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Sous-ministre du Développement international Comparution au Comité sénatorial permanent des affaires étrangères et du commerce international (AEFA) sur l’étude sur les engagements et les intérêts du Canada en Afrique

Le 12 décembre 2024
Publié : le 11 avril 2025

Table des matières

  1. Contexte du comité et remarques
    1. Note de scénario
    2. Remarques d’ouverture
    3. Biographies des membres de l'AEFA
  2. Les priorités et l'engagement du Canada en Afrique
    1. La stratégie du Canada pour l'Afrique
    2. Aide internationale du Canada à l’Afrique
    3. L'empreinte du Canada en Afrique
    4. Engagement avec l’Union africaine
    5. Politique d'aide internationale féministe
    6. Pincipaux résultats du développement
    7. Commerce et investissement
    8. Lien entre l'humanitaire, la paix et le développement
  3. Thèmes clés de développement
    1. Égalité des sexes - Voix et leadership des femmes
    2. LGBTQ2I+
    3. Santé et droits sexuels et reproductifs (SDSR) en Afrique
    4. Changement climatique en Afrique
    5. Éducation and EFTV
    6. Croissance économique inclusive
    7. Paix et sécurité
    8. Santé
    9. Soutenir les zones rurales en Afrique
    10. Financement pour la démocratie et la gouvernance
    11. Lutte contre les violences sexuelles en Afrique
    12. Programmation axée sur la jeunesse en Afrique
    13. L'insécurité alimentaire en Afrique
  4. L'aide bilatérale au développement du Canada en Afrique (par pays)

    Les 5 premiers bénéficiaires

    1. Éthiopie
    2. Mali
    3. Mozambique
    4. Tanzania
    5. Soudan du Sud

    Points chauds

    1. Soudan
    2. Kenya
    3. RDC
    4. Burkina Faso
    5. Tchad
    6. Sahel
    7. Zimbabwe

    North Africa

    1. Égypte
    2. Maroc
    3. Tunisie
  5. Multilatéral
    1. Aide humanitaire en Afrique
    2. Banque africaine de développement (BAD)
    3. Les institutions financières internationales [IFI]
    4. Le G7 et l’Afrique
  6. Géopolitique
    1. Russie, Chine, États du Golfe et Türkiye en Afrique
    2. BRICS

Note de scénario

Logistique du comité

Composition et contexte du comité

Monsieur le Président, Honorables Sénatrices et Sénateurs, 

Tout d’abord, je tiens à vous remercier de l’invitation à me joindre à vous ce matin pour témoigner de l’engagement du Canada en Afrique.

En tant que sous-ministre du Développement international, j’ai l’honneur de vous parler aujourd’hui de la façon dont le Canada et l’Afrique travaillent ensemble pour faire progresser les priorités de développement sur le continent.

Comme vous l’avez entendu, l’Afrique prend sa place dans un monde où les voix africaines influencent de plus en plus les questions internationales.

Le Canada collabore avec ses partenaires africains pour relever les défis et saisir les occasions qui détermineront la voie de l’Afrique vers le développement durable.

La Banque africaine de développement prévoyait, en mai 2024, que 11 des 20 économies à la croissance la plus rapide au monde seraient africaines. Une telle croissance économique pourrait débloquer des dépenses de consommation estimées à 3 billions de dollars américains.

Néanmoins, le continent demeure confronté à l’extrême pauvreté, qui touche près d’un tiers des Africains.

La lutte contre la pauvreté dans de nombreuses régions d'Afrique est entravée par l'insuffisance des infrastructures, les conflits et l'insécurité, ainsi que le recul de la démocratie.

Face à ces défis, le Canada reste un partenaire engagé, fiable et digne de confiance.

Le Canada est fier d'avoir obtenu des résultats en matière de développement dans toute l'Afrique.

L'efficacité des programmes de développement du Canada en Afrique a bénéficié de façon incommensurable de la profonde expertise des organisations de la société civile canadienne, y compris des partenaires de la diaspora afro-canadienne, dont l'engagement continu en Afrique sera essentiel à l'avenir.

Compte tenu du contexte mondial actuel, il est important que le Canada et les Canadiens s'efforcent d'accroître leur présence sur le continent en tant que défenseurs de nos valeurs fondamentales que sont les droits de l'homme et l'égalité.

Grâce à la politique d'aide internationale féministe, le Canada est un chef de file en matière d'égalité des sexes et d'autonomisation des femmes et des filles.

En effet, le Canada a soutenu plus de 130 organisations de défense des droits des femmes en Tunisie, en leur donnant les moyens de défendre les droits des femmes et l'égalité entre les sexes.

En Sierra Leone, les efforts de plaidoyer que nous avons soutenus ont contribué à l'adoption d'une loi historique interdisant le mariage des enfants, qui a été adoptée plus tôt cette année.

En outre, le Canada a contribué à améliorer la capacité de plus de 100 organisations et réseaux de défense des droits des femmes et des personnes LGBTQI+ en Afrique à promouvoir les droits de l'homme et à accroître la participation des femmes au leadership et à la prise de décision.

Comme vous le savez, le Canada a étudié son engagement à l’égard de l’Afrique en vue de renforcer ses partenariats. À cette fin, le gouvernement du Canada a consulté plus de 600 parties prenantes dans le cadre de dialogues diplomatiques, de consultations publiques, de visites de haut niveau et de comparutions de comités du Sénat et de la Chambre des communes.

Nous avons recueilli les commentaires de 83 petites entreprises, de 39 pays africains, de 200 organisations de la société civile et de plus de 70 associations de la diaspora afro-canadienne.

Nous avons discuté avec des dirigeants africains, le secteur privé, ainsi que de jeunes entrepreneurs et innovateurs dynamiques du continent; ce qui ressort clairement, c’est que les pays africains veulent travailler avec des partenaires internationaux en tant que pairs.

La participation du premier ministre Trudeau au 33e Sommet de l’Union africaine, qui s’est tenu en Éthiopie en février 2020, a marqué une étape importante du réengagement du Canada envers l’Afrique.

Depuis lors, notre engagement n'a cessé de se renforcer.

Au printemps dernier, le ministre du développement international Ahmed Hussen a coprésidé le dialogue sur la politique de développement à Addis-Abeba avec mon homologue de la Commission de l'Union africaine.

Il y a un peu plus d'un mois, le Premier ministre, la ministre des Affaires étrangères, Mélanie Joly, la ministre de la Promotion des exportations, du Commerce international et du Développement économique, Mary Ng, et le ministre du Développement international, Ahmed Hussen, ont accueilli le président de la Commission de l'Union africaine et sa délégation à Toronto, à l'occasion du deuxième dialogue de haut niveau entre le Canada et l'Union africaine.

Dans le cadre du dialogue de haut niveau, le gouvernement a fait plusieurs annonces visant à renforcer les partenariats du Canada avec l'Afrique.

Du point de vue du développement, le gouvernement a annoncé qu'il mettait l'accent sur les liens entre le commerce et le développement et qu'il proposait une série de programmes de développement axés sur l'autonomisation économique des femmes.

L'importance de la jeunesse africaine a été l'un des principaux thèmes abordés lors des discussions du dialogue de haut niveau.

Des possibilités et des défis importants se présentent pour la prospérité future de l’Afrique, compte tenu que 60 % des 1,4 milliard d’habitants du continent sont âgés de moins de 25 ans.

À cet égard, la création de possibilités d’emploi pour les jeunes Africains est cruciale pour le développement durable. Un accès accru à l’éducation et à la formation technique et professionnelle constitue un élément clé de l’expansion de l’emploi chez les jeunes Africains.

Les efforts du Canada dans ce domaine sont étroitement liés à son partenariat avec la Commission de l’Union africaine et sont pleinement alignés avec l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

Je salue le travail de ce Comité et nous, à Affaires mondiales Canada, suivons de près vos délibérations alors que nous travaillons avec nos partenaires pour progresser vers la réalisation des objectifs de développement durable.

Merci.

Biographies des membres de l'AEFA

Peter M. Boehm (Président)
Groupe des sénateurs indépendants – Ontario 

Figure

Nomination au sénat

Antécédents professionnels

Rôles politiques et parlementaires

Membre de comités

Points d'intérêt récents

Ukraine: 

Le maintien de la paix : 

L’adéquation d’AMC :

Autres intérêts

Relations autochtones

Peter Harder (vice-président)
Groupe progessiste du Sénat – Ontario

Figure

Nomination au sénat

Antécédents professionnels

Rôles politiques et parlementaires

Membre de comités

Points d'intérêt récents

Aide humanitaire :

Ukraine :

COVAX : 

L’adéquation d’AMC :

Gwen Boniface
Groupe des sénateurs indépendants – Ontario

Figure

Nomination au sénat

Antécédents professionnels

Rôles politiques et parlementaires

Membre de comités

Points d'intérêt récents

L’adéquation d’AMC

Sanctions contre la Russie

Pratique commerciale déloyale

Autres intérêts

Défense & Sécurité

Mary Coyle 
Groupe des sénateurs indépendants – Nova Scotia (Antigonish) 

Figure

Nomination au sénat

Antécédents professionnels

Rôles politiques et parlementaires

Membre de comités

Points d'intérêt récents

L’adéquation d’AMC

Diplomatie culturelle

 Ukraine

Actifs russes saisis :

Autres intérêts

Marty Deacon 
Groupe des sénateurs indépendants – Ontario (Waterloo Region)

Figure

Nomination au sénat

Antécédents professionnels

Rôles politiques et parlementaires

Membre de comités

Points d'intérêt récents

Russie : 

L’adéquation d’AMC :

Actifs russes saisis :

Autres intérêts

Afghanistan :

Mohamed-Iqbal Ravalia
Groupe des sénateurs indépendants – Newfoundland and Labrador 

Figure

Nomination au sénat

Antécédents professionnels

Rôles politiques et parlementaires

Membre de comités

Points d'intérêt récents

L’adéquation d’AMC :

L’aide humanitaire à l’Ukraine :

L'industrie spatiale et la coopération :

Équité en matière de vaccins :

Yuen Pau Woo 
Groupe des sénateurs indépendants – British Columbia 

Figure

Nomination au sénat

Antécédents professionnels

Rôles politiques et parlementaires

Membre de comités

Points d'intérêt récents

L’adéquation d’AMC :

Droits antidumping et compensatoires :

Invasion de l’Ukraine par la Russie :

Sanctions contre la Russie :

Amina Gerba
Progressive Senate Group – Quebec (Rigaud) 

Figure

Nomination au sénat

Antécédents professionnels

Rôles politiques et parlementaires

Membre de comités

Points d'intérêt récents

L’adéquation d’AMC

Crise alimentaire mondiale :

Système de recours commercial : PME

Projet de loi S-217 (Loi relative à la réaffectation de certains biens saisis, gelés ou séquestrés) :

Stephen Greene
Canadian Senetors Group – Nova Scotia (Halifax – The Citadel) 

Figure

Nomination au sénat

Antécédents professionnels

Rôles politiques et parlementaires

Membre de comités

Points d'intérêt récents

L’adéquation d’AMC :

Mise à jour de l'ONU :

Ukraine :

Accords de libre-échange :

Mohammad Khair Al Zaibak
Canadian Senators Group – Ontario

Figure

Nomination au sénat 

Antécédents professionnels 

Études : 

Affaires : 

Organismes à but non lucratif et autres entreprises : 

Points d'intérêt récents 

Positions du Canada sur la guerre entre Israël et le Hamas

Réfugiés ukrainiens : 

Leo Housakos
Conservative Party of Canada – Quebec (Wellington) 

Figure

Nomination au sénat

Antécédents professionnels

Rôles politiques et parlementaires

Membre de comités

Points d'intérêt récents

L’adéquation d’AMC

Régime de sanctions :

Interférence étrangère

Afghanistan : 

Michael L. MacDonald
Conservative Party of Canada – Nova Scotia (Cape Breton) 

Figure

Nomination au sénat

Antécédents professionnels

Rôles politiques et parlementaires

Membre de comités

Points d'intérêt récents

L’adéquation d’AMC

ONU – Ukraine :

Chine : 

Producteurs agricoles :

En mars 2020, le sénateur MacDonald a exprimé son inquiétude quant à l'impact de la taxe carbone qui, selon lui, empêcherait l'agriculture canadienne de rivaliser avec les producteurs américains dans un contexte de libre-échange.

La stratégie du Canada pour l'Afrique

Messages supplémentaires

Faits et chiffres à l'appui

 Contexte 

Dans sa lettre de mandat de 2021, le Premier ministre Trudeau a demandé au MINT d'élaborer une stratégie de coopération économique pour l'Afrique. De son côté, la MINA a chargé son secrétaire parlementaire Rob Oliphant, en 2022, d'élaborer une stratégie pour l'Afrique. Ces efforts ont été consolidés au printemps 2024.

Affaires mondiales Canada (AMC) a mené des consultations approfondies et des engagements de haut niveau depuis 2022 afin d'éclairer son approche renouvelée de l'Afrique. Nous avons reçu les commentaires de plus de 600 intervenants du gouvernement, des entreprises, de la société civile, du milieu universitaire et des diasporas africaines au Canada et dans 39 pays africains.

La stratégie vise à renforcer, à élargir et à rendre plus visibles les partenariats du Canada avec les pays et les institutions d'Afrique.

Aide internationale du Canada à l’Afrique

Total de l’aide internationale 2016/2017 - 2022/2023, 20.9G$

Figure
Version texte

Objectifs de la PAIF, 2022/2023

TargetActual
Développement pour l’Afrique subsaharienne 50%41%
Programmes spécialisés en égalité des genres pour les (Afrique):15%14%
Programmes intégrés en égalité des genres (Afrique)  95%99%
Figure
Version texte
AnnéeBilateralMultilateralTotal
2016/20171,372M748M2,120M
2017/20181,582M779M2,361M
2018/20191,585M916M2,501M
2019/20201,604M868M2,472M
2020/20212,803M877M3,680M
2021/20222,209M1,434M3,642M
2022/20232,380M1,717M4,097M
Figure
Version texte

Distribution de l’aide bilatérale au développement d’AMC par continent

Définition de la PAIF

AnnéeAfriqueAmériqueAsieEuropeMoyent-OrientAutres
2017/201849%14%17%no data17%
2018/201945%16%20%no data16%
2019/202042%17%22%no data16%
2020/202147%18%22%no data10%
2021/202249%12%25%no data8%
2022/202341%14%21%12%11%
Figure
Version texte

10 principaux pays récipiendaires, 2022/2023

Comprend tous les ministères et toutes les sources, la définition internationale de l’aide bilatérale et multilatérale

PaysBilateralMultilateral
Nigéria101M176M
Éthiopie131M119M
Tanzanie115M113M
RDC95M111M
Mozambique98M75M
Kenya66M89M
Sénégal96M43M
Soudan du Sud105M32M
Mali100M29M
Ghana73M43M
Figure
Version texte

Aide internationale du Canada à l’Afrique

Distribution par secteur d’activité, 2022-2023 

Action areaDistribution
La croissance au service de tous740M (19%)
L’environnement et l’action pour le climat406M (10%)
Égalité des genres et renforcement du pouvoir des femmes et des filles126M (3%)
Services sociaux/sécurité alimentaire152M (4%)
Aide humanitaire407M (10%)
Santé et SDSR1,320M (33%)
Éducation328M (8%)
Gouvernance inclusive223M (6%)
Paix et sécurité90M (2%)
Autres162M (4%)
Figure
Version texte

10 principaux secteurs, tous les ministères   

SecteurBilateralMultilateral
Lutte contre la COVID-19 499 258 015.562 039 140.79
Aide alimentaire d’urgence157 352 512.6315 267 254.07
Lutte contre les MST, y compris le VIH/le SIDA 8 275 410.54125 220 272.99
Lutte contre les maladies infectieuses42 069 069.4763 192 023.72
Assistance matérielle et services d’urgence 79 357 136.9224 687 523.33
Lutte contre le paludisme2 296 781.0091 304 361.41
Politique de la santé et gestion administrative 33 234 705.9255 518 306.52
Services sociaux et bien-être1 578 292.2784 732 708.01
Transport routier83 270 896.71
Production d’énergie, sources renouvelables79 420 343.422 110 192.45
Figure
Version texte

Aide humanitaire  

AnnéeBilateralMultilateralTotal
2016/201734M292M326
2017/201850M311M361
2018/201953M294M346
2019/202060M258M318M
2020/202154M405M458
2021/202263M400M463
2022/202384M325M409
Figure
Version texte

5 principaux bénéficiaires de l’aide humanitaire, 2022-2023 

PaysBilateralMultilateralTotal
Éthiopie40M5M45M
Soudan du Sud38M4M42M
République démocratique du Congo35M5M39M
Somalie  33M4M37M
Soudan  32M4M36M
Figure
Version texte

Aide internationale d’AMC par type de partenaire  

AnnéePartenaires canadiens&Partenaires étrangersPartenaires multilatérauxAutres
2016/201726%15%58%no data
2017/201824%16%59%no data
2018/201926%15%60%no data
2019/202029%13%57%no data
2020/202121%12%67%no data
2021/202219%12%69%no data
2022/202322%11%67%no data
Figure
Version texte

10 principaux partenaires multilatéraux d’AMC, 2022-2023  

PartenaireBilateralMultilateralTotal
Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme 70M248M318M
Groupe de la Banque africaine de développement 2M257M259M
UNICEF – Fonds des Nations Unies pour l’enfance 239M10M249M
PAM – Programme alimentaire mondial 182M14M196M
Fonds fiduciaires BIRD – Banque mondiale191M4M195M
Gavi, l’Alliance du vaccin79M37M116M
OMS – Organisation mondiale de la santé89M6M95M
Partenariat mondial pour l’éducation60Mn/a60M
PNUD – Programme des Nations Unies pour le développement 18M28M46M
FEM – Fonds pour l’environnement mondial n/a39M39M
Nom du partenaireAide internationale
Grands Défis Canada 33M
CARE Canada33M
Aide à l’enfance Canada 32M
Banque canadienne de grains 30M
Vision mondiale Canada 29M
Initiative pour les micronutriments 27M
EUMC – Entraide universitaire mondiale du Canada 25M
Plan International Canada24M
Action contre la faim20M
Oxfam-Québec19M
Partner NameInternational Assistance
Fondation Medicines Patent Pool30
Mirova Gigaton Fund S.A.,SICAV RAIF 25
Gouvernement du Royaume-Uni – DFID – ministère du Développement international 23
Gouvernement de la Tanzanie – ministère des Finances22
Gouvernement du Sénégal – ministère de l’Économie et des Finances20
MARIE STOPES INTERNATIONAL LTD.10
Gouvernement du Mozambique – ministère de l’Éducation et de la Culture10
responsAbility CSAFS Fund9
GIZ – Société allemande pour la coopération internationale8
Nesta8

L'empreinte du Canada en Afrique

Figure 1 - Carte de l'empreinte bilatérale du Canada en Afrique (en anglais)

Figure
Version texte - Figure 1

Diplomatie : 27 missions (22 en Afrique subsaharienne et 5 en Afrique du Nord) 

Comprend 5 bureaux (3 diplomatiques et 2 commerciaux) et une nouvelle mission d'observation permanente auprès de l'Union africaine à Addis-Abeba, en Éthiopie 

Développement : 23 programmes d'aide internationale, dont des programmes régionaux panafricains et sahéliens : 

Bénin, Burkina Faso, Éthiopie, Ghana, Côte d'Ivoire, Kenya, Mali, Mozambique, Niger, Nigeria, Sénégal, Somalie, Afrique du Sud, Soudan, Soudan du Sud, Tanzanie, Égypte, Tchad, Tunisie et Maroc. 

Importants engagements multilatéraux et de partenaires canadiens (par exemple, MEDA, Plan International, Aga Khan, Save the Children) sur tout le continent, dans des pays avec et sans programmes bilatéraux. 

Commerce : 16 délégués commerciaux canadiens et 47 délégués commerciaux recrutés localement au service de 50 marchés.​ 

Sécurité : Déploiements de militaires et de policiers canadiens dans le :

MFO (péninsule du Sinaï) ; 39 membres du personnel 

MONUSCO (RDC) ; 20 membres du personnel 

UNMISS (Soudan du Sud) ; 9 membres du personnel

Engagement avec l'Union africaine (UA)

Messages supplémentaires

Faits et chiffres à l'appui

Contexte

Engagement stratégique Canada-l’UA : Lors du dialogue de haut niveau Canada-UAC, qui s'est tenu à Toronto les 7 et 8 novembre, le Canada a réaffirmé son engagement à renforcer ses relations avec l'UA. Le dialogue a donné lieu à la signature d'un protocole d'entente. Le Canada a annoncé d'importants engagements financiers, dont 54 millions de dollars pour des initiatives en faveur de la paix et de la sécurité et 176,6 millions de dollars pour des projets de développement soutenant l'autonomisation des jeunes et des femmes. Le Canada a également exprimé son soutien à l'adhésion de l'UA au G20, ainsi qu'aux réformes du Conseil de sécurité des Nations unies et des institutions financières internationales. Plusieurs réunions bilatérales ont eu lieu en marge du DHN, notamment entre le premier ministre Trudeau et son homologue de la CUA, le président Faki.

Le 6 novembre 2024, le ministre de la Promotion des exportations, du Commerce international et du Développement économique a rencontré ses homologues de la CUA à Toronto dans le cadre d'un dialogue sur la politique commerciale. En mai 2024, à Addis-Abeba, le ministre Hussen a codirigé le premier dialogue sur la politique de développement (DPD), qui a suscité un engagement de haut niveau de la part de la CUA. En avril 2024, le commissaire aux affaires politiques, à la paix et à la sécurité de la CUA, Bankole Adeoye, a rencontré les ministres Joly et Hussen ainsi que d'autres hauts fonctionnaires lors de son séjour à Ottawa.

Initiatives clés de l'UA : L'Agenda 2063 est le plan directeur de l'UA pour un développement socio-économique inclusif et durable du continent. L'Agenda 2063 comporte 15 projets phares visant à accélérer la croissance économique et le développement de l'Afrique et à promouvoir une identité commune en consolidant l'histoire et la culture africaines.

L'un des principaux projets phares est la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA), qui créera la plus grande zone de libre-échange au monde (en termes de nombre de pays participants). Le financement actuel du Canada au Centre africain pour les politiques commerciales (CAPC) de la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique (CEA), intitulé « Mise en œuvre de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) pour stimuler le commerce intra-africain » (2021-2026, 15,2 millions de dollars), soutient la mise en œuvre des réformes nécessaires aux niveaux national, sous-régional et continental pour passer de la ratification à la mise en œuvre inclusive de la ZLECA, en mettant l'accent sur l'égalité entre les sexes et l'environnement.

Politique d’aide internationale féministe (PAIF)

Messages supplémentaires

Réponse concernant la cible associée à l’Afrique subsaharienne :

Mise à jour

Les données préliminaires de 2023-2024 indiquent qu’Affaires mondiales Canada (AMC) a atteint sa cible EG-3 (15,1 %, cible de 15 %), mais que le ministère n’atteindra probablement pas la cible associée à l’Afrique subsaharienne (44,7 %, cible de 50 %).

Le Canada n’a pas encore atteint sa cible associée à l’Afrique subsaharienne, mais s’en est rapprochée au courant de l’exercice 2021-22, avec 49,4%. Le ministère n’a pas atteint cette cible à date, en raison de plusieurs facteurs, notamment l’allocation d’une aide humanitaire important à des régions situées en dehors de l’Afrique subsaharienne, comme le Moyen-Orient et l’Ukraine, et la capacité limitée à octroyer des prêts de financement climatique en Afrique subsaharienne.

Faits et chiffres à l'appui

Principaux résultats du développement

Exemples De Résultats De Haut Niveau

Les investissements du Canada en matière d'aide internationale en Afrique ont contribué à l'obtention de résultats positifs dans toute une série de secteurs, notamment les suivants :

Exemples De Résultats Au Niveau National

En Éthiopie, l'aide canadienne au développement entre 2013-2014 et 2019-20 a contribué à des améliorations à long terme dans les domaines de l'agriculture, de l'alimentation et de la nutrition. Les programmes ont permis d'accroître la productivité et les revenus des ménages pour les petits exploitants agricoles, tandis que les interventions en matière de nutrition, de santé maternelle, néonatale et infantile et d'eau, d'assainissement et d'hygiène ont contribué à améliorer la santé générale des femmes et des enfants ciblés.

Sénégal.

Exemples de résultats récents au niveau des projets :

Égalité des sexes et autonomisation des femmes et des filles

Dignité humaine : Santé

Dignité humaine : Éducation

Gouvernance inclusive

Une croissance qui profite à tous

Paix et sécurité

Environnement et action climatique

Commerce et investissement

Messages supplémentaires

Faits et chiffres à l'appui

Contexte

Lien entre l'humanitaire, la paix et le développement - L'engagement du Canada en Afrique

Messages supplémentaires

Faits et chiffres à l'appui

Contexte

Le triple lien est un cadre opérationnel élaboré par des partenaires internationaux pour assurer la complémentarité et la cohérence entre l'aide humanitaire, le développement et la consolidation de la paix, ainsi que pour améliorer la coordination entre les acteurs. Le Canada s'est engagé à adopter une approche fondée sur le nexus dans le cadre de sa politique étrangère féministe, de sa politique d'aide internationale féministe et de son plan d'action national pour la promotion de l'agenda des femmes, de la paix et de la sécurité.

Affaires mondiales Canada s'efforce de promouvoir une approche triple nexus dans le cadre de sa nouvelle structure organisationnelle en améliorant la coordination et en réduisant les cloisonnements entre les équipes. Le ministère pilote également de nouveaux processus de subventions et de contributions afin d'accroître la flexibilité des partenaires et de leur permettre d'orienter les ressources vers la résolution des crises soudaines et de faire progresser les approches fondées sur le triple lien dans le cadre de la programmation.

Égalité des sexes / Voix et leadership des femmes

Messages supplémentaires

Faits et chiffres à l'appui

Contexte

Partout en Afrique, les femmes et les filles, en particulier celles qui vivent dans des états fragiles et touchés par des conflits, sont souvent les plus durement touchées par la pauvreté en raison de pratiques discriminatoires et d'exclusion liées à des inégalités entre les sexes profondément enracinés.

Annexe

Résultats de l'appui du Canada - Égalité des genres et autonomisation des femmes en Afrique

LGBTQI+ et l’Afrique

Messages supplémentaires

Mise à jour

Au cours des dernières années, l'influence du mouvement anti-égalité des sexes a augmenté en Afrique et dans le monde, ciblant les communautés LGBTQI+, comme en témoigne une montée des discours haineux et de nouvelles législations anti-LGBTQI+ (par exemple, en Ouganda, au Ghana, au Burkina Faso, au Mali). La rhétorique souvent utilisée pour justifier la législation anti-LGBTQI+ tourne autour de la protection de la famille traditionnelle, de la protection de l'enfance et de la décolonisation.

Par exemple, le 28 février 2024, le parlement du Ghana a adopté à l'unanimité un projet de loi anti-LGBTQI+, bien qu'il nécessite encore l'assentiment présidentiel pour devenir loi. Le président en exercice du Ghana a ensuite déclaré que le gouvernement n'agirait pas sur le projet de loi tant que la Cour suprême n'aurait pas statué sur les contestations juridiques concernant la constitutionnalité du projet de loi.

L'Afrique de l'Ouest francophone, en particulier, a récemment vu une augmentation de la législation anti-LGBTQ+. En juillet 2024, le chef de la junte du Burkina Faso a approuvé un code de la famille révisé qui criminalise l'homosexualité (pas encore adopté par l'Assemblée nationale de la Transition [ANT]). Avant cela, le Burkina Faso faisait partie des 22 États africains sur 54 où les relations entre personnes de même sexe n'étaient pas criminalisées. En septembre 2024, une vague d'attaques a ciblé les personnes LGBTQ+ en Côte d'Ivoire après que plusieurs influenceurs des médias sociaux ont exhorté leurs abonnés à "chasser" les hommes homosexuels. En octobre 2024, le Conseil national de transition (CNT) du Mali a adopté un code pénal révisé incluant deux articles pénalisant les relations entre personnes de même sexe (pas encore ratifié par les autorités de transition).

Faits et chiffres à l'appui

Contexte

De nombreux pays en Afrique ont une mauvaise réputation en matière de protection et de promotion des droits humains des personnes LGBTQI+. Les personnes de diverses orientations sexuelles, identités et expressions de genre, et caractéristiques sexuelles (SOGIESC) continuent d'être marginalisées par les dirigeants politiques, religieux et traditionnels, avec plus de 30 pays africains criminalisant actuellement les relations entre personnes de même sexe. La peine maximale est la mort en Mauritanie, en Somalie, dans les États nigérians où la loi islamique est appliquée, et maintenant en Ouganda, qui a adopté une loi anti-homosexualité en mai 2023. La peine maximale est la réclusion à perpétuité au Soudan, en Tanzanie et en Zambie, tandis que des peines de prison allant jusqu'à 15 ans sont possibles en Éthiopie, en Gambie, au Kenya et au Malawi. Dans presque tous les cas, ces lois sont des vestiges de la domination coloniale, ce qui donne du crédit à l'argument selon lequel l'homophobie, plutôt que l'homosexualité, est une importation occidentale. Un facteur clé contribuant à cette montée soutenue de la rhétorique et des attaques anti-LGBTQI+ est l'influence des groupes conservateurs de l'Occident, notamment les évangéliques chrétiens et d'extrême droite aux États-Unis. Ces groupes, qui ont maintenant formé le Mouvement international anti-genre (AGM), sont un mouvement transnational rapide, bien organisé, avec des acteurs persuasifs et des ressources circulant entre le Nord et le Sud global. La Russie a capitalisé sur son alignement avec certains gouvernements africains sur les droits humains anti-LGBTQI+ pour accroître son influence géopolitique dans la région. La Russie s'appuie sur le récit continental selon lequel les LGBTQI+ sont une importation occidentale pour accentuer les divisions entre l'Occident et l'Afrique.

Malgré les nombreux défis auxquels sont confrontées les personnes LGBTQI+ à travers le continent, les efforts pour décriminaliser l'homosexualité et protéger les droits de cette communauté progressent dans certaines parties de l'Afrique, bien que lentement. En 2015, le Mozambique a supprimé les lois coloniales interdisant les relations sexuelles entre personnes de même sexe dans leur nouveau code pénal. Plusieurs pays, dont le Botswana, l'Afrique du Sud, l'Angola, le Gabon et le Cap-Vert, ont depuis entrepris des actions similaires et décriminalisé les relations sexuelles entre personnes de même sexe. Le Cap-Vert est allé encore plus loin en introduisant des protections contre la discrimination sur le lieu de travail. Malgré certains progrès sur la légalité des LGBTQI+ en Afrique, la réalité est beaucoup plus nuancée et les attitudes sociales envers la communauté restent mitigées. L'Union africaine n'a pas déclaré de position officielle sur les droits humains des LGBTQI+ en Afrique, une décision délibérée pour ne pas attirer les foudres de certains de ses membres. Cependant, la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples (CADHP), un organe indépendant au sein du cadre de l'UA, a adopté, en 2014, la Résolution 275, qui condamne la violence et la discrimination fondées sur l'orientation sexuelle et l'identité de genre.

Annexe : Programme d'assistance internationale LGBTQ2I du Canada. Annoncé par la ministre Bibeau en 2019, le Programme d'assistance internationale LGBTQI du Canada s'est engagé à fournir 30 millions de dollars sur 5 ans (2020/21-2024/25) et 10 millions de dollars chaque année par la suite pour promouvoir les droits humains et l'inclusion des communautés LGBTQI+ à l'étranger. Le programme global est en bonne voie pour atteindre l'engagement de 30 millions de dollars d'ici la fin de l'exercice 2024/25. Les cibles et les programmes sont étroitement surveillés par la société civile LGBTQI+, coordonnés par le Réseau Dignité Canada, qui co-préside également avec AMC la communauté de pratique du programme. Le programme aide à faire avancer l'engagement de la lettre de mandat partagée par les ministres du Développement international, des Affaires étrangères et des Femmes et de l'Égalité des genres et comprend trois fenêtres de financement :

  1. La fenêtre des partenariats canadiens : soutient les organisations canadiennes promouvant les droits et l'inclusion des LGBTQI+ à l'étranger, notamment par le biais du Fonds Agir Ensemble pour l'Inclusion (ACTIF), un projet de 7 ans géré par Equitas et DNC, qui se concentre sur le respect, la protection et la réalisation des droits humains des personnes LGBTQI+ dans les pays en développement. ACTIF fournit de petites subventions aux OSC canadiennes et à leurs partenaires du Sud global, facilitant leur renforcement des capacités, le partage des connaissances et le travail de plaidoyer dans 36 pays, dont 7 pays africains francophones :
    • Burundi
    • Cameroun
    • Côte d'Ivoire
    • République centrafricaine
    • Sénégal
    • Tunisie
  2. La fenêtre des programmes géographiques : soutient les organisations locales et régionales dirigées par des LGBTQI+ dans le Sud global, y compris en Afrique de l'Est, de l'Ouest et australe, dans les Caraïbes et dans le Pacifique.

Projets dans les pays francophones en Afrique

En 2023-2024, le Fonds canadien d'initiatives locales a permis de réaliser 273 projets à petite échelle et à fort impact (8,2 millions de dollars) mis en œuvre par des organisations de la société civile principalement petites en Afrique. Au total, le programme a fourni près de 700 000 dollars à des organisations non gouvernementales locales pour mettre en œuvre des projets soutenant les droits des 2SLGBTQI+ dans 16 pays africains. Ces initiatives soutiennent une large gamme d'activités, notamment la promotion des droits sociaux et juridiques et la sensibilisation du public. Par exemple, à Maurice, le FCIL a collaboré avec Collectif Arc-en-Ciel pour mettre en œuvre un projet renforçant le plaidoyer pour la reconnaissance des personnes transgenres. Grâce à ses activités, le projet a recueilli un soutien pour une loi sur l'égalité des sexes incluant les droits des personnes transgenres.

Santé et droits sexuels et reproductifs (Sdsr) en Afrique

Messages supplémentaires

Derniers développements

Lors de l'Assemblée générale des Nations Unies de 2024, la ministre Joly a annoncé un investissement de 112,5 millions de dollars pour six nouvelles initiatives de SDSR. Le 28 septembre 2024, le premier ministre Trudeau a publié une déclaration pour souligner la Journée internationale de l'avortement sécuritaire, et le ministre Hussen et le secrétaire parlementaire Vandenbeld ont tous deux cosigné une déclaration SheDecides sur l'avortement sécuritaire. Le 28 juin 2024, le Ministère a lancé une évaluation interne des programmes de SDSR d'Affaires mondiales Canada, qui devrait se terminer en octobre 2025.

Faits et chiffres à l'appui

Contexte

En juin 2019, le Canada s'est engagé sur 10 ans (2020-2030) à augmenter le financement de la santé mondiale à une moyenne de 1,4 milliard de dollars par année d'ici 2023-2024. Il s'agit de l'engagement sectoriel le plus important et le plus long du Canada en matière d'aide au développement international.

La moitié du 10YC est consacrée à la SDSR complète et à la promotion de l'action dans les domaines négligés de l'avortement sécurisé, de la planification familiale, de l'éducation sexuelle complète (ECS), du plaidoyer et de la prévention et de la réponse à la violence sexuelle et sexiste. Les autres priorités clés comprennent les maladies infectieuses, la nutrition et la vaccination.

Annexe

Les investissements du Canada dans la santé mondiale et la SDSR produisent des résultats concrets en Afrique, par exemple : 

Changement climatique en Afrique

Messages supplémentaires

Faits et chiffres à l'appui

Contexte

Annexe A - Exemples de programmes (financés à partir de l'engagement de 5,3 milliards de dollars)

À l'appui des objectifs de l'Union africaine en matière d'action climatique, la contribution du Canada est multidimensionnelle et comprend :

Initiative pour les énergies renouvelables en Afrique (IERA) (150 M$, 2017-2041).

Le Canada verse 150 millions de dollars (2017-2041) en prêts concessionnels pour des infrastructures d'énergie renouvelable modernes et sensibles au genre à l'appui des objectifs de l'Initiative pour les énergies renouvelables en Afrique (IERA). L'IERA est un cadre dirigé par l'Afrique qui vise à mobiliser le potentiel africain pour atteindre 300 GW de capacité de production d'énergie renouvelable nouvelle et supplémentaire d'ici 2030. À ce jour, le programme a accordé des prêts de 25 millions de dollars (hydroélectricité au Gabon), 10 millions de dollars (énergie solaire au Nigeria), 25 millions de dollars (stockage modulaire d'énergie solaire et de batteries au Tchad et au Cameroun) et devrait identifier d'autres opportunités d'investissement à fort impact d'ici 2025, pour un total de 55 millions de dollars supplémentaires. Ce volet d'investissement s'accompagne d'une subvention de 5 millions de dollars qui explore les investissements bancables dans des solutions hors réseau en milieu rural et intègre mieux les considérations d'égalité des sexes dans ses projets.

Services-conseils à l'appui de l'IERA (5 M$, 2018-2027). En tant que complément stratégique à l'investissement de 150 millions de dollars à l'appui des objectifs de l'IERA, cette subvention de 5 millions de dollars à l'IFC maximise l'impact sur le développement des investissements du secteur privé en explorant des investissements bancables dans des solutions énergétiques hors réseau dans les zones rurales et en travaillant avec des entreprises du secteur privé pour élargir l'accès des femmes à l'emploi, aux postes de direction, à l'emploi, à l'emploi, à l'emploi et les opportunités entrepreneuriales dans les chaînes de valeur des entreprises dans le domaine des énergies renouvelables.

L’agence African Risk Capacity (17 M$, 2023-2026). Grâce à des outils innovants tels que l'assurance contre les risques climatiques, les systèmes d'alerte précoce et la planification des risques de catastrophe, ce projet aide les gouvernements africains à améliorer leur capacité à mieux planifier, se préparer et répondre aux événements météorologiques extrêmes et aux catastrophes naturelles (par exemple, les sécheresses et les inondations), à améliorer la résilience des populations africaines vulnérables et à préserver les acquis durement acquis en matière de développement.

Soutien au programme Replica de l’African Risk Capacity (12 M$, 2023-2026). De concert avec le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations Unies, le projet renforcera la capacité institutionnelle de 11 gouvernements africains à concevoir et à mettre en œuvre des réponses de préparation aux risques climatiques sensibles au genre afin de protéger les femmes et les hommes vulnérables, de maintenir leur sécurité alimentaire et de protéger leurs moyens de subsistance en cas de chocs climatiques grâce à des interventions précoces positives pour la nature financées par le financement des risques climatiques Mécanismes.

Fonds fiduciaire multi donateurs pour le financement des risques de catastrophe en Afrique (14 M$, 2023-2026). Hébergé par la Banque africaine de développement (BAD), le fonds fiduciaire renforcera la capacité des gouvernements et des acteurs du secteur privé de 15 pays africains à apporter une réponse efficace et opportune aux catastrophes climatiques en améliorant l'accès aux instruments de financement des risques de catastrophes climatiques, en mettant l'accent sur l'assurance.

Fonds africain pour les changements climatiques (7 M$, 2019-2023). En collaboration avec la Banque africaine de développement, ce projet investit dans les femmes entrepreneures africaines en les aidant à pratiquer une agriculture résiliente au changement climatique et à déployer des technologies, telles que les énergies renouvelables, qui contribuent à un avenir sobre en carbone. Cette initiative renforcera également la gouvernance climatique en soutenant la participation et le leadership des femmes dans les négociations et l'élaboration des politiques liées au climat.

Construire des secteurs équitables et résilients au changement climatique pour les secteurs africains en haricots et insectes (20 M$, 2023-2027). Le projet favorisera des systèmes et des économies à faible émission de carbone et résilients au changement climatique dans les « corridors » de haricots et d'insectes dans 15 pays d'Afrique subsaharienne en renforçant plus équitablement la résilience climatique des femmes et des jeunes agriculteurs et des acteurs de la chaîne de valeur. Cela se traduira par une sécurité alimentaire et nutritionnelle améliorée et plus durable grâce à une production alimentaire accrue et à un meilleur accès aux engrais organiques à base d'insectes et aux biopesticides qui ne sont pas dangereux pour la santé humaine et l'environnement, conformément à l'Agenda 2063 de l'Union africaine.

Projet de conservation des zones humides transformatrice en matière de genre dans le bassin du lac Tchad (25 M$, 2023-2026). Ce projet de partenariat pour le climat vise à améliorer la résilience climatique des communautés marginalisées, en particulier des femmes et des jeunes, et des écosystèmes structurellement vulnérables au changement climatique, grâce à des solutions climatiques fondées sur la nature dans 6 aires protégées du bassin du lac Tchad enregistrées en vertu de la Convention de Ramsar sur les zones humides au Cameroun, au Tchad et au Niger.

Promouvoir l'agriculture intelligente face au climat et l'agro biodiversité pour renforcer la capacité d'adaptation des communautés rurales vulnérables en Haute et Basse-Égypte (10 millions de dollars, 2023-2027). Ce projet d'agriculture intelligente face au climat et de biodiversité mis en œuvre par la FAO vise à développer et à mettre en œuvre des pratiques agricoles fondées sur la nature et résilientes au climat, à augmenter la productivité agricole et à améliorer les moyens de subsistance et la sécurité alimentaire dans les communautés rurales vulnérables des gouvernorats d'Assouan, de Beheira et de Kafr El Sheikh en Égypte.

Femmes résilientes au Moyen-Atlas (10 M$, 2023-2027). Ce projet mis en œuvre par SOCODEVI vise à appuyer l'opérationnalisation de la Stratégie forestière 2030 du Maroc afin de prévenir la surexploitation et le manque de valorisation du secteur forestier. Le projet travaille avec vingt-cinq coopératives de femmes dans la région du parc national de Khénifra pour les aider à résister au changement climatique.

Annexe B – Exemples de résultats de l'aide du Canada

Action climatique

Annexe C – Partenariat pour le climat (volet Afrique)

En 2021, le gouvernement a affecté 315 millions de dollars, dans le cadre de l'engagement du Canada de 5,3 milliards de dollars en matière de financement de la lutte contre les changements climatiques pour 2021-2026, afin de tirer parti de l'expertise, de l'innovation et des ressources des organisations et des peuples autochtones du Canada pour soutenir l'adaptation aux changements climatiques dans les pays en développement en mettant l'accent sur les solutions fondées sur la nature.

Les solutions fondées sur la nature pour l'adaptation et l'atténuation du changement climatique sont des actions qui protègent, gèrent et/ou restaurent durablement les écosystèmes naturels et modifiés pour soutenir l'action climatique, tout en relevant les défis sociétaux en contribuant simultanément au bien-être humain et à la biodiversité.

L'initiative Partenariat pour le climat, d'une valeur de 315 millions de dollars, est dotée de deux enveloppes : l'une pour les organisations canadiennes qui utilisent des solutions fondées sur la nature pour soutenir l'adaptation aux changements climatiques et la conservation de la biodiversité en Afrique subsaharienne (300 millions de dollars) ; et une deuxième, intitulée Partenariat des peuples autochtones pour le climat, permettant aux peuples autochtones du Canada de s'associer à des organisations autochtones dans les pays admissibles au financement de la coopération publique au développement afin d'accroître la résilience climatique (15 millions de dollars).

Aperçu du portefeuille de 300 millions de dollars du Programme de partenariat pour le climat :

Le portefeuille est soutenu par des activités actives de suivi, d'évaluation et d'apprentissage visant à saisir et à partager les leçons apprises en temps réel, à renforcer les capacités des partenaires et à suivre les progrès au fil du temps. Par example:

Éducation en Afrique 

Messages supplémentaires

Mise à jour

L'Union africaine (UA) a désigné 2024 comme l'Année de l'éducation en Afrique, en mettant l'accent sur la construction de systèmes éducatifs résilients pour un accès accru à un apprentissage inclusif, tout au long de la vie, de qualité et pertinent, y compris les compétences et l'enseignement et la formation techniques et professionnels (EFTP).

Faits et chiffres à l'appui

Engagement du Canada

Démographie et éducation en Afrique

Contexte

L'Afrique a les taux d'exclusion scolaire les plus élevés au monde. L'apprentissage est négativement impacté par le manque de ressources (fournitures scolaires et manuels), d'enseignants formés et d'équipements de base (électricité, eau potable et installations sanitaires). Les filles sont disproportionnellement touchées par l'exclusion scolaire. En Afrique subsaharienne, 9 millions de filles âgées de 6 à 11 ans ne vont jamais à l'école, contre 6 millions de garçons. Cet inconvénient commence tôt et à l'adolescence, le taux d'exclusion pour les filles est de 36 % contre 32 % pour les garçons. Avec le temps, cela se traduit par un potentiel de gain et une qualité de vie inférieurs pour les femmes et les filles.

Annexe

Exemples de projets éducatifs soutenus par le Canada 

Burkina Faso

Mali

Mozambique

Tanzanie

Tunisie

Croissance economique inclusive

Messages supplémentaires

Faits et chiffres à l'appui

Contexte

Malgré une croissance économique rapide et une diminution des taux de pauvreté en Afrique ces dernières décennies, la croissance reste inégale sur le continent. Selon la Banque mondiale, la croissance en Afrique subsaharienne devrait retrouver son élan, atteignant 3,8 % en 2024 et 4,1 % en 2025, contre 3,6 %. Les conflits et la violence croissants dans la région exercent un effet de frein sur l'activité économique, les chocs climatiques exacerbant cette fragilité. En 2024, environ 429 millions de personnes en Afrique vivent encore dans une extrême pauvreté.

Annexe – Exemples de programmes

Programme d'innovation en aide internationale (PIAI) : Le PIAI est un programme pilote de 5 ans qui a été récemment renouvelé dans le budget 2024 et conçu pour réaliser des investissements stratégiques afin de catalyser le financement privé pour des projets ayant un impact positif sur le développement international. Le financement du Canada doit être remboursé mais peut également inclure une assistance technique non remboursable pour aider à atteindre l'impact. Le Canada s'est engagé à hauteur de 530 millions de dollars à ce jour par le biais du PIAI pour des investissements soutenant l'agriculture et les infrastructures intelligentes face au climat, les énergies renouvelables, le financement des petites et moyennes entreprises, et les investissements tenant compte du genre. Plus de la moitié du portefeuille du PIAI se trouve en Afrique subsaharienne. Le PIAI complète les ressources existantes pour l'aide au développement international, et le travail de l'institution de financement du développement du Canada, FinDev Canada.

Paix et sécurité

Messages supplémentaires

Faits et chiffres à l'appui

Contexte

Priorités de l'UA en matière de sécurité : 1) préférence pour l'imposition de la paix et les « opérations cinétiques » (mesures agressives et offensives) associées à la fourniture internationale d'équipements et d'armes à l'UA ; 2) partenariats élargis, en particulier « avec des partenaires de même sensibilité ayant des liens avec l'Afrique », sur des questions telles que la prévention des conflits, la médiation, la diplomatie préventive et l'observation des élections ; et 3) participation inclusive des jeunes et des femmes. Ces questions, en particulier la question 2, ont été soulevées lors du DHN, où des hauts fonctionnaires ont indiqué que le Canada pourrait avoir l'occasion de s'engager dans des efforts de médiation.

Opérations de paix UA-ONU : En décembre 2023, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté une résolution établissant un cadre pour les opérations de paix menées par l'UA, qui seront financées, au cas par cas, à hauteur de 75 % par les contributions des Nations unies. Le Canada a coparrainé la résolution.

Programme des opérations de paix et de stabilisation : Le Canada a versé plus de 140 millions de dollars en Afrique depuis 2018, en mettant l'accent sur la protection des militants de première ligne, des défenseurs des droits de l'homme et des civils touchés par les conflits et/ou la répression politique, sur l'avancement du programme WPS et sur le soutien aux processus de médiation/dialogue, à la gestion des armes/munitions, à la lutte contre la désinformation, à la consolidation de la paix et à la cohésion sociale.

Programme de renforcement des capacités de lutte contre le terrorisme : 19 projets d'une valeur totale de 41,1 millions de dollars en Afrique. Cela comprend : sept projets en Afrique du Nord d'une valeur d'environ 13,9 millions de dollars ; six projets d'une valeur de 13,7 millions de dollars canadiens dans la région du Sahel, et six projets en Afrique de l'Est d'une valeur de 13,5 millions de dollars canadiens.

Le programme de réduction de la menace des armes : Plus de 100 millions de dollars en programmes exécutés en Afrique depuis 2012, ce qui représente la contribution du Canada au Partenariat mondial contre la prolifération des armes de destruction massive et des matières connexes, dirigé par le G7.

Le Programme de renforcement des capacités de lutte contre la criminalité : a fourni des fonds à la Garde côtière canadienne (GCC), qui a soutenu les efforts axés sur la mise en œuvre des cadres de sécurité maritime africains et a aidé à lutter contre la criminalité transnationale organisée en mer. Par l'intermédiaire de la GCC, le Canada a été représenté dans le passé au sein du groupe des amis du golfe de Guinée du G7++, qui soutient le code de conduite de Yaoundé.

La santé en Afrique

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Mises à jour

Le Canada répond également à de nouvelles menaces à la sécurité sanitaire comme la variole simienne, en accordant 1 million de dollars à l’intervention de l’OMS pour contrôler l’épidémie en Afrique et en faisant don d’un maximum de 200 000 doses de vaccin contre la variole simienne à partir de notre réserve nationale. Le Canada continue de travailler avec les CDC africains et l’AFRO de l’OMS pour faire progresser le Programme de Lusaka, en mettant l’accent sur le renforcement de la collaboration entre les initiatives de santé mondiale à l’appui des voies dirigées par les pays vers la couverture sanitaire universelle.

Faits et chiffres à l'appui

Contexte

Malgré des améliorations significatives, l’Afrique subsaharienne (ASS) a toujours les pires résultats en matière de santé au monde. La région, qui abrite 13 % de la population mondiale, supporte 25 % de la charge mondiale de morbidité. Près de la moitié des décès d’enfants de moins de cinq ans dans le monde surviennent en Afrique subsaharienne. La région a également les taux de mortalité maternelle et néonatale les plus élevés et est fortement touchée par des maladies infectieuses telles que le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme. De plus, l’Afrique subsaharienne est désormais confrontée à un double fardeau de maladies infectieuses et chroniques.

L’avenir des initiatives de santé mondiale/Le Programme de Lusaka : Lancé en décembre 2023 à la suite d’un processus de consultation de 14 mois appelé « L’avenir des initiatives de santé mondiale », le Programme de Lusaka décrit comment les initiatives de santé mondiale (GHI) telles que le Fonds mondial, Gavi et le Mécanisme de financement mondial peuvent mieux compléter le financement national afin de maximiser les impacts sur la santé à l’appui des priorités et des trajectoires dirigées par les pays vers la couverture sanitaire universelle (CSU). Le Canada a joué un rôle de premier plan dans l’avancement du Programme Luska, dans lequel les voix africaines ont joué un rôle central. 

Le Canada, le Ghana et Amref Health Africa ont coprésidé le Groupe de travail intérimaire sur l’Agenda de Lusaka de janvier à juin 2024. Le Groupe de travail a contribué à la création d’un groupe de travail conjoint au sein des conseils d’administration du Fonds mondial, de GAVI et du Mécanisme de financement mondial, axé sur le paludisme, le renforcement des systèmes de santé et l’engagement des pays. jeté les bases d’une série de « pays pionniers » ou de « pays champions » pour faire avancer les principes de Lusaka ; et facilité les travaux en vue d’une feuille de route africaine pour la mise en œuvre de Lusaka (étayée par une décision du Sommet de l’UA de soutenir la mise en place d’un mécanisme de responsabilisation au sein de l’architecture de l’UA pour assurer la mise en œuvre effective de l’Agenda de Lusaka en Afrique). Nous avons été encouragés par les voix africaines et nous apportons un soutien modeste à la Fondation des Nations Unies pendant 2,5 jours par semaine jusqu’à la mi-décembre pour soutenir les discussions du volet Afrique qui ont été un moteur important du processus.

La décision du Sommet de l’UA sur Lusaka fournit la couverture politique et politique pour faire avancer le travail conjoint de l’Afrique-CDC, de la Commission de l’UA (CUA), de l’OMS-AFRO, du Bureau de la circonscription Afrique du Fonds mondial. La Feuille de route pour la mise en œuvre de l’Agenda de Lusaka en Afrique a été un document final clé et a été soutenue avec enthousiasme lors de la réunion parallèle de l’Agenda de Lusaka en août pendant la réunion du Comité régional de l’AFRO. Le 18 octobre dernier, le directeur régional de l’AFRO a envoyé une lettre de reconnaissance pour remercier les ministres de la Santé pour la finalisation de la feuille de route.

Soutenir les zones rurales en Afrique

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Contexte

L'emploi dans les systèmes agroalimentaires est particulièrement élevé en Afrique, où il représente 62 % de l'emploi total. En Afrique subsaharienne, 66 % des emplois féminins se trouvent dans les systèmes agroalimentaires, contre 60 % des emplois masculins. Pourtant, dans de nombreux pays, des normes sociales et de genre discriminatoires, ainsi que des politiques et des lois empêchent les femmes de posséder des actifs agricoles tels que des terres et du bétail, d'accéder aux services financiers et de conseil, aux technologies numériques ou de s'engager sur les marchés. Cela a une incidence négative sur la manière dont les femmes participent à l'agriculture et aux systèmes alimentaires et en tirent profit.

Exemples de projets

Bien que le ministère ne suive pas les projets selon qu'ils sont mis en œuvre en milieu rural ou urbain, de nombreux projets d'aide internationale soutenus par le Canada bénéficient aux zones et communautés rurales et s'y déroulent. Voici quelques initiatives qui soutiennent les zones rurales en Afrique :

Her Time to Grow; 8 millions de dollars, IDE Canada (2022- 2026) : Vise à améliorer la vie des femmes rurales travaillant dans l'agriculture en Éthiopie, au Ghana et en Zambie, en les aidant à participer pleinement à la vie économique de leurs communautés, à gagner un revenu, à obtenir un meilleur accès au marché pour leurs produits et à accroître leur indépendance financière.

Systèmes alimentaires respectueux de la nature pour l'adaptation au changement climatique ; 35 millions de dollars, Canadian Foodgrains Bank (2023-2026) : Vise à améliorer les économies à faible émission de carbone et résilientes au changement climatique dans les zones rurales de l'Éthiopie, du Kenya, du Mozambique et du Zimbabwe pour améliorer le bien-être des communautés, en particulier des femmes, des filles et d'autres groupes vulnérables. Le projet contribue à la mise à l'échelle de systèmes alimentaires respectueux de la nature pour une meilleure adaptation au changement climatique au sein d'un ensemble représentatif d'écosystèmes afromontains et subafromontains en Afrique subsaharienne.

Femmes rurales cultivant le changement en Éthiopie, au Kenya et en Tanzanie ; 15 millions de dollars, SeedChange (2021-2026) : Cible les régions rurales éloignées d'Éthiopie, du Kenya et de Tanzanie afin d'autonomiser les femmes et d'encourager les changements transformateurs en matière de genre, en utilisant des approches agroécologiques qui encouragent la production équitable, la gestion des ressources et l'accès au marché. Le soutien apporté vise à faire progresser l'adaptation au climat, à accroître la sécurité alimentaire, à renforcer l'égalité des sexes, à réduire les violences sexuelles et sexistes et à améliorer les moyens de subsistance des femmes rurales.

Babanayaa – Améliorer le bien-être des femmes et des filles en milieu rural au Ghana ; 1 million de dollars, développement rural intégré du Ghana (2019-2024) : Vise à améliorer le bien-être des femmes et des filles dans 30 communautés rurales dans les régions du nord du Ghana et de Brong Ahafo, y compris leur sécurité alimentaire, leur santé, leur sécurité et leur statut social. Les activités du projet se concentrent sur l'augmentation des revenus grâce à la production agricole et animale, l'amélioration de l'accès au marché et le soutien aux jeunes femmes pour qu'elles puissent aller à l'école primaire et secondaire, entre autres activités.

Initiative pour les femmes et les communautés du cacao ; 10 millions de dollars, Socodevi-FPGL (2022-2027) : Vise à améliorer les conditions de vie dans les communautés rurales de cacao en Côte d'Ivoire, en particulier celles des femmes et des jeunes filles. Les activités du projet contribueront à sensibiliser, former et soutenir les femmes productrices pour créer et renforcer les petites entreprises et les coopératives et leur faciliter l'accès au crédit et à l'assurance agricole.

Financement pour la démocratie et la gouvernance

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Faits et chiffres à l'appui

Contexte

L'UA a adopté la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, qui est entrée en vigueur en février 2012. Les valeurs de la gouvernance démocratique sont également reflétées dans l'Agenda 2063 de l'UA. La réponse de l'UA aux changements anticonstitutionnels de gouvernance comprend la suspension de toutes les activités de l'organisation, ainsi que des sanctions en coopération avec les Communautés économiques régionales (CER). Actuellement, l'UA a suspendu le Mali (juin 2021), la Guinée (septembre 2021), le Burkina Faso (février 2022), le Soudan (avril 2023), le Niger (juillet 2023) et le Gabon (août 2023). Comme observé en Afrique de l'Ouest, cependant, les sanctions et restrictions imposées aux États membres par la CEDEAO n'ont pas réussi à garantir que les régimes militaires respectent un retour à l'ordre constitutionnel, contribuant ainsi à leur retrait annoncé de l'institution.

Les efforts des dirigeants africains pour supprimer, éviter ou prolonger les limites de mandat sont préoccupants. D'autres pratiques antidémocratiques utilisées pour maintenir le pouvoir incluent la manipulation des sondages, la fraude électorale, la mobilisation partisane du pouvoir et des ressources de l'État, l'interdiction des partis politiques d'opposition et le non-respect des élections ou de leurs résultats. La qualité et le soutien à la démocratie dans certains États sont minés par des facteurs supplémentaires, notamment la stagnation économique, les inégalités enracinées (y compris l'inégalité de genre), les mauvaises pratiques de gouvernance, le manque de responsabilité, l'insécurité croissante (y compris la menace terroriste croissante) et la corruption.

Lutte contre les violences sexuelles en Afrique

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Faits et chiffres à l'appui

Contexte

Annexe A : Exemples de projets de lutte contre la violence sexuelle et sexiste

Programmation axée sur la jeunesse en Afrique

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Mise à jour

L'Union africaine s'est engagée à soutenir les voix des jeunes dans l'agenda de la paix et de la sécurité sur le continent. L'UA nomme des Ambassadeurs africains de la jeunesse pour la paix (AYAP) pour travailler avec l'Envoyé de la jeunesse de l'UA à la promotion de la paix et de la sécurité sur le continent.

La ministre Joly a rencontré l'Envoyée de la jeunesse de l'UA, Chido Cleopatra Mpemba, en septembre 2024. Mme Mpemba était également au Canada pour le deuxième Dialogue de haut niveau entre la Commission de l'Union africaine et le Canada, tenu à Toronto début novembre.

Le troisième plan d'action national du Canada sur les femmes, la paix et la sécurité : Fondations pour la paix (2023-2029) note les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies sur la jeunesse, la paix et la sécurité (YPS) et plaide pour l'inclusion des voix des jeunes dans les forums internationaux et multilatéraux.

Faits et chiffres à l'appui

Contexte

La Charte de la jeunesse de l'Union africaine, ainsi que l'Agenda 2063, affirment que les jeunes sont la plus grande ressource inexploitée de l'Afrique et ce, compte tenu que plus de 60 % de la population africaine est âgée de moins de 25 ans, La bulle démographique des jeunes du continent, bien qu'une opportunité en termes de main-d'œuvre, pose également des défis. Les jeunes qualifiés ont le potentiel de stimuler la croissance économique, l'innovation et le développement social, et de contribuer à la paix et à la stabilité. Cependant, 72 millions de jeunes sur le continent sont au chômage, ne suivent pas de formation ou ne reçoivent pas d'éducation formelle. La majorité sont des jeunes femmes, ce qui présente une disparité de genre significative dans la participation au marché du travail, les résultats éducatifs et les moyens de subsistance de ce groupe.

Ambassadrice FPS du Canada

La résolution 2250 du Conseil de sécurité des Nations Unies, adoptée à l'unanimité en décembre 2015, a été le premier cadre politique international à reconnaître le rôle positif des jeunes (âgés de 18 à 29 ans) dans la prévention et la résolution des conflits, la lutte contre l'extrémisme violent et la construction d'une paix durable. L'Ambassadrice du Canada pour les femmes, la paix et la sécurité, Jacqueline O'Neill, s'engage à dialoguer avec les jeunes leaders et bâtisseurs de la paix. Lors de sa dernière visite en Afrique (Éthiopie, Kenya et Mozambique) en janvier 2024, elle a échangé avec des jeunes travaillant à la mise en œuvre des efforts de jeunesse, paix et sécurité dans leurs communautés respectives.

Annexe : Programmation jeunesse d'AMC en Afrique

Les programmes axés sur la jeunesse en Afrique soutiennent le développement des compétences de vie, la fourniture d'une éducation technique et professionnelle, et le soutien aux activités génératrices de revenus avec un accent sur les femmes et les jeunes marginalisés.

L’insécurité alimentaire en Afrique

Messages supplémentaires

Mise à jour

En octobre 2022, le premier Dialogue de haut niveau entre le Canada et la Commission de l’Union africaine a eu lieu à Ottawa. L’un des enjeux abordés était la sécurité alimentaire et le lien avec la santé publique et les changements climatiques. En 2022, alors qu’il participait à la réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth à Kigali, au Rwanda, le premier ministre Trudeau a annoncé un investissement de 250 millions de dollars pour aider à résoudre la crise mondiale de la sécurité alimentaire. Ce financement répond aux besoins mondiaux croissants en matière d’alimentation et de nutrition, en particulier pour les personnes les plus vulnérables, en mettant l’accent sur l’Afrique subsaharienne. En 2023, le Canada a mis en œuvre le Fonds catalytique pour les PME agroalimentaires de la Banque africaine de développement, une initiative de 100 millions de dollars visant à financer les petites et moyennes entreprises agricoles.

Faits et chiffres à l'appui

Contexte

Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, il existe un besoin urgent d’aide alimentaire extérieure dans 45 pays du monde, dont 33 en Afrique. Les principaux facteurs d’insécurité alimentaire aiguë dans ces régions sont les conflits en Afrique de l’Ouest et de l’Est et les conditions météorologiques sèches généralisées en Afrique australe.

Les États membres de l’UA sont de plus en plus coordonnés sur les questions mondiales et exercent leur influence au sein des institutions internationales. En 2021, la CUA et l’AUDA-NEPAD, l’Agence de développement de l’UA, ont travaillé avec les États membres de l’UA pour créer une position commune africaine sur les systèmes alimentaires avant le Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires, conformément à l’Agenda 2063 de l’Union africaine et aux ODD. L’Union africaine est également un membre actif du G20 dans la conception de l’Alliance mondiale pour mettre fin à la faim et à la pauvreté qui sera lancée sous la présidence brésilienne du G20 en 2024.

La Position commune africaine sur les systèmes alimentaires est une vision unifiée de la manière de transformer les systèmes alimentaires de l’Afrique au cours de la prochaine décennie, axée sur la résilience face à la vulnérabilité et aux chocs croissants. Il est ancré dans le Programme détaillé pour le développement agricole africain (PDDAA) et la Déclaration de Malabo sur l’accélération de la croissance agricole. Des examens bisannuels ont été menés sur la mise en œuvre de la Déclaration de Malabo et le troisième rapport d’examen (2022) a indiqué les défis persistants en matière de sécurité alimentaire et les chocs liés au climat (inondations, sécheresses en Afrique australe, orientale et occidentale).

Affaires mondiales Canada a lancé le Cadre pour des systèmes agroalimentaires résilients en 2023 en réponse à la crise alimentaire mondiale et en prévision des chocs et des perturbations futurs. Il fournit des conseils stratégiques et techniques pour améliorer les programmes, les politiques et la défense des intérêts du Canada en matière de développement international, de systèmes agroalimentaires, de politiques et de défense des intérêts afin de s’attaquer aux causes des crises alimentaires mondiales.

Annexe

Sécurité alimentaire et malnutrition - Exemples de résultats de l’aide du Canada

L’aide bilatérale du Canada à l'Éthiopie

Messages supplémentaires

Faits et chiffres à l'appui

Contexte

Le Canada et l’Éthiopie célèbrent 60 ans de relations diplomatiques en 2025.

Cette année, le Canada joue un rôle de premier plan dans la coordination des donateurs en coprésidant le Groupe des partenaires de développement ainsi que les groupes sur la santé et les droits sexuels et reproductifs, l’aide humanitaire et l’égalité des genres.

Mali

Messages supplémentaires

Mise à jour

 La récente décision du Mali de se retirer de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), aux côtés du Niger et du Burkina Faso, témoigne d'une rupture croissante avec les partenaires traditionnels. Cette décision pourrait avoir des répercussions économiques et sociales importantes, telles que la hausse des prix des denrées alimentaires, la perte des moyens de subsistance liés au commerce et des difficultés accrues pour les réfugiés maliens en quête de sécurité dans les pays voisins. 

Faits et chiffres à l'appui

Cependant, le taux d'alphabétisation des adultes (15 ans et plus) est passé de 35 % en 2018 à 31 % en 2023. Le taux d'alphabétisation au Mali reste très faible, avec un écart considérable entre les sexes : 22,08 % des femmes contre 40,43 % des hommes.

Contexte

 L'aide canadienne a contribué à réduire les inégalités entre les hommes et les femmes dans l'accès aux services de santé de base, à l'éducation et à la justice, et à réduire l'insécurité alimentaire, la malnutrition et la violence sexiste. Toutefois, ces progrès seront sans aucun doute réduits à néant en raison de la détérioration de la situation politique et sécuritaire au Mali. 

L’aide internationale du Canada au Mozambique

Messages supplémentaires

Faits et chiffres à l'appui

L’aide internationale du Canada à la Tanzanie

Messages supplémentaires

Faits et chiffres à l'appui

Canada’s International Assistance In South Sudan

Messages supplémentaires

Mise à jour

En 2024, on estime que 9 millions de personnes au Sud-Soudan, y compris des réfugiés du Soudan et d'autres pays voisins, auront besoin d'une aide humanitaire en raison du conflit, de l'insécurité, de l'impact des événements climatiques et de conditions économiques désastreuses. Depuis son déclenchement en avril 2023, le conflit soudanais a eu des effets dévastateurs sur l'économie du Sud-Soudan. Les combats ont causé des dommages importants aux oléoducs, les parties belligérantes (les forces armées soudanaises et les forces de soutien rapide) cherchant à contrôler les infrastructures pétrolières. Depuis février 2024, les exportations de pétrole du Sud-Soudan sont tombées à environ un tiers de leur niveau antérieur. Les exportations de pétrole représentaient auparavant 90 % des revenus du gouvernement. En février 2024, le gouvernement du Sud-Soudan a tenté d'imposer de nouvelles taxes sur les activités humanitaires, que le Canada et d'autres donateurs ont jugées illicites et illégitimes. Le plaidoyer du Canada a été crucial pour obtenir la levée de ces mesures. Les pipelines auraient été rouverts début novembre.

Faits et chiffres à l'appui

Contexte

Le Sud-Soudan est classé dernier sur l'indice de développement humain du PNUD. Depuis son indépendance en 2011, le Canada a versé plus de 1,2 milliard de dollars en aide internationale au Sud-Soudan.  En mai 2023, la ministre Joly s'est entretenue avec son homologue sud-soudanais, l'ancien ministre des Affaires étrangères par intérim Deng Dau Deng, pour discuter de la crise soudanaise (et plus particulièrement des efforts de médiation du gouvernement de transition du Sud-Soudan).

Le Soudan

Points supplémentaires

Mise à jour

En septembre 2024, la mission internationale indépendante d'établissement des faits pour le Soudan, mandatée par les Nations unies, a signalé de graves violations et abus du droit humanitaire international par les parties belligérantes, pouvant constituer des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité. En octobre 2024, la Mission internationale indépendante d'établissement des faits a recensé au moins 400 survivants de violences sexuelles liées au conflit entre avril 2023 et juillet 2024, mais le chiffre réel devrait être beaucoup plus élevé. Le 18 octobre, le Canada et dix autres pays donateurs ont publié une déclaration commune appelant à un accès humanitaire sans entrave et au respect du droit international humanitaire. L'insécurité, l'obstruction systématique de l'aide et le pillage des biens humanitaires entravent gravement l'acheminement de l'aide aux populations vulnérables. 

Faits et chiffres à l'appui

Contexte

Le 15 avril 2023, un conflit a éclaté entre les forces armées soudanaises et les forces de soutien rapide, un groupe paramilitaire, provoquant des déplacements massifs et la mort de plus de 24 850 civils, le nombre réel de victimes étant probablement beaucoup plus élevé. 

Aide internationale du Canada au Kenya

Messages supplémentaires

Mise à jour

Faits et chiffres à l'appui

Contexte

L’aide internationale du Canada en République démocratique du Congo (RDC)

Messages supplémentaires

Mise à jour

Malgré un accord de cessez-le-feu fragile entre la RDC et le Rwanda en place depuis août 2024, les tensions entre les forces congolaises, le M23 et les groupes armés indépendants persistent dans les provinces orientales de la RDC, avec des violations notables du cessez-le-feu. Les violences sexuelles liées aux conflits ont fortement augmenté, doublant au cours du premier semestre 2024 par rapport à la même période en 2023. La détérioration de la situation sécuritaire au Nord-Kivu a conduit les autorités congolaises à modérer leur position sur le calendrier de retrait de la MONUSCO (Mission de stabilisation des Nations Unies en RDC). Cependant, le Canada reste préoccupé par les conséquences potentielles d'un retrait trop rapide sur la sécurité et la situation humanitaire.

Faits et chiffres à l'appui

Contexte

La RDC est le deuxième plus grand pays d’Afrique et le quatrième plus peuplé (92,4 millions d’habitants en 2022). Malgré ses ressources naturelles abondantes, la RDC reste l’un des pays les plus pauvres du monde. Elle se classe au 180e rang (sur 193 pays) selon l’Indice de développement humain des Nations Unies (2022). En 2024, on estime que 73,5 % de sa population vit avec moins de 2,15 dollars par jour (Banque mondiale, 2024).

Les femmes et les filles congolaises vivent dans un contexte d’inégalité et de marginalisation. L’accès aux services de santé sexuelle et reproductive est très limité. Les violences sexuelles sont répandues et les cas signalés ont fortement augmenté dans l’est du pays. De plus, les mariages précoces sont courants et une proportion significative des naissances concerne des mères adolescentes. Les taux de mortalité des moins de cinq ans et de mortalité maternelle sont parmi les plus élevés au monde.

La crise humanitaire dans les provinces orientales de la RDC est l’une des plus anciennes au monde. Les besoins humanitaires sont importants dans tout le pays, mais les plus critiques se trouvent à l’Est. Le conflit en cours entre les forces armées nationales et la milice M23 dans la province du Nord-Kivu, ainsi que les conflits avec ou entre des dizaines d’autres groupes armés dans la région orientale, ont alimenté des niveaux record de déplacements, d’insécurité alimentaire aiguë et de violences basées sur le genre. 6,9 millions de personnes restent déplacées à l’intérieur du pays et plus de 25 millions de personnes (une sur quatre) connaissent des niveaux élevés d'insécurité alimentaire aiguë. La RDC fait également présentement face à une épidémie de mpox et a connu des épisodes de graves inondations au cours de la dernière année. Malgré une déclaration d’une demande d’intensification de la réponse humanitaire des Nations Unies en 2023, le Plan de réponse humanitaire 2024 du pays reste sous-financé (47 %).

L’aide internationale au Burkina Faso

Messages supplémentaires

Mise à jour

Le 24 août, les attaques perpétrées à Barsalogho par le JNIM (affilié à Al-Qaïda) ont fait plus de 200 morts et 300 blessés parmi les civils et les militaires. En juillet, le chef de la junte a approuvé un code de la famille révisé criminalisant l’homosexualité (qui n’a pas encore été adopté). En mai, la transition a été prolongée de cinq ans. La junte réprime la dissidence et restreint la liberté d’expression en arrêtant, en enlevant et en enrôlant des détracteurs pour servir dans l’armée. La décision du Burkina Faso de retirer son adhésion à la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), aux côtés du Niger et du Mali, signale un éloignement croissant des partenaires traditionnels.

Faits et chiffres à l'appui

Contexte

Le Burkina Faso est confronté à une crise sécuritaire et humanitaire sans précédent. L’insécurité et les chocs climatiques ont entraîné le déplacement de plus de 2 millions de personnes (mars 2024). On estime que 6,3 millions de personnes auront besoin d’aide humanitaire en 2024. L’acheminement de l’aide est entravé par l’insécurité, les obstacles logistiques et les obstacles bureaucratiques, tels que la suspension des activités de transfert d’argent humanitaire. Avec 1,2 million de personnes coupées du reste du pays, l’aide humanitaire dépend fortement des vols de fret pour atteindre les populations les plus touchées. L’État ne contrôle que 40% à 60% du territoire et prend des mesures inquiétantes pour lutter contre le terrorisme, telles que l’armement de volontaires, la saisie de l’or des sociétés minières et le renforcement des liens avec des acteurs ne partageant pas les mêmes idées pour l’achat d’armes.

Pour répondre aux multiples crises auxquelles le pays est confronté, le Canada a adopté une approche nexus pour améliorer l’accès aux services de santé de base et à l’éducation (y compris pour les populations déplacées), accroître la résilience des communautés et réduire l’insécurité alimentaire, la malnutrition et la violence basée sur le sexe dans tout le pays. Le Canada a également été l’un des principaux donateurs dans le soutien de l’irrigation et de la production agricole locales, avec des initiatives visant à aider à renforcer la résilience aux chocs climatiques.

Tchad

Messages supplémentaires

Faits et chiffres à l'appui

Contexte

Le Tchad est l'un des pays les moins développés du monde, avec 46,7 % de sa population vivant sous le seuil de pauvreté. Le pays est classé 189/193 sur l'indice de développement humain (PNUD 2022) et 165/169 sur l'indice d'inégalité de genre (PNUD, 2021). Le Tchad est le pays le plus vulnérable au climat (ND-GAIN) et plus de 80 % des Tchadiens dépendent de l'agriculture pluviale et de l'élevage.

Le chef militaire du Tchad, Mahamat Deby Itno, a remporté l'élection présidentielle de mai 2024 avec 61% des voix dès le premier tour, marquant la fin de trois années de transition politique après que son père ait été tué en combattant les rebelles en 2021. Plusieurs experts et partenaires internationaux mettent en doute le caractère libre, démocratique et transparent de ces élections. Certains partis d'opposition au Tchad prévoient boycotter les prochaines élections législatives, provinciales et municipales en raison d'allégations de corruption et du manque de garanties que les élections soient libres et équitables.

Programme régional Sahel

Messages complémentaires

Mise à jour

En 2024, les juntes du Burkina Faso, Mali et Niger ont annoncé la création de l'Alliance des États du Sahel (AES). Cette reconfiguration a accentué l'instabilité régionale, marquée par l’insécurité croissante, la violation de droits humains, l’augmentation des violences basées sur le genre et les effets des changements climatiques. Le Sahel est devenu l'épicentre mondial du djihadisme, avec un nombre record de 7 620 décès au cours du premier semestre de 2024. Les menaces terroristes s'étendent aux pays côtiers, détournant les ressources des services essentiels et facilitant le recrutement par les groupes armés. L'insécurité et les chocs climatiques exacerbent les déplacements de population et les besoins humanitaires, amplifiant la vulnérabilité des communautés.

Faits et chiffres à l'appui

Contexte

Depuis 2012, les groupes djihadistes exploitent activement la pauvreté pour recruter au Sahel. Un rapprochement avec la Russie et la Chine s'est opéré, accompagné de désinformation et de propagande, alimentant la méfiance et la violence. Reconnu pour son soutien aux populations sahéliennes lors des crises, le Canada maintient sa présence pour contrer l'influence des acteurs malveillants. Des ONG canadiennes, crédibles et fiables, renforcent l'impact de l'aide internationale canadienne, perçue comme sincère et durable. 

L’aide internationale du Canada au Zimbabwe

Messages supplémentaires

Faits et chiffres à l'appui

Contexte

Le gouvernement du Zimbabwe s'est engagé à procéder à des réformes économiques, de gouvernance et foncières, étant entendu que ces réformes amèneraient les créanciers et les donateurs à soutenir l'apurement des arriérés. Le Canada n'est pas un créancier bilatéral et aucun agriculteur canadien n'est impliqué dans la réforme agraire. L'ambassade du Canada a donc concentré sa participation sur les volets économique et de gouvernance. En mars 2024, une délégation zimbabwéenne a rencontré des hauts fonctionnaires du GAC à Ottawa au sujet de la gouvernance et des réformes économiques en cours, notamment l'apurement des arriérés de dette auprès des institutions financières internationales, et pour demander le soutien du Canada en vue de sa réadmission au sein du Commonwealth et de la levée des sanctions.

En octobre 2024, la Secrétaire générale du Commonwealth a recommandé aux membres d'inviter le Zimbabwe à présenter une nouvelle demande officielle d'adhésion au Commonwealth. Les dirigeants du Commonwealth ont convenu d'un ensemble de critères essentiels pour l'adhésion, y compris le respect des valeurs fondamentales du Commonwealth telles qu'elles sont exprimées dans la Charte du Commonwealth, notamment la démocratie et les droits de la personne. L'évaluation de la Secrétaire générale du Commonwealth reconnaît que le Zimbabwe ne s'est pas encore totalement aligné sur les valeurs énoncées dans la charte du Commonwealth, bien que de nombreux membres africains du Commonwealth soient favorables à une réadmission immédiate, arguant du fait que les progrès peuvent être mieux soutenus si le Zimbabwe reste au sein de l'organisation. La Secrétaire générale du Commonwealth a invité les membres à donner leur avis sur son évaluation informelle visant à déterminer si le Zimbabwe répond aux critères d'adhésion. Ce processus est en cours.

Le 29 novembre, la ministre Joly a écrit à la Secrétaire générale pour lui faire part du point de vue du Canada, soulignant que le pays attendait « clairement » du Zimbabwe qu'il « démontre comment il entend protéger les droits de la personne, y compris la liberté d'expression ». De même, le Royaume-Uni a indiqué que, selon lui, « des mesures supplémentaires sont nécessaires en matière de démocratie, de gouvernance et de droits de l'homme » avant que le Zimbabwe ne reçoive une invitation formelle à poser sa candidature à l'adhésion. La SG va maintenant devoir déterminer les prochaines étapes, étant donné que les deux principaux bailleurs de fonds de l'organisation ont fait part de leurs inquiétudes.

L’aide internationale du Canada à l’Égypte

Messages supplémentaires

Mise à jour

Le conflit entre Israël et le Hamas à Gaza et les attaques dans la mer Rouge ont mis à rude épreuve l'économie égyptienne : Depuis le début de l'année 2024, les revenus du canal de Suez en Égypte ont chuté de 60 % et le nombre de navires empruntant la voie navigable a diminué de 49 %. La situation au Soudan accroît également les pressions exercées sur l'Égypte pour qu'elle vienne en aide aux réfugiés venant de la frontière sud de l'Égypte.

Faits et chiffres à l'appui

Contexte

Les projets opérationnels du programme bilatéral du Canada en Égypte visent à soutenir le développement des micro, petites et moyennes entreprises, à améliorer les compétences professionnelles des femmes et des jeunes, à renforcer la résilience de l'Égypte face aux effets du changement climatique, à assurer la sécurité alimentaire et à améliorer les droits des femmes et des filles en matière de santé sexuelle et reproductive.

L'aide internationale du Canada au Maroc

Messages supplémentaires

Mise à jour

Selon la Banque mondiale, la résilience du Maroc a été relativement solide face à de multiples perturbations mondiales, telles que le conflit en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, la pandémie de COVID-19 et la guerre en Ukraine. Le Maroc met actuellement en œuvre un ambitieux programme de réformes , témoignant de son engagement à soutenir la création d'emplois et à renforcer le capital humain, favorisant  l'accès universel aux soins de santé et à la protection sociale, ainsi qu’en améliorant la qualité de l'éducation.

Faits et chiffres à l'appui

Contexte

Le programme de développement bilatéral du Canada vise à orienter le développement du Maroc vers une plus grande inclusion des femmes et des jeunes les plus vulnérables en soutenant les priorités nationales visant à accroître 1) leur participation à l'économie et 2) l'égalité des genres.

Le 8 septembre 2023, un tremblement de terre de magnitude 6,8 a frappé le Maroc près de Marrakech, faisant plus de 2 900 morts et plus de 5 600 blessés. En réponse immédiate, le Canada a fourni 5 millions de dollars en aide humanitaire, suivis de 2 millions de dollars supplémentaires versés à Care Canada/Care Maroc pour soutenir la reprise économique des communautés touchées. Après le tremblement de terre, le ministre Hussen a visité la région affectée, où ce projet est mis en œuvre.

L'aide internationale du Canada en Tunisie

Messages supplémentaires

Mise à jour

Le président Saied est réfractaire aux réformes économiques majeures, mettant à risque le paiement de la dette extérieure s'élevant à 3,9 milliards USD en 2024. Le PIB de la Tunisie est passé de 2,4 % en 2022 à 0,9 % en 2023 en raison d’une sécheresse qui a affecté le secteur agricole, ainsi que du contexte économique mondial défavorable. L’économie tunisienne a été fortement touchée par la pandémie de COVID-19 et l’invasion de l’Ukraine par la Russie. L’inflation a continué d’augmenter, passant de 8,3 % en 2022 à 9,4 % en 2023. Les pénuries et le coût élevé de plusieurs produits de base continuent d’affecter le quotidien de la majorité de la population.

Avant et après les élections présidentielles d’octobre 2024, les autorités tunisiennes utilisent d’avantage des lois pour punir la diffusion de « fausses informations et rumeurs » afin de réduire au silence les opposants politiques, les critiques et les journalistes, y compris les organisations de la société civile travaillant sur les droits humains, en particulier ceux des migrants et des réfugiés.

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Suite au Printemps arabe de 2011, le développement démocratique de la Tunisie était considéré comme le plus prometteur de la région. Cette trajectoire est désormais incertaine. Le président Kais Saied, récemment réélu, invoque une paralysie politique pour mettre en œuvre des mesures unilatérales et exceptionnelles visant à remanier les institutions de l’État tunisien, affaiblir l’opposition et restreindre l’espace de la société civile. Les programmes de développement du Canada interviennent au niveau local et en partenariat avec des organisations de la société civile (OSC). Les partenaires et bénéficiaires de ces projets considèrent le Canada comme un allié fiable, collaborant efficacement avec les OSC pour faire avancer l’égalité des genres et promouvoir et protéger les principes démocratiques ainsi qu’une gouvernance inclusive.

La Tunisie fait également face à des défis climatiques majeurs, notamment des températures en hausse, des sécheresses fréquentes et de plus en plus longues, une élévation du niveau de la mer, une pression accrue sur les ressources en eau et une vulnérabilité aux phénomènes météorologiques extrêmes. Les projets récemment approuvés en matière d’action climatique soutiennent directement la Stratégie de transition écologique de la Tunisie et la lutte contre les changements climatiques.

Aide humanitaire en Afrique 

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Contexte

Besoins humanitaires: Selon le dernier perçu humanitaire mondial des Nations unies, 44 % des personnes ayant besoin d'une aide humanitaire en 2024 se trouvent en Afrique et 20,2 milliards de dollars sont nécessaires pour leur fournir une assistance vitale. Sur l'ensemble du continent, la sécurité alimentaire continue de se détériorer. Sur les cinq pays confrontés à des niveaux d'insécurité alimentaire potentiellement catastrophiques dans le monde, trois se trouvent en Afrique : le Mali, le Sud-Soudan et le Soudan. On estime que plus de 120 millions de personnes dans le monde ont été déplacées de force, plus de la moitié des personnes déplacées vivant en Afrique. Le Soudan est actuellement la plus grande crise de déplacement au monde, avec plus de 11,8 millions de personnes déplacées.

Financement humanitaire du Canada pour cette année fiscale: Depuis le début de l'exercice financier (2024-25), le Canada a versé plus de 225 millions de dollars en fonds d'aide humanitaire pour répondre aux besoins en Afrique. De plus, 57 millions de dollars ont été alloués à l'Afrique cette année à partir des ressources du budget 2024.

Banque africaine de développement

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Faits et chiffres à l'appui

Les institutions financières internationales [IFI] et la réforme des IFI

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Faits et chiffres à l'appui

Contexte

À propos des IFI : Les IFI favorisent le développement économique à long terme, la réduction de la pauvreté et la stabilité économique mondiale dans les pays en développement, et renforcent un système multilatéral efficace fondé sur des règles. Les IFI sont financées par le capital versé et le capital exigible des pays membres, ainsi que par la reconstitution des ressources des guichets concessionnels. Leur modèle financier unique génère un effet multiplicateur. Les IFI se composent des institutions de Bretton Woods (Fonds monétaire international, Banque mondiale), de six banques régionales de développement (BAD, BERD, BID, Banque asiatique de développement, Banque de développement des Caraïbes, Banque asiatique d'investissement dans les infrastructures) et du Fonds international de développement agricole (FIDA). Le ministre des finances et le ministre du développement international se partagent les responsabilités en tant que gouverneurs du Canada.

Réforme des IFI : Dans un contexte de besoins de financement massifs pour atteindre les objectifs de développement et de ressources supplémentaires limitées de la part des donateurs, la communauté internationale fait progresser les réformes des IFI afin de mieux relever les défis complexes d'aujourd'hui. Le travail de réforme des IFI se concentre sur : i) l'augmentation des financements disponibles pour les pays en développement, y compris par la mobilisation de capitaux privés ; ii) l'approfondissement des travaux sur les défis mondiaux tels que le changement climatique et les pandémies ; et iii) l'amélioration de l'efficacité opérationnelle et de l'impact. Les efforts déployés à ce jour par les BMD pour optimiser leur bilan et innover en matière d'instruments de financement devraient permettre de dégager jusqu'à 400 milliards de dollars de marge de manœuvre supplémentaire pour les prêts au cours de la prochaine décennie.

Le G7 et l’Afrique

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Réaction au G7 : Le Canada accueillera le prochain sommet des dirigeants du G7 à Kananaskis, en Alberta, du 15 au 17 juin 2025. Le Canada fera avancer des priorités communes, telles que la construction d'économies qui profitent à tous, la lutte contre le changement climatique et la gestion de technologies en évolution rapide, en mettant l'accent sur l'égalité entre les hommes et les femmes, intégrée dans toutes les priorités.

Faits et chiffres à l'appui

Contexte

L'engagement du G7 et de l'Afrique : Alors que dans le passé, l'engagement du G7 envers l'Afrique était fortement axé sur le développement et les questions humanitaires, y compris la mobilisation d'engagements financiers collectifs, ces dernières années, les points à l'ordre du jour du G7 se sont concentrés sur les questions de paix et de sécurité, la présence de la Russie et de la Chine en Afrique, et la nécessité d'une plus grande inclusion financière et d'une réforme des institutions multilatérales, y compris les institutions financières internationales.

En 2002, le groupe des directeurs du G7 pour l'Afrique a été conçu et mis en place pendant la présidence canadienne du G8. C'était la première fois que des représentants de pays africains et des Nations unies participaient à une réunion du G8 pour discuter de l'initiative du Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique. Depuis lors, les réunions des directeurs du G7 pour l'Afrique font régulièrement partie du calendrier du G7 et offrent l'occasion aux hauts responsables des politiques étrangères, commerciales et de développement des partenaires africains de se réunir et d'aider à définir les priorités du G7 à l'égard de l'Afrique. Lors de ces réunions, le Canada est représenté par le sous-ministre adjoint chargé de l'Afrique subsaharienne.

Paix et sécurité : Le Canada collabore avec ses partenaires du G7 et de l'Afrique dans des forums tels que la Commission de consolidation de la paix des Nations Unies, le Comité spécial des opérations de maintien de la paix des Nations Unies (C4 ; le Canada en est le coprésident permanent), l'Alliance pour le Sahel et la Coalition internationale pour le Sahel, la Coalition mondiale pour vaincre Daesh et le Partenariat mondial contre la prolifération des armes de destruction massive et des matières connexes, piloté par le G7.

Le rapport d'avancement d’Apulia 2024 : Faire progresser le développement durable en Afrique suit les progrès réalisés par rapport aux engagements suivants liés à l'Afrique : (1) commerce et infrastructures ; (2) transformation numérique ; (3) sécurité alimentaire et développement de la nutrition ; (4) éducation de base ; (5) autonomisation économique des femmes ; (6) sécurité maritime ; (7) crises et conflits ; (8) réduction des risques climatiques et assurance ; et (9) migrations et réfugiés.

Russie, Chine, États du Golfe et Türkiye en Afrique

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Contexte

La Chine : Entre 2009 et 2023, les présidents, premiers ministres et ministres des affaires étrangères chinois ont effectué 102 visites en Afrique, et les hauts dirigeants africains ont effectué 237 visites en Chine. Depuis 2000, le Forum triennal sur la coopération sino-africaine (FOCAC) a servi de plateforme politique de référence par laquelle la Chine communique une approche stratégique actualisée de l'Afrique, attirant une participation africaine quasi universelle au niveau des dirigeants et/ou des ministres (à l'exception de l'Eswatini qui reconnaît Taïwan). Le 9e FOCAC s'est tenu du 4 au 6 septembre 2024 à Pékin. Alors que les échanges commerciaux entre la Chine et l'Afrique ont atteint un niveau historique de 282 milliards de dollars en 2023, leur composition évolue à certains égards. Notamment, les importations de pétrole en provenance d'Afrique sont en baisse, la Chine s'approvisionnant de plus en plus en pétrole brut auprès de la Russie et des pays du Golfe. Un déséquilibre commercial important demeure, la Chine exportant davantage (173 milliards de dollars) vers l'Afrique qu'elle n'en importe (109 milliards de dollars). Toutefois, certains secteurs sont en plein essor, notamment le commerce des minéraux et des métaux, dont les exportations africaines atteindront près de 50 milliards de dollars en 2021, contre 15 milliards de dollars en 2010. (Sécurité) En plus d'être le plus grand fournisseur d'armes de l'Afrique subsaharienne, la part de la Chine dans le budget global des opérations de maintien de la paix de l'ONU est passée de moins de 1 % dans les années 1990 à environ 15 % en 2020 et, en février 2023, la Chine a déployé 2 227 soldats (en majorité en Afrique). Ce chiffre représente plus du double du total combiné des autres membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies. En 2017, la Chine a établi sa première base militaire navale à l'étranger à Djibouti.

La Russie : Avec les sanctions et la réduction de l'engagement commercial des pays occidentaux mises en place en raison de l'annexion illégale de la Crimée par la Russie en 2014 et de l'invasion totale de l'Ukraine en février 2022, la Russie a cherché à étendre ses relations avec l'Afrique. Le ministre des affaires étrangères, M. Lavrov, a effectué de nombreuses visites dans plusieurs pays d'Afrique afin de renforcer le soutien de la Russie, et des délégations africaines de haut niveau se sont également rendues en Russie. La Russie a utilisé divers outils pour obtenir le soutien des pays africains, notamment en se présentant à ses partenaires africains comme un spécialiste de la lutte contre le terrorisme et des services de sécurité du régime en utilisant l'Africa Corps, désormais ouvertement lié au gouvernement russe (depuis la disparition du chef du groupe Wagner, Yevgeny Prigozhin), qui concentre ses efforts sur le Sahel. La Russie a conclu des accords de coopération militaire avec plus de 40 pays africains. La Russie a également recours à la « diplomatie de la mémoire », en particulier sur les questions de l'éducation et du soutien historique de l'Union soviétique aux mouvements d'indépendance africains, et utilise largement des outils de désinformation en Afrique, en omettant le fait que la Russie a tenté de coloniser l'Éthiopie au 19e siècle.

Türkiye : Le volume total des échanges commerciaux avec l'Afrique est passé de 5,4 milliards de dollars en 2003 à 34,5 milliards de dollars en 2021. Turkish Airlines dessert désormais 56 destinations en Afrique, et la Turquie a également établi des conseils d'affaires conjoints avec 45 pays africains. Plus de 15 000 étudiants africains ont reçu des bourses d'études supérieures en Turquie entre 1992 et 2022. En 2022, la Turquie a signé des accords de coopération militaire avec 30 pays africains. En matière de médiation, la Turquie reste un acteur actif, qui a notamment contribué récemment à apaiser les tensions croissantes entre l'Éthiopie et la Somalie.

Conseil de coopération du Golfe (CCG) : Au cours de la dernière décennie, les pays du CCG ont investi collectivement plus de 100 milliards de dollars en Afrique. Les Émirats arabes unis sont désormais le quatrième investisseur étranger direct en Afrique, derrière la Chine, l'Union européenne et les États-Unis. Les Émirats arabes unis sont devenus le principal rival de la Chine pour les ports africains, les entreprises basées aux Émirats exploitant neuf ports. L'Arabie saoudite, qui a accueilli en novembre 2023 le premier sommet saoudo-africain, a annoncé qu'elle investirait plus de 25 milliards de dollars en Afrique d'ici à 2030 et qu'elle fournirait 5 milliards de dollars d'aide au développement. La sécurité alimentaire est un domaine clé de la coopération entre les pays du CCG qui dépendent des importations de denrées alimentaires et les pays africains dotés de terres arables considérables. La transition énergétique mondiale rapproche également les pays du CCG et les pays africains. L'Arabie saoudite et le Qatar ont tenté des efforts de médiation pour résoudre les crises au Soudan et en Somalie, respectivement.

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