Ministre du Commerce international devant le comité permanent du commerce international (CIIT) sur le commerce entre le Canada et les États-Unis
Le 2 octobre 2025
Publié : Le 28 novembre 2025
Table des matières
Onglet A – Aperçu général
Onglet B – Messages clés et documents contextuels
- Négociations commerciales
- Diversification commerciale
- Sécurité économique et travail forcé
- Questions sectorielles (canola, acier/aluminium, gestion de l’offre)
- Accords de libre-échange d’autres pays
- Principales statistiques commerciales
01. NOTE SUR LE SCÉNARIO
2 octobre 2025
Comité permanent du commerce international de la Chambre des communes (15 h 30 à 16 h 30)
En personne
Contexte
- Vous comparaîtrez devant le Comité permanent du commerce international de la Chambre des communes (CIIT) pendant une heure, de 15 h 30 à 16 h 30, l’après-midi du jeudi 2 octobre. Le ministre responsable du Commerce Canada–États-Unis, M. LeBlanc, le sous-ministre Rob Stewart et des hauts fonctionnaires d’Affaires mondiales Canada (AMC) comparaîtront à vos côtés. Des fonctionnaires d’AMC comparaîtront pendant la deuxième heure de la réunion.
Format
Vous disposerez de cinq minutes pour prononcer votre discours d’ouverture, après quoi les membres du CIIT vous poseront des questions. Six minutes seront allouées au premier intervenant de chaque parti, dans l’ordre suivant :
Premier tour
- Parti conservateur du Canada, six minutes
- Parti libéral du Canada, six minutes
- Bloc québécois, six minutes
Deuxième tour et tours suivants
- Parti conservateur du Canada, cinq minutes
- Parti libéral du Canada, cinq minutes
- Bloc québécois, deux minutes et demie
- Parti conservateur du Canada, cinq minutes
- Parti libéral du Canada, cinq minutes
Contexte
- Il s’agira de la première réunion des neuf réunions prévues par le CIIT dans le cadre de son étude sur le commerce entre le Canada et les États-Unis. La ministre de l’Industrie, MmeJoly, a également été invitée à comparaître pour alimenter cette étude, à une date qui reste à déterminer.
- AMC a présenté un exposé sur l’état d’avancement de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) aux membres du CIIT le mercredi 6 août, à la demande du comité. Les questions étaient de nature technique et portaient principalement sur les répercussions sectorielles des droits de douane, l’état d’avancement de la diversification commerciale et les négociations avec les États-Unis.
- Le négociateur en chef d’AMC, Aaron Fowler, a comparu devant le comité le 22 septembre dans le cadre d’une étude en cours sur les accords de libre-échange du Canada. Les questions, parfois conflictuelles, ont porté sur :
- la transparence du Canada lors des négociations commerciales (en particulier pour l’ACEUM);
- le processus de consultation du gouvernement pour les accords de libre-échange (dans le contexte du projet de loi C-228 du Bloc Québécois visant à rendre obligatoire l’étude parlementaire de tous les nouveaux traités);
- les obstacles non tarifaires au commerce dans les accords de libre-échange du Canada (par exemple dans le cadre de l’Accord économique et commercial global);
- le commerce entre le Canada et la Chine (canola, véhicules électriques, travail forcé);
- les membres de l’opposition ont également demandé au Ministère les documents de consultation sur l’ACEUM et ont demandé si la reconnaissance par le Canada de l’État palestinien aurait une incidence sur la renégociation de l’ACEUM.
02. COMITÉ PERMANENT DU COMMERCE INTERNATIONAL – COMPOSITION
L’HONORABLE JUDY A. SGRO
PRÉSIDENTE
(PLC — HUMBER RIVER–BLACK CREEK, ON)

ÉLUE À LA CHAMBRE DES COMMUNES
Élue pour la première fois en : 1999
Réélue en : 2000, 2004, 2006, 2008, 2011, 2015, 2019, 2021 et 2025
PARCOURS PROFESSIONNEL
Politique municipale : Conseil municipal de North York (1987-1994); Conseil municipal de Toronto (1994-1999). À l’échelle municipale, M. Sgro s’est concentré sur la réduction de la pauvreté et de la criminalité.
RÔLES POLITIQUES ET PARLEMENTAIRES
Ancienne secrétaire parlementaire : Secrétaire parlementaire du ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux (2003)
MEMBRE DE COMITÉS
Présidente : Comité permanent du commerce international, ou « CIIT » (2020-présent); Comité de liaison (2016-présent); Comité permanent des transports, de l’infrastructure et des collectivités, ou « TRAN » (2016-2019)
Vice-présidente : Comité permanent de l’industrie, des sciences et de la technologie (2013-2015)
Membre : Comité spécial sur la pandémie de COVID-19 (2020)
POINTS D’INTÉRÊT POUR AFFAIRES MONDIALES CANADA
CIIT : Conformément aux conventions relatives au rôle des présidents de comités, la députée Sgro demeure souvent impartiale et pose peu de questions lors des réunions du CIIT.
Défense des droits de la personne : Lors des débats à la Chambre des communes, elle soulève souvent les violations des droits de la personne à Hong Kong (Jimmy Lai) ainsi que l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
ADAM CHAMBERS
VICE-PRÉSIDENT
(PCC – SIMCOE NORTH, ON)

ÉLECTION À LA CHAMBRE DES COMMUNES
Élu pour la première fois en : 2021
Réélu en : 2025
PARCOURS PROFESSIONNEL
Formation : Titulaire d’un diplôme en droit et d’une MBA de l’Université Western Ontario (2011)
Assurance : Ancien vice-président adjoint, Conseils virtuels, chez Canada Vie (2019-2021)
Politique : Ancien directeur des politiques auprès du ministre des Finances Jim Flaherty (2014)
Entrepreneur : Dirige une entreprise d’enseignement en ligne, Ontariolawexam.com
RÔLES POLITIQUES ET PARLEMENTAIRES
Porte-parole du Parti conservateur du Canada (PCC) en matière de commerce international (2025-présent)
Législation : Porte-parole du PCC pour ce qui est du projet de loi C-5 du gouvernement, la Loi sur le libre-échange et la mobilité de la main-d’œuvre
MEMBRE DE COMITÉS
Vice-président : Comité permanent du commerce international, ou « CIIT » (2025-présent)
Membre : Comité permanent des finances, ou « FINA » (2021-2025)
POINTS D’INTÉRÊT POUR AFFAIRES MONDIALES CANADA
CIIT : Le 11 juillet, M. Chambers a envoyé une lettre à la présidente du CIIT, signée par tous les membres du PCC au CIIT, demandant que le comité se réunisse à nouveau compte tenu de l’annonce par le président Trump de l’imposition de droits de douane de 35 % sur les importations canadiennes à compter du 1er août. Au lieu de cela, une séance d’information sur l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) a été donnée aux membres par des représentants d’Affaires mondiales Canada et d’Agriculture et Agroalimentaire Canada.
Canada–États-Unis : Lors du débat à la Chambre sur la comparution de MINT devant le Comité plénier en juin 2025, M. Chambers a posé des questions sur la taxe sur les services numériques (DST), le mandat relatif aux véhicules électriques chinois, l’état d'avancement des négociations commerciales entre le Canada et les États-Unis, les droits de douane et les mesures de rétorsion tarifaire.
Mobilité commerciale : Il plaide fréquemment en faveur de la libéralisation du commerce interprovincial.
SIMON-PIERRE SAVARD-TREMBLAY
VICE-PRÉSIDENT
(BQ — SAINT-HYACINTHE-BAGOT, QC)

ÉLECTION À LA CHAMBRE DES COMMUNES
Élu pour la première fois en : 2019
Réélu en : 2021, 2025
PARCOURS PROFESSIONNEL
Études : Baccalauréat en sciences politiques, maîtrise en sociologie et doctorat en sociologie et développement
Chroniqueur : Radio VM (2015-2019); Le Mag (2017-2019); Cogéco 106,9 Fm Mauricie (2016-2019); La Vie Agricole (2017-2019)
Blogueur : Journal de Montréal (2016-2019)
RÔLES POLITIQUES ET PARLEMENTAIRES
Porte-parole du Bloc Québécois (BQ) en matière de commerce international et de défense nationale
MEMBRE DE COMITÉS
Vice-président : Comité permanent du commerce international, ou « CIIT » (2020-présent); Comité permanent de la défense nationale, ou « NDDN » (2025-présent)
POINTS D'INTÉRÊT POUR AFFAIRES MONDIALES CANADA
Bois d’œuvre : Il a souvent soulevé la question du bois d’œuvre et de l’augmentation des droits compensateurs et antidumping imposés par les États-Unis.
Acier et aluminium : Il soulève souvent la question des répercussions des droits de douane américains sur les secteurs de l’acier, de l’aluminium et de la fabrication au Québec.
Travail forcé dans les chaînes d’approvisionnement : Il a constamment exhorté le gouvernement à présenter un projet de loi pour traiter la question de l’engagement pris par le Canada dans le cadre de l’ACEUM de surveiller et de prévenir l’importation de produits issus du travail forcé en provenance de la Chine. Il a présenté une motion au CIIT pour que le comité étudie la question. Cette étude débutera cet automne.
Relations entre le Canada et la Chine : Lors des récentes réunions du CIIT, il a posé plusieurs questions sur les relations entre le Canada et la Chine, entre autres sur les accords commerciaux.
Transparence lors des négociations commerciales : Il soutient la transparence et a discuté au sein du comité du projet de loi S-228 du BQ, qui exige que tous les traités soient soumis à l’examen du Parlement avant leur ratification.
Règlement des différends entre investisseurs et États (RDIE) : Au sein du comité, il décourage souvent l’inclusion de dispositions relatives au RDIE dans les accords commerciaux et pose des questions afin d’évaluer l’opinion publique sur les mécanismes de règlement des différends.
YASIR NAQVI
(PLC — OTTAWA CENTRE, ON)

ÉLECTION À LA CHAMBRE DES COMMUNES
Élu pour la première fois en : 2021
Réélu en : 2025
PARCOURS PROFESSIONNEL
Études : Université McMaster (BA, BSc), Université d’Ottawa (LLB), Université Carleton (MA), Rotman School of Management
Droit et enseignement : Avocat spécialisé en droit commercial international; ancien PDG de l’Institut pour la citoyenneté canadienne
Politique provinciale : Député provincial d’Ottawa-Centre (2007-2018); a occupé les fonctions de procureur général, de ministre du Travail et de ministre de la Sécurité communautaire et des Services correctionnels
RÔLES POLITIQUES ET PARLEMENTAIRES
Secrétaire parlementaire du ministre du Commerce international et du secrétaire d’État (Développement international) (2025-présent)
MEMBRE DE COMITÉS
Membre : Comité permanent du commerce international (2025-présent)
POINTS D’INTÉRÊT POUR AFFAIRES MONDIALES CANADA
Négociations de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) : Lors des récentes réunions du CIIT, il a fait part de ses préoccupations concernant le non-respect par les États-Unis des règles de l’ACEUM exemptant les véhicules canadiens des droits de douane américains.
Engagement multilatéral : Il est actif dans la diplomatie parlementaire en Europe, en Asie et en Afrique.
Défenseur du libre-échange : Il a présenté une motion demandant au CIIT de mener une étude sur l’importance du commerce libre et éthique. Cette motion sera examinée en septembre 2025.
Inclusion civique : Il défend la participation démocratique et l’intégration des nouveaux arrivants.
MATT JENEROUX
(PCC — CYPRESS HILLS-GRASSANDS, SK)

ÉLECTION À LA CHAMBRE DES COMMUNES
Élu pour la première fois en : 2015
Réélu en : 2019, 2021 et 2025
PARCOURS PROFESSIONNEL
Études : Baccalauréat ès arts de l’Université de l’Alberta
Politique provinciale : Député du Parti progressiste-conservateur à l’Assemblée législative de l’Alberta (2012-2015)
Fonction publique : Conseiller en politique stratégique et planification à Santé Canada (2008-2012)
Santé mentale : Fondateur de la Hi Dad Foundation afin de sensibiliser le public à l’importance de la santé mentale des hommes pour les familles (2022-présent)
RÔLES POLITIQUES ET PARLEMENTAIRES
Porte-parole du PCC pour les questions relatives à la chaîne d’approvisionnement
MEMBRE DE COMITÉS
Membre : Comité permanent du commerce international, ou « CIIT » (2023-présent), Comité permanent des transports, de l’infrastructure et des collectivités, ou « TRAN » (2023-2025)
POINTS D'INTÉRÊT POUR AFFAIRES MONDIALES CANADA
Chaînes d’approvisionnement : Il a pris la parole devant le comité sur l’importance de renforcer et de rendre plus résilients les réseaux et les infrastructures des chaînes d’approvisionnement nationales et étrangères. Il est défenseur des petites entreprises.
Bois d’œuvre résineux : Au sein du CIIT, M. Jeneroux discute fréquemment des répercussions des droits de douane américains imposés au bois d’œuvre résineux sur les travailleurs forestiers canadiens et le secteur dans son ensemble.
Mécanismes d’ajustement aux frontières pour le carbone : Il a critiqué le processus de consultation du gouvernement concernant la mise en œuvre de ces mécanismes.
Système de gestion des cotisations et des recettes de l’Agence des services frontaliers du Canada : En comité, il a critiqué la mise en œuvre par le gouvernement de la nouvelle initiative de perception douanière à la frontière de l’Agence.
PETER FONSECA
(PLC — MISSISSAUGA EST — COOKSVILLE, ON)

ÉLECTION À LA CHAMBRE DES COMMUNES
Élu pour la première fois en : 2015
Réélu en : 2019, 2021, 2025
PARCOURS PROFESSIONNEL
Athlétisme : Ancien marathonien olympique (Jeux d’Atlanta de 1996)
Conseiller en gestion et entrepreneur
Politique provinciale : Député provincial de l’Ontario (2003-2011); ministre du Travail et du Tourisme
MEMBRE DE COMITÉS
Président : Comité permanent des finances (2021-2025)
Membre : Comité permanent du commerce international (2025-présent)
POINTS D'INTÉRÊT POUR AFFAIRES MONDIALES CANADA
Commerce avec l’Union européenne et les États-Unis : Il participe activement aux discussions sur l’Accord économique et commercial global (AECG) et l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) à la Chambre.
Sécurité frontalière : Lors du débat sur le projet de loi C-5, Loi sur l’unité de l’économie canadienne, il s’est prononcé en faveur des efforts du gouvernement visant à intercepter les marchandises illégales entrant au Canada.
Développement des petites et moyennes entreprises : Il est fervent défenseur de l’accès des petites entreprises aux marchés mondiaux.
Politique commerciale : Lors des récentes réunions du CIIT, le député Fonseca a posé des questions sur le rôle de l’Équipe Canada dans les négociations et sur les objectifs de la politique commerciale.
JASON GROLEAU
(PCC — BEAUCE, QC)

ÉLECTION À LA CHAMBRE DES COMMUNES
Élue pour la première fois en : 2025
PARCOURS PROFESSIONNEL
Chef d’entreprise : Propriétaire d’épiceries, de restaurants et de bars à Saint-Georges et Saint-Éphrem, au Québec.
Athlétisme : Ancien joueur de hockey professionnel
MEMBRE DE COMITÉS
Membre : Comité permanent du commerce international, ou « CIIT » (2025-présent)
POINTS D'INTÉRÊT POUR AFFAIRES MONDIALES CANADA
Secteur automobile : Il s’oppose aux restrictions sur la vente de véhicules à essence.
Infrastructures industrielles et minéraux critiques : Il critique le manque d’infrastructures industrielles pour extraire les ressources naturelles et les minéraux critiques du Canada. Il a plaidé en faveur de la mise en place d’infrastructures industrielles à grande échelle pour le recyclage des batteries.
Engagement francophone : Il est actif au sein de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie.
Obstacles au commerce : Il critique les obstacles au commerce interprovincial et recommande l’harmonisation des normes de l'ACIA lors des récentes réunions du CIIT.
Accords commerciaux : Il a posé des questions sur le processus de consultation d’Affaires mondiales Canada concernant les accords commerciaux et les négociations avec les États-Unis.
En tant que nouveau député, M. Groleau a fait peu de déclarations publiques.
JACOB MANTLE
(PCC — YORK—DURHAM, ON)

Porte-parole en matière de commerce international
ÉLECTION À LA CHAMBRE DES COMMUNES
Élu pour la première fois en : 2025
PARCOURS PROFESSIONNEL
Études : Université Queen's (sciences politiques et droit)
Droit : Avocat spécialisé en commerce international chez Osler, Hoskin & Harcourt
Politique municipale : Conseiller municipal d’Uxbridge, en Ontario (2010-2014)
MEMBRE DE COMITÉS
Membre : Comité permanent du commerce international, ou « CIIT » (2025-présent)
POINTS D’INTÉRÊT POUR AFFAIRES MONDIALES CANADA
Droit commercial : Il se spécialise dans les sanctions et réglementations économiques.
Canada–États-Unis : Lors de la comparution de MINT devant le Comité plénier en juin 2025, M. Mantle a posé plusieurs questions sur les taux de droits de douane sur le bois d’œuvre résineux.
Au CIIT, M. Mantle a concentré ses questions au gouvernement sur la transparence des négociations commerciales et les processus de consultation, ainsi que sur les répercussions de la reconnaissance par le Canada de l’État de Palestine sur les prochaines négociations de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM). Il a demandé au gouvernement de lui communiquer les observations publiques présentées lors de la consultation publique récemment lancée sur la renégociation de l’ACEUM. Il s’est également intéressé aux obstacles techniques au commerce dans le cadre des accords de libre-échange conclus par le Canada.
- Mantle pose fréquemment des questions fermées (« oui » ou « non ») aux responsables d’Affaires mondiales Canada lors de ses interventions en comité.
LINDA LAPOINTE
(PLC — RIVIÈRE-DES-MILLE-ÎLES, QC)

ÉLECTION À LA CHAMBRE DES COMMUNES
Élue pour la première fois en : 2015
Réélue en : 2025
PARCOURS PROFESSIONNEL
Entreprise : Ancienne propriétaire de Provigo Lapointe et Fille
Politique provinciale : Députée de Groulx à l’Assemblée nationale du Québec (2007-2008)
Leadership communautaire : Présidente du regroupement des gens d’affaires de Boisbriand
RÔLES POLITIQUES ET PARLEMENTAIRES
Whip adjointe du gouvernement (2018-2019)
Présidente : Caucus des femmes libérales (2025-présent)
MEMBRE DE COMITÉS
Vice-présidente : Comité permanent de l’accès à l’information, de la protection des renseignements personnels et de l’éthique (2025-présent)
Membre : Comité permanent du commerce international, ou « CIIT » (2025-présent)
POINTS D’INTÉRÊT POUR AFFAIRES MONDIALES CANADA
Accords commerciaux : Elle a activement participé aux discussions sur l’Accord économique et commercial global (AECG), l’Accord de partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP) et l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) lors des débats à la Chambre. Lors des récentes réunions du CIIT, elle s’est concentrée sur l’influence des droits de douane américains sur l’approche de négociation du Canada, ainsi que sur les priorités commerciales agricoles.
Diversification commerciale : Lors du débat sur le projet de loi C-5, Loi sur l’unité de l’économie canadienne, elle s’est prononcé en faveur de la diversification des relations commerciales du Canada.
Éthique et protection des renseignements personnels : Elle se porte à la défense de la transparence numérique et de la protection des consommateurs.
STEEVE LAVOIE
(PLC—BEAUPORT—LIMOILOU, QC)

ÉLECTION À LA CHAMBRE DES COMMUNES
Élu pour la première fois en : 2025
PARCOURS PROFESSIONNEL
Direction d’entreprise : Ancien président et chef de la direction de la Chambre de commerce et d’industrie de Québec (2020-2024)
Banquier : Ancien vice-président associé, Entreprises, à la Banque Nationale (2018-2020). Divers postes à la Banque Nationale (2000-2020)
MEMBRE DE COMITÉS
Membre : Comité permanent du commerce international (2025-présent)
POINTS D’INTÉRÊT POUR AFFAIRES MONDIALES CANADA
Engagement communautaire : Il se porte à la défense du développement économique régional.
Accès aux marchés mondiaux : Lors de récentes réunions du CIIT, il a posé des questions sur les obstacles rencontrés par les petites et moyennes entreprises pour accéder aux marchés mondiaux.
En tant que nouveau député, M. Lavoie a fait peu de déclarations publiques.
03. NÉGOCIATIONS COMMERCIALES
- Les accords commerciaux conclus avec de nouveaux partenaires favorisent la stabilité et la prévisibilité et offrent de nouvelles possibilités aux entreprises et aux travailleurs canadiens à une époque où le protectionnisme gagne du terrain.
- Le Canada mène un programme actif de négociations commerciales axé sur l’approfondissement des liens et l’élargissement de l’accès aux marchés, en particulier dans la région indo-pacifique et en Amérique latine.
MESSAGES SUPPLÉMENTAIRES
- Bien que les États-Unis demeurent au cœur de nos priorités en matière de commerce international, les récentes mesures prises par ce pays renforcent la nécessité pour le Canada de diversifier ses échanges commerciaux, y compris en négociant des accords commerciaux avec de nouveaux partenaires.
- Nous œuvrons activement à élargir notre accès à la région indo-pacifique, y compris en négociant un accord de libre-échange avec l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est, en explorant la possibilité d’un accord de libre-échange avec les Philippines, en envisageant l’ajout de nouveaux membres à l’Accord de partenariat transpacifique global et progressiste et en poursuivant la ratification de l’Accord de partenariat économique global entre le Canada et l’Indonésie après la signature de l’accord en septembre 2025.
- En Amérique latine, nous œuvrons à la signature et à la ratification de l’accord de libre-échange entre le Canada et l’Équateur à la suite de la conclusion des négociations en janvier 2025, et nous nous efforçons de reprendre les négociations de l’accord de libre-échange avec le Mercosur, un groupe qui comprend l’Argentine et le Brésil, membres du G20, ainsi que le Paraguay et l’Uruguay.
- Nous surveillons également en permanence les accords de transport aérien conclus par le Canada avec ses partenaires étrangers afin de veiller à ce que ces traités soutiennent et améliorent la connectivité aérienne internationale du Canada, qui est à la base de nos liens commerciaux et interpersonnels croissants à l’étranger. Depuis l’automne dernier, le Canada a conclu des accords élargis avec l’Australie, le Qatar et le Sénégal, ainsi qu’un premier accord avec le Ghana. Des travaux sont en cours pour identifier de nouveaux marchés prioritaires dans le domaine des services aériens en vue d’une croissance future.
- Si l’on demande comment le gouvernement assure la transparence et la participation du public pendant le processus de négociation :
- Le gouvernement du Canada mène des consultations publiques, notamment auprès des entreprises, des provinces et des territoires, des titulaires de droits autochtones et des Canadiens, afin d’établir les priorités et les intérêts du Canada dans le cadre d’éventuelles négociations d’accords commerciaux et d’investissement.
- Les consultations publiques sont lancées à l’aide d’un avis publié dans la Gazette du Canada, et des efforts de sensibilisation directs sont déployés.
- La participation se poursuit tout au long des négociations :
- des rapports publics sont versés sur le site Web d’Affaires mondiales Canada après les séries de négociation;
- des comptes rendus ciblés sont fournis aux partenaires autochtones et aux intervenants ayant un intérêt particulier;
- les provinces et les territoires sont régulièrement informés de l’état d’avancement du processus (par l’intermédiaire du Comité fédéral-provincial-territorial sur le commerce, après chaque série de négociations et sur demande) et ont accès au texte des négociations.
- Si l’on demande comment le gouvernement respecte ses engagements en vertu de la Politique sur le dépôt des traités devant le Parlement pour les accords de libre-échange :
- Le gouvernement s’engage à faire preuve de transparence en ce qui concerne les négociations commerciales et les accords commerciaux.
- En vertu de la Politique sur le dépôt des traités devant le Parlement, un « avis d’intention » est publié et transmis au Parlement au moins 90 jours avant le début de négociations officielles d’accords de libre-échange.
- En outre, au moins 30 jours avant le lancement des négociations, le gouvernement publie ses « objectifs de négociation » et en informe le Parlement.
- La politique exige également que le ministre des Affaires étrangères dépose les traités à la Chambre des communes dans les 21 jours de séance suivant leur adoption (par signature ou autrement) et avant que le Canada ne prenne des mesures pour exprimer son consentement à être lié par le droit international.
CONTEXTE
Accord de partenariat économique global (APEG) entre le Canada et l’Indonésie
L’APEG améliorera les conditions d’accès au marché pour les exportations de marchandises canadiennes vers la plus grande économie d’Asie du Sud-Est grâce à l’élimination des droits de douane pour la majorité des marchandises et à la résolution des mesures non tarifaires et d’autres problèmes qui nuisent aux exportations canadiennes (p. ex. les mesures sanitaires et phytosanitaires, les obstacles techniques au commerce et le respect de saines pratiques réglementaires). Une fois cet accord pleinement mis en œuvre, plus de 95 % des exportations actuelles du Canada vers l’Indonésie bénéficieront d’un traitement tarifaire préférentiel. L’APEG offrira également une prévisibilité et une transparence accrues aux fournisseurs de services et aux investisseurs canadiens dans divers secteurs. La signature de l’APEG en septembre 2025 intervient à un moment critique où les entreprises canadiennes cherchent à diversifier leurs exportations et à pénétrer de nouveaux marchés.
Accord de libre-échange Canada-Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ANASE)
Le Canada et les dix États membres de l’ANASE (Brunei, Cambodge, Indonésie, Laos, Malaisie, Myanmar, Philippines, Singapour, Thaïlande, Vietnam) ont lancé en 2021 des négociations en vue de conclure un accord de libre-échange. Un accord complet offrirait au Canada un nouvel accès préférentiel aux marchés d’importantes économies d’Asie du Sud-Est, notamment la Thaïlande et les Philippines, ce qui renforcerait les échanges commerciaux et les investissements existants et favoriserait une plus grande intégration des entreprises canadiennes dans les chaînes d’approvisionnement mondiales. En 2024, les échanges commerciaux annuels de marchandises entre le Canada et l’ANASE s’élevaient à 41,9 milliards de dollars, soit une augmentation de 8 % par rapport aux 38,8 milliards de dollars enregistrés en 2023.
Pourparlers exploratoires en vue d’un accord de libre-échange entre le Canada et les Philippines
Le 5 décembre 2024, le Canada et les Philippines ont annoncé le lancement de pourparlers exploratoires en vue d’un éventuel accord de libre-échange. L’objectif de ces pourparlers est d’examiner comment un éventuel accord de libre-échange entre le Canada et les Philippines pourrait s’inspirer des résultats d’un accord de libre-échange avec l’ANASE et permettre d’éliminer davantage les obstacles au commerce entre nos pays. Les Philippines étaient le troisième marché d’exportation du Canada dans l’ANASE en 2024; le commerce bilatéral a atteint 3,1 milliards de dollars, soit : 1,4 milliard de dollars en exportations et 1,7 milliard de dollars en importations.
Accord de partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP)
Le PTPGP est l’accord commercial le plus complet en Asie. Il regroupe douze membres représentant 14,4 % de l’économie mondiale : le Canada, l’Australie, Brunei, le Chili, le Japon, la Malaisie, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour, le Royaume-Uni et le Vietnam. Le PTPGP est conçu pour évoluer et s’étendre au fil du temps, notamment grâce à un examen périodique de la mise en œuvre de l’accord et à l’adhésion de nouvelles économies. Les négociations d’adhésion sont en cours avec le Costa Rica. La Chine, l’Équateur, l’Indonésie, les Philippines, Taïwan, l’Ukraine, les Émirats arabes unis et l’Uruguay ont également demandé à y adhérer. Le gouvernement s’est engagé à entamer la mise en œuvre du protocole d’adhésion du Royaume-Uni au PTPGP; le protocole a été déposé au Parlement le 18 septembre 2025.
Accord de continuité commerciale entre le Canada et le Royaume-Uni (ACC) et suspension des négociations de l’accord de libre-échange entre le Canada et le Royaume-Uni
L’ACC est entré en vigueur en avril 2021 à la suite de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne et de l’Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l’Union européenne. L’ACC n’expire pas et prévoit un accès en franchise de droits pour 99 % des lignes tarifaires.
Les négociations en vue d’un nouvel accord de libre-échange bilatéral entre le Canada et le Royaume-Uni se sont déroulées de 2022 à janvier 2024. Les négociations se sont avérées difficiles. Le Royaume-Uni n’a fait preuve d’aucune souplesse pour répondre aux principaux objectifs du Canada, en particulier dans le secteur agricole. Par exemple, le secteur canadien du bœuf soutient depuis longtemps que l’interdiction britannique du bœuf traité aux hormones constitue un obstacle commercial injustifié.
Accord de libre-échange Canada-Équateur
La conclusion des négociations de l’Accord de libre-échange entre le Canada et l’Équateur a été annoncée le 4 février 2025. Cet accord renforcera davantage les relations commerciales bilatérales déjà florissantes entre le Canada et l’Équateur. En effet, ces relations n’ont cessé de croître ces dernières années et ont atteint près de 1,9 milliard de dollars en 2024. Les entreprises canadiennes comptent parmi les plus grands investisseurs étrangers en Équateur : les investissements directs canadiens ont atteint 4,3 milliards de dollars en 2024. Les responsables travaillent actuellement à l’examen juridique conjoint et à la traduction de l’accord et se sont engagés à le mettre en œuvre dès que possible.
Négociations d’un accord de libre-échange entre le Canada et le Mercosur
Le Mercosur est un bloc commercial et une union douanière composé de l’Argentine, de la Bolivie, du Brésil, du Paraguay et de l’Uruguay (bien que la Bolivie applique les règles internes du groupe jusqu’en 2028 et ne participe pas aux négociations de l’accord de libre-échange avec le Canada). Ensemble, le bloc représentait un produit intérieur brut réel collectif de plus de 3 billions de dollars américains et une population combinée de 282 millions d’habitants en 2024. Les négociations de libre-échange ont été lancées en mars 2018 et sept séries de négociations ont eu lieu, la plus récente à Ottawa en août 2019. Les négociations ont été suspendues après cela et il n’y a pas eu d’autres engagements depuis 2020. Le Brésil a exprimé son intérêt pour la reprise des négociations avec le Canada pendant son mandat de présidence pro tempore du bloc (de juillet à décembre 2025). Un accord de libre-échange global avec le Mercosur permettrait au Canada d’accéder à un marché de 3 billions de dollars américains. Comme annoncé lors de votre visite officielle au Brésil en août 2025, une première réunion de bilan aura lieu en octobre 2025 entre les hauts responsables du commerce du Canada et des pays du Mercosur afin de discuter des paramètres de la reprise des négociations de libre-échange.
Accords sur la promotion et la protection des investissements étrangers
Les accords sur la promotion et la protection des investissements étrangers (APIE) sont des traités bilatéraux qui visent à protéger les investissements canadiens à l’étranger grâce à des droits et des obligations réciproques et juridiquement contraignants. Le modèle d’APIE du Canada garantit un traitement non discriminatoire, offre des protections contre l’expropriation sans compensation et donne accès à un mécanisme de règlement des différends dépolitisé.
Le Canada participe actuellement à huit négociations d’APIE (avec l’Argentine, la Géorgie, le Pakistan, le Qatar, la Tanzanie, les Émirats arabes unis, l’Uruguay et la Zambie). Le Canada et les Émirats arabes unis procèdent actuellement à des examens juridiques respectifs avant la signature finale et la mise en œuvre de l’accord. Le Canada continue d’étudier la possibilité d’entamer des négociations d’APIE avec d’autres partenaires.
Accords sur le transport aérien
Les accords sur le transport aérien (ATA) sont des traités qui autorisent les services aériens internationaux réguliers (passagers et fret) d’un pays à l’autre. Les mandats de négociation d’ATA nouveaux ou élargis relèvent de la responsabilité partagée entre vous et le ministre des Transports. Les compagnies aériennes canadiennes sont confrontées à plusieurs défis majeurs dans le contexte mondial actuel, notamment des problèmes de compétitivité liés aux questions d’espace aérien découlant de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Les compagnies aériennes canadiennes réduisent également leur capacité vers les États-Unis en raison de la baisse de la demande des voyageurs canadiens. Au cours des douze derniers mois, le gouvernement a élargi ses ATA avec l’Australie, le Qatar et le Sénégal, et a conclu un premier ATA avec le Ghana. Vous avez récemment signé un mémoire pour intervention qui recommandait la négociation d’un certain nombre d’ATA nouveaux ou élargis. Le ministre des Transports devrait bientôt recevoir ce même mémoire à des fins de décision.
04. DIVERSIFICATION COMMERCIALE
- La prospérité future du Canada dépend de l’expansion et de la diversification de ses échanges commerciaux à l’échelle mondiale.
- Le gouvernement s’efforce de faire croître le commerce canadien dans divers secteurs et sur les marchés étrangers.
- Le gouvernement se prépare à lancer une stratégie de diversification commerciale. Cette stratégie a pour objectif de concentrer de manière optimale les efforts du gouvernement en vue d’aider les entreprises canadiennes à se diversifier dans le contexte actuel.
MESSAGES SUPPLÉMENTAIRES
- Le commerce représente les deux tiers du PIB du Canada. Les exportations soutiennent près de quatre millions d’emplois canadiens, soit un emploi sur cinq. Il est essentiel que les entreprises canadiennes optimisent leur potentiel de croissance à l’échelle internationale.
- Alors que le Canada s’adapte aux changements dans la politique commerciale et économique des États-Unis, nous cherchons à renforcer l’environnement favorable qui soutient et incite les entreprises canadiennes à diversifier leurs échanges commerciaux. Le renforcement des relations du Canada avec ses partenaires internationaux et la mise en place de nouvelles infrastructures favorables au commerce ici même, au pays, sont des éléments clés de ce programme.
- La diversification commerciale est un effort pangouvernemental. Affaires mondiales Canada et ses partenaires fédéraux œuvrent à renforcer la collaboration et le soutien à forte incidence pour l’industrie canadienne.
- La stratégie de diversification commerciale que le gouvernement s’apprête à dévoiler s’appuiera sur les mesures de soutien annoncées plus tôt cette année pour favoriser la diversification des exportations dans les secteurs forestier et agricole du Canada.
MISE À JOUR
Le 5 septembre, le premier ministre a annoncé de nouvelles mesures visant à protéger, à renforcer et à transformer les industries stratégiques canadiennes et à aider à faire face aux répercussions des changements apportés à la politique commerciale des États-Unis. Ces mesures comprennent :
- un nouveau Fonds d’intervention stratégique (5 milliards de dollars) pour aider les entreprises canadiennes de tous les secteurs touchés par les droits de douane à s’adapter, à se diversifier et à croître;
- une aide aux producteurs canadiens de canola et de produits agricoles, dont 75 millions de dollars sur cinq ans pour le programme canadien Agri-marketing afin de soutenir la diversification des exportations.
Le premier ministre a également annoncé que le gouvernement lancerait prochainement une nouvelle stratégie de diversification du commerce.
FAITS ET CHIFFRES À L’APPUI
- Les exportations canadiennes vers les marchés non américains ont augmenté de plus de 50 % entre 2017 et 2024. Cependant, elles demeurent concentrées sur le marché américain : 70 % des exportations de biens et de services du Canada étaient destinées aux États-Unis en 2024.
- Du premier au deuxième trimestre de 2025, les exportations de biens et de services du Canada vers les États-Unis ont diminué de 18,7 % sur une base désaisonnalisée, passant de 189,7 milliards de dollars à 154,2 milliards de dollars, témoignant ainsi des effets des nouvelles mesures commerciales américaines.
- Le Service des délégués commerciaux du Canada (SDC) a servi plus de 10 000 entreprises canadiennes en 2024-2025, et 80 % des services ont été fournis à des marchés à l’extérieur de l’Amérique du Nord. Depuis 2019, le SDC a facilité 6 132 occasions de développement commercial international à l’étranger pour ses clients canadiens, pour une valeur totale de 37,6 milliards de dollars.
- En 2024, Exportation et développement Canada (EDC) a facilité des transactions commerciales d’une valeur de 13 milliards de dollars dans la région indo-pacifique et de 23,4 milliards de dollars en Europe.
- La région indo-pacifique, qui représente les deux tiers de la population mondiale, est la région économique qui connaît la croissance la plus rapide au monde. Elle devrait représenter les deux tiers de la classe moyenne mondiale d’ici 2030 et plus de la moitié du PIB mondial d’ici 2040.
- L’Accord de partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP) offre au Canada un accès préférentiel à un marché de 594 millions de consommateurs. Depuis l’entrée en vigueur de cet accord en 2019, le commerce de marchandises du Canada avec les sept marchés indo-pacifiques membres du PTPGP a augmenté de 42,9 %. Les exportations de marchandises vers ces pays ont augmenté de 24,3 %.
- L’Accord de partenariat économique global (APEG) signé avec l’Indonésie le 24 septembre permettra d’uniformiser les règles du jeu pour les entreprises canadiennes par rapport à certains concurrents et leur procurera un avantage du premier arrivé par rapport à d’autres (Union européenne et États-Unis). Les exportations canadiennes de marchandises vers l’Indonésie se sont élevées à 2,3 milliards de dollars en 2024, ce qui en fait le plus grand marché d’exportation du Canada en Asie du Sud-Est. La signature de l’APEG s’est accompagnée d’un accord de partenariat de 825 millions de dollars entre EDC et l’Autorité indonésienne d’investissement.
- L’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE) représente une économie de 600 millions de personnes réparties dans dix pays, ce qui la positionne comme le cinquième bloc économique mondial et le quatrième partenaire commercial du Canada en matière de marchandises (41,9 milliards de dollars en 2024). Un accord de libre-échange avec l’ANASE devrait permettre d’injecter 2,54 milliards de dollars américains au PIB du Canada.
- Le bloc du Mercosur représente plus de 3 billions de dollars américains en PIB et 282 millions de consommateurs. Le commerce de marchandises du Canada avec le Mercosur s’est élevé à 15,8 milliards de dollars en 2024.
CONTEXTE
Future stratégie de diversification commerciale du Canada : Le 5 septembre, le premier ministre a annoncé que le gouvernement lancerait bientôt la « nouvelle stratégie de diversification commerciale du Canada ». Cette stratégie s’appuiera sur les initiatives prises au cours des derniers mois pour renforcer les liens économiques avec les partenaires étrangers, y compris les partenariats stratégiques nouveaux ou renouvelés avec l’Union européenne, le Royaume-Uni, la Pologne et le Mexique, ainsi que des accords tels que l’APEG Canada-Indonésie.
PTPGP : Le PTPGP est en vigueur entre le Canada et tous les pays membres du PTPGP, à l’exception du Royaume-Uni (en attente de ratification par le Canada). Le PTPGP est conçu pour évoluer et prendre de l’ampleur. À ce jour, la Chine, Taïwan, l’Équateur, le Costa Rica, l’Indonésie, l’Ukraine et l’Uruguay ont présenté leur candidature. Les parties négocient actuellement l’adhésion possible du Costa Rica.
ANASE : Le Canada et les dix États membres de l’ANASE (Brunei, Cambodge, Indonésie, Laos, Malaisie, Myanmar, Philippines, Singapour, Thaïlande, Vietnam) cherchent à conclure les négociations d’un accord de libre-échange dès que possible. La perspective d’un accord de libre-échange avec l’ANASE bénéficie d’un large soutien au Canada (dans toutes les provinces et tous les territoires ainsi que parmi les intervenants de divers secteurs) et offre des possibilités importantes aux entreprises canadiennes dans un large éventail de secteurs, y compris l’agriculture et l’agroalimentaire, le poisson et les fruits de mer, les ressources naturelles, la fabrication et les services financiers.
Mercosur : Le Marché commun du Sud (Mercosur) est un bloc commercial et une union douanière composé de l’Argentine, de la Bolivie, du Brésil, du Paraguay et de l’Uruguay. Le Canada et le Mercosur ont entamé des négociations en vue d’un accord de libre-échange en mars 2018. Les négociations ont été suspendues en 2020, mais leur reprise a été annoncée pour l’été 2025. Le Brésil est le coordonnateur permanent du Mercosur pour les négociations d’un accord de libre-échange avec le Canada et assurera la présidence pro tempore du bloc de juillet à décembre 2025 (remarque : la Bolivie, qui met actuellement en œuvre les règles internes du groupe jusqu’en 2028, ne participe pas aux négociations de libre-échange).
05. SÉCURITÉ ÉCONOMIQUE ET TRAVAIL FORCÉ
- Nous partageons de nombreuses préoccupations communes avec les États-Unis et le Mexique. Les menaces à la sécurité économique peuvent nuire à notre sécurité nationale, compromettre nos chaînes d’approvisionnement, vider de leur substance des secteurs stratégiques et nuire à la compétitivité, à l’emploi et à la prospérité du Canada.
- Le Canada est bien placé pour collaborer avec ses alliés en tant que partenaire commercial fiable et stratégique, en s’appuyant sur ses atouts dans les domaines de l’énergie, de la technologie, de l’innovation et des chaînes d’approvisionnement essentielles.
- Grâce à l’interdiction d’importer des produits issus du travail forcé prévue dans le Tarif des douanes et à la Loi sur la lutte contre le travail forcé et le travail des enfants dans les chaînes d’approvisionnement (S-211), le Canada est le seul pays au monde à avoir mis en place à la fois une interdiction d’importation et une législation sur la transparence des chaînes d’approvisionnement.
MESSAGES SUPPLÉMENTAIRES – INTERDICTION D’IMPORTATION DE PRODUITS ISSUS DU TRAVAIL FORCÉ
- Le travail forcé est une odieuse violation des droits de la personne qui touche des millions d’hommes, de femmes et d’enfants partout dans le monde.
- En 2020, le Canada a interdit les marchandises issues du travail forcé et obligatoire, devenant ainsi le deuxième pays à le faire après les États-Unis.
- En 2024, la Loi sur la lutte contre le travail forcé et le travail des enfants dans les chaînes d’approvisionnement est entrée en vigueur. Elle oblige certaines entités et institutions gouvernementales à rendre compte des mesures prises pour prévenir et réduire les risques de travail forcé dans leurs chaînes d’approvisionnement.
- Grâce à l’interdiction d’importation et à la loi sur les chaînes d’approvisionnement, le Canada a pris des mesures concrètes en vue d’éliminer le travail forcé dans les chaînes d’approvisionnement internationales.
FAITS ET CHIFFRES À L’APPUI
- Le Canada dispose de nombreux outils de sécurité économique (par exemple, contrôles à l’exportation et à l’importation, examens des investissements étrangers, mesures commerciales correctives, surtaxes, politiques en matière de sécurité de la recherche et de technologies sensibles, et interdiction d’importer des marchandises issues du travail forcé).
- Le Canada coopère étroitement avec des partenaires clés (p. ex. les États-Unis, l’Union européenne, le Royaume-Uni, le Japon, la Corée et l’Australie). La sécurité et la résilience économiques sont un thème de la présidence canadienne du G7.
- Selon l’Organisation internationale du travail, en 2023, environ 28 millions de personnes étaient victimes du travail forcé dans le monde.
- Depuis 2021, l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) a intercepté et retenu environ 50 expéditions en raison de préoccupations liées au travail forcé. Jusqu’à présent en 2025, l’ASFC a intercepté et retenu une expédition. Parmi ces interceptions, 33 ont eu lieu en 2024, dont une a été jugée comme ayant été produite par le travail forcé et a donc été interdite d’entrée sur le marché canadien.
CONTEXTE
Sécurité économique : Le concept de sécurité économique est vaste et en constante évolution. Il désigne la protection du Canada contre les menaces économiques et la garantie de sa résilience économique, des efforts de plus en plus complexes face à l’intensification de la concurrence géopolitique et aux tensions sur les règles et normes mondiales. Afin de protéger le Canada contre les menaces, il faut préserver les secteurs stratégiques de l’économie, tels que les minéraux critiques, la fabrication de pointe, les technologies émergentes, la santé et la défense, car ceux-ci sont vitaux pour la sécurité nationale et la prospérité future du Canada. Les menaces à la sécurité économique comprennent :
- les efforts visant à exploiter les voies d’accès à l’économie canadienne (par exemple, les investissements étrangers et les partenariats de recherche qui constituent des risques pour les actifs économiques, la technologie et l’innovation, les risques liés à la cybersécurité et aux infrastructures essentielles);
- les risques liés à la dépendance excessive et à la concentration dans le commerce, qui représentent des points de friction possibles pour la coercition et l’exposition aux chocs;
- les efforts déployés par certains États pour créer une position dominante sur le marché, par exemple en recourant à des pratiques commerciales déloyales qui peuvent fausser les marchés et vider de leur substance des secteurs stratégiques.
Les menaces proviennent de plus en plus de sources non traditionnelles (États et entités). Il sera essentiel de se protéger contre ces menaces pour soutenir une nouvelle ère de croissance au Canada, les efforts visant à devenir une superpuissance énergétique et le développement de projets de construction nationale. Les efforts déployés à l’échelle de l’ensemble du gouvernement pour assurer la sécurité économique du Canada comprennent :
- le renforcement et l’utilisation coordonnée d’outils ciblés (p. ex. l’examen des investissements, les contrôles à l’exportation, les surtaxes) pour faire face à l’évolution des risques et combler les lacunes;
- la diversification du commerce et des investissements auprès de partenaires commerciaux fiables;
- la coordination des efforts avec les partenaires à l’échelle bilatérale et dans les forums clés (p. ex. le G7) afin de minimiser les dommages involontaires et de soutenir le commerce fondé sur des règles.
Travail forcé : Afin de respecter ses engagements en vertu de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), le Canada a instauré en juillet 2020 une interdiction d’importation en vertu du Tarif des douanes sur les marchandises extraites, fabriquées ou produites en tout ou en partie par le travail forcé. L’interdiction d’importation a été mise à jour en mars 2023 avec l’adoption de la Loi sur la lutte contre le travail forcé et le travail des enfants dans les chaînes d’approvisionnement, qui oblige certaines entités et institutions gouvernementales à rendre compte des mesures prises pour prévenir et réduire les risques de travail forcé dans leurs chaînes d’approvisionnement. La loi est entrée en vigueur le 1er janvier 2024.
CONTEXTE PROTÉGÉ PAR L’AIPRP
[CAVIARDÉ]
06. QUESTIONS SECTORIELLES (CANOLA, ACIER/ALUMINIUM, GESTION DE L’OFFRE)
Canola
- La priorité du Canada est d’obtenir la suppression des droits de douane chinois sur les exportations canadiennes de produits agricoles et de produits de la mer, tout en protégeant les secteurs industriels nationaux dans un contexte commercial mondial incertain et complexe.
Acier/aluminium
- Des mesures exceptionnelles et ciblées ont été prises pour protéger l’industrie de l’acier contre la surcapacité mondiale et faire face à des conditions de marché sans précédent.
- En particulier, le Canada a mis en place une surtaxe sur l’acier et l’aluminium provenant de Chine, ainsi qu’une surtaxe sur les importations contenant de l’acier fondu et coulé ou de l’aluminium fondu et coulé en Chine.
- De plus, le Canada a mis en place un contingent tarifaire sur les importations d’acier afin de faire face au risque de détournement des échanges commerciaux suite à l’imposition par les États-Unis de droits de douane mondiaux sur les importations d’acier.
Produits laitiers/gestion de l’offre
- Nous défendons toujours l’industrie laitière canadienne ainsi que les agriculteurs, les travailleurs et les communautés qu’elle soutient, et nous continuerons de le faire.
MESSAGES SUPPLÉMENTAIRES
Canola
- Nous collaborons de manière constructive avec la Chine pour faire progresser les intérêts économiques et commerciaux du Canada.
- Nous maintenons également une communication régulière avec les parties prenantes canadiennes touchées par les droits de douane chinois et avons pris des mesures pour soutenir le secteur du canola afin d’atténuer les risques liés à la chaîne d’approvisionnement et de permettre la diversification des échanges commerciaux.
Acier/aluminium
- Le gouvernement s’inquiète depuis longtemps des politiques et pratiques non conformes aux règles du marché mises en œuvre par la Chine, qui entraînent des distorsions du marché mondial et une surcapacité dans les secteurs de l’acier et de l’aluminium. Ces politiques et pratiques nuisent aux producteurs et aux travailleurs canadiens et compromettent la sécurité économique du Canada.
- Face aux droits de douane mondiaux imposés par les États-Unis au début de l’année, d’autres pays cherchent des marchés alternatifs pour leurs produits de l’acier. Le Canada est particulièrement exposé à ce risque en raison de l’intégration des marchés de l’acier canadien et américain et a imposé des contingents tarifaires à l’importation afin de stabiliser le marché intérieur de l’acier face à un détournement possible.
- Ces mesures exceptionnelles ne sont pas prises à la légère et sont justifiées par les obligations internationales du Canada.
RÉPONSES SUGGÉRÉES
Canola
Que fait le Canada au sujet des droits de douane sur le canola? Quels ont été les résultats des réunions de haut niveau avec la Chine jusqu’à maintenant?
- Nous mettons en œuvre une double approche pour faire face aux droits de douane chinois : un engagement bilatéral direct avec la Chine et une demande de règlement du différend devant l’OMC au sujet des droits de douane chinois sur nos exportations de produits agricoles et de produits de la mer.
- À court terme, nous espérons pouvoir dialoguer avec la Chine en marge des prochaines réunions internationales.
- Le principal résultat est l’occasion de renforcer la confiance avec la Chine et de monter progressivement notre dossier grâce à des interactions répétées. Il s’agit de questions commerciales multidimensionnelles et complexes qui prendront du temps à résoudre.
Si l’on vous demande plus de détails sur l’examen par le ministère des Finances des surtaxes sur les véhicules électriques, l’acier et l’aluminium :
- Lorsque des surtaxes ont été imposées sur les véhicules électriques, l’acier et l’aluminium chinois en octobre 2024, le gouvernement s’est engagé à les examiner dans un délai d’un an.
- Les travaux sont actuellement en cours pour mener à bien cet examen. Celui-ci permettra d’évaluer s’il y a eu des changements aux politiques et pratiques non conformes aux règles du marché de la Chine qui ont conduit à l’imposition de droits de douane par le Canada, ainsi que si la portée et la conception de ces droits demeurent appropriées.
Produits laitiers (gestion de l’offre)
Plaintes des États-Unis concernant les produits laitiers
- Le Canada est convaincu que ses pratiques sont conformes à ses obligations en vertu de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), et il continuera de défendre la gestion de l’offre et son secteur laitier.
Enquête menée par la Commission du commerce international des États-Unis (USITC) en vertu de l’article 332
- Le Canada continuera de participer à l’enquête, en étroite collaboration avec l’industrie, afin de faire connaître la situation du secteur laitier canadien. En bref, la gestion de l’offre vise principalement à desservir le marché laitier canadien, et nous exportons une quantité négligeable de solides non gras (SNG) laitiers vers les États-Unis et d’autres marchés.
Projet de loi C-202
- L’entrée en vigueur du projet de loi C-202 permet de renforcer l’engagement du gouvernement à préserver, à protéger et à défendre les trois piliers du système canadien de gestion de l’offre.
Différend sur les contingents tarifaires laitiers dans le cadre de l’Accord de partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP)
- À la suite du règlement mutuellement satisfaisant du différend sur les contingents tarifaires laitiers dans le cadre du PTPGP, le Canada a publié, le 1eroctobre, quelques modifications techniques mineures à ses politiques d’administration des contingents tarifaires, qui ont reçu l’appui de l’industrie.
FAITS ET CHIFFRES À L’APPUI
Canola
- Le Canada est le plus grand producteur mondial de canola : 19,2 millions de tonnes en 2024, une légère baisse par rapport à 19,4 millions de tonnes en 2023.
- Le canola a généré 12,9 milliards de dollars de recettes agricoles en 2024, ce qui en fait la culture de plein champ la plus rentable au Canada, représentant 34 % du total du secteur.
- Les exportations de graines de canola vers la Chine en 2024 ont totalisé 5,9 millions de tonnes, soit environ 68 % des exportations totales vers tous les marchés.
Acier
- Le Canada est le 16eproducteur mondial d’acier. Ses plus grandes entreprises dans ce secteur sont ArcelorMittal Dofasco, Algoma Steel et Stelco.
- L’industrie canadienne de l’acier est principalement concentrée en Ontario et produit environ 12 millions de tonnes métriques par an, soit un peu moins que la demande canadienne, qui s’élève à 13 millions de tonnes métriques. La capacité annuelle de production d’acier du Canada est restée stable à 16 millions de tonnes métriques ces dernières années, après avoir lentement diminué depuis 2010, où elle s’élevait à 18 millions de tonnes métriques.
- Les exportations canadiennes de produits en acier et en aluminium vers les États-Unis qui sont soumises à l’article 232 ont diminué de 64 %, et les exportations de dérivés de l’acier et de l’aluminium soumis à l’article 232 ont diminué de 25 %.
Aluminium
- Le Canada est le quatrième producteur mondial d’aluminium primaire. Sa capacité annuelle s’élève à environ 3,3 millions de tonnes métriques, et son industrie fonctionne à pleine capacité. Près de 90 % de la production d’aluminium du Canada est exportée vers les États-Unis.
- La production est concentrée au Québec, mais il existe une fonderie en Colombie-Britannique. Les trois principaux producteurs d’aluminium primaire sont Alcoa, Alouette et Rio Tinto.
CONTEXTE
Canola
Mesures commerciales chinoises ayant une incidence sur le canola canadien : En représailles à l’imposition par le Canada, en octobre 2024, d’une surtaxe de 100 % sur les véhicules électriques et de surtaxes de 25 % sur l’acier et l’aluminium provenant de Chine, la Chine a imposé des droits de douane de 100 % sur l’huile de canola, la farine de canola et les pois canadiens. De plus, le 12 août 2025, la Chine a imposé des droits provisoires de 75,8 % sur les importations de graines de canola en provenance du Canada, dans le cadre de son enquête antidumping menée de sa propre initiative. Compte tenu de la complexité de l’affaire, le ministère chinois du Commerce a récemment prolongé le délai pour la conclusion de l’enquête jusqu’au 9 mars 2026.
Annonce d’une aide gouvernementale pour le secteur du canola :
Le 5 septembre, le gouvernement a annoncé un ensemble de mesures de soutien à l’industrie du canola, dont :
- 370 millions de dollars sur deux ans pour aider les producteurs nationaux et restructurer leurs chaînes de valeur, en mettant particulièrement l’accent sur les biocarburants afin de réorienter l’industrie vers le marché canadien, ce qui comprend des modifications au Règlement sur les combustibles propres du Canada afin d’encourager l’utilisation de biocarburants à base de canola canadien;
- le doublement du montant des prêts accordés aux exportateurs de canola dans le cadre du Programme de paiements anticipés pour 2025-2026, qui passera de 250 000 $ à 500 000 $;
- 75 millions de dollars sur cinq ans (à compter de 2026-2027) pour élargir le programme Agri-marketing et d’autres initiatives de diversification commerciale (campagnes de promotion de l’image de marque, formation des exportateurs, défense des intérêts).
Cela s’ajoute au fonds de 1 milliard de dollars de l’Initiative régionale de réponse tarifaire annoncé en mars, qui soutiendrait les petites et moyennes entreprises du secteur du canola touchées directement ou indirectement par les droits de douane.
Dialogue avec la Chine en 2025
Jusqu’à présent, en 2025, le Canada et la Chine ont eu de multiples discussions aux échelons officiel et politique, notamment celles-ci :
- Le 3 juin 2025, le ministre Maninder Sidhu a eu une première rencontre avec le ministre du Commerce de la République populaire de Chine, Wang Wentao, en marge de la réunion du Conseil ministériel de l’OCDE, à Paris. Les deux ministres ont convenu de rétablir la stabilité et la prévisibilité des voies de communication, en vue de régler les différends commerciaux, d’explorer les possibilités de coopération future et de convoquer le Comité mixte sur l'économie et le commerce Canada-Chine (CMEC) en 2025.
- Lors d’un appel téléphonique le 5 juin, le premier ministre Carney et le premier ministre chinois Li Qiang ont échangé leurs points de vue sur les relations bilatérales, notamment sur l’importance de l’engagement. Ils ont convenu de régulariser les canaux de communication entre le Canada et la Chine et se sont engagés à tenir une réunion du CMEC à une date rapprochée.
- Le Groupe de travail sur le partenariat économique s’est réuni à Beijing le 8 août. La réunion à l’échelon des directeurs généraux a porté sur les thèmes suivants : l’accès au marché agricole; les surtaxes canadiennes sur l’acier, l’aluminium et les véhicules électriques chinois; les défis pour certaines entreprises (DeepSeek, China Telecom, Hikvision, Tik Tok); les droits de douane chinois sur les exportations canadiennes de produits agricoles et de produits de la mer; et les domaines de coopération (énergie, construction moderne en bois, développement vert, commerce électronique).
- Le CMEC s’est réuni à Ottawa le 26 août. Le sous-ministre Stewart et le vice-ministre Li ont présidé la réunion; les deux parties ont soulevé des points de friction importants et discuté des domaines de coopération; le résultat principal a été de convenir de se pencher sur les questions techniques par l’intermédiaire de groupes de travail (par exemple, le groupe de travail sur la propriété intellectuelle).
- Le premier ministre Moe et le secrétaire parlementaire Blois, accompagnés d’une délégation de responsables de la Saskatchewan, se sont rendus en Chine pour une visite de trois jours à partir du 6 septembre. Les réunions ont été cordiales et ont montré que le Canada déploie des efforts concrets à l’égard des questions commerciales bilatérales.
- Réunion du premier ministre avec le premier ministre Li en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies le 23 septembre.
Règlement de différends avec la Chine devant l’OMC (DS636, DS627, DS641)
- DS627 : En réponse aux mesures de surtaxe prises par le Canada à l’encontre de la Chine en 2024, la Chine a demandé, le 6 septembre 2024, l’ouverture de consultations dans le cadre du mécanisme de règlement des différends de l’OMC concernant les surtaxes canadiennes sur les importations de véhicules électriques, d’acier et d’aluminium en provenance de Chine. L’affaire en est actuellement à l’étape de sélection du groupe spécial.
- DS636 : À la suite de l’imposition par la Chine de droits de douane « anti-discrimination » sur les exportations de produits agricoles et de produits de la mer du Canada, ce dernier a demandé le 20 mars 2025 l’ouverture de consultations dans le cadre du mécanisme de règlement des différends de l’OMC. L’affaire en est actuellement à l’étape de sélection du groupe spécial.
- DS641 : À la suite des annonces concernant les surtaxes imposées par le Canada sur les importations d’acier et d’aluminium originaires de Chine en fonction du « pays de fonte/pays de fusion » et les contingents tarifaires sur les importations d’acier, la Chine a demandé des consultations dans le cadre du mécanisme de règlement des différends de l’OMC le 15 août 2025. Le Canada a répondu à la demande de la Chine le 21 août.
Acier et aluminium
Mesures canadiennes relatives à l’acier et à l’aluminium : À l’automne 2024, le Canada a mis en place des surtaxes de 25 % sur les importations d’acier et d’aluminium en provenance de Chine. Le 1er août 2025, le Canada a mis en place des surtaxes de 25 % sur certaines importations de produits en acier et en aluminium en provenance de tous les pays (à l’exception des États-Unis) qui contiennent de l’acier fondu et coulé ou de l’aluminium fondu et coulé en Chine.
Par ailleurs, depuis juin 2025, le Canada a pris des mesures visant à stabiliser l’industrie de l’acier et à prévenir tout détournement préjudiciable du commerce sous l’effet des mesures prises par les États-Unis à l’échelle mondiale. Plus précisément, le Canada a mis en place un contingent tarifaire sur les importations d’acier fixé à 50 % des volumes de 2024 pour les pays avec qui il n’a pas conclu d’accord de libre-échange et à 100 % des volumes de 2024 pour les partenaires non signataires de l’ACEUM. Une surtaxe de 50 % s’applique aux importations d’acier dépassant ces niveaux.
Mesures américaines sur l’acier et l’aluminium : Le 12 mars 2025, les États-Unis ont imposé des droits de douane mondiaux de 25 % en vertu de l’article 232 de la loi américaine sur l’expansion du commerce (U.S. Trade Expansion Act) sur les importations de certains produits en acier et en aluminium et leurs dérivés en provenance du Canada et de tous les autres pays. En réponse, le Canada a imposé des surtaxes de rétorsion sur une liste de certains produits en acier et en aluminium importés des États-Unis d’une valeur de 15,5 milliards de dollars en 2024 et d’autres marchandises d’une valeur de 14,3 milliards de dollars. Le 4 juin, les États-Unis ont augmenté leurs droits de douane sur les produits en acier et en aluminium et leurs dérivés à 50 %. Le 18 août, le département américain du Commerce a modifié la portée des droits de douane prévus à l’article 232 sur l’acier et l’aluminium afin d’y inclure 407 produits supplémentaires. Ces nouveaux « produits dérivés de l’acier et de l’aluminium » sont désormais visés par un droit de douane de 50 % prévu à l’article 232 sur la teneur en acier et en aluminium non américain uniquement.
Produits laitiers (gestion de l’offre)
Plaintes des États-Unis concernant les produits laitiers : L’administration américaine, les membres du Congrès et l’industrie laitière américaine demeurent inquiets de la mise en œuvre par le Canada de ses obligations en matière d’accès au marché en vertu de l’ACEUM (c’est-à-dire l’administration des contingents tarifaires, le contournement présumé des seuils d’exportation de l’ACEUM). Les préoccupations des États-Unis portent également sur certains aspects de la tarification intérieure du lait au Canada, qui, selon l’industrie américaine, créent une concurrence déloyale sur les marchés d’exportation. On s’attend à ce que l’administration américaine continue de faire pression pour que le Canada modifie ses politiques laitières et explore toutes les voies possibles pour répondre à ses préoccupations, notamment dans le cadre de l’examen conjoint de l’ACEUM, de l’examen des produits laitiers de l’ACEUM ou d’autres voies. Le Canada a accordé aux États-Unis un accès sans précédent et tangible au marché des produits laitiers grâce aux nouveaux contingents tarifaires prévus par l’ACEUM (en plus des disciplines en matière de prix et des nouveaux seuils d’exportation), qui permettent des importations en franchise de droits dans le cadre des contingents. L’administration des contingents tarifaires par le Canada est pleinement conforme aux obligations prévues par l’accord, comme l’a confirmé le groupe spécial dans sa plus récente décision. La balance commerciale des produits laitiers est incontestablement favorable aux États-Unis.
Enquête de l’USITC en vertu de l’article 332 : En mai 2025, à la demande du représentant américain au Commerce (USTR), l’USITC a ouvert une enquête d’information en vertu de l’article 332 de la loi douanière de 1930 sur l’industrie mondiale des solides non gras du lait, qui comprendra une enquête sur la production, la consommation et l’exportation de solides non gras du lait par le Canada et d’autres pays. Le Canada, en étroite consultation avec l’industrie, participe au processus en mettant l’accent sur le principe fondamental de la gestion de l’offre, qui consiste à gérer l’offre canadienne pour le marché intérieur canadien. Cela garantit en retour que le Canada a des exportations très limitées de solides non gras. L’USITC devrait présenter son rapport à l’USTR d’ici le 23 mars 2026.
Projet de loi C-202 : Le 29 mai 2025, le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, a présenté le projet de loi d’initiative parlementaire C-202, Loi modifiant la Loi sur le ministère des Affaires étrangères, du Commerce et du Développement (MAECD) (gestion de l’offre), qui interdit au gouvernement du Canada de prendre tout engagement dans un accord commercial international qui aurait pour effet d’augmenter les volumes des contingents tarifaires ou de réduire les taux de droit hors contingent pour les produits laitiers, la volaille ou les œufs. Le projet de loi a reçu la sanction royale le 26 juin, date à laquelle la loi modifiée sur le MAECD est entrée en vigueur.
Résolution du différend sur les contingents tarifaires laitiers du PTPGP : En juillet 2025, les ministres ont annoncé la résolution du différend sur les contingents tarifaires laitiers du PTPGP que la Nouvelle-Zélande avait engagé en 2022. Cet accord, négocié en étroite consultation avec les intervenants canadiens du secteur laitier, entraînera certaines modifications mineures de la politique canadienne en matière d’administration des contingents tarifaires, mais ne modifie pas les engagements du Canada en matière d’accès aux marchés. Ces changements techniques se limitent aux contingents administrés en vertu des dispositions du PTPGP et n’auront pas d’incidence négative sur l’industrie laitière ou la gestion de l’offre au Canada. À la suite de ces changements, la Nouvelle-Zélande a confirmé qu’elle ne prendrait aucune autre mesure dans le cadre du processus de règlement des différends du PTPGP. Les changements ont été publiés le 1er octobre.
07. Accords de libre-échange d’autres pays
MESSAGES CLÉS
- Le Canada est le seul pays du G7 à avoir conclu des accords de libre-échange globaux avec tous les autres pays du G7.
- Le réseau canadien de 15 accords de libre-échange couvrant 51 pays donne aux exportateurs canadiens un avantage concurrentiel et les aide à atteindre de nouveaux consommateurs.
- Ces accords permettent de réduire les coûts pour les entreprises canadiennes et d’ouvrir de nouvelles voies pour la diversification et la croissance.
CONTEXTE
Voici une liste des accords de libre-échange (ALE) préférentiels en vigueur dans les pays du G20. Il est important de souligner que ces accords varient considérablement en termes de portée, de niveau d'ambition, d'applicabilité et de titre, et ne sont donc pas directement comparables.
Canada
- Le Canada a 15 ALE en vigueur avec 51 partenaires : Chili (1997); Israël (1997); Costa Rica (2002); Pérou (2009); Association européenne de libre-échange (2009 – Islande, Liechtenstein, Norvège, Suisse); Colombie (2011); Jordanie (2012); Panama (2013); Honduras (2014); Corée du Sud (2015); Ukraine (2017); PTPGP (2018); Royaume-Uni (2021); AECG (provisoire, 2017); ACEUM (2020).
États-Unis
- Les États-Unis ont 14 accords de libre-échange en vigueur avec 20 partenaires :
- ACEUM : Canada, Mexique (2020); CAFTA-DR (2006 – Costa Rica, Salvador, Guatemala, Honduras, Nicaragua, République dominicaine); Oman (2009), Bahreïn (2006), Maroc (2006), Australie (2005), Singapour (2004), Chili (2004), Jordanie (2001), Israël (1985) et des accords de promotion du commerce avec la Colombie (2012), la Corée du Sud (2012), le Panama (2012) et le Pérou (2009).[4])
Mexique
- Le Mexique a 16 accords de libre-échange en vigueur avec 53 partenaires :
- T-MEC/ACEUM (2020); PTPGP (2018); ALE Mexique-Amérique centrale : Guatemala, Salvador, Honduras, Nicaragua, Costa Rica (2013); Alliance du Pacifique : Chili, Colombie, Pérou (2012); Association européenne de libre-échange : Suisse, Norvège, Islande, Liechtenstein (2001); ALE Mexique-Union européenne : 27 pays de l’Union européenne (2001); ALE avec le Royaume-Uni (2021), Panama (2015), Japon (2005), Uruguay (2004), Bolivie (2010), Israël (2000), Pérou (2012), Chili (1999), Colombie (1995) et Costa Rica (1995).
Chine
- La Chine a 22 ALE en vigueur avec 29 partenaires : Maldives (2025), Équateur (2024), Nicaragua (2023), Serbie (2024), Accord économique régional global (2022 : Brunei, Cambodge, Chine, Indonésie, Japon, Corée du Sud, Laos, Malaisie, Myanmar, Nouvelle-Zélande, Philippines, Singapour, Thaïlande et Vietnam); Cambodge (2022); Maurice (2021); Géorgie (2018); Australie (2015); Corée du Sud (2015); Suisse (2014); Islande (2014); Costa Rica (2011); Pérou (2010); Singapour (2009); Nouvelle-Zélande (2008); Pakistan (2007); Chili (2006); ANASE (2005).
Royaume-Uni
- Le Royaume-Uni a 40 accords de libre-échange en vigueur avec 72 partenaires (y compris l’Union européenne)
- Le Royaume-Uni était membre de l’Union européenne jusqu’en janvier 2020. Accords de libre-échange en vigueur qui ont été reconduits bilatéralement par l’Union européenne entre 2020 et 2021 : Albanie, pays andins (Bolivie, Colombie, Équateur et Pérou), CARIFORUM (Antigua-et-Barbuda, Bahamas, Barbade, Belize, Dominique, République dominicaine, Grenade, Guyana, Haïti, Jamaïque, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Suriname et Trinité-et-Tobago), Cameroun, Canada, Amérique centrale (Costa Rica, Salvador, Guatemala, Honduras, Nicaragua et Panama), Chili, Côte d'Ivoire, Égypte, Union européenne, Îles Féroé, Géorgie, Ghana, Islande, Israël, Jordanie, Kenya, Kosovo, Liban, Liechtenstein, Madagascar, Mexique, Maroc, Macédoine du Nord, Norvège, Autorité palestinienne, Pacifique (Fidji, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Samoa et Îles Salomon), SACUM (Botswana, Eswatini, Lesotho, Namibie, Afrique du Sud et Mozambique), Serbie, Tunisie, Türkiye, Ukraine et Vietnam.
- Accords de libre-échange non renouvelables : Japon (2021), Australie (2023), Nouvelle-Zélande (2023) et PTPGP (Australie, Brunei, Canada, Chili, Japon, Malaisie, Mexique, Nouvelle-Zélande, Pérou, Singapour et Vietnam) (2024).
Union européenne
- L'Union européenne a 45 ALE en vigueur (y compris ceux appliqués à titre provisoire) avec 79 partenaires : Albanie (2009), Algérie (2005), Communauté andine (Colombie, Équateur, Pérou) (2024), Andorre (1991), Arménie (1999), Azerbaïdjan-Bosnie-Herzégovine (2015), Amérique centrale (Costa Rica, Guatemala, Honduras, Nicaragua, Panama, Salvador) (2024), Chili (2005), Égypte (2004), Îles Féroé (1997), Géorgie (2016), Islande (1994), Israël (2000), Japon (2019), Jordanie (2002), Kenya (2024), Liban (2006), Liechtenstein (1995), Mexique (2000), Moldavie (2016), Monténégro (2010), Maroc (2000), Nouvelle-Zélande (2024), Macédoine du Nord (2004), Norvège (1994), pays et territoires d’outre-mer de l’Union européenne (2001), Autorité palestinienne (1997), Saint-Marin (2002), Serbie (2013), Singapour (2019), Afrique du Sud (2004), Corée du Sud (2015), Suisse (1973), Syrie (1977), Tunisie (1998), Türkiye (1995), Ukraine (2017), Royaume-Uni (2021), Vietnam (2020), Canada (2017), Cameroun (2014), États du CARIFORUM (Antigua-et-Barbuda, Bahamas, Barbade, Belize, Dominique, République dominicaine, Grenade, Guyana, Haïti, Jamaïque, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Suriname, Trinité-et-Tobago) (2008), Côte d’Ivoire (2016), États d’Afrique orientale et australe (Comores, Madagascar, Maurice, Seychelles, Zimbabwe) (2012), Ghana (2016), États du Pacifique (Fidji, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Samoa, Îles Salomon) (2009), membres de la Communauté de développement de l’Afrique australe (Botswana, Lesotho, Mozambique, Namibie, Afrique du Sud, Eswatini) (2016).
Indonésie
- L’Indonésie a 17 accords de libre-échange en vigueur avec 28 partenaires :
- ALE de l’ANASE : Zone de libre-échange de l’ANASE (1998; 2010), Corée (2007), Japon (2008), Australie-Nouvelle-Zélande (2010; 2025), Chine (2010), Inde (2010), Hong Kong (2019), Partenariat régional économique global (2023)
- ALE bilatéraux : Japon (2008), Developing-8 (2011), Pakistan (2013), Chili (2019), Australie (2020), Association européenne de libre-échange (2021), Mozambique (2022), Corée (2023), Émirats arabes unis (2023)
Brésil, Argentine
- Le Brésil et l'Argentine ont 15 accords de libre-échange en vigueur avec 18 partenaires. En tant que membres du Mercosur, ils ont conclu conjointement les accords de libre-échange suivants : Mercosur-Chili (1996); Mercosur-Bolivie (1997); Mercosur-Mexique (secteur automobile) (2003); Mercosur-Mexique (2006); Mercosur-Guyana (2004); Mercosur-Suriname (2006); Mercosur-Inde (2009); Mercosur-Union douanière d’Afrique australe (SACU, comprenant le Botswana, l’Eswatini, le Lesotho, la Namibie et l’Afrique du Sud) (2016); Mercosur-Cuba (2017); Mercosur-Colombie, Équateur, Venezuela (2017); Mercosur-Pérou (2006); Mercosur-Égypte (2017); Mercosur-Israël (2010); Mercosur-Colombie (2017); Mercosur-Chili (accord modernisé) (2022).
- Le Brésil et l’Argentine sont membres du Mercosur. Cette union douanière exige que toutes les négociations commerciales avec des pays tiers soient menées conjointement par ses États membres (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay), garantissant ainsi un tarif extérieur commun et une politique commerciale unifiée.
Australie
- L’Australie a 18 accords de libre-échange en vigueur avec 30 partenaires : Nouvelle-Zélande (1983); Singapour (2003); États-Unis (2005); Thaïlande (2005); Chili (2009); ANASE[1] (AANZFTA) (2010); Malaisie (2013); Corée (2014); Japon (2015); Chine (2015); PTPGP[2]) (2018); Hong Kong (2020); Pérou (2020); Indonésie (2020); Samoa, Tuvalu, Kiribati, Tonga, Îles Salomon, Niue, Vanuatu, Îles Cook (PACER) (2020); Partenariat régional économique global [3]) (2022); Inde (2022); Royaume-Uni (2023)
Inde
- L’Inde a 18 accords de libre-échange en vigueur avec 33 partenaires : Afghanistan (2003), Australie (2022), Accord commercial Asie-Pacifique (Bangladesh, Chine, Corée du Sud, Laos, Sri Lanka) (2013), ANASE (Brunei, Cambodge, Indonésie, Laos, Malaisie, Myanmar, Philippines, Singapour, Thaïlande et Vietnam) (2015), Bhoutan (2006), Chili (2007), Association européenne de libre-échange (Liechtenstein, Suisse, Norvège et Islande) (2025), Japon (2011), Malaisie (2011), Maurice (2021), Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay), Singapour (2005), Népal (2009), Zone de libre-échange de l’Asie du Sud (Afghanistan, Bangladesh, Bhoutan, Maldives, Népal, Pakistan et Sri Lanka) (2006), Arrangement de commerce préférentiel pour l’Asie du Sud (Bangladesh, Bhoutan, Maldives, Népal, Pakistan et Sri Lanka) (1995), Corée du Sud (2010), Sri Lanka (2000), Thaïlande (2006) et Émirats arabes unis (2022).
Japon
- Le Japon a 21 accords de libre-échange en vigueur avec 28 partenaires : Mexique (2005); Chili (2006); Philippines (2006); Malaisie (2006); Singapour (2007); Thaïlande (2007); Indonésie (2008); Brunei (2008); ANASE (2008); Vietnam (2009); Suisse (2011); Inde (2011); Pérou (2011); Australie (2014); Mongolie (2015); PTPGP (2018); Union européenne (2018); États-Unis (partiel) (2020); Partenariat régional économique global (2022); Royaume-Uni (2024).
Russie
- La Russie a 10 accords de libre-échange en vigueur avec 13 partenaires : Serbie (2006), Turkménistan (1993), Ouzbékistan (1993), Azerbaïdjan (1993), Géorgie (1994), Union économique eurasienne (Arménie, Biélorussie, Kazakhstan et Kirghizistan) (2015), Union économique eurasiatique-Iran (2025), Union économique eurasiatique-Serbie (2021), Union économique eurasiatique-Vietnam (2016), Communauté des États indépendants (Biélorussie, Moldavie, Arménie, Kirghizistan, Kazakhstan et Tadjikistan) (2012)
Arabie saoudite
- L’Arabie saoudite a 4 accords de libre-échange en vigueur avec 22 partenaires.
- L’Arabie saoudite est membre du Conseil de coopération du Golfe (CCG), une alliance politique et économique qui regroupe six pays du Moyen-Orient (Bahreïn, Koweït, Oman, Arabie saoudite, Émirats arabes unis et Qatar). Le CCG a formé une zone de libre-échange en signant son accord économique en 1981. Le CCG a conclu des accords avec Singapour (2008) et l’Association européenne de libre-échange (2009).
- L’Arabie saoudite est également membre de la zone de libre-échange panarabe (1998), qui comprend l’Algérie, Bahreïn, l’Égypte, l’Irak, la Jordanie, le Koweït, le Liban, la Libye, le Maroc, Oman, la Palestine, le Qatar, l’Arabie saoudite, le Soudan, la Syrie, la Tunisie, les Émirats arabes unis et le Yémen.
Afrique du Sud
- L’Afrique du Sud a 8 accords de libre-échange en vigueur avec 90 partenaires.
- L’Afrique du Sud est signataire de la Zone de libre-échange continentale africaine (2019). Ce pays est membre de l’Union douanière d’Afrique australe (2004), qui comprend le Botswana, l’Eswatini, le Lesotho, la Namibie et l’Afrique du Sud. L’Union douanière d’Afrique australe a conclu des accords commerciaux avec l’Association européenne de libre-échange (2008), l’Union européenne (2016), le Mercosur (2016) et le Royaume-Uni et le Mozambique (2021).
- L’Afrique du Sud est membre de la Communauté de développement de l’Afrique australe (2000 : biens; 2022 : services), qui comprend l’Angola, le Botswana, les Comores, la République démocratique du Congo, l’Eswatini, le Lesotho, Madagascar, le Malawi, Maurice, le Mozambique, la Namibie, les Seychelles, l’Afrique du Sud, la Tanzanie, la Zambie et le Zimbabwe.
- L’Afrique du Sud a conclu un accord bilatéral avec l’Union européenne (2000).
Corée du Sud
- La Corée du Sud a 22 accords de libre-échange en vigueur avec 59 pays : Chili (2004), Singapour (2006), Association européenne de libre-échange (2006), ANASE (2007), Inde (2010), Union européenne (2011), Pérou (2011), États-Unis. (2012), Türkiye (2013), Australie (2014), Canada (2015), Chine (2015), Nouvelle-Zélande (2015), Vietnam (2015), Colombie (2015), Amérique centrale (Nicaragua, Honduras, Costa Rica, Salvador, Panama) (2021), Royaume-Uni (2021), Partenariat régional économique global (2022), Israël (2022), Cambodge (2022), Indonésie (2023), Philippines (2024).
Türkiye
- La Türkiye a 27 accords de libre-échange bilatéraux en vigueur avec 64 partenaires : Association européenne de libre-échange (modernisé en 2021), Égypte (2007), Union européenne (1996), Corée du Sud (2015 : biens; 2018 : services), Albanie (2008), Bosnie-Herzégovine (2021), Chili (2011), Îles Féroé (2017), Géorgie (2008), Israël (1997), Kosovo (2019), Malaisie (2015), Maurice (2013), Moldavie (2016), Monténégro (2010 : biens; 2022 : services), Maroc (2006), Macédoine du Nord (2000), Palestine (2005), Serbie (2010 : biens; 2019 : services), Singapour (2017), Syrie (2007), Tunisie (2005), Émirats arabes unis (2023), Venezuela (2020) et Royaume-Uni (2021).
- La Türkiye est membre de l’Organisation de coopération économique (1992) qui comprend l’Iran, le Pakistan et la Türkiye.
- La Türkiye est membre du Protocole sur les négociations commerciales (1973), qui comprend le Bangladesh, le Brésil, le Chili, l’Égypte, Israël, la Corée du Sud, le Mexique, le Pakistan, le Paraguay, le Pérou, les Philippines, la Serbie, la Tunisie, la Türkiye et l’Uruguay.
08. Principales statistiques commerciales
MESSAGES CLÉS
Malgré les droits de douane américains, les exportations canadiennes ont relativement bien résisté.
- Les exportations totales de marchandises canadiennes ont augmenté de 1,8 % entre janvier et juillet 2025 par rapport à la même période en 2024.
- Au cours de la même période, les exportations totales de services ont légèrement augmenté de 0,3 %.
MESSAGES SUPPLÉMENTAIRES
- La croissance importante des exportations de marchandises vers le Royaume-Uni (principalement l’or), l’Union européenne (énergie et oléagineux), l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est, ou ANASE (énergie) et la Chine (énergie et minerais) a compensé la forte baisse des exportations vers les États-Unis (énergie, véhicules automobiles et pièces détachées, fer et acier).
- La hausse importante des exportations de services commerciaux a été largement contrebalancée par la baisse des exportations de services de voyage.
- La baisse des exportations de services de voyage reflète en grande partie la diminution des dépenses des étudiants étrangers au Canada.
CONTEXTE
- Le commerce du Canada (exportations plus importations) équivaut à 65 % du PIB.
- Près d’un emploi sur cinq au Canada est soutenu par les exportations.
- Le commerce bilatéral de biens et de services du Canada a dépassé les 2 billions de dollars en 2024.
- Exportations : 997 milliards de dollars au total — 779 milliards de dollars en biens et 218 milliards de dollars en services.
- Importations : plus de 1 billion de dollars au total — 786 milliards de dollars en biens et 219 milliards de dollars en services.
- En 2024, les cinq principaux partenaires commerciaux du Canada étaient les États-Unis, la Chine, le Royaume-Uni, le Mexique et le Japon.
- Les cinq principaux produits et services exportés par le Canada en 2024 (part du total des exportations) :
- Énergie (17,8 %)
- Services commerciaux (12,6 %)
- Produits métalliques et produits minéraux non métalliques (10,3 %)
- Véhicules automobiles et pièces détachées (9,5 %)
- Biens de consommation (9,2 %)
- En 2024, 70 % des exportations canadiennes de biens et services et 76 % des exportations de marchandises étaient destinées aux États-Unis.
- Les cinq principaux produits exportés vers les États-Unis en 2024 étaient les suivants : énergie (30 % du total), véhicules automobiles et pièces détachées (12 %), machines (7 %), plastiques (3 %) et produits électroniques (3 %).
- En 2023 (dernière année pour laquelle des données sont disponibles), le Canada comptait environ 130 000 entreprises exportatrices de biens ou de services, les petites et moyennes entreprises (PME) représentant 99 % des exportateurs.
- En 2023, 14,5 % des entreprises détenues par des femmes exportaient des biens ou des services, par rapport à 5,0 % en 2011.
- Les entreprises dirigées par des immigrants sont beaucoup plus susceptibles d’exporter.
- Les PME autochtones sont moins susceptibles d’exporter (7,2 % en 2020) que la moyenne nationale. Cependant, les PME autochtones sont quatre fois plus susceptibles d’avoir des projets d’expansion commerciale à l’international que la moyenne nationale.
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