Sous-ministre du Développement international Comparution au Comité sénatorial permanent des affaires étrangères et du commerce international (AEFA) sur l’étude sur les engagements et les intérêts du Canada en Afrique
Le 12 décembre 2024
Publié : le 11 avril 2025
Table des matières
- Contexte du comité et remarques
- Les priorités et l'engagement du Canada en Afrique
- Thèmes clés de développement
- Égalité des sexes - Voix et leadership des femmes
- LGBTQ2I+
- Santé et droits sexuels et reproductifs (SDSR) en Afrique
- Changement climatique en Afrique
- Éducation and EFTV
- Croissance économique inclusive
- Paix et sécurité
- Santé
- Soutenir les zones rurales en Afrique
- Financement pour la démocratie et la gouvernance
- Lutte contre les violences sexuelles en Afrique
- Programmation axée sur la jeunesse en Afrique
- L'insécurité alimentaire en Afrique
- L'aide bilatérale au développement du Canada en Afrique (par pays)
Les 5 premiers bénéficiaires
Points chauds
North Africa
- Multilatéral
- Géopolitique
Note de scénario
- Votre comparution en personne, d'une durée d'une heure, débutera à 11h30.
- Les fonctionnaires suivants vous accompagneront en personne lors de votre comparution et pourront être appelés à répondre aux questions :
- Cheryl Urban, sous-ministre adjointe, Afrique et affaires pangéographiques
- Tara Carney, directrice de l'aide humanitaire internationale
Logistique du comité
- Après vos remarques liminaires d'une durée maximale de 10 minutes, le comité passera à la série de questions.
- Contrairement à la pratique des comités de la Chambre des communes, les questions seront posées selon le principe du premier arrivé, premier servi. Les sénateurs disposent généralement de 4 minutes par tour de questions, sauf indication contraire de la présidence.
- Tout sénateur peut assister à une réunion de comité du Sénat et poser des questions, même s'il n'est pas membre de ce comité.
Composition et contexte du comité
- Pour obtenir la liste complète des membres du comité, veuillez consulter les biographies des membres du comité incluses dans le dossier d'information.
- Il s'agit de votre première comparution devant le comité. Cette comparution était prévue en juin 2024 mais a été annulée en raison de la motion du Sénat qui a limité les réunions de la commission aux affaires gouvernementales.
- Votre prédécesseur, le ministre Sajjan, a participé à l'étude de la commission sur le service extérieur le 3 novembre 2022. Les questions posées lors de sa comparution ont porté sur les domaines suivants : Politique d'aide internationale féministe (PAIF), Fonds canadien d'initiatives locales, ainsi que les succès et les défis de la fusion de l'ACDI et du MAECI en 2013.
- En ce qui concerne l'étude du comité sur les engagements et les intérêts du Canada en Afrique :
- Le comité a tenu 16 réunions sur l'étude à ce jour. Les fonctionnaires d'AMC qui ont participé à l'étude sont les suivants :
- Cheryl Urban, sous-ministre adjointe, Afrique et affaires pangéographiques, sur les engagements du Canada en Afrique le 7 décembre 2023.
- Christopher MacLennan, sous-ministre du Développement international, sur le développement international en Afrique, le 8 février 2024.
- Marcel Lebleu, directeur général du Bureau de l'Afrique de l'Ouest et du Centre, sur le commerce en Afrique, le 17 avril 2024.
- Jacqueline O'Neill, ambassadrice pour les femmes, la paix et la sécurité, sur la paix et la sécurité en Afrique, le 3 octobre 2024.
- Ben Marc Diendéré, Observateur permanent du Canada auprès de l'Union africaine, sur son mandat et son rôle, le 28 novembre 2024.
- D'autres grandes lignes d'enquête du comité soulevées au cours de l'étude sur l'Afrique et pertinentes pour votre prochaine comparution sont les suivantes :
- La perception que le Canada doit accroître ses engagements avec l'Afrique et que le Canada est souvent un partenaire « invisible » en Afrique, par exemple, parce que le soutien est acheminé par l'intermédiaire d'organisations multilatérales ;
- La crainte que le Canada ne « perde » le bénéfice du potentiel de l'Afrique, notamment de ses ressources naturelles, de sa population jeune et de l'accès attendu aux marchés ;
- La mesure dans laquelle les engagements des pays du BRICS en Afrique ont une incidence sur les objectifs du Canada sur le continent et sur ses relations avec ses partenaires africains ;
- La nécessité pour le Canada d'actualiser sa stratégie africaine en faveur du développement de partenariats « gagnant-gagnant » avec ses homologues africains ;
- La possibilité pour le Canada d'approfondir ses relations avec l'Afrique lors de sa prochaine présidence du G7 ;
- Les préoccupations en matière de sécurité dans le cadre des relations avec l'Afrique ;
- Comment le Canada peut accroître au mieux son empreinte diplomatique en Afrique avec des ressources limitées ;
- Le rôle des organisations de la société civile dans les efforts de développement en Afrique et la façon dont le gouvernement du Canada soutient les organisations de la société civile au Canada et en Afrique ;
- La capacité des ministères à réagir et à fournir un soutien dans un environnement mondial « polycrise » ; la « fatigue » de l'aide dans des contextes tels que le Soudan ;
- le rôle des communautés de la diaspora afro-canadienne dans les engagements du Canada avec l'Afrique et le potentiel inexploité de la diaspora afro-canadienne dans l'établissement de liens avec des partenaires africains.
- Votre réunion devrait être la dernière audience publique que le comité tiendra sur l'étude sur l'Afrique. Le comité doit soumettre son rapport final sur l'étude d'ici le 31 mars 2024.
- Le comité a tenu 16 réunions sur l'étude à ce jour. Les fonctionnaires d'AMC qui ont participé à l'étude sont les suivants :
Monsieur le Président, Honorables Sénatrices et Sénateurs,
Tout d’abord, je tiens à vous remercier de l’invitation à me joindre à vous ce matin pour témoigner de l’engagement du Canada en Afrique.
En tant que sous-ministre du Développement international, j’ai l’honneur de vous parler aujourd’hui de la façon dont le Canada et l’Afrique travaillent ensemble pour faire progresser les priorités de développement sur le continent.
Comme vous l’avez entendu, l’Afrique prend sa place dans un monde où les voix africaines influencent de plus en plus les questions internationales.
Le Canada collabore avec ses partenaires africains pour relever les défis et saisir les occasions qui détermineront la voie de l’Afrique vers le développement durable.
La Banque africaine de développement prévoyait, en mai 2024, que 11 des 20 économies à la croissance la plus rapide au monde seraient africaines. Une telle croissance économique pourrait débloquer des dépenses de consommation estimées à 3 billions de dollars américains.
Néanmoins, le continent demeure confronté à l’extrême pauvreté, qui touche près d’un tiers des Africains.
La lutte contre la pauvreté dans de nombreuses régions d'Afrique est entravée par l'insuffisance des infrastructures, les conflits et l'insécurité, ainsi que le recul de la démocratie.
Face à ces défis, le Canada reste un partenaire engagé, fiable et digne de confiance.
Le Canada est fier d'avoir obtenu des résultats en matière de développement dans toute l'Afrique.
L'efficacité des programmes de développement du Canada en Afrique a bénéficié de façon incommensurable de la profonde expertise des organisations de la société civile canadienne, y compris des partenaires de la diaspora afro-canadienne, dont l'engagement continu en Afrique sera essentiel à l'avenir.
Compte tenu du contexte mondial actuel, il est important que le Canada et les Canadiens s'efforcent d'accroître leur présence sur le continent en tant que défenseurs de nos valeurs fondamentales que sont les droits de l'homme et l'égalité.
Grâce à la politique d'aide internationale féministe, le Canada est un chef de file en matière d'égalité des sexes et d'autonomisation des femmes et des filles.
En effet, le Canada a soutenu plus de 130 organisations de défense des droits des femmes en Tunisie, en leur donnant les moyens de défendre les droits des femmes et l'égalité entre les sexes.
En Sierra Leone, les efforts de plaidoyer que nous avons soutenus ont contribué à l'adoption d'une loi historique interdisant le mariage des enfants, qui a été adoptée plus tôt cette année.
En outre, le Canada a contribué à améliorer la capacité de plus de 100 organisations et réseaux de défense des droits des femmes et des personnes LGBTQI+ en Afrique à promouvoir les droits de l'homme et à accroître la participation des femmes au leadership et à la prise de décision.
Comme vous le savez, le Canada a étudié son engagement à l’égard de l’Afrique en vue de renforcer ses partenariats. À cette fin, le gouvernement du Canada a consulté plus de 600 parties prenantes dans le cadre de dialogues diplomatiques, de consultations publiques, de visites de haut niveau et de comparutions de comités du Sénat et de la Chambre des communes.
Nous avons recueilli les commentaires de 83 petites entreprises, de 39 pays africains, de 200 organisations de la société civile et de plus de 70 associations de la diaspora afro-canadienne.
Nous avons discuté avec des dirigeants africains, le secteur privé, ainsi que de jeunes entrepreneurs et innovateurs dynamiques du continent; ce qui ressort clairement, c’est que les pays africains veulent travailler avec des partenaires internationaux en tant que pairs.
La participation du premier ministre Trudeau au 33e Sommet de l’Union africaine, qui s’est tenu en Éthiopie en février 2020, a marqué une étape importante du réengagement du Canada envers l’Afrique.
Depuis lors, notre engagement n'a cessé de se renforcer.
Au printemps dernier, le ministre du développement international Ahmed Hussen a coprésidé le dialogue sur la politique de développement à Addis-Abeba avec mon homologue de la Commission de l'Union africaine.
Il y a un peu plus d'un mois, le Premier ministre, la ministre des Affaires étrangères, Mélanie Joly, la ministre de la Promotion des exportations, du Commerce international et du Développement économique, Mary Ng, et le ministre du Développement international, Ahmed Hussen, ont accueilli le président de la Commission de l'Union africaine et sa délégation à Toronto, à l'occasion du deuxième dialogue de haut niveau entre le Canada et l'Union africaine.
Dans le cadre du dialogue de haut niveau, le gouvernement a fait plusieurs annonces visant à renforcer les partenariats du Canada avec l'Afrique.
Du point de vue du développement, le gouvernement a annoncé qu'il mettait l'accent sur les liens entre le commerce et le développement et qu'il proposait une série de programmes de développement axés sur l'autonomisation économique des femmes.
L'importance de la jeunesse africaine a été l'un des principaux thèmes abordés lors des discussions du dialogue de haut niveau.
Des possibilités et des défis importants se présentent pour la prospérité future de l’Afrique, compte tenu que 60 % des 1,4 milliard d’habitants du continent sont âgés de moins de 25 ans.
À cet égard, la création de possibilités d’emploi pour les jeunes Africains est cruciale pour le développement durable. Un accès accru à l’éducation et à la formation technique et professionnelle constitue un élément clé de l’expansion de l’emploi chez les jeunes Africains.
Les efforts du Canada dans ce domaine sont étroitement liés à son partenariat avec la Commission de l’Union africaine et sont pleinement alignés avec l’Agenda 2063 de l’Union africaine.
Je salue le travail de ce Comité et nous, à Affaires mondiales Canada, suivons de près vos délibérations alors que nous travaillons avec nos partenaires pour progresser vers la réalisation des objectifs de développement durable.
Merci.
Biographies des membres de l'AEFA
Peter M. Boehm (Président)
Groupe des sénateurs indépendants – Ontario

Nomination au sénat
- 3 octobre 2018
Antécédents professionnels
- Études : titulaire d’un doctorat en histoire de l’Université d’Édimbourg, d’une maîtrise ès arts en affaires internationales de la Norman Paterson School of International Affairs de l’Université Carleton et d’un baccalauréat ès arts en anglais et en histoire de l’Université Wilfrid Laurier.
- Fonctionnaire : A occupé divers postes au sein d’Affaires mondiales entre 1983 et 2018, dont : sous-ministre pour le Sommet du G7, sous-ministre du Développement international, sous-ministre délégué principal des Affaires étrangères, ambassadeur du Canada auprès de la République fédérale d’Allemagne et représentant permanent auprès de l’Organisation des États américains.
Rôles politiques et parlementaires
- Groupe sénatorial : Groupe des sénateurs indépendants (3 novembre 2018 à ce jour)
- Membre : Association parlementaire canadienne de l’OTAN (2018 à ce jour)
Membre de comités
- Président : Comité sénatorial permanent des affaires étrangères et du commerce international (2020 à ce jour)
- Membre : Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense (2018 à ce jour) ; Comité sénatorial permanent des finances nationales (2018 à ce jour); Comité sénatorial permanent des affaires étrangères et du commerce international (2018 à ce jour)
- Ancien membre : Comité sénatorial permanent des peuples autochtones (2018 à 2019); Comité sénatorial permanent de la régie interne, des budgets et de l’administration (2019 à 2020); Comité de sélection (2019 à 2020)
Points d'intérêt récents
Ukraine:
- Lors d'une réunion du Comité sénatorial permanent des finances nationales en juin 2022, le sénateur Boehm a demandé si le Canada a un plan pour examiner l'aide à long terme qu'il pourrait fournir à l'Ukraine dans une perspective de post-hostilité.
- Lors de cette même rencontre, le sénateur Boehm a demandé des précisions sur la répartition des 500 millions de dollars en termes de stocks, de nouvelles acquisitions et de transferts directs à l'Ukraine.
Le maintien de la paix :
- Au cours des débats au Sénat, de la période des questions et des commissions, le sénateur Boehm souligne fréquemment l'importance des missions de maintien de la paix des Nations unies. Selon lui, le rôle de l'ONU est de maintenir la paix et la sécurité internationales, en s'efforçant de prévenir les conflits et en travaillant de manière proactive pour jeter les bases de la paix.
L’adéquation d’AMC :
- Lors de la visite du 125 Sussex en mars 2023, le sénateur Boehm a souligné que la commission avait beaucoup insisté sur les ressources humaines et la nécessité d'un recrutement cohérent. Il a également suggéré que la diplomatie parlementaire pourrait être mieux exploitée.
- En novembre 2022, le sénateur Boehm a demandé au ministre Sajjan si le gouvernement trouvait le temps d'avoir des discussions comparatives avec des organisations homologues comme USAID et FCDO sur ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas pour leurs organisations respectives.
- Au cours de cette étude, il a demandé à plusieurs reprises à d'autres ministères s'ils utilisaient le centre de formation d'AMC pour leur personnel travaillant à l'étranger.
Autres intérêts
Relations autochtones
- Lors d’un débat au Sénat sur le projet de loi C-15 (Loi concernant la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones) en 2021, le sénateur Boehm a exprimé son soutien aux peuples autochtones et l'importance d'assurer leur inclusion concrète dans la société canadienne.
Peter Harder (vice-président)
Groupe progessiste du Sénat – Ontario

Nomination au sénat
- 23 mars 2016
Antécédents professionnels
- Études : Baccalauréat en sciences politiques
- Fonction publique : Trente ans d’expérience dans la fonction publique fédérale, y compris aux ministères de l’Immigration, de la Sécurité publique, de l’Industrie et des Affaires étrangères et au Conseil du Trésor.
- Immigration : Le sénateur Harder a été le directeur exécutif fondateur de la Commission de l’immigration et du statut de réfugié.
- Services extérieurs/AMC : Il s’est joint au Service extérieur en 1977. Il a été sous-ministre des Affaires étrangères et du Commerce international (2003 à 2007).
Rôles politiques et parlementaires
- Groupe sénatorial : Indépendant (2016 à 2020); Groupe progressiste du Sénat (2020 à ce jour)
- Leader du gouvernement au Sénat (2016 à 2020)
Membre de comités
- Vice-président : Comité permanent des transports et des communications (2020 à ce jour)
- Membre: Comité permanent des affaires étrangères et du commerce international (2020 à ce jour); Comité mixte spécial sur la déclaration de situation de crise (2022 à ce jour); Comité permanent de l'éthique et des conflits d'intérêts des sénateurs (2020 à ce jour); Comité permanent des droits de la personne (2021 à ce jour); Comité permanent des affaires juridiques et constitutionnelles (2020 à ce jour); Comité permanent des affaires sociales, des sciences et de la technologie (2021 à ce jour); Comité permanent des transports et des communications (2021 à ce jour)
- Ancien membre : Comité permanent des finances nationales (2019 à 2020) ; Comité permanent de la sécurité nationale et de la défense (2019 à 2020).
Points d'intérêt récents
Aide humanitaire :
- Le sénateur Harder suit de près les opérations humanitaires et pose régulièrement des questions sur la logistique, les ressources et les résultats de ces opérations.
Ukraine :
- En mars 2022, le sénateur Harder a demandé au représentant du gouvernement au Sénat par quels moyens le Canada envisageait de soutenir les efforts militaires et les combattants en Ukraine, en dehors d'une zone d'exclusion aérienne.
COVAX :
- En décembre 2021, le sénateur Harder a critiqué le fait qu'alors que le Canada avait promis 51 millions de doses à COVAX sur ses propres stocks excédentaires et par le biais de dons bilatéraux, seuls 10 millions de ces vaccins avaient été livrés.
L’adéquation d’AMC :
- En octobre 2022, le sénateur Harder a déclaré que le personnel recruté localement est un élément important de notre empreinte internationale et s'est enquis de son recrutement, de son rôle, des questions de sécurité et de la manière dont il est géré.
- En novembre 2022, il a posé une question sur l'interpénétration des ressources humaines entre AMC et le MDN, et a demandé si des leçons avaient été tirées récemment d'un point de vue cinétique et politique.
Gwen Boniface
Groupe des sénateurs indépendants – Ontario

Nomination au sénat
- 10 novembre, 2016
Antécédents professionnels
- Police/sécurité : A occupé divers postes à l'international pendant dix ans, dont inspectrice en chef adjointe de l'Inspectorat de la Garda Síochána d'Irlande, où elle avait la tâche de réformer le service de police national, spécialiste de la criminalité transnationale organisée à la Division policière des Nations Unies, et directrice générale adjointe de l'Association internationale des chefs de police.
- Commissaire : A servi la Commission du droit du Canada pendant 5 ans en tant que commissaire.
- Affaires autochtones : A lancé un projet axé sur la vérité et la réconciliation dans sa collectivité, Orillia, en 2019, avec des Autochtones et des non Autochtones.
Rôles politiques et parlementaires
- Groupe sénatorial : Groupe des sénateurs indépendants (2016 à ce jour)
- Membre : Association parlementaire Canada-Europe (2017 à ce jour) ; Section canadienne de l'Association parlementaire de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (2017 à ce jour)
Membre de comités
- Vice-présidente : Comité mixte spécial sur la déclaration de situation de crise (2022 à ce jour)
- Membre : Comité sénatorial permanent des affaires étrangères et du commerce international (2020 à ce jour); Comité mixte spécial sur la déclaration de situation de crise (2022 à ce jour); Comité permanent de la sécurité nationale et de la défense (2017 à ce jour); Comité permanent des affaires juridiques et constitutionnelles (2017 à présent); Comité permanent du règlement, de la procédure et des droits du Parlement (2021 à ce jour)
- Ancienne présidente : Comité permanent de la sécurité nationale et de la défense (2020 à 2021)
Points d'intérêt récents
L’adéquation d’AMC
- Lors de la visite du 125 Sussex en mars 2023, la sénatrice Boniface a demandé si, lors des consultations avec d'autres pays, AMC avait constaté qu'ils étaient confrontés aux mêmes problèmes et obstacles en matière de ressources humaines.
- En juin 2022, la sénatrice a déclaré que le service extérieur avait une culture d'aversion au risque et elle a demandé comment reconstruire une organisation d'une manière qui valorise réellement les opinions contraires.
- Au cours de cette étude, elle a manifesté son intérêt pour l'empreinte du gouvernement du Canada à l'étranger.
Sanctions contre la Russie
- En juin 2022, la sénatrice Boniface a demandé si les sanctions que le Canada et ses alliés ont imposées à la Russie affectaient l'économie et le peuple russes et s'il existait des preuves que les sanctions internationales entraînaient un changement de comportement du régime russe.
Pratique commerciale déloyale
- Lors d'une réunion de l'AEFA en mai 2022, la sénatrice Boniface a voulu savoir comment l'ASFC et le TCCE enquêtaient sur les cas de dumping ou de subventionnement des importations et si ces pratiques avaient causé un préjudice aux producteurs canadiens.
Autres intérêts
Défense & Sécurité
- Ayant une formation en matière d'application de la loi, la sénatrice Boniface s'intéresse tout particulièrement aux questions de sécurité, notamment celles liées à la traite des êtres humains et au travail de l'ASFC.
Mary Coyle
Groupe des sénateurs indépendants – Nova Scotia (Antigonish)

Nomination au sénat
- 4 décembre 2017
Antécédents professionnels
- Études : Baccalauréat en langues et littérature, avec majeure en français et mineure en espagnol, et maîtrise en planification rurale et développement.
- Développement rural : Elle a travaillé comme conseillère en développement rural en Indonésie, puis a aidé deux universités islamiques d’État à mettre en place leurs stratégies d’engagement communautaire.
- Participation à des institutions : Vice-présidente et directrice du Coady International Institute (1997-2014); directrice exécutive du Frank McKenna Centre for Leadership à l’Université St. Francis Xavier (2014-2017).
Rôles politiques et parlementaires
- Groupe sénatorial : Groupe des sénateurs indépendants (2018 à ce jour)
Membre de comités
- Membre : Comité permanent des affaires étrangères et du commerce international (2019 à ce jour); Comité permanent des peuples autochtones (2017 à ce jour).
- Ancienne membre : Comité permanent des transports et des communications (2020 à 2022)
Points d'intérêt récents
L’adéquation d’AMC
- Lors de la visite du 125 Sussex en mars 2023, la sénatrice Coyle a demandé plus d'informations sur le travail du ministère sur l'avenir de la diplomatie et sur la part de contribution interne ou externe.
- Le 9 mars 2023, elle note que le Canada a eu 15 ministres des Affaires étrangères au cours des 22 dernières années, et exprime l'opinion que certains ministres n'ont pas le temps ou le pouvoir de fournir aux diplomates canadiens un véritable leadership ; elle demande à John Baird, qui comparaît comme témoin, de partager son point de vue sur la façon dont ces multiples changements affectent le Service extérieur.
- En juin 2022, la sénatrice s'intéresse au processus de recrutement d’AMC et demande s'il existe une stratégie de la part du ministère pour attirer des professionnels de haut niveau ou en milieu de carrière.
- En avril 2022, la sénatrice Coyle a décrit la perte de nombreux experts en aide au développement suite à la fusion de l'ACDI avec le MAECI, et a demandé si le rôle des Affaires mondiales en tant que lien avec l'expertise en matière d'aide au développement avait été affaibli.
Diplomatie culturelle
- Le 10 mai 2023, lors de l'intervention du vice-ministre Morrison sur la diplomatie culturelle, le sénateur Coyle a demandé où en étaient GAC et Heritage dans le développement de la stratégie de diplomatie culturelle, comment ils s'y prenaient, ce qu'ils avaient pu apprendre de la coopération passée et comment ils allaient mesurer le succès de la stratégie.
Ukraine
- En juin 2022, la sénatrice Coyle a souhaité connaître le rôle du Canada ou de tout autre pays ou organisation internationale dans le soutien aux voies diplomatiques de négociation entre la Russie et l'Ukraine et a demandé s'il existait encore une possibilité de désescalade par le biais de la diplomatie.
Actifs russes saisis :
- En mai 2022, la sénatrice Coyle a voulu savoir comment seront utilisés les avoirs russes saisis par le gouvernement.
Autres intérêts
- La sénatrice Coyle défend l'égalité des sexes dans les institutions publiques canadiennes et dans la société canadienne.
Marty Deacon
Groupe des sénateurs indépendants – Ontario (Waterloo Region)

Nomination au sénat
- 28 février, 2018
Antécédents professionnels
- Jeux du Commonwealth Canada : Membre du conseil d’administration et chef de mission (2012 à ce jour)
- Comité olympique canadien : Directrice du conseil d’administration (2009 à ce jour)
- Consultante indépendante : Consultation d’orientation scolaire aux niveaux primaire et secondaire (2016 à 2018)
- Conseil scolaire de district de la région de Waterloo : Surintendante et directrice générale (2010 à 2016); directrice (2000 à 2010)
Rôles politiques et parlementaires
- Groupe sénatorial : Groupes des sénateurs indépendants (2018 à ce jour)
Membre de comités
- Membre : Comité permanent de la sécurité nationale et de la défense (2020 à ce jour); Comité permanent des affaires étrangères et du commerce international (2020 à ce jour); Comité permanent du règlement, de la procédure et des droits du Parlement (2022 à ce jour)
- Ancienne membre : Comité permanent des langues officielles (2022 à 2022)
Points d'intérêt récents
Russie :
- En juin 2022, la sénatrice Deacon s'est inquiétée du risque que la Russie utilise des armes chimiques en Ukraine et a demandé quelles options s'offraient au Canada et aux autres signataires de la Convention sur les armes chimiques en cas d'utilisation de ces armes.
- Au cours de la même réunion, elle a également exprimé son inquiétude concernant la violence physique exercée par la Russie sur les femmes et les enfants en Ukraine et a demandé comment le Canada pouvait aider à faire en sorte que les auteurs de violences sexuelles en Ukraine soient tenus pour responsables.
L’adéquation d’AMC :
- Lors de sa visite à 125 Sussex en mars 2023, le sénateur Deacon a demandé ce que le gouvernement avait appris de la pandémie en matière de gestion des urgences et quel était le lien entre le travail du NORAD et d'autres sites similaires et le Centre de veille et d'intervention en cas d'urgence d’AMC.
- En juin 2022, la sénatrice a déclaré, sur la base des commentaires des témoins précédents, qu'"il y a trop de superviseurs et pas assez de laisse pour permettre aux agents des affaires étrangères du Canada de fonctionner de manière indépendante et autonome dans leurs affectations".
- Elle s'est également interrogée sur la direction que le Canada devrait prendre en tant que puissance moyenne dans sa diplomatie, compte tenu des changements majeurs sur la scène internationale.
- La sénatrice Deacon considère que l'aspect développement de la diplomatie est très important pour un pays riche et de taille moyenne comme le Canada. Elle pose régulièrement des questions sur les efforts et les ressources du Canada en matière d'aide au développement.
Actifs russes saisis :
- En mars 2022, le sénateur Deacon a voulu savoir comment les avoirs russes saisis par le gouvernement seraient utilisés et si le déblocage des avoirs russes pourrait être une condition de tout accord de paix.
Autres intérêts
Afghanistan :
- En 2021, la sénatrice Deacon a été contactée par plusieurs athlètes, entraîneurs, dirigeants sportifs et leaders de la communauté LGBTQ2+ pour les aider à quitter l'Afghanistan.
- Lors d'une période de questions au Sénat en février 2022, elle a également réitéré l'importance du travail à accomplir pour faire sortir les Afghans d'Afghanistan.
Mohamed-Iqbal Ravalia
Groupe des sénateurs indépendants – Newfoundland and Labrador

Nomination au sénat
- 1 juin 2018
Antécédents professionnels
- Études : Diplôme de médecine (MB.ChB.) et certificat en médecine familiale (CCMF).
- Médecine : a pratiqué la médecine familiale à Twillingate, à Terre-Neuve-et-Labrador (1984 à 2018).
- Mobilisation communautaire : a participé au conseil exécutif d’une équipe locale de hockey mineur et à des activités de financement pour le Club Lions ; a accordé son soutien au programme d'école du dimanche de l'Église anglicane.
Rôles politiques et parlementaires
- Groupe sénatorial : Groupe des sénateurs indépendants (2018 à ce jour)
- Membre : Association parlementaire Canada-Europe (2019 à ce jour)
Membre de comités
- Membre : Comité permanent des affaires étrangères et du commerce international (2020 à ce jour); Comité permanent des pêches et des océans (2018 à ce jour); Comité mixte permanent de la Bibliothèque du Parlement (2019 à ce jour)
- Ancient membre : Comité permanent de la sécurité nationale et la défense Défense (2022 à 2022)
Points d'intérêt récents
L’adéquation d’AMC :
- Lors de la visite de mars 2023 au 125 Sussex, le sénateur Ravalia a demandé ce qu’AMC faisait pour attirer les "Canadiens à trait d'union" afin que nous puissions profiter de leurs compétences linguistiques, de leurs connaissances culturelles, etc.
- En novembre 2022, le sénateur a interrogé le MDN sur sa participation à l'élaboration de la Stratégie indo-pacifique, compte tenu des menaces potentielles qui pèsent sur cette région du monde.
- En juin 2022, il reconnaît l'importance de moderniser la diplomatie canadienne ainsi que les technologies numériques pour revitaliser le service extérieur. Il a demandé si le Canada disposait d'une infrastructure capable de faire face aux menaces potentielles en matière de cybersécurité et s'il travaillait avec ses alliés du groupe Fives Eyes sur cette question.
- En avril 2022, le sénateur Ravalia a suggéré que, dans le contexte de l'évolution des défis mondiaux, le Canada semble être sous-représenté dans certaines juridictions, comme sur le continent africain.
L’aide humanitaire à l’Ukraine :
- En juin 2022, le sénateur Ravalia a demandé ce que le Canada pouvait faire pour aider à maintenir un approvisionnement adéquat en matériel et en médicaments pour les organisations qui aident les Ukrainiens sur le terrain.
L'industrie spatiale et la coopération :
- En mai 2022, le sénateur Ravalia a demandé plus de détails sur le protocole d'accord signé par le Canada et les États-Unis concernant la coopération sur le Lunar Gateway civil. Il a également demandé s'il y aura une concurrence entre l'industrie privée et ce programme à long terme.
Équité en matière de vaccins :
- Le sénateur Ravalia a été un fervent défenseur de la redistribution des vaccins COVID-19 aux pays défavorisés et a demandé à plusieurs reprises que le Canada participe à la distribution de vaccins dans les pays nécessiteux et sous-développés.
Yuen Pau Woo
Groupe des sénateurs indépendants – British Columbia

Nomination au sénat
- 10 novembre 2016
Antécédents professionnels
- Recherche : Chercheur principal en politique publique, Institute of Asian Research à l'Université de Colombie-Britannique (2014 à 2021); chercheur en faculté, Jack Austin Centre for Asia Pacific Business Studies (école Beedie de la SFU) (2014 à ce jour).
- Asia-Pacifique : Président-directeur général de la Fondation Asie Pacifique du Canada (2005 à 2014) ; attaché supérieur de recherche à la Fondation Asie-Pacifique du Canada (2014 à 2021); président de China Global: The Vancouver Society for Promotion of Chinese Art and Culture (2014 à 2020).
Rôles politiques et parlementaires
- Groupe senatorial : Groupe des sénateurs indépendants (2016 à ce jour)
- Facilitateur du GSI (2017 à 2021)
Membre de comités
- Membre : Comité permanent des affaires étrangères et du commerce international (2017 à ce jour); Comité permanent des banques et du commerce (2021 à ce jour); Comité de sélection (2017 à ce jour); Comité permanent de la régie interne, des budgets et de l'administration (2021 à ce jour);); Comité mixte permanent d'examen de la réglementation (2017 à ce jour).
- Ancien membre : Comité de sélection (2019 à 2020) ; Comité permanent du règlement, de la procédure et des droits du Parlement (2021 à 2022)
Points d'intérêt récents
L’adéquation d’AMC :
- En juin 2022, le sénateur Woo s'est montré très intéressé par le processus de recrutement du service extérieur et par les moyens de l'optimiser.
- Le sénateur Woo a déclaré qu'il était favorable à un plus grand recrutement de fonctionnaires d'autres ministères dans le service extérieur.
- Lors de la comparution du ministre Sajjan devant le comité en novembre 2022, le sénateur a suggéré qu’AMC devrait accorder une plus grande importance que nous ne le faisons actuellement au savoir-faire et aux compétences intrinsèques que possèdent certains Canadiens à l'échelle mondiale, et accorder moins d'importance à la connaissance de la langue française. À titre d'exemple, il a suggéré la connaissance des langues étrangères, le fait d'avoir vécu à l'étranger et la compréhension des cultures du monde entier
Droits antidumping et compensatoires :
- En mai 2022, le sénateur Woo a souligné l'importance de traiter les droits antidumping et compensatoires pour protéger les producteurs et leurs travailleurs et a demandé comment les intérêts des consommateurs et des importateurs de biens intermédiaires sont pris en compte dans ces mesures protectionnistes.
Invasion de l’Ukraine par la Russie :
- En avril 2022, le sénateur Woo a exprimé son mécontentement face au fait que le gouvernement semble vouloir que le conflit en Ukraine se poursuive à long terme et a demandé ce que fait le Canada pour tenter de négocier une fin rapide de la guerre afin de réduire les souffrances humaines.
Sanctions contre la Russie :
- En mars 2022, le sénateur Woo a indiqué qu'il était d'accord avec l'utilisation de la loi Magnitsky pour punir les dirigeants russes. Cependant, il a exprimé quelques réticences concernant LMES et LBBDEC qui, selon lui, pourraient ne pas atteindre l'objectif de changer le comportement de ces acteurs russes.
Amina Gerba
Progressive Senate Group – Quebec (Rigaud)

Nomination au sénat
- 29 juillet 2021
Antécédents professionnels
- Études : Baccalauréat en administration des affaires et maîtrise en administration des affaires
- Commerce : Présidente et fondatrice de Kariliss Laboratories Inc. (1995 à ce jour); cofondatrice de Kariderm (1998 à ce jour)
- Activités de consultation : Elle a lancé sa propre société d’experts-conseils, Afrique Expansion Inc., dans le but de nouer des liens entre le Canada et l’Afrique et de favoriser les débouchés commerciaux (2003 à 2021).
Rôles politiques et parlementaires
- Groupe senatorial : Groupe progressite du Sénat (2021 à ce jour)
- Membre : Association parlementaire Canada-Afrique (2021 à ce jour); Association interparlementaire Canada-France
Membre de comités
- Membre : Comité permanent des affaires étrangères et du commerce international (2021 à ce jour); Comité permanent des droits de la personne (2021 à ce jour)
- Ancienne membre : Comité permanent de l'énergie, de l'environnement et des ressources naturelles (2021 à 2022); Comité permanent des droits de la personne (2021 à ce jour); Comité permanent des finances nationales (2021 à 2022); Comité permanent des affaires sociales, des sciences et de la technologie (2021 à 2022); Comité permanent des transports et des communications (2021 à 2022).
Points d'intérêt récents
L’adéquation d’AMC
- Lors de la visite de mars 2023 au 125 Sussex, le sénateur Gerba a demandé des détails sur la stratégie africaine du Canada et sur ce que nous savons de la façon dont les autres pays se positionnent en Afrique.
- En novembre 2022, la sénatrice a critiqué les témoins du MDN sur leur empreinte en Afrique, ayant été surprise d'apprendre qu'un officier de défense couvrait 13 pays.
- En octobre 2022, elle demande si l'ensemble de l'appareil diplomatique canadien ne devrait pas se tourner vers la politique étrangère économique pour éviter de manquer des opportunités.
- En juin 2022, la sénatrice Gerba félicite le Canada pour son adhésion à la Banque africaine de développement. Elle a toutefois déploré la réduction, au fil des ans, du réseau diplomatique canadien sur le continent et a demandé pourquoi un pays comme le Canada, qui est l'un des principaux bailleurs de fonds de l'Afrique, dispose d'un réseau diplomatique aussi réduit sur place.
- En avril 2022, la sénatrice a demandé s'il y avait eu des changements significatifs suite au plan annoncé par AMC d'augmenter le nombre de cadres noirs et autochtones.
Crise alimentaire mondiale :
- En juin 2022, la sénatrice Gerba a souligné les problèmes alimentaires mondiaux liés au conflit en Ukraine et a demandé quel rôle le Canada pouvait jouer pour limiter cette crise, en particulier dans les pays africains les plus touchés.
Système de recours commercial : PME
- En mai 2022, le sénateur Gerba a souligné la nécessité d'améliorer l'accès des petites et moyennes entreprises au système de recours commercial et a demandé quelles mesures avaient été prises par le gouvernement pour simplifier l'accès des petites et moyennes entreprises au système.
Projet de loi S-217 (Loi relative à la réaffectation de certains biens saisis, gelés ou séquestrés) :
- En avril 2022, la sénatrice Gerba a reconnu l'importance de cette législation, mais s'est inquiétée de ses effets sur les investissements des ressortissants étrangers au Canada.
Stephen Greene
Canadian Senetors Group – Nova Scotia (Halifax – The Citadel)

Nomination au sénat
- 22 décembre 2008
Antécédents professionnels
- Politique : Candidat du Parti réformiste aux élections fédérales de 1993 et 1997 ; chef de cabinet de Preston Manning du Parti réformiste du Canada (1993 à 1996).
- Assurance : Il a travaillé dans le secteur des assurances et a pris part à des dossiers d'assurance nationale et internationale (1996-2009).
- Service extérieur : Au début de sa carrière, il a travaillé à l'ambassade du Canada à Washington D.C. et au consulat du Canada à Boston.
Rôles politiques et parlementaires
- Groupes sénatoriaux : Parti conservateur du Canada (2009 à 2017) ; Groupe des sénateurs indépendants (2017 à 2019) ; Groupe des sénateurs canadiens (2009 à ce jour)
- Agent de liaison adjoint (2022 à ce jour)
- Whip adjoint du gouvernement au Sénat (2010 à 2015)
- Whip adjoint de l’opposition au Sénat (2016 à 2017)
Membre de comités
- Membre : Comité permanent des affaires étrangères et du commerce international (2019 à ce jour) ; Comité permanent du règlement, de la procédure et des droits du Parlement (2020 à ce jour) ; Comité mixte permanent d'examen de la réglementation (2019 à ce jour)
- Ancien membre : Comité permanent des banques et du commerce (2015 à 2017) ; Comité sénatorial spécial sur la modernisation du Sénat (2017 à 2019) ; Comité permanent des transports et des communications (2011 à 2013)
Points d'intérêt récents
L’adéquation d’AMC :
- En juin 2022, le sénateur Greene a fait remarquer que le conflit en Ukraine allait modifier considérablement la politique internationale du Canada et a demandé si le AMC allait demander l'aide d'universitaires et d'experts pour l'aider à s'adapter.
Mise à jour de l'ONU :
- En avril 2022, le sénateur Greene a évoqué le manque de pertinence de l'ONU dans le conflit en Ukraine et a demandé si le Canada devrait avoir pour objectif d'entamer des discussions et de travailler à la création des "Nations unies, deuxième partie".
Ukraine :
- Depuis le début du conflit, le sénateur Greene a plaidé en faveur d'une aide accrue à l'Ukraine et de l'imposition d'une zone d'exclusion aérienne.
Accords de libre-échange :
- En mai 2019, le sénateur Greene a déclaré qu'il était en faveur des accords de libre-échange parce qu'ils profitent au Canada, à nos partenaires commerciaux et à l'économie mondiale en général.
Mohammad Khair Al Zaibak
Canadian Senators Group – Ontario

Nomination au sénat
- 28 janvier 2024
Antécédents professionnels
Études :
- Baccalauréat ès sciences en télécommunications et ingénierie.
Affaires :
- Cofondateur et PDG de la Société canadienne de développement et de marketing.
- Cofondateur et ancien directeur de Teranet Inc., un partenariat public-privé.
Organismes à but non lucratif et autres entreprises :
- Cofondateur de Lifeline Syria, un organisme à but non lucratif qui aide les réfugiés syriens à se réinstaller au Canada.
- Co-fondateur du Canadian Arab Institute, un groupe de réflexion axé sur le bien-être et la prospérité de la communauté canado-arabe.
- Membre émérite du Massey College.
- Membre du conseil consultatif du Conseil international du Canada.
- Ancien président du Conseil de commerce canado-arabe.
Points d'intérêt récents
Positions du Canada sur la guerre entre Israël et le Hamas :
- Le sénateur Al Zaibak s'est demandé pourquoi le Canada n'avait pas soutenu la résolution de l'ONU du 10 mai 2024 visant à améliorer le statut de la Palestine à l'ONU. Il a fait valoir que cette position contredit le soutien du Canada à une solution à deux États
- Le sénateur Al Zaibak a exprimé ses préoccupations concernant la situation humanitaire à Gaza.
Réfugiés ukrainiens :
- Le sénateur Al Zaibak s'est enquis des conditions humanitaires des réfugiés ukrainiens au Canada et dans des pays tiers.
Leo Housakos
Conservative Party of Canada – Quebec (Wellington)

Nomination au sénat
- 22 décembre 2008
Antécédents professionnels
- Études : Baccalauréat en administration des affaires
- Affaires : A fait carrière dans les affaires, a servi deux mandats en tant que vice-président du Congrès hellénique du Québec et en tant que membre fondateur de la Chambre de commerce hellénique du Montréal métropolitain.
Rôles politiques et parlementaires
- Groupe sénatorial : Parti conservateur du Canada (2009 à ce jour)
- Whip adjoint de l’opposition(2020 à ce jour)
- Président du Sénat(2015)
- Président intérimaire(2014 à 2015)
Membre de comités
- Président : Comité permanent des transports et des communications (2021 à ce jour)
- Membre : Comité permanent des affaires étrangères et du commerce international (2009 à 2021/2022 à ce jour); Comité permanent des transports et des communications (2009 à 2016/2021 à ce jour); Comité de sélection (2021 à ce jour)
- Ancien membre : Comité permanent de la régie interne, des budgets et de l'administration (2013 à 2016); Comité permanent du règlement, de la procédure et des droits du Parlement (2017 à 2019);Comité permanent de la régie interne, des budgets et de l'administration (2009 à 2022); Comité mixte spécial sur la déclaration de situation de crise (2022 à 2022)
Points d'intérêt récents
L’adéquation d’AMC
- Lors de la visite du 125 Sussex en mars 2023, le sénateur Housakos a demandé ce que le ministère devait faire pour combler les lacunes perçues en matière de collecte de renseignements, de défense contre les cyberattaques et le vol de propriété intellectuelle à un niveau équivalent à celui de nos alliés aux États-Unis, au Royaume-Uni et en France.
Régime de sanctions :
- En mai 2022, le sénateur Housakos a présenté le projet de loi S-247, Loi modifiant la loi sur la justice pour les victimes de la corruption d'agents étrangers (Sergei Magnitsky Law).
- Lors d'un débat sur le projet de loi S-217, Loi relative à la réaffectation de certains biens saisis, gelés ou séquestrés, en juin 2022, le sénateur Housakos s'est prononcé en faveur du projet de loi en mentionnant qu'"il renforcera davantage la loi Magnitsky et renforcera notre capacité en tant que pays à traiter correctement la corruption et les violations des droits de l'homme dans le monde entier".
Interférence étrangère
- En octobre 2022, le sénateur Housakos a parlé d'une augmentation de l'ingérence étrangère au Canada et a demandé aux témoins quel type de législation permettrait d'identifier et de protéger le Canada à cet égard.
Afghanistan :
- En octobre 2022, le sénateur Housakos a déploré que le Canada ait laissé tomber ses amis et ses partisans en Afghanistan, demandant si l'échec était dû à un manque de renseignements ou à une erreur d'AMC ou de l'IRCC.
Michael L. MacDonald
Conservative Party of Canada – Nova Scotia (Cape Breton)

Nomination au sénat
- 2 janvier 2009
Antécédents professionnels
- Études : Baccalauréat en sciences politiques et en histoire
- Politique provinciale : Il s'est présenté deux fois aux élections provinciales pour le Parti progressiste-conservateur de Nouvelle-Écosse, en 1993 et 1998.
- Affaires : Président et propriétaire du Fortress Inn Louisbourg (1988 à ce jour).
Rôles politiques et parlementaires
- Groupe sénatorial : Parti conservateur du Canada (2013 à présent)
- Vice-président : Groupe interparlementaire Canada–États-Unis (2019 à ce jour)
- Trésorier : Groupe d’amitié interparlementaire Canada-Corée (2020 à ce jour)
Membre de comités
- Président : Comité de sélection (2021 à ce jour)
- Membre : Comité permanent des affaires étrangères et du commerce international (2009 à ce jour);
- Ancien membre : Comité permanent des transports et des communications (2015 – 2017 | 2020 – 2021); Comité permanent des transports et des communications (2015 à 2017)
Points d'intérêt récents
L’adéquation d’AMC
- En juin 2022, le sénateur MacDonald s'est interrogé sur l'impact de la sélection de diplomates non professionnels en tant qu'ambassadeurs.
ONU – Ukraine :
- Depuis le début du conflit en Ukraine, le sénateur MacDonald a, à plusieurs reprises, exprimé des inquiétudes quant à l'impact du conflit sur le fonctionnement des Nations unies
Chine :
- Le sénateur MacDonald s'est montré particulièrement préoccupé par les intentions de la Chine. En avril 2022, il a affirmé que la Chine tirait actuellement des enseignements du conflit en Ukraine sur le plan tactique et opérationnel.
Producteurs agricoles :
En mars 2020, le sénateur MacDonald a exprimé son inquiétude quant à l'impact de la taxe carbone qui, selon lui, empêcherait l'agriculture canadienne de rivaliser avec les producteurs américains dans un contexte de libre-échange.
La stratégie du Canada pour l'Afrique
- Lors du 2e dialogue de haut niveau entre le Canada et la Commission de l'Union africaine, le 7 novembre 2024, les ministres ont fait une série d'annonces à l'appui de la Stratégie pour l'Afrique.
- Les principaux piliers de la stratégie sont axés sur le renforcement des partenariats dans les domaines de la diplomatie, de la paix et de la sécurité, du commerce, du développement et des relations interpersonnelles.
Messages supplémentaires
- Le Canada a annoncé, lors du DHN, la nomination d'envoyés spéciaux pour l'Afrique et le Sahel, un mécanisme d'engagement de la diaspora, 54 millions de dollars pour des initiatives de paix et de sécurité, une future mission commerciale en Afrique, un nouveau centre commercial pour l'Afrique, un programme de commerce et de développement, 176,6 millions de dollars pour des projets de développement axés sur l'autonomisation des jeunes et des femmes, ainsi qu'une nouvelle ambassade au Bénin et un nouveau haut-commissariat en Zambie.
- Dans le cadre de la stratégie pour l'Afrique, le Canada renforcera son soutien à la paix et à la sécurité, consolidera ses liens et sa présence dans les pays et les institutions d'Afrique, renforcera les partenariats pour une prospérité partagée, renforcera les partenariats pour réduire la pauvreté, fournira une aide humanitaire, soutiendra le développement économique et renforcera la capacité d'action des jeunes.
Faits et chiffres à l'appui
- Au Canada, la diaspora africaine a plus que quadruplé, passant de 300 000 personnes en 2000 à 1,3 million en 2021.
- Le Canada est une destination d'étude populaire pour les Africains. En 2022, près de 100 000 Africains étaient titulaires d'un permis d'études au Canada, soit 10 % de l'ensemble des titulaires de permis d'études au Canada.
- L'Agenda 2063 de l'UA met l'accent sur le rôle du secteur privé dans la réalisation d'un développement inclusif et durable, en soulignant notamment l'importance de promouvoir l'esprit d'entreprise sur tout le continent.
Contexte
Dans sa lettre de mandat de 2021, le Premier ministre Trudeau a demandé au MINT d'élaborer une stratégie de coopération économique pour l'Afrique. De son côté, la MINA a chargé son secrétaire parlementaire Rob Oliphant, en 2022, d'élaborer une stratégie pour l'Afrique. Ces efforts ont été consolidés au printemps 2024.
Affaires mondiales Canada (AMC) a mené des consultations approfondies et des engagements de haut niveau depuis 2022 afin d'éclairer son approche renouvelée de l'Afrique. Nous avons reçu les commentaires de plus de 600 intervenants du gouvernement, des entreprises, de la société civile, du milieu universitaire et des diasporas africaines au Canada et dans 39 pays africains.
La stratégie vise à renforcer, à élargir et à rendre plus visibles les partenariats du Canada avec les pays et les institutions d'Afrique.
Aide internationale du Canada à l’Afrique
Total de l’aide internationale 2016/2017 - 2022/2023, 20.9G$
Version texte
Objectifs de la PAIF, 2022/2023
| Target | Actual | |
|---|---|---|
| Développement pour l’Afrique subsaharienne | 50% | 41% |
| Programmes spécialisés en égalité des genres pour les (Afrique): | 15% | 14% |
| Programmes intégrés en égalité des genres (Afrique) | 95% | 99% |
- Les crises dans d’autres régions (p. ex. Ukraine, Afghanistan et Asie du Sud-Est) ont réorienté les dépenses en développement au détriment de l’Afrique subsaharienne.
- Aide humanitaire : En 2022-2023, environ 29 % de l’aide humanitaire bilatérale d’AMC a été consacrée à l’Afrique subsaharienne. Les principaux bénéficiaires de l’aide humanitaire d’AMC comprenaient l’Ukraine, la Syrie, le Yémen, l’Afghanistan et le Liban.
- Engagement de 5,3 milliards de dollars à l’égard du financement de la lutte contre les changements climatiques : À ce jour, 29 % des montants approuvés pour les projets d’AMC sont consacrés à l’Afrique subsaharienne, tandis que 37 % sont destinés à l’Asie, et 24 % aux Amériques.
Version texte
- Aide internationale du Canada par exercise
- Définition internationale de l’aide bilatérale et multilatérale
- Bilateral Multilateral
| Année | Bilateral | Multilateral | Total |
|---|---|---|---|
| 2016/2017 | 1,372M | 748M | 2,120M |
| 2017/2018 | 1,582M | 779M | 2,361M |
| 2018/2019 | 1,585M | 916M | 2,501M |
| 2019/2020 | 1,604M | 868M | 2,472M |
| 2020/2021 | 2,803M | 877M | 3,680M |
| 2021/2022 | 2,209M | 1,434M | 3,642M |
| 2022/2023 | 2,380M | 1,717M | 4,097M |
Version texte
Distribution de l’aide bilatérale au développement d’AMC par continent
Définition de la PAIF
| Année | Afrique | Amérique | Asie | Europe | Moyent-Orient | Autres |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 2017/2018 | 49% | 14% | 17% | no data | 17% | |
| 2018/2019 | 45% | 16% | 20% | no data | 16% | |
| 2019/2020 | 42% | 17% | 22% | no data | 16% | |
| 2020/2021 | 47% | 18% | 22% | no data | 10% | |
| 2021/2022 | 49% | 12% | 25% | no data | 8% | |
| 2022/2023 | 41% | 14% | 21% | 12% | 11% |
Version texte
10 principaux pays récipiendaires, 2022/2023
Comprend tous les ministères et toutes les sources, la définition internationale de l’aide bilatérale et multilatérale
| Pays | Bilateral | Multilateral |
|---|---|---|
| Nigéria | 101M | 176M |
| Éthiopie | 131M | 119M |
| Tanzanie | 115M | 113M |
| RDC | 95M | 111M |
| Mozambique | 98M | 75M |
| Kenya | 66M | 89M |
| Sénégal | 96M | 43M |
| Soudan du Sud | 105M | 32M |
| Mali | 100M | 29M |
| Ghana | 73M | 43M |
- Aide bilatérale : versement de fonds que le donateur affecte ou contrôle en précisant le bénéficiaire et/ou d’autres aspects de l’initiative.
- Aide multilatérale: soutien institutionnel à une organisation multilatérale qui met en commun les contributions afin qu’elles fassent partie intégrante des actifs financiers de l’organisation.
Version texte
Aide internationale du Canada à l’Afrique
Distribution par secteur d’activité, 2022-2023
- Tous les ministères
- Exclut les coûts administratifs
| Action area | Distribution |
|---|---|
| La croissance au service de tous | 740M (19%) |
| L’environnement et l’action pour le climat | 406M (10%) |
| Égalité des genres et renforcement du pouvoir des femmes et des filles | 126M (3%) |
| Services sociaux/sécurité alimentaire | 152M (4%) |
| Aide humanitaire | 407M (10%) |
| Santé et SDSR | 1,320M (33%) |
| Éducation | 328M (8%) |
| Gouvernance inclusive | 223M (6%) |
| Paix et sécurité | 90M (2%) |
| Autres | 162M (4%) |
Version texte
10 principaux secteurs, tous les ministères
- Comprend l’aide bilatérale et multilatérale (définition internationale)
| Secteur | Bilateral | Multilateral |
|---|---|---|
| Lutte contre la COVID-19 | 499 258 015.56 | 2 039 140.79 |
| Aide alimentaire d’urgence | 157 352 512.63 | 15 267 254.07 |
| Lutte contre les MST, y compris le VIH/le SIDA | 8 275 410.54 | 125 220 272.99 |
| Lutte contre les maladies infectieuses | 42 069 069.47 | 63 192 023.72 |
| Assistance matérielle et services d’urgence | 79 357 136.92 | 24 687 523.33 |
| Lutte contre le paludisme | 2 296 781.00 | 91 304 361.41 |
| Politique de la santé et gestion administrative | 33 234 705.92 | 55 518 306.52 |
| Services sociaux et bien-être | 1 578 292.27 | 84 732 708.01 |
| Transport routier | 83 270 896.71 | |
| Production d’énergie, sources renouvelables | 79 420 343.42 | 2 110 192.45 |
Version texte
Aide humanitaire
- Tous les ministères, définition internationale de l’aide bilatérale et multilatérale
| Année | Bilateral | Multilateral | Total |
|---|---|---|---|
| 2016/2017 | 34M | 292M | 326 |
| 2017/2018 | 50M | 311M | 361 |
| 2018/2019 | 53M | 294M | 346 |
| 2019/2020 | 60M | 258M | 318M |
| 2020/2021 | 54M | 405M | 458 |
| 2021/2022 | 63M | 400M | 463 |
| 2022/2023 | 84M | 325M | 409 |
Version texte
5 principaux bénéficiaires de l’aide humanitaire, 2022-2023
- Tous les ministères, définition internationale de l’aide bilatérale et multilatérale
| Pays | Bilateral | Multilateral | Total |
|---|---|---|---|
| Éthiopie | 40M | 5M | 45M |
| Soudan du Sud | 38M | 4M | 42M |
| République démocratique du Congo | 35M | 5M | 39M |
| Somalie | 33M | 4M | 37M |
| Soudan | 32M | 4M | 36M |
Version texte
Aide internationale d’AMC par type de partenaire
- Comprend l’aide bilatérale et multilatérale (définition internationale)
| Année | Partenaires canadiens& | Partenaires étrangers | Partenaires multilatéraux | Autres |
|---|---|---|---|---|
| 2016/2017 | 26% | 15% | 58% | no data |
| 2017/2018 | 24% | 16% | 59% | no data |
| 2018/2019 | 26% | 15% | 60% | no data |
| 2019/2020 | 29% | 13% | 57% | no data |
| 2020/2021 | 21% | 12% | 67% | no data |
| 2021/2022 | 19% | 12% | 69% | no data |
| 2022/2023 | 22% | 11% | 67% | no data |
Version texte
10 principaux partenaires multilatéraux d’AMC, 2022-2023
| Partenaire | Bilateral | Multilateral | Total |
|---|---|---|---|
| Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme | 70M | 248M | 318M |
| Groupe de la Banque africaine de développement | 2M | 257M | 259M |
| UNICEF – Fonds des Nations Unies pour l’enfance | 239M | 10M | 249M |
| PAM – Programme alimentaire mondial | 182M | 14M | 196M |
| Fonds fiduciaires BIRD – Banque mondiale | 191M | 4M | 195M |
| Gavi, l’Alliance du vaccin | 79M | 37M | 116M |
| OMS – Organisation mondiale de la santé | 89M | 6M | 95M |
| Partenariat mondial pour l’éducation | 60M | n/a | 60M |
| PNUD – Programme des Nations Unies pour le développement | 18M | 28M | 46M |
| FEM – Fonds pour l’environnement mondial | n/a | 39M | 39M |
| Nom du partenaire | Aide internationale |
|---|---|
| Grands Défis Canada | 33M |
| CARE Canada | 33M |
| Aide à l’enfance Canada | 32M |
| Banque canadienne de grains | 30M |
| Vision mondiale Canada | 29M |
| Initiative pour les micronutriments | 27M |
| EUMC – Entraide universitaire mondiale du Canada | 25M |
| Plan International Canada | 24M |
| Action contre la faim | 20M |
| Oxfam-Québec | 19M |
| Partner Name | International Assistance |
|---|---|
| Fondation Medicines Patent Pool | 30 |
| Mirova Gigaton Fund S.A.,SICAV RAIF | 25 |
| Gouvernement du Royaume-Uni – DFID – ministère du Développement international | 23 |
| Gouvernement de la Tanzanie – ministère des Finances | 22 |
| Gouvernement du Sénégal – ministère de l’Économie et des Finances | 20 |
| MARIE STOPES INTERNATIONAL LTD. | 10 |
| Gouvernement du Mozambique – ministère de l’Éducation et de la Culture | 10 |
| responsAbility CSAFS Fund | 9 |
| GIZ – Société allemande pour la coopération internationale | 8 |
| Nesta | 8 |
L'empreinte du Canada en Afrique
Figure 1 - Carte de l'empreinte bilatérale du Canada en Afrique (en anglais)
Version texte - Figure 1
Diplomatie : 27 missions (22 en Afrique subsaharienne et 5 en Afrique du Nord)
Comprend 5 bureaux (3 diplomatiques et 2 commerciaux) et une nouvelle mission d'observation permanente auprès de l'Union africaine à Addis-Abeba, en Éthiopie
Développement : 23 programmes d'aide internationale, dont des programmes régionaux panafricains et sahéliens :
Bénin, Burkina Faso, Éthiopie, Ghana, Côte d'Ivoire, Kenya, Mali, Mozambique, Niger, Nigeria, Sénégal, Somalie, Afrique du Sud, Soudan, Soudan du Sud, Tanzanie, Égypte, Tchad, Tunisie et Maroc.
Importants engagements multilatéraux et de partenaires canadiens (par exemple, MEDA, Plan International, Aga Khan, Save the Children) sur tout le continent, dans des pays avec et sans programmes bilatéraux.
Commerce : 16 délégués commerciaux canadiens et 47 délégués commerciaux recrutés localement au service de 50 marchés.
Sécurité : Déploiements de militaires et de policiers canadiens dans le :
MFO (péninsule du Sinaï) ; 39 membres du personnel
MONUSCO (RDC) ; 20 membres du personnel
UNMISS (Soudan du Sud) ; 9 membres du personnel
Engagement avec l'Union africaine (UA)
- L'UA est un point central des efforts déployés par le Canada pour élargir et approfondir l'engagement multilatéral et régional sur le continent dans les domaines de la politique étrangère, de développement et commerciale.
- Les relations du Canada avec l'UA se développent grâce à notre nouvelle mission dédiée à l'UA et aux dialogues réguliers de haut niveau sur la politique, le commerce et le développement, y compris le dialogue de haut niveau entre le Canada et l'UA en novembre 2024, et la signature d'un protocole d'accord historique qui institutionnalise et renforce les relations.
Messages supplémentaires
- Cette année marque le 15e anniversaire de l'accréditation du Canada auprès de l'UA en tant qu'observateur permanent.
- Le Canada est déterminé à renforcer ses relations avec l'UA, notamment par le biais du protocole d'accord récemment signé, qui met l'accent sur des domaines clés tels que la paix et la sécurité, l'action climatique, l'égalité entre les hommes et les femmes et le développement durable.
Faits et chiffres à l'appui
- En mai 2024, le ministre du Développement international a annoncé un financement de 20 millions de dollars (2024-2029) pour la CUA, dont 2,5 millions de dollars pour la paix et la sécurité, et 10 millions de dollars pour l'éducation et la formation technique et professionnelle. Cela représente un doublement de la subvention précédente du Canada (2020-2024).
- En outre, le Canada soutient d'autres agences spécialisées de l'UA et les efforts d'intégration continentale menés par l'UA par le biais d'accords de financement distincts. Par exemple : 17 millions de dollars à l'Agence africaine de gestion des risques (2023-2026) pour la préparation aux risques de catastrophe ; et 5 millions de dollars pour le Plan d'action pour la relance verte de l'UA (2023-2026) par l'intermédiaire de l'Institut mondial pour la croissance verte.
Contexte
Engagement stratégique Canada-l’UA : Lors du dialogue de haut niveau Canada-UAC, qui s'est tenu à Toronto les 7 et 8 novembre, le Canada a réaffirmé son engagement à renforcer ses relations avec l'UA. Le dialogue a donné lieu à la signature d'un protocole d'entente. Le Canada a annoncé d'importants engagements financiers, dont 54 millions de dollars pour des initiatives en faveur de la paix et de la sécurité et 176,6 millions de dollars pour des projets de développement soutenant l'autonomisation des jeunes et des femmes. Le Canada a également exprimé son soutien à l'adhésion de l'UA au G20, ainsi qu'aux réformes du Conseil de sécurité des Nations unies et des institutions financières internationales. Plusieurs réunions bilatérales ont eu lieu en marge du DHN, notamment entre le premier ministre Trudeau et son homologue de la CUA, le président Faki.
Le 6 novembre 2024, le ministre de la Promotion des exportations, du Commerce international et du Développement économique a rencontré ses homologues de la CUA à Toronto dans le cadre d'un dialogue sur la politique commerciale. En mai 2024, à Addis-Abeba, le ministre Hussen a codirigé le premier dialogue sur la politique de développement (DPD), qui a suscité un engagement de haut niveau de la part de la CUA. En avril 2024, le commissaire aux affaires politiques, à la paix et à la sécurité de la CUA, Bankole Adeoye, a rencontré les ministres Joly et Hussen ainsi que d'autres hauts fonctionnaires lors de son séjour à Ottawa.
Initiatives clés de l'UA : L'Agenda 2063 est le plan directeur de l'UA pour un développement socio-économique inclusif et durable du continent. L'Agenda 2063 comporte 15 projets phares visant à accélérer la croissance économique et le développement de l'Afrique et à promouvoir une identité commune en consolidant l'histoire et la culture africaines.
L'un des principaux projets phares est la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA), qui créera la plus grande zone de libre-échange au monde (en termes de nombre de pays participants). Le financement actuel du Canada au Centre africain pour les politiques commerciales (CAPC) de la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique (CEA), intitulé « Mise en œuvre de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) pour stimuler le commerce intra-africain » (2021-2026, 15,2 millions de dollars), soutient la mise en œuvre des réformes nécessaires aux niveaux national, sous-régional et continental pour passer de la ratification à la mise en œuvre inclusive de la ZLECA, en mettant l'accent sur l'égalité entre les sexes et l'environnement.
Politique d’aide internationale féministe (PAIF)
- Depuis son adoption en 2017, la Politique d’aide internationale féministe (PAIF) du Canada a guidé la prestation de l’aide internationale du Canada.
- La PAIF fournit un cadre féministe, intersectionnel et fondé sur les droits de la personne qui vise à s’attaquer aux causes profondes de la pauvreté et de l’inégalité.
- Grâce à la PAIF, l’aide internationale du Canada améliore la vie des personnes les plus pauvres et les plus marginalisées, y compris en Afrique subsaharienne, en améliorant la santé, la nutrition, la sécurité alimentaire, l’éducation et le bien-être économique.
Messages supplémentaires
- La PAIF a renforcé la réputation du Canada en tant que donateur déterminé à faire progresser l’égalité des genres ainsi que la santé et les droits sexuels et reproductifs.
- Le gouvernement s’efforce de contrer le recul mondial en matière d’égalité des genres et de droits des femmes et des personnes de la communauté LGBTQI+.
Réponse concernant la cible associée à l’Afrique subsaharienne :
- Affaires mondiales Canada poursuit ses efforts en vue d’atteindre les cibles de la PAIF, notamment en consacrant 50 % de son aide internationale bilatérale aux pays d’Afrique subsaharienne, tout en respectant les engagements en matière de changements climatiques et de santé mondiale et afin de répondre aux besoins humanitaires autour du monde.
- De 2017-2018 à 2022-2023, le volume de l’aide internationale bilatérale du Canada à l’Afrique a été considérablement plus élevé que le soutien octroyé à d’autres continents. Il a également augmenté au cours de cette période.
Mise à jour
Les données préliminaires de 2023-2024 indiquent qu’Affaires mondiales Canada (AMC) a atteint sa cible EG-3 (15,1 %, cible de 15 %), mais que le ministère n’atteindra probablement pas la cible associée à l’Afrique subsaharienne (44,7 %, cible de 50 %).
Le Canada n’a pas encore atteint sa cible associée à l’Afrique subsaharienne, mais s’en est rapprochée au courant de l’exercice 2021-22, avec 49,4%. Le ministère n’a pas atteint cette cible à date, en raison de plusieurs facteurs, notamment l’allocation d’une aide humanitaire important à des régions situées en dehors de l’Afrique subsaharienne, comme le Moyen-Orient et l’Ukraine, et la capacité limitée à octroyer des prêts de financement climatique en Afrique subsaharienne.
Faits et chiffres à l'appui
- Le Canada est l’un des principaux donateurs bilatéraux pour sa part d’aide aux investissements soutenant l’égalité des genres et le renforcement du pouvoir des femmes et des filles.
- Le Canada a soutenu plus de 2 200 organisations et mouvements de défense des droits des femmes dans plus de 30 pays depuis le lancement du programme Voix et leadership des femmes (VLF). Près de 53% des projets du programme VLF ont été mis en œuvre en Afrique subsaharienne. En 2022 seulement, les organisations soutenues par le programme ont influencé plus de 100 politiques et lois, démantelant ainsi des obstacles systémiques à l’égalité.
- En 2019, le Canada a versé 300 millions de dollars au Fonds Égalité afin de créer une source de financement durable pour les organisations de femmes et les mouvements féministes dans les pays en développement. En mars 2024, cette initiative a accordé 56 millions de dollars directement et indirectement à 1 134 organisations dans plus de 100 pays pour s’attaquer à des problèmes tels que la violence à l’égard des femmes, la santé et les droits sexuels et reproductifs, et la justice économique. Le Fonds Égalité travaille avec le Fonds Africain pour le Développement de la Femme, qui soutient les droits des femmes et les groupes féministes en Afrique.
- Le Canada est le principal donateur des programmes de suppléments de vitamine A et s’est imposé comme un chef de file mondial dans la prévention et le traitement de la malnutrition, en collaboration avec des partenaires comme Nutrition International et l’UNICEF. Par exemple, le Canada fournit 34 millions de dollars sur trois ans à l’UNICEF pour améliorer l’offre de suppléments de vitamine A de manière équitable. L’UNICEF estime que ce programme permettra d’atteindre environ 41 millions d’enfants de moins de cinq ans dans 15 pays d’Afrique d’ici 2026.
Principaux résultats du développement
Exemples De Résultats De Haut Niveau
Les investissements du Canada en matière d'aide internationale en Afrique ont contribué à l'obtention de résultats positifs dans toute une série de secteurs, notamment les suivants :
- Progrès en matière d'égalité des sexes et d'autonomisation des femmes et des filles, grâce à la modification des politiques et des lois, à l'amélioration de la capacité des organisations de défense des droits des femmes à promouvoir les droits des femmes et à la participation accrue des femmes au leadership et à la prise de décisions.
- Amélioration de la qualité des soins de santé et de l'accès à ceux-ci, ainsi que de la capacité des femmes et des filles à exercer leurs droits sexuels et reproductifs (DSSR).
- Renforcement de la résilience et de la sécurité alimentaire grâce à l'amélioration des pratiques agricoles et à l'aide apportée aux personnes touchées par les urgences humanitaires, en particulier les femmes et les filles.
- Amélioration de la qualité de l' enseignement public et de l'accès à celui-ci, par exemple par la formation des enseignants, l'élaboration de programmes et de manuels scolaires.
- Renforcement de l'agenda des femmes, de la paix et de la sécurité en veillant à ce que l'aide soit orientée vers la promotion de l'égalité des sexes et de l'inclusion dans les contextes touchés par les conflits.
Exemples De Résultats Au Niveau National
En Éthiopie, l'aide canadienne au développement entre 2013-2014 et 2019-20 a contribué à des améliorations à long terme dans les domaines de l'agriculture, de l'alimentation et de la nutrition. Les programmes ont permis d'accroître la productivité et les revenus des ménages pour les petits exploitants agricoles, tandis que les interventions en matière de nutrition, de santé maternelle, néonatale et infantile et d'eau, d'assainissement et d'hygiène ont contribué à améliorer la santé générale des femmes et des enfants ciblés.
- Entre 2012-2013 et 2017-2018, le Canada a contribué à un changement systémique et transformateur dans le secteur de l'éducation de base, a introduit de nouvelles technologies et techniques agricoles qui ont augmenté la productivité à petite échelle, a amélioré l'accès à des aliments nutritifs en mettant l'accent sur l'engagement communautaire dans la lutte contre les pratiques sociales et culturelles néfastes à l'égard des femmes et des filles au
Sénégal.
- Le soutien du Canada à l'intégration et à la croissance économiques régionales a permis d'améliorer l'efficacité du passage des frontières, de soutenir le développement de la Zone de libre-échange continentale africaine et de promouvoir la création et la croissance d'entreprises dirigées par des femmes sur l'ensemble du continent.
- Le soutien du Canada a permis d'accroître les possibilités d'emploi et de travail autonome pour près d'un million de personnes dans certaines des régions les plus pauvres et les plus vulnérables de l'Égypte.
Exemples de résultats récents au niveau des projets :
Égalité des sexes et autonomisation des femmes et des filles
- Au Mali, le projet Voix et leadership des femmes du Canada a renforcé la capacité des organisations locales à défendre les droits des femmes, tandis que les réseaux de plaidoyer ont contribué à influencer les programmes et les politiques. En 2023-24, plus de 100 actions de plaidoyer auprès des autorités religieuses et politiques ont permis aux femmes d'obtenir de nouveaux titres fonciers, ce qui constitue souvent un obstacle majeur à l'égalité des sexes au Mali et dans d'autres pays africains.
- Plus de 130 organisations de défense des droits des femmes en Tunisie ont été soutenues, ce qui leur a permis de défendre les droits des femmes et l'égalité des sexes. Plus de 15 000 personnes, dont au moins 60 % de femmes, ont été directement impliquées.
- Au Kenya, en 2023-24, 113 organisations de défense des droits des femmes et 7 réseaux féministes ont été financés pour soutenir divers groupes tels que les femmes rurales, les jeunes femmes, les femmes LGBTQI+, les minorités ethniques, les veuves, les femmes handicapées et les travailleuses du sexe. Ils font état d'améliorations en matière de gouvernance, de développement organisationnel, de planification stratégique, de compétences en matière de négociation, de gestion des risques et de mobilisation des ressources. Le projet a influencé six politiques nationales, notamment le projet de loi de finances 2023, la politique d'autonomisation économique des femmes, la politique relative au travail de soins non rémunéré, le projet de loi sur la participation publique 2023 et le budget 2024/2025, démontrant ainsi l'efficacité du plaidoyer et de l'engagement.
Dignité humaine : Santé
- Le financement par le Canada d'un fonds commun pour la santé en Tanzanie a permis d'augmenter le nombre de femmes ayant accès à des services d'accouchement à 97 % en 2022, contre 80 % en 2020, et le nombre de femmes utilisant des méthodes modernes de planification familiale à 50,2 %, contre 42 %.
- En Éthiopie, le soutien du Canada a permis d'améliorer la nutrition des mères et des enfants grâce à une alimentation complémentaire et à des micronutriments, notamment en fournissant des suppléments de vitamine A à plus de 3 millions d'enfants. Il a permis à 365 000 enfants de bénéficier d'un traitement contre la malnutrition aiguë.
- Les programmes canadiens au Maroc ont fourni des services de soins essentiels à près de 5 400 femmes victimes de violences sexistes et ont permis de créer 746 centres de services. Le Canada a également soutenu la formation de plus de 1 000 chefs religieux sur les thèmes du bien-être, de la santé et de la violence sexiste, et a touché plus de huit millions de personnes par le biais de campagnes visant à déconstruire les normes sociales discriminatoires.
Dignité humaine : Éducation
- Le financement canadien a permis à 25 883 filles et femmes du Rwanda, du Burundi et de la République démocratique du Congo de retourner à l'école. Il a également permis d'améliorer l'enseignement et l'environnement scolaire pour plus de 19 000 élèves dans 24 écoles, dont 73 % étaient des réfugiés ou des personnes déplacées.
- Au Soudan du Sud, le financement canadien a permis d'améliorer les pratiques d'hygiène dans les écoles et de renforcer la protection contre la violence sexuelle et sexiste à l'école. À la fin de l'année 2023, plus de 16 000 filles avaient reçu des « kits de dignité » pour gérer leurs règles, tandis que des installations sanitaires avaient été remises en état dans 35 écoles. Les installations sanitaires ont été remises en état dans 35 écoles, ce qui s'est traduit par une augmentation significative de la fréquentation scolaire.
- Au Soudan, le financement canadien a permis à de nombreux enfants de poursuivre leur apprentissage formel et informel. Grâce à un projet mené avec l'ONU en 2023-24, près de 19 000 enfants ont fréquenté des centres offrant des espaces d'apprentissage sûrs où ils pouvaient participer à des programmes d'apprentissage alternatifs. Dans un contexte de fermeture des écoles à l'échelle nationale en raison du conflit en cours, 57 centres d'apprentissage en ligne ont été créés pour aider les enfants déplacés.
- Au Mozambique, le projet du partenaire canadien CODE en 2023-24 a permis de diplômer 4 685 enseignants (dont 2 300 femmes), de créer et de diffuser des manuels pédagogiques tenant compte des sexospécificités dans les 38 établissements d'enseignement technique du pays et de revitaliser le site Web de l'Institut d'enseignement à distance et ouvert, qui héberge maintenant ces manuels pour les options en ligne et hors ligne, ce qui assure la continuité de l'enseignement. Collectivement, ces efforts améliorent la disponibilité d'une éducation accessible, sûre, de haute qualité et sensible au genre, en particulier au profit des filles du niveau pré-primaire au niveau secondaire, et soutiennent un environnement éducatif plus équitable.
- Le programme canadien d'enseignement et de formation techniques et professionnels (EFTP) en Tunisie a fait passer le taux de placement des diplômés du projet de 11 % à 20 % dans les secteurs ciblés.
Gouvernance inclusive
- Au Kenya, le Canada a soutenu plus de 1 000 femmes leaders dans le cadre d'initiatives de plaidoyer, y compris des jeunes femmes et des femmes handicapées, en veillant à ce que les partis politiques respectent la règle des deux tiers énoncée dans la Constitution du Kenya, selon laquelle pas plus des deux tiers des membres des organes électoraux ou des organes de nomination doivent être du même sexe. Le soutien du Canada a contribué à la candidature des femmes aux élections, qui est passée de 8,7 % en 2017 à 12 % en 2022.
- Grâce au financement canadien, plus de 150 personnes ont été élues dans des conseils municipaux, régionaux et nationaux et au parlement en Tunisie, au Maroc et en Jordanie. En outre, plus de 40 femmes bénéficiaires ont été nommées à la tête de divers ministères et conseils, et plus de 100 organisations de la société civile et institutions gouvernementales intègrent maintenant les principes d'égalité des sexes et de gouvernance inclusive dans leurs cadres stratégiques et leurs programmes.
- Au Mali, le Canada aide les organisations de la société civile à lutter contre l'impunité et la corruption liées à la violence sexiste. Près de 12 500 personnes, dont près de 9 000 femmes, ont reçu une formation et un enseignement juridique sur les droits de la personne et l'égalité des sexes dans des cliniques mobiles. Douze cas de violations des droits de l'homme ont été portés devant les tribunaux maliens et d'autres organismes internationaux.
Une croissance qui profite à tous
- Le Canada soutient des initiatives qui améliorent la productivité des haricots et les liens avec les marchés pour les petits exploitants agricoles dans 31 pays d'Afrique subsaharienne, contribuant ainsi à améliorer la sécurité alimentaire des ménages d'Afrique subsaharienne.
- Entre 2017 et 2022, un projet régional clé a amélioré les débouchés commerciaux pour 3,7 millions d'agriculteurs (dont 50 % de femmes) en les mettant directement en relation avec 298 petites et moyennes entreprises (dont 28 % dirigées par des femmes) impliquées dans la transformation et le commerce des haricots.
- Le volume de haricots échangés à travers les principaux corridors de haricots en Afrique subsaharienne a augmenté de 3,6 millions de tonnes (de 1,9 million de tonnes en 2017 à 6,5 millions de tonnes en 2022), contribuant à des recettes d'exportation significatives.
- Des semences intelligentes sur le plan climatique ont été distribuées à 19,4 millions d'agriculteurs (48 % de femmes).
- Le Canada a contribué à améliorer l'accès des femmes égyptiennes à un travail décent et à des possibilités d'emploi indépendant en facilitant l'accès au marché pour 35 jeunes entreprises dirigées par des femmes, en améliorant l'employabilité de 1 100 femmes, dont 19 % vivent avec un handicap, et en améliorant l'accès à des services financiers et non financiers adaptés pour 1 940 femmes entrepreneurs.
- Dans le cadre d'un programme régional en Afrique de l'Est et de l'Ouest, le partenaire Acumen a amélioré les opportunités économiques pour les groupes marginalisés. En 2023-24, le projet a eu un impact positif sur 15 100 personnes (7 500 hommes et 7 600 femmes), notamment en soutenant des entreprises sociales fournissant des biens et des services essentiels. Des entreprises en phase de démarrage en Éthiopie, au Ghana et au Kenya ont été soutenues pour se développer et créer des opportunités d'emploi. Les entreprises dirigées par des femmes et soutenues par le projet ont obtenu un effet de levier de 3,0 fois le financement, débloquant ainsi 8,7 millions de dollars. Plus de 240 chefs d'entreprise émergents de 11 pays ont participé à des programmes de développement et 70 entrepreneurs (42 femmes et 28 hommes) ont participé à des programmes d'accélération spécialisés. Presque tous les participants au programme de leadership (97 %) ont indiqué qu'ils avaient bénéficié du programme, notamment en élargissant leurs réseaux professionnels. Dans l'ensemble, les entreprises soutenues par ce projet ont proposé des solutions innovantes à plus de 56,9 millions de personnes et 84 % des personnes touchées par le projet ont fait état d'une amélioration de leur qualité de vie.
Paix et sécurité
- Le projet canadien « Soutien au processus de paix au Mozambique » a permis de réaliser des progrès importants en matière de désarmement, de démobilisation et de réintégration, un élément clé des efforts déployés par le Mozambique dans le cadre de l'accord de paix de Maputo de 2019 pour mettre définitivement fin à des décennies de conflit. En mars 2023, les contributions canadiennes avaient permis la démobilisation de près de 5 000 ex-combattants. Conformément à l'Accord de paix de Maputo, toutes les bases militaires du parti de l'opposition16 ont été fermées avec l'appui du Canada.
- En 2023-24, au Sénégal, plus de 2 800 actions de promotion de la paix et de la sécurité ont été menées dans diverses régions grâce au financement canadien. Par exemple, des médiations communautaires ont été menées avec un taux de réussite de 92 %. Ces efforts ont permis de renforcer la cohésion au sein des communautés, de prévenir et de gérer les conflits ainsi que d'accroître la participation des femmes à ces processus.
- Avec le soutien du Canada, ONU Femmes a mis en œuvre au Kenya un projet axé sur la prévention et la réponse à la violence contre les femmes pendant les élections. Près de 3 000 survivantes de la violence contre les femmes en politique ont eu accès à des services essentiels tels que l'aide juridique, le conseil et l'aide médicale.
Environnement et action climatique
- Le soutien canadien a permis de favoriser une croissance économique équitable dans le secteur agricole du Nigéria en améliorant le rendement des petites et moyennes entreprises, en mettant l'accent sur les femmes et les jeunes. En 2023-2024, 3 500 femmes entrepreneurs ont bénéficié de services de développement des entreprises et d'un soutien pour utiliser des pratiques agricoles durables sur le plan environnemental. Cela a contribué à renforcer la résilience contre les impacts climatiques et a facilité les liens avec le marché et l'accès au financement.
- Grâce à des programmes de sécurité alimentaire et d'adaptation au climat en Égypte, le financement canadien a permis d'améliorer l'alimentation et la nutrition de plus de 3 000 ménages dans les dix villages les plus pauvres de Haute-Égypte.
Commerce et investissement
- L'Afrique est une région au potentiel économique considérable, où le Canada a amélioré sa présence commerciale et ses investissements, mais où il existe encore un potentiel de croissance important.
- Le Canada entretient des relations commerciales modestes mais croissantes avec les pays africains.
Messages supplémentaires
- Le Canada s'est engagé à renforcer la coopération économique avec les économies dynamiques du continent africain et à diversifier ses relations commerciales avec la région.
- Les économies africaines regorgent de potentiel, et les jeunes Africains férus de technologie sont à l'origine d'une transformation économique alimentée par la recherche et l'innovation dans de nombreux secteurs clés, dans lesquels le Canada excelle également.
- Il existe un potentiel de croissance important et des possibilités de collaboration dans les domaines de l'agriculture, des infrastructures, des TIC, des technologies propres et des énergies renouvelables, autant de secteurs où les solutions canadiennes peuvent favoriser une croissance durable.
- La dynamique diaspora africaine au Canada sert de pont, favorisant les liens économiques, sociaux et culturels qui renforcent nos relations bilatérales.
- De nombreuses entreprises canadiennes hésitent à s'engager sur les marchés africains en raison des risques élevés qu'elles y perçoivent. Bien qu'il y ait certainement des risques, il est important de réduire l'écart entre les risques réels et les risques perçus.
Faits et chiffres à l'appui
- Le commerce bilatéral de marchandises entre le Canada et le continent africain s'est élevé à 16,3 milliards de dollars en 2023 (5,8 milliards de dollars d'exportations et 10,5 milliards de dollars d'importations), soit une augmentation de 68,0 % au cours des cinq dernières années.
- Au cours des cinq dernières années, la valeur des échanges bilatéraux de marchandises entre le Canada et le continent africain est passée d'environ 10 milliards de dollars à plus de 16 milliards de dollars.
- Les principales exportations canadiennes en 2023 sont les céréales, les machines, les véhicules et les pièces détachées, ainsi que les pierres et les métaux précieux. Les principales importations canadiennes en 2023 sont les pierres et métaux précieux, les huiles et combustibles minéraux, les engrais et les fruits et noix.
- Les cinq principaux partenaires commerciaux du Canada sur le continent au cours des trois dernières années ont été l'Afrique du Sud, le Nigeria, l'Égypte, le Maroc et l'Algérie.
- L'investissement direct canadien à l'étranger (IDCE) en Afrique était de 12,0 milliards de dollars en 2023 (croissance annuelle composée moyenne de 4,3 % entre 2018 et 2023). Les principaux bénéficiaires ont été l'île Maurice, le Mali, la Namibie, le Burkina Faso et l'Afrique du Sud.
- Une grande partie de l'IDCE en Afrique se trouve dans le secteur minier en 2023 (45,3 %) : L'Afrique est le deuxième continent où la valeur des actifs miniers canadiens est la plus élevée. En 2022, les actifs miniers canadiens détenus par 98 entreprises s'élevaient à 37,0 milliards de dollars, soit 41,2 % du total des actifs miniers canadiens à l'étranger.
Contexte
- Les échanges commerciaux ont connu une croissance remarquable au cours des cinq dernières années : les exportations de marchandises du Canada vers l'Afrique ont augmenté de 13,0 % et les importations en provenance de l'Afrique de 130,4 % (2019-2023).
- Les entreprises canadiennes sont confrontées à un certain nombre d'obstacles perçus et réels à l'expansion en Afrique, notamment des barrières tarifaires et non tarifaires, des cadres réglementaires et politiques sous-développés et/ou contraignants, et des marchés financiers et bancaires plus faibles. La perception du risque est assez élevée et n'a peut-être pas toujours été le reflet exact des risques réels sur des marchés particuliers.
- En 2022-2023, les cinq principaux secteurs des clients du SDC en Afrique étaient les technologies de l'information et de la communication (TIC), l'éducation, les technologies propres, l'exploitation minière et l'agriculture et les produits alimentaires transformés.
Lien entre l'humanitaire, la paix et le développement - L'engagement du Canada en Afrique
- Une approche cohérente et coordonnée des politiques et des investissements des donateurs dans le domaine de l'aide humanitaire, du développement et de la paix et de la sécurité est essentielle pour s'attaquer aux causes profondes des conflits et parvenir à la paix et à la prospérité.
- Alors que l'écart entre les besoins humanitaires et le financement continue de se creuser, le Canada s'efforce de s'attaquer aux causes profondes des conflits, d'atténuer les vulnérabilités et de renforcer la résilience.
- Le Canada est un membre actif de l'Alliance Sahel et de la Coalition pour le Sahel, ce qui nous permet de mieux coordonner les différents efforts de développement, d'aide humanitaire et de paix et de sécurité.
Messages supplémentaires
- Le Canada encourage ses partenaires à veiller à ce que leurs interventions soient coordonnées dans l'ensemble des domaines de l'aide humanitaire, du développement et de la paix.
- Le Canada a créé le programme de développement régional du Sahel, qui constitue un portefeuille de projets à la fois souples et adaptés aux défis difficiles et en constante évolution de la région, permettant aux acteurs clés de tirer parti des synergies dans l'ensemble du réseau.
- En 2024, le Canada a également élaboré un cadre de prévention des conflits pour le Sahel et l'Afrique de l'Ouest côtière afin d'orienter son engagement en faveur de la paix et de la sécurité dans la région. Ce cadre garantit une approche intégrée et cohérente, aux côtés de nos partenaires africains et internationaux.
Faits et chiffres à l'appui
- Selon les Nations unies, plus de 2 milliards de personnes, soit un quart de la population mondiale, vivent aujourd'hui dans des zones de conflit.
- Le Canada est l'un des 36 pays signataires de la recommandation de 2019 de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et du Comité d'aide au développement (CAD) sur le triple lien, qui appelle au renforcement de la cohérence politique et opérationnelle, à l'amélioration de la coordination, de la programmation et du financement, et sert de base à la convocation d'acteurs pour un meilleur alignement des pratiques et des données probantes.
Contexte
Le triple lien est un cadre opérationnel élaboré par des partenaires internationaux pour assurer la complémentarité et la cohérence entre l'aide humanitaire, le développement et la consolidation de la paix, ainsi que pour améliorer la coordination entre les acteurs. Le Canada s'est engagé à adopter une approche fondée sur le nexus dans le cadre de sa politique étrangère féministe, de sa politique d'aide internationale féministe et de son plan d'action national pour la promotion de l'agenda des femmes, de la paix et de la sécurité.
Affaires mondiales Canada s'efforce de promouvoir une approche triple nexus dans le cadre de sa nouvelle structure organisationnelle en améliorant la coordination et en réduisant les cloisonnements entre les équipes. Le ministère pilote également de nouveaux processus de subventions et de contributions afin d'accroître la flexibilité des partenaires et de leur permettre d'orienter les ressources vers la résolution des crises soudaines et de faire progresser les approches fondées sur le triple lien dans le cadre de la programmation.
Égalité des sexes / Voix et leadership des femmes
- La promotion de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes et des filles est la meilleure façon de bâtir un monde plus pacifique, plus inclusif et plus prospère.
- La Politique d’aide internationale féministe du Canada fait de l’égalité des sexes et de l’autonomisation de toutes les femmes et de toutes les filles le pilier central de tous nos efforts.
- Dans le cadre de son leadership féministe, le Canada préconise de collaborer avec les organisations et les mouvements de défense des droits des femmes et d’égalité à travers le continent, compte tenu du rôle essentiel qu’ils jouent dans le changement social.
Messages supplémentaires
- Nous n'atteindrons pas les objectifs de développement durable à l'horizon 2030 si les femmes et les filles en Afrique ne sont pas en mesure d'avoir des chances égales pour réaliser leur plein potentiel.
- Le Canada met l'accent sur les voix, le leadership et la participation des organisations de défense des droits des femmes à tous les niveaux du dialogue politique et en tant que partenaires clés dans la conception et la mise en œuvre d'initiatives d'aide internationale visant à réaliser des changements durables.
Faits et chiffres à l'appui
- Dans le cadre de la Politique d'aide internationale féministe (PAIF), le Canada s'est engagé à faire en sorte que 50 % de son aide bilatérale au développement international soit destinée à l'Afrique subsaharienne, que 95 % de son financement bilatéral fasse progresser l'égalité des genres et que 15 % de ses programmes s'attaquent spécifiquement aux obstacles à l'égalité des genres.
- Le Canada s'est classé parmi les principaux donateurs de l'OCDE en matière d'égalité des sexes au cours des cinq dernières années (1er de 2020 à 2023, et maintenant 3e dans le classement de 2024).
- Le programme Voix et leadership des femmes (VLF) a contribué à faire progresser l'égalité des sexes et le renforcement du pouvoir des femmes et des filles dans toute leur diversité. Cela est le résultat de changements dans les politiques et les lois, et de l'amélioration de la capacité des organisations de défense des droits des femmes et des groupes et réseaux féministes lesbiennes, bisexuels, trans, queer et intersexes plus (LBTQ2I+) à promouvoir les droits des femmes et des filles, y compris leur participation accrue au leadership et à la prise de décision. En mars 2023, près de 53 % du programme VLF fonctionnait en Afrique subsaharienne.
- En date du 31 mars 2024, l'initiative du Fonds Égalité a accordé 56 millions de dollars, directement et indirectement, à 1 134 organisations féministes et de défense des droits des femmes dans plus de 100 pays. En 2023-2024, elle a accordé 4,7 millions de dollars à des organisations de défense des droits des femmes en Afrique.
Contexte
Partout en Afrique, les femmes et les filles, en particulier celles qui vivent dans des états fragiles et touchés par des conflits, sont souvent les plus durement touchées par la pauvreté en raison de pratiques discriminatoires et d'exclusion liées à des inégalités entre les sexes profondément enracinés.
- La PAIF appelle à la transformation des rapports de force inégaux et reconnaît que les stéréotypes de genre limitent également les hommes et les garçons à des rôles spécifiques. La PAIF adopte une définition élargie de l'égalité des sexes qui inclut les personnes de diverses identités de genre, reconnaissant que les stéréotypes de genre entraînent de la discrimination à l'égard des personnes LGBTQI+.
- Le Canada collabore avec un éventail de partenaires bilatéraux, multilatéraux, internationaux et canadiens pour promouvoir l'égalité des genres.
Annexe
Résultats de l'appui du Canada - Égalité des genres et autonomisation des femmes en Afrique
- Avec l'appui du Canada, la Direction des femmes, du genre et du développement de la Commission de l'Union africaine a élaboré une stratégie pour l'égalité des genres et l'autonomisation des femmes (2017-2027).
- Le programme Voix et leadership des femmes (VLF) a contribué à la mise en place de systèmes d'information pour recueillir, stocker, analyser et partager en toute sécurité des données sur la violence sexiste au Kenya et au Nigéria.
- En Afrique du Sud, le programme VLF a fourni une assistance à 40 organisations de défense des droits des femmes, dont une organisation qui soutient l'autonomisation économique des personnes LGBTQIA+. Le programme a soutenu directement plus de 25 femmes queer propriétaires d'entreprises et start-ups et a sensibilisé plus de 6 000 personnes à la discrimination à l'égard des membres de la communauté LGBTQIA+ et à ses impacts.
- Au Soudan du Sud, le soutien du Canada par l'intermédiaire du programme VLF a aidé plusieurs organisations et réseaux dirigés par des femmes à faire pression et à plaider collectivement en faveur de lois, de lois et de budgets clés tenant compte de l'égalité des sexes. Cela a contribué à la signature par le Soudan du Sud du Protocole à la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique (Protocole de Maputo), un traité qui protège les droits sociaux, politiques et économiques des femmes et des filles.
- L'initiative « Promouvoir le commerce au service des femmes en Afrique de l'Est », qui promeut l'autonomisation économique des femmes commerçantes, a permis à des milliers de femmes d'accéder à de nouveaux marchés et à de nouvelles opportunités commerciales. Il a permis à plus de 22 000 femmes commerçantes transfrontalières de passer du commerce informel au commerce formel et d'augmenter les ventes de leurs produits de 43 % en moyenne contre un objectif de 15 %.
- Plus de 130 organisations de défense des droits des femmes en Tunisie ont été soutenues par le programme VLF, ce qui leur a permis de plaider en faveur des droits des femmes et de l'égalité des sexes. Plus de 15 000 personnes, dont au moins 60 % de femmes, ont participé aux activités entreprises ou en ont bénéficié.
- Le Canada a contribué à l'amélioration de comportements et de pratiques sains favorables à l'autonomie et à la prise de décision des femmes, par le biais de campagnes de sensibilisation sur la SDSR au Maroc. Ces campagnes ont touché 1,9 million de personnes, impliquant 761 organisations de la société civile et impliquant 10 043 hommes et garçons.
- Le Canada a créé un environnement propice aux femmes pour qu'elles puissent exercer leurs droits économiques et leur leadership au sein de leurs communautés grâce à la création de 72 associations villageoises d'épargne et de crédit et de 122 microentreprises au Maroc.
LGBTQI+ et l’Afrique
- La diversité et l'inclusion sont parmi plus grandes forces du Canada, et le gouvernement du Canada défendra toujours les personnes LGBTQI+ ainsi que leurs droits.
- Le Canada soutient les droits des personnes LGBTQI+ en Afrique et à l’échelle mondiale par le biais du plaidoyer, de l'aide internationale et de la collaboration avec la société civile afin d'influencer un changement systémique.
- Le Canada est préoccupé par la discrimination et le recul des droits des personnes LGBTQI+ dans certains pays africains. Il estime qu'il est important de s'exprimer - avec nos partenaires lorsque cela est possible et approprié - pour soutenir les personnes touchées.
Messages supplémentaires
- Le respect des droits de la personne est au cœur des politiques et de l'engagement internationaux du Canada, y compris la Politique d'aide internationale féministe.
- Le Canada s'engage à travailler avec des organisations féministes et LGBTQI+, des institutions régionales et internationales pertinentes, et des partenaires de la société civile pour promouvoir l'égalité des sexes et les droits humains des LGBTQI+ en Afrique.
- Le Canada engage régulièrement des parties prenantes de la société civile LGBTQI+ par le biais du partage de connaissances et du dialogue sur les questions de droits humains des LGBTQI+ à l'échelle mondiale, ce qui aide à informer les politiques et programmes du Canada.
- Le Fonds canadien d'initiatives locales (FCIL) a les initiatives LGBTQI+ comme l'une de ses priorités thématiques. C'est une manière concrète pour le Canada d'écouter et de travailler avec les besoins des parties prenantes locales, telles que les organisations LGBTQI+.
Mise à jour
Au cours des dernières années, l'influence du mouvement anti-égalité des sexes a augmenté en Afrique et dans le monde, ciblant les communautés LGBTQI+, comme en témoigne une montée des discours haineux et de nouvelles législations anti-LGBTQI+ (par exemple, en Ouganda, au Ghana, au Burkina Faso, au Mali). La rhétorique souvent utilisée pour justifier la législation anti-LGBTQI+ tourne autour de la protection de la famille traditionnelle, de la protection de l'enfance et de la décolonisation.
Par exemple, le 28 février 2024, le parlement du Ghana a adopté à l'unanimité un projet de loi anti-LGBTQI+, bien qu'il nécessite encore l'assentiment présidentiel pour devenir loi. Le président en exercice du Ghana a ensuite déclaré que le gouvernement n'agirait pas sur le projet de loi tant que la Cour suprême n'aurait pas statué sur les contestations juridiques concernant la constitutionnalité du projet de loi.
L'Afrique de l'Ouest francophone, en particulier, a récemment vu une augmentation de la législation anti-LGBTQ+. En juillet 2024, le chef de la junte du Burkina Faso a approuvé un code de la famille révisé qui criminalise l'homosexualité (pas encore adopté par l'Assemblée nationale de la Transition [ANT]). Avant cela, le Burkina Faso faisait partie des 22 États africains sur 54 où les relations entre personnes de même sexe n'étaient pas criminalisées. En septembre 2024, une vague d'attaques a ciblé les personnes LGBTQ+ en Côte d'Ivoire après que plusieurs influenceurs des médias sociaux ont exhorté leurs abonnés à "chasser" les hommes homosexuels. En octobre 2024, le Conseil national de transition (CNT) du Mali a adopté un code pénal révisé incluant deux articles pénalisant les relations entre personnes de même sexe (pas encore ratifié par les autorités de transition).
Faits et chiffres à l'appui
- Selon les dernières données disponibles publiées dans le Global Resources Report pour 2021-2022, le Canada était classé troisième plus grand donateur gouvernemental pour les droits humains des LGBTQI+, derrière les Pays-Bas et les États-Unis.
- Le Canada a engagé un total de 23,1 millions de dollars américains pour les programmes d'assistance internationale LGBTQI+ au cours de cette période, une augmentation significative par rapport au rapport 2019-2020 (17,5 millions de dollars américains).
Contexte
De nombreux pays en Afrique ont une mauvaise réputation en matière de protection et de promotion des droits humains des personnes LGBTQI+. Les personnes de diverses orientations sexuelles, identités et expressions de genre, et caractéristiques sexuelles (SOGIESC) continuent d'être marginalisées par les dirigeants politiques, religieux et traditionnels, avec plus de 30 pays africains criminalisant actuellement les relations entre personnes de même sexe. La peine maximale est la mort en Mauritanie, en Somalie, dans les États nigérians où la loi islamique est appliquée, et maintenant en Ouganda, qui a adopté une loi anti-homosexualité en mai 2023. La peine maximale est la réclusion à perpétuité au Soudan, en Tanzanie et en Zambie, tandis que des peines de prison allant jusqu'à 15 ans sont possibles en Éthiopie, en Gambie, au Kenya et au Malawi. Dans presque tous les cas, ces lois sont des vestiges de la domination coloniale, ce qui donne du crédit à l'argument selon lequel l'homophobie, plutôt que l'homosexualité, est une importation occidentale. Un facteur clé contribuant à cette montée soutenue de la rhétorique et des attaques anti-LGBTQI+ est l'influence des groupes conservateurs de l'Occident, notamment les évangéliques chrétiens et d'extrême droite aux États-Unis. Ces groupes, qui ont maintenant formé le Mouvement international anti-genre (AGM), sont un mouvement transnational rapide, bien organisé, avec des acteurs persuasifs et des ressources circulant entre le Nord et le Sud global. La Russie a capitalisé sur son alignement avec certains gouvernements africains sur les droits humains anti-LGBTQI+ pour accroître son influence géopolitique dans la région. La Russie s'appuie sur le récit continental selon lequel les LGBTQI+ sont une importation occidentale pour accentuer les divisions entre l'Occident et l'Afrique.
Malgré les nombreux défis auxquels sont confrontées les personnes LGBTQI+ à travers le continent, les efforts pour décriminaliser l'homosexualité et protéger les droits de cette communauté progressent dans certaines parties de l'Afrique, bien que lentement. En 2015, le Mozambique a supprimé les lois coloniales interdisant les relations sexuelles entre personnes de même sexe dans leur nouveau code pénal. Plusieurs pays, dont le Botswana, l'Afrique du Sud, l'Angola, le Gabon et le Cap-Vert, ont depuis entrepris des actions similaires et décriminalisé les relations sexuelles entre personnes de même sexe. Le Cap-Vert est allé encore plus loin en introduisant des protections contre la discrimination sur le lieu de travail. Malgré certains progrès sur la légalité des LGBTQI+ en Afrique, la réalité est beaucoup plus nuancée et les attitudes sociales envers la communauté restent mitigées. L'Union africaine n'a pas déclaré de position officielle sur les droits humains des LGBTQI+ en Afrique, une décision délibérée pour ne pas attirer les foudres de certains de ses membres. Cependant, la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples (CADHP), un organe indépendant au sein du cadre de l'UA, a adopté, en 2014, la Résolution 275, qui condamne la violence et la discrimination fondées sur l'orientation sexuelle et l'identité de genre.
Annexe : Programme d'assistance internationale LGBTQ2I du Canada. Annoncé par la ministre Bibeau en 2019, le Programme d'assistance internationale LGBTQI du Canada s'est engagé à fournir 30 millions de dollars sur 5 ans (2020/21-2024/25) et 10 millions de dollars chaque année par la suite pour promouvoir les droits humains et l'inclusion des communautés LGBTQI+ à l'étranger. Le programme global est en bonne voie pour atteindre l'engagement de 30 millions de dollars d'ici la fin de l'exercice 2024/25. Les cibles et les programmes sont étroitement surveillés par la société civile LGBTQI+, coordonnés par le Réseau Dignité Canada, qui co-préside également avec AMC la communauté de pratique du programme. Le programme aide à faire avancer l'engagement de la lettre de mandat partagée par les ministres du Développement international, des Affaires étrangères et des Femmes et de l'Égalité des genres et comprend trois fenêtres de financement :
- La fenêtre des partenariats canadiens : soutient les organisations canadiennes promouvant les droits et l'inclusion des LGBTQI+ à l'étranger, notamment par le biais du Fonds Agir Ensemble pour l'Inclusion (ACTIF), un projet de 7 ans géré par Equitas et DNC, qui se concentre sur le respect, la protection et la réalisation des droits humains des personnes LGBTQI+ dans les pays en développement. ACTIF fournit de petites subventions aux OSC canadiennes et à leurs partenaires du Sud global, facilitant leur renforcement des capacités, le partage des connaissances et le travail de plaidoyer dans 36 pays, dont 7 pays africains francophones :
- Burundi
- Cameroun
- Côte d'Ivoire
- République centrafricaine
- Sénégal
- Tunisie
- La fenêtre des programmes géographiques : soutient les organisations locales et régionales dirigées par des LGBTQI+ dans le Sud global, y compris en Afrique de l'Est, de l'Ouest et australe, dans les Caraïbes et dans le Pacifique.
Projets dans les pays francophones en Afrique
En 2023-2024, le Fonds canadien d'initiatives locales a permis de réaliser 273 projets à petite échelle et à fort impact (8,2 millions de dollars) mis en œuvre par des organisations de la société civile principalement petites en Afrique. Au total, le programme a fourni près de 700 000 dollars à des organisations non gouvernementales locales pour mettre en œuvre des projets soutenant les droits des 2SLGBTQI+ dans 16 pays africains. Ces initiatives soutiennent une large gamme d'activités, notamment la promotion des droits sociaux et juridiques et la sensibilisation du public. Par exemple, à Maurice, le FCIL a collaboré avec Collectif Arc-en-Ciel pour mettre en œuvre un projet renforçant le plaidoyer pour la reconnaissance des personnes transgenres. Grâce à ses activités, le projet a recueilli un soutien pour une loi sur l'égalité des sexes incluant les droits des personnes transgenres.
Santé et droits sexuels et reproductifs (Sdsr) en Afrique
- L'accès à la santé et aux droits sexuels et reproductifs (SDSR) est essentiel pour faire progresser la santé, l'égalité des genres et les droits de la personne, et pour appuyer l'autonomisation de divers groupes de femmes et d'adolescentes.
- La pandémie du COVID-19 a perturbé l'accès aux soins de santé essentiels, y compris les soins de santé sexuelle et reproductive, renversant ainsi des années de gains durement acquis dans le domaine de la santé des femmes et des jeunes en Afrique.
- La SDSR est un domaine d'investissement clé dans le cadre de l'engagement de 10 ans du Canada en matière de santé et de droits dans le monde, avec une cible de 700 millions de dollars de dépenses annuelles.
Messages supplémentaires
- Les indicateurs de santé sexuelle et reproductive des adolescents en Afrique sont parmi les plus bas au monde en raison de facteurs structurels et socioculturels tels que le statut socio-économique et l'accès limité à l'éducation.
- Un mouvement mondial anti-genre croissant menace les libertés bien établies autour de l'autonomie corporelle et de l'accès aux services essentiels de santé sexuelle et reproductive (SSR), en particulier pour les personnes les plus marginalisées.
- Les normes socioculturelles et les croyances religieuses qui prévalent dans la plupart des pays africains caractérisent la sexualité des adolescentes comme taboue. Cela conduit à une opposition significative aux interventions visant à améliorer les résultats en matière de SDSR chez les adolescents.
- Avec la pandémie de COVID-19 et les impacts du changement climatique qui ont entravé la croissance économique, les conditions d'un financement adéquat de la SDSR se sont détériorées. Le Canada a réagi en augmentant le financement de la SDSR.
Derniers développements
Lors de l'Assemblée générale des Nations Unies de 2024, la ministre Joly a annoncé un investissement de 112,5 millions de dollars pour six nouvelles initiatives de SDSR. Le 28 septembre 2024, le premier ministre Trudeau a publié une déclaration pour souligner la Journée internationale de l'avortement sécuritaire, et le ministre Hussen et le secrétaire parlementaire Vandenbeld ont tous deux cosigné une déclaration SheDecides sur l'avortement sécuritaire. Le 28 juin 2024, le Ministère a lancé une évaluation interne des programmes de SDSR d'Affaires mondiales Canada, qui devrait se terminer en octobre 2025.
Faits et chiffres à l'appui
- Conformément à la Politique d'aide internationale féministe, près de 55 % de l'aide internationale bilatérale au développement soutenant l'Engagement de 10 ans en faveur de la santé et des droits mondiaux (10YC) a été destinée à l'Afrique subsaharienne en 2022-23, et 60 % à l'ensemble de l'Afrique.
- 7 des 10 principaux pays bénéficiaires du financement 10YC se trouvent en Afrique subsaharienne pour 2022-23.
- En 2022-2023, le Canada a versé 574 millions de dollars pour la SDSR, dont 236 millions de dollars pour les cinq domaines négligés en matière de SDSR prioritaires dans le cadre de l'Engagement. Cela représente 41 % des dépenses totales en matière de SDSR.
- À l'échelle mondiale, le Canada se classe au 3e rang (derrière les États-Unis et les Pays-Bas) pour ce qui est de son financement de la SDSR en pourcentage des allocations totales d'APD.
Contexte
En juin 2019, le Canada s'est engagé sur 10 ans (2020-2030) à augmenter le financement de la santé mondiale à une moyenne de 1,4 milliard de dollars par année d'ici 2023-2024. Il s'agit de l'engagement sectoriel le plus important et le plus long du Canada en matière d'aide au développement international.
La moitié du 10YC est consacrée à la SDSR complète et à la promotion de l'action dans les domaines négligés de l'avortement sécurisé, de la planification familiale, de l'éducation sexuelle complète (ECS), du plaidoyer et de la prévention et de la réponse à la violence sexuelle et sexiste. Les autres priorités clés comprennent les maladies infectieuses, la nutrition et la vaccination.
Annexe
Les investissements du Canada dans la santé mondiale et la SDSR produisent des résultats concrets en Afrique, par exemple :
- Le soutien d’Oxfam Canada en Éthiopie, au Malawi, au Mozambique et en Zambie cible les domaines négligés de la SDSR, à savoir l’avortement sécuritaire et les soins post-avortement, l’ESC, les soins de contraception et la défense des droits en matière de SDSR. En conséquence (en mars 2023), le pourcentage d’adolescentes dans les zones de projet qui ont décidé d’utiliser des contraceptifs est passé de 24 % à 89 %, et de 30 % à 91 % pour les jeunes femmes. Vingt-trois autres établissements de santé (augmentation de 34 %) ont commencé à fournir des soins d’avortement et post-avortement aux clientes depuis le début du projet, contribuant ainsi à l’autonomisation des femmes et des filles et comblant les lacunes persistantes en matière de SDSR.
- Le Canada a contribué à l’amélioration de comportements et de pratiques sains favorables à l’autonomie et à la prise de décision des femmes, par le biais de campagnes de sensibilisation sur la SDSR au Maroc. Ces campagnes ont touché 1,9 million de personnes, impliquant 761 organisations de la société civile et impliquant 10 043 hommes et garçons.
- Le financement par le Canada d’un fonds du panier de santé en Tanzanie a permis d’augmenter le nombre de services d’accouchement à 97 % en 2021, contre 80 % en 2020, et le nombre de femmes ayant recours à la planification familiale moderne de 42 % à 50,2 %.
- En Somalie, le Canada a offert une formation à 760 très jeunes adolescentes et à 760 très jeunes adolescents sur l’égalité des sexes et les normes sociales positives concernant les mutilations génitales féminines et l’excision, ainsi que les mariages d’enfants, précoces et forcés.
- En 2022-2023, le financement canadien pour former 56 000 enseignants, travailleurs de la santé et pairs conseillers (54 % de femmes) dans 11 des 16 régions du Ghana a permis à plus de 1,9 million d’adolescentes et à 250 000 jeunes femmes et hommes (dont 82 % de femmes) d’obtenir de l’information sur leur corps et leur sexualité.
- Au Mozambique, Oxfam Canada a formé 264 fournisseurs de soins de santé sur la SDSR, y compris l’avortement sécuritaire, dans 19 établissements de santé, ainsi que 393 leaders communautaires (chefs religieux et traditionnels, matrones, praticiens de la médecine traditionnelle et militants). Ce projet permet aux personnes d’acquérir des connaissances en matière de SDSR, ce qui leur permet de prendre des décisions éclairées concernant leur corps, ce qui a eu un impact positif sur plus de 114 000 personnes.
- Au Togo, un projet de la Fédération internationale pour la planification familiale (IPPF) a fourni une ECS à 202 000 jeunes et formé 780 enseignants à la mise en œuvre de l’ECS entre 2019 et 2022. Le projet a également formé 888 leaders communautaires sur la SDSR des jeunes et fourni 531 000 services de santé à des personnes de tous âges (59 % à des jeunes).
- Le soutien du Canada au projet HerWASH de WaterAid Canada (6,04 millions de dollars, 2019-2024) a permis de lutter contre la stigmatisation entourant les menstruations au Burkina Faso, au Libéria, en Sierra Leone et au Pakistan. Le projet a permis de construire ou de réhabiliter 92 toilettes et vestiaires accessibles et sensibles au genre dans les écoles, de former 899 prestataires de services de santé et de sensibiliser 38 459 adolescentes (21 888 filles) à la santé et à l'hygiène menstruelles. En aidant les écoles et les centres de santé à fournir des installations appropriées, et les petites entreprises locales à fabriquer des produits d'hygiène menstruelle, les femmes et les filles peuvent pratiquer l'hygiène menstruelle à l'extérieur de la maison, ce qui leur permet d'aller à l'école et de participer à la vie communautaire pendant leurs règles.
- Environ 70 % du soutien canadien au Partenariat d'approvisionnement du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) (25 millions de dollars, 2021-2025) – un fonds commun multidonateurs – est destiné à l'Afrique. En 2023, UNFPA Supplies a contribué à éviter 9,5 millions de grossesses non désirées, 200 000 décès maternels et infantiles, 2,9 millions d'avortements non médicalisés et 23 millions de femmes et de filles dans les pays à faible revenu.
Changement climatique en Afrique
- Bien qu'en plus d'être un très faible émetteur de carbone, l'Afrique est particulièrement vulnérable aux impacts du changement climatique en raison de sa forte exposition aux chocs climatiques et de son manque de ressources pour l'atténuation et de stratégies d'adaptation.
- Le Canada continuera à respecter ses engagements internationaux en matière de financement de la lutte contre le changement climatique et à appeler les pays contributeurs à revoir à la hausse leurs ambitions dans ce domaine.
Messages supplémentaires
- Le Canada a doublé son engagement international en matière de financement de la lutte contre les changements climatiques, pour le porter à 5,3 milliards de dollars sur la période 2021-2026, dont 40 % ciblent l'adaptation et au moins 20 % tirent parti de solutions fondées sur la nature et des projets bénéfiques pour la biodiversité.
- Cela comprend 300 millions de dollars pour l'Afrique dans le cadre du Partenariat pour le climat afin de soutenir des solutions fondées sur la nature qui soutiennent une transition vers un développement durable, à faible émission de carbone, résilient au changement climatique, favorable à la nature et inclusif.
- Le Canada fournit une aide financière de 5 millions de dollars (2023-2025) au Plan d'action pour la relance verte de l'UA afin de soutenir les personnes et les collectivités et de faire croître les entreprises vertes; et s'engage à réformer et à renforcer les institutions financières internationales (IFI) afin de mieux répondre aux besoins des pays en développement face aux effets du changement climatique.
- Le Canada soutient les pays d'Afrique, ainsi que d'autres pays en développement, dans leurs efforts de transition vers des économies et des sociétés à faibles émissions de carbone, résilientes au climat et favorables à la nature, notamment par l'intermédiaire de son plus récent Programme international de financement de la lutte contre le changement climatique de 5,3 milliards de dollars et de son Programme international de biodiversité de 350 millions de dollars. Le Canada soutient activement les Partenariats pour la transition énergétique juste (JETP) en Afrique du Sud et au Sénégal, ainsi qu'en Indonésie et au Vietnam.
Faits et chiffres à l'appui
- L'Afrique contribue à moins de 10 % des émissions mondiales, mais le changement climatique menace jusqu'à 118 millions d'Africains parmi les plus pauvres, les exposant à des sécheresses, des inondations et des chaleurs extrêmes d'ici 2030.
- En juillet 2022, l'Union africaine a lancé sa stratégie et son plan d'action 2022-2032 face au changement climatique et au développement résilient, qui fournit un cadre continental pour une action collective urgente et une coopération renforcée.
- Le Sommet africain sur le climat de 2023 au Kenya a souligné l'unité africaine dans la lutte contre le changement climatique, appelant à l'allocation des ressources et à une législation sur le climat. Dans la Déclaration de Nairobi, les dirigeants africains ont proposé de nouvelles taxes mondiales et des réformes des institutions financières internationales pour financer la lutte contre le changement climatique. Le ministre Hussen a participé au Sommet.
Contexte
- La COP29 a abouti à l'établissement du nouvel objectif quantifié collectif (NCQG) sur le financement de la lutte contre le changement climatique, qui remplacera l'objectif de 100 milliards de dollars américains établi en 2009 jusqu'en 2025 et qui a été atteint pour la première fois en 2022. Lors de la COP29, les Parties ont convenu à un accord de financement climatique avec un objectif d'investissement d'au moins 1,3 billion de dollars américains pour les pays en développement, de tous les acteurs et de toutes les sources. Sur ce montant, les pays développés fourniront et mobiliseront 300 milliards de dollars par an d'ici 2035. Cela aidera certains des plus grands émetteurs à accélérer la réduction de leurs émissions et à aider les pays les plus vulnérables au climat à s'adapter au changement climatique.
- Les pays en développement, y compris les États africains, ont été déçus par le résultat et considèrent que l'objectif financier est trop faible. Ils demandaient 1,3 billion de dollars des pays développés aux pays en développement sous forme de subventions publiques, de subventions et de financements concessionnels.
- À la COP29, le Canada a également fait d'importantes annonces, notamment :
- Lancement de GAIA, une plateforme novatrice de financement climatique mixte de 2 milliards de dollars, cofondée par FinDev Canada en partenariat avec la banque japonaise MUFG. La plateforme mobilisera des fonds pour l'action climatique dans 25 marchés émergents et économies en développement, dont 70 % seront consacrés à l'adaptation au changement climatique.
- 1,25 million de dollars pour soutenir le projet de l'Équipe d'action climatique du Secrétaire général des Nations Unies, qui s'efforce de mobiliser les pays pour qu'ils soumettent des Contributions déterminées au niveau national crédibles et ambitieuses en 2025.
- 12,5 millions de dollars pour mettre fin à la perte de biodiversité ; aider les collectivités à adopter des pratiques intelligentes face au climat ; l'autonomisation des femmes écologistes à Madagascar ; et le soutien à la biodiversité au Mozambique, en Afrique du Sud et au Zimbabwe afin d'améliorer les aires protégées et d'améliorer les moyens de subsistance des communautés vulnérables dans l'aire de conservation transfrontalière du Grand Limpopo.
Annexe A - Exemples de programmes (financés à partir de l'engagement de 5,3 milliards de dollars)
À l'appui des objectifs de l'Union africaine en matière d'action climatique, la contribution du Canada est multidimensionnelle et comprend :
Initiative pour les énergies renouvelables en Afrique (IERA) (150 M$, 2017-2041).
Le Canada verse 150 millions de dollars (2017-2041) en prêts concessionnels pour des infrastructures d'énergie renouvelable modernes et sensibles au genre à l'appui des objectifs de l'Initiative pour les énergies renouvelables en Afrique (IERA). L'IERA est un cadre dirigé par l'Afrique qui vise à mobiliser le potentiel africain pour atteindre 300 GW de capacité de production d'énergie renouvelable nouvelle et supplémentaire d'ici 2030. À ce jour, le programme a accordé des prêts de 25 millions de dollars (hydroélectricité au Gabon), 10 millions de dollars (énergie solaire au Nigeria), 25 millions de dollars (stockage modulaire d'énergie solaire et de batteries au Tchad et au Cameroun) et devrait identifier d'autres opportunités d'investissement à fort impact d'ici 2025, pour un total de 55 millions de dollars supplémentaires. Ce volet d'investissement s'accompagne d'une subvention de 5 millions de dollars qui explore les investissements bancables dans des solutions hors réseau en milieu rural et intègre mieux les considérations d'égalité des sexes dans ses projets.
Services-conseils à l'appui de l'IERA (5 M$, 2018-2027). En tant que complément stratégique à l'investissement de 150 millions de dollars à l'appui des objectifs de l'IERA, cette subvention de 5 millions de dollars à l'IFC maximise l'impact sur le développement des investissements du secteur privé en explorant des investissements bancables dans des solutions énergétiques hors réseau dans les zones rurales et en travaillant avec des entreprises du secteur privé pour élargir l'accès des femmes à l'emploi, aux postes de direction, à l'emploi, à l'emploi, à l'emploi et les opportunités entrepreneuriales dans les chaînes de valeur des entreprises dans le domaine des énergies renouvelables.
L’agence African Risk Capacity (17 M$, 2023-2026). Grâce à des outils innovants tels que l'assurance contre les risques climatiques, les systèmes d'alerte précoce et la planification des risques de catastrophe, ce projet aide les gouvernements africains à améliorer leur capacité à mieux planifier, se préparer et répondre aux événements météorologiques extrêmes et aux catastrophes naturelles (par exemple, les sécheresses et les inondations), à améliorer la résilience des populations africaines vulnérables et à préserver les acquis durement acquis en matière de développement.
Soutien au programme Replica de l’African Risk Capacity (12 M$, 2023-2026). De concert avec le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations Unies, le projet renforcera la capacité institutionnelle de 11 gouvernements africains à concevoir et à mettre en œuvre des réponses de préparation aux risques climatiques sensibles au genre afin de protéger les femmes et les hommes vulnérables, de maintenir leur sécurité alimentaire et de protéger leurs moyens de subsistance en cas de chocs climatiques grâce à des interventions précoces positives pour la nature financées par le financement des risques climatiques Mécanismes.
Fonds fiduciaire multi donateurs pour le financement des risques de catastrophe en Afrique (14 M$, 2023-2026). Hébergé par la Banque africaine de développement (BAD), le fonds fiduciaire renforcera la capacité des gouvernements et des acteurs du secteur privé de 15 pays africains à apporter une réponse efficace et opportune aux catastrophes climatiques en améliorant l'accès aux instruments de financement des risques de catastrophes climatiques, en mettant l'accent sur l'assurance.
Fonds africain pour les changements climatiques (7 M$, 2019-2023). En collaboration avec la Banque africaine de développement, ce projet investit dans les femmes entrepreneures africaines en les aidant à pratiquer une agriculture résiliente au changement climatique et à déployer des technologies, telles que les énergies renouvelables, qui contribuent à un avenir sobre en carbone. Cette initiative renforcera également la gouvernance climatique en soutenant la participation et le leadership des femmes dans les négociations et l'élaboration des politiques liées au climat.
Construire des secteurs équitables et résilients au changement climatique pour les secteurs africains en haricots et insectes (20 M$, 2023-2027). Le projet favorisera des systèmes et des économies à faible émission de carbone et résilients au changement climatique dans les « corridors » de haricots et d'insectes dans 15 pays d'Afrique subsaharienne en renforçant plus équitablement la résilience climatique des femmes et des jeunes agriculteurs et des acteurs de la chaîne de valeur. Cela se traduira par une sécurité alimentaire et nutritionnelle améliorée et plus durable grâce à une production alimentaire accrue et à un meilleur accès aux engrais organiques à base d'insectes et aux biopesticides qui ne sont pas dangereux pour la santé humaine et l'environnement, conformément à l'Agenda 2063 de l'Union africaine.
Projet de conservation des zones humides transformatrice en matière de genre dans le bassin du lac Tchad (25 M$, 2023-2026). Ce projet de partenariat pour le climat vise à améliorer la résilience climatique des communautés marginalisées, en particulier des femmes et des jeunes, et des écosystèmes structurellement vulnérables au changement climatique, grâce à des solutions climatiques fondées sur la nature dans 6 aires protégées du bassin du lac Tchad enregistrées en vertu de la Convention de Ramsar sur les zones humides au Cameroun, au Tchad et au Niger.
Promouvoir l'agriculture intelligente face au climat et l'agro biodiversité pour renforcer la capacité d'adaptation des communautés rurales vulnérables en Haute et Basse-Égypte (10 millions de dollars, 2023-2027). Ce projet d'agriculture intelligente face au climat et de biodiversité mis en œuvre par la FAO vise à développer et à mettre en œuvre des pratiques agricoles fondées sur la nature et résilientes au climat, à augmenter la productivité agricole et à améliorer les moyens de subsistance et la sécurité alimentaire dans les communautés rurales vulnérables des gouvernorats d'Assouan, de Beheira et de Kafr El Sheikh en Égypte.
Femmes résilientes au Moyen-Atlas (10 M$, 2023-2027). Ce projet mis en œuvre par SOCODEVI vise à appuyer l'opérationnalisation de la Stratégie forestière 2030 du Maroc afin de prévenir la surexploitation et le manque de valorisation du secteur forestier. Le projet travaille avec vingt-cinq coopératives de femmes dans la région du parc national de Khénifra pour les aider à résister au changement climatique.
Annexe B – Exemples de résultats de l'aide du Canada
Action climatique
- Le Canada a aidé les petits exploitants agricoles d'Afrique de l'Est et de l'Ouest à devenir plus résilients aux changements climatiques grâce à son soutien au Fonds vert pour le climat et au Fonds pour une agriculture résiliente aiguë.
- Le fonds pour une agriculture résiliente aiguë est un fonds d'investissement à impact de 58 millions de dollars américains qui vise à améliorer les moyens de subsistance et la résilience climatique de 10 millions de personnes au Ghana, au Kenya, au Nigeria et en Ouganda en investissant dans des entreprises agroalimentaires en phase de démarrage qui soutiennent les petits exploitants agricoles. En 2021, le fonds pour une agriculture résiliente aiguë a bénéficié directement à environ 320 000 agriculteurs, dont 40 % de femmes, et a bénéficié indirectement à environ 1,6 million de personnes.
- En Éthiopie, le Canada a soutenu des solutions durables à la crise climatique. En 2021, les programmes de la Banque mondiale soutenus par le Canada dans les centres urbains du pays ont permis de récupérer 3 650 hectares de terres, notamment en plantant 527 000 arbres et en créant 88 km de barrières anti-inondation. Ces actions ont permis au jardinage urbain à petite échelle d'améliorer la nutrition des ménages urbains.
Annexe C – Partenariat pour le climat (volet Afrique)
En 2021, le gouvernement a affecté 315 millions de dollars, dans le cadre de l'engagement du Canada de 5,3 milliards de dollars en matière de financement de la lutte contre les changements climatiques pour 2021-2026, afin de tirer parti de l'expertise, de l'innovation et des ressources des organisations et des peuples autochtones du Canada pour soutenir l'adaptation aux changements climatiques dans les pays en développement en mettant l'accent sur les solutions fondées sur la nature.
Les solutions fondées sur la nature pour l'adaptation et l'atténuation du changement climatique sont des actions qui protègent, gèrent et/ou restaurent durablement les écosystèmes naturels et modifiés pour soutenir l'action climatique, tout en relevant les défis sociétaux en contribuant simultanément au bien-être humain et à la biodiversité.
L'initiative Partenariat pour le climat, d'une valeur de 315 millions de dollars, est dotée de deux enveloppes : l'une pour les organisations canadiennes qui utilisent des solutions fondées sur la nature pour soutenir l'adaptation aux changements climatiques et la conservation de la biodiversité en Afrique subsaharienne (300 millions de dollars) ; et une deuxième, intitulée Partenariat des peuples autochtones pour le climat, permettant aux peuples autochtones du Canada de s'associer à des organisations autochtones dans les pays admissibles au financement de la coopération publique au développement afin d'accroître la résilience climatique (15 millions de dollars).
Aperçu du portefeuille de 300 millions de dollars du Programme de partenariat pour le climat :
- 16 projets couvrant 25 des 46 pays d'Afrique subsaharienne.
- 31,5 % du financement (100,4 millions de dollars) pour l'Afrique de l'Ouest, 39,4 % (125,6 millions de dollars) pour l'Afrique de l'Est, 22,3 % (72,4 millions de dollars) pour l'Afrique centrale et 3 % (9,2 millions de dollars) pour l'Afrique australe.
- L'objectif initial d'allouer au moins 20 millions de dollars à des projets transformateurs en matière de genre (GE-03) a été dépassé : 4 projets (56,8 millions de dollars) sont transformateurs en matière de genre. Les 12 autres (261,2 millions de dollars) sont intégrées au genre (GE-02).
- Les projets travaillent dans un large éventail d'écosystèmes et soutiennent l'agriculture durable, la foresterie, les pêches, la diversification économique et les chaînes de valeur fondée sur la nature qui contribuent à la sécurité alimentaire.
Le portefeuille est soutenu par des activités actives de suivi, d'évaluation et d'apprentissage visant à saisir et à partager les leçons apprises en temps réel, à renforcer les capacités des partenaires et à suivre les progrès au fil du temps. Par example:
- En partenariat avec l'Institut international du développement durable, Affaires mondiales Canada finance l'initiative Nature pour l'adaptation aux changements climatiques, qui vise à améliorer la compréhension, les connaissances et la capacité des organisations de la société civile du Nord et du Sud à concevoir et à mettre en œuvre des solutions fondées sur la nature pour l'adaptation aux changements climatiques qui offrent des avantages en matière de biodiversité et de subsistance aux personnes de tous les genres et de tous les groupes sociaux dans les pays en développement. Un cours d'apprentissage en ligne gratuit basé sur l'écosystème a été développé et est offert au public sur le site Web de l'initiative.
- En partenariat avec l'Union internationale pour la conservation de la nature, Affaires mondiales Canada finance le Projet de surveillance et d'accompagnement de solutions fondées sur la nature pour l'adaptation aux changements climatiques afin de superviser et d'orienter les partenaires d'AMC dans la mise en œuvre des programmes de solutions fondées sur la nature. L'Union internationale pour la conservation de la nature suivra les défis et les expériences de ses partenaires dans la mise en œuvre de la norme mondiale sur les solutions fondées sur la nature et fournira un soutien en matière de dépannage. Cette expérience globale sera largement partagée afin de mieux éclairer les solutions fondées sur la nature et d'aider à affiner la norme mondiale.
- AMC et la Coalition canadienne sur les changements climatiques ont lancé conjointement la Communauté de pratique Solutions fondées sur la nature pour le climat et la biodiversité. Ce dernier comprend des membres de partout au Canada et dans le monde et est supervisé par un comité directeur qui aide à orienter les efforts visant à mettre en évidence et à promouvoir des solutions fondées sur la nature fondée sur des données probantes, percutantes et inclusives pour l'adaptation aux changements climatiques et la biodiversité. Le comité directeur comprend des représentants des organisations autochtones nationales. La communauté de pratique met l'accent sur le savoir et l'engagement autochtones, ainsi que sur l'égalité des genres, et comprend un forum annuel des praticiens pendant la Semaine du développement international.
Éducation en Afrique
- L'éducation est plus efficace si elle est équitable, inclusive, sensible au genre et aux conflits, et si elle est pilotée localement.
- L'éducation étant l'un des outils les plus puissants pour réduire la pauvreté et améliorer la santé, l'égalité des sexes, la paix et la stabilité, le Canada accueille favorablement la désignation, par l'Union africaine, de 2024 comme l'Année de l'éducation.
- L'apport de compétences de qualité et d'une formation technique et professionnelle aux jeunes Africains peut stimuler la croissance économique, l'innovation et le développement social, et contribuer à la paix et à la stabilité.
- La politique d'aide internationale féministe du Canada souligne l'importance de l'éducation et du développement des compétences pour la réalisation des objectifs de développement durable.
Messages supplémentaires
- Les programmes d'aide internationale du Canada visent à garantir que les plus pauvres et les plus vulnérables aient accès à une éducation de qualité et inclusive, en mettant l'accent sur l'avancement des opportunités éducatives égales pour les filles, les adolescentes et les femmes, en particulier dans les contextes de crise.
- Le Canada soutient des programmes et des partenaires qui développent des compétences de vie et fournissent une éducation et une formation technique et professionnelle, en mettant l'accent sur l'aide aux femmes et aux jeunes marginalisés pour trouver du travail, y compris dans des domaines non traditionnels et mieux rémunérés.
- Le Canada soutient les efforts visant à renforcer les capacités des jeunes à participer aux marchés du travail, à créer des emplois productifs et à contribuer à la croissance économique.
Mise à jour
L'Union africaine (UA) a désigné 2024 comme l'Année de l'éducation en Afrique, en mettant l'accent sur la construction de systèmes éducatifs résilients pour un accès accru à un apprentissage inclusif, tout au long de la vie, de qualité et pertinent, y compris les compétences et l'enseignement et la formation techniques et professionnels (EFTP).
Faits et chiffres à l'appui
Engagement du Canada
- En mai 2024, dans le cadre du premier Dialogue sur la politique de développement du Canada et de la Commission de l'Union africaine (CUA), le Canada a annoncé un doublement de son soutien à la CUA à 20 millions de dollars (2024-2029), dont 10 millions de dollars pour l'éducation/EFTP.
- En 2022-2023, le Canada a fourni 328 millions de dollars en aide internationale à l'Afrique pour l'éducation. Les trois principaux pays bénéficiaires étaient le Mozambique (23 millions de dollars), la Tanzanie (22 millions de dollars) et le Mali (18 millions de dollars).
- L'Initiative pour l'éducation de Charlevoix du Canada, en soutien à la Déclaration de Charlevoix sur l'éducation de qualité pour les filles, aurait bénéficié à quatre millions de filles, d'adolescentes et de femmes dans le monde. Neuf des dix principaux pays partenaires de Charlevoix étaient en Afrique. L'initiative a généré 4,3 milliards de dollars en promesses, y compris l'engagement du Canada de 400 millions de dollars sur trois ans pour soutenir 55 projets.
- S'appuyant sur Charlevoix, le Canada a lancé la campagne Ensemble pour l'apprentissage (2021-2023), une campagne visant à promouvoir un meilleur accès à une éducation de qualité, sûre et inclusive pour les enfants et les jeunes marginalisés, en particulier ceux qui subissent des déplacements forcés, ce qui a conduit à la création du Conseil canadien de l'éducation des réfugiés et à l'annonce de 67,2 millions de dollars.
- Les principaux partenaires canadiens actifs dans les programmes éducatifs en Afrique comprennent Collèges et instituts Canada, Plan International Canada, Save the Children Canada, World University Services of Canada (WUSC), Bureau canadien de l'éducation internationale.
Démographie et éducation en Afrique
- D'ici 2030, les jeunes Africains devraient représenter 42 % de la population mondiale des jeunes, et le taux de chômage des jeunes en Afrique devrait être de 12 %.
- Selon l'Union africaine, 98 millions d'enfants et de jeunes Africains ne vont pas à l'école. Le taux de non-scolarisation en Afrique subsaharienne est de 21 % pour les enfants en âge de fréquenter l'école primaire (6-11 ans), de 34 % pour les jeunes en âge de fréquenter le premier cycle du secondaire (12-14 ans) et de 58 % pour les jeunes en âge de fréquenter le deuxième cycle du secondaire (15-17 ans). Neuf enfants sur dix ne peuvent pas lire un texte simple avec compréhension à l'âge de 10 ans. Il est urgent de fournir une éducation et de créer des emplois pour répondre aux besoins d'emploi de la population croissante de jeunes.
- L'EFTP est essentiel pour doter les jeunes de compétences et de formations pertinentes pour l'emploi, permettant ainsi la croissance économique. Sur le marché du travail africain actuel, 29 % des jeunes employés sont sous-qualifiés et 57 % sous-éduqués, tandis que 18 % sont surqualifiés et 8 % suréduqués.
Contexte
L'Afrique a les taux d'exclusion scolaire les plus élevés au monde. L'apprentissage est négativement impacté par le manque de ressources (fournitures scolaires et manuels), d'enseignants formés et d'équipements de base (électricité, eau potable et installations sanitaires). Les filles sont disproportionnellement touchées par l'exclusion scolaire. En Afrique subsaharienne, 9 millions de filles âgées de 6 à 11 ans ne vont jamais à l'école, contre 6 millions de garçons. Cet inconvénient commence tôt et à l'adolescence, le taux d'exclusion pour les filles est de 36 % contre 32 % pour les garçons. Avec le temps, cela se traduit par un potentiel de gain et une qualité de vie inférieurs pour les femmes et les filles.
Annexe
Exemples de projets éducatifs soutenus par le Canada
Burkina Faso
- Renforcer les droits des filles à terminer leur éducation en toute sécurité et à temps [14 millions de dollars, 2020-2024 ; Plan International Canada] vise à soutenir l'accès à une éducation sûre et sensible au genre pour les filles et les garçons âgés de 6 à 16 ans dans les régions nord et est du Burkina Faso, confrontées à des défis de sécurité. Ce projet applique l'approche des écoles accélérées, un programme intensif de neuf mois qui compresse les trois premières années de l'école primaire pour permettre aux enfants non scolarisés de rattraper leurs pairs et de les intégrer ensuite dans le système éducatif formel. Ces efforts sont complétés par des activités liées à l'éducation sur les droits en matière de santé sexuelle et reproductive pour réduire les stéréotypes et améliorer la compréhension des droits des filles en termes d'accès à l'éducation et à la santé sexuelle et reproductive.
Mali
- Améliorer l'éducation inclusive des adolescentes au Mali [20 millions de dollars, 2020-2024 ; Plan International Canada] vise à améliorer les droits à une éducation inclusive, de qualité et sensible au genre pour 90 000 filles et adolescentes touchées par les conflits dans 11 communautés des régions de Ségou et Mopti au Mali.
Mozambique
- Autonomiser les adolescentes pour apprendre et gagner (EAGLE) [9,1 millions de dollars ; 2020-2025 ; Voluntary Services Overseas (VSO)] - vise à soutenir les filles et jeunes femmes vulnérables et handicapées non scolarisées pour qu'elles deviennent alphabétisées et améliorent leur autonomisation économique.
Tanzanie
- Maintenir les adolescentes à l'école (KAGIS) [14,2 millions de dollars, 2021-2026, Plan International Canada] vise à faciliter l'accès et la rétention des adolescentes dans le système scolaire, et à lutter contre les normes, pratiques et comportements nuisibles et discriminatoires qui affectent leur éducation.
Tunisie
- Éducation pour l'emploi en Tunisie [5,8 millions de dollars ; 2019-2024 ; Collèges et instituts Canada] vise à accroître le pouvoir économique des jeunes adultes, en particulier des femmes vivant dans les régions les plus défavorisées de la Tunisie. Le projet soutient les Instituts supérieurs des études technologiques (ISET) dans le développement de programmes de formation selon l'approche par compétences dans les secteurs de la maintenance des machines agricoles, de l'écotourisme, des énergies renouvelables et de l'agroalimentaire. Le projet prévoit de bénéficier directement à 1200 diplômés (45 % de femmes), 40 professeurs et 175 cadres de gestion au sein du réseau ISET, et à des professionnels de divers ministères ciblés. Le projet devrait également bénéficier indirectement à 27 745 diplômés et leurs familles pour un total d'environ 110 000 personnes (50 % de femmes).
Croissance economique inclusive
- L'aide internationale du Canada en Afrique favorise une croissance économique qui profite à toutes et à tous afin de réduire la pauvreté et de promouvoir l’autonomisation économique des femmes.
- L'autonomisation économique des femmes est au cœur des efforts de développement du Canada pour parvenir à l'égalité des sexes, à une croissance économique inclusive et à des progrès dans la réalisation des objectifs de développement durable.
- Notre portefeuille d'investissements dans ce domaine couvre un large éventail d'initiatives et de partenaires, allant de projets de micro-finance à petite échelle travaillant au niveau local à des investissements à grande échelle par l'intermédiaire des banques multilatérales de développement.
Messages supplémentaires
- L'aide du Canada contribue à renforcer la capacité des structures institutionnelles, soutient l'entrepreneuriat, élargit l'accès au capital et encourage les investissements du secteur privé dans des initiatives de croissance inclusive.
- Le secteur privé stimule la création d'emplois, l'innovation, la productivité et la croissance économique, y compris dans les pays en développement. Grâce à nos programmes d'aide internationale, le Canada aide les individus et les entreprises à devenir plus compétitifs, innovants et écologiques ; à augmenter leurs opportunités d'emploi et de marché ; et à faire en sorte que les marchés fonctionnent mieux pour les plus pauvres et les plus marginalisés, en particulier les femmes et les jeunes.
- Les outils de financement innovants du Canada peuvent aider à mobiliser des capitaux et une expertise du secteur privé pour le développement durable.
- FinDev Canada, notre institution de financement du développement, soutient la croissance et l'investissement du secteur privé dans les marchés émergents et les pays en développement. L'Afrique subsaharienne est l'une des trois régions prioritaires de FinDev Canada.
Faits et chiffres à l'appui
- Le Canada soutient des partenariats pour une croissance inclusive qui sont cruciaux pour le succès de la Politique d'aide internationale féministe (PAIF), avec des organisations multilatérales et de la société civile, des banques de développement et le secteur privé.
- L'aide du Canada se concentre sur l'augmentation du leadership économique et de l'autonomisation des femmes à tous les niveaux, la promotion des droits économiques des femmes et l'accès à un travail décent, et l'aide à la prise en compte du travail non rémunéré et de la charge de soins disproportionnée supportée par les femmes.
- En 2022-2023, 33 % de l'aide internationale du Canada pour la croissance économique inclusive est allée à l'Afrique subsaharienne (les données incluant l'Afrique du Nord ne sont pas encore disponibles).
- Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) est l'un des principaux partenaires multilatéraux de développement du Canada contribuant à la croissance économique durable en Afrique. Le Canada a rejoint la BAD en 1982 et est le quatrième actionnaire non africain de la Banque (après les États-Unis, le Japon et l'Allemagne) avec une part de vote de 3,68 %.
- En septembre 2024, la présence de FinDev Canada en Afrique subsaharienne comprend 17 clients, représentant 45 % de son portefeuille d'investissements, totalisant 501 millions USD (FinDev Canada n'a pas de présence en Afrique du Nord).
Contexte
Malgré une croissance économique rapide et une diminution des taux de pauvreté en Afrique ces dernières décennies, la croissance reste inégale sur le continent. Selon la Banque mondiale, la croissance en Afrique subsaharienne devrait retrouver son élan, atteignant 3,8 % en 2024 et 4,1 % en 2025, contre 3,6 %. Les conflits et la violence croissants dans la région exercent un effet de frein sur l'activité économique, les chocs climatiques exacerbant cette fragilité. En 2024, environ 429 millions de personnes en Afrique vivent encore dans une extrême pauvreté.
Annexe – Exemples de programmes
- Avec le soutien du Canada, RENEW (RENEW International Canada Ltd et RENEW LLC - Accélération de la croissance des entreprises régionales [ARBG] en Afrique de l'Est [18,2 M$, 2022-2029]) a créé un réseau innovant dans huit pays d'Afrique de l'Est qui aidera les petites et moyennes entreprises (PME) africaines à commercer régionalement, à devenir sensibles au genre et au climat, accélérant ainsi la croissance économique et créant des emplois décents. Les preuves tirées des résultats du projet seront utilisées pour plaider en faveur de réformes politiques nationales et régionales sensibles au genre et pour augmenter les investissements tenant compte du genre de la part des investisseurs régionaux et internationaux.
- Le Canada soutient des initiatives qui améliorent la productivité des haricots et les liens de marché entre les petits exploitants agricoles dans 31 pays d'Afrique subsaharienne, contribuant ainsi à améliorer la sécurité alimentaire des ménages d'Afrique subsaharienne.
- Entre 2017 et 2022, le Canada a contribué à améliorer les opportunités de marché pour 3,7 millions d'agriculteurs (50 % de femmes) en les reliant directement aux PME impliquées dans la transformation et le commerce des haricots – une denrée de base régionale.
- Le volume de haricots échangés dans les principaux corridors de haricots en Afrique subsaharienne a augmenté de 3,6 millions de tonnes sur 5 ans, contribuant à des revenus d'exportation significatifs.
- Des semences intelligentes face au climat ont été distribuées à 19,4 millions d'agriculteurs (48 % de femmes).
- Le Canada a contribué à améliorer l'accès à un travail décent et à des opportunités d'auto-emploi pour les femmes en Égypte, en augmentant l'accès au marché pour 35 entreprises en démarrage dirigées par des femmes, en améliorant l'employabilité de 1 100 femmes, dont 19 % vivent avec un handicap, et en améliorant l'accès à des services financiers et non financiers adaptés pour 1 940 femmes entrepreneures.
- Le Canada a créé un environnement favorable pour que les femmes exercent leurs droits économiques et leur leadership au sein de leurs communautés grâce à la création de 72 associations villageoises d'épargne et de crédit et de 122 microentreprises au Maroc.
- Le Canada a contribué à renforcer la sécurité financière et la résilience économique des femmes rurales en Tunisie en renforçant l'entrepreneuriat féminin, en améliorant leurs compétences, en facilitant leur accès aux services financiers et en augmentant leurs revenus. Dans le cadre d'un projet soutenu par le Canada, plus de 400 femmes ont participé à des foires commerciales, améliorant la visibilité des produits et permettant le réseautage.
- Le Canada, en partenariat avec la Société financière internationale (SFI), contribue 150 millions de dollars (2017-2041) sous forme de prêts concessionnels pour des infrastructures d'énergie renouvelable modernes et sensibles au genre en soutien aux objectifs de l'Initiative africaine pour les énergies renouvelables (IAER) - un cadre dirigé par l'Afrique qui vise à mobiliser le potentiel africain pour atteindre 300 GW de nouvelle capacité de production d'énergie renouvelable d'ici 2030. À ce jour, le programme Canada/SFI a fourni des prêts de 25 millions USD (hydroélectricité au Gabon), 10 millions USD (énergie solaire au Nigeria), 25 millions USD (solaire modulaire/stockage par batterie au Tchad et au Cameroun), et 10 millions USD (solutions hors réseau via une plateforme panafricaine). Cette composante d'investissement est accompagnée d'une subvention de 5 millions CAD qui explore des investissements bancables dans des solutions hors réseau dans les zones rurales et intègre mieux les considérations d'égalité des genres dans ses projets.
Programme d'innovation en aide internationale (PIAI) : Le PIAI est un programme pilote de 5 ans qui a été récemment renouvelé dans le budget 2024 et conçu pour réaliser des investissements stratégiques afin de catalyser le financement privé pour des projets ayant un impact positif sur le développement international. Le financement du Canada doit être remboursé mais peut également inclure une assistance technique non remboursable pour aider à atteindre l'impact. Le Canada s'est engagé à hauteur de 530 millions de dollars à ce jour par le biais du PIAI pour des investissements soutenant l'agriculture et les infrastructures intelligentes face au climat, les énergies renouvelables, le financement des petites et moyennes entreprises, et les investissements tenant compte du genre. Plus de la moitié du portefeuille du PIAI se trouve en Afrique subsaharienne. Le PIAI complète les ressources existantes pour l'aide au développement international, et le travail de l'institution de financement du développement du Canada, FinDev Canada.
Paix et sécurité
- Le Canada travaille en étroite collaboration avec ses partenaires africains sur des questions telles que le renforcement des capacités de lutte contre le terrorisme, les opérations de paix et de stabilisation, le déploiement d'officiers d'état-major et de policiers civils, ainsi que la coopération en matière de lutte contre les menaces biologiques, chimiques et nucléaires.
- Le Canada et la CUA partagent les mêmes préoccupations concernant la montée de l'autoritarisme, les changements anticonstitutionnels de gouvernement et l'extrémisme violent, et o et ont échangé sur ces questions lors du récent dialogue de haut niveau en novembre.
Messages supplémentaires
- Le Canada se félicite de l'engagement constructif de l'UA et des partenaires africains bilatéraux à l'égard des principales crises régionales. Les retombées, la détérioration des conditions démocratiques, le trafic illicite des ressources naturelles, les répercussions du changement climatique sur la sécurité et l'intensification de la violence demeurent préoccupants, en particulier au Sahel, au Soudan et dans l'est de la RDC.
- Le Canada apprécie le travail important de la CUA pour renforcer la diplomatie préventive, la médiation et la coordination avec les organismes sous-régionaux, en particulier en réponse aux crises régionales émergentes et durables.
- L'ambassadrice du Canada pour les femmes, la paix et la sécurité s'est rendue en Éthiopie (Addis, Mekelle) en janvier 2024 pour s'engager avec la société civile et les représentants du gouvernement sur des questions clés telles que la violence sexuelle liée au conflit, l'établissement d'un dialogue national, la politique de justice transitionnelle et le désarmement, la démobilisation et la réintégration (DDR).
- En août 2024, le Canada a soutenu les efforts déployés par les États-Unis pour amener des femmes civiles soudanaises à Genève afin d'influencer les pourparlers prévus sur le cessez-le-feu au Soudan.
Faits et chiffres à l'appui
- En mai 2024, le ministre du Développement international Hussen a annoncé un financement de 20 millions de dollars (2024-2029) pour la CUA, dont 7,5 millions de dollars pour soutenir l'Agenda 2063, 2,5 millions de dollars pour soutenir les questions de paix et de sécurité, et 10 millions de dollars pour l'éducation et la formation technique et professionnelle. Cela représente un doublement de la subvention précédente du Canada (2020-2024).
Contexte
Priorités de l'UA en matière de sécurité : 1) préférence pour l'imposition de la paix et les « opérations cinétiques » (mesures agressives et offensives) associées à la fourniture internationale d'équipements et d'armes à l'UA ; 2) partenariats élargis, en particulier « avec des partenaires de même sensibilité ayant des liens avec l'Afrique », sur des questions telles que la prévention des conflits, la médiation, la diplomatie préventive et l'observation des élections ; et 3) participation inclusive des jeunes et des femmes. Ces questions, en particulier la question 2, ont été soulevées lors du DHN, où des hauts fonctionnaires ont indiqué que le Canada pourrait avoir l'occasion de s'engager dans des efforts de médiation.
Opérations de paix UA-ONU : En décembre 2023, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté une résolution établissant un cadre pour les opérations de paix menées par l'UA, qui seront financées, au cas par cas, à hauteur de 75 % par les contributions des Nations unies. Le Canada a coparrainé la résolution.
Programme des opérations de paix et de stabilisation : Le Canada a versé plus de 140 millions de dollars en Afrique depuis 2018, en mettant l'accent sur la protection des militants de première ligne, des défenseurs des droits de l'homme et des civils touchés par les conflits et/ou la répression politique, sur l'avancement du programme WPS et sur le soutien aux processus de médiation/dialogue, à la gestion des armes/munitions, à la lutte contre la désinformation, à la consolidation de la paix et à la cohésion sociale.
Programme de renforcement des capacités de lutte contre le terrorisme : 19 projets d'une valeur totale de 41,1 millions de dollars en Afrique. Cela comprend : sept projets en Afrique du Nord d'une valeur d'environ 13,9 millions de dollars ; six projets d'une valeur de 13,7 millions de dollars canadiens dans la région du Sahel, et six projets en Afrique de l'Est d'une valeur de 13,5 millions de dollars canadiens.
Le programme de réduction de la menace des armes : Plus de 100 millions de dollars en programmes exécutés en Afrique depuis 2012, ce qui représente la contribution du Canada au Partenariat mondial contre la prolifération des armes de destruction massive et des matières connexes, dirigé par le G7.
Le Programme de renforcement des capacités de lutte contre la criminalité : a fourni des fonds à la Garde côtière canadienne (GCC), qui a soutenu les efforts axés sur la mise en œuvre des cadres de sécurité maritime africains et a aidé à lutter contre la criminalité transnationale organisée en mer. Par l'intermédiaire de la GCC, le Canada a été représenté dans le passé au sein du groupe des amis du golfe de Guinée du G7++, qui soutient le code de conduite de Yaoundé.
La santé en Afrique
- L’investissement dans les systèmes de santé africains est essentiel à une croissance inclusive et durable dans la région.
- La mise en place de systèmes de santé équitables et résilients permet aux pays de mieux prévenir, détecter et répondre aux urgences sanitaires et d’améliorer les résultats sanitaires.
- L'engagement de 10 ans du Canada à l'égard de la santé et des droits mondiaux soutient la santé et les droits des femmes, des enfants et des adolescents et renforce les systèmes de santé.
Messages supplémentaires
- Les pays d’Afrique subsaharienne sont confrontés à divers défis en matière de santé. Il s’agit notamment d’un lourd fardeau de maladies transmissibles telles que le paludisme, le VIH/sida et la tuberculose, ainsi que de taux élevés de mortalité maternelle et infantile, de malnutrition, de grossesses chez les adolescentes et de systèmes de santé faibles.
- La COVID-19 a souligné l’importance des soins de santé primaires, qui s’appuient sur des systèmes de santé équitables et résilients. Elle a également catalysé un plus grand sentiment d’appropriation et de leadership des pays en matière de santé, y compris l’importance du financement national.
- Les épidémies touchent principalement les populations appauvries en raison de leur accès limité à l’eau potable, à l’assainissement, aux services de santé et à l’éducation, ce qui exacerbe la propagation et l’impact de la maladie.
- L’autonomie accrue des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (CDC africains), associée à la nouvelle Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), représente un changement positif vers la construction d’une souveraineté sanitaire durable et accrue sur l’ensemble du continent africain.
Mises à jour
Le Canada répond également à de nouvelles menaces à la sécurité sanitaire comme la variole simienne, en accordant 1 million de dollars à l’intervention de l’OMS pour contrôler l’épidémie en Afrique et en faisant don d’un maximum de 200 000 doses de vaccin contre la variole simienne à partir de notre réserve nationale. Le Canada continue de travailler avec les CDC africains et l’AFRO de l’OMS pour faire progresser le Programme de Lusaka, en mettant l’accent sur le renforcement de la collaboration entre les initiatives de santé mondiale à l’appui des voies dirigées par les pays vers la couverture sanitaire universelle.
Faits et chiffres à l'appui
- Conformément à notre Politique d’aide internationale féministe, 55 % du financement bilatéral du développement d’AMC soutenant le 10YC (61 % de toutes les dépenses du 10YC, soit 830 millions de dollars) a été dirigé vers l’Afrique subsaharienne en 2022-23.
- 7 des 10 premiers pays bénéficiaires du financement 10YC se trouvaient en Afrique subsaharienne (Éthiopie, Mozambique, Nigeria, République démocratique du Congo, Tanzanie, Soudan du Sud, Ouganda).
- En 2022-23, le Canada a investi plus de 1,41 milliard de dollars dans le cadre du 10YC, soit une augmentation de 7 % par rapport à l’année précédente. Ce montant comprenait 574 millions de dollars pour l’ensemble de la santé et des droits sexuels et reproductifs (SDSR).
Contexte
Malgré des améliorations significatives, l’Afrique subsaharienne (ASS) a toujours les pires résultats en matière de santé au monde. La région, qui abrite 13 % de la population mondiale, supporte 25 % de la charge mondiale de morbidité. Près de la moitié des décès d’enfants de moins de cinq ans dans le monde surviennent en Afrique subsaharienne. La région a également les taux de mortalité maternelle et néonatale les plus élevés et est fortement touchée par des maladies infectieuses telles que le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme. De plus, l’Afrique subsaharienne est désormais confrontée à un double fardeau de maladies infectieuses et chroniques.
- Affaires mondiales Canada (AMC) appuie le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme depuis sa création en 2002, s’engageant à verser plus de 5,3 milliards de dollars, ce qui en fait le plus important investissement annuel d’AMC dans le domaine de la santé. Ces contributions ont contribué à sauver 65 millions de vies dans le monde pour lutter contre les trois maladies. Rien qu’en 2023, 25 millions de personnes ont reçu un traitement antirétroviral contre le VIH, 7,1 millions de personnes ont été traitées contre la tuberculose (TB) et 227 millions de moustiquaires ont été distribuées pour aider à lutter contre le paludisme. Le Canada est le sixième pays donateur en importance au Fonds mondial. 72 % des investissements du Fonds mondial sont réalisés en Afrique subsaharienne.
- Reconnaissant la nécessité de renforcer la capacité de fabrication de vaccins sur le continent africain, le Canada a investi dans un portefeuille croissant d’initiatives visant à améliorer la chaîne de valeur régionale de fabrication de vaccins. Par l’intermédiaire de l’Initiative mondiale pour l’équité vaccinale (CanGIVE) du Canada, le Canada soutient le programme de transfert de technologie et de fabrication d’ARNm basé en Afrique du Sud (45 millions de dollars ; 2022-25). Le Canada accueille également l’Accélérateur africain de fabrication de vaccins (AVMA) de Gavi.
- En 2022, le Canada a annoncé une aide humanitaire de 250 millions de dollars pour aider à faire face à la crise mondiale de la sécurité alimentaire et de la nutrition, en s’appuyant sur les 514,5 millions de dollars déjà alloués en 2022 pour l’aide alimentaire et nutritionnelle d’urgence, en mettant l’accent sur l’Afrique subsaharienne. En 2023, le Canada a annoncé un financement de 84,6 millions de dollars pour lutter contre la malnutrition mondiale et prévenir la malnutrition aiguë, soutenant la mise en œuvre de quatre nouveaux projets par des partenaires canadiens, dont Action contre la faim, Children Believe, SickKids Centre for Global Child Health et Vision mondiale Canada.
- L’Union africaine a signé un protocole d’accord de trois ans avec Nutrition International. Les domaines d’engagement comprennent le plaidoyer, le suivi des progrès par rapport aux activités d’engagements liés à la nutrition, la fourniture d’une assistance technique pour accroître les capacités des membres de l’UA et de la CUA, et l’élaboration d’un plan d’action conjoint pour l’opérationnalisation du protocole d’accord. L’UA s’est publiquement engagée à mener des actions en faveur de la nutrition des adolescentes sur tout le continent et a demandé le soutien de NI pour l’élaboration et la mise en œuvre d’une stratégie de nutrition des adolescentes à l’échelle du continent qui favorisera les résultats en matière de santé et d’égalité des sexes.
- Le 13 mai 2024, le ministre Hussen a lancé le premier Dialogue sur les politiques de développement (DPD) entre le Canada et la Commission de l’Union africaine à Addis-Abeba, en Éthiopie. Le ministre Hussen, accompagné d’une délégation de l’UA, a visité un projet de supplémentation en vitamine A financé par Nutrition International financé par le Canada à Addis-Abeba afin d’obtenir une expérience directe des programmes de supplémentation en vitamine A qui peuvent réduire les taux de mortalité infantile
- Grâce à son financement continu à Nutrition International, le gouvernement du Canada aide à fournir jusqu’à 75 % de l’approvisionnement mondial en capsules de vitamine A, soutenant ainsi une intervention clé pour la survie de l’enfance qui a touché jusqu’à 157 millions d’enfants de moins de 5 ans dans 58 pays à l’échelle mondiale au cours de la période d’avril 2023 à mars 2024. Le Canada appuie également la supplémentation en vitamine A en Afrique par l’entremise de son soutien à l’UNICEF et à son projet VINA.
- Le 7 novembre 2024, au cours du Dialogue de haut niveau, le ministre Hussen a rencontré le commissaire de l’UA, M. Samate, commissaire à la santé, aux affaires humanitaires et au développement social, et a discuté de l’importance d’améliorer la capacité des agences de santé africaines à soutenir leurs mandats. La ministre du Développement international du Canada a souligné le soutien du Canada à la fabrication de vaccins sur le continent et le rôle clé des organisations locales de femmes dans l’avancement de la santé maternelle et infantile dans le cadre de l’engagement de 1,4 milliard de dollars sur 10 ans du Canada à l’égard de la santé et des droits mondiaux.
L’avenir des initiatives de santé mondiale/Le Programme de Lusaka : Lancé en décembre 2023 à la suite d’un processus de consultation de 14 mois appelé « L’avenir des initiatives de santé mondiale », le Programme de Lusaka décrit comment les initiatives de santé mondiale (GHI) telles que le Fonds mondial, Gavi et le Mécanisme de financement mondial peuvent mieux compléter le financement national afin de maximiser les impacts sur la santé à l’appui des priorités et des trajectoires dirigées par les pays vers la couverture sanitaire universelle (CSU). Le Canada a joué un rôle de premier plan dans l’avancement du Programme Luska, dans lequel les voix africaines ont joué un rôle central.
Le Canada, le Ghana et Amref Health Africa ont coprésidé le Groupe de travail intérimaire sur l’Agenda de Lusaka de janvier à juin 2024. Le Groupe de travail a contribué à la création d’un groupe de travail conjoint au sein des conseils d’administration du Fonds mondial, de GAVI et du Mécanisme de financement mondial, axé sur le paludisme, le renforcement des systèmes de santé et l’engagement des pays. jeté les bases d’une série de « pays pionniers » ou de « pays champions » pour faire avancer les principes de Lusaka ; et facilité les travaux en vue d’une feuille de route africaine pour la mise en œuvre de Lusaka (étayée par une décision du Sommet de l’UA de soutenir la mise en place d’un mécanisme de responsabilisation au sein de l’architecture de l’UA pour assurer la mise en œuvre effective de l’Agenda de Lusaka en Afrique). Nous avons été encouragés par les voix africaines et nous apportons un soutien modeste à la Fondation des Nations Unies pendant 2,5 jours par semaine jusqu’à la mi-décembre pour soutenir les discussions du volet Afrique qui ont été un moteur important du processus.
La décision du Sommet de l’UA sur Lusaka fournit la couverture politique et politique pour faire avancer le travail conjoint de l’Afrique-CDC, de la Commission de l’UA (CUA), de l’OMS-AFRO, du Bureau de la circonscription Afrique du Fonds mondial. La Feuille de route pour la mise en œuvre de l’Agenda de Lusaka en Afrique a été un document final clé et a été soutenue avec enthousiasme lors de la réunion parallèle de l’Agenda de Lusaka en août pendant la réunion du Comité régional de l’AFRO. Le 18 octobre dernier, le directeur régional de l’AFRO a envoyé une lettre de reconnaissance pour remercier les ministres de la Santé pour la finalisation de la feuille de route.
Soutenir les zones rurales en Afrique
- La pauvreté en Afrique continue d'être essentiellement rurale et est principalement concentrée chez ceux qui dépendent du secteur agricole pour leur subsistance.
- Les populations rurales vivant dans la pauvreté sont celles qui contribuent le moins au changement climatique, mais qui sont les plus exposées à la diminution de la protection sociale et de la qualité de vie en raison de la hausse des températures mondiales.
- La Politique d'aide internationale féministe du Canada vise à éliminer les obstacles à la réussite des personnes les plus vulnérables, en particulier les femmes et les filles, et les plus vulnérables vivent souvent dans des régions rurales et éloignées.
Messages supplémentaires
- L'engagement du Canada dans les zones rurales d'Afrique couvre divers secteurs, notamment l'égalité des sexes, l'éducation, l'agriculture et la sécurité alimentaire, le changement climatique, ainsi que la paix et la sécurité.
Contexte
L'emploi dans les systèmes agroalimentaires est particulièrement élevé en Afrique, où il représente 62 % de l'emploi total. En Afrique subsaharienne, 66 % des emplois féminins se trouvent dans les systèmes agroalimentaires, contre 60 % des emplois masculins. Pourtant, dans de nombreux pays, des normes sociales et de genre discriminatoires, ainsi que des politiques et des lois empêchent les femmes de posséder des actifs agricoles tels que des terres et du bétail, d'accéder aux services financiers et de conseil, aux technologies numériques ou de s'engager sur les marchés. Cela a une incidence négative sur la manière dont les femmes participent à l'agriculture et aux systèmes alimentaires et en tirent profit.
Exemples de projets
Bien que le ministère ne suive pas les projets selon qu'ils sont mis en œuvre en milieu rural ou urbain, de nombreux projets d'aide internationale soutenus par le Canada bénéficient aux zones et communautés rurales et s'y déroulent. Voici quelques initiatives qui soutiennent les zones rurales en Afrique :
Her Time to Grow; 8 millions de dollars, IDE Canada (2022- 2026) : Vise à améliorer la vie des femmes rurales travaillant dans l'agriculture en Éthiopie, au Ghana et en Zambie, en les aidant à participer pleinement à la vie économique de leurs communautés, à gagner un revenu, à obtenir un meilleur accès au marché pour leurs produits et à accroître leur indépendance financière.
Systèmes alimentaires respectueux de la nature pour l'adaptation au changement climatique ; 35 millions de dollars, Canadian Foodgrains Bank (2023-2026) : Vise à améliorer les économies à faible émission de carbone et résilientes au changement climatique dans les zones rurales de l'Éthiopie, du Kenya, du Mozambique et du Zimbabwe pour améliorer le bien-être des communautés, en particulier des femmes, des filles et d'autres groupes vulnérables. Le projet contribue à la mise à l'échelle de systèmes alimentaires respectueux de la nature pour une meilleure adaptation au changement climatique au sein d'un ensemble représentatif d'écosystèmes afromontains et subafromontains en Afrique subsaharienne.
Femmes rurales cultivant le changement en Éthiopie, au Kenya et en Tanzanie ; 15 millions de dollars, SeedChange (2021-2026) : Cible les régions rurales éloignées d'Éthiopie, du Kenya et de Tanzanie afin d'autonomiser les femmes et d'encourager les changements transformateurs en matière de genre, en utilisant des approches agroécologiques qui encouragent la production équitable, la gestion des ressources et l'accès au marché. Le soutien apporté vise à faire progresser l'adaptation au climat, à accroître la sécurité alimentaire, à renforcer l'égalité des sexes, à réduire les violences sexuelles et sexistes et à améliorer les moyens de subsistance des femmes rurales.
Babanayaa – Améliorer le bien-être des femmes et des filles en milieu rural au Ghana ; 1 million de dollars, développement rural intégré du Ghana (2019-2024) : Vise à améliorer le bien-être des femmes et des filles dans 30 communautés rurales dans les régions du nord du Ghana et de Brong Ahafo, y compris leur sécurité alimentaire, leur santé, leur sécurité et leur statut social. Les activités du projet se concentrent sur l'augmentation des revenus grâce à la production agricole et animale, l'amélioration de l'accès au marché et le soutien aux jeunes femmes pour qu'elles puissent aller à l'école primaire et secondaire, entre autres activités.
Initiative pour les femmes et les communautés du cacao ; 10 millions de dollars, Socodevi-FPGL (2022-2027) : Vise à améliorer les conditions de vie dans les communautés rurales de cacao en Côte d'Ivoire, en particulier celles des femmes et des jeunes filles. Les activités du projet contribueront à sensibiliser, former et soutenir les femmes productrices pour créer et renforcer les petites entreprises et les coopératives et leur faciliter l'accès au crédit et à l'assurance agricole.
Financement pour la démocratie et la gouvernance
- En 2024, 18 pays africains représentant plus de 300 millions de personnes prévoyaient d'organiser des élections.
- Dans certains endroits en Afrique, on se préoccupe des régimes non démocratiques, les violations des droits de la personne, la corruption persistante, le rétrécissement de l'espace civile, du risque important de violence liée aux élections et de recul de la démocratie.
- L'appui du Canada à l'intégrité électorale comprend une programmation tout au long du cycle électoral pour soutenir l'expertise technique, le renforcement des capacités et l'observation des élections.
Messages supplémentaires
- Le Canada soutient fermement le progrès démocratique, ainsi que les valeurs de gouvernance inclusive et responsable, le pluralisme pacifique, le respect de la diversité et l'universalité des droits de l'homme.
- Par le biais de la défense des droits et des programmes d'aide internationale, le Canada s'engage à établir des partenariats solides avec les pays africains et les parties prenantes, y compris l'UA, pour renforcer les institutions démocratiques et la participation, améliorer les mécanismes de gouvernance, et promouvoir et protéger les droits de l'homme.
- L'aide internationale d’AMC pour la gouvernance inclusive en Afrique en 2022-2023 s'est élevée à 88 millions de dollars. Cela inclut une initiative par l'Institut international pour la démocratie et l'assistance électorale (IDEA) pour le développement d'un cadre intégré de protection des élections qui promeut l'utilisation de la gestion des risques, le renforcement de la résilience et les méthodes de gestion de crise en Afrique. Les efforts récents se sont concentrés sur Maurice, le Kenya et l'Afrique du Sud.
- Le Canada s'engage à continuer d'aider les pays et les acteurs démocratiques de la région, y compris les gouvernements nationaux, l'Union africaine (UA), les Communautés économiques régionales (CER) et les organisations de la société civile, à promouvoir la démocratie, renforcer les institutions démocratiques, améliorer les mécanismes de gouvernance, et renforcer la transparence et la responsabilité.
- Le Canada met également en œuvre cinq projets de renforcement des capacités dirigés par Transparency International (TI), le National Democratic Institute (NDI) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Ces projets soutiennent les efforts pour lutter contre le blanchiment d'argent, la désinformation et renforcer la participation politique des femmes lors des élections.
Faits et chiffres à l'appui
- En 2023, le Canada a soutenu quatre missions d'observation électorale (MOE) dirigées par l'UE en Afrique (Sierra Leone, Zimbabwe et Libéria (deux fois)). Le projet a déployé des observateurs canadiens pour participer à la MOE dirigée par l'UE pour les élections présidentielles de 2024 au Sénégal. Le projet soutiendra les MOE dirigées par l'UE en Afrique cette année (2024/25), y compris au Mozambique et en Guinée Conakry.
- Selon les derniers classements de Freedom House (2024), seuls neuf pays en Afrique sont classés comme "libres" (Botswana, Cabo Verde, Ghana, Lesotho, Maurice, Namibie, Sao Tomé-et-Principe, Seychelles et Afrique du Sud). Le nombre de pays classés "non libres" est passé de 14 (en 2006 et 2008) à 25 en 2024. Les transitions démocratiques échouées, la détention arbitraire de figures de l'opposition, la censure des journalistes, les coupures des réseaux sociaux et d'Internet, la répression des défenseurs des droits de l'homme, et la corruption et la capture de l'État par des intérêts privés sont autant de causes de préoccupation et de moteurs de la baisse des classements de Freedom House.
- Le projet de Transparency International aborde le défi de l'argent propre dans les élections et est mis en œuvre en Zambie et à Madagascar. Le projet du National Democratic Institute aborde la désinformation dans les élections et est mis en œuvre au Nigeria, en Sierra Leone et au Libéria.
- Le Canada a soutenu deux projets du PNUD en Libye ainsi qu'en Tunisie et au Soudan pour aborder l'intégrité de l'information et la participation politique des femmes. Au Soudan du Sud, le Canada fournit un soutien financier pour un projet du PNUD (1,3 million de dollars - non annoncé) visant à créer un environnement favorable à des élections crédibles, pacifiques et inclusives.
- Le Canada soutient un projet du PNUD au Mozambique (1,5 million de dollars) et le Programme d'éducation électorale et de gouvernance inclusive en République démocratique du Congo (2023-2029, 10,25 millions de dollars). Le Canada est le seul donateur finançant un projet de gouvernance électorale en RDC au-delà des élections de 2024.
- AMC finance une initiative par l'IDEA pour le développement d'un cadre intégré de protection des élections qui promeut l'utilisation de la gestion des risques, le renforcement de la résilience et les méthodes de gestion de crise en Afrique. Cela inclut des efforts à Maurice, au Kenya et en Afrique du Sud, ainsi qu'une collaboration avec le Bureau du commissaire aux élections de Maurice, le contrôle interne au ministère des Finances de Maurice, et la Commission électorale de l'Afrique du Sud, entre autres.
Contexte
L'UA a adopté la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, qui est entrée en vigueur en février 2012. Les valeurs de la gouvernance démocratique sont également reflétées dans l'Agenda 2063 de l'UA. La réponse de l'UA aux changements anticonstitutionnels de gouvernance comprend la suspension de toutes les activités de l'organisation, ainsi que des sanctions en coopération avec les Communautés économiques régionales (CER). Actuellement, l'UA a suspendu le Mali (juin 2021), la Guinée (septembre 2021), le Burkina Faso (février 2022), le Soudan (avril 2023), le Niger (juillet 2023) et le Gabon (août 2023). Comme observé en Afrique de l'Ouest, cependant, les sanctions et restrictions imposées aux États membres par la CEDEAO n'ont pas réussi à garantir que les régimes militaires respectent un retour à l'ordre constitutionnel, contribuant ainsi à leur retrait annoncé de l'institution.
Les efforts des dirigeants africains pour supprimer, éviter ou prolonger les limites de mandat sont préoccupants. D'autres pratiques antidémocratiques utilisées pour maintenir le pouvoir incluent la manipulation des sondages, la fraude électorale, la mobilisation partisane du pouvoir et des ressources de l'État, l'interdiction des partis politiques d'opposition et le non-respect des élections ou de leurs résultats. La qualité et le soutien à la démocratie dans certains États sont minés par des facteurs supplémentaires, notamment la stagnation économique, les inégalités enracinées (y compris l'inégalité de genre), les mauvaises pratiques de gouvernance, le manque de responsabilité, l'insécurité croissante (y compris la menace terroriste croissante) et la corruption.
Lutte contre les violences sexuelles en Afrique
- La violence sexuelle et basée sur le genre (VSBG), y compris les pratiques néfastes telles que les mariages d'enfants, précoces et forcés et les mutilations génitales féminines/excisions, constituent une violation des droits humains des femmes et des filles et un obstacle à la pleine réalisation de l'égalité des sexes, de la paix et du développement.
- Mettre fin à toutes les formes de VSBG et aux pratiques néfastes, en particulier à l'égard des femmes et des filles dans toute leur diversité, est une priorité de la Politique d'aide internationale féministe du Canada (PAIF).
- Dans le cadre de son leadership féministe, le Canada plaide pour une collaboration avec les organisations et mouvements de défense des droits des femmes et de l'égalité à travers le continent, compte tenu du rôle essentiel qu'ils jouent dans la réalisation du changement social.
Messages supplémentaires
- L’élimination de la violence sexuelle et sexiste est un catalyseur du développement durable dans son ensemble. L’élimination de la violence fondée sur le genre est une condition préalable à l’égalité des sexes, à la santé et au bien-être, à une éducation de qualité et à des sociétés pacifiques et démocratiques.
- Les mariages précoces, forcés, et d’enfants, constituent une violation des droits fondamentaux des filles et des femmes. Elle empêche les filles d’atteindre leur plein potentiel, met en péril leur santé, met souvent fin à leur éducation et limite leur capacité à contribuer pleinement au développement de leur famille, de leur communauté et de leur pays.
- Pendant les crises humanitaires, y compris les crises de réfugiés, les femmes et les filles sont confrontées à des taux nettement plus élevés de violence sexuelle et sexiste, notamment une plus grande vulnérabilité aux mariages d’enfants, précoces et forcés. Il est impératif que les initiatives de prévention et d’intervention en matière de violence sexuelle et sexiste, y compris l’atténuation des risques de violence sexuelle et sexiste, soient intégrées dans les programmes humanitaires dès le début des conflits et des crises.
- Les efforts du Canada pour mettre fin à la violence sexuelle et sexiste comprennent un soutien financier aux organisations multilatérales et mondiales qui préviennent et contreviennent à la violence sexuelle et sexiste, y compris les pratiques néfastes telles que les mariages précoces et forcés et les mutilations génitales féminines (MGF). Voir l’annexe A pour des exemples de programmation.
Faits et chiffres à l'appui
- Plus de 230 millions de filles et de femmes en vie aujourd’hui ont subi des mutilations génitales féminines. La plus grande part de la charge mondiale se trouve dans les pays africains, avec plus de 144 millions de cas.
- On estime que 640 millions de filles et de femmes en vie aujourd’hui ont été mariées dans l’enfance, et que 12 millions de filles sont mariées chaque année. Cela représente environ 33 000 filles mariées chaque jour ; 23 filles par minute.
- Depuis le lancement de la Politique d’aide internationale féministe en 2017, les dépenses du Canada pour améliorer la prévention et la réponse à la violence sexuelle et sexiste ont totalisé plus de 436 millions de dollars.
- Entre 2018 et 2023, le Canada a triplé ses investissements annuels dans la prévention et la réponse à la VSBG, passant d’un peu plus de 30 millions de dollars en 2017-2018 à plus de 96 millions en 2022-2023.
- Ces investissements ont fait du Canada le principal donateur bilatéral dans le financement des efforts visant à mettre fin à la violence faite aux femmes et aux filles pendant trois années consécutives, selon les rapports annuels du CAD de l’OCDE de 2020, 2021 et 2022.
Contexte
- La violence sexuelle et sexiste touche de manière disproportionnée les femmes et les filles et reste un obstacle majeur à la réalisation de l’égalité des sexes. Il s’agit notamment du viol, de la traite des personnes, de l’esclavage, de la violence domestique et des pratiques néfastes telles que les mariages d’enfants, les mariages précoces et forcés, les mutilations génitales féminines. Bien qu’elle soit répandue à des degrés divers sur le continent, la violence sexuelle et sexiste est exacerbée dans les contextes de fragilité et de conflit où la violence sexuelle est utilisée comme arme de guerre.
- L’Afrique a l’un des taux les plus élevés de violence sexiste au monde, avec 31 % des femmes déclarant avoir subi des violences de la part de partenaires intimes à un moment donné de leur vie.
- Non seulement la violence sexuelle et sexiste cause de graves problèmes de santé physique, mentale, sexuelle et reproductive à court et à long terme pour les femmes, mais elle a également un impact sur la santé et le bien-être de leurs enfants, et a des coûts sociaux et économiques élevés pour les femmes, leurs familles et les sociétés dans leur ensemble.
Annexe A : Exemples de projets de lutte contre la violence sexuelle et sexiste
- Accélérer l’action pour mettre fin aux mutilations génitales féminines en Éthiopie, UNICEF, 2020-2024, 10 millions de dollars : vise à renforcer les droits des femmes et des filles et à améliorer leur accès à des services complets de santé et de protection. Il contribuera à fournir à 1,7 million de femmes et de filles des services de santé améliorés pour traiter et prévenir les complications liées aux MGF/E.
- Lutter contre les attitudes et les normes néfastes pour l’égalité des sexes et l’autonomisation en Somalie, Aide à l’enfance Canada, 2021-2024, 10 millions de dollars : vise à lutter contre les normes sociales discriminatoires qui perpétuent les pratiques néfastes, comme la violence sexuelle et fondée sur le genre, les mutilations génitales féminines et les mariages d’enfants, précoces et forcés, en donnant aux adolescentes âgées de 10 à 19 ans les moyens de revendiquer leurs droits sur leur corps.
- Les efforts du Canada pour mettre fin à la violence sexuelle et sexiste et aux pratiques néfastes par l’intermédiaire d’organisations multilatérales et mondiales comprennent également :
- Programme conjoint FNUAP-UNICEF pour l’élimination des mutilations génitales féminines (7,5 millions de dollars, 2022-2025) qui prévoit des interventions au niveau national dans 16 pays africains et des interventions au niveau régional.
- Soutien canadien de longue date au Programme mondial FNUAP-UNICEF pour mettre fin au mariage des enfants (30 millions de dollars, 2015-2023 ; 35 millions de dollars, 2023-2028) qui est mis en œuvre au Burkina Faso, en Éthiopie, au Ghana, au Mozambique, au Niger, en Sierra Leone, en Ouganda et en Zambie et qui participe à des initiatives régionales, notamment la Campagne de l’Union africaine pour mettre fin au mariage des enfants.
- Le Fonds d’affectation spéciale des Nations Unies pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes (10 millions de dollars, 2023-2028) qui fournit un soutien aux organisations de la société civile, y compris les organisations dirigées par des femmes, pour prévenir et répondre à la violence à l’égard des femmes et des filles, et mettre en œuvre des lois et des politiques pour lutter contre la violence sexuelle et sexiste et l’éliminer.
- « Making All Spaces Safe » (5 millions de dollars, 2024-2027) de l’UNFPA qui vise à améliorer la prévention et la réponse à la violence basée sur le genre facilitée par la technologie grâce à une réponse mondiale au problème ainsi qu’à des initiatives ciblées au Bénin et au Kenya.
- Fonds mondial pour les survivants (5 millions de dollars, 2024-2027) : travailler à améliorer les réparations pour les survivantes de violences sexuelles liées aux conflits (CRSV) et à renforcer la capacité des acteurs étatiques et des organisations locales de la société civile à prévenir et à répondre aux CRSV.
- Le leadership du Canada à l’ONU en matière de mariage d’enfants, précoce et forcé
- Le leadership du Canada en matière de mariage d’enfants, précoce et forcé fait partie intégrante de notre Politique d’aide internationale féministe (PAIF), qui vise à lutter contre les taux inacceptablement élevés de violence sexuelle et fondée sur le genre subis par les femmes et les filles, et à faire progresser la politique étrangère féministe du Canada visant à défendre et à faire progresser les droits de la personne et l’égalité des genres.
- Depuis 2014, le Canada et la Zambie codirigent la résolution biennale de l’Assemblée générale des Nations Unies sur les mariages d’enfants, précoces et forcés à la Troisième Commission. Cette année a marqué le 10e anniversaire de la résolution à l’ONU. Elle a été adoptée par consensus le 18 novembre avec 123 coparrains interrégionaux, soit le deuxième plus grand nombre de coparrains dans l’histoire de la résolution.
Programmation axée sur la jeunesse en Afrique
- En Afrique, plus de 60 % de la population a moins de 25 ans, faisant de la jeunesse africaine une force politique, sociale et économique significative.
- Les jeunes jouent un rôle de leadership important dans le développement économique du continent, y compris dans la paix et la sécurité grâce aux efforts de stabilisation communautaire et aux processus de paix pour aider à construire une stabilité à long terme.
- Fournir des compétences de qualité et une formation technique et professionnelle aux jeunes d'Afrique peut stimuler la croissance économique, l'innovation et le développement social, et contribuer à la paix et à la stabilité.
Messages supplémentaires
- Étant donné que l'éducation est l'un des outils les plus puissants pour réduire la pauvreté et améliorer la santé, l'égalité des sexes, la paix et la stabilité, le Canada accueille favorablement la désignation de 2024 comme l'Année de l'éducation par l'Union africaine.
- Les programmes d'aide internationale du Canada visent à garantir que les plus pauvres et les plus vulnérables aient accès à une éducation de qualité et inclusive, en mettant l'accent sur l'avancement des opportunités éducatives égales pour les filles, les adolescentes et les femmes, en particulier dans les contextes de crise.
- Les normes socioculturelles dominantes qui limitent l'accès des femmes et des filles à l'éducation et aux opportunités de formation réduisent le potentiel de gain et la qualité de vie des femmes et des filles.
- Les indicateurs de santé sexuelle et reproductive des adolescents en Afrique sont parmi les plus bas du monde en raison de facteurs structurels et socioculturels tels que le statut socio-économique et l'accès limité à l'éducation.
Mise à jour
L'Union africaine s'est engagée à soutenir les voix des jeunes dans l'agenda de la paix et de la sécurité sur le continent. L'UA nomme des Ambassadeurs africains de la jeunesse pour la paix (AYAP) pour travailler avec l'Envoyé de la jeunesse de l'UA à la promotion de la paix et de la sécurité sur le continent.
La ministre Joly a rencontré l'Envoyée de la jeunesse de l'UA, Chido Cleopatra Mpemba, en septembre 2024. Mme Mpemba était également au Canada pour le deuxième Dialogue de haut niveau entre la Commission de l'Union africaine et le Canada, tenu à Toronto début novembre.
Le troisième plan d'action national du Canada sur les femmes, la paix et la sécurité : Fondations pour la paix (2023-2029) note les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies sur la jeunesse, la paix et la sécurité (YPS) et plaide pour l'inclusion des voix des jeunes dans les forums internationaux et multilatéraux.
Faits et chiffres à l'appui
- D'ici 2050, 1 personne sur 4 sur la planète vivra en Afrique. Le continent connaîtra la plus forte augmentation mondiale de la population en âge de travailler avec une augmentation nette projetée de 740 millions de personnes.
- D'ici 2030, les jeunes Africains devraient représenter 42 % de la population mondiale des jeunes, et le chômage des jeunes en Afrique devrait être de 12 %. Il est urgent de fournir une éducation et de créer des emplois pour répondre aux besoins d'emploi de la population croissante de jeunes. Selon la Banque africaine de développement, 29 % des jeunes employés sont sous-qualifiés et 57 % sont sous-éduqués, tandis que 18 % sont surqualifiés et 8 % sont suréduqués.
- En 2022-2023, le Canada a fourni 328 millions de dollars d'aide internationale à l'Afrique pour l'éducation. Les trois principaux pays bénéficiaires étaient le Mozambique (23 millions de dollars), la Tanzanie (22 millions de dollars) et le Mali (18 millions de dollars).
- L'Initiative Charlevoix pour l'éducation du Canada, en soutien à la Déclaration de Charlevoix sur l'éducation de qualité pour les filles, aurait bénéficié à quatre millions de filles, d'adolescentes et de femmes dans le monde. Neuf des dix principaux pays partenaires de Charlevoix étaient en Afrique. L'Initiative a généré 4,3 milliards de dollars de promesses, y compris la promesse du Canada de 400 millions de dollars sur trois ans pour soutenir 55 projets.
- En tant que membre catalyseur du Compact sur les femmes, la paix et la sécurité et l'action humanitaire, le Canada s'efforce de garantir que les efforts entrepris incluent des perspectives intergénérationnelles qui aident à relever les défis uniques auxquels sont confrontés les jeunes, en particulier les jeunes femmes bâtisseuses de la paix.
Contexte
La Charte de la jeunesse de l'Union africaine, ainsi que l'Agenda 2063, affirment que les jeunes sont la plus grande ressource inexploitée de l'Afrique et ce, compte tenu que plus de 60 % de la population africaine est âgée de moins de 25 ans, La bulle démographique des jeunes du continent, bien qu'une opportunité en termes de main-d'œuvre, pose également des défis. Les jeunes qualifiés ont le potentiel de stimuler la croissance économique, l'innovation et le développement social, et de contribuer à la paix et à la stabilité. Cependant, 72 millions de jeunes sur le continent sont au chômage, ne suivent pas de formation ou ne reçoivent pas d'éducation formelle. La majorité sont des jeunes femmes, ce qui présente une disparité de genre significative dans la participation au marché du travail, les résultats éducatifs et les moyens de subsistance de ce groupe.
Ambassadrice FPS du Canada
La résolution 2250 du Conseil de sécurité des Nations Unies, adoptée à l'unanimité en décembre 2015, a été le premier cadre politique international à reconnaître le rôle positif des jeunes (âgés de 18 à 29 ans) dans la prévention et la résolution des conflits, la lutte contre l'extrémisme violent et la construction d'une paix durable. L'Ambassadrice du Canada pour les femmes, la paix et la sécurité, Jacqueline O'Neill, s'engage à dialoguer avec les jeunes leaders et bâtisseurs de la paix. Lors de sa dernière visite en Afrique (Éthiopie, Kenya et Mozambique) en janvier 2024, elle a échangé avec des jeunes travaillant à la mise en œuvre des efforts de jeunesse, paix et sécurité dans leurs communautés respectives.
Annexe : Programmation jeunesse d'AMC en Afrique
Les programmes axés sur la jeunesse en Afrique soutiennent le développement des compétences de vie, la fourniture d'une éducation technique et professionnelle, et le soutien aux activités génératrices de revenus avec un accent sur les femmes et les jeunes marginalisés.
- Green Rising, 7 millions de dollars, 2023-2025, UNICEF et GenU : Le projet soutiendra et exploitera l'ingéniosité collective de 10 millions de jeunes à travers l'Afrique, l'Asie et les Amériques au niveau local pour entreprendre des actions concrètes pour protéger et s'adapter aux impacts du changement climatique sur leurs familles et communautés. L'Initiative Green Rising réunira des organisations dirigées par des jeunes, des organisations de la société civile, des fondations, des plateformes technologiques (par exemple, Goodwall, U-Report, Green YOMA, Learning Passport, Green Education Curricula), des gouvernements et le secteur privé pour développer et offrir des programmes de formation centrés sur les jeunes afin de permettre aux jeunes de développer des solutions d'adaptation et d'atténuation du changement climatique.
- Programme de formation aux compétences de l'économie bleue au Kenya, 25,3 millions de dollars, 2022-2027, Collèges et instituts Canada : Ce projet vise à augmenter les opportunités économiques pour les diplômés femmes et hommes des institutions de formation technique et professionnelle dans l'économie bleue au Kenya. Le projet travaille avec 20 centres de formation professionnelle et deux polytechniques nationales dans les régions côtières et des Grands Lacs du Kenya. L'initiative vise à atteindre directement 5 472 étudiants (2 189 adolescentes et femmes ; 3 283 garçons et hommes).
- Défi éducation des filles au Mali, Mali, 13,3 millions de dollars, 2020-2025, Alinea International : Le projet vise à rendre l'éducation inclusive, équitable et de haute qualité pour les filles vulnérables dans les zones touchées par les conflits au Mali. Le projet travaille à changer les normes sociales et autres barrières à l'éducation des filles grâce à des émissions de radio interactives. Il cherche également à améliorer les services éducatifs en améliorant la performance du secteur public dans la fourniture de services éducatifs équitables. Le projet offre une formation professionnelle aux filles qui ne peuvent plus accéder à l'éducation primaire tout en offrant des cours de rattrapage pour celles ayant des difficultés d'apprentissage.
- Adaptation des communautés côtières et de l'économie bleue, 7,3 millions de dollars, 2020-2024, Collège d'enseignement général et professionnel de la Gaspésie et des Îles : Le projet, qui cible les communautés côtières en Guinée-Bissau, en République de Guinée, en Gambie et au Sénégal, vise à améliorer le développement économique, social et environnemental de ces communautés de manière durable. Les principaux domaines d'intervention comprennent la protection et la restauration des mangroves et la mise en œuvre d'un plan de gestion des ressources et des énergies renouvelables ; l'amélioration et le renforcement des chaînes de valeur, de la mariculture et du tourisme avec la gestion des déchets et l'économie circulaire ; la promotion de l'égalité des sexes, des droits des groupes les plus vulnérables et l'aide à la participation des jeunes aux activités de gouvernance économique et à l'emploi dans la gouvernance économique de leurs activités dans un contexte de changement climatique.
- Compétences vertes pour le réseau agroalimentaire intelligent face au climat (10 millions de dollars, 2024-2028, Collèges et instituts Canada) : Ce projet soutient la mise en œuvre de la stratégie TVET de l'Égypte pour améliorer l'employabilité des jeunes femmes et hommes dans le secteur agroalimentaire. Il vise à augmenter leur capacité à acquérir des compétences pertinentes pour l'industrie et intelligentes face au climat et à soutenir leur transition vers le marché du travail.
- Talents Pluriels – Croissance économique sûre et inclusive pour les jeunes vulnérables en RDC, 5 millions de dollars, 2022-2025, Cuso International : Le projet vise à améliorer la croissance économique sûre, inclusive et équitable pour les jeunes vulnérables dans les villes de Bukavu, Kinshasa et Lubumbashi en République démocratique du Congo (RDC). Les activités du projet comprennent : la formation des jeunes entrepreneurs vulnérables dans un environnement sûr, inclusif et sensible au genre. La formation vise à renforcer et à développer les micro, petites et moyennes entreprises ; la formation sur le développement et l'adoption de politiques et pratiques de ressources humaines sûres, inclusives et sensibles au genre.
- Initiative Femmes et communautés cacaoyères, 10 millions de dollars, 2022-2026. Ce projet vise à autonomiser les femmes et les jeunes adultes (18-35 ans) dans les communautés rurales productrices de cacao des régions Ashanti et Ouest du Ghana. La formation et le soutien fournis par le projet encouragent l'épargne collective, l'entrepreneuriat et l'inclusion financière, et contribuent à la résilience durable du secteur du cacao ainsi qu'à la répartition équitable des avantages et des opportunités économiques.
L’insécurité alimentaire en Afrique
- L'insécurité alimentaire et la malnutrition dans le monde sont en hausse depuis 2015 en raison d'une confluence de chocs économiques, conflictuels et climatiques récents.
- La situation est particulièrement grave en Afrique subsaharienne, où la faim a augmenté de 25 % depuis la pandémie de COVID-19, avec 282 millions de personnes dans la région confrontées à la faim en 2022.
- Le Canada fournit une aide à long terme pour le développement de l'agriculture et des systèmes alimentaires afin de s'attaquer aux causes profondes de la faim et de renforcer la résilience des systèmes agricoles et alimentaires mondiaux, en déboursant 678millions de dollars au cours de l'exercice 2023-2024.
- L’aide alimentaire et nutritionnelle d'urgence est un élément clé du portefeuille d'aide humanitaire du Canada à l'échelle mondiale, avec un soutien à des partenaires clés tels que le Programme alimentaire mondial, la Banque canadienne de grains, l'UNICEF et Action contre la faim Canada.
Messages supplémentaires
- Le Canada reconnaît le besoin urgent pour les pays de s’attaquer à l’insécurité alimentaire croissante, qui touche de manière disproportionnée les personnes les plus pauvres et les plus vulnérables, en particulier les femmes et les filles, et qui annule les progrès réalisés vers l’atteinte des ODD.
- Le Canada reconnaît que le soutien aux plans régionaux et nationaux, comme le Programme détaillé de développement de l’agriculture africaine (PDDAA) de l’Union africaine, est essentiel depuis plusieurs années en Afrique pour promouvoir des systèmes alimentaires résilients et des stratégies de commerce agroalimentaire.
- Le Canada se réjouit que la sécurité alimentaire et la nutrition demeurent en tête des programmes multilatéraux, y compris les présidences du G7 et du G20 en 2024.
Mise à jour
En octobre 2022, le premier Dialogue de haut niveau entre le Canada et la Commission de l’Union africaine a eu lieu à Ottawa. L’un des enjeux abordés était la sécurité alimentaire et le lien avec la santé publique et les changements climatiques. En 2022, alors qu’il participait à la réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth à Kigali, au Rwanda, le premier ministre Trudeau a annoncé un investissement de 250 millions de dollars pour aider à résoudre la crise mondiale de la sécurité alimentaire. Ce financement répond aux besoins mondiaux croissants en matière d’alimentation et de nutrition, en particulier pour les personnes les plus vulnérables, en mettant l’accent sur l’Afrique subsaharienne. En 2023, le Canada a mis en œuvre le Fonds catalytique pour les PME agroalimentaires de la Banque africaine de développement, une initiative de 100 millions de dollars visant à financer les petites et moyennes entreprises agricoles.
Faits et chiffres à l'appui
- Les estimations les plus récentes montrent que près de 282 millions de personnes en Afrique (environ 20 % de la population) étaient sous-alimentées en 2022, soit une augmentation de 57 millions de personnes depuis le début de la pandémie de COVID-19.
- Environ 868 millions de personnes en Afrique étaient en situation d’insécurité alimentaire modérée ou grave et plus d’un tiers, soit 342 millions de personnes, étaient en situation d’insécurité alimentaire grave. Selon les estimations, en 2021, la majorité de la population africaine – environ 78 % – n’avait pas les moyens de s’offrir une alimentation saine, contre 42 % au niveau mondial.
- En 2022, alors qu’il participait à la réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth à Kigali, au Rwanda, le premier ministre Trudeau a annoncé un investissement de 250 millions de dollars pour aider à faire face à la crise mondiale de la sécurité alimentaire. Ce financement permettra de répondre aux besoins mondiaux croissants en matière d’alimentation et de nutrition, en particulier pour les plus vulnérables, en mettant l’accent sur l’Afrique subsaharienne.
Contexte
Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, il existe un besoin urgent d’aide alimentaire extérieure dans 45 pays du monde, dont 33 en Afrique. Les principaux facteurs d’insécurité alimentaire aiguë dans ces régions sont les conflits en Afrique de l’Ouest et de l’Est et les conditions météorologiques sèches généralisées en Afrique australe.
Les États membres de l’UA sont de plus en plus coordonnés sur les questions mondiales et exercent leur influence au sein des institutions internationales. En 2021, la CUA et l’AUDA-NEPAD, l’Agence de développement de l’UA, ont travaillé avec les États membres de l’UA pour créer une position commune africaine sur les systèmes alimentaires avant le Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires, conformément à l’Agenda 2063 de l’Union africaine et aux ODD. L’Union africaine est également un membre actif du G20 dans la conception de l’Alliance mondiale pour mettre fin à la faim et à la pauvreté qui sera lancée sous la présidence brésilienne du G20 en 2024.
La Position commune africaine sur les systèmes alimentaires est une vision unifiée de la manière de transformer les systèmes alimentaires de l’Afrique au cours de la prochaine décennie, axée sur la résilience face à la vulnérabilité et aux chocs croissants. Il est ancré dans le Programme détaillé pour le développement agricole africain (PDDAA) et la Déclaration de Malabo sur l’accélération de la croissance agricole. Des examens bisannuels ont été menés sur la mise en œuvre de la Déclaration de Malabo et le troisième rapport d’examen (2022) a indiqué les défis persistants en matière de sécurité alimentaire et les chocs liés au climat (inondations, sécheresses en Afrique australe, orientale et occidentale).
Affaires mondiales Canada a lancé le Cadre pour des systèmes agroalimentaires résilients en 2023 en réponse à la crise alimentaire mondiale et en prévision des chocs et des perturbations futurs. Il fournit des conseils stratégiques et techniques pour améliorer les programmes, les politiques et la défense des intérêts du Canada en matière de développement international, de systèmes agroalimentaires, de politiques et de défense des intérêts afin de s’attaquer aux causes des crises alimentaires mondiales.
Annexe
Sécurité alimentaire et malnutrition - Exemples de résultats de l’aide du Canada
- En collaboration avec le Centre international d’agriculture tropicale, le Canada a versé 20 millions de dollars à l’initiative BRAINS (Building Equitable Climate-Resilient African Bean and Insect Sectors). Ce projet vise à favoriser des systèmes et des économies à faible émission de carbone et résilients au changement climatique dans les corridors de haricots et d’insectes dans 15 pays d’Afrique subsaharienne. Pour ce faire, il s’agira d’améliorer plus équitablement la résilience climatique des femmes et des jeunes agriculteurs et des acteurs de la chaîne de valeur, d’étendre l’adoption de technologies agricoles intelligentes face au climat, de renforcer la résilience climatique dans l’ensemble des systèmes de production ciblés et de constituer un pipeline d’entreprises investissant dans un développement d’entreprises neutres en carbone, résilientes au climat et tenant compte du genre, conformément aux objectifs émergents du secteur de la finance climatique. Le projet bénéficie directement à 10 millions de personnes (les femmes et les filles représentent 60%) et à 50 millions de personnes indirectement.
- Au Ghana, le Canada contribue à l’autonomisation des femmes et des jeunes adultes (18 à 35 ans) dans les communautés rurales productrices de cacao des régions Ashanti et de l’Ouest. Le projet encourage l’épargne collective, l’entrepreneuriat et l’inclusion financière et contribue à la résilience durable du secteur du cacao et à la répartition équitable des avantages et des opportunités économiques.
- Le Canada a contribué à la lutte contre la malnutrition en faveur des femmes et des enfants au Burkina Faso. En partenariat avec le Programme alimentaire mondial, et basée sur l’approche triple nexus, l’initiative Renforcement de la résilience des personnes vulnérables au Burkina Faso permet aux populations vulnérables de mieux faire face aux chocs récurrents, de s’y adapter et de s’en relever plus rapidement, tout en offrant des perspectives économiques et alimentaires aux populations ciblées, notamment les femmes.
L’aide bilatérale du Canada à l'Éthiopie
- En 2022/23, l'Éthiopie a été le plus grand programme de développement bilatéral du Canada, fournissant 250 millions de dollars à travers tous les flux de financement.
- Le Canada vise à favoriser la paix et la sécurité, améliorer la résilience économique, le bien-être physique et l’action des Éthiopiens, en particulier des femmes et des filles ; répondre aux besoins humains fondamentaux.
- L'année dernière, le Canada s'est associé au gouvernement de l'Éthiopie dans le cadre de son programme de filets de sécurité sociale, aidant plus de 9,7 millions de personnes à devenir plus autonomes sur le plan financier et résilientes aux chocs climatiques.
Messages supplémentaires
- L'Éthiopie est incontournable pour la prospérité et la stabilité de la Corne de l'Afrique.
- L'Éthiopie possède l'une des économies les plus dynamiques d'Afrique, avec un potentiel d'expansion des relations commerciales dans des domaines d'intérêt pour le Canada, tels que les minerais essentiels et les énergies renouvelables.
- Le Canada collabore avec le gouvernement de l'Éthiopie et avec d'autres donateurs sur des projets de travaux publics importants avec 46,000 projets achevés chaque année, bénéficiant à huit millions de personnes en milieu rural et à 1,7 million de personnes en milieu urbain.
- Le Canada travaille en étroite collaboration avec le gouvernement de l'Éthiopie sur le programme de désarmement, de démobilisation et de réintégration (DDR), lancé le 23 novembre 2024. Le Canada joue un rôle de premier plan dans la mobilisation des partenaires et soutient le programme grâce à une contribution de 14 millions de dollars visant à démobiliser plus de 370,000 ex-combattants. Le processus de DDR marque une étape importante dans la traduction des engagements pris par l’Éthiopie dans l’Accord de cessation des hostilités en actions concrètes.
Faits et chiffres à l'appui
- L'Éthiopie se classe 176ème sur 191 au titre de l'indice de développement humain 2023. 25,4 % de sa population vit avec 2,15 dollars ou moins par jour (32,4 millions de personnes), contre 37 % en 2005.
- Les indicateurs d'égalité des sexes en Éthiopie sont les plus bas au monde, avec 23 % des femmes et des filles confrontées à des taux élevés de violences sexuelle et sexiste.
Contexte
Le Canada et l’Éthiopie célèbrent 60 ans de relations diplomatiques en 2025.
Cette année, le Canada joue un rôle de premier plan dans la coordination des donateurs en coprésidant le Groupe des partenaires de développement ainsi que les groupes sur la santé et les droits sexuels et reproductifs, l’aide humanitaire et l’égalité des genres.
Mali
- En réponse aux coups d'État (2020 et 2021) et à la présence de forces de sécurité affiliées à la Russie, le Canada a suspendu l'aide financière directe au gouvernement malien et la planification de nouveaux programmes bilatéraux.
- Le Canada reste déterminé à soutenir les populations vulnérables du Mali en fournissant de l'aide, y compris de l'assistance humanitaire, par l'intermédiaire de partenaires internationaux et canadiens de confiance.
Messages supplémentaires
- Le Canada s'est engagé à soutenir les populations vulnérables par l'intermédiaire du nouveau programme de développement régional du Sahel, qui vise à promouvoir la stabilité au Sahel et dans la région côtière de l'Afrique de l'Ouest.
- L'escalade des conflits et la détérioration des conditions de sécurité entravent notre capacité à fournir de l'aide aux régions difficiles d'accès et provoquent d'importants déplacements de populations.
- En octobre 2024, le Canada a fourni 400 000 dollars d'aide humanitaire pour aider les populations vulnérables à faire face aux inondations dévastatrices au Mali.
Mise à jour
La récente décision du Mali de se retirer de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), aux côtés du Niger et du Burkina Faso, témoigne d'une rupture croissante avec les partenaires traditionnels. Cette décision pourrait avoir des répercussions économiques et sociales importantes, telles que la hausse des prix des denrées alimentaires, la perte des moyens de subsistance liés au commerce et des difficultés accrues pour les réfugiés maliens en quête de sécurité dans les pays voisins.
Faits et chiffres à l'appui
- En 2022-23, l'aide canadienne, tous canaux confondus, a atteint 128 millions de dollars, plaçant le Canada4e rang des donateurs bilatéraux (après les États-Unis, l'Allemagne et la France).
- Pour 2024-25, 26 projets d'aide bilatérale seront opérationnels au Mali, pour un montant total d'environ 95 millions de dollars. Avec la suspension des nouveaux programmes bilatéraux, notre aide bilatérale prendra fin en 2027-28 ou peu après.
- Des progrès notables ont été réalisés dans les secteurs de la santé et de l'éducation, où le Canada est présent depuis longtemps. Quelques exemples :
- L'espérance de vie est passée de 53,1 à 61,7 ans entre 2000 et 2021.
- Le taux de naissances assistées par du personnel qualifié est passé de 26 % en 2012 à 45,1 % en 2021.
- La prévalence du VIH chez les personnes âgées de 15 à 49 ans a baissé de 0,9 % en 2022, contre 1,3 % en 2012.
- Les cas de paludisme ont diminué de 3,9 % depuis 2020.
- Le taux de scolarisation des filles est passé de 46 % en 2000 à 69 % en 2020.
Cependant, le taux d'alphabétisation des adultes (15 ans et plus) est passé de 35 % en 2018 à 31 % en 2023. Le taux d'alphabétisation au Mali reste très faible, avec un écart considérable entre les sexes : 22,08 % des femmes contre 40,43 % des hommes.
- On estime qu'en 2024, 7,1 millions de Maliens auront besoin d'une aide humanitaire, dont 23% de femmes et 54% d'enfants.
Contexte
L'aide canadienne a contribué à réduire les inégalités entre les hommes et les femmes dans l'accès aux services de santé de base, à l'éducation et à la justice, et à réduire l'insécurité alimentaire, la malnutrition et la violence sexiste. Toutefois, ces progrès seront sans aucun doute réduits à néant en raison de la détérioration de la situation politique et sécuritaire au Mali.
L’aide internationale du Canada au Mozambique
- Le Canada soutient le Mozambique depuis son indépendance. Il est le huitième bénéficiaire de notre aide, recevant plus de 1,45 milliard de dollars depuis 2010 et 173 millions de dollars en 2022-23.
- L'aide du Canada a permis de réduire la mortalité maternelle, d'augmenter le taux de scolarisation, en particulier pour les filles, de nourrir 48 000 élèves dans 104 écoles situées dans des districts touchés par l'insécurité alimentaire et de permettre la démobilisation, le désarmement et la réintégration afin de mettre fin à un conflit civil de longue durée.
- Les investissements dans les coopératives agricoles dirigées par des femmes ont permis d'accroître la productivité et de presque tripler le prix de vente des produits agricoles.
- Le Mozambique est aujourd'hui confronté à des troubles sociaux post-électoraux, à une insurrection armée dans le nord du pays, ainsi qu'à une vulnérabilité climatique extrême, notamment à la sécheresse et aux cyclones.
Messages supplémentaires
- À la suite d'élections générales contestées, le 9 octobre 2024, des manifestations ont donné lieu à des violences de la part de l'État, à des détentions arbitraires et à des pertes de vies humaines. Le Canada, la Norvège, la Suisse, le Royaume-Uni et les États-Unis ont publié des déclarations conjointes appelant à la paix, à la stabilité, au respect des droits des citoyens, condamnant les brutalités policières et appelant à la justice.
- Le Canada a soutenu la mise en œuvre de l'Accord de Maputo pour la paix et la réconciliation nationale, par l'intermédiaire du fonds commun pour le processus de paix (5 millions de dollars pour la période 2019-2024). Le projet a permis de désarmer, de démobiliser et de réintégrer plus de 5 000 combattants et de fermer les 16 bases de l'opposition.
- Le Canada s'est associé à la Norvège au Mozambique pour créer et coprésider un « Groupe d'amis sur les enfants et les conflits armés », avec d'autres pays aux vues similaires et des partenaires de l'ONU. En outre, en ce qui concerne la protection des enfants, le Canada et le Mozambique ont coparrainé de nombreuses résolutions des Nations unies sur le mariage des enfants, le mariage précoce et le mariage forcé, une valeur et un intérêt communs.
Faits et chiffres à l'appui
- Le Mozambique est classé 185e sur 191 pays selon l'indice de développement humain et 145e sur 180 selon l'indice de perception de la corruption de Transparency International.
- Près de 75 % des Mozambicains vivent avec un peu plus de 2 USD par jour.
- L'insurrection en cours dans le nord du Mozambique a déplacé plus de 1,2 million de personnes.
- Entre 2019 et 2023, le Canada a fourni 37,2 millions de dollars d'aide humanitaire (par exemple, CICR ; PAM).
- Le Mozambique s'associe à des organisations canadiennes, notamment Oxfam Canada, Right to Play Canada, Save the Children Canada, l'Université de Saskatchewan, la Fondation Aga Khan Canada, Mission Inclusion et la Banque de céréales vivrières du Canada.
- Les contributions multilatérales du Canada comprennent le soutien à la santé (Fonds mondial) et à l'éducation (Programme mondial pour l'éducation).
L’aide internationale du Canada à la Tanzanie
- En tant que pays stable avec un fort potentiel de croissance, la Tanzanie se trouve à un moment critique où l'assistance internationale stratégique, la coopération économique mutuelle et les réformes nationales contribuent à transformer l'économie et à réduire la pauvreté.
- En 2022-2023, le Canada a fourni 228 M$ en aide internationale à la Tanzanie, dont 149,8 M$ ont été alloués à des institutions multilatérales.
- Le Canada a contribué à l'amélioration des résultats de santé en renforçant le système de santé national et en faisant progresser l'égalité des genres en soutenant la santé et les droits sexuels et reproductifs, l'accès des filles à l'éducation, l'autonomisation économique des femmes et le renforcement des capacités des organisations de défense des droits des femmes.
Messages supplémentaires
- Le Canada est le plus grand contributeur bilatéral au Fonds commun pour la santé (75 M$, 2021-26), un projet soutenant le gouvernement de la Tanzanie dans l’amélioration de l'état de santé de la population tanzanienne et dans le renforcement des systèmes de santé à l'échelle nationale.
- Au cours des cinq dernières années, le Canada a versé 72,3 M$ à des organisations de la société civile canadienne travaillant en partenariat avec des organisations locales en Tanzanie.
Faits et chiffres à l'appui
- Au cours des dix dernières années, le Canada a versé plus de 512 M$ au secteur de la santé, soutenant ainsi le gouvernement de la Tanzanie, en partenariat avec des organisations canadiennes, dans le renforcement de la santé et des droits sexuels et reproductifs.
- Les efforts du Canada dans ce secteur ont contribué à une baisse substantielle des taux de mortalité infantile et des enfants de moins de cinq ans, ainsi qu’à une diminution des grossesses chez les adolescentes. Cependant, la mortalité néonatale demeure élevée et le taux de mortalité maternelle est resté stagnant au cours de la dernière décennie.
- Le Canada a été un partenaire clé pour améliorer les résultats dans le secteur de l’éducation, investissant plus de 148 M$ d’aide bilatérale au cours des 10 dernières années.
- La parité entre filles et garçons a été atteinte dans les écoles primaires où les filles représentent désormais 50,02 % de la population scolaire.
- Le Canada a été un leader dans l'amélioration de la qualité de la formation du personnel enseignant et dans le développement de programmes scolaires de qualité, pertinents et sensibles au genre au niveau national.
- Le Canada a fourni un soutien significatif aux petites et moyennes entreprises et dans le secteur de la croissance économique inclusive au cours de la dernière décennie (120 M$ d’aide bilatérale).
- Le Canada a également soutenu une gouvernance plus inclusive en Tanzanie (depuis 2018 12 M$ d’aide bilatérale a été octroyé).
- Les investissements canadiens dans un programme national d'enregistrement des naissances ont permis à plus de 7 millions d'enfants d'obtenir un certificat de naissance, garantissant leur droit d'accès aux services publics tels que les soins de santé et l'éducation.
- Avec le soutien canadien, une nouvelle génération de jeunes présentateurs et producteurs a diffusé 886 émissions de radio nationales sur des sujets relatifs aux droits et à l'autonomisation des femmes et des filles, atteignant un public de 3,6 millions de personnes.
Canada’s International Assistance In South Sudan
- Le Canada est le quatrième donateur bilatéral d’aide internationale au Soudan du Sud par le biais de programmes de développement, d'aide humanitaire, de paix et de sécurité.
- En avril, le Canada a annoncé 132,2M de dollars d'aide en réponse aux besoins urgents du Soudan et des pays voisins, y incluant le Soudan du Sud, soit 100,7M en assistance humanitaire et 31,5M en aide au développement.
- L'aide canadienne a contribué à tripler le nombre de personnes ayant accès aux soins de santé et à multiplier par six le nombre de femmes qui accouchent avec l'assistance du personnel de santé qualifié depuis 2012.
Messages supplémentaires
- En septembre 2024, le Sud-Soudan a de nouveau reporté ses premières élections nationales à décembre 2026, invoquant des conditions électorales non remplies.
- Le Canada souligne l'importance de la tenue d'élections crédibles en temps opportun pour la stabilité et la démocratie et fournit donc une aide internationale pour soutenir les préparatifs électoraux.
- Au 26 novembre, près de 880 000 personnes avaient été déplacées du Soudan voisin vers le Sud-Soudan, ce qui a mis à rude épreuve une réponse humanitaire déjà tendue.
Mise à jour
En 2024, on estime que 9 millions de personnes au Sud-Soudan, y compris des réfugiés du Soudan et d'autres pays voisins, auront besoin d'une aide humanitaire en raison du conflit, de l'insécurité, de l'impact des événements climatiques et de conditions économiques désastreuses. Depuis son déclenchement en avril 2023, le conflit soudanais a eu des effets dévastateurs sur l'économie du Sud-Soudan. Les combats ont causé des dommages importants aux oléoducs, les parties belligérantes (les forces armées soudanaises et les forces de soutien rapide) cherchant à contrôler les infrastructures pétrolières. Depuis février 2024, les exportations de pétrole du Sud-Soudan sont tombées à environ un tiers de leur niveau antérieur. Les exportations de pétrole représentaient auparavant 90 % des revenus du gouvernement. En février 2024, le gouvernement du Sud-Soudan a tenté d'imposer de nouvelles taxes sur les activités humanitaires, que le Canada et d'autres donateurs ont jugées illicites et illégitimes. Le plaidoyer du Canada a été crucial pour obtenir la levée de ces mesures. Les pipelines auraient été rouverts début novembre.
Faits et chiffres à l'appui
- Dans le cadre de la déclaration du G7 de Charlevoix sur l'éducation des filles, le Canada a amélioré l'éducation de base des filles au Sud-Soudan, contribuant ainsi à atteindre une quasi-parité entre les sexes en matière d'inscription à l'école.
- Le Canada a soutenu 16 organisations dirigées par des femmes et 3 réseaux de femmes pour défendre les droits des femmes, une législation sensible au genre et la participation significative des femmes au processus de paix par l'intermédiaire de CARE Canada.
- Plus de 262 000 personnes ont bénéficié d'une formation agricole résiliente au climat et d'activités de prévention des conflits communautaires grâce au soutien du Canada à World Vision Canada.
- Le Canada a contribué à répondre aux besoins alimentaires, à protéger les moyens de subsistance et à renforcer la résilience de plus de 2 000 000 de personnes en soutenant des initiatives de sécurité alimentaire et de développement agricole.
Contexte
Le Sud-Soudan est classé dernier sur l'indice de développement humain du PNUD. Depuis son indépendance en 2011, le Canada a versé plus de 1,2 milliard de dollars en aide internationale au Sud-Soudan. En mai 2023, la ministre Joly s'est entretenue avec son homologue sud-soudanais, l'ancien ministre des Affaires étrangères par intérim Deng Dau Deng, pour discuter de la crise soudanaise (et plus particulièrement des efforts de médiation du gouvernement de transition du Sud-Soudan).
Le Soudan
- Le Canada est profondément préoccupé par les conséquences humanitaires du conflit au Soudan, qui a entraîné la plus grande crise de déplacement au monde, avec près de 12 millions de personnes déplacées de force depuis le début du conflit.
- En avril, le Canada a annoncé un financement de 132,2 millions de dollars pour répondre aux besoins urgents du Soudan et des pays voisins, dont 100,7 millions de dollars d'aide humanitaire et 31,5 millions de dollars d'aide au développement.
- Cette année le Canada répond aux niveaux alarmants de violence sexuelle parmi les femmes et les filles en soutenant 185,170 personnes (principalement des femmes) à avoir accès aux services de santé sexuelle et reproductive et à d'autres services médicaux vitaux.
Points supplémentaires
- Des rapports crédibles ont été cités sur l'utilisation généralisée de la violence ethnique, sexuelle et sexiste comme arme de guerre, en particulier contre les femmes et les jeunes filles.
- Le Canada réagit en soutenant des services de santé reproductive vitaux, notamment des soins obstétricaux et néonataux d'urgence de base et complets, le traitement des infections sexuellement transmissibles et le traitement post-viol dans les régions touchées par les conflits.
- Le Canada soutient également les voix des civils et de la société civile, en particulier les femmes, pour qu'elles s'engagent de manière significative dans les efforts de médiation afin d'assurer une paix durable.
Mise à jour
En septembre 2024, la mission internationale indépendante d'établissement des faits pour le Soudan, mandatée par les Nations unies, a signalé de graves violations et abus du droit humanitaire international par les parties belligérantes, pouvant constituer des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité. En octobre 2024, la Mission internationale indépendante d'établissement des faits a recensé au moins 400 survivants de violences sexuelles liées au conflit entre avril 2023 et juillet 2024, mais le chiffre réel devrait être beaucoup plus élevé. Le 18 octobre, le Canada et dix autres pays donateurs ont publié une déclaration commune appelant à un accès humanitaire sans entrave et au respect du droit international humanitaire. L'insécurité, l'obstruction systématique de l'aide et le pillage des biens humanitaires entravent gravement l'acheminement de l'aide aux populations vulnérables.
Faits et chiffres à l'appui
- En novembre, les autorités soudanaises ont prolongé de trois mois leur autorisation de réouverture du poste frontière d'Adre, entre le Tchad et le Darfour, un point de passage essentiel pour l'acheminement des produits de première nécessité vers le Soudan.
- Depuis le début du conflit, plus de 8,6 millions de personnes ont été déplacées à l'intérieur du pays et 3,23 millions ont fui le Soudan.
- On estime que près de 26 millions de personnes, soit la moitié de la population du Soudan, souffrent d'une faim aiguë et que 755 000 personnes sont confrontées à des conditions proches de la famine.
- En octobre, au moins 687 civils, dont 43 enfants et 33 femmes, ont été tués, contre 251 en septembre (soit une augmentation de 173 %).
- Avec le soutien du Canada, le FNUAP a déployé 78 équipes sanitaires mobiles pour atteindre les personnes qui n'ont pas accès aux établissements de soins de santé.
- Le Canada soutient 49 espaces de sécurité pour les femmes et les filles, qui fournissent des services psychosociaux et orientent les victimes de violences sexistes par l'intermédiaire du FNUAP.
- Le Canada a contribué à fournir une aide d'urgence en matière d'eau, d'assainissement, d'hygiène, de protection et de santé à plus de 180 000 personnes touchées par le conflit dans les États du Darfour oriental et du Darfour méridional au Soudan, par l'intermédiaire de CARE Canada.
- Le Canada a contribué au retour à l'école de 2 millions d'enfants - 17 millions ne sont toujours pas scolarisés.
Contexte
Le 15 avril 2023, un conflit a éclaté entre les forces armées soudanaises et les forces de soutien rapide, un groupe paramilitaire, provoquant des déplacements massifs et la mort de plus de 24 850 civils, le nombre réel de victimes étant probablement beaucoup plus élevé.
Aide internationale du Canada au Kenya
- L’aide internationale du Canada au Kenya est substantielle; le Canada a versé 154,9 millions de dollars en 2022-23. Le Canada est le 6e pays donateur au Kenya.
- L’aide du Canada cible un large éventail de domaines sectoriels, notamment l’éducation, la santé et nutrition, la croissance économique, l’agriculture, la résilience climatique, la gouvernance, l’économie axée sur les soins, l’égalité des genres et l’autonomisation des femmes et des filles dans toute leur diversité.
- Le Kenya a obtenu d’importants résultats en matière de développement, notamment dans le domaine de la santé et l’éducation. Le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans a diminué de plus de 60 % depuis 1993, et les inscriptions dans l’enseignement supérieur sont passées de 9 % en 2015 à 20 % en 2022.
Messages supplémentaires
- En 2023, le Canada a alloué plus de 10 millions de dollars en aide humanitaire pour répondre aux besoins immédiats des réfugiés, des communautés d’accueil et des personnes touchées par d’autres crises, comme la sécheresse ou les inondations, au Kenya. Ce financement accordé à des partenaires expérimentés de l’ONU, de la Croix-Rouge et des ONG permet de fournir une aide alimentaire, nutritionnelle et de protection d’urgence aux populations les plus vulnérables.
- Le Kenya accueille plus de 800 000 réfugiés venant de pays voisins, comme la Somalie, le Soudan du Sud et la République démocratique du Congo. Depuis longtemps, le Canada apporte son aide à ces réfugiés, y compris par un soutien à l’éducation et à l’autonomisation des filles. Grâce à un projet de 13 millions de dollars financé par le Canada et réalisé par l’intermédiaire de l’Entraide universitaire mondiale, 636 jeunes femmes ont reçu une formation en affaires et 1 201 ménages, une aide financière pour que leurs filles continuent de fréquenter l’école.
- Le Canada et le Kenya jouent un rôle de premier plan dans la promotion de l’égalité des genres. Le Canada aide 95 organisations kenyanes de défense des droits des femmes qui fournissent un soutien et des services à des femmes et à des filles vulnérables, y compris les survivantes de violence, les adolescentes, les travailleuses du sexe et les membres de la communauté LGBTQI+.
- Le Canada est l’un des principaux partenaires de développement du Kenya dans le secteur de l’éducation. Ce partenariat est principalement axé sur l’enseignement et la formation techniques et professionnels pour l’économie bleue. C’est là un domaine prioritaire pour ce pays en raison de l’explosion démographique de la jeunesse. Depuis le début de ce partenariat, le Canada a soutenu près de 74 millions de dollars d’investissements dans l’économie bleue, dont 25 millions de dollars pour l’enseignement et la formation techniques et professionnels.
- Le Canada et le Kenya s’attaquent conjointement au changement climatique. Le Canada fournit 16 millions de dollars à PLAN Canada pour améliorer les solutions fondées sur la nature au Kenya. Ces efforts visent principalement à restaurer les mangroves et les forêts. Le Kenya est un chef de file dans la lutte contre le changement climatique, ayant accueilli le Sommet africain sur le climat en septembre 2023.
Mise à jour
- En juin 2024, la jeunesse kenyane a lancé un mouvement de contestation à l’échelle du pays contre le projet de loi de finances. Ce mouvement témoignait d’un profond mécontentement face au coût de la vie, à la corruption et à la mauvaise gouvernance. Le 25 juin, plus de 50 personnes ont été tuées et des centaines d’autres blessées lorsque des manifestants ont pris d’assaut le Parlement. Malgré le retrait de ce projet de loi par le président Ruto et le remaniement de son cabinet, la grogne populaire persiste dans un contexte de crise provoqué par une dette de 80 milliards de dollars et face aux pressions du FMI.
Faits et chiffres à l'appui
- Le Kenya est un pays à revenu intermédiaire et la septième économie d’Afrique.
- Il a réalisé des progrès importants sur la voie du développement. À l’échelle nationale, les taux de fécondité ont fortement diminué (c’est-à-dire 3,4 enfants par femme 2022, contre 5,4 en 1993). Il en va de même de la mortalité infantile et des retards de croissance chez les enfants (c’est-à-dire 18 % de retards en 2022, contre 26 % en 2014).
- À cela s’ajoutent des progrès vers l’égalité des genres, puisqu’en 2022, le Kenya a élaboré 13 politiques et lois propres à certains comtés pour éradiquer la violence fondée sur le genre.
- Environ 36 % de la population, qui compte 54 millions d’habitants, vit encore sous le seuil de la pauvreté. Cette pauvreté est particulièrement marquée dans les régions côtières et dans les zones rurales et arides, au nord-est du pays.
Contexte
- Le Kenya est actuellement chargé du commandement de la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS) en Haïti. La MMAS est une mission autorisée par le Conseil de sécurité de l’ONU (et non une opération officielle de maintien de la paix de l’ONU), soutenue par des États partageant les mêmes idées, comme le Canada. Son mandat est de soutenir la Police nationale d’Haïti pour rétablir la sécurité en Haïti afin que la tenue d’élections libres et équitables soit possible. Le Canada a versé 86,2 millions de dollars canadiens au Fonds d’affectation spéciale de l’ONU pour la MMAS, le mécanisme de financement de la mission. À ce jour, en 2024, le nombre total de membres du personnel de la MMAS en Haïti s’élève à 426, dont des forces de l’ordre et des militaires kenyans, jamaïcains et béliziens. Environ 600 membres du personnel kenyan supplémentaires devraient être déployés avant la fin de 2024. Le président Ruto a participé à la réunion du Groupe consultatif ad hoc sur Haïti du Conseil économique et social des Nations Unies en marge de l’Assemblée générale de l’ONU le 23 septembre 2024, coprésidée par le premier ministre Trudeau et le premier ministre d’Haïti de l’époque, Conille. Un certain nombre de pays ont profité de l’occasion pour annoncer des engagements, notamment pour la MMAS, mais le financement reste insuffisant.
- Le Canada et le Kenya ont tenu leur troisième Commission binationale (consultations bilatérales) à Ottawa les 30 et 31 mai. La Commission binationale s’est concentrée sur les enjeux intérieurs du Kenya, notamment une importante population jeune et un taux de chômage élevé chez les jeunes, un contexte économique difficile et des défis régionaux en matière de paix et de sécurité. Les consultations bilatérales ont également contribué à renforcer les relations bilatérales déjà solides, jetant les bases d’un partenariat stratégique plus étroit à l’avenir.
- MINE et le secrétaire principal des Affaires étrangères du Kenya, Dr Abraham Korir Sing’Oei, ont eu une réunion bilatérale chaleureuse et productive en marge de la Commission binationale, où ils ont discuté du partenariat Canada-Kenya et de sujets tels que la coopération au développement, la migration de main-d’œuvre et le leadership du Kenya sur la scène mondiale en matière de changement climatique.
- MINE s’est rendu au Kenya en septembre 2023.
L’aide internationale du Canada en République démocratique du Congo (RDC)
- L’aide internationale du Canada à la RDC est significative, avec 207 millions de dollars déboursés en 2022-2023, ce qui en fait le 6e plus grand bénéficiaire de l'aide internationale canadienne.
- L’aide du Canada cible un large éventail de domaines sectoriels, notamment l’égalité des genres, la santé et les droits sexuels et reproductifs, la lutte contre les violences sexuelles et la protection des enfants. Elle aide les populations les plus pauvres et les plus vulnérables, avec l'objectif à plus long terme de construire un avenir plus sûr et plus durable.
- La RDC a réalisé des progrès dans la promotion de l'égalité des genres au cours des dernières années, incluant une diminution des mariages d'enfants et augmentation de la représentation des femmes dans l'arène politique. Cependant, la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire dans le pays menace ces progrès.
Messages supplémentaires
- Le Canada est un partenaire de développement de premier plan dans le secteur de la santé. Grâce au soutien du Canada, l’année dernière (2023-2024), plus de 40 000 personnes ont été sensibilisées aux pratiques nuisibles pour la santé sexuelle et reproductive et près de 15 000 survivantes de violences sexuelles ont reçu des soins médicaux de qualité.
- Le Canada est préoccupé par la violence continue, les violations des droits de l’homme et du droit humanitaire international dans l’est de la RDC, et est troublé par l’augmentation dramatique des violences sexuelles et sexistes signalées.
- Le Canada condamne fermement les atrocités commises par tout groupe armé, ainsi que les violations du droit international par toutes les parties. Le Canada appelle tous les acteurs régionaux à s'abstenir de tout soutien direct ou indirect aux groupes armés et souligne la nécessité urgente d'un accès humanitaire immédiat, sûr et sans entrave aux populations affectées.
- Nous exhortons à réaliser des progrès rapides dans la mise en œuvre des engagements pris dans le cadre du processus de Luanda pour une paix durable.
- Le Canada se classe actuellement au 6e rang des donateurs humanitaires en RDC et, jusqu'à présent en 2024, a alloué plus de 28 millions de dollars à un financement humanitaire sensible au genre pour répondre aux besoins urgents des populations affectées par les conflits.
Mise à jour
Malgré un accord de cessez-le-feu fragile entre la RDC et le Rwanda en place depuis août 2024, les tensions entre les forces congolaises, le M23 et les groupes armés indépendants persistent dans les provinces orientales de la RDC, avec des violations notables du cessez-le-feu. Les violences sexuelles liées aux conflits ont fortement augmenté, doublant au cours du premier semestre 2024 par rapport à la même période en 2023. La détérioration de la situation sécuritaire au Nord-Kivu a conduit les autorités congolaises à modérer leur position sur le calendrier de retrait de la MONUSCO (Mission de stabilisation des Nations Unies en RDC). Cependant, le Canada reste préoccupé par les conséquences potentielles d'un retrait trop rapide sur la sécurité et la situation humanitaire.
Faits et chiffres à l'appui
- MINE s’est rendu en RDC en avril 2024 pour visiter des projets de développement et a rencontré des partenaires internationaux et des représentants du gouvernement congolais.
- La Première ministre de la RDC Suminwa s’est rendue à Ottawa en novembre 2024 dans le cadre de la conférence « Accelerating Africa » et a rencontré le Premier ministre Trudeau, MINE et MINA.
- Le Canada a contribué 986 millions de dollars à la RDC entre 2016/17 et 2022/23.
- Le Canada est un partenaire de premier plan dans le secteur de la santé. Grâce à notre soutien à l’ONG canadienne Santé Monde, plus de 100 000 adolescents et jeunes (dont 57 % de femmes) ont bénéficié de services de santé sexuelle et reproductive et 64 établissements de santé ont été appuyé pour améliorer la disponibilité et l’accessibilité des contraceptifs.
Contexte
La RDC est le deuxième plus grand pays d’Afrique et le quatrième plus peuplé (92,4 millions d’habitants en 2022). Malgré ses ressources naturelles abondantes, la RDC reste l’un des pays les plus pauvres du monde. Elle se classe au 180e rang (sur 193 pays) selon l’Indice de développement humain des Nations Unies (2022). En 2024, on estime que 73,5 % de sa population vit avec moins de 2,15 dollars par jour (Banque mondiale, 2024).
Les femmes et les filles congolaises vivent dans un contexte d’inégalité et de marginalisation. L’accès aux services de santé sexuelle et reproductive est très limité. Les violences sexuelles sont répandues et les cas signalés ont fortement augmenté dans l’est du pays. De plus, les mariages précoces sont courants et une proportion significative des naissances concerne des mères adolescentes. Les taux de mortalité des moins de cinq ans et de mortalité maternelle sont parmi les plus élevés au monde.
La crise humanitaire dans les provinces orientales de la RDC est l’une des plus anciennes au monde. Les besoins humanitaires sont importants dans tout le pays, mais les plus critiques se trouvent à l’Est. Le conflit en cours entre les forces armées nationales et la milice M23 dans la province du Nord-Kivu, ainsi que les conflits avec ou entre des dizaines d’autres groupes armés dans la région orientale, ont alimenté des niveaux record de déplacements, d’insécurité alimentaire aiguë et de violences basées sur le genre. 6,9 millions de personnes restent déplacées à l’intérieur du pays et plus de 25 millions de personnes (une sur quatre) connaissent des niveaux élevés d'insécurité alimentaire aiguë. La RDC fait également présentement face à une épidémie de mpox et a connu des épisodes de graves inondations au cours de la dernière année. Malgré une déclaration d’une demande d’intensification de la réponse humanitaire des Nations Unies en 2023, le Plan de réponse humanitaire 2024 du pays reste sous-financé (47 %).
L’aide internationale au Burkina Faso
- Depuis 2011, le Canada a grandement contribué au développement du Burkina Faso en améliorant la santé maternelle et infantile, en améliorant la sécurité alimentaire, en faisant la promotion de l’éducation des filles et en développant le secteur de la microfinance.
- Nous avons suspendu l’aide financière directe et la nouvelle planification de programmes pour le Burkina Faso en raison des coups d’État de 2022 et de la présence de forces affiliées à la Russie. Cependant, nous continuons de fournir de l’aide, y compris de l’aide humanitaire, aux populations vulnérables par l’intermédiaire de partenaires de confiance.
- Nous réorientons partiellement notre aide vers le Burkina Faso à travers le nouveau Programme de développement régional du Sahel pour favoriser la stabilité dans le Sahel et la côte Ouest de l’Afrique.
Messages supplémentaires
- De 2011 à 2022, le Canada a versé plus de 678,19 millions de dollars en aide et a fait une différence :
- Dans une région de l’Ouest, la Boucle du Mouhoun, le Canada a électrifié 16 localités et 30 centres de santé et de promotion sociale, contribuant ainsi au développement économique de la région et améliorant l’accès aux services sociaux de base.
- Entre 2000 et 2020, le Canada a investi plus de 100 millions de dollars pour soutenir l’éducation de base au Burkina Faso, contribuant ainsi à des résultats significatifs pour l’éducation des filles, comme l’atteinte d’un indice de parité entre les sexes de 0,98 en 2023.
- Nous avons contribué au déploiement d’un programme de cantines scolaires durables. Entre 2021 et 2024, les fonds du Canada ont permis à plus de 114 600 filles et 115 800 garçons, y compris des enfants déplacés dans le Nord, d’avoir accès à des repas nutritifs.
- Nous avons renforcé la capacité des structures d’audit d’états financiers du gouvernement à exercer leur rôle de surveillance des revenus de l’industrie extractive.
- En 2024, les partenaires humanitaires ont atteint plus de 1,3 million de personnes avec un financement de 9 millions de dollars [non annoncé], y compris la fourniture d’une aide alimentaire, le traitement de la malnutrition, les soins de santé essentiels, l’eau potable et l’assainissement et les services de protection.
Mise à jour
Le 24 août, les attaques perpétrées à Barsalogho par le JNIM (affilié à Al-Qaïda) ont fait plus de 200 morts et 300 blessés parmi les civils et les militaires. En juillet, le chef de la junte a approuvé un code de la famille révisé criminalisant l’homosexualité (qui n’a pas encore été adopté). En mai, la transition a été prolongée de cinq ans. La junte réprime la dissidence et restreint la liberté d’expression en arrêtant, en enlevant et en enrôlant des détracteurs pour servir dans l’armée. La décision du Burkina Faso de retirer son adhésion à la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), aux côtés du Niger et du Mali, signale un éloignement croissant des partenaires traditionnels.
Faits et chiffres à l'appui
- Le Burkina Faso se classe au 184e rang sur 191 pays selon l’indice de développement humain (2021-2022). 42,2 % de sa population a moins de 15 ans et plus de 40 % vit sous le seuil de pauvreté (2023).
- Malgré une croissance économique soutenue (3,7 % en 2024), la réduction de la pauvreté au Burkina Faso est entravée par une forte croissance démographique (2,5 %), une insécurité croissante et des disparités entre les zones urbaines et rurales en termes d’accès aux services de santé et d’éducation et d’opportunités économiques.
- En 2022-2023, l’aide du Canada au Burkina Faso a atteint 105 millions de dollars, dont plus de 72,9 millions de dollars d’Affaires mondiales Canada. (AMC). Les programmes d’AMC comprenaient l’aide humanitaire, le développement, la lutte contre le terrorisme, ainsi que la paix et la sécurité.
Contexte
Le Burkina Faso est confronté à une crise sécuritaire et humanitaire sans précédent. L’insécurité et les chocs climatiques ont entraîné le déplacement de plus de 2 millions de personnes (mars 2024). On estime que 6,3 millions de personnes auront besoin d’aide humanitaire en 2024. L’acheminement de l’aide est entravé par l’insécurité, les obstacles logistiques et les obstacles bureaucratiques, tels que la suspension des activités de transfert d’argent humanitaire. Avec 1,2 million de personnes coupées du reste du pays, l’aide humanitaire dépend fortement des vols de fret pour atteindre les populations les plus touchées. L’État ne contrôle que 40% à 60% du territoire et prend des mesures inquiétantes pour lutter contre le terrorisme, telles que l’armement de volontaires, la saisie de l’or des sociétés minières et le renforcement des liens avec des acteurs ne partageant pas les mêmes idées pour l’achat d’armes.
Pour répondre aux multiples crises auxquelles le pays est confronté, le Canada a adopté une approche nexus pour améliorer l’accès aux services de santé de base et à l’éducation (y compris pour les populations déplacées), accroître la résilience des communautés et réduire l’insécurité alimentaire, la malnutrition et la violence basée sur le sexe dans tout le pays. Le Canada a également été l’un des principaux donateurs dans le soutien de l’irrigation et de la production agricole locales, avec des initiatives visant à aider à renforcer la résilience aux chocs climatiques.
Tchad
- Encourage la tenue d’élections législatives, provinciales et communales le 29 décembre 2024, favorisant la cohésion sociale.
- Salue la tenue d’élections présidentielles en mai après plus de deux ans de transition mais préoccupé par l'inclusivité et la transparence des institutions tchadiennes chargées d'organiser les élections et de trancher les litiges électoraux.
- Préoccupé par les récentes inondations ainsi que par les répercussions humanitaires de la situation au Soudan sur le Tchad et les pays voisins.
- L'aide au développement du Canada au Tchad se concentre sur la lutte contre les changements climatiques, l'agriculture durable et la gouvernance inclusive.
Messages supplémentaires
- Le Canada encourage les autorités tchadiennes à créer un environnement inclusif pour les partis politiques d’opposition et la société civile afin d’assurer une gouvernance démocratique durant le mandat de 5 ans du président Deby Itno.
- Le Canada coordonne ses efforts avec ses partenaires internationaux dans la région du Sahel, y compris le Tchad, par l'intermédiaire de la Coalition pour le Sahel et de l'Alliance pour le Sahel.
- L’engagement du Canada en matière de développement au Tchad reflète la décision d'accroître la présence du Canada dans la région du Sahel.
Faits et chiffres à l'appui
- L’aide internationale (tous canaux confondus) a atteint à 36 millions $ en 2022-2023, incluant 14 millions $ en aide humanitaire et 5.6 millions $ en aide bilatérale au développement au Tchad.
- Parmi les exemples de projets, on peut citer le projet Renforcer la cohésion sociale, la résilience et l'autonomisation des femmes et filles au Tchad ($3 millions/ 2022-2025 / FAO) et le projet Renforcer la résilience des femmes aux changements climatiques au Tchad ($10.2 millions / 2023-2027 / SOCODEVI)
- En mai 2023, le Ministre Sajjan (l’ancien ministre du Développement international) a visité le Tchad, où il rencontré des réfugiés soudanais et camerounais et a annoncé une aide humanitaire qui prend en compte l’égalité des genres et l’établissement du nouveau programme régional du Canada au Sahel.
Contexte
Le Tchad est l'un des pays les moins développés du monde, avec 46,7 % de sa population vivant sous le seuil de pauvreté. Le pays est classé 189/193 sur l'indice de développement humain (PNUD 2022) et 165/169 sur l'indice d'inégalité de genre (PNUD, 2021). Le Tchad est le pays le plus vulnérable au climat (ND-GAIN) et plus de 80 % des Tchadiens dépendent de l'agriculture pluviale et de l'élevage.
Le chef militaire du Tchad, Mahamat Deby Itno, a remporté l'élection présidentielle de mai 2024 avec 61% des voix dès le premier tour, marquant la fin de trois années de transition politique après que son père ait été tué en combattant les rebelles en 2021. Plusieurs experts et partenaires internationaux mettent en doute le caractère libre, démocratique et transparent de ces élections. Certains partis d'opposition au Tchad prévoient boycotter les prochaines élections législatives, provinciales et municipales en raison d'allégations de corruption et du manque de garanties que les élections soient libres et équitables.
Programme régional Sahel
- Par l'intermédiaire du Programme régional du Sahel, le Canada soutient les populations du Sahel et des pays voisins du Golfe de Guinée en leur apportant une aide efficace et durable, en renforçant leur résilience et leur cohésion sociale et en limitant l’expansion des crises.
- La programmation mise en œuvre au Sahel s'attaque aux causes profondes de l'instabilité, telles que la pauvreté, le manque de perspectives économiques, l'accès insuffisant aux services de base, la gouvernance et la désinformation.
Messages complémentaires
- À la suite des coups d'État au Mali (2020 et 2021), au Burkina Faso (2022) et au Niger (2023), le Canada a suspendu son aide financière directe et a limité son assistance technique aux juntes militaires. La planification de nouvelles initiatives bilatérales de développement a également été interrompue, des fonds étant redirigés vers le Programme régional pour le Sahel.
- Le programme régional Sahel vise à renforcer l'autonomisation des femmes, à promouvoir la cohésion sociale et à accroître la résilience des populations vulnérables du Sahel (Mali, Niger, Burkina Faso, Mauritanie et Tchad) et des pays voisins du golfe de Guinée (Bénin, Togo, Ghana, Côte d'Ivoire) par l'intermédiaire de partenaires de confiance, notamment des organisations de la société civile canadienne.
Mise à jour
En 2024, les juntes du Burkina Faso, Mali et Niger ont annoncé la création de l'Alliance des États du Sahel (AES). Cette reconfiguration a accentué l'instabilité régionale, marquée par l’insécurité croissante, la violation de droits humains, l’augmentation des violences basées sur le genre et les effets des changements climatiques. Le Sahel est devenu l'épicentre mondial du djihadisme, avec un nombre record de 7 620 décès au cours du premier semestre de 2024. Les menaces terroristes s'étendent aux pays côtiers, détournant les ressources des services essentiels et facilitant le recrutement par les groupes armés. L'insécurité et les chocs climatiques exacerbent les déplacements de population et les besoins humanitaires, amplifiant la vulnérabilité des communautés.
Faits et chiffres à l'appui
- Le 7 novembre 2024, dans le cadre de sa prochaine stratégie pour l'Afrique, le Canada a annoncé la nomination d'un envoyé spécial pour le Sahel.
- Lors d'une visite au Tchad en 2023, l'ancien ministre du Développement international Harjit Sajjan a annoncé la création du Programme de développement régional Sahel, qui comprend maintenant six projets actifs, avec un budget total de 10,6 millions de dollars pour 2023-2024.
- Le renforcement du développement et la prévention de la radicalisation au Sahel sont essentiels pour stabiliser l'Afrique et limiter l’expansion des crises. Cela permet également de sécuriser les actifs miniers canadiens dans la région, évalués à 11,7 milliards de dollars en 2022.
- Depuis 2017, le Canada a fourni 1,82 milliard de dollars en aide internationale (tous canaux confondus) aux pays du Sahel, répartis comme suit : Mali (774,6 M$), Burkina Faso (486,8 M$), Niger (338,6 M$), Tchad (167,9 M$) et Mauritanie (53 M$).
- Le Burkina Faso (187e), Mali (188e), Niger (189e) et Tchad (189e) se classent au bas du classement de l'Indice de développement humain 2023 (sur 193 pays).
- Le Canada contribue aux efforts de trois organisations régionales clés pour améliorer la coordination de l'aide et garantir une approche fondée sur les besoins des populations locales. Le Canada est membre de l'Alliance pour le Sahel depuis 2022, de la Coalition pour le Sahel depuis 2020 et membre fondateur du Club du Sahel et de l'Afrique de l'Ouest de l'OCDE (1976).
Contexte
Depuis 2012, les groupes djihadistes exploitent activement la pauvreté pour recruter au Sahel. Un rapprochement avec la Russie et la Chine s'est opéré, accompagné de désinformation et de propagande, alimentant la méfiance et la violence. Reconnu pour son soutien aux populations sahéliennes lors des crises, le Canada maintient sa présence pour contrer l'influence des acteurs malveillants. Des ONG canadiennes, crédibles et fiables, renforcent l'impact de l'aide internationale canadienne, perçue comme sincère et durable.
L’aide internationale du Canada au Zimbabwe
- La situation économique du Zimbabwe est désastreuse avec l'inflation la plus élevée au monde. Le pays possède la deuxième plus grande économie informelle au monde (en part du PIB), 42 % de sa population vit dans l'extrême pauvreté et son économie basée sur l'agriculture est très sensible aux chocs climatiques et aux catastrophes naturelles.
- Le programme bilatéral d'aide internationale du Canada au Zimbabwe a été fermé en 2014. Toutefois, le pays continue de recevoir l'aide internationale du Canada par d'autres canaux de prestation. En 2022-23, le Canada a fourni 23,3 millions de dollars d'aide internationale au Zimbabwe.
Messages supplémentaires
- L'espace civique reste limité et très vulnérable, car le gouvernement utilise des tactiques de « guerre juridique » contre les activistes, les syndicats, les journalistes et la société civile. Le sommet de la SADC qui s'est tenu à Harare en août 2024 a été marqué par une répression massive des défenseurs des droits de la personne et des activistes pro-démocratie.
- Les interactions bilatérales sont limitées par la méfiance du parti au pouvoir à l'égard des pays occidentaux et par ses pratiques autoritaires. La corruption est endémique, les protections des droits de la personne sont limitées et l'État de droit est faible dans le pays.
- Malgré ces limites, l'ambassade du Canada à Harare engage le dialogue avec le gouvernement, les partenaires de même sensibilité, les membres de l'opposition politique et la société civile, en utilisant tous les canaux disponibles pour promouvoir les droits de la personne, la démocratie, la bonne gouvernance et l'État de droit.
- L'objectif du Canada est de soutenir la réforme de la gouvernance au Zimbabwe dans le respect des principes démocratiques, de la bonne gouvernance et des droits.
Faits et chiffres à l'appui
- En septembre 2008, le Canada a adopté le Règlement sur les mesures économiques spéciales visant le Zimbabwe (« Règlement sur le Zimbabwe »), en réponse aux violences électorales cautionnées par l'État qui ont eu lieu plus tôt cette même année, aux violations des droits de la personne, ainsi qu'au refus d'une transition démocratique pacifique et à l'aggravation de la situation humanitaire.
- Les sanctions du Canada à l'égard du Zimbabwe sont ciblées. Les interdictions en vigueur comprennent un embargo sur les armes et des interdictions de transactions avec des personnes figurant sur la liste de personnes sanctionnées. Le Canada a actuellement inscrit sur la liste 77 personnes et quatre entités désignées en vertu des règlements sur le Zimbabwe. Cela n'empêche pas le Canada de fournir une assistance internationale. Les sanctions du Canada sont conçues pour minimiser les conséquences négatives pour la population civile, y compris les groupes vulnérables, ou pour les activités commerciales légitimes, humanitaires ou autres.
- Le financement du développement au Zimbabwe a été fourni pour des initiatives alignées sur le FIAP, y compris l'éducation, la santé et les droits en matière de santé sexuelle et reproductive, le changement climatique, la sécurité alimentaire et l'égalité entre les hommes et les femmes.
- Le Canada fournit des fonds à un éventail de partenaires au Zimbabwe, notamment CARE Canada, la Banque canadienne de céréales vivrières, le Comité central mennonite du Canada et Transparency International (entre autres).
- La programmation régionale du Canada soutient la résilience au changement climatique, le commerce intra-africain, l'égalité des sexes et l'agriculture, ainsi que les organisations régionales dont le Zimbabwe est membre, comme l'Union africaine.
- Le Zimbabwe bénéficie également du soutien du Canada à divers programmes multilatéraux clés, tels que le Fonds mondial, l'Alliance du vaccin (Gavi), le Partenariat mondial pour l'éducation, l'éducation ne peut attendre, le Fonds vert pour le climat et le Fonds pour l'environnement mondial.
- Le Canada fournit une aide humanitaire au Zimbabwe. En 2023, 140 000 dollars ont été versés pour aider les personnes touchées par une épidémie de choléra.
Contexte
Le gouvernement du Zimbabwe s'est engagé à procéder à des réformes économiques, de gouvernance et foncières, étant entendu que ces réformes amèneraient les créanciers et les donateurs à soutenir l'apurement des arriérés. Le Canada n'est pas un créancier bilatéral et aucun agriculteur canadien n'est impliqué dans la réforme agraire. L'ambassade du Canada a donc concentré sa participation sur les volets économique et de gouvernance. En mars 2024, une délégation zimbabwéenne a rencontré des hauts fonctionnaires du GAC à Ottawa au sujet de la gouvernance et des réformes économiques en cours, notamment l'apurement des arriérés de dette auprès des institutions financières internationales, et pour demander le soutien du Canada en vue de sa réadmission au sein du Commonwealth et de la levée des sanctions.
En octobre 2024, la Secrétaire générale du Commonwealth a recommandé aux membres d'inviter le Zimbabwe à présenter une nouvelle demande officielle d'adhésion au Commonwealth. Les dirigeants du Commonwealth ont convenu d'un ensemble de critères essentiels pour l'adhésion, y compris le respect des valeurs fondamentales du Commonwealth telles qu'elles sont exprimées dans la Charte du Commonwealth, notamment la démocratie et les droits de la personne. L'évaluation de la Secrétaire générale du Commonwealth reconnaît que le Zimbabwe ne s'est pas encore totalement aligné sur les valeurs énoncées dans la charte du Commonwealth, bien que de nombreux membres africains du Commonwealth soient favorables à une réadmission immédiate, arguant du fait que les progrès peuvent être mieux soutenus si le Zimbabwe reste au sein de l'organisation. La Secrétaire générale du Commonwealth a invité les membres à donner leur avis sur son évaluation informelle visant à déterminer si le Zimbabwe répond aux critères d'adhésion. Ce processus est en cours.
Le 29 novembre, la ministre Joly a écrit à la Secrétaire générale pour lui faire part du point de vue du Canada, soulignant que le pays attendait « clairement » du Zimbabwe qu'il « démontre comment il entend protéger les droits de la personne, y compris la liberté d'expression ». De même, le Royaume-Uni a indiqué que, selon lui, « des mesures supplémentaires sont nécessaires en matière de démocratie, de gouvernance et de droits de l'homme » avant que le Zimbabwe ne reçoive une invitation formelle à poser sa candidature à l'adhésion. La SG va maintenant devoir déterminer les prochaines étapes, étant donné que les deux principaux bailleurs de fonds de l'organisation ont fait part de leurs inquiétudes.
L’aide internationale du Canada à l’Égypte
- Le Canada a investi plus de 34M$ au cours des six dernières années (2018-2023) par l’entremise de son programme bilatéral en Égypte (101.6M$ par l'intermédiaire de tous les canaux du gouvernement).
- La programmation du Canada en Égypte cible l’égalité des genres et le renforcement du pouvoir des femmes et des filles, la croissance au service de tous, la dignité humaine, et l’environnement et l’action pour le climat.
Messages supplémentaires
- [CAVIARDÉ]. De plus, environ 60 % de la population est âgée de moins de 30 ans : il s'agit de la plus grande « vague de jeunes » de l'histoire du pays.
- En augmentant les possibilités d'emploi et de travail autonome dans certains des gouvernorats les plus pauvres et les plus vulnérables de l'Égypte, les programmes du Canada ont profité à près d'un million d'Égyptiens.
Mise à jour
Le conflit entre Israël et le Hamas à Gaza et les attaques dans la mer Rouge ont mis à rude épreuve l'économie égyptienne : Depuis le début de l'année 2024, les revenus du canal de Suez en Égypte ont chuté de 60 % et le nombre de navires empruntant la voie navigable a diminué de 49 %. La situation au Soudan accroît également les pressions exercées sur l'Égypte pour qu'elle vienne en aide aux réfugiés venant de la frontière sud de l'Égypte.
Faits et chiffres à l'appui
- Avec plus de 105 millions d'habitants, l'Égypte est le pays le plus peuplé du monde arabe. Approximativement 28 % des Égyptiens (plus de 30 millions de personnes) vivent en dessous du seuil de pauvreté national.
- L'Égypte se classe 105e sur 193 pays selon l'indice de développement humain des Nations unies (2023) et 134e sur 146 pays selon l'indice mondial d'inégalité entre les sexes du Forum économique mondial 2023.
- Le taux d'inflation de l'Égypte a atteint un niveau historique de 38 % en septembre 2023.
- L'inflation des denrées alimentaires en particulier a rendu difficile l'achat d'aliments nutritifs pour des millions d'Égyptiens, entraînant une augmentation de l'insécurité alimentaire et des taux de malnutrition.
- Plus de 70 % des Égyptiens dépendent des programmes de subventions alimentaires du gouvernement pour satisfaire leurs besoins alimentaires.
- Le secteur agricole est très vulnérable au changement climatique et n'est pas suffisamment préparé à faire face aux menaces du changement climatique, ce qui entraîne une perte de terres fertiles et une baisse des niveaux de productivité agricole.
- 63 % des travailleurs égyptiens sont employés de manière informelle, les femmes étant plus susceptibles d'être employées dans le secteur informel.
- [CAVIARDÉ]
Contexte
Les projets opérationnels du programme bilatéral du Canada en Égypte visent à soutenir le développement des micro, petites et moyennes entreprises, à améliorer les compétences professionnelles des femmes et des jeunes, à renforcer la résilience de l'Égypte face aux effets du changement climatique, à assurer la sécurité alimentaire et à améliorer les droits des femmes et des filles en matière de santé sexuelle et reproductive.
L'aide internationale du Canada au Maroc
- Au cours des 5 dernières années, le Canada a investi plus de 49.4M$ dans le cadre de son programme bilatéral au Maroc et plus de 65.5M$ par l’intermédiaire de tous les canaux d’AMC.
- La programmation du Canada au Maroc cible l’égalité des genres et le renforcement du pouvoir des femmes et des filles, la croissance au service de tous, et l’environnement et l’action pour le climat.
Messages supplémentaires
- Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) des Nations Unies considère le Maroc comme l'un des pays les plus menacés par les changements climatiques en Afrique. Le Canada contribue aux efforts du Maroc pour lutter contre les changements climatiques et préserver sa biodiversité grâce à des programmes d’aide au développement, un soutien technique ainsi qu'au partage d'expertise et de meilleures pratiques.
Mise à jour
Selon la Banque mondiale, la résilience du Maroc a été relativement solide face à de multiples perturbations mondiales, telles que le conflit en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, la pandémie de COVID-19 et la guerre en Ukraine. Le Maroc met actuellement en œuvre un ambitieux programme de réformes , témoignant de son engagement à soutenir la création d'emplois et à renforcer le capital humain, favorisant l'accès universel aux soins de santé et à la protection sociale, ainsi qu’en améliorant la qualité de l'éducation.
Faits et chiffres à l'appui
- 25 % de la population est analphabète et 20 % vit avec moins de 4 dollars par jour.
- Le Maroc se classe 141e sur 146 pays dans l'Indice mondial de l'écart entre les genres du Forum économique mondial 2024.
- Le Maroc reste dans la catégorie du « développement humain moyen » selon l’Indice de développement humain (IDH) des Nations Unies de 2024, occupant la 120e place sur 191 pays.
- La mise en œuvre efficace des lois visant à réduire les inégalités de genre demeure un défi majeur, tout comme l'élimination des discriminations liées à des questions sociales et culturelles sensibles, telles que le mariage des enfants et les droits des personnes LGBTQI2.
- Le secteur agricole représente 19 % du PIB et 40 % des emplois. Moins de 20 % du territoire marocain est arable, et le pays est sujet à des conditions climatiques imprévisibles (par exemple, une sécheresse depuis six ans et des vagues de chaleur).
- Le programme de développement bilatéral du Canada au Maroc s’élève à environ 5,5 millions de dollars par an.
Contexte
Le programme de développement bilatéral du Canada vise à orienter le développement du Maroc vers une plus grande inclusion des femmes et des jeunes les plus vulnérables en soutenant les priorités nationales visant à accroître 1) leur participation à l'économie et 2) l'égalité des genres.
Le 8 septembre 2023, un tremblement de terre de magnitude 6,8 a frappé le Maroc près de Marrakech, faisant plus de 2 900 morts et plus de 5 600 blessés. En réponse immédiate, le Canada a fourni 5 millions de dollars en aide humanitaire, suivis de 2 millions de dollars supplémentaires versés à Care Canada/Care Maroc pour soutenir la reprise économique des communautés touchées. Après le tremblement de terre, le ministre Hussen a visité la région affectée, où ce projet est mis en œuvre.
L'aide internationale du Canada en Tunisie
- Au cours des 5 dernières années, le Canada a investi plus de 50.1M$ dans le cadre de son programme bilatéral en Tunisie et plus de 62M$ par l’intermédiaire de tous les canaux d’AMC.
- La programmation du Canada cible l’égalité des genres et le renforcement du pouvoir des femmes et des filles, la croissance au service de tous, la gouvernance inclusive, et l’environnement et l’action pour le climat.
Messages supplémentaires
- L'espace démocratique en Tunisie se rétrécit, celui-ci marqué par la suspension progressive des principes démocratiques et de l'État de droit, ainsi que par une répression croissante des droits civils et de la liberté des médias.
- L'aide internationale du Canada en Tunisie favorise la participation inclusive des femmes et des jeunes aux structures décisionnelles sociales et politiques, tout en améliorant l'intégration au marché du travail et l'entrepreneuriat des Tunisiens et Tunisiennes les plus vulnérables.
- L'expertise canadienne reste très appréciée en Tunisie, en particulier dans les domaines de l'égalité des genres, de l'autonomisation des femmes, de l'enseignement supérieur et de l'adaptation aux changements climatiques.
Mise à jour
Le président Saied est réfractaire aux réformes économiques majeures, mettant à risque le paiement de la dette extérieure s'élevant à 3,9 milliards USD en 2024. Le PIB de la Tunisie est passé de 2,4 % en 2022 à 0,9 % en 2023 en raison d’une sécheresse qui a affecté le secteur agricole, ainsi que du contexte économique mondial défavorable. L’économie tunisienne a été fortement touchée par la pandémie de COVID-19 et l’invasion de l’Ukraine par la Russie. L’inflation a continué d’augmenter, passant de 8,3 % en 2022 à 9,4 % en 2023. Les pénuries et le coût élevé de plusieurs produits de base continuent d’affecter le quotidien de la majorité de la population.
Avant et après les élections présidentielles d’octobre 2024, les autorités tunisiennes utilisent d’avantage des lois pour punir la diffusion de « fausses informations et rumeurs » afin de réduire au silence les opposants politiques, les critiques et les journalistes, y compris les organisations de la société civile travaillant sur les droits humains, en particulier ceux des migrants et des réfugiés.
Faits et chiffres à l’appui
- L’invasion de l’Ukraine par la Russie a eu un impact économique négatif, augmentant la nécessité pour la Tunisie de soutenir son système de subventions pour les produits de base et les prix du carburant.
- Le taux de chômage est de 22 % chez les femmes et de 42 % chez les jeunes.
- Les hommes représentent 72,7 % de la population active.
- La Tunisie se classe 131e sur 146 pays dans l’Indice mondial de l’écart entre les genres 2024 du Forum économique mondial et 101e sur 192 pays dans l’Indice de développement humain 2024.
- Deux millions de personnes sont analphabètes (17,7 % de la population) ; le taux d’analphabétisme chez les femmes est de 23 % (65 % en milieu rural).
- La désertification touche actuellement 75 % du territoire tunisien. La rareté de l’eau, la dégradation des ressources naturelles et de la biodiversité constituent également des défis environnementaux majeurs.
Contexte
Suite au Printemps arabe de 2011, le développement démocratique de la Tunisie était considéré comme le plus prometteur de la région. Cette trajectoire est désormais incertaine. Le président Kais Saied, récemment réélu, invoque une paralysie politique pour mettre en œuvre des mesures unilatérales et exceptionnelles visant à remanier les institutions de l’État tunisien, affaiblir l’opposition et restreindre l’espace de la société civile. Les programmes de développement du Canada interviennent au niveau local et en partenariat avec des organisations de la société civile (OSC). Les partenaires et bénéficiaires de ces projets considèrent le Canada comme un allié fiable, collaborant efficacement avec les OSC pour faire avancer l’égalité des genres et promouvoir et protéger les principes démocratiques ainsi qu’une gouvernance inclusive.
La Tunisie fait également face à des défis climatiques majeurs, notamment des températures en hausse, des sécheresses fréquentes et de plus en plus longues, une élévation du niveau de la mer, une pression accrue sur les ressources en eau et une vulnérabilité aux phénomènes météorologiques extrêmes. Les projets récemment approuvés en matière d’action climatique soutiennent directement la Stratégie de transition écologique de la Tunisie et la lutte contre les changements climatiques.
Aide humanitaire en Afrique
- Les conflits, l’insécurité, et les effets des changements climatiques et du ralentissement économique ont laissé environ 149 millions de personnes en Afrique en besoin d'aide humanitaire en 2024.
- L'Afrique demeure une priorité pour le financement de l'aide humanitaire du Canada, avec plus de 300M $ alloués aux partenaires des Nations Unies, de la Croix-Rouge et des ONG au cours de l’année fiscale 2023-24.
- Ce financement permet de fournir de la nourriture, de l'eau potable et des installations sanitaires, des traitements contre la malnutrition aiguë, des soins médicaux essentiels, des abris d'urgence, ainsi que des services de protection aux personnes touchées par les crises en Afrique.
Messages supplémentaires
- Dans le cadre de son financement humanitaire pour 2024, le Canada a annoncé des allocations à des crises telles que la RDC (27 millions de dollars), l'Éthiopie (30,7 millions de dollars) et la crise au Soudan et son impact humanitaire régional (100,7 millions de dollars, y compris le financement susmentionné pour l'Éthiopie).
- Le Canada est profondément préoccupé par la montée des conflits et de l'insécurité en Afrique, comme au Soudan, et par leurs répercussions sur les plus vulnérables.
Contexte
Besoins humanitaires: Selon le dernier perçu humanitaire mondial des Nations unies, 44 % des personnes ayant besoin d'une aide humanitaire en 2024 se trouvent en Afrique et 20,2 milliards de dollars sont nécessaires pour leur fournir une assistance vitale. Sur l'ensemble du continent, la sécurité alimentaire continue de se détériorer. Sur les cinq pays confrontés à des niveaux d'insécurité alimentaire potentiellement catastrophiques dans le monde, trois se trouvent en Afrique : le Mali, le Sud-Soudan et le Soudan. On estime que plus de 120 millions de personnes dans le monde ont été déplacées de force, plus de la moitié des personnes déplacées vivant en Afrique. Le Soudan est actuellement la plus grande crise de déplacement au monde, avec plus de 11,8 millions de personnes déplacées.
Financement humanitaire du Canada pour cette année fiscale: Depuis le début de l'exercice financier (2024-25), le Canada a versé plus de 225 millions de dollars en fonds d'aide humanitaire pour répondre aux besoins en Afrique. De plus, 57 millions de dollars ont été alloués à l'Afrique cette année à partir des ressources du budget 2024.
Banque africaine de développement
- La Banque africaine de développement est un partenaire clé en matière de développement et de politique pour le Canada à travers l'Afrique, où des priorités importantes pour les Canadiens, telles que l'égalité des genres et l'action climatique, peuvent être conjointement avancées.
- La Banque est capable de mobiliser ses ressources pour générer jusqu'à 4 dollars pour chaque dollar investi, permettant ainsi au Canada de maximiser la valeur de notre soutien aux besoins croissants de l'Afrique dans des domaines critiques tels que les infrastructures durables et l'énergie propre.
- La participation importante du Canada dans cette Banque nous confère une influence considérable sur le travail de l'Afrique pour atteindre les Objectifs de développement durable et la croissance économique.
Messages supplémentaires
- Les programmes du Canada à travers la Banque donnent au Canada une influence continentale sur des questions critiques, y compris l'action climatique et la sécurité alimentaire, notamment grâce à nos fonds phares qui incluent le Fonds climatique Canada-Banque africaine de développement et le Mécanisme de financement catalytique pour les PMEs agroalimentaires.
- Le Canada continue de soutenir les pays les plus pauvres d'Afrique par le biais du fonds concessionnel de la Banque, en promettant 369,4 millions de dollars entre 2023-2025 au Fonds africain de développement, une augmentation de 10 % qui fournira des subventions pour soutenir l'action climatique et la sécurité alimentaire des pays, entre autres priorités.
- La Banque africaine de développement est un leader mondial en matière de solutions innovantes pour optimiser le financement limité du développement.
Faits et chiffres à l'appui
- Le Canada est le quatrième plus grand actionnaire non régional de la Banque africaine de développement, détenant 3,8 % des droits de vote, représentant, historiquement, environ 10,5 milliards de dollars de contribution en capital.
- Notre participation garantit que le Canada conserve un siège au Conseil d'administration. En tant que chef de la circonscription, le Canada représente également la Chine, la Corée du Sud, le Koweït et la Turquie au Conseil d'administration.
- En plus de sa contribution en capital, le Canada est le 7e plus grand contributeur au Fonds africain de développement (FAD), le mécanisme de financement concessionnel de la Banque qui fournit des subventions et des prêts à faible taux d'intérêt aux pays les plus pauvres d'Afrique.
- En décembre 2022, lors de la 16e reconstitution du FAD, le Canada a promis 369,4 millions de dollars entre 2023 et 2025. Cela se compare à 355,2 millions de dollars pour le cycle précédent.
- Le Canada a fait don de plus de 1,3 milliard de dollars au FAD depuis 2017.
- En plus des ressources de base mentionnées ci-dessus, Affaires mondiales Canada a également créé ou contribué à des fonds fiduciaires à la BAD, notamment :
- 2023/24 – Contribution de 10 millions de dollars au Mécanisme africain de financement du développement des engrais en Afrique qui vise à accroître l'accès et l'adoption des engrais pour une agriculture respectueuse de la biodiversité et durable afin de produire plus de nourriture.
- 2023/24 – Contribution de 14 millions de dollars au Programme de financement des risques de catastrophe en Afrique qui vise à soutenir la gestion des risques de catastrophes liées au climat et à mieux se préparer lorsqu'elles surviennent.
- 2021/22 – Mécanisme de financement catalytique pour les PME agroalimentaires (ACFM) dirigé par le Canada avec une contribution de 100 millions de dollars qui vise à accroître le financement des petites et moyennes entreprises agricoles axées sur le genre et intelligentes face au climat à travers le continent africain.
- 2020/21 – Fonds climatique Canada-BAD (CACF) de 133 millions de dollars qui vise à catalyser les investissements du secteur public et privé dans l'atténuation et l'adaptation au changement climatique à travers l'Afrique, tout en promouvant un développement économique durable et sensible au genre.
- 2019/2020 – Contribution de 12,5 millions de dollars à l'Initiative pour le financement en faveur des femmes en Afrique (AFAWA) qui vise à accroître l'accès des femmes entrepreneures africaines au financement en garantissant des prêts aux entreprises détenues par des femmes et aide à promouvoir une transition vers des prêts sensibles au genre.
- La BAD a adopté le climat et le genre comme questions transversales dans sa programmation et s'est fixée pour objectif que 40 % de sa programmation soit financée par le climat conformément à sa nouvelle Stratégie décennale et à la dernière reconstitution du FAD.
- En matière de genre, le FAD s'est engagé à ce que 80 % des opérations concessionnelles du secteur public aient des résultats directs qui bénéficient aux femmes et aux filles d'ici 2025.
- La réunion annuelle 2024 de la BAD s'est conclue le 31 mai à Nairobi et les gouverneurs ont convenu d'une augmentation générale du capital exigible pour soutenir la notation de crédit AAA de la Banque. Les responsables recommandent que l'approbation de la participation à cette augmentation de capital exigible et l'achat d'actions au nom du Canada soient obtenues dans le cadre du processus budgétaire de 2025.
- La BAD élira un nouveau président lors de ses réunions annuelles en mai 2025, le président Adesina ayant terminé deux mandats de 5 ans, le maximum autorisé par la Charte de la Banque.
Les institutions financières internationales [IFI] et la réforme des IFI
- Les institutions financières internationales [IFI] comptent parmi les institutions partenaires les plus importantes et les plus stratégiques du Canada, fournissant un financement et une assistance technique indispensables aux pays en voie de développement.
- Les IFI contribuent à faire progresser les priorités de développement du Canada, notamment la Politique d'aide internationale féministe du Canada et les objectifs de développement durable.
- Le Canada est satisfait des progrès accomplis jusqu'à présent par les IFI pour mieux relever les défis du 21e siècle, et demeure déterminé à poursuivre leurs réformes pour répondre plus efficacement aux besoins auxquels sont confrontés les pays en développement.
Messages supplémentaires
- Le Canada accorde la priorité aux efforts déployés par les banques multilatérales de développement pour utiliser leur capital de manière plus efficace afin d'accroître les financements disponibles et d'augmenter la mobilisation des capitaux privés.
Faits et chiffres à l'appui
- Depuis la pandémie et le lancement des efforts de réforme des IFI, le Canada et d'autres actionnaires ont été appelés à fournir des contributions importantes aux IFI.
- La contribution du Canada à la16e reconstitution du Fonds africain de développement (2023-2025) s'est élevée à 369 millions de dollars, pour soutenir les pays africains les moins avancés.
- Le budget 2024 a confirmé le financement de l'achat par le Canada de ses parts dans les processus d'augmentation de capital de la Banque interaméricaine de développement (BID) Invest pour une valeur d'environ 146,3 millions de dollars et de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) pour une valeur d'environ 216,7 millions de dollars.
- En juin 2024, le Canada a annoncé un achat de 200 millions de dollars américains en capital hybride (un instrument de financement innovant) à la Banque mondiale, qui, avec l'effet de levier, fournira jusqu'à 1,6 milliard de dollars en capacité de prêt supplémentaire sur 10 ans.
- Le Canada contribue également à des fonds spécialisés au sein des IFI pour soutenir les grandes priorités canadiennes telles que l'action climatique, le soutien à l'Ukraine et les minéraux essentiels.
Contexte
À propos des IFI : Les IFI favorisent le développement économique à long terme, la réduction de la pauvreté et la stabilité économique mondiale dans les pays en développement, et renforcent un système multilatéral efficace fondé sur des règles. Les IFI sont financées par le capital versé et le capital exigible des pays membres, ainsi que par la reconstitution des ressources des guichets concessionnels. Leur modèle financier unique génère un effet multiplicateur. Les IFI se composent des institutions de Bretton Woods (Fonds monétaire international, Banque mondiale), de six banques régionales de développement (BAD, BERD, BID, Banque asiatique de développement, Banque de développement des Caraïbes, Banque asiatique d'investissement dans les infrastructures) et du Fonds international de développement agricole (FIDA). Le ministre des finances et le ministre du développement international se partagent les responsabilités en tant que gouverneurs du Canada.
Réforme des IFI : Dans un contexte de besoins de financement massifs pour atteindre les objectifs de développement et de ressources supplémentaires limitées de la part des donateurs, la communauté internationale fait progresser les réformes des IFI afin de mieux relever les défis complexes d'aujourd'hui. Le travail de réforme des IFI se concentre sur : i) l'augmentation des financements disponibles pour les pays en développement, y compris par la mobilisation de capitaux privés ; ii) l'approfondissement des travaux sur les défis mondiaux tels que le changement climatique et les pandémies ; et iii) l'amélioration de l'efficacité opérationnelle et de l'impact. Les efforts déployés à ce jour par les BMD pour optimiser leur bilan et innover en matière d'instruments de financement devraient permettre de dégager jusqu'à 400 milliards de dollars de marge de manœuvre supplémentaire pour les prêts au cours de la prochaine décennie.
Le G7 et l’Afrique
- L'Afrique est à l'ordre du jour du G7 depuis le Sommet du G8 de Kananaskis en 2002.
- Les membres du G7 redoublent d'engagement avec leurs partenaires africains pour protéger leurs partenariats et intérêts géopolitiques à long terme.
- Le Canada travaille au sein du G7 pour coordonner et répondre aux questions de plus en plus complexes de politique étrangère, de commerce et de développement qui sont pertinentes pour les partenaires africains.
Messages supplémentaires
- Les pays et les institutions d'Afrique recherchent des possibilités équitables d'exprimer leurs points de vue sur les questions d'importance mondiale. Les partenaires africains continuent d'appeler à une plus grande coordination de la mobilisation mondiale des financements pour soutenir les transitions énergétiques justes, la réforme de la dette, la paix et la sécurité, la numérisation et les infrastructures. Ces questions figurent systématiquement dans les discussions et les communications publiques du G7.
- Les pays africains plaident pour que l'on mette à nouveau l'accent sur la réforme des institutions financières internationales, en partie à cause de l'augmentation de la dette et des répercussions budgétaires de la pandémie de COVID. Cette question reste une priorité transversale pour le G7/G20.
- Depuis le sommet du G8 de Kananaskis en 2002, le Canada a continué à jouer un rôle important en soutenant l'engagement du G7 envers l'Afrique. Il s'agit notamment du plan d'action pour l'Afrique de 2002, axé sur le développement, et de l'initiative de 2010 sur la santé maternelle et infantile, ainsi que d'engagements plus récents visant à soutenir les partenaires africains dans les domaines de l'énergie, de l'alimentation et de l'agriculture, de l'infrastructure et de la sécurité régionale.
- Dans le cadre de sa présidence du G7, l'Italie collabore avec les partenaires du G7 pour publier le rapport d'étape d’Apulia sur la promotion du développement durable en Afrique. Ce document évaluera les progrès réalisés par rapport à un large éventail d'engagements de développement durable liés à l'Afrique et mettra en lumière des études de cas spécifiques. L'étude de cas canadienne du rapport d'étape d’Apulia porte sur l'autonomisation économique des femmes et met en évidence l'impact du programme Voix et Leadership des femmes en Afrique.
Réaction au G7 : Le Canada accueillera le prochain sommet des dirigeants du G7 à Kananaskis, en Alberta, du 15 au 17 juin 2025. Le Canada fera avancer des priorités communes, telles que la construction d'économies qui profitent à tous, la lutte contre le changement climatique et la gestion de technologies en évolution rapide, en mettant l'accent sur l'égalité entre les hommes et les femmes, intégrée dans toutes les priorités.
Faits et chiffres à l'appui
- Des questions telles que l'influence croissante de la Chine et de la Russie en Afrique, le rôle des « nouveaux acteurs » dans la région, les BRICS, les crises régionales majeures et les problèmes de réforme multilatérale sont devenues des points de discussion réguliers lors des réunions des directeurs du G7 pour l'Afrique.
- Le Partenariat pour les infrastructures et les investissements mondiaux, lancé en 2022, a poursuivi une stratégie ambitieuse de mobilisation de 600 milliards de dollars pour contrer l'initiative chinoise Belt and Road. Les deux initiatives soutiennent le développement des infrastructures dans les pays en développement, avec de nombreux projets déjà annoncés ou, dans le cas de la BRI, achevés, en Afrique subsaharienne.
- Les membres du G7 ont exprimé leur soutien unanime à l'adhésion de l'UA au G20.
- Le Japon, l'Allemagne, le Royaume-Uni et l'Union européenne ont nommé des représentants spéciaux en Afrique au cours des deux dernières années.
- Dans le cadre de l'engagement renforcé du Canada avec le continent, la ministre Joly a annoncé la nomination d'un envoyé spécial pour l'Afrique et d'un envoyé spécial pour le Sahel.
- Les États-Unis, l'Allemagne et l'Italie disposent de cadres politiques pour l'Afrique qui guident leurs intérêts géostratégiques et de politique étrangère sur le continent. En outre, l'Union européenne, la France et le Royaume-Uni développent activement de nouveaux cadres politiques pour l'Afrique.
Contexte
L'engagement du G7 et de l'Afrique : Alors que dans le passé, l'engagement du G7 envers l'Afrique était fortement axé sur le développement et les questions humanitaires, y compris la mobilisation d'engagements financiers collectifs, ces dernières années, les points à l'ordre du jour du G7 se sont concentrés sur les questions de paix et de sécurité, la présence de la Russie et de la Chine en Afrique, et la nécessité d'une plus grande inclusion financière et d'une réforme des institutions multilatérales, y compris les institutions financières internationales.
En 2002, le groupe des directeurs du G7 pour l'Afrique a été conçu et mis en place pendant la présidence canadienne du G8. C'était la première fois que des représentants de pays africains et des Nations unies participaient à une réunion du G8 pour discuter de l'initiative du Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique. Depuis lors, les réunions des directeurs du G7 pour l'Afrique font régulièrement partie du calendrier du G7 et offrent l'occasion aux hauts responsables des politiques étrangères, commerciales et de développement des partenaires africains de se réunir et d'aider à définir les priorités du G7 à l'égard de l'Afrique. Lors de ces réunions, le Canada est représenté par le sous-ministre adjoint chargé de l'Afrique subsaharienne.
Paix et sécurité : Le Canada collabore avec ses partenaires du G7 et de l'Afrique dans des forums tels que la Commission de consolidation de la paix des Nations Unies, le Comité spécial des opérations de maintien de la paix des Nations Unies (C4 ; le Canada en est le coprésident permanent), l'Alliance pour le Sahel et la Coalition internationale pour le Sahel, la Coalition mondiale pour vaincre Daesh et le Partenariat mondial contre la prolifération des armes de destruction massive et des matières connexes, piloté par le G7.
Le rapport d'avancement d’Apulia 2024 : Faire progresser le développement durable en Afrique suit les progrès réalisés par rapport aux engagements suivants liés à l'Afrique : (1) commerce et infrastructures ; (2) transformation numérique ; (3) sécurité alimentaire et développement de la nutrition ; (4) éducation de base ; (5) autonomisation économique des femmes ; (6) sécurité maritime ; (7) crises et conflits ; (8) réduction des risques climatiques et assurance ; et (9) migrations et réfugiés.
Russie, Chine, États du Golfe et Türkiye en Afrique
- Chine : Nous continuons de surveiller les investissements chinois en Afrique, notamment dans le cadre du programme « Une ceinture, une route », et nous prenons acte que la Chine est un créancier important dans de nombreux pays africains.
- Russie : Le Canada, de concert avec ses partenaires aux vues similaires, suit de près la situation des forces de sécurité non africaines en Afrique. Le ministère continue de suivre leurs activités et leur impact sur la stabilité locale et régionale.
- États du Golfe et Turquie : Nous prenons note de l’engagement croissant de la Turquie et des pays du Golfe en Afrique, notamment en termes de volumes d'échanges et d'investissements, mais aussi sur le plan diplomatique et de la médiation. Sur ce point, il sera important d'évaluer comment ces approches de la médiation sont accueillies par les parties africaines et où nous pouvons tirer des leçons. Alors que nous envisageons notre propre engagement dans l'espace de médiation, il est plus important que jamais de procéder à un examen et à un rééquipement constant.
Messages supplémentaires
- Coopération Chine-Russie : Le Canada est préoccupé par l'approfondissement des relations entre la Chine et la Russie. Ce partenariat a de vastes implications et nous sommes conscients de l'impact que cette coopération aura en Afrique.
- Soutien financier de la Chine : Il existe une distinction entre le soutien apporté par l'aide canadienne sous forme de prêts à taux réduit et de contributions financières et celui d'acteurs tels que la Chine. Les investissements du Canada ont donné la priorité à la localisation, à la santé, au changement climatique et à l'égalité des sexes.
- L'écosystème russe de désinformation et de propagande diffuse de faux récits sur tout le continent. Les services de renseignement canadiens ont montré que Russia Today (RT) participe activement aux efforts de désinformation et d'influence de la Russie à l'échelle mondiale en agissant comme une extension des services de renseignement russes, en s'appuyant sur le piratage informatique, les opérations psychologiques et d'information, l'influence secrète et les acquisitions militaires soutenus par l'État. Le Canada s'oppose fermement aux tentatives actuelles de la Russie de saper la souveraineté des États et de mener des opérations d'influence secrètes dans le monde entier, y compris en Afrique. Remarque : cette déclaration émane de MOSCO et de la CEE et s'inspire de la déclaration de MINA.
Contexte
La Chine : Entre 2009 et 2023, les présidents, premiers ministres et ministres des affaires étrangères chinois ont effectué 102 visites en Afrique, et les hauts dirigeants africains ont effectué 237 visites en Chine. Depuis 2000, le Forum triennal sur la coopération sino-africaine (FOCAC) a servi de plateforme politique de référence par laquelle la Chine communique une approche stratégique actualisée de l'Afrique, attirant une participation africaine quasi universelle au niveau des dirigeants et/ou des ministres (à l'exception de l'Eswatini qui reconnaît Taïwan). Le 9e FOCAC s'est tenu du 4 au 6 septembre 2024 à Pékin. Alors que les échanges commerciaux entre la Chine et l'Afrique ont atteint un niveau historique de 282 milliards de dollars en 2023, leur composition évolue à certains égards. Notamment, les importations de pétrole en provenance d'Afrique sont en baisse, la Chine s'approvisionnant de plus en plus en pétrole brut auprès de la Russie et des pays du Golfe. Un déséquilibre commercial important demeure, la Chine exportant davantage (173 milliards de dollars) vers l'Afrique qu'elle n'en importe (109 milliards de dollars). Toutefois, certains secteurs sont en plein essor, notamment le commerce des minéraux et des métaux, dont les exportations africaines atteindront près de 50 milliards de dollars en 2021, contre 15 milliards de dollars en 2010. (Sécurité) En plus d'être le plus grand fournisseur d'armes de l'Afrique subsaharienne, la part de la Chine dans le budget global des opérations de maintien de la paix de l'ONU est passée de moins de 1 % dans les années 1990 à environ 15 % en 2020 et, en février 2023, la Chine a déployé 2 227 soldats (en majorité en Afrique). Ce chiffre représente plus du double du total combiné des autres membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies. En 2017, la Chine a établi sa première base militaire navale à l'étranger à Djibouti.
La Russie : Avec les sanctions et la réduction de l'engagement commercial des pays occidentaux mises en place en raison de l'annexion illégale de la Crimée par la Russie en 2014 et de l'invasion totale de l'Ukraine en février 2022, la Russie a cherché à étendre ses relations avec l'Afrique. Le ministre des affaires étrangères, M. Lavrov, a effectué de nombreuses visites dans plusieurs pays d'Afrique afin de renforcer le soutien de la Russie, et des délégations africaines de haut niveau se sont également rendues en Russie. La Russie a utilisé divers outils pour obtenir le soutien des pays africains, notamment en se présentant à ses partenaires africains comme un spécialiste de la lutte contre le terrorisme et des services de sécurité du régime en utilisant l'Africa Corps, désormais ouvertement lié au gouvernement russe (depuis la disparition du chef du groupe Wagner, Yevgeny Prigozhin), qui concentre ses efforts sur le Sahel. La Russie a conclu des accords de coopération militaire avec plus de 40 pays africains. La Russie a également recours à la « diplomatie de la mémoire », en particulier sur les questions de l'éducation et du soutien historique de l'Union soviétique aux mouvements d'indépendance africains, et utilise largement des outils de désinformation en Afrique, en omettant le fait que la Russie a tenté de coloniser l'Éthiopie au 19e siècle.
Türkiye : Le volume total des échanges commerciaux avec l'Afrique est passé de 5,4 milliards de dollars en 2003 à 34,5 milliards de dollars en 2021. Turkish Airlines dessert désormais 56 destinations en Afrique, et la Turquie a également établi des conseils d'affaires conjoints avec 45 pays africains. Plus de 15 000 étudiants africains ont reçu des bourses d'études supérieures en Turquie entre 1992 et 2022. En 2022, la Turquie a signé des accords de coopération militaire avec 30 pays africains. En matière de médiation, la Turquie reste un acteur actif, qui a notamment contribué récemment à apaiser les tensions croissantes entre l'Éthiopie et la Somalie.
Conseil de coopération du Golfe (CCG) : Au cours de la dernière décennie, les pays du CCG ont investi collectivement plus de 100 milliards de dollars en Afrique. Les Émirats arabes unis sont désormais le quatrième investisseur étranger direct en Afrique, derrière la Chine, l'Union européenne et les États-Unis. Les Émirats arabes unis sont devenus le principal rival de la Chine pour les ports africains, les entreprises basées aux Émirats exploitant neuf ports. L'Arabie saoudite, qui a accueilli en novembre 2023 le premier sommet saoudo-africain, a annoncé qu'elle investirait plus de 25 milliards de dollars en Afrique d'ici à 2030 et qu'elle fournirait 5 milliards de dollars d'aide au développement. La sécurité alimentaire est un domaine clé de la coopération entre les pays du CCG qui dépendent des importations de denrées alimentaires et les pays africains dotés de terres arables considérables. La transition énergétique mondiale rapproche également les pays du CCG et les pays africains. L'Arabie saoudite et le Qatar ont tenté des efforts de médiation pour résoudre les crises au Soudan et en Somalie, respectivement.
BRICS
Principaux messages
- Le Canada suit de près l'évolution des BRICS pour déterminer l’impact des actions et des messages du groupe sur les intérêts du Canada.
- Le Canada coopère avec des membres individuels des BRICS selon les besoins dans la poursuite d'objectifs communs.
- Le Canada est prêt à travailler avec tous les pays partageant son engagement envers un ordre international fondé sur des règles, la Charte des Nations Unies et le droit international.
Messages supplémentaires
- Le Canada suit de près la présidence russe des BRICS en 2024, compte tenu de l'agression continue de la Russie en Ukraine et de son comportement contraire au droit international.
Mise à jour
- La Russie a accueilli le dernier sommet des BRICS en octobre 2024, se présentant comme le chef de file d'une « majorité mondiale » qui résiste à un ordre mondial dominé par l'Occident. Outre les neuf membres des BRICS, le secrétaire général des Nations unies, M. Guterres, et 26 pays ont participé à une partie du sommet, dont 12 au niveau des dirigeants.
- Après l'ajout de quatre nouveaux membres en janvier 2024 (l'Iran, l'Éthiopie, l'Égypte et les Émirats arabes unis), aucun nouveau membre n'a été ajouté lors du sommet de 2024. Toutefois, 13 États sont devenus des « partenaires » des BRICS : Algérie, Biélorussie, Bolivie, Cuba, Indonésie, Kazakhstan, Malaisie, Nigeria, Thaïlande, Turquie, Ouganda, Ouzbékistan et Vietnam.
Faits et chiffres à l'appui
- Trois des neuf membres des BRICS sont africains (Afrique du Sud, Égypte, Éthiopie).
- Aucun des trois « partenaires » africains des BRICS invités (Algérie, Nigeria, Ouganda) n'a assisté au sommet de 2024 en Russie.
- Avec l'arrivée de quatre nouveaux membres en janvier 2024, le PIB total des BRICS a augmenté d'environ 5 %. L'élargissement pourrait se poursuivre dans les années à venir, car plus de deux douzaines de pays ont posé leur candidature.
- La Chine reste le membre le plus important des BRICS, avec un PIB combiné près de deux fois supérieur à celui de tous les autres membres.
Contexte
- Le groupe des BRICS cherche à faire progresser le développement économique et la coopération internationale indépendamment des institutions et des processus dirigés par l'Occident. L'expansion du groupe a diversifié les intérêts de ses membres et pourrait compliquer davantage la coopération au sein des BRICS. Les analystes estiment que les BRICS n'ont ni l'intégration étroite des politiques étrangères et économiques du G7, ni sa coopération pragmatique sur une série de questions.
- Alors que les sommets des dirigeants ont lieu chaque année, les réunions au niveau ministériel et officiel se sont multipliées. Le groupe a lancé la Nouvelle banque de développement en 2014, qui accorde des prêts de développement aux États membres, mais pas à la Russie ; cette banque reste relativement petite par rapport aux banques de développement établies. Les efforts visant à développer une monnaie commune pour le commerce intra-BRICS ou un système de paiement partagé comme alternative à SWIFT sont au point mort.
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