôle clé pour favoriser une croissance économique durable et inclusive dans les pays partenaires, en donnant aux femmes, aux jeunes et aux groupes marginalisés les moyens de participer pleinement au progrès économique et social.

Réponses au besoin

Contexte pouvant être communiqué

Croissance économique inclusive

Comme l’a souligné la ministre Anand à l’Assemblée générale des Nations Unies, la politique de développement international du Canada est ancrée dans l’inclusion, en vue de donner aux femmes, aux jeunes et aux groupes marginalisés les moyens de participer pleinement au progrès économique et social. L’égalité des genres est reconnue non seulement comme un objectif fondamental, mais aussi comme un facteur contribuant à la résilience et à la paix. Les priorités comprennent les infrastructures adaptées au climat, les chaînes d’approvisionnement durables et des investissements ciblés pour réduire la pauvreté et favoriser la stabilité à long terme, pour jeter ainsi les bases d’une croissance inclusive et durable. Le Canada continue de remplir la promesse qu’il a faite lors du Forum Génération Égalité de verser 100 millions de dollars pour s’attaquer à la répartition inégale du travail de soins rémunéré et non rémunéré dans les pays à revenu faible et intermédiaire. Pour ce faire, il faut notamment soutenir l’économie des soins, améliorer la qualité des soins et chercher à réduire la proportion disproportionnée de temps que les femmes consacrent aux soins et qui leur laisse peu de temps pour autre chose.

Arrimer les outils de la politique étrangère, du commerce et du développement

L’aide au développement international du Canada favorise une croissance inclusive et renforce l’infrastructure économique et les capacités de la population active, rendant ainsi possibles des partenariats commerciaux à long terme. Dans ce Contexte, l’utilisation de stratégies commerciales favorisant l’égalité des genres permet aux femmes et aux groupes marginalisés de bénéficier de chaînes d’approvisionnement plus résilientes et diversifiées. Le Canada accorde aussi une assistance technique aux partenaires en développement pour les aider à mettre en œuvre les accords de libre-échange, comme l’accord récemment conclu avec l’Indonésie. De cette façon, le Canada souligne sa volonté d’ancrer sa présence dans le monde dans ses valeurs fondamentales, afin que les programmes de développement contribuent directement à la résilience économique, à la diversification du commerce et à la prospérité de tous.

Partenariats

Grâce à des partenariats multilatéraux, bilatéraux et avec des organisations de la société civile, le Canada soutient une croissance inclusive au moyen d’initiatives qui aident à renforcer les chaînes d’approvisionnement et les marchés locaux, l’inclusion financière, ainsi que les biens publics et les services essentiels qui sous-tendent le développement durable, comme les infrastructures d’eau potable, l’accès à des logements sûrs et l’agriculture.

Infrastructures, minéraux critiques et chaînes d’approvisionnement résilientes

Dans les domaines des infrastructures et des minéraux critiques, le Canada cherche à mettre en place des partenariats stratégiques afin de renforcer la résilience des chaînes d’approvisionnement et de favoriser une croissance inclusive et durable, tant au pays qu’à l’échelle internationale. Certes, la voie à suivre pour parvenir à des collaborations mutuellement avantageuses reste complexe. Cependant, le Canada est résolu à promouvoir une gestion responsable des ressources naturelles qui contribue à la réduction de la pauvreté, à la création d’emplois et au développement économique inclusif, en particulier dans les régions où le potentiel commercial est encore inexploité.

Capacités des institutions et transparence de la réglementation

Le Canada continue de chercher à renforcer les capacités des institutions, la transparence de la réglementation et la gouvernance des finances publiques dans les pays partenaires, en vue de favoriser une croissance économique inclusive et un commerce diversifié. Pour y parvenir, il faut mettre davantage l’accent sur la création d’environnements propices au commerce et au développement, mieux soutenir les pays partenaires dans leurs réformes de la gouvernance et faire progresser des cadres économiques inclusifs et durables.

[CAVIARDÉ]

Arrimer les outils de la politique étrangère, du commerce et du développement international

Alors que le domaine du développement international est en pleine évolution, le Canada affine sa stratégie globale de croissance économique en cherchant à faire progresser la coopération économique, l’entrepreneuriat, la création de compétences et d’emplois, la résilience face au climat et le financement novateur. Pour ce faire, il lui faut renforcer la cohérence des politiques portant sur l’ensemble de ses priorités en matière de développement, de commerce et de politique étrangère, par exemple pour mieux soutenir des pays en développement riches en ressources tout en répondant à la demande croissante de minéraux critiques au Canada. Ce faisant, le développement international peut être mis à profit pour renforcer les systèmes économiques mondiaux. Il s’agit là d’un virage vers l’élaboration de politiques intégrées, où le développement international est considéré à la fois du point de vue humanitaire et comme un levier stratégique pour renforcer les systèmes économiques mondiaux.

Infrastructures, minéraux critiques et chaînes d’approvisionnement résilientes

Les minéraux critiques, la sécurité des chaînes d’approvisionnement, les infrastructures, les corridors économiques et la gouvernance ont été au cœur des récentes discussions du G7 dirigées par le premier ministre Carney. Dans le cadre du Plan d’action du G7 sur les minéraux critiques, le Canada soutient des chaînes d’approvisionnement transparentes, durables et bénéfiques à l’échelle locale, en mettant l’accent sur des marchés fondés sur des normes, la participation des Autochtones et une gouvernance qui favorise l’égalité des genres. Le Canada appuie aussi le Partenariat du G7 pour les infrastructures mondiales et l’investissement, qui met l’accent sur des corridors économiques, comme le corridor de Lobito (Angola, RDC, Zambie), une route commerciale clé pour le cuivre et le cobalt, en tirant parti du financement mixte et des partenariats public-privé. De plus, le Canada soutient activement le Partenariat du G7 pour des chaînes d’approvisionnement résilientes et inclusives (RISE), qui vise à diversifier les chaînes d’approvisionnement mondiales en minéraux critiques et à les rendre plus sûres, tout en favorisant l’investissement et la croissance économique durable.

Financement innovant

Le financement novateur ou innovant consiste à utiliser de nouveaux outils avec de nouveaux partenaires, en particulier le secteur privé, pour accroître l'impact de chaque dollar investi dans le développement.

Au besoin

Contexte diffusable

L’atteinte des objectifs mondiaux de développement nécessitera des investissements qui dépassent largement les capacités budgétaires des pouvoirs publics ou des États. Alors que le déficit de financement des objectifs de développement durable (ODD) avoisine les 4 billions de dollars et que l'aide publique au développement diminue (212 milliards de dollars en 2024), il est essentiel de mobiliser des capitaux privés.

Lors du Sommet des dirigeants du G7, le Canada a annoncé un investissement de 391,3 millions de dollars pour catalyser les capitaux privés en faveur d'une croissance économique inclusive. Cela comprend 290 millions de dollars sur cinq ans pour le Programme d'innovation en aide internationale (PIAI) afin de mobiliser des investissements privés en faveur des ODD. À cela s’ajoutent 101,3 millions de dollars pour s'attaquer aux principaux obstacles à l'investissement dans les pays en développement, dont environ 50 millions de dollars pour l’initiative SCALED visant à mobiliser des capitaux privés pour le développement durable.

Le PIAI est un programme de financement innovant d'Affaires mondiales Canada lancé en 2018. Il utilise des prêts concessionnels pour réduire les risques encourus par les investisseurs privés dans les pays en développement. Pendant la période d’essai (entre 2020 et 2024), il a donné lieu à des investissements de 810,8 millions de dollars, y compris un financement remboursable pour 16 nouveaux projets. Ces projets devraient permettre de réduire de 27 millions de tonnes les émissions de gaz à effet de serre et de mobiliser des ressources supplémentaires du secteur privé. On s’attend à ce que 4,8 millions de personnes en bénéficient.

Avec les 290 millions de dollars sur cinq ans annoncés au Sommet des dirigeants du G7, la nouvelle phase du PIAI vise à :

Dans le cadre de l’initiative SCALED et de concert avec l'Allemagne, d'autres gouvernements et des investisseurs institutionnels du secteur privé, le Canada dirige la mise sur pied d’une plateforme mondiale qui simplifiera et uniformisera la façon dont nous effectuons le financement mixte. La plateforme SCALED vise à surmonter des défis structurels et à éliminer les obstacles, tels que les exigences complexes des donateurs et le manque d’uniformisation, qui empêchent la mobilisation de capitaux à grande échelle pour des investissements alignés sur les ODD dans les marchés émergents et les économies en développement.

Créée en 2018, FinDev Canada est l'institution canadienne de financement du développement. Son mandat consiste à obtenir des résultats mesurables en matière de développement, notamment en matière de lutte contre les changements climatiques, d'égalité des genres et de croissance économique inclusive. Ses investissements se concentrent sur trois secteurs clés : l'industrie financière, les infrastructures durables, l'agroalimentaire, la foresterie et les chaînes de valeur. Elle soutient le développement international par le biais de financements, d'investissements et de conseils techniques, avec des engagements totalisant 1,3 milliard de dollars américains auprès de plus de 48 clients.

Systèmes alimentaires et nutrition

Enjeux

La sécurité alimentaire mondiale reste un défi majeur en matière de développement. Si la faim dans le monde a diminué pour la première fois depuis 2019, 673 millions de personnes souffraient encore de la faim en 2024.

Messages principaux

Contexte

Climat et financement innovant

Messages supplémentaires

Mise à jour

La période d'engagement actuelle (2021-2026) du programme canadien de financement international pour le climat touchant à sa fin, le gouvernement du Canada élabore actuellement des options pour son prochain engagement. Afin d'éclairer ce processus, le gouvernement a mené de vastes consultations et engagements publics et ciblés d'avril à juin 2024.

Le gouvernement du Canada a annoncé dans le budget de 2024 la création d'un nouveau mécanisme de financement concessionnel au sein de FinDev Canada, qui fournira 720 millions de dollars sur cinq ans en capital concessionnel, dont 20 millions de dollars pour l'assistance technique.

Faits et chiffres à l’appui

Financement lié au climat et à la biodiversité

Le gouvernement du Canada a alloué 5,3 milliards de dollars à son Programme international de financement climatique (2021-2026) et 350 millions de dollars à son Programme international de biodiversité (2023-2026). Les deux programmes prendront fin le 31 mars 2026. Le gouvernement explore des options pour un financement futur.

Lignes réactives

Contexte publiable

Le financement climatique international du Canada est dirigé conjointement par Affaires mondiales Canada (AMC), qui gère plus de 95 % des fonds, et Environnement et Changement climatique Canada (ECCC), qui assure l’orientation stratégique. Ce financement répond aux obligations du Canada en vertu de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et de l’Accord de Paris. Alors que le Canada se réchauffe deux fois plus vite que la moyenne mondiale, ce financement sert aussi les intérêts nationaux en s’attaquant aux risques climatiques mondiaux qui touchent de plus en plus les Canadiens – tels que les feux de forêt et la hausse des coûts alimentaires.

Le financement concessionnel du Canada aide à mobiliser des capitaux privés, à accélérer l’innovation et à soutenir les marchés émergents – tout en faisant progresser les objectifs climatiques nationaux et mondiaux. Exemples :

Le Programme international de biodiversité du Canada (2023–2026) est géré par Affaires mondiales Canada et contribue à la réalisation des engagements du Canada dans le cadre du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal. Ce cadre ambitieux engage la communauté mondiale à stopper et à inverser la perte de nature d’ici 2030, notamment en conservant 30 % des terres et des océans d’ici 2030 et en veillant à ce qu’au moins 30 % des écosystèmes dégradés du monde soient en restauration d’ici 2030.

Exemple de projet financé par le Programme international de biodiversité :

Santé mondiale - Messages clés

Messages supplémentaires

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Depuis plus de 20 ans, le Canada investit considérablement dans l’amélioration des résultats en matière de santé dans les pays en développement, notamment dans le cadre de programmes axés sur la santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et adolescente, ainsi que sur la nutrition. Alors que les pays et l’écosystème mondial de la santé s’adaptent à la baisse des niveaux d’aide publique au développement (APD) dans le domaine de la santé, le Canada est bien placé pour s’engager de manière constructive dans la voie à suivre et veiller à ce que son soutien à la santé mondiale continue d’avoir d’importants effets.

Santé mondiale

Lignes réactives

Réactif : Pourquoi le Canada dépense-t-il de l’argent pour la santé mondiale au lieu de se concentrer uniquement chez nous?
Réactif : Quel impact le Canada a-t-il grâce à ses investissements en santé mondiale?
Réactif : Pourquoi le Canada continue-t-il d’investir dans l’Organisation mondiale de la Santé?
Réactif : Comment les dépenses en santé mondiale pourraient-elles être affectées par l’Examen complet des dépenses du gouvernement?

Contexte

Au cours des trois dernières décennies, des progrès importants ont été réalisés en matière de santé mondiale. Cela comprend des réductions significatives de la mortalité des enfants de moins de 5 ans et de la mortalité maternelle, une réduction de 99 % des cas de poliomyélite, ainsi qu’une diminution de 70 % des décès liés au sida. Cependant, des défis majeurs subsistent. Près de 300 000 femmes meurent encore chaque année en couches, 14,5 millions d’enfants ne sont pas vaccinés contre les maladies infantiles, 260 millions de femmes dans les pays en développement ont des besoins non satisfaits en matière de contraception, et le monde demeure vulnérable face à la menace croissante des pandémies.

Depuis plus de 20 ans, le Canada a démontré son leadership et réalisé des investissements substantiels pour améliorer les résultats en matière de santé dans les pays en développement, notamment par le biais de programmes de santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et adolescente, ainsi que de nutrition. Alors que les pays et l’écosystème de la santé mondiale s’adaptent à la baisse des niveaux d’APD consacrés à la santé, le Canada est bien placé pour s’engager de manière constructive dans la voie à suivre et veiller à ce que le soutien canadien à la santé mondiale continue de produire un impact maximal.

Le gouvernement du Canada est le 6e plus grand donateur en matière de santé et de nutrition mondiales, consacrant en moyenne 19 % (de 2019 à 2023) de son APD à des programmes liés à la santé. En 2010, le gouvernement du Canada a tiré parti de sa présidence du G8 pour promouvoir la santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et adolescente ainsi que la nutrition (SRMNIA+N) par le biais de l’Initiative de Muskoka. L’Engagement décennal pour la santé et les droits mondiaux (10YC) s’appuie sur l’Initiative de Muskoka pour la santé maternelle, néonatale et infantile (2010-2020) et inclut une approche fondée sur les droits en matière de SRMNIA+N, ainsi qu’un soutien aux domaines les moins financés de la santé et des droits sexuels et reproductifs (planification familiale, plaidoyer, éducation complète à la sexualité, accès à l’avortement sécuritaire et aux soins post-avortement, prévention et réponse à la violence sexuelle et fondée sur le genre).

Les récentes réductions de l’aide au développement international ont ravivé l’intérêt pour le renforcement de l’écosystème de la santé mondiale, en s’appuyant sur des initiatives comme l’Agenda de Lusaka — un processus dans lequel le gouvernement du Canada a joué un rôle de premier plan. Le Canada participe à plusieurs initiatives et discussions pour soutenir les efforts de réforme.

Formation, y compris le perfectionnement des compétences ainsi que l’enseignement et la formation professionnels et techniques (EFPT)

Enjeu

Les investissements en éducation sont essentiels à l’épanouissement de collectivités résilientes et prospères. Ils catalysent aussi le développement social et économique mondial.

Réponses suggérées

Contexte pouvant être divulgué

Des millions d’enfants ou de jeunes ne fréquentent pas l’école, et beaucoup d’écoliers ne peuvent pas lire avant l’âge de 10 ans. Les trois quarts des jeunes ne possèdent pas les compétences nécessaires pour travailler. Ces lacunes en matière d’apprentissage et de compétences limitent l’accès à l’emploi et ont une incidence sur le développement économique, la paix et la sécurité.

L’éducation est perçue comme un investissement efficace et non controversé favorisant la stabilité à long terme, la croissance économique et la sécurité mondiale, ce qui contribue directement à l’économie et à la sécurité du Canada :

Au cours des trois derniers exercices (2022-2025), le Canada a investi plus de 1,2 milliard de dollars en éducation, soit environ 7 % de son aide publique au développement. Les principaux pays visés pendant l’exercice 2024-2025 sont les suivants : Mozambique, Jordanie, Mali, Tanzanie et Bangladesh.

À ce jour, l’aide internationale du Canada s’est concentrée sur l’éducation de base, et met de plus en plus l’accent sur le perfectionnement des compétences, ainsi que l’EFPT. Cette approche équilibrée appuie les compétences de base (littératie/numératie et compétences émotionnelles sociales), ainsi que les aptitudes de préparation au travail (littératie numérique), toutes deux essentielles à l’emploi. Des outils de financement novateurs (garanties de portefeuille, financement axé sur les résultats et fonds multiplicateurs) sont utilisés pour débloquer de nouveaux capitaux et accélérer les initiatives en éducation.

Les partenaires universitaires et de la société civile du Canada, y compris Collèges et Instituts Canada et Entraide universitaire mondiale du Canada, sont reconnus à l’échelle mondiale pour leur prestation d’EFPT axés sur la demande et harmonisés au marché du travail. Les partenaires multilatéraux, comme le Partenariat mondial pour l’éducation, le fonds L’Éducation ne peut attendre, le Mécanisme international de financement de l’éducation et Generation Unlimited, favorisent aussi des résultats novateurs, rentables et mesurables en éducation.

Par son soutien à l’éducation, le Canada exerce un levier neutre qui fait avancer ses intérêts. Le leadership du Canada est reconnu pour ses retombées attribuables à l’élimination des obstacles qui empêchent les filles d’accéder à l’éducation, au renforcement de l’alphabétisation et de la numératie et à l’élargissement du développement des compétences pour appuyer l’emploi.

Droits des personnes 2ELGBTQI+ à l’étranger

Principaux messages

Messages supplémentaires

Mise à jour

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Aide internationale du Canada au Moyen-Orient

** Chiffres provisoires pour l’exercice 2024-2025 : Exclue l’Égypte (sous la catégorie Afrique) et d’importants montants versés à des organisations multilatérales; inclue seulement les montants d’Affaires mondiales Canada.

Messages supplémentaires

Ukraine

Moyen-Orient

Faits et chiffres à l’appui

Office de secours et de travaux des Nations Unies (UNRWA)

Question

Le Canada continue de soutenir le rôle essentiel que joue l’UNRWA pour ce qui est de la prestation de services aux Palestiniens et la promotion de la stabilité régionale.

Réponses suggérées

Contexte pouvant être divulgué

L'Office de secours et de travaux des Nations Unies (UNRWA) est mandaté par l’Assemblée générale des Nations Unies de fournir des services essentiels aux Palestiniens et constitue un élément central de l’intervention humanitaire globale à Gaza, à la fois en tant qu’exécutant direct et en tant que prestataire de services essentiels pour les acteurs humanitaires. En octobre 2024, la Knesset a adopté une loi qui interdit les opérations de l’UNRWA à Jérusalem-Est et entrave les activités de l’UNRWA en Cisjordanie et à Gaza. Le Canada a condamné cette loi et a manifesté son soutien public sans faille à l’UNRWA lors de réunions et dans des déclarations bilatérales et multilatérales.

Soutien à l’UNRWA : Le Canada fournit un soutien institutionnel pluriannuel à l’UNRWA (100 millions de dollars pour la période 2023-2026), le seul organisme des Nations Unies chargé de fournir des services essentiels quasi publics aux Palestiniens en Palestine, en Jordanie, au Liban et en Syrie. Le Canada a également alloué 53 millions de dollars supplémentaires à l’UNRWA depuis le 7 octobre 2023 pour répondre à ses appels d’urgence en faveur de Gaza et de la Cisjordanie et pour soutenir la mise en œuvre des recommandations du rapport Colonna visant à renforcer la neutralité de l’organisme.


Législation anti-UNRWA : Le Canada a condamné la législation israélienne contre l’UNRWA, qui vise à empêcher et à restreindre considérablement le travail essentiel de l’Agence à Gaza, à Jérusalem-Est et en Cisjordanie. Le Canada a joué un rôle de premier plan en ralliant les donateurs autour d’une campagne de sensibilisation, s’opposant d’abord à son adoption, puis à sa mise en œuvre. En octobre 2024, le Canada a dirigé une déclaration des ministres des Affaires étrangères contre la législation israélienne sur l’UNRWA, de concert avec l’Australie, la France, l’Allemagne, le Japon, la République de Corée et le Royaume-Uni. Depuis la mise en œuvre de la législation de la Knesset, l’UNRWA a continué de fournir des services aux Palestiniens à Gaza et en Cisjordanie. L’UNRWA a fait preuve de son engagement à maintenir sa présence et à fournir ses services.

Aide internationale au Moyen-Orient

Enjeu

La région est le théâtre de crises prolongées qui dévastent les infrastructures et entravent gravement le développement économique et humain. Le Canada s'est engagé à répondre aux besoins changeants de la région.

Réponses

** Chiffres préliminaires pour l'année fiscale 2024/25 : excluent l'Égypte (comptabilisée sous Afrique) et le financement de base versés aux organisations multilatérales, et inclut uniquement les montants provenant d’AMC. /// Preliminary figures for FY2024/25: Excludes Egypt (counted under Africa) and core funding amounts to multilateral organisations, and includes only amounts from GAC. /

Contexte pouvant être divulgué

Situation humanitaire à Gaza

Messages supplémentaires

Faits et données à l’appui

Depuis le 7 octobre 2023, le Canada a engagé plus de 400 millions de dollars en aide internationale en réponse à la crise en Cisjordanie et à Gaza. Cela comprend :

Aide internationale du Canada en Afrique

Messages supplémentaires

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Les efforts de réduction de la pauvreté demeurent essentiels, car 60 % de la population vit dans la pauvreté, plus de 85 % souffre d’insécurité alimentaire grave ou modérée, plus de 600 millions de personnes n’ont pas accès à l’énergie et plus de 25 % des jeunes sont confrontés au chômage.

Les décrets présidentiels américains suspendant l’aide (remarque : USAID a investi 15,2 milliards de dollars américains en Afrique en 2023) ont une très grande incidence sur l’Afrique, en particulier dans le secteur de la santé.

Certains donateurs du G7 réorientent une partie de leur aide au développement en Afrique vers la sécurité économique et le commerce, y compris pour garantir l’accès aux ressources minérales essentielles.

L’Afrique dispose d’un vaste potentiel économique et humain. C’est un continent dynamique, important sur le plan géostratégique, avec une main-d’œuvre en pleine croissance et une population jeune. La ZLECA permettra la mise en place d’un environnement commercial intégré et fondé sur des règles qui profitera aux entreprises canadiennes, y compris grâce à une transparence et une prévisibilité accrues de l’environnement commercial.

L'approche du Canada à l'égard de l'Afrique

Enjeux

Le Canada renforce ses relations avec les pays et les institutions africains qui favorisent ses intérêts économiques et sécuritaires.

Lignes de réponse

Contexte

L'Afrique représente environ 1 % du commerce mondial du Canada (15,2 milliards de dollars), soit une hausse de 29,5 % depuis 2020. Les principaux partenaires commerciaux du Canada sont l'Afrique du Sud, le Nigeria, le Maroc, l'Algérie et la Mauritanie.

L'Afrique a été le plus grand bénéficiaire de l'aide internationale du Canada en 2023-2024 (3,2 milliards de dollars). L'aide internationale canadienne à l'Afrique a augmenté de 52 % au cours des huit dernières années.

Au cours des cinq dernières années, le Canada a investi 4,5 milliards de dollars dans des programmes d'aide internationale bilatérale en Afrique afin de renforcer les économies, de soutenir la santé et l'éducation et de répondre aux besoins humanitaires.

En juillet 2025, le secrétaire d'État canadien au Développement international, Randeep Sarai, s'est rendu au Ghana, en Tanzanie, en Éthiopie et en Afrique du Sud, où il a participé à la réunion ministérielle du groupe de travail du G20 sur le développement.

Le nouveau Centre commercial pour l'Afrique renforce la capacité du Canada à analyser les enjeux stratégiques de l'Afrique sur le plan économique, favorise la diversification et l'inclusivité du commerce et des investissements internationaux, et établit des réseaux afin de promouvoir les intérêts commerciaux du Canada et de mieux faire connaître les marchés africains aux parties prenantes.

Le nouveau Programme de commerce et de développement pour l'Afrique soutient l'intégration économique intra-régionale et élargit les débouchés commerciaux pour les entreprises africaines et canadiennes. À mesure de sa mise en œuvre, le programme favorisera une croissance économique inclusive qui réduira la pauvreté et renforcera la participation du secteur privé canadien sur les principaux marchés africains.

Depuis janvier 2025, la Direction générale de l'Afrique d'Affaires mondiales Canada a participé à plus de 20 activités visant à mobiliser la diaspora africaine au Canada. Un mécanisme de mobilisation de la diaspora africaine a été annoncé lors du deuxième dialogue de haut niveau entre le Canada et la Commission de l'Union africaine en novembre 2024.

Aide internationale du Canada au Soudan

Problématique

Le 2 octobre 2025, The Globe and Mail a publié un article décrivant le conflit au Soudan comme l’un des plus meurtriers au monde, aggravant la famine et les déplacements massifs. Le conflit présente des ramifications géopolitiques importantes en Afrique et au Moyen-Orient.

Réponse du Canada

Contexte autorisé à la diffusion

Le 15 avril 2023, un conflit a éclaté entre les Forces armées soudanaises (FAS) et les Forces de soutien rapide (FSR), déclenchant une grave crise humanitaire : 64 % de la population, soit 30,4 millions de personnes, ont besoin d’aide humanitaire. En août 2025, on comptait plus de la moitié de la population, soit près de 25 millions de personnes, souffrant d’insécurité alimentaire sévère. Le Soudan présente l’un des taux les plus élevés de malnutrition aiguë mondiale, et compte 4,9 millions d’enfants de moins de cinq ans et de femmes enceintes en situation de malnutrition aiguë. Des millions de personnes ont fui vers des pays voisins en situation humanitaire, fragilisant la stabilité régionale déjà confrontée à des flux de réfugiés importants, des attaques transfrontalières et des ingérences étrangères.

Les rapports de l’ONU impliquent toutes les parties au conflit dans de graves violations et abus du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire, dont certaines pourraient constituer des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité. La formation de deux gouvernements parallèles soulève des inquiétudes quant à une possible scission du pays. Les deux camps ont activement contribué à entraver l’accès à l’aide humanitaire.

Le Canada continue d’appeler à une cessation immédiate des hostilités, à un accès humanitaire sans entrave dans tout le pays et à une transition vers une gouvernance civile. Le 15 avril 2025, le Canada a participé à la Conférence de Londres sur le Soudan et a publié une déclaration conjointe des ministres des Affaires étrangères du G7 dénonçant les atrocités commises par les parties belligérantes et leurs affiliés au Soudan. Le 14 août 2025, le Canada a publié une déclaration conjointe des donateurs appelant à une pause pour raisons humanitaires à El Fasher, où les civils sont confrontés à la famine et à une recrudescence des violences. Le 9 septembre 2025, le Canada a prononcé une déclaration nationale lors de la 60e session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, en réponse au rapport de la Mission internationale indépendante d’établissement des faits sur le Soudan. Le Canada a également mis en œuvre trois séries de sanctions autonomes visant des dirigeants clés des FAS et des FSR ainsi que leurs réseaux d’approvisionnement et financiers. La dernière a été annoncée en mars 2025.

Depuis le début du conflit, le Canada a alloué plus de 121 millions de dollars en aide humanitaire au Soudan. À ce jour en 2025, le Canada a annoncé 14,5 millions de dollars en aide au développement, 24,8 millions de dollars en soutien à la paix et à la stabilisation et 64 millions de dollars en aide humanitaire.

Le 6 octobre 2025, CBC a rendu compte des conditions horribles alimentées par le conflit.

Aide internationale du Canada en indo-pacifique

Messages supplémentaires

Mise à jour

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Lancée en 2022, la Stratégie du Canada pour l’Indo-Pacifique (SIP) est un cadre pangouvernemental d’engagement dans la région. Le Canada a soutenu la région à l’aide de programmes de développement bilatéraux et régionaux axés sur le financement climatique, la santé mondiale, la biodiversité, l’égalité des genres et les droits de la personne. La SIP met l’accent sur le renforcement des partenariats avec le Vietnam, l’Indonésie, les Philippines et les îles du Pacifique, régions qui ont été prioritaires pour les nouveaux investissements. Le Canada met en œuvre des programmes en Afghanistan, au Bangladesh, en Indonésie, au Myanmar, en Mongolie, au Pakistan, aux Philippines, au Sri Lanka et au Vietnam, ainsi que trois programmes régionaux couvrant l’ANASE, la région panasiatique et les îles du Pacifique.

[CAVIARDÉ]

Stratégie indo-pacifique

Enjeux

En tant que moteur clé de la croissance économique mondiale et centre de la concurrence géopolitique, la région indo-pacifique jouera un rôle crucial dans l'avenir du Canada au cours du prochain demi-siècle.

Pour faire face à cette réalité, la Stratégie indo-pacifique du Canada, lancée en novembre 2022, est un cadre gouvernemental décennal pour un engagement stratégique dans cette région.

Le Canada reste déterminé à mettre en œuvre la Stratégie pour la région indo-pacifique afin de protéger ses intérêts nationaux et de contribuer à la stabilité et à la prospérité de la région.

Messages principaux

Contexte

Soutien aux Rohingyas et aux personnes touchées par les violences persistantes au Myanmar

Dans un Contexte d'escalade de la violence et d'aggravation de la crise humanitaire, le Canada continue de réagir à la crise prolongée des Rohingyas, tout en soutenant les efforts en faveur de la justice, des droits de la personne, de la paix et de la démocratie au Myanmar.

Lignes de réponse

Informations pouvant être divulguées

Le Myanmar reste plongé dans une crise humanitaire et politique prolongée depuis le coup d'État militaire de février 2021. Les conflits armés se sont intensifiés et les restrictions de mouvement limitent considérablement l'accès humanitaire, compromettant la fourniture d'une aide vitale. Près de 1,2 million de réfugiés rohingyas vivent dans des conditions difficiles au Bangladesh, tandis que les violences et les persécutions qui se poursuivent au Myanmar les empêchent de rentrer chez eux en toute sécurité, de leur plein gré et dans la dignité. Ayant peu de possibilités de subvenir à leurs besoins, de nombreux Rohingyas prennent le risque d'entreprendre de dangereux voyages en mer à la recherche de sécurité.

Le Canada a fermement condamné le coup d'État et continue de demander la fin des violences, la libération des prisonniers politiques et un accès humanitaire sans restriction. Le Canada est profondément préoccupé par le fait que les élections prévues par le régime pourraient aggraver les troubles civils et la violence politique, ce qui aurait de graves conséquences pour le Myanmar et la région.

Depuis 2017, le Canada a fourni plus de 600 millions de dollars en réponse aux crises des Rohingyas et du Myanmar, combinant l'aide humanitaire avec le soutien à la paix, à la stabilisation et au développement. En 2025, le Canada a alloué 15 millions de dollars supplémentaires aux réfugiés rohingyas et aux communautés d'accueil au Bangladesh, et plus de 25 millions de dollars aux communautés touchées par la crise au Myanmar, notamment en réponse au tremblement de terre de mars 2025. Par l'intermédiaire de partenaires de confiance, le soutien du Canada favorise les soins de santé, la sécurité alimentaire, l'égalité entre les genres et les moyens de subsistance des personnes touchées par le conflit et les déplacements en cours.

Le Canada poursuit la responsabilisation pour les crimes graves commis au Myanmar, en soutenant l'intervention conjointe devant la Cour internationale de justice et le Mécanisme d'enquête indépendant pour le Myanmar. À ce jour, le Canada a imposé dix séries de sanctions ciblées contre des personnes et des entités liées au régime militaire. Lors de la Conférence de haut niveau des Nations Unies sur les musulmans rohingyas et les autres minorités au Myanmar (30 septembre 2025), le Canada a réaffirmé son engagement en faveur d'une action coordonnée, de la coopération régionale et de la responsabilisation.

L'instabilité du Myanmar alimente la criminalité transnationale, la migration irrégulière et les perturbations économiques dans toute l'Asie du Sud-Est. Le Canada reste déterminé à soutenir la paix, la résilience et la prospérité dans la région indopacifique et appuie les efforts menés par l'ANASE pour résoudre les crises des Rohingyas et du Myanmar, notamment le Consensus en cinq points et le travail de l'envoyé spécial de l'ANASE.

Engagement du Canada en Afghanistan

Question

Près de la moitié de la population de l’Afghanistan a besoin d’une aide humanitaire, alors qu’on assiste à un afflux massif d’Afghans qui retournent dans ce pays aux prises avec des catastrophes naturelles et où les talibans violent systématiquement les droits des femmes et des filles.

Réponses au besoin

Contexte pouvant être communiqué

Aide internationale : Depuis 2001, le Canada a versé plus de 4,25 milliards de dollars en aide humanitaire, en aide au développement et en assistance à la paix et à la sécurité par l’intermédiaire d’organisations multilatérales de confiance et d’ONG canadiennes et internationales. Aucun financement ne passe par le régime des autorités talibanes de facto. En 2023, le Canada a modifié le Code criminel afin de faciliter la fourniture de l’aide internationale pour répondre aux besoins essentiels en Afghanistan.

Faits et chiffres à l’appui

Situation humanitaire et besoins fondamentaux : En Afghanistan, 22,9 millions de personnes (la moitié de la population) ont besoin d’une aide humanitaire. L’ONU a lancé un appel afin de mobiliser 2,42 milliards de dollars américains pour venir en aide aux 16,8 millions de personnes les plus vulnérables. Depuis janvier 2025, plus de 2 millions d’Afghans sont retournés en Afghanistan depuis le Pakistan et l’Iran, ce qui exerce une pression supplémentaire sur des systèmes déjà mis à rude épreuve. L’ONU avertit que le pays est en proie à une crise humanitaire qui s’aggrave rapidement, l’année 2025 ayant été marquée par le pic de malnutrition aiguë le plus élevé jamais enregistré, alors que plus de 4,7 millions de femmes et d’enfants ont besoin de traitement d’urgence. Pour le plan de réponse humanitaire à la suite des séismes qui ont frappé l’Afghanistan, l’ONU a lancé un appel afin de recueillir 139,6 millions de dollars américains pour aider les quelque 500 000 personnes touchées.

Les hazaras en Afghanistan

Messages supplémentaires

Faits et chiffres à l’appui

En cas de questions – Reconnaître le génocide des Hazaras

Contexte

Inondations au Pakistan et aide internationale du Canada au Pakistan

Enjeu

Depuis juin 2025, le Pakistan a connu de fortes pluies de mousson et des inondations, qui ont touché plus de 6,9 millions de personnes, forcé le déplacement de 3,5 millions de personnes, et causé plus de 1 000 décès signalés.

Réponses types

Contexte publiable

Faits et chiffres

Aide internationale du Canada à l’Amérique latine et aux Caraïbes

Messages supplémentaires

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Le Contexte de l’aide évolue rapidement dans l’ALC, compte tenu de la croissance de donateurs non traditionnels tels que la Chine, ainsi que de la réduction soudaine et importante de l’aide américaine ces derniers mois. En 2023, les États-Unis étaient le deuxième donateur de la région, affichant une aide publique au développement de 3,7 milliards de dollars. Les récentes réductions du financement américain ont créé un déficit important dans l’aide financière à la région. L’aide du Canada contribue à soutenir ses priorités géopolitiques en offrant des alternatives à l’engagement économique croissant de la Chine dans la région de l’ALC et à l'influence politique qui pourrait en découler.

Le commerce croissant du Canada avec la région de l’ALC et les accords de libre-échange qu’il a conclus avec sept pays de cette région constituent un moyen important de diversifier le commerce canadien. L’aide internationale et les investissements économiques du Canada dans la région de l’ALC peuvent contribuer à démontrer l’engagement du Canada dans la région et à faire valoir son statut de partenaire fiable.

L’aide apportée par Affaires mondiales Canada à la région est fournie dans le cadre de trois programmes régionaux (Amérique centrale, Caraïbes et programme régional interaméricain), ainsi que de programmes bilatéraux en Haïti, à Cuba, en Colombie, au Pérou, en Bolivie et au Venezuela.

Approche du Canada en matière d'aide internationale à l'Amérique latine et aux Caraïbes (ALC)

Enjeu

Le Canada est le sixième donateur à la région, avec une aide de 1,3 milliard de dollars en 2023-2024. Le Contexte de l'aide évolue rapidement dans la région ALC, avec la croissance de donateurs non traditionnels comme la Chine et la réduction importante et soudaine de l'aide américaine.

Réponses réactives

Contexte pouvant être divulgué

Malgré les progrès réalisés par la région en matière de réduction de la pauvreté, les pays d'Amérique latine et des Caraïbes continuent de faire face à des défis importants. Les inégalités de revenus sont élevées et près d'un tiers de la population de la région a connu l'insécurité alimentaire en 2023. L'Amérique latine et les Caraïbes sont la deuxième région au monde la plus exposée aux phénomènes météorologiques extrêmes. On y compte plus de 23 millions de personnes déplacées de force, sans compter les millions de migrants économiques et autres qui ont quitté leur foyer pour diverses raisons. La criminalité transnationale organisée continue de se propager dans la région et est de plus en plus interconnectée, avec une croissance significative du trafic de drogues synthétiques et une escalade de la violence. La région représente 9 % de la population mondiale, avec un tiers des homicides dans le monde. Certains gouvernements ont suspendu des droits, restreint la société civile et pris des mesures législatives qui sapent l'état de droit au nom de la lutte contre la criminalité. Les institutions démocratiques sont menacées dans de nombreux pays des Amériques, en partie à cause de la corruption, de la violence politique, des violations des droits de la personne, de la polarisation politique et des inégalités persistantes.

Parallèlement, le Contexte de l'aide évolue rapidement en ALC. La Chine est devenue une source importante d'investissements et d'échanges commerciaux, tandis que les récentes réductions de l'aide américaine ont créé un déficit important dans le financement de la région. L'aide du Canada contribue à soutenir ses priorités géopolitiques en offrant des alternatives à l'engagement économique croissant de la Chine dans la région ALC et à l'influence politique potentielle qui en découle.

En 2023-2024, le Canada était le sixième donateur de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) en matière d'aide à la région (après l'Allemagne, les États-Unis, la France, le Japon et l'Espagne). L'aide bilatérale et régionale accordée par Affaires mondiales Canada à l'ALC s'est élevée à 955 millions de dollars (y compris le Mexique). Cette aide est fournie dans le cadre de trois programmes régionaux (Amérique centrale, Caraïbes et programme régional interaméricain), ainsi que de programmes bilatéraux en Haïti, à Cuba, en Colombie, au Pérou, en Bolivie et au Venezuela. En outre, le Programme canadien d'aide au renforcement des capacités de lutte contre la criminalité finance actuellement 40 projets dans 31 pays de la région, pour une valeur de 153,6 millions de dollars, afin de renforcer les capacités de l'État et de la société civile à prévenir et lutter contre la criminalité transnationale organisée.

Le commerce croissant du Canada avec l'ALC et les accords de libre-échange qu'il a conclus avec sept pays de la région constituent un moyen important de diversifier le commerce canadien. L'aide internationale et les investissements économiques du Canada dans l'ALC peuvent contribuer à démontrer l'engagement du Canada dans la région et à souligner son statut de partenaire fiable.

Haïti – Assistance intégrée

La situation sécuritaire, politique et humanitaire en Haïti demeure critique. En réponse, le Conseil de sécurité des Nations Unies a récemment autorisé une nouvelle Force multinationale renforcée de lutte contre les gangs, appuyée par un Bureau d’appui robuste des Nations Unies.

Lignes réactives

Contexte pouvant être communiqué

Humanitaire

Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies, 6 millions de personnes — soit près de la moitié de la population — ont besoin d’aide humanitaire, dont plus de 2 millions sont confrontées à un niveau d’insécurité alimentaire d’urgence. Parmi elles, près de 1,3 million sont déplacées à l’intérieur du pays, principalement à Port-au-Prince où les gangs contrôlent jusqu’à 90 % du territoire. L’insécurité généralisée, la fermeture des aéroports et les routes bloquées ont aggravé les conditions humanitaires, entravé la livraison de l’aide et freiné les efforts de stabilisation et de développement. L’escalade de la violence et les attaques répétées contre les acteurs humanitaires ont encore limité les opérations et l’accès aux populations vulnérables. La saison des ouragans ajoute une pression supplémentaire à un Contexte humanitaire déjà fragile.

Securité

Depuis juin 2024, la Mission multinationale d’appui à la sécurité dirigée par le Kenya (MMAS) est présente en Haïti et a mené des opérations conjointes avec la Police nationale haïtienne. Bien que la mission ait obtenu certains succès, elle a également rencontré des défis, notamment une forte résistance des gangs, des pénuries de financement et de troupes, ainsi que des problèmes de gouvernance et de reddition de compte. Le 30 septembre, le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté une résolution visant à transformer la MMAS en Force de répression des gangs, appuyée par un Bureau d’appui des Nations Unies en Haïti (UNSOH). Ce mandat révisé vise à améliorer l’efficacité de la mission et lui permet d’accéder aux contributions évaluées de l’ONU ainsi qu’à un soutien logistique et opérationnel. La résolution a également approuvé la création d’un Groupe permanent de partenaires pour fournir une orientation stratégique à la mission. Le Canada a confirmé son intention d’en être membre. Lors de l’Assemblée générale des Nations Unies, le Canada a organisé un événement parallèle de haut niveau pour mobiliser l’engagement politique et les contributions de la communauté internationale et a annoncé un financement supplémentaire de 40 millions de dollars pour soutenir la mission et 20 millions pour renforcer la sécurité maritime régionale.

Transition politique et corruption

Le Conseil présidentiel de transition (CPT) a été créé en avril 2024 pour répondre à la crise politique en Haïti. Son mandat inclut le rétablissement de la sécurité et l’organisation d’élections libres et équitables d’ici février 2026. Le CPT est miné par des allégations de corruption et peine à remplir son mandat. La crise en Haïti est alimentée par une corruption enracinée, l’impunité et les inégalités. Le Canada travaille avec ses partenaires du G7 et des instances multilatérales pour faire progresser les efforts de lutte contre la corruption et joue un rôle de chef de file en imposant 34 sanctions dans le cadre de son régime autonome, en plus de mettre en œuvre les sanctions des Nations Unies.

Crise au Venezuela et conflits régionaux

Sous la présidence de facto de Nicolas Maduro, le Venezuela est devenu un État autoritaire et une source importante d’instabilité géopolitique. Près de 8 millions de Vénézuéliens ont fui le pays, ce qui en fait l’une des plus grandes crises migratoires dans le monde.

Le Venezuela et la Guyane ont un différend de longue date au sujet de la région d’Essequibo, où sont présentes des entreprises minières et énergétiques canadiennes.

Réponses suggérées

Contexte pouvant être divulgué

Aide internationale du Canada en Europe

** Chiffres provisoires pour l’exercice 2024-2025 : Exclue l’Égypte (sous la catégorie Afrique) et d’importants montants versés à des organisations multilatérales; inclue seulement les montants d’Affaires mondiales Canada.

Messages supplémentaires

Ukraine

Moyen-Orient

Faits et chiffres à l’appui

Soutien du Canada à l’Ukraine

Enjeu

Le Canada fournit un soutien multidimensionnel à l’Ukraine, comprenant une aide au développement, de l’aide humanitaire, du soutien macroéconomique, de l’appui militaire et l’aide à la sécurité et la stabilisation.

Points principaux

Depuis février 2022, le Canada s’est engagé à verser près de 22 milliards de dollars en soutien multidimensionnel à l’Ukraine, incluant de l’aide au développement, de l’aide humanitaire, du soutien macroéconomique, de l’appui militaire et l’aide à la sécurité et la stabilisation.

Lignes réactives

Nomination de Chrystia Freeland comme Représentante spéciale pour la reconstruction de l’Ukraine

Messages supplémentaires

Contexte pouvant être divulgué

Données clées

Profils de projets

Vietnam : Projet d’aide internationale d’Oxfam Canada financé par AMC « Verdissons notre riz »

Messages supplémentaires

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Le 18 septembre, le site Web WesternStandard.news a publié un article sur un projet lié au climat, « Verdissons notre riz », financé par Affaires mondiales Canada au Vietnam et mis en œuvre par Oxfam Canada. Du 19 au 21 septembre, trois députés fédéraux ont publié sur les médias sociaux une capture d’écran de la page du projet tirée du site Web externe de la Banque de projets du Ministère, afin de mettre en opposition le coût du projet et l’inflation et l’insécurité alimentaire au Canada. Le 6 octobre, Le Journal de Québec a publié un article critique à l’égard du projet, qui citait la publication d’un de ces députés sur les réseaux sociaux. Le 7 octobre, le chef de l’opposition Pierre Poilievre a publié sur les médias sociaux une capture d’écran de la page du projet dans la Banque de projets, accompagnée du commentaire suivant : « Alors que vous avez de la difficulté à faire votre épicerie, Mark Carney dépense 8,2 millions de vos impôts pour acheter du riz équitable et à faible empreinte carbone au Vietnam ». Affaires mondiales Canada a publié du contenu au sujet de ce projet sur les médias sociaux (Facebook, Instagram et X). Oxfam Canada a diffusé une publication sur le projet et créé une page Web consacrée à celui-ci.

Congo : Culture du haricot et empouvoirement des femmes (CHEFfe)

Messages supplémentaires

Mise à jour

Depuis janvier 2025, l'intensification du conflit dans l'est de la RDC a provoqué des déplacements massifs et aggravé une crise alimentaire déjà critique, avec plus de 10 millions de personnes étant confrontées à une insécurité alimentaire aiguë.

Les activités du projet ont été gravement perturbées, car les bénéficiaires ont perdu l'accès aux semences, aux marchés et à la sécurité de leurs déplacements.

En réponse, le projet intègre des mesures de réponse à la crise parallèlement à ses activités initialement prévues, y compris un financement supplémentaire de 7 millions de dollars pour rétablir la sécurité alimentaire de 70 000 nouveaux bénéficiaires directs.

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Le projet « Culture du haricot et empouvoirement des femmes » (22 millions de dollars, 2023-2028) vise à renforcer la sécurité alimentaire, l'égalité des genres et les droits aux ressources des femmes et des filles actives dans le secteur du haricot dans trois provinces de l'est de la RDC sujettes aux conflits : le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et le Tanganyika.

L’initiative cible directement 2 070 000 bénéficiaires (dont 60 % sont des femmes et des filles).

Ce projet est un exemple concret de la manière dont le Canada met en œuvre sa Stratégie pour l'Afrique, reliant la prospérité canadienne et africaine par le soutien à l'égalité des genres, à la sécurité alimentaire et à la résilience économique en RDC.

Gouvernée conjointement par le Canada et la RDC, et guidée par une analyse de sensibilité aux conflits, l'initiative renforce les partenaires africains tout en posant les bases de futures opportunités commerciales.

Informations supplémentaires

Comparution devant le Comité permanent de la Chambre des communes sur les affaires étrangères et le développement international (FAAE)

Mandat du Secrétaire d’état (Développement international)

28 octobre 2025

Note de scénario

Biographies des membres du comité FAAE

Contexte du comité

Ahmed Hussen (président)
PLC – Ontario (York-Sud – Weston – Etobicoke)

Ahmed Hussen
Élection à la Chambre des communes
Parcours professionnel
Fonctions et rôles en tant que parlementaire
Membre de comités pertinents pour Affaires Mondiales Canada
Domaines d’intérêt pour Affaires Mondiales Canada
Motion d’initiative parlementaire M-14 : Aide au développement international du Canada
Moyen-Orient : Israël et Gaza
Réfugiés afghans
Haïti

Michael D. Chong (vice-président)
PCC – Ontario (Wellington – Halton Hills)

Michael D. Chong
Porte-parole
Élection à la Chambre des communes
Parcours professionnel
Membre de comités pertinents pour Affaires Mondiales Canada
Domaines d’intérêt pour Affaires Mondiales Canada
Souveraineté dans l’Arctique
Moyen-Orient : Israël, Gaza et Cisjordanie
Chine : Droits de la personne et ingérence étrangère
Soudan : Sanctions
Ukraine/Russie : Sanctions

Alexis Brunelle-Duceppe (vice-président)
BQ – Québec (Lac-Saint-Jean)

Alexis Brunelle-Duceppe
Porte-parole
Élection à la Chambre des communes
Parcours professionnel
Membre de comités pertinents pour Affaires Mondiales Canada
Domaines d’intérêt pour Affaires Mondiales Canada
Haïti
Droits de la personne et défense des intérêts à l’échelle internationale
Afghanistan

Ziad Aboultaif
PCC – Alberta (Edmonton - Manning)

Ziad Aboultaif
Élection à la Chambre des communes
Parcours professionnel
Rôles politiques notables
Membre de comités pertinents pour Affaires Mondiales Canada
Domaines d’intérêt pour Affaires Mondiales Canada
Souveraineté dans l’Arctique
Incursions russes et réponse de l’OTAN
Haïti
Exportation de gaz naturel liquéfié et infrastructures énergétiques
Approche du Canada envers l’Afrique
Diplomatie canadienne

Lianne Rood
PCC – Ontario (Middlesex – London)

Lianne Rood
Porte-parole
Élection à la Chambre des communes
Parcours professionnel
Membre de comités pertinents pour Affaires Mondiales Canada
Domaines d’intérêt pour Affaires Mondiales Canada
Souveraineté dans l’Arctique
Incursions russes et réponse de l’OTAN
Commerce international

Shelby Kramp-Neuman
PCC – Ontario (Hastings – Lennox and Addington – Tyendinaga)

Shelby Kramp-Neuman
Porte-parole
Élection à la Chambre des communes
Parcours professionnel
Membre de comités pertinents pour Affaires Mondiales Canada
Domaines d’intérêt pour Affaires Mondiales Canada
Souveraineté dans l’Arctique
Incursions russes et réponse de l’OTAN
Haïti
Politique commerciale et tarifaire
Défense, OTAN et NORAD
Souveraineté dans l’Arctique
Relations entre le Canada et l’Ukraine et réponse humanitaire

Bill Blair
PLC – Ontario (Scarborough Sud-ouest)

Bill Blair
Élection à la Chambre des communes
Parcours professionnel
Fonctions et rôles en tant que parlementaire
Membre de comités pertinents pour Affaires Mondiales Canada
Domaines d’intérêt pour Affaires Mondiales Canada
Souveraineté dans l’Arctique
Incursions russes et réponse de l’OTAN
Haïti
Souveraineté dans l’Arctique et relations internationales

Mona Fortier
PLC – Ontario (Ottawa—Vanier—Gloucester)

Mona Fortier
Élection à la Chambre des communes
Parcours professionnel
Fonctions et rôles en tant que parlementaire
Membre de comités pertinents pour Affaires Mondiales Canada
Domaines d’intérêt pour Affaires Mondiales Canada
Services consulaires
Souveraineté dans l’Arctique
Politique commerciale environnementale

Robert Oliphant
PLC – Ontario (Don Valley Ouest)

Robert Oliphant
Élection à la Chambre des communes
Parcours professionnel
Fonctions politiques et parlementaires
Membre de comités
Domaines d’intérêt pour Affaires Mondiales Canada
Souveraineté dans l’Arctique
Incursions russes et réponse de l’OTAN
Haïti et République dominicaine
Moyen-Orient : Gaza et UNRWA

Anita Vandenbeld
PLC – Ontario (Ottawa Ouest – Nepean)

Anita Vandenbeld
Élection à la Chambre des communes
Parcours professionnel
Fonctions et rôles en tant que parlementaire
Membre de comités pertinents pour Affaires Mondiales Canada
Domaines d’intérêt pour Affaires Mondiales Canada
Souveraineté dans l’Arctique
Moyen-Orient – Conflit israélo-palestinien
Droits des femmes

Rapport 4 du vérificateur général du Canada au Parlement du Canada : L’aide internationale à l’appui de l’égalité des sexes – Affaires mondiales Canada 2023

Messages supplémentaires

Contexte

Le Bureau du vérificateur général (BVG) a déposé le Rapport sur l’aide internationale à l’appui de l’égalité des sexes – Affaires mondiales Canada le 27 mars 2023. Le rapport visait à déterminer si Affaires mondiales Canada (AMC) avait mis en œuvre la Politique d’aide internationale féministe (PAIF) du Canada en finançant des projets qui appuyaient l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et des filles dans les pays à revenu faible et intermédiaire, et avait démontré que ces projets produisaient les résultats escomptés. Il a conclu qu’à l’époque, le Ministère n’était pas en mesure de démontrer comment l’aide bilatérale au développement améliorait les résultats pour les femmes et les filles. Le BVG a formulé trois recommandations, notamment celles qu’AMC améliore ses pratiques de gestion de l’information, axe les rapports et la prise de décisions sur les résultats, et renforce l’analyse comparative entre les sexes au-delà de l’âge. AMC a accepté les recommandations et a établi une réponse et un plan d’action de la direction (RPAD). Le plan comprend l’examen des approches actuelles, le renforcement des outils ministériels, la mise à jour des mécanismes de gouvernance, et la recherche d’options pour mieux rendre compte et prendre des décisions reposant sur des données probantes fondées sur les résultats des programmes d’aide internationale du Canada.

AMC a fait d’importants progrès dans la réponse aux recommandations du BVG. Les solutions à plus long terme, dictées par l’Initiative de transformation des subventions et des contributions (ITSC) qui donnera suite aux recommandations, comprennent la mise en place d’un nouveau système de gestion intégré qui englobe des composantes axées sur les résultats et la formation du personnel. Les travaux relatifs à ces solutions avancent rondement.

Le 9 novembre 2023, le Comité permanent des comptes publics (CPCP) a déposé un rapport sur la vérification du PAIF du BVG. Le rapport comprenait trois recommandations semblables à celles du BVG. Il demandait au Ministère de fournir des mises à jour sur les progrès réalisés sur sept points liés aux recommandations du BVG, au moyen de cinq rapports d’étape distincts : la gestion de l’information et la formation, l’établissement de rapports et la prise de décisions, des renseignements sur l’ITSC, l’analyse comparative entre les sexes, et le système de gestion intégré de l’ITSC et la formation connexe. Ces cinq rapports sont parachevés.

Note technique : Vérification du PAIF par le BVG

Réponse d’Affaires mondiales Canada (AMC) aux recommandations du vérificateur général
Recommandation 1 : Gestion de l’information et formation
Recommandation 2 : Établissement de rapports et prise de décisions axés sur les résultats
Recommandation 3 : Analyse comparative entre les sexes plus (ACS Plus)
Contexte

Le Bureau du vérificateur général (BVG) a déposé le Rapport sur l’aide internationale à l’appui de l’égalité des sexes – Affaires mondiales Canada le 27 mars 2023. Le rapport visait à déterminer si Affaires mondiales Canada (AMC) avait mis en œuvre la Politique d’aide internationale féministe (PAIF) du Canada en finançant des projets qui appuyaient l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et des filles dans les pays à revenu faible et intermédiaire, et avait démontré que ces projets produisaient les résultats escomptés. Il a conclu qu’à l’époque, le Ministère n’était pas en mesure de démontrer comment l’aide bilatérale au développement améliorait les résultats pour les femmes et les filles. Le BVG a formulé trois recommandations, notamment celles qu’AMC améliore ses pratiques de gestion de l’information, axe les rapports et la prise de décisions sur les résultats, et renforce l’analyse comparative entre les sexes au-delà de l’âge. AMC a accepté les recommandations et a établi une réponse et un plan d’action de la direction (RPAD). Le plan comprend l’examen des approches actuelles, le renforcement des outils ministériels, la mise à jour des mécanismes de gouvernance, et la recherche d’options pour mieux rendre compte et prendre des décisions reposant sur des données probantes fondées sur les résultats des programmes d’aide internationale du Canada.

La plupart des réponses d’AMC indiquées dans la RPAD ont été mises en œuvre intégralement. Des travaux sont en cours pour trouver des solutions à plus long terme qui répondront aux autres recommandations, dictées par l’Initiative de transformation des subventions et des contributions (ITSC) qui donnera suite aux recommandations, comprennent la mise en place d’un nouveau système de gestion intégré qui englobe des composantes axées sur les résultats et la formation du personnel.

Le 9 novembre 2023, le Comité permanent des comptes publics (CPCP) a déposé un rapport sur l’audit du PAIF du BVG. Le rapport comprenait trois recommandations semblables à celles du BVG. Il demandait au Ministère de fournir des mises à jour sur les progrès réalisés sur sept points liés aux recommandations du BVG, au moyen de cinq rapports d’étape distincts : la gestion de l’information et la formation, l’établissement de rapports et la prise de décisions, des renseignements sur l’ITSC, l’analyse comparative entre les sexes, et le système de gestion intégré de l’ITSC et la formation connexe. AMC a parachevé les cinq rapports.

Motion M-14 : Aide au développement international

Messages supplémentaires

Contexte

Le 15 septembre 2025, l'honorable Ahmed Hussen (York-Sud—Weston Etobicoke) a inscrit la motion d'initiative parlementaire M-14 au Feuilleton des avis. La motion demande au gouvernement d'améliorer la responsabilité, l'efficacité et les avantages mutuels de l'aide au développement international du Canada. La motion propose trois mesures clés : 

La principale différence réside dans la création du guichet consacré aux partenariats économiques proposé par le député Hussen, qui va au-delà de ce qui est envisagé dans votre réponse à la lettre de mandat et pourrait nécessiter une nouvelle réaffectation des ressources ou des pouvoirs de programmation (possible, mais les détails n'ont pas encore été examinés). Toutefois, la motion reflète un mouvement plus large en cours, au Canada et dans d'autres pays donateurs, visant à garantir que l'aide internationale au développement contribue non seulement à la réduction de la pauvreté dans le monde, mais aussi à la création d'avantages économiques pour les économies nationales (entreprises et travailleurs) et à la mise en place de conditions favorables au commerce.

Le 22 octobre 2025, lors de la deuxième lecture de la motion M-14, le Parti libéral du Canada, le Parti conservateur du Canada et le Bloc québécois ont tous exprimé leur soutien à la motion. Le Bloc québécois a proposé un amendement visant à garantir que les petites organisations à but non lucratif (OBNL) et les centres de coopération internationale situés en dehors des grands centres puissent bénéficier des mêmes possibilités de financement fédéral que les grandes organisations, amendement qui a été adopté avec l'accord du député Hussen. Au cours du débat, le Parti libéral a mis l'accent sur la responsabilité et les avantages mutuels, le Parti conservateur a insisté sur la surveillance budgétaire et l'objectif de réduire la pauvreté à l'étranger tout en soutenant l'emploi et l'innovation au Canada, tandis que le Bloc a mis en garde contre le fait de privilégier les gains nationaux au détriment des résultats en matière de développement. Dans l'ensemble, la motion reflète un large soutien multipartite en faveur du renforcement de la responsabilité et des avantages mutuels de l'aide internationale au développement du Canada.

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