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Comparution du ministre du Développement international de devant le Comité permanent des affaires étrangères de la Chambre des communes et le développement international (FAAE) sur les budget principal des dépenses 2023-2024

Le 2 mai 2023
Publié: Le 25 juillet 2025

Table des matières

A) Aperçu

  1. Note de scénario
  2. Discours d'ouverture
  3. Notices biographiques des membres
  4. Sommaire des propositions (accent sur le développement)
  5. Réponse humanitaire du Canada (Afghanistan, Haïti et Ukraine)

B) Invasion de l'Ukraine par la Russie

  1. Le point sur la situation en Ukraine
  2. Répercussions sur la sécurité alimentaire mondiale
  3. Comment l'aide au développement du Canada répond aux besoins émergents en Ukraine
  4. Soutien du Canada aux femmes et aux filles en Ukraine
  5. Soutien du Canada à l'Ukraine – aide-mémoire

C) Afghanistan

  1. Afghanistan – renseignements généraux
  2. Legs du Canada en Afghanistan
  3. Réponse internationale à la crise humanitaire en Afghanistan
  4. Projet de loi C-41 (sanctions et Code criminel)
    1. Questions et réponses de nature délicate au sujet du projet de loi C-41

D) Haïti

  1. Haïti – renseignements généraux
  2. Haïti – sanctions et mesures

E) Autres enjeux d'actualité

  1. Soudan
  2. Stratégie pour l'Indo-Pacifique
  3. Réponse d'aide internationale du Canada face à la pandémie de COVID-19
  4. Proposition de dérogation à l'Accord sur les ADPIC de l'OMC
  5. Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA)
  6. Pakistan
  7. Inconduite sexuelle à l'OMS
  8. Allégations de corruption, d'abus et de fraude concernant le chef de l'OMS en Syrie
  9. Sécurité alimentaire dans la Corne de l'Afrique

F) Mandat

  1. Augmenter chaque année l'aide internationale au développement du Canada jusqu'en 2030
  2. Politique d'aide internationale féministe
  3. Éducation dans les situations de conflits et de crises
  4. Leadership du Canada en matière de financement du développement
  5. Gestion de l'aide au développement international pour une efficacité, une transparence et une reddition de comptes accrues
  6. L'accent mis sur l'égalité des genres dans les investissements du Canada en matière d'aide internationale
  7. Aborder la question du travail de soins rémunéré et non rémunéré
  8. Centre pour la démocratie
  9. Engagement pris dans le cadre du mandat d'augmenter le financement des leaders et des organisations féministes
  10. Fonds canadien d'initiatives locales

G) Autres programmes et politiques

Général

  1. Financement de la lutte contre les changements climatiques
  2. Organisations de la société civile canadiennes 
  3. FinDev Canada
  4. Santé mondiale et santé et droits sexuels et reproductifs
  5. Réponse humanitaire en 2023
  6. Centre de recherches pour le développement international 
  7. Soutien aux personnes 2ELGBTQI+ et Politique d'aide internationale féministe
  8. Niveaux d'aide publique au développement 
  9. Soutien aux institutions démocratiques
  10. Soutien aux personnes handicapées dans les pays en développement

Afrique

  1. Éthiopie – situation actuelle
  2. Sahel

Asie

  1. Aide à la Chine
  2. Initiative des nouvelles routes de la soie
  3. Crise des Rohingyas

Amérique latine

  1. Venezuela

Moyen-Orient et Golfe

  1. Stratégie pour le Moyen-Orient
  2. Le Liban et l'aide canadienne
  3. Cisjordanie et Gaza
  4. Yémen

Scénario de réunion

Contexte du Comité

Les membres du comité et leurs intérêts

Discours d'ouverture de MINE sur le Budget principal des dépenses (5 min.)

Merci aux membres du comité.

Et merci de vous joindre à moi aujourd'hui pour discuter le leadership du Canada en matière d'aide internationale.

And thank you all for joining me again here today to discuss Canada's leadership in international assistance.

Ça me fait plaisir de parler avec des gens aussi engagées dans les affaires mondiales.

It is a pleasure to be in a room with people so engaged in global affairs.

Je n'ai pas besoin de vous parler de la marée montante de l'instabilité à laquelle nous sommes tous confrontés. Tout comme moi, vous êtes plongés au cœur des enjeux.

Les effets persistants des ravages causés par la pandémie sur les chaînes d'approvisionnement mondiales.

L'invasion illégale de l'Ukraine par le président Poutine. 

La crise humanitaire multidimensionnelle en Haïti.

L'explosion dévastatrice de la violence au Soudan.

Des événements météorologiques plus fréquents et plus extrêmes résultant des changements climatiques.

Le Canada a joué, et continuera de jouer, un rôle important dans la réponse à ces immenses défis mondiaux. Car nous ne pouvons pas nous permettre d'être une île dans un océan d'instabilité.

Dans ce contexte, je suis fier d'annoncer que le Canada continue d'atteindre et même de dépasser ses objectifs en matière d'aide au développement international dans le cadre de la Politique d'aide internationale féministe (PAIF).

En 2021-2022, la quasi-totalité (99 %) de l'aide bilatérale au développement international du Canada visait ou intégrait l'égalité des genres – atteignant puis dépassant notre objectif de 95 % d'ici 2022. 

Nous continuons à nous attaquer aux causes profondes de la pauvreté et des inégalités en nous concentrant sur les personnes les plus susceptibles d'être laissées pour compte et en renforçant le pouvoir des femmes et des filles dans toute leur diversité.

Nous nous engageons également à améliorer constamment la qualité et l'efficacité de notre aide internationale. 

Ces réalisations ne sont pas passées inaperçues.

Le Canada a été l'un des premiers pays au monde à mettre en place une politique d'aide internationale féministe. D'autres pays lui emboîtent aujourd'hui le pas.

Pour la quatrième année consécutive, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a reconnu le Canada comme le premier donateur bilatéral en matière d'égalité des genres.

Pour l'avenir, nous devons maintenir le leadership du Canada en matière d'aide internationale.

Ma collègue, l'honorable Chrystia Freeland, a affirmé dans le budget de 2023 l'engagement du Canada à augmenter son aide au développement international chaque année jusqu'en 2030 afin de réaliser les Objectifs de développement durable des Nations Unies.

L'aide publique au développement (APD) du Canada a augmenté de 29 % pour atteindre 10,2 milliards de dollars en 2022, ce qui a permis au Canada d'atteindre son plus haut niveau d'APD/RNB (0,37 %) depuis 1995.

Grâce à ces investissements, nous avons été en mesure de respecter nos engagements et de prendre les devants lorsque nous le pouvions pour répondre aux immenses défis mondiaux d'aujourd'hui.

Par exemple, le Canada respecte ses engagements dans le cadre de l'Accord de Paris pour contribuer à maintenir l'objectif de 1,5 degré Celsius à portée de main.   

Nos investissements en faveur de la lutte mondiale contre les changements climatiques devraient permettre d'éviter ou de réduire plus de 228 mégatonnes d'émissions de gaz à effet de serre.

Cela équivaut au retrait de 49 millions de voitures de la circulation pendant un an, ou aux émissions nécessaires à l'alimentation de toutes les maisons du Canada pendant deux ans!

Ou encore, prenons l'exemple du soutien apporté par le Canada au Fonds pour l'environnement mondial. Septième donateur en importance, le Canada aide, par son soutien, plus de 8 millions de personnes à s'adapter aux changements climatiques et à protéger près de 99 millions d'hectares de biodiversité marine.

Mais nous savons que le financement seul ne suffit pas pour faire face aux effets inégaux des changements climatiques.

C'est pourquoi nous continuons à plaider en faveur de la résilience et de l'adaptation des pays en développement par notre engagement à l'égard du Fonds vert pour le climat et des Fonds d'investissement pour le climat.

Dans le même temps, nous continuons à collaborer avec des partenaires d'optique commune, y compris des organisations multilatérales, afin d'éliminer progressivement le charbon et de promouvoir les investissements dans les énergies propres.

Et nous continuons à défendre sur la scène internationale les petits États insulaires en développement et les pays les moins avancés, qui contribuent le moins aux changements climatiques tout en étant les plus vulnérables à leurs effets. 

Les pays les plus vulnérables sont aujourd'hui en première ligne face à certaines des crises les plus difficiles de notre époque, y compris, mais pas seulement, celle des changements climatiques.

En ce moment même, en 2023, plus de 346 millions de personnes ont besoin d'une aide humanitaire, plus de 100 millions de personnes sont déplacées de force et l'on prévoit que plus de 345 millions de personnes seront en situation d'insécurité alimentaire. 

Le Canada continue à jouer un rôle de premier plan pour répondre aux besoins humanitaires qui augmentent d'année en année.

En 2022, nous occupions le cinquième rang des donateurs d'aide humanitaire, avec plus d'un milliard de dollars versés au titre de l'aide humanitaire.

L'année dernière, nous avons alloué plus de 400 millions de dollars en aide humanitaire pour répondre aux besoins en Afrique subsaharienne, 277 millions de dollars pour répondre aux besoins en Ukraine et plus de 143 millions de dollars pour l'Afghanistan et la région.

Nous avons également alloué près de 650 millions de dollars pour l'aide alimentaire et nutritionnelle humanitaire en réponse à la crise alimentaire mondiale croissante.

Notre aide a permis au Programme alimentaire mondial d'atteindre le chiffre record de 158 millions de personnes en situation d'insécurité alimentaire en 2022, soit une augmentation impressionnante de 27 % par rapport à 2021!  

En 2022, nous avons également contribué à fournir, par l'intermédiaire du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, une aide humanitaire et une protection à plus de 100 millions de réfugiés et autres personnes déplacées de force.

Conformément à la PAIF, le Canada continue de plaider vigoureusement en faveur d'une action humanitaire soucieuse de l'égalité des genres.

Le Canada reste également attaché à l'approche du triple nexus qui intègre les actions humanitaires, de développement, de paix et de sécurité afin de répondre plus efficacement aux conflits et, en fin de compte, de les prévenir.

Car c'est ce que fait une aide au développement adéquate. Elle va de pair avec des actions de paix et de stabilisation.

Affaires mondiales Canada s'efforce constamment d'améliorer la qualité et l'efficacité de l'aide internationale du Canada.

Cela comprend la manière dont nous intégrons l'égalité des genres, les droits de la personne et les considérations intersectionnelles dans nos projets afin de nous assurer que nous atteignons les plus pauvres et les plus vulnérables. 

Grâce à l'initiative de transformation des subventions et des contributions en cours, Affaires mondiales Canada trouve également de nouvelles méthodes de travail plus rapides, plus transparentes et plus souples.

Cela renforcera encore la capacité du Canada à produire des résultats durables qui apportent un changement positif dans la vie des gens, et à en rendre compte.

Une action climatique et une aide humanitaire significatives vont de pair avec l'égalité des genres et les droits de la personne, afin de construire un monde plus juste et plus prospère pour tous.

Et c'est pourquoi nous tirons le meilleur parti du potentiel de transformation de l'approche féministe du Canada en matière d'aide internationale, en nous attaquant aux causes profondes des inégalités et de la pauvreté afin de transformer la vie des personnes les plus démunies dans le monde entier.

Merci à tous.

Notices biographiques des membres

Ali Ehsassi – Président du Comité permanent des affaires étrangères et du développement international (FAAE)

Ali Ehassi

PLC – Willowdale (Ontario)

Élection à la Chambre des communes

Expérience professionnelle

Rôles parlementaires  

Secrétaire parlementaire : ministre de l'Innovation, des Sciences et de l'Industrie (innovation et industrie) (2019-2021)

Vice-président d'association parlementaire : Association législative Canada-Chine (2020-2021)

Participation notable à des comités

Président : Comité permanent des affaires étrangères et du développement international (de 2022 à ce jour); Sous-comité du programme et de la procédure du Comité permanent des affaires étrangères et du développement international (de 2022 à ce jour)

Membre : Comité permanent des affaires étrangères et du développement international (de 2021 à ce jour); Comité de liaison (de 2022 à ce jour); Sous-comité des droits internationaux de la personne du Comité permanent des affaires étrangères et du développement international (de 2021 à ce jour)

Déclarations sur le développement international et l’aide humanitaire

Points d’intérêt pour AMC

Ukraine:

Iran:

Garnett Genuis (vice-président)

Garnett Genius

PCC – Sherwood Park – Fort Saskatchewan (Alberta)

Élection à la Chambre des communes

Expérience professionnelle

Rôles parlementaires  

Porte-parole : affaires étrangères, commerce et développement (de 2020 à ce jour)

Ancien porte-parole : multiculturalisme (2019-2020); développement international et droits de la personne (justice) (2020-2021)

Ancien porte-parole adjoint : justice (droits de la personne) (2015-2017); affaires étrangères, commerce et développement (liberté de religion) (2015-2017)

Participation notable à des comités

Vice-président : Comité permanent des affaires étrangères et du développement international (de 2022 à aujourd'hui)

Membre : Comité permanent des affaires étrangères et du développement international (de 2017 à 2018 et de 2020 à ce jour); Comité permanent de la citoyenneté et de l'immigration (de 2022 à ce jour)

Ancien vice-président : Comité spécial sur la relation entre le Canada et la République populaire de Chine (2020-2021)

Déclarations sur le développement international et l’aide humanitaire

Stéphane Bergeron – vice-président

Stéphane Bergeron

BQ – Montarville (QUÉBEC)

 Election to House of Commons

Expérience professionnelle

Rôles parlementaires  

Porte-parole : affaires étrangères et commerce international (affaires étrangères) (1996-1998/2003-2004/de 2019 à ce jour)

Membre des associations parlementaires suivantes : Comité des parlementaires sur la sécurité nationale et le renseignement (de 2021 à ce jour); Association parlementaire Canada-Afrique (de 2019 à ce jour); Association législative Canada-Chine (de 2021 à ce jour); Groupe interparlementaire Canada-Allemagne (de 2019 à ce jour); Association parlementaire Canada-Europe (de 2019 à ce jour); Association interparlementaire Canada-France (de 2019 à ce jour); Groupe interparlementaire Canada-Irlande (de 2019 à ce jour); Groupe interparlementaire Canada-Israël (de 2019 à ce jour); Groupe interparlementaire Canada-Italie (de 2019 à ce jour); Groupe interparlementaire Canada-Japon (de 2019 à ce jour); Association parlementaire canadienne de l'OTAN (de 2019 à ce jour); Section canadienne de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie (de 2019 à ce jour); Section canadienne de l'Association parlementaire du Commonwealth (de 2019 à ce jour); Groupe interparlementaire Canada—États-Unis (de 2019 à ce jour); Section canadienne de ParlAmericas (de 2019 à ce jour); Association interparlementaire Canada—Royaume-Uni (de 2019 à ce jour); Délégation canadienne à l'Assemblée parlementaire de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (de 2019 à ce jour); Groupe canadien de l'Union interparlementaire (de 2019 à ce jour)

Participation notable à des comités  

Vice-président : Comité permanent des affaires étrangères et du développement international (de 2020 à ce jour); Comité spécial sur la relation entre le Canada et la République populaire de Chine (de 2020 à ce jour)

Membre : Comité permanent des affaires étrangères et du développement international (de 2020 à ce jour); Comité spécial sur la relation entre le Canada et la République populaire de Chine (de 2020 à ce jour); Sous-comité du programme et de la procédure du Comité permanent des affaires étrangères et du développement international (de 2021 à ce jour); Sous-comité du programme et de la procédure du Comité spécial sur la relation entre le Canada et la République populaire de Chine (de 2021 à ce jour)

Déclarations sur le développement international et l’aide humanitaire

Rachel Bendayan

Rachel Bendayan

PLC – Outremont (QUÉBEC)

Élection à la Chambre des communes

Expérience professionnelle

Rôles parlementaires

Secrétaire parlementaire : ministre du Tourisme et ministre associée des Finances (industrie/finances) (de 2021 à ce jour)

Ancienne secrétaire parlementaire : ministre de la Petite Entreprise, de la Promotion des exportations et du Commerce international (industrie/affaires étrangères, commerce et développement) (2019-2021)

Participation notable à des comités

Membre : Comité permanent des affaires étrangères et du développement international (de 2021 à ce jour); Comité mixte spécial sur la déclaration de situation de crise (de 2022 à ce jour)

Déclarations sur le développement international et l’aide humanitaire

Michael D. Chong

Michael D. Chong

PCC – Wellington – Halton Hills (Ontario)

Élection à la Chambre des communes

Expérience professionnelle

Rôles parlementaires

Porte-parole : affaires étrangères (de 2020 à ce jour)

Ancien porte-parole : infrastructure, communautés et affaires urbaines (2017-2018); sciences (industrie) (2018-2019); institutions démocratiques (2019-2020)

Participation notable à des comités  

Vice-président : Comité spécial sur la relation entre le Canada et la République populaire de Chine (de 2022 à ce jour)

Membre : Comité permanent des affaires étrangères et du développement international (de 2020 à ce jour); Comité spécial sur la relation entre le Canada et la République populaire de Chine (de 2022 à ce jour)

Ancien vice-président : Comité permanent des affaires étrangères et du développement international (2020-2021); Comité spécial sur l'Afghanistan (2021-2022)

Déclarations sur le développement international et l’aide humanitaire

Points d’intérêt pour AMC

Iran : vol PS752

Ukraine :

Dave Epp

Dave Epp

PCC – Chatham-Kent-Leamington (Ontario)

Élection à la Chambre des communes

Expérience professionnelle

Rôles parlementaires

Membre des associations parlementaires suivantes : Association parlementaire Canada-Afrique (de 2021 à ce jour); Groupe interparlementaire Canada-Allemagne (de 2022 à ce jour); Association interparlementaire Canada-France (de 2021 à ce jour); Groupe interparlementaire Canada-Irlande (de 2022 à ce jour); Groupe interparlementaire Canada-Israël (de 2022 à ce jour); Groupe interparlementaire Canada-Italie (de 2022 à ce jour); Groupe interparlementaire Canada-Japon (de 2022 à ce jour); Section canadienne de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie (de 2022 à ce jour); Section canadienne de l'Association parlementaire du Commonwealth (de 2022 à ce jour); Groupe interparlementaire Canada—États-Unis (de 2021 à ce jour); Section canadienne de ParlAmericas (de 2022 à ce jour); Association interparlementaire Canada—Royaume-Uni (de 2021 à ce jour); Association parlementaire Canada-Europe (de 2021 à ce jour).

Participation notable à des comités  

Membre : Comité permanent des affaires étrangères et du développement international (de 2022 à ce jour)

Ancien membre : Comité permanent de l'agriculture et de l'agroalimentaire (2020-2022)

Déclarations sur le développement international et l’aide humanitaire

Points d’intérêt pour AMC

Ukraine : droits de douane imposés aux engrais

Insécurité alimentaire mondiale

Hedy Fry

Hedy Fry

PLC – Vancouver Centre (Colombie-Britannique)

Élection à la Chambre des communes

Expérience professionnelle

Rôles parlementaires

Présidente des associations parlementaires suivantes : Association parlementaire Canada-Europe (de 2020 à ce jour); Délégation canadienne à l'Assemblée parlementaire de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (de 2017 à ce jour)

Membre des associations parlementaires suivantes : Section canadienne de l'Association parlementaire du Commonwealth (de 2005 à ce jour); Association parlementaire Canada-Europe (de 2004 à ce jour); Groupe interparlementaire Canada—États-Unis (de 2005 à ce jour); Section canadienne de ParlAmericas (de 2011 à ce jour); Association interparlementaire Canada—Royaume-Uni (de 2009 à ce jour); Groupe canadien de l'Union interparlementaire (de 2004 à ce jour); Délégation canadienne à l'Assemblée parlementaire de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (de 2009 à ce jour)

Ancienne secrétaire parlementaire : ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration (2004-2006); Ressources humaines et Développement des compétences, avec un accent spécial sur l'initiative pour les travailleurs formés à l'étranger (2004-2006); Citoyenneté et Immigration, avec un accent spécial sur les titres de compétences étrangers (2003-2004); Multiculturalisme et Condition féminine (1996-2002); Santé nationale et Bien-être social (Santé) (1993-1996)

Ancienne porte-parole : patrimoine canadien (2006-2009); santé (2011-2015)

Participation notable à des comités

Présidente : Comité permanent du patrimoine canadien (2016-2018/de 2021 à ce jour)

Membre : Comité permanent des affaires étrangères et du développement international (de 2020 à ce jour); Comité mixte spécial sur l'aide médicale à mourir (de 2021 à ce jour); Comité de liaison (de 2021 à ce jour)

Ancienne vice-présidente : Comité permanent de la santé (2011-2015)

Déclarations sur le développement international et l’aide humanitaire

Randy Hoback

Randy Hoback

PCC –Prince Albert (Saskatchewan)

Élection à la Chambre des communes

Expérience professionnelle

Rôles parlementaires

Porte-parole : affaires étrangères, commerce et développement (de 2019 à ce jour); affaires étrangères, commerce et développement (relations canado-américaines) (2016-2017)

Membre des associations parlementaires suivantes : Section canadienne de ParlAmericas (de 2011 à ce jour); Association parlementaire Canada-Afrique (de 2009 à ce jour); Association législative Canada-Chine (de 2008 à ce jour); Association parlementaire Canada-Europe (de 2008 à ce jour); Association interparlementaire Canada-France (2009-2013/de 2022 à ce jour); Groupe interparlementaire Canada-Israël (de 2009 à ce jour); Groupe interparlementaire Canada-Japon (de 2009 à ce jour); Association parlementaire canadienne de l'OTAN (de 2008 à ce jour); Section canadienne de l'Association parlementaire du Commonwealth (de 2008 à ce jour); Groupe interparlementaire Canada—États-Unis (de 2008 à ce jour); Association interparlementaire Canada—Royaume-Uni (de 2008 à ce jour); Délégation canadienne à l'Assemblée parlementaire de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (de 2009 à ce jour)

Participation notable à des comités  

Ancien vice-président : Comité permanent du commerce international (2015-2019/2021-2022)

Membre : Comité permanent des affaires étrangères et du développement international (de 2022 à ce jour); Comité permanent du commerce international (2011-2022); Comité spécial sur la relation entre le Canada et la République populaire de Chine (de 2011 à ce jour)

Ancien président : Comité permanent du commerce international (2013-2015)

Points d’intérêt pour AMC

ANASE, Inde :

Secteur agricole :

Adhésion du Royaume-Uni au PTPGP :

Ukraine :

Heather Mcpherson

Heather Mcpherson

NPD – Circonscription (PR)

Élection à la Chambre des communes

Expérience professionnelle

Rôles parlementaires

Porte-parole : affaires étrangères, commerce et développement (de 2019 à ce jour)

Whip adjointe du NPD (de 2021 à ce jour)

Porte-parole adjointe : patrimoine canadien (de 2021 à ce jour)

Vice-présidente d'association parlementaire : Association parlementaire Canada-Afrique (de 2020 à ce jour)

Ancienne leader parlementaire adjointe du NPD (2019-2021)

Participation notable à des comités

Vice-présidente : Comité spécial sur la relation entre le Canada et la République populaire de Chine (de 2022 à ce jour)

Membre : Comité permanent des affaires étrangères et du développement international (de 2021 à ce jour); Comité spécial sur la relation entre le Canada et la République populaire de Chine (de 2022 à ce jour)

Ancienne membre : Comité permanent du patrimoine canadien (2020-2021)

Déclarations sur le développement international et l’aide humanitaire

Robert Oliphant – Secrétaire parlementaire de la ministre des Affaires étrangères

Robert Oliphant

PLC – Don Valley West (Ontario)

Élection à la Chambre des communes

Expérience professionnelle

Rôles parlementaires

Secrétaire parlementaire : ministre des Affaires étrangères (2019-2021)

Vice-président d'association parlementaire : Association parlementaire Canada-Afrique (de 2022 à ce jour)

Membre d'association parlementaire : Association législative Canada-Chine (de 2015 à ce jour); Groupe interparlementaire Canada-Allemagne (de 2016 à ce jour); Association parlementaire Canada-Europe (de 2015 à ce jour); Association interparlementaire Canada-France (de 2018 à ce jour); Groupe interparlementaire Canada-Irlande (de 2016 à ce jour); Groupe interparlementaire Canada-Israël (de 2015 à ce jour); Groupe interparlementaire Canada-Italie (de 2016 à ce jour); Groupe interparlementaire Canada-Japon (de 2016 à ce jour); Association parlementaire canadienne de l'OTAN (de 2015 à ce jour); Section canadienne de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie (de 2020 à ce jour); Section canadienne de l'Association parlementaire du Commonwealth (de 2015 à ce jour); Groupe interparlementaire Canada—États-Unis (de 2015 à ce jour); Section canadienne de ParlAmericas (de 2015 à ce jour); Association interparlementaire Canada—Royaume-Uni (de 2017 à ce jour); Délégation canadienne à l'Assemblée parlementaire de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (de 2015 à ce jour); Groupe canadien de l'Union interparlementaire (de 2016 à ce jour)
Ancien porte-parole : citoyenneté et immigration (multiculturalisme) (2010-2011); anciens combattants (2009-2010)

Participation notable à des comités

Membre : Comité permanent des affaires étrangères et du développement international (de 2019 à ce jour); Comité spécial sur la relation entre le Canada et la République populaire de Chine (de 2022 à ce jour)

Ancien président : Comité permanent de la citoyenneté et de l'immigration (2017-2019); Comité permanent de la sécurité publique et nationale (2016-2017)

Ancien vice-président : Comité permanent des anciens combattants (2009-2010)

Points d’intérêt pour AMC

Chine :

Ukraine :

Afghanistan :

Randeep Sarai

Randeep Sarai

PLC – Surrey Centre (Colombie-Britannique)

Élection à la Chambre des communes

Expérience professionnelle

Rôles parlementaires

Aucun

Participation notable à des comités

Président : Comité permanent de la justice et des droits de la personne (de 2021 à ce jour)

Membre : Comité permanent des affaires étrangères et du développement international (de 2021 à ce jour); Comité de liaison (de 2021 à ce jour); Comité permanent de la justice et des droits de la personne (de 2021 à ce jour)

Ancien membre : Comité permanent du commerce international (2020-2021); Comité permanent des comptes publics (2018-2019); Comité permanent de la citoyenneté et de l'immigration (2016-2019)

Déclarations sur le développement international et l’aide humanitaire

Points d’intérêt pour AMC

Ukraine : droits de la personne

Chine : droits de la personne

Sameer Zuberi

Sameer Zuberi

PLC – Pierrefonds – Dollard (Québec)

Élection à la Chambre des communes

Expérience professionnelle

Rôles parlementaires

Aucun

Participation notable à des comités

Président : Sous-comité des droits internationaux de la personne du Comité permanent des affaires étrangères et du développement international (de 2022 à ce jour)

Vice-président : Comité mixte permanent d'examen de la réglementation (de 2022 à ce jour)

Membre : Comité permanent des affaires étrangères et du développement international (de 2022 à ce jour); Comité mixte permanent d'examen de la réglementation (de 2020 à ce jour)

Ancien membre : Comité permanent de la sécurité publique et nationale (2021-2022); Comité permanent des anciens combattants (2021); Comité permanent de la justice et des droits de la personne (2020-2021); Comité mixte permanent d'examen de la réglementation (2020-2021)

Déclarations sur le développement international et l’aide humanitaire

Points d’intérêt pour AMC

Ukraine :

Russie :

Chine : Ouïghours

Sommaire des propositions (accent sur le développement)

Variation du budget principal des dépenses 2023-2024 d'une année par rapport à l'autre – augmentation nette de 107,6 millions de dollars

Le financement total demandé par le Ministère dans le Budget principal des dépenses 2023-2024 est de 7,6 milliards de dollars, ce qui représente une augmentation nette de 107,6 millions de dollars par rapport au Budget principal des dépenses 2022-2023 de 7,5 milliards de dollars.

Les augmentations du financement comprennent les éléments suivants :

Financement de la mise en œuvre du programme d'aide internationale féministe – 76,8 millions de dollars

Financement de l'engagement du canada dans les opérations de paix et les activités de consolidation de la paix des nations unies – 32,9 millions de dollars

Transferts d'autres ministères afin d'offrir un soutien aux employés du ministère – 32,3 millions de dollars

Financement pour aider les pays en développement à faire face aux conséquences des changements climatiques – 23,1 millions de dollars

Financement pour l'inflation des coûts d'exploitation à l'étranger – 21,4 millions de dollars

Financement du renforcement et de la modernisation de la capacité consulaire de base pour aider les canadiens à l'étranger – 16,8 millions de dollars

Financement des salaires des employés recrutés sur place et des avantages sociaux connexes encourus dans les missions à l'étranger – 16,6 millions de dollars

Financement des paiements au titre des programmes de pension, d'assurance et de sécurité sociale ou d'autres arrangements pour les employés recrutés sur place à l'extérieur du Canada – 10,7 millions de dollars

Financement de la participation du Canada au Sommet mondial d'Osaka 2025 – 10,7 millions de dollars

Financement de la compension pour le groupe EX – 9,3 millions de dollars

Financement de l'entente sur les tiers pays sûrs – 8,7 millions de dollars

Financement de l'administration des contrôles commerciaux – 7,0 millions de dollars

Financement pour CanExport – soutien à la propriété intellectuelle – 6,9 millions de dollars

Renforcer la capacité du Canada pour une Chine mondiale – 6,7 millions de dollars

Ajustement lié à l'inflation sur les indemnités de service extérieur – 4,2 millions de dollars

Prévisions législatives – contributions aux régimes d'avantages sociaux – 4,2 millions de dollars

Financement pour le bureau de l'ombudsman canadien de la responsabilité des entreprises – 3,2 millions de dollars

Financement pour la mise sur pied d'une équipe d'action pour l'Ukraine – 2,9 millions de dollars

Financement pour l'initiative du mécanisme de réponse rapide – 2,6 millions de dollars

Financement pour les cyberopérations à l'étranger afin de protéger les infrastructures essentielles – 1,9 million de dollars

Financement pour l'envoyé spécial pour la préservation de la mémoire de l'Holocauste et la lutte contre l'antisémitisme – 0,5 million de dollars

Financement pour le renforcement de la capacité de recherche du Canada – 0,5 million de dollars

Les diminutions de financement comprennent :

Financement du fonds des priorités stratégiques – (97,0 millions de dollars)

[CAVIARDÉ] le financement des fluctuations des taux de change sur les dépenses dans les missions à l'étranger – (23,0 millions de dollars)

Financement du bois d'œuvre résineux – (19,7 millions de dollars)

Financement de la stratégie de prévention du passage de clandestins – (9,1 millions de dollars)

Ajustement lié au coût des contributions quotes-parts – (6,5 millions de dollars)

Autres petits postes – (37,0 millions de dollars)

Réponse humanitaire du Canada (Afghanistan, Haïti et Ukraine)

Réponse humanitaire en Afghanistan

Messages supplémentaires

Mise à jour

Le 24 décembre, les talibans ont imposé de nouvelles restrictions interdisant aux femmes afghanes de travailler pour des ONG nationales ou internationales. Cette interdiction a eu un impact significatif sur la capacité des ONG à fournir une aide en Afghanistan. Toutefois, sa mise en œuvre a été inégale dans les provinces et des exemptions sectorielles ont été obtenues pour la santé et l'éducation. Les partenaires continuent de trouver des moyens d'atteindre les objectifs fixés tout en veillant à ce que les femmes et les filles soient aidées de manière responsable. Ces nouvelles restrictions imposées aux femmes ont été largement critiquées par la communauté internationale, y compris par le gouvernement du Canada et les pays du G7.

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

L'ampleur des besoins humanitaires augmente : on estime que 23,7 millions d'Afghans auront besoin d'une aide humanitaire en 2023, contre 24,4 millions en 2022 et 18,4 millions en 2021, avant la prise du pouvoir par les talibans. Les besoins humanitaires en Afghanistan concernent tous les secteurs, en particulier l'alimentation et la nutrition, la santé, la protection, l'eau, l'assainissement et l'hygiène. Les besoins sont liés au déclin économique général, au conflit, à la sécheresse, à la COVID-19, à l'insécurité alimentaire, aux déplacements, et sont exacerbés par le contexte opérationnel difficile.

Le Canada a soutenu une réponse humanitaire multisectorielle dans l'ensemble de l'Afghanistan, en mettant particulièrement l'accent sur la fourniture d'une aide alimentaire et nutritionnelle vitale aux groupes vulnérables.

Les partenaires humanitaires observent une augmentation des contraintes d'accès et des défis opérationnels, y compris les directives opérationnelles des autorités de facto qui visent à réglementer et à contrôler les organisations d'aide. Cela entraîne un rétrécissement de l'espace humanitaire en raison des tentatives d'influencer la sélection des bénéficiaires, la conception des programmes et le recrutement du personnel, ainsi que des obstacles bureaucratiques à la mise en œuvre des projets. La sécurité et les droits fondamentaux des femmes en Afghanistan sont de plus en plus préoccupants. Dans ce contexte, les partenaires humanitaires continuent de s'engager auprès des autorités locales et de trouver des moyens de mener une action humanitaire fondée sur des principes qui atteigne les plus vulnérables.

Réponse humanitaire en Haïti

Messages supplémentaires 

Mise à jour 

En 2023, les Nations Unies devraient lancer un appel humanitaire de 715 millions de dollars américains pour répondre aux besoins d'urgence de 3 millions de personnes en Haïti, soit une augmentation de 342 millions de dollars américains par rapport à 2022.

Comme l'a annoncé le premier ministre le 16 février, à ce jour, en 2023, le Canada a alloué 12,3 millions de dollars en aide humanitaire à ses partenaires en Haïti.

Faits et chiffres à l’appui 

Contexte 

Haïti est un pays où les besoins humanitaires existent depuis longtemps. Les crises sécuritaires et politiques qui se chevauchent ont un impact sur l'activité économique et exacerbent les besoins humanitaires. L'activité des gangs armés entrave l'accès à des régions clés du pays, limitant l'acheminement du carburant, de la nourriture et des médicaments et la capacité des organisations humanitaires à atteindre les personnes les plus vulnérables.

Les problèmes humanitaires les plus aigus sont actuellement le choléra, l'insécurité alimentaire et les déplacements de population, ainsi que les risques de protection connexes. Le choléra, qui est réapparu dans le pays après trois ans, a maintenant des cas confirmés dans tous les départements. L'accès à l'eau potable reste un défi et une cause majeure de la propagation de la maladie.

Environ 4,9 millions de personnes en Haïti (près de 50 % de la population) connaissent des niveaux élevés d'insécurité alimentaire aiguë, soit une augmentation de 200 000 personnes par rapport à l'analyse de l'IPC publiée en septembre 2022.

Selon l'OIM, plus de 155 000 personnes ont été déplacées par la violence des gangs dans la région métropolitaine de Port-au-Prince. On signale également de plus en plus de violations des droits de la personne, y compris des violences sexuelles et fondées sur le genre. 

En 2023, le Canada continuera d'apporter son soutien dans le cadre de son financement, en particulier en ce qui concerne le choléra, l'eau, l'assainissement et l'hygiène, la santé, la sécurité alimentaire et la nutrition, la logistique et l'aide à la protection. Il est fourni par l'intermédiaire du Programme alimentaire mondial, de l'Organisation panaméricaine de la santé, du Fonds des Nations Unies pour l'enfance, du Bureau de la coordination des affaires humanitaires, du Fonds des Nations Unies pour la population et du Comité international de la Croix-Rouge.

Intervention humanitaire en Ukraine

Messages supplémentaires

Mise à jour

Le budget de 2023, publié le 28 mars 2023, comprend 84,8 millions de dollars pour financer l'aide internationale exceptionnelle à l'Ukraine à partir des niveaux de référence internes d'Affaires mondiales Canada en 2023-2024, y compris 32,5 millions de dollars pour l'aide humanitaire. Ces fonds proviendront des niveaux de référence du Ministère.

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Le conflit en Ukraine a provoqué la crise de déplacement la plus rapide au monde depuis la Seconde Guerre mondiale, avec plus de 13 millions de personnes déracinées en moins de deux mois. À l'heure actuelle, plus d'un quart de la population ukrainienne a fui son domicile, dont plus de 5,6 millions de personnes que l'on estime aujourd'hui déplacées à l'intérieur du pays et plus de 4,9 millions de réfugiés ukrainiens enregistrés pour bénéficier d'une protection temporaire ou de programmes de protection nationaux semblables en Europe, la plupart d'entre eux étant des femmes et des enfants. Près de deux tiers des enfants ukrainiens ont été déplacés.

Les besoins humanitaires en Ukraine demeurent importants. L'Aperçu de la situation humanitaire mondiale indique un besoin de 3,9 milliards de dollars américains pour soutenir 9,4 millions de personnes avec une aide humanitaire cette année. Les besoins prioritaires résultent en grande partie des attaques contre les infrastructures énergétiques et les abris, ce qui entrave l'accès à l'eau, à la nourriture, aux soins de santé, aux transports, aux télécommunications et à d'autres services essentiels. La guerre affecte différemment les femmes et les hommes et exacerbe les inégalités préexistantes.

Depuis le début des hostilités le 24 février, les partenaires humanitaires ont travaillé intensément pour augmenter l'échelle et la portée de leurs opérations en Ukraine. La réponse humanitaire vient en aide à un plus grand nombre de personnes chaque semaine. En février 2023, les Nations Unies et les partenaires humanitaires ont aidé plus de 15,8 millions de personnes en Ukraine.

Le point sur la situation en Ukraine

Messages supplémentaires

Mise à jour

De violents combats entre les forces ukrainiennes et russes se poursuivent dans l'est et le sud de l'Ukraine. Malgré la reconquête de territoires par l'Ukraine depuis septembre dernier (plus de 12 000 km2), les forces russes ont récemment réalisé quelques petits gains grâce à leur offensive hivernale. Les escalades dangereuses de la Russie, telles que les attaques contre des cibles civiles et des infrastructures critiques, vont probablement se poursuivre, car le Kremlin tente de déstabiliser l'Ukraine, de saper la capacité de l'Ukraine à faire la guerre et d'apaiser les partisans de la ligne dure à Moscou en réponse à ses échecs sur le champ de bataille. La Russie poursuit ses attaques de missiles et de drones kamikazes contre les infrastructures énergétiques et hydrauliques des villes ukrainiennes; les autorités ukrainiennes estiment que près de la moitié des infrastructures électriques du pays ont été endommagées. Les attaques continues de la Russie contre les installations énergétiques aggravent la catastrophe humanitaire en Ukraine. Le maintien de l'approvisionnement des quatre « A » – munitions (ammunition), blindés (armour), défense aérienne (air defence) et artillerie (artillery) – demeure la priorité dans la perspective d'une contre-offensive ukrainienne.

Faits et chiffres à l’appui

Invasion russe de l'Ukraine : répercussions sur la sécurité alimentaire mondiale

Messages supplémentaires 

Mise à jour

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

La crise alimentaire devrait s'aggraver avec la baisse de la productivité agricole, due en grande partie à la diminution de l'accessibilité des engrais, ainsi qu'aux conflits et aux phénomènes météorologiques extrêmes. Les inégalités existantes entre les genres font que les femmes et les filles mangent le moins et en dernier, ce qui aggrave de manière disproportionnée leurs taux de faim, de malnutrition et de pauvreté. La Russie instrumentalise les questions alimentaires et énergétiques, en diffusant des informations erronées selon lesquelles les sanctions occidentales sont à blâmer, et en négociant l'allègement des sanctions tout en imposant ses propres restrictions à l'exportation.

En 2022, le Canada a alloué un montant record de plus de 650 millions de dollars à l'aide alimentaire et nutritionnelle humanitaire. Le Canada continue également de soutenir les programmes des systèmes agricoles et alimentaires des pays en développement, en déboursant 600 millions de dollars pour des projets et des programmes au cours de l'exercice 2021-2022.

L'Initiative céréalière de la mer Noire facilite les expéditions de céréales, d'engrais et de denrées alimentaires de l'Ukraine à partir de trois ports de la mer Noire et a contribué à stabiliser la spirale des prix des denrées alimentaires à l'échelle mondiale. Elle permet également des expéditions humanitaires dans le cadre de l'initiative Grain from Ukraine. L'UE a lancé ses voies de solidarité en mai 2022 pour permettre les exportations et les importations ukrainiennes de n'importe quel produit de base par des voies alternatives terrestres, maritimes et ferroviaires.

Comment l'aide au développement du Canada répond aux besoins émergents en Ukraine

Messages supplémentaires

Faits et chiffres à l’appui

Soutien du Canada aux femmes et aux filles en Ukraine

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Faits et chiffres à l’appui

Soutien du Canada à l'Ukraine

Soutien du Canada à l'Ukraine

13 avril 2023

La réponse en chiffres

De janvier 2022 à mars 2023, le Canada s'est engagé à verser plus de 8 milliards de dollars pour un soutien multiforme, y compris les engagements du budget 2023.

320 millions de dollars pour l’aide humanitaire, dont 93 millions de dollars pour la sécurité alimentaire

376 000 des articles de première nécessité tels que des couvertures, des matelas, etc.

20 vols pour l'acheminement de l'aide humanitaire

Plus de 81 millions de dollars pour les initiatives de sécurité et de stabilisation, y compris le déminage

44 millions de dollars d'aide au développement

52 millions de dollars pour les équipements de stockage des céréales

10 abris

8 salles de crise (VSBG)

4,8 millions de dollars pour protéger les sites patrimoniaux

1.95 milliard de dollars d’aide financière directe

500 millions de dollars par le biais de l’Obligation de souveraineté de l'Ukraine

Une garantie de prêt de 50 millions de dollars par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement

Près de 35 000 militaires et membres des forces de sécurité ukrainiennes formés

Plus de 1,2 milliard de dollars engagés ou livrés au titre de l'assistance militaire

500 personnes supplémentaires pour l'OTAN

Jusqu'à 225 personnes au Royaume-Uni (opération UNIFIER)

Plus de 1 milliard des dollars pour de nouvelles mesures en matière d'immigration

Plus de 540 000 visas délivrés

Plus de 185 000 Ukrainiens sont arrivés au Canada 

Budget 2023:

Aide humanitaire

Soutien à la sécurité et à la stabilisation

Le Canada fournit à l'Ukraine une série de mesures de sécurité et de stabilisation visant à renforcer la résilience et la résistance des Ukrainiens. 

Il s'agit notamment d'apporter un soutien aux institutions du secteur de la sécurité ukrainien :

Aide au développement

Assistance économique

Assistance militaire

Mesures spéciales d'immigration et de soutien

Pour plus d'informations sur la réponse du Canada : https://www.international.gc.ca/world-monde/issues_development-enjeux_developpement/response_conflict-reponse_conflits/crisis-crises/ukraine.aspx?lang=frax

Afghanistan – renseignements généraux

Messages supplémentaires 

Contexte 

L'engagement du Canada en Afghanistan est guidé par quatre grandes priorités : le passage en toute sécurité et la réinstallation d'au moins 40 000 Afghans au Canada (dont 29 000 ont été réinstallés); la fourniture d'une aide humanitaire et la satisfaction des besoins fondamentaux; la promotion des droits de la personne, en particulier ceux des femmes et des jeunes filles; et les efforts de lutte contre le terrorisme pour veiller à ce que l'Afghanistan ne redevienne pas un refuge pour les groupes terroristes transnationaux.

Le représentant spécial du Canada pour l'Afghanistan, en poste à Doha, entretient des contacts informels avec les talibans, aux côtés d'alliés clés, afin de transmettre des messages essentiels : demander aux talibans de garantir le passage en toute sécurité des Canadiens et des Afghans approuvés dans le cadre de notre programme spécial d'immigration; de garantir un accès humanitaire sans entrave; de respecter les obligations internationales de l'Afghanistan en matière de droits de la personne, y compris la protection des droits fondamentaux des femmes, des filles, des minorités et d'autres groupes vulnérables; de former un gouvernement inclusif et représentatif; et d'empêcher l'Afghanistan de devenir un refuge pour le terrorisme.

Engagement futur : À l'avenir, le Canada continuera de travailler pour faire avancer ses priorités, conformément aux lettres de mandat ministérielles. Dans le cadre de ces travaux, le Canada continuera de plaider en faveur du respect des droits de la personne, en particulier ceux des femmes et des filles, et de la formation d'un gouvernement inclusif. Il s'agira notamment de travailler en étroite coordination avec ses alliés pour demander l'annulation des restrictions imposées aux femmes et aux filles.   

Soutien du Canada aux femmes et aux filles afghanes : Le Canada saisit toutes les occasions de plaider avec force en faveur de la pleine réalisation des droits des femmes et des filles afghanes, et soutient un effort vigoureux et coordonné de la part de la communauté internationale à cet égard. Le Canada a exprimé haut et fort sa condamnation des décisions des talibans qui empêchent les femmes et les filles afghanes d'accéder à l'éducation et les excluent de la vie publique, tout récemment en se joignant à une déclaration à l'occasion de la Journée internationale de la femme. Les représentants canadiens continuent de consulter un large éventail de dirigeantes afghanes et de défenseurs des droits de la personne. Le 2 février 2023, le ministre Sajjan a rencontré un groupe de femmes afghanes leaders de la société civile, établies au Canada, afin d'écouter leurs points de vue sur les restrictions imposées par les talibans aux femmes et sur les mesures qui pourraient être prises pour y remédier.

Le Canada, avec ses alliés et ses partenaires de même sensibilité, continue d'exhorter les talibans à respecter les droits de la personne auxquels tous les Afghans ont droit.

Legs du Canada en Afghanistan

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Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Aide au développement : De 2001 à 2021, le Canada a apporté une contribution considérable à l'Afghanistan par le truchement de l'aide au développement et de l'aide humanitaire, du soutien militaire, de la formation de la police, de la réforme de la primauté du droit, du déminage, de la gestion et de la réforme des finances publiques, de la défense des droits de la personne et de l'engagement diplomatique auprès des dirigeants afghans et de la communauté internationale. Le Canada, de concert avec d'autres donateurs et le gouvernement afghan, a contribué à des changements fondamentaux dans la société afghane, notamment une augmentation importante des taux d'inscription des filles dans l'enseignement primaire, l'amélioration des soins de santé et de l'immunisation, une augmentation de quatorze ans de l'espérance de vie, des médias dynamiques et ouverts, la formation et le renforcement des forces de sécurité de l'État et la mise en place d'institutions démocratiques. En outre, une génération d'hommes et de femmes en Afghanistan a participé à des processus politiques démocratiques et a bénéficié de médias libres et dynamiques.

Les investissements du Canada en faveur de la santé de base, de l'éducation, des droits de la personne et de la sécurité visaient à réduire la pauvreté et à construire une nation plus stable et plus sûre. Toute l'aide canadienne au développement a été fournie par l'intermédiaire de tiers, tels que des organisations non gouvernementales, des organismes des Nations Unies, la Banque mondiale et des acteurs de la société civile.

Aide humanitaire : En 2022, le Canada a alloué 143,4 millions de dollars en aide humanitaire à l'Afghanistan et aux réfugiés afghans dans les pays voisins. Les fonds seront versés par l'intermédiaire des Nations Unies et d'autres partenaires humanitaires établis ayant la capacité opérationnelle de répondre à ces besoins.

Aide à la sécurité : Le soutien au secteur de la sécurité a été fourni par l'entremise du Fonds d'affectation spéciale pour l'armée nationale afghane, géré par l'OTAN, et du Fonds d'affectation spéciale pour l'ordre public en Afghanistan, géré par le PNUD. Ces deux fonds d'affectation spéciale ont cessé toute activité depuis la prise du pouvoir par les talibans et sont en cours de fermeture.

De 2001 à 2014, 40 000 Canadiens ont participé à la mission de l'OTAN en Afghanistan, ce qui en fait le plus grand déploiement militaire canadien depuis la Seconde Guerre mondiale. De plus, 158 membres des Forces armées canadiennes et un diplomate canadien sont morts pendant cette période.

Réponse internationale à la crise humanitaire en Afghanistan

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Contexte

Réponse humanitaire : Le plan d'intervention humanitaire (PIH) pour l'Afghanistan demeure le plus important au niveau mondial en matière de financement requis. Le PIH 2023 pour l'Afghanistan nécessite 4,6 milliards de dollars américains pour répondre aux besoins de 28,3 millions de personnes dans le besoin. Le PIH 2022, qui nécessitait 4,4 milliards de dollars américains, était financé à 73 %.

Engagement diplomatique : Après la prise de pouvoir par les talibans le 15 août 2021, le Canada et ses alliés ont fermé leur ambassade à Kaboul. Le Canada dialogue avec les talibans, le cas échéant, par l'intermédiaire de son représentant spécial pour l'Afghanistan, en poste à Doha (Qatar), où 18 pays d'optique commune et l'UE ont également des représentants. L'UE a rouvert une mission à Kaboul avec un personnel réduit pour soutenir la coordination et l'acheminement de l'aide humanitaire. Parmi les pays de même sensibilité que le Canada, seul le Japon a entièrement rouvert son ambassade (septembre 2022). La plupart des États régionaux maintiennent une ambassade à Kaboul.

Soutien aux services de base : Outre l'aide humanitaire, les donateurs soutiennent la fourniture de services de base dans les domaines de la santé, de la sécurité alimentaire, de l'éducation et des moyens de subsistance.

Priorités des donateurs : La communauté internationale s'accorde généralement sur l'importance de soutenir l'accès humanitaire, la gouvernance inclusive, le respect des droits des femmes et des filles, la lutte contre les migrations irrégulières et les flux de stupéfiants, ainsi que la lutte contre le terrorisme. Les positions des donateurs varient quant au niveau d'engagement approprié dans les circonstances, et quant aux éléments qui devraient ou non être inclus dans la définition des besoins de base et du soutien aux moyens de subsistance.

Droits de la personne : La Mission d'assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA), dont le mandat a été renouvelé pour une année supplémentaire en mars 2023 par le Conseil de sécurité des Nations Unies, est chargée, entre autres objectifs, de surveiller et de rendre compte de la situation des droits de la personne et de l'égalité des genres. Le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies a nommé un rapporteur spécial pour les droits de l'homme en Afghanistan, dont le mandat est de fournir des rapports détaillés sur la situation sur le terrain.

Projet de loi C-41

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Mise à jour

Statut du projet de loi C-41 : Le 9 mars 2023, le gouvernement du Canada a présenté le projet de loi C-41 visant à créer un régime d'autorisation pour faciliter la prestation de l'aide humanitaire, des services de santé, des services d'éducation, des programmes de droits de la personne, du soutien aux moyens de subsistance, ainsi que des activités de réinstallation, du traitement des demandes d'immigration, de passage sécuritaire et d'autres opérations gouvernementales. Le projet de loi a été débattu en deuxième lecture le lundi 27 mars, après quoi il a été considéré comme lu une deuxième fois et renvoyé au Comité permanent de la justice et des droits de la personne (JUST) de la Chambre des communes. Le projet de loi pourrait être discuté à ce comité dès le 17 avril. Le budget de 2023 fait référence à de nouvelles ressources visant à soutenir AMC, Sécurité publique, la GRC et le CST pour ce régime d'autorisation, certaines de ces ressources provenant de ressources ministérielles internes.

Les premières réactions au projet de loi C-41 ont été mitigées. Une coalition de 18 organismes caritatifs canadiens, dont les partenaires de mise en œuvre d'AMC, a exprimé son soutien. Parallèlement, le Comité international de la Croix-Rouge et Médecins sans frontières ont demandé une exemption humanitaire au lieu d'un régime d'autorisation, et des questions ont été soulevées quant au calendrier de délivrance des autorisations et à la capacité des petites ONG à obtenir des autorisations. Certains groupes de la diaspora afghano-canadienne ont également exprimé des préoccupations quant à la nécessité de fournir une aide qui ne profite pas aux talibans. En deuxième lecture, les députés de l'opposition ont, entre autres, critiqué le retard pris dans la présentation du projet de loi, la décision de mettre en place un régime d'autorisation plutôt qu'une exception claire, la capacité à délivrer des autorisations en temps voulu et la possibilité pour les petits groupes de la diaspora d'obtenir des autorisations.

Contexte

Aperçu du projet de loi C-41 : Dans le cadre du régime d'autorisation proposé, le ministre de la Sécurité publique (SP) ou son délégué aurait le pouvoir de délivrer des autorisations pour soustraire à la responsabilité pénale des activités aux fins susmentionnées qui risqueraient autrement d'enfreindre le Code criminel en raison de l'avantage inévitable que tirerait un groupe terroriste de l'exercice de cette activité. Pour décider de délivrer ou non une autorisation, le ministre de la Sécurité publique prendra en considération les renvois des ministres des Affaires étrangères et d'IRCC sur des critères d'évaluation précis, notamment la nécessité de l'activité, la question de savoir si la zone est contrôlée par un groupe terroriste et la capacité du demandeur à gérer les fonds et à rendre compte de leur utilisation. Le ministre mettra en balance ces informations avec les résultats d'un examen de la sécurité nationale dans le cadre d'une analyse des risques et des avantages et prendra une décision sur la demande, y compris sur les conditions associées à toute autorisation. Le régime proposé, tout en répondant à la situation actuelle en Afghanistan, serait également applicable en dehors de l'Afghanistan et permettrait au Canada de mieux anticiper les réponses aux crises futures dans toute région où les groupes terroristes exercent un contrôle.

Code criminel : Avec la prise de contrôle de l'Afghanistan par les talibans en 2021, ces derniers, qui figurent sur la liste des entités terroristes du Canada, sont susceptibles de percevoir des revenus de tout paiement effectué aux autorités de facto en Afghanistan, y compris des taxes, des droits d'importation et le paiement de frais administratifs. Tout Canadien autorisant de tels paiements risque d'enfreindre la disposition 83.03 du Code criminel. Par conséquent, il a été difficile pour les ONG canadiennes et les représentants du gouvernement du Canada de soutenir les activités en Afghanistan.

Questions et réponses de nature délicate au sujet du projet de loi C-41

  1. Pourquoi le projet de loi C-41 propose-t-il de modifier le Code criminel pour créer un régime d'autorisation plutôt que de créer une exclusion pour la prestation de l'aide humanitaire ou une exemption à la disposition?
    • La proposition actuelle, telle qu'elle figure dans le projet de loi, présente le meilleur équilibre entre la facilitation de la prestation de l'aide internationale et le maintien de l'intégrité de mesures antiterroristes solides.
    • Un régime d'autorisation offre la souplesse nécessaire pour tenir compte d'un plus large éventail de demandeurs et d'activités admissibles, comme l'éducation, les droits de la personne et le soutien aux moyens de subsistance, comparativement à un régime réservé aux activités exclusivement humanitaires.
    • Une telle exclusion n'aurait peut-être pas permis aux organisations concernées et aux tiers (comme les banques) d'avoir la certitude souhaitée que leurs activités étaient couvertes par une exemption et que le risque de contrevenir au Code criminel du Canada était suffisamment réduit ou atténué.
  2. Pourquoi le gouvernement du Canada a-t-il mis tant de temps à proposer une modification du Code criminel?
    • La modification de toute loi est un exercice complexe qui nécessite l'intervention et la prise en compte de nombreux ministères et organismes du gouvernement du Canada.
    • Il était impératif que le régime prenne en compte les risques associés à l'autorisation d'activités qui profiteraient à un groupe terroriste, et très probablement à ses actions.
    • L'élaboration du régime proposé a pris du temps afin d'assurer la mise en place d'un cadre rigoureux de contrôles et d'équilibres permettant de minimiser le risque de financement d'activités terroristes tout en permettant d'importantes activités humanitaires et d'immigration, notamment le travail sur le passage sécuritaire pour aider les personnes vulnérables, en particulier celles rendues vulnérables en raison d'activités terroristes.
    • De plus, le régime proposé offre la souplesse nécessaire pour répondre à des crises semblables à l'avenir.   
  3. Comment le gouvernement du Canada s'assurera-t-il que les talibans ne profitent pas de financements canadiens?
    • Le Canada dispose de l'un des régimes les plus solides au monde pour lutter contre le financement des activités terroristes.
    • Grâce au projet de loi C-41, le Canada se donne les moyens de faciliter l'aide internationale nécessaire dans les zones contrôlées par les terroristes, notamment en Afghanistan.
    • Le gouvernement du Canada reste déterminé à lutter contre le financement des activités terroristes, et le régime d'autorisation sera mis en œuvre de manière à réduire autant que possible tout avantage et tout détournement possible de fonds au profit d'une organisation terroriste.
    • Toutes les demandes d'autorisation feront l'objet d'un contrôle de sécurité nationale, qui sera examiné en même temps que le renvoi par les ministres des Affaires étrangères et de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, dans le cadre d'une analyse des risques et des avantages, afin d'éclairer la décision du ministre de la Sécurité publique.
    • Les autorisations seront assorties de conditions et exigeront des organisations qu'elles rendent compte de leurs activités.
    • Conformément au budget 2023, le gouvernement prévoit d'allouer des ressources à la Sécurité publique, à la GRC, à Affaires mondiales Canada et au CST pour appuyer le nouveau régime d'autorisation proposé dans le cadre des modifications au Code criminel, y compris la surveillance des autorisations.
    • Grâce à cette modification, le gouvernement du Canada établit un équilibre entre la nécessité de maintenir des dispositions strictes en matière de lutte contre le financement des activités terroristes et la nécessité de permettre aux organisations canadiennes et internationales de fournir une aide internationale aux personnes dans le besoin vivant dans des zones géographiques contrôlées par un groupe terroriste.
  4. Comment le gouvernement va-t-il répondre aux préoccupations concernant la perception de la neutralité et de l'impartialité des organisations humanitaires?
    • Aucune liste des titulaires d'autorisation ne sera publiée.
    • La publication des noms de personnes ou d'organisations qui coordonnent des activités humanitaires, des programmes relatifs aux droits de la personne, la prestation de services de base et des activités d'aide à l'immigration, y compris un passage sécuritaire, dans une zone géographique déterminée contrôlée par un groupe terroriste, pourrait constituer une menace grave et inutile à la sécurité du personnel.
    • Par conséquent, les noms des personnes ou des organisations auxquelles des autorisations ont été accordées ne seront pas rendus publics, pas plus que les autorisations elles-mêmes.
    • Chaque organisation peut décider à sa guise de partager publiquement l'état de son autorisation pendant la réalisation des activités.
  5. Comment le gouvernement pourra-t-il traiter les demandes en temps voulu?
    • Le gouvernement du Canada veille à ce que ce processus soit aussi rapide et simplifié que possible.
    • On travaille actuellement à l'élaboration d'un formulaire électronique normalisé pour les demandes et de documents d'orientation clairs pour faciliter les demandes de toutes les organisations. 
    • Après l'adoption de la loi, le gouvernement du Canada prévoit également d'organiser des séances d'information à l'intention des intervenants.
    • Comme il été annoncé dans le budget de 2023, le gouvernement du Canada affecte de nouvelles ressources à la mise en place du régime d'autorisation pour les ministères et organismes participant au traitement des demandes, ainsi qu'au financement d'une solution informatique.
  6. Quel mécanisme sera mis en place pour suivre les résultats et les progrès et pour assurer la transparence de l'application de cette exemption?
  7. Que font les alliés du Canada pour réduire les risques de financement des activités terroristes tout en fournissant de l'aide humanitaire à l'Afghanistan?
    • Cette modification s'harmonise en grande partie avec ce que font certains de nos alliés les plus proches, notamment nos homologues du Groupe des cinq, et va même au-delà, en ce sens qu'il leur permet de délivrer des autorisations pour un grand nombre des mêmes activités (par exemple, l'aide humanitaire et une partie de l'aide au développement essentielle) et à des personnes et à des organisations, y compris des ONG et des organisations caritatives canadiennes.
    • Cette approche est conforme à la résolution 2615 du Conseil de sécurité des Nations Unies de décembre 2021, qui a exclu l'acheminement de l'aide humanitaire et d'autres actions visant à répondre aux besoins humains fondamentaux de son régime de sanctions contre l'Afghanistan, y compris le paiement de taxes ou d'autres redevances. Elle est également conforme à la résolution 2664 du Conseil de sécurité des Nations Unies de décembre 2022, qui prévoit une exemption semblable pour les organismes des Nations Unies et les organismes liés aux Nations Unies, de tous les autres régimes de sanctions des Nations Unies.
    • Le régime d'autorisation préparera le Canada à mieux intervenir dans d'autres situations et à d'autres endroits, si nécessaire. Bien que la situation en Afghanistan ait motivé cet effort, le régime d'autorisation ne se limite pas à l'Afghanistan et permettra au ministre de la SP d'accorder une autorisation à une personne ou à une organisation admissible, dans toute zone géographique contrôlée par un groupe terroriste, pour entreprendre des activités à certaines fins, qui seraient autrement interdites au titre de l'infraction actuelle de financement des activités terroristes à l'alinéa 83.03(b) du Code criminel.
    • Le régime d'autorisation proposé ne se limite pas exclusivement à l'Afghanistan et vise à couvrir des programmes dans des contextes fragiles et touchés par des crises, actuels ou futurs, semblables à ceux de l'Afghanistan. Les activités qui répondent aux « objectifs » énumérés (humanitaire, santé, éducation, moyens de subsistance, droits de la personne et traitement des demandes d'immigration/passage sécuritaire) correspondent aux recommandations du Comité spécial sur l'Afghanistan dans son rapport intitulé « Honorer l'héritage du Canada en Afghanistan : répondre à la crise humanitaire et amener les gens en lieu sûr », et offrent également la souplesse nécessaire à une réponse immédiate et efficace en cas de crise. Cette approche permet au gouvernement du Canada de remplir ses différents mandats en matière d'aide internationale, de traitement des demandes d'immigration et d'actions de passage sécuritaire.

Haïti – renseignements généraux

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Faits et chiffres à l’appui

Haïti – sanctions et mesures

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Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Le 3 novembre 2022, le Règlement sur les mesures économiques spéciales visant Haïti (le Règlement) est entré en vigueur avec deux personnes inscrites sur la liste. Depuis, ce règlement a sanctionné 19 personnes avec la septième série de sanctions annoncée le 23 mars 2023. Le Règlement permet au Canada de faire porter des sanctions sur des personnes clés qui financent, soutiennent ou bénéficient des activités de gangs armés.

Le 10 novembre 2022, le Règlement d'application de la résolution des Nations Unies sur Haïti est entré en vigueur. Ce règlement permettra de mettre en œuvre les décisions du Conseil de sécurité des Nations Unies (CSNU). Le 21 octobre 2022, le CSNU a adopté par consensus la résolution 2653, qui impose un régime de sanctions à Haïti, y compris un blocage des biens, une interdiction de voyager et un embargo sur les armes. Les résolutions des Nations Unies sur Haïti ciblent les personnes qui participent à des activités criminelles et à des actes de violence impliquant des groupes armés et des réseaux criminels qui font la promotion de la violence, ou les personnes qui soutiennent de telles activités. Cela comprend le recrutement forcé d'enfants par des groupes et des réseaux, les enlèvements, la traite des personnes et le trafic de migrants, ainsi que les homicides et les violences sexuelles et fondées sur le genre. La résolution prévoit l'établissement d'un comité des sanctions du Conseil de sécurité des Nations Unies, soutenu par un groupe d'experts, qui sera chargé d'identifier les personnes et les entités qui devraient faire l'objet de sanctions. Conformément au Règlement susmentionné, le Canada sanctionnera automatiquement ces personnes.  

Les régimes de sanctions du Canada ne s'appliquent pas aux personnes qui sont des citoyens canadiens ou des résidents permanents. Il se peut que des personnes fomentant la violence en Haïti résident au Canada, comme nous l'avons vu récemment avec l'arrestation à Lévis. AMC continuera de collaborer avec les autorités canadiennes chargées de l'application de la loi (telles que le CANAFE et la GRC) qui mènent des activités de lutte contre le blanchiment d'argent et les activités criminelles à l'échelle nationale, afin de s'assurer que nos efforts au pays correspondent à notre engagement en matière de sanctions.

Le Canada apprécie grandement la collaboration étroite et soutenue avec les États-Unis pour faire face à la crise en Haïti. À cet égard, nous pensons qu'une coordination beaucoup plus forte est nécessaire pour maximiser tout scénario relatif à l'aide en matière de sécurité. À cette fin, nous travaillons à la création d'une cellule conjointe civile-militaire-policière pour améliorer la coordination stratégique de l'aide internationale, selon un modèle très semblable à celui utilisé pour coordonner l'aide en Ukraine.

Situation au Soudan – contexte

Description du conflit

La chute du président Omar al Bashir lors d'un soulèvement populaire en 2019 a conduit à la mise en place d'un gouvernement de transition conjoint entre civils et militaires, dirigé du côté militaire par le chef des Forces armées soudanaises (FAS), le lieutenant-général Abdel Fattah al‑Burhan, en tant que chef d'État, et le lieutenant-général Mohamed Hamdan Dagalo, connu sous le nom de « Hemedti », en tant qu'adjoint. Hemedti a conservé le contrôle du groupe paramilitaire, les Forces de soutien rapide (FSR). Le 25 octobre 2021, l'armée soudanaise a inconstitutionnellement démis le gouvernement civil de transition du pays.

Le coup d'État militaire a fait l'objet d'une vaste condamnation internationale et a déclenché des manifestations de rue persistantes.

Depuis janvier 2022, des consultations ont eu lieu par intermittence sur un processus politique pour un retour à un régime civil. Le 5 décembre 2022, l'armée et un bloc civil ont signé un accord politique-cadre qui devait aborder plusieurs sujets sensibles, notamment la réforme du secteur de la sécurité et de l'armée. La question de l'intégration des FSR dans les FAS était particulièrement controversée, notamment en ce qui concerne la durée du processus et la nature de la structure de commandement qui s'appliquerait à une force intégrée.

Le 15 avril 2023, une confrontation directe a commencé entre les FAS et les FSR à Khartoum et dans plusieurs endroits du pays. Aucune des deux parties ne semble disposée à envisager des négociations, et toutes deux disposent de suffisamment de matériel pour poursuivre les combats pendant des semaines. Les civils n'ont pas été pris pour cible, bien qu'ils aient été pris entre deux feux. Les civils s'abritent sur place ou voyagent par la route loin des combats, avec un accès limité à la nourriture, au carburant et à l'eau. L'aéroport principal de Khartoum est fermé et occupé par les FSR. Les deux parties ont convenu d'un cessez-le-feu qui a débuté le 24 avril, mais qui n'a jamais été pleinement respecté et qui a été complètement rompu le 30 avril, avec des combats importants signalés à Khartoum et au Darfour.

Avec sa position stratégique à cheval sur la frontière entre l'Afrique subsaharienne, l'Afrique du Nord et le Golfe, le Soudan est un acteur régional clé qui entretient des liens politiques avec les pays voisins, notamment l'Égypte, la Libye, l'Éthiopie, l'Érythrée, le Soudan du Sud, la République centrafricaine et le Tchad, ainsi qu'avec les pays du Golfe. Le 16 avril, le Conseil de la paix et de la sécurité de l'Union africaine (UA) a annoncé que le président de l'UA se rendrait au Soudan pour faciliter le dialogue. Le même jour, l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) a annoncé qu'elle enverrait les présidents Kiir (Soudan du Sud), Ruto (Kenya) et Guelleh (Djibouti) pour réconcilier les groupes en conflit. Plus récemment, l'IGAD a annoncé que le président Kiir accueillerait des pourparlers de médiation au Soudan du Sud. L'effondrement du cessez-le-feu et la reprise des combats le 30 avril ont anéanti ces espoirs.

Un quatuor d'acteurs internationaux (États-Unis, Royaume-Uni, Norvège, Arabie saoudite) soutient le processus de transition au Soudan et a négocié les premier et deuxième cessez-le-feu de 72 heures. Les États-Unis ont annoncé leur intention d'établir un comité plus vaste pour soutenir un retour au processus politique de transition, bien que l'engagement des FAS et des FSR en faveur de la victoire militaire ait empêché cette intervention américaine de se concrétiser. La Russie cherche à établir une base navale au Soudan; les médias ont récemment rapporté que le groupe Wagner pourrait apporter son soutien aux FSR.

Ambassade du Canada au Soudan

Après la chute du président Bashir, le Canada a annoncé son intention de déployer un ambassadeur (la mission était auparavant dirigée par un chargé d'affaires) et de mettre en place un nouveau programme de développement bilatéral. La mission à Khartoum a accueilli 6 employés canadiens (EC) (2 personnes à charge) et 12 employés recrutés sur place (ERP). Parmi les EC et les personnes à charge, six se trouvaient dans le pays et deux à l'extérieur lorsque les combats ont éclaté. Le 22 avril, les six ont été évacués et une suspension temporaire des opérations à la mission de Khartoum a été annoncée. Au cours de la semaine qui a suivi, les Forces armées canadiennes ont évacué des centaines de Canadiens, de résidents permanents, d'employés recrutés sur place de l'ambassade et d'autres personnes à bord de six vols, avant que des contraintes de sécurité n'entraînent la fermeture de l'aérodrome le 29 avril. Le 30 avril, le gouvernement soudanais a annoncé son intention de déplacer temporairement la capitale pour une période de trois mois à Port-Soudan, une plaque commerciale importante sur la mer Rouge, dotée de bonnes installations portuaires et d'un aéroport.

Répercussions sur les civils

Le nombre de morts (civils et militaires) dépasserait les 500, et 3 700 personnes seraient blessées (chiffre probablement sous-estimé), dont trois employés du Programme alimentaire mondial (PAM) qui ont trouvé la mort et deux autres qui ont été blessés. La reprise de l'action militaire le 30 avril, y compris les bombardements aériens, expose les civils à des risques accrus, exacerbés par les coupures d'eau et d'électricité généralisées, et de nombreuses personnes sont incapables de quitter leur domicile pour acheter de la nourriture, de l'eau et du carburant. De plus en plus de rapports font état de pillages de maisons privées, de violences et d'agressions sexuelles à l'encontre de civils, de diplomates et de membres du personnel humanitaire.

Aide internationale du Canada au Soudan

Après le soulèvement de 2019 et avant le déclenchement des violences actuelles, le Canada a fourni une aide humanitaire et assuré la prestation de programmes de développement, de paix et de sécurité au Soudan. En 2021-2022, l'aide internationale du Canada fournie par l'intermédiaire d'organisations actives au Soudan s'est élevée à 82,32 millions de dollars canadiens. Sur ce montant, l'aide au développement du Canada a totalisé environ 16 millions de dollars et a permis d'améliorer l'accès à l'éducation, de renforcer la santé et les droits sexuels et reproductifs, de soutenir le renforcement du pouvoir économique des femmes et de développer la résilience des plus pauvres et des plus marginalisés. Le financement du Canada pour la paix et la sécurité a contribué aux efforts de consolidation de la paix, et le financement thématique du Canada pour les femmes, la paix et la sécurité a soutenu une initiative régionale visant à promouvoir un environnement propice à l'inclusion des femmes dans les processus de prise de décision. Le financement de l'aide humanitaire du Canada, qui s'est élevé à 40,95 millions de dollars en 2022, permet de répondre aux besoins vitaux des personnes touchées par la crise, en mettant particulièrement l'accent sur les besoins et les priorités des femmes et des filles.

Les évaluations des répercussions des combats sur les programmes d'aide internationale sont toujours en cours, mais les premiers rapports indiquent que les activités ont été gravement interrompues en raison de l'insécurité généralisée et de l'évacuation d'un grand nombre de membres du personnel chargés de la mise en œuvre des programmes. À Khartoum, de nombreuses personnes sont privées d'eau et d'électricité, et des pillages ont été signalés, notamment dans des entrepôts contenant de l'aide de première nécessité et dans les bureaux de certains organismes comme le Programme alimentaire mondial et l'UNICEF.

Les fonctionnaires d'AMC suivent la situation, en évaluent les répercussions et étudient les possibilités d'aide canadienne.

Messages clés de MINE sur le Soudan

Réponse humanitaire du Canada au conflit au Soudan – messages clés

Les besoins humanitaires au Soudan avaient déjà atteint des niveaux historiquement élevés :

Les récents combats ont gravement exacerbé les besoins et la vulnérabilité :

Cependant, les opérations humanitaires actuelles ont été interrompues par les hostilités en cours :

Les partenaires humanitaires se préparent à divers scénarios :

Dans ce contexte, le Canada continue de fournir un soutien humanitaire par le biais d'un système humanitaire coordonné qui est bien placé pour apporter une aide vitale là où les conditions le permettent et quand elles le permettent :

Le Canada collabore avec des partenaires et des intervenants d'optique commune pour soutenir une réponse coordonnée :

Notre financement flexible permettra aux partenaires de répondre aux besoins en évolution au Soudan :

… et dans la région :

Nous sommes en mesure de soutenir une augmentation rapide des opérations, si et quand cela s'avère nécessaire :

Et nous répondrons aux appels au besoin

Situation au Soudan – messages clés

Au besoin seulement

Stratégie pour l'Indo-Pacifique

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Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Lancée en novembre 2022, la Stratégie pour l'Indo-Pacifique du Canada finance 24 nouvelles initiatives couvrant 16 ministères et organismes gouvernementaux, ainsi que FinDev Canada et la Fondation Asie Pacifique. 

La Stratégie s'articule autour de cinq objectifs stratégiques :

Cette stratégie repose sur la reconnaissance du fait que le Canada doit accroître sa présence et renforcer ses partenariats dans la région afin de protéger et de promouvoir efficacement les intérêts canadiens. Le cadre de la Stratégie est le fruit d'un processus consultatif d'élaboration de politiques mené par Affaires mondiales Canada, y compris les recommandations d'un comité consultatif national sur l'Indo-Pacifique mis sur pied en juin 2022. Les nouvelles initiatives prévues dans le cadre de la Stratégie permettront d'appuyer la diversification et l'expansion des partenariats régionaux du Canada, de renforcer la crédibilité du Canada en tant qu'intervenant régional fiable et engagé, et positionneront ainsi le Canada de manière à renforcer l'ordre fondé sur des règles et à soutenir une région indo-pacifique libre, ouverte, inclusive et durable.

La Stratégie pour l'Indo-Pacifique désigne la Chine comme une « puissance mondiale de plus en plus perturbatrice » et définit notre approche aux niveaux bilatéral, régional et international. À ce jour, 12 pays et organisations ont adopté des cadres régionaux pour l'Indo-Pacifique : l'Australie (2013), le Japon (2016, mise à jour en mars 2023), les États-Unis (2017, mise à jour en 2022), l'Inde (2018), la France (2018, mise à jour en 2022), l'ANASE (2019), l'Allemagne (2020), les Pays-Bas (2020), le Royaume-Uni (2021), l'UE (2021), le Canada (novembre 2022), la Corée du Sud (décembre 2022).

Initiatives en matière d'aide internationale

Objectif 3 : Investir dans les gens et tisser des liens entre eux
Élargissement de l'initiative Bourses et programmes d'échanges éducationnels pour le développement
Appel de propositions pour les organisations féministes de la société civile canadienne
Programmes d'aide bilatérale réactive féministe
Objectif 4 : Bâtir un avenir durable et vert
Contribution en matière d'infrastructure
Risque de catastrophe et résilience
Objectif 5 : Le Canada, un partenaire actif et engagé dans l'Indo-Pacifique
Fonds d'affectation spéciale pour le Plan d'action ANASE-Canada

Réponse d'aide internationale du Canada face à la pandémie de COVID-19

Messages supplémentaires 

Mise à jour 

Faits et chiffres à l’appui

Engagement du Canada dans le cadre de la réponse face à la COVID-19
Engagements mondiauxEngagement
Engagements à l'égard de l'Accélérateur ACT2 107 B$
Réponse humanitaire850 M$
Programmes adaptés572 M$
Total3,53 B$*
Allocations financières du Canada à l'Accélérateur ACT par pilier
PilierAllocations
Vaccins – COVAX1,242 B$
Thérapeutique290 M$
Diagnostic265 M$
Connecteur des systèmes de santé310 M$
Total2 107 B$
Engagements du Canada en matière de dons de doses à COVAX
Engagements en matière de doses200 millions
Doses en nature mises à disposition**~45,26 millions
Contributions financières versées (équivalents de dose***)150,74 millions
Solde restant ~4 millions

*À noter que le chiffre total comprend la contribution de 107 millions de dollars du ministère des Finances du Canada au Fonds de fiducie pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance du FMI)

**Comprend les doses données au Mécanisme COVAX et de manière bilatérale

***100,88 millions calculés en utilisant la méthodologie approuvée par le G7 en 2021, soit 6 dollars américains par dose, et 49,86 millions calculés en utilisant la méthodologie approuvée par l'OCDE en 2022, soit 6,72 dollars américains par dose, à partir de l'engagement pris par le COVAX en 2022.

Contexte

Dispositif pour accélérer l'accès aux outils de lutte contre la COVID-19 (Accélérateur ACT)

Le budget de 2022 prévoit 732 millions de dollars en 2022-2023 pour Affaires mondiales Canada afin de soutenir davantage les efforts du Dispositif pour accélérer l'accès aux outils de lutte contre la COVID-19 et de veiller à ce que le Canada continue de fournir sa juste part aux efforts mondiaux visant à améliorer l'accès aux vaccins, aux produits thérapeutiques et aux autres outils de lutte contre la COVID-19. Alors que le monde passe à un contrôle à long terme de la COVID-19, l'Accélérateur ACT ajuste son approche pour s'assurer que les pays continuent d'avoir accès aux outils de lutte contre la COVID-19, tout en intégrant les efforts dans les systèmes de santé primaires.

Dons de doses et fourniture de vaccins

Le Canada contribue à la réalisation des objectifs de vaccination des pays en investissant dans le Mécanisme COVAX et en faisant don de doses excédentaires. À ce jour, le Canada a donné l'équivalent de plus de 196 millions de doses, comprenant des doses jugées excédentaires provenant des achats nationaux du Canada, ainsi que des contributions financières (équivalents de doses). En 2023, le Canada est prêt à donner des doses de vaccin, principalement par l'intermédiaire du Mécanisme COVAX, en fonction de l'offre et de la demande. Le Canada s'est engagé à verser environ 745 millions de dollars pour la distribution et la fourniture de vaccins et pour renforcer les systèmes de santé en réponse à la COVID-19 dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, y compris 275 millions de dollars canadiens pour l'Initiative mondiale pour l'équité vaccinale (IMEVCan). Les partenaires de l'IMEVCan sont l'UNICEF, l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'Organisation panaméricaine de la santé (OPS) et le Medicines Patent Pool (MPP). Alors que les pays passent de la réponse à la COVID-19 au rétablissement, le Canada continuera d'investir dans l'équité et la résilience des systèmes de santé afin que les pays puissent mieux répondre aux crises de sécurité sanitaire, tout en maintenant la vaccination de routine et les soins de santé publique essentiels.

Renforcer la prévention, la préparation et l'intervention en cas de pandémie

Le Canada participe à des discussions, notamment au sein de l'OMS, du G20, du G7 et de l'Assemblée générale des Nations Unies (AGNU), sur la manière de renforcer la prévention, la préparation et l'intervention en cas de pandémie sur la base des enseignements tirés de la COVID-19 et d'autres crises liées à la sécurité sanitaire. L'Assemblée mondiale de la santé a lancé des processus de rédaction et de négociation d'une convention, d'un accord ou d'un autre instrument international de l'OMS visant à renforcer la prévention, la préparation et l'intervention en cas de pandémie, et à envisager des modifications du Règlement sanitaire international (2005). Un nouveau fonds intermédiaire financier hébergé par la Banque mondiale pour la prévention, la préparation et l'intervention en cas de pandémie (le Fonds de lutte contre les pandémies) a été lancé le 9 septembre 2022 pour aider à renforcer la prévention, la préparation et l'intervention en cas de pandémie aux niveaux national, régional et mondial, en mettant l'accent sur les pays à revenu faible et intermédiaire. Le Canada a versé 50 millions de dollars au Fonds de lutte contre les pandémies pour aider à combler les lacunes critiques, notamment en ce qui concerne la surveillance des maladies, les systèmes de laboratoire, le personnel de santé, les communications et la gestion des situations d'urgence et l'engagement des communautés. L'Assemblée générale des Nations Unies a également accepté d'accueillir une réunion de haut niveau sur la prévention, la préparation et l'intervention en cas de pandémie le 20 septembre 2023.

Renforcement des capacités en matière de sécurité sanitaire

La contribution phare du Canada au Partenariat mondial contre la prolifération des armes de destruction massive et des matières connexes, dirigé par le G7, a permis de financer des laboratoires de confinement biologique au Ghana (x3), au Nigéria (x2) et en Afrique du Sud pour soutenir les efforts de diagnostic de la COVID-19; le Réseau des centres d'opérations d'urgence de l'ANASE pour un partage rapide des informations sur les pandémies; le Centre virtuel BioDiaspora de l'ANASE, mis sur pied par la société torontoise BlueDot; et la Coalition pour les innovations en préparation aux épidémies, dont 90 millions de dollars ont été engagés pour la mise au point du vaccin contre la COVID-19. Pendant la pandémie, le Canada a également fourni de l'EPP en nature au CDC de l'Afrique et aux partenaires de l'ANASE, d'une valeur de plus de 38 millions de dollars en 2021, par le Programme de réduction de la menace liée aux armes d'AMC.

Proposition de dérogation à l'Accord sur les ADPIC de l'OMC

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Mise à jour

Lors de la douzième conférence ministérielle de l'OMC, le 17 juin 2022, les ministres ont adopté une décision ministérielle relative à l'Accord sur les ADPIC (c'est-à-dire la dérogation à l'Accord sur les ADPIC), qui permet aux pays en développement membres admissibles d'autoriser l'utilisation de l'objet protégé par un brevet des vaccins contre la COVID-19 pour faire face à la pandémie. La décision, qui a une durée de cinq ans, a également engagé les membres de l'OMC à décider, d'ici le 17 décembre 2022, s'il convient d'étendre le champ d'application de la dérogation pour couvrir également les brevets relatifs à la production et à la fourniture de produits diagnostiques et thérapeutiques concernant la COVID-19. Le Conseil des ADPIC n'a pas été en mesure de parvenir à un consensus sur le champ d'application de la dérogation pour les produits diagnostiques et thérapeutiques avant la date limite de décembre. Le 22 décembre 2022, le Conseil général a accepté d'envisager une nouvelle date limite de décision sur le champ d'application de la dérogation, les discussions sur cette question devant se poursuivre au sein du Conseil des ADPIC. La prochaine réunion du Conseil des ADPIC se tiendra les 14 et 15 juin 2023.

Faits et chiffres à l’appui

Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA)

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Mise à jour

Les questions liées à la neutralité de l'UNRWA ou au matériel pédagogique utilisé dans les écoles de l'UNRWA attirent périodiquement l'attention des groupes d'intervenants. En mars 2023, un rapport conjoint produit par UN Watch et IMPACT-se a été publié. Ce rapport affirme avoir découvert des cas où le personnel de l'UNRWA a incité à la haine et à la violence et glorifié le terrorisme. Il signale des documents publiés en ligne qui utilisent le logo de l'UNRWA, et identifie le contenu des médias sociaux des éducateurs de l'UNRWA. En réponse, l'UNRWA a lancé une enquête sur les membres du personnel cités et a envoyé une lettre de cessation et d'abstention aux plateformes tierces qui ont utilisé abusivement les logos de l'UNRWA. L'UNRWA prend cette affaire très au sérieux et, comme dans les cas précédents, appliquera des mesures administratives et disciplinaires à l'encontre des personnes reconnues coupables. L'UNRWA continue également de prendre des mesures préventives, en se concentrant plus particulièrement sur la formation du personnel et la mise à jour de sa politique en matière de médias sociaux.

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Depuis 1948, l'UNRWA est la seule organisation des Nations Unies mandatée pour fournir des services de base à plus de cinq millions de réfugiés palestiniens en Cisjordanie, à Gaza, au Liban, en Syrie et en Jordanie. L'UNRWA est presque entièrement financé par des contributions volontaires de donateurs internationaux, et continue à faire face à un déficit de financement chronique et important résultant de l'augmentation des besoins et des coûts de fonctionnement, face à la baisse des contributions et à un environnement instable. Ce déficit régulier d'année en année affecte la capacité de l'Office à fournir des services aux réfugiés palestiniens vulnérables, dont les besoins augmentent. En janvier 2023, l'UNRWA a publié son nouveau plan stratégique et la proposition budgétaire qui l'accompagne pour le budget du programme, d'un montant de 848 millions de dollars pour l'année. L'UNRWA a affirmé sa volonté d'investir dans des réformes de programmes globales et dans la modernisation afin de répondre aux besoins des réfugiés de manière rentable et efficace.

Aide internationale du Canada au Pakistan

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Faits et chiffres à l’appui

Contexte

La crise des inondations de 2022 a exacerbé les problèmes de développement préexistants, notamment la fragilité, la pauvreté, la faiblesse du système de santé et l'insécurité alimentaire, l'accès limité à l'éducation pour les filles, la violence fondée sur le genre et les besoins humanitaires. Le Pakistan est confronté à une crise économique sans précédent, à un contexte politique dynamique et à une situation sécuritaire imprévisible.

Même avant ces crises majeures, le Pakistan était confronté à des problèmes de développement profondément enracinés. Ses indicateurs de développement humain, social et de genre sont parmi les plus bas d'Asie. Si la forte croissance économique enregistrée depuis 1991 a permis de réduire la pauvreté globale, en particulier dans les zones rurales, la pauvreté demeure omniprésente.

En 2020-2021, l'aide internationale globale du Canada au Pakistan s'élevait à 100,7 millions de dollars, dont 68,29 millions ont été versés par l'intermédiaire d'Affaires mondiales Canada. Les effets néfastes de la pandémie et maintenant de la crise des inondations – y compris le détournement et l'interruption des services réguliers d'éducation et de santé (p. ex. les soins de santé maternelle et reproductive), la réduction des moyens de subsistance et les impacts socio-économiques disproportionnés sur les femmes et les filles – risquent toujours d'annuler les gains obtenus grâce à l'aide au développement que le Canada apporte au Pakistan depuis plus de 70 ans.

Le Pakistan accueille environ 3 millions de réfugiés afghans enregistrés et non enregistrés, dont beaucoup se trouvent au Pakistan depuis des décennies. Depuis la prise de contrôle de l'Afghanistan par les talibans en août 2021, on estime qu'au moins 300 000 autres Afghans de statuts divers, principalement des réfugiés, sont passés au Pakistan. Cette situation exerce une pression supplémentaire sur les services dans un contexte où les communautés d'accueil et les camps surpeuplés sont déjà confrontés à des ressources limitées. Les Afghans non enregistrés ont moins de chances de recevoir l'aide distribuée par le gouvernement pakistanais dans le cadre de ses activités d'intervention face aux inondations.

Inconduite sexuelle à l'OMS

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Contexte

Des dizaines d'incidents d'exploitation et d'abus sexuels par des membres du personnel de l'OMS, des Nations Unies et d'autres organisations non gouvernementales au cours de la réponse de l'OMS face à l'Ebola en République démocratique du Congo (RDC) ont été rapportés par les médias fin 2020, sans que les mécanismes et processus internes de l'OMS ne parviennent à les prévenir ou à les détecter.

Le Canada a été à l'avant-garde des efforts visant à responsabiliser l'OMS, en se faisant le champion d'une décision prise par le Conseil exécutif en janvier 2021, qui appelait à des mesures institutionnelles plus fortes pour prévenir l'exploitation et les abus sexuels et le harcèlement sexuel. Nous continuons d'insister sur la tolérance zéro pour l'inaction, sur l'importance d'une approche centrée sur les personnes survivantes/victimes et sur la nécessité d'une collaboration étroite entre l'OMS et les principales entités des Nations Unies, et nous assurons un suivi régulier auprès de la haute direction de l'OMS pour obtenir des mises à jour sur les progrès accomplis.

En réponse à la décision du Conseil exécutif de 2021, l'OMS a promulgué un plan de réponse de la direction consacré aux recommandations issues d'une enquête menée par une commission indépendante sur l'exploitation et les abus sexuels en RDC. En janvier 2023, l'OMS a lancé une stratégie triennale (2023-2025) pour prévenir et combattre toutes les formes d'inconduite sexuelle. Le 8 mars 2023, une nouvelle politique visant à prévenir et contrer l'inconduite sexuelle est entrée en vigueur. Son objectif consiste à combler les lacunes, les failles et le manque de clarté dans les documents stratégiques précédents, à s'aligner sur les exigences et les protocoles internationaux et des Nations Unies, et à définir clairement les responsabilités du personnel de l'OMS et de ses collaborateurs.

Tout en soutenant ces progrès, le Canada et les pays d'optique commune demeurent préoccupés par l'obligation de rendre compte de la gestion des allégations. Lors de la réunion du Conseil exécutif de l'OMS qui se tiendra en janvier-février 2023, le Royaume-Uni a fait une déclaration sur ces questions au nom de 54 pays, dont le Canada. Cette déclaration a souligné l'importance d'une approche centrée sur les victimes et les personnes survivantes, du renforcement des capacités organisationnelles et de la reddition de comptes, ainsi que de la protection dans les milieux à haut risque.

En janvier 2023, le Bureau des services de contrôle interne des Nations Unies a publié un rapport d'enquête confidentiel sur la réponse du personnel de niveau intermédiaire de l'OMS aux allégations d'exploitation et d'abus sexuels lors de l'épidémie d'Ebola en RDC entre 2018 et 2020. Le Canada et les pays d'optique commune continuent d'évaluer les conclusions et attendent une réponse de la haute direction de l'OMS.

Allégations de corruption, d'abus et de fraude concernant le chef de l'OMS en Syrie

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Mise à jour 

En mars 2023, l'enquête de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) sur diverses allégations de fraude et de mauvaise gestion au sein de son bureau en Syrie se poursuit et devrait s'achever dans un avenir proche. L'OMS a indiqué que son plan stratégique de préparation et d'intervention pour lutter contre la COVID-19 relevait du champ d'application de l'enquête. Le Canada a versé des fonds à ce plan mondial de lutte contre la COVID-19, qui ont ensuite été alloués par l'OMS aux pays qui en avaient le plus besoin, dont la Syrie. 

Le Canada continue de surveiller la réponse institutionnelle de l'OMS aux allégations et la mesure dans laquelle le financement canadien a été affecté. Le Canada demande régulièrement à l'OMS de renforcer ses mécanismes de surveillance afin de s'assurer que les fraudes ou la mauvaise gestion des fonds sont détectées rapidement et traitées de manière exhaustive dans le cadre d'une approche de gestion des risques solide qui maximise la reddition de comptes. Nous invitons l'OMS à tirer les leçons de cet incident afin d'améliorer ses mécanismes de surveillance.

Contexte

En octobre 2022, plusieurs médias ont rapporté que la Dr Akjemal Magtymova, ancienne représentante de l'OMS en Syrie, était accusée de corruption, d'abus et de fraude. Selon les médias, des millions de dollars ont été mal gérés sous sa direction entre 2020 et 2022. L'OMS n'a pas commenté publiquement ces allégations. La Dr Magtymova est en congé administratif depuis mai 2022.

Le Canada n'a pas fourni de financement direct au bureau de l'OMS en Syrie. En 2020, cependant, l'OMS a alloué 2,2 millions de dollars canadiens de la contribution du Canada à la lutte contre la COVID-19 pour le plan stratégique de préparation et d'intervention de l'OMS à son bureau national en Syrie. Les allocations aux bureaux nationaux ont été déterminées en fonction des besoins des pays, conformément au plan mondial d'intervention humanitaire du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies pour la période allant de mars à avril 2020.

La position de longue date du Canada consiste à renforcer la capacité des organisations multilatérales à prévenir, détecter et traiter les cas de corruption, d'abus ou de fraude. Le Canada ne commente pas les cas individuels de mauvaise conduite ou de mauvaise gestion des fonds et ne s'engage pas dans des enquêtes à leur sujet. Il s'en remet aux mécanismes internes appropriés des organisations internationales pour entreprendre des enquêtes et déterminer les mesures à prendre en réponse aux résultats obtenus.

Sécurité alimentaire dans la Corne de l'Afrique

Principaux messages

Messages supplémentaires 

Mise à jour 

Faits et chiffres à l’appui 

 Contexte 

Augmenter chaque année l'aide internationale au développement du Canada jusqu'en 2030

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Mise à jour

Le budget de 2023 prévoyait un prêt supplémentaire de 2,4 millions de dollars pour l'Ukraine, qui sera administré par le Fonds monétaire international. Le budget de 2023 n'a pas annoncé de nouveaux fonds d'aide internationale pour Affaires mondiales Canada. 

En décembre 2022, lors de la 15e réunion de la Conférence des parties à la Convention sur la diversité biologique des Nations Unies, le premier ministre a annoncé une nouvelle aide internationale de 350 millions de dollars pour aider les pays en développement à faire progresser les efforts de conservation.

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Politique d'aide internationale féministe

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Faits et chiffres à l’appui

Éducation dans les situations de conflits et de crises

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Mise à jour

Le Canada a accueilli un sommet Ensemble pour l'apprentissage dirigé par des jeunes en mars 2022. Ce sommet a été l'occasion d'écouter des jeunes réfugiés et déplacés et d'apprendre d'eux, en les engageant à résoudre des problèmes et à prendre des décisions. Les jeunes ont publié un Manifeste des jeunes, comprenant des appels à l'action dans cinq domaines prioritaires : l'inclusion, le soutien mental et psychosocial, l'apprentissage numérique, l'égalité des genres et la responsabilisation. Au cours du Sommet, le Canada a annoncé un soutien de 67,2 millions de dollars pour l'éducation des enfants et des jeunes réfugiés, déplacés et des communautés d'accueil.   

Le Canada continue de faire connaître les documents finaux du Sommet et les voix des jeunes, notamment lors d'événements internationaux clés tels que le Sommet sur la transformation de l'éducation du Secrétaire général des Nations Unies (septembre 2022) et la conférence sur le financement de haut niveau de l'initiative L'éducation ne peut attendre (février 2023). Le Canada continuera d'amplifier les voix des jeunes réfugiés dans la période précédant le deuxième Forum mondial sur les réfugiés (FMR) en décembre 2023.   

Sept initiatives mondiales ont été lancées à l'issue du Sommet sur la transformation de l'éducation du Secrétaire général des Nations Unies (septembre 2022). Trois de ces initiatives sont particulièrement en phase avec les priorités du Canada, à savoir : transformer les systèmes éducatifs pour permettre à tous les enfants et jeunes touchés par une crise d'accéder à des possibilités d'apprentissage inclusives, de qualité et sûres et à la continuité de l'éducation; faire progresser l'égalité des genres et le renforcement du pouvoir des filles et des femmes dans le domaine de l'éducation et par le biais de celui-ci; et l'apprentissage de base.

Le fonds L'éducation ne peut attendre a organisé une conférence sur le financement de haut niveau en février 2023 afin d'augmenter le financement de l'éducation dans les situations d'urgence, un domaine chroniquement sous-financé. Le Canada a annoncé 87,5 millions de dollars sur quatre ans, dont 27,5 millions de dollars sont réservés au programme pluriannuel sur la résilience au Bangladesh, dans le cadre de la stratégie du Canada pour répondre à la crise des Rohingyas et du Myanmar. L'événement a été accueilli par la Suisse, et coorganisé par la Colombie, l'Allemagne, le Niger, la Norvège et le Soudan du Sud, à Genève.

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

L'éducation figure parmi les droits de la personne et constitue un élément essentiel dans les situations de crise, en particulier pour les filles. Dans les crises prolongées, l'éducation permet de veiller à ce que les enfants et les jeunes aient accès aux connaissances, aux compétences et à d'autres formes de soutien (nutrition, santé mentale, protection) dont ils ont besoin pour contribuer économiquement et socialement à la reconstruction de leurs communautés. La COVID-19 a provoqué la plus grande perturbation de l'éducation jamais observée dans l'histoire et a érodé les progrès réalisés en matière de taux de scolarisation. Les apprenants déplacés et réfugiés ont été particulièrement désavantagés.

En février 2021, le Canada a lancé la campagne internationale triennale Ensemble pour l'apprentissage afin de promouvoir une éducation de qualité et des possibilités d'apprentissage tout au long de la vie pour les réfugiés, les autres personnes déplacées et les enfants et jeunes des communautés d'accueil. La campagne comprend quatre domaines clés : 1) Viser l'excellence des programmes; 2) Renforcer les relations diplomatiques; 3) Faire entendre les voix locales; et 4) Recueillir des données probantes sur l'éducation des enfants et des jeunes réfugiés et déplacés.  

Leadership du Canada en matière de financement du développement

Messages supplémentaires

Mise à jour

Le programme de financement du développement continue de figurer en bonne place dans les discussions des Nations Unies, du G7 et du G20. Des progrès importants ont été réalisés en ce qui concerne l'engagement pris par les pays du G7/G20 de canaliser une partie de leurs droits de tirage spéciaux (DTS) nouvellement alloués au profit des pays à faible revenu et d'autres pays vulnérables, environ 80 % de l'objectif de 100 milliards de dollars américains ayant été atteint en octobre 2022. Le Canada a dépassé son engagement en réacheminant près de 30 % de ses DTS, notamment en augmentant ses contributions aux fonds fiduciaires gérés par le FMI, au Fonds de fiducie pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance et au Fonds de fiducie pour la résilience et la durabilité.

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Le Canada a joué un rôle de premier plan dans les discussions sur le financement mondial pour le développement, notamment en tant que coprésident du Groupe des Amis de l'ONU pour le financement des ODD depuis 2016, et en tant que coprésident de l'initiative Financement du développement à l'ère de la COVID-19 et au-delà avec le Secrétaire général des Nations Unies et le premier ministre de la Jamaïque, lancée en mai 2020. Dans son rôle de coprésident des défenseurs des ODD, le premier ministre Trudeau maintiendra et développera le leadership du Canada dans la mobilisation du soutien, tant financier que politique, en faveur des ODD.

Gestion de l'aide au développement international pour une efficacité, une transparence et une reddition de comptes accrues

Messages supplémentaires

Faits et chiffres à l’appui

L'accent mis sur l'égalité des genres dans les investissements du Canada en matière d'aide internationale

Messages supplémentaires

Mise à jour

Pour la quatrième année consécutive (depuis 2020), le Canada a été classé premier donateur bilatéral de l'OCDE pour la part de l'aide publique au développement (APD) globale qu'il consacre à l'égalité des genres.

Faits et chiffres à l’appui

Aborder la question du travail de soins rémunéré et non rémunéré

Principaux messages

Mise à jour

Pour favoriser des investissements plus nombreux et de meilleure qualité dans les services de garde d'enfants dans les pays à revenu faible et intermédiaire afin d'améliorer les résultats pour les femmes, les enfants, les familles, les entreprises et les économies, le Canada a contribué à hauteur de 10 millions de dollars à l'initiative Investir dans la garde d'enfants du Groupe de la Banque mondiale. Au Pérou, le Canada a versé 3 millions de dollars à un projet intitulé Ouvrir des portes : Augmenter et améliorer les possibilités d'emploi décent pour les travailleurs domestiques au Pérou, en partenariat avec l'Organisation internationale du travail. Le Canada a versé 10 millions de dollars à un projet intitulé Rebâtir sur des bases égales, en partenariat avec ONU Femmes, pour veiller à ce que les services de soins soient inclus dans des systèmes de protection sociale tenant compte des spécificités liées au genre, tout en faisant progresser la santé et les droits sexuels et reproductifs dans quatre pays des Caraïbes orientales. En novembre 2022, le ministère a lancé l'initiative Action pour les travailleuses de soins rémunérés, une occasion de financement sur invitation uniquement pour les organisations canadiennes sélectionnées qui répondent aux critères d'admissibilité. Dans le cadre de cette initiative de 36 millions de dollars, quatre à six projets seront sélectionnés. Ces projets porteront sur des questions liées au travail de soins rémunéré ou sur des défis liés au travail de soins rémunéré et non rémunéré. D'autres projets sont en cours d'élaboration et seront annoncés en temps voulu.

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Avant et pendant la pandémie de COVID-19, le Canada a continué d'attirer l'attention sur la part disproportionnée du travail de soins rémunéré et non rémunéré assumé par les femmes et les filles, en tant que problème essentiel à traiter dans le cadre de la mise en œuvre de sa Politique d'aide internationale féministe. La répartition inéquitable des tâches de soins entraîne une perte de temps pour les femmes et les filles : moins de temps pour l'éducation et la formation, l'emploi et l'esprit d'entreprise, les activités politiques et civiques, le repos et le soin de leur propre santé. Pour remédier à cette inégalité, le Canada met en œuvre l'engagement qu'il a pris le 30 juin 2021, lors du forum Génération Égalité, d'investir 100 millions de dollars au cours des cinq prochaines années pour remédier à la répartition inégale du travail de soins rémunéré et non rémunéré dans les pays à revenu faible et intermédiaire au moyen de programmes autonomes sur le travail de soins.

Centre pour la démocratie

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Faits et chiffres à l’appui

Contexte

En décembre 2019, le premier ministre a donné au ministre des Affaires étrangères le mandat d' « Établir, avec l'appui de la ministre du Développement international, le Centre canadien pour la paix, l'ordre et la bonne gouvernance*, qui aura pour but de mettre l'aide et l'expertise du Canada à la disposition de tous ceux qui aspirent à consolider la paix, à faire avancer la justice, à promouvoir les droits de la personne et la démocratie, et à favoriser la bonne gouvernance. » En mai 2021, sur la base des travaux menés en 2019 et au début de 2020, AMC a mis sur pied un groupe de travail chargé de travailler sur la conception et les options stratégiques d'un centre pour la démocratie, qui serait établi en tant que pièce maîtresse des efforts canadiens actuels et nouveaux visant à faire progresser la vision d'une société mondiale pacifique et juste.

Contexte protégé par l'AIPRP

[CAVIARDÉ]

Engagement pris dans le cadre du mandat d'augmenter le financement des leaders et des organisations féministes

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Mise à jour

En octobre 2022, le Canada a été choisi pour coprésider l'Alliance pour les mouvements féministes avec RESURJ, un réseau mondial d'organisations de défense des droits des femmes situé dans le Sud.

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Le soutien aux organisations de défense des droits des femmes et aux mouvements féministes est au cœur de la PAIF du Canada. Au cours des consultations pour élaborer la PAIF, les ONG canadiennes et les défenseurs des droits des femmes ont fortement plaidé en faveur d'un financement plus important et de meilleure qualité pour les organisations locales de défense des droits des femmes, en tant que moyen efficace de faire progresser l'égalité des genres et composante essentielle d'une approche féministe à l'égard de l'aide internationale.

Affaires mondiales Canada continue d'élaborer des options pour mettre en œuvre l'engagement pris dans la lettre de mandat de la ministre de soutenir les efforts des femmes leaders et des groupes féministes pour promouvoir la paix et protéger les droits des femmes et des groupes marginalisés.

L'engagement de la lettre de mandat s'inscrit dans le cadre du leadership mondial du Canada en tant que défenseur des organisations de défense des droits des femmes et des mouvements féministes, notamment par son rôle de codirecteur de la Coalition d'action pour les mouvements et le leadership féministes et par le lancement de l'Alliance pour les mouvements féministes.

L'Alliance pour les mouvements féministes est une initiative multipartite axée sur l'augmentation exponentielle, le maintien et l'amélioration du soutien financier et politique aux droits des femmes et aux organisations et mouvements féministes dans le monde. L'Alliance compte plus de 400 membres, dont le Canada, le Chili, la Colombie, la France, l'Irlande, le Malawi, le Mexique, les Pays-Bas, la Suède et le Royaume-Uni. 

Contexte protégé par l'AIPRP

[CAVIARDÉ]

Fonds canadien d'initiatives locales

Messages supplémentaires

Mise à jour

Sur la base de la décision de 2018 d'augmenter le budget de l'enveloppe de l'aide internationale de 2 milliards de dollars, le budget du FCIL est passé de 14,7 millions de dollars en 2017-2018 à 26,8 millions de dollars en 2022-2023, et est demeuré le même en 2023-2024. Le FCIL n'a pas été inclus dans l'annonce du budget de 2023.

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

L'année 2022 marque le 50e anniversaire du programme. L'évaluation des subventions et contributions du FCIL a été achevée en 2023. Les contributions plus modestes du programme et l'approche locale permettent une grande réactivité aux besoins de la base, ainsi que des liens plus étroits avec les organisations de la société civile et les autorités locales. Des sociétés civiles fortes sont essentielles pour soutenir la démocratisation. Les missions diplomatiques canadiennes soutiennent des projets dont les thèmes sont pertinents à l'échelle locale et conformes aux grandes priorités du Canada, ce qui permet de mettre en valeur le Canada et d'étendre la présence, les réseaux et l'influence des missions.

Contexte protégé par l'AIPRP

[CAVIARDÉ]

Financement de la lutte contre les changements climatiques

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Mise à jour

En juin 2021, lors du Sommet des dirigeants du G7, le premier ministre a annoncé le doublement de l'engagement du Canada en matière de financement international de la lutte contre les changements climatiques, qui passera à 5,3 milliards de dollars sur la période 2021-2026. Le budget de 2021 a fourni le 15 juin 2021 le compte rendu des décisions connexe et l'autorisation financière pour le nouvel engagement de 5,3 milliards de dollars du Canada en matière de financement de la lutte contre les changements climatiques. Le financement climatique du Canada cible quatre domaines d'action thématiques (transition vers une énergie propre et élimination progressive du charbon; solutions fondées sur la nature et la biodiversité; agriculture et systèmes alimentaires intelligents face au climat; et gouvernance climatique) et comporte trois objectifs de politique publique (40 % du financement pour l'adaptation, contre 30 % précédemment; 20 % du financement pour des projets qui tirent parti de solutions climatiques fondées sur la nature et des projets qui apportent des avantages connexes en matière de biodiversité; et l'intégration de l'égalité des genres dans au moins 80 % des projets sur le climat).

Depuis 2015, les programmes du Canada en matière de financement de la lutte contre les changements climatiques ont obtenu des résultats concrets en aidant les pays en développement à faire la transition vers des économies à faibles émissions de carbone et résilientes aux changements climatiques, a mobilisé d'importants investissements du secteur privé et continue de soutenir le leadership et la prise de décision des femmes dans les efforts d'atténuation des changements climatiques et d'adaptation à ceux-ci.

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Le financement international du Canada en faveur du climat est considéré comme une aide publique au développement et est conforme à la Politique d'aide internationale féministe du Canada.

Organisations de la société civile canadiennes

Messages supplémentaires

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

La valeur des organisations de la société civile canadiennes dans la réalisation de l'enveloppe de l'aide internationale (EAI) du Canada : le ministère s'associe aux organisations de la société civile canadiennes pour : 1) fournir des programmes d'aide internationale; 2) dialoguer sur les politiques, les améliorations apportés aux processus et l'innovation; et 3) engager, informer et inspirer les Canadiens sur le développement international. 

Prestation de l'aide internationale : pour améliorer la prévisibilité, le Ministère publie un calendrier semestriel des appels de propositions et diffuse des informations détaillées sur les processus de financement. Afin d'améliorer l'accessibilité et de réduire la charge des demandeurs, de nouvelles procédures de demande ont été mises en place, telles que l'utilisation de « notes conceptuelles » pour les propositions. Dans le cadre de l'initiative des petites et moyennes organisations (PMO), plus de 433 PMO ont bénéficié d'activités de renforcement des capacités et 468 demandes ont été déposées dans le cadre des trois appels de propositions. En outre, la transformation quinquennale des subventions et des contributions prévoit de nouvelles méthodes de travail avec les partenaires afin de réduire la charge administrative et d'accroître la transparence, la réactivité et la prévisibilité de notre aide internationale.

Budget de 2023 et rapport du BVG : Une coalition de plus de 90 organisations canadiennes de développement international, dont Coopération Canada, a exprimé sa déception, car elle estime que le budget de 2023 sape la position du Canada dans le monde. Cette coalition a également réagi au rapport du BVG en soulignant l'engagement continu du Ministère à collaborer pour répondre aux questions soulevées, en réaffirmant son soutien à la PAIF et en collaborant avec AMC pour mieux suivre et communiquer l'impact. 

Direction et contrôle : En réponse au plaidoyer du secteur concernant certains éléments de la Loi de l'impôt sur le revenu applicables aux organismes de bienfaisance canadiens menant des activités à l'étranger, le ministère des Finances du Canada a présenté le projet de loi C-19 dans le budget de 2022, qui a reçu la sanction royale en juin 2022. Les modifications apportées au projet de loi C19 ont été introduites en réponse au point de vue des organismes de bienfaisance, qui estimaient que les exigences précédentes étaient coûteuses et exigeaient beaucoup de travail, qu'elles allaient à l'encontre des principes d'appropriation locale et qu'elles soutenaient une approche coloniale dépassée de la collaboration avec les partenaires locaux.

L'Agence du revenu du Canada (ARC) a rédigé de nouvelles directives connexes à l'intention des organismes de bienfaisance canadiens, en consultation avec le secteur. Coopération Canada a récemment déclaré que, bien qu'elle apprécie les efforts déployés pour répondre aux préoccupations du secteur, la directive continue d'accorder une importance excessive aux risques et d'imposer des exigences onéreuses aux organismes de bienfaisance. L'ARC doit encore publier une version révisée fondée sur la consultation publique qui s'est terminée en janvier 2023. Même si les changements législatifs n'affecteront pas directement les programmes d'AMC, la Loi de l'impôt sur le revenu modifiée et les directives connexes de l'ARC s'alignent sur les accords de contribution d'AMC, comme l'exige la Politique sur les paiements de transfert du Conseil du Trésor. 

Localisation : Le Canada et une communauté de donateurs d'optique commune ont publié en décembre 2022 une déclaration qui reflète les actions visant à favoriser un changement durable au niveau local, en fonction des contextes locaux.

FinDev Canada

Messages supplémentaires

Mise à jour

En novembre 2022, le gouvernement a lancé sa Stratégie pour l'Indo-Pacifique et a annoncé un capital supplémentaire de 750 millions de dollars pour FinDev Canada. Le financement a été annoncé le 16 novembre 2022 par le premier ministre lors du Sommet du G20 à Bali, en Indonésie.

Faits et chiffres à l’appui

Nombre d'emplois de qualité créés ou soutenus60 685 (dont 29 215 pour les femmes)
Nombre de MPME financées910 693 (dont 280 984 MPME détenues par des femmes)
Nombre de personnes bénéficiant d'un meilleur accès aux services (p. ex. accès à l'énergie grâce à des systèmes solaires résidentiels hors réseau)3 662 649
Quantité d'énergie propre produite (GWh)3 175 GWh

Contexte

FinDev Canada est l'institution financière de développement du Canada. Mise en place en 2018, elle a pour mandat de fournir des fonds à des taux commerciaux au secteur privé et de mobiliser l'investissement privé dans les pays en développement. Elle vise le renforcement du pouvoir économique des femmes, le développement des marchés locaux et la lutte contre les changements climatiques, conformément aux priorités du Canada en matière d'aide internationale. Filiale en propriété exclusive d'EDC, FinDev Canada a son propre mandat, sa propre gouvernance et sa propre stratégie d'investissement. EDC est responsable de FinDev Canada devant le Parlement par l'entremise du ministre du Commerce international, en consultation avec le ministre du Développement international. Lori Kerr est la cheffe de la direction de FinDev Canada depuis juin 2021.

Santé mondiale et santé et droits sexuels et reproductifs

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Mise à jour

La phase actuelle du leadership du Canada en matière de santé mondiale est le fruit de la mise en œuvre continue de l'engagement décennal du Canada en faveur de la santé et des droits dans le monde, y compris un investissement annuel important pour combler les lacunes persistantes en matière de santé et de droits sexuels et reproductifs. Cet engagement permet de réaliser des investissements à long terme ayant un impact, en s'appuyant sur deux décennies de leadership en matière de santé des mères, des nouveau-nés et des enfants (SMNE), de santé et de droits sexuels et reproductifs (SDSR), de nutrition, ainsi que de lutte contre les maladies infectieuses par l'intermédiaire de mécanismes de financement mondiaux tels que le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme (FMLSTP), entre autres. Conscient de l'impact dévastateur de la pandémie de COVID-19, le Canada continue de soutenir les efforts de réponse à la pandémie, ainsi qu'un programme de réforme visant à renforcer les systèmes de santé et à développer la résilience face aux futures pandémies.

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Le soutien du Canada à la santé et aux droits des femmes et des enfants met l'accent sur les politiques et les programmes dans trois secteurs prioritaires : accroître la qualité et l'accessibilité en ce qui concerne les services de santé, la santé et les droits sexuels et reproductifs et la nutrition. Cela englobe une réponse face aux maladies infectieuses – y compris un soutien exceptionnel pour faire face à la pandémie de COVID-19. Les investissements sont étayés par un soutien à des systèmes de santé efficaces et équitables.

Outre l'augmentation des investissements globaux du Canada dans la santé et les droits sexuels et reproductifs, l'engagement décennal vise à accroître la sensibilisation et le financement dans des domaines clés négligés, notamment la planification familiale et la contraception, les services d'avortement sûrs et les soins post-avortement, l'éducation sexuelle complète, la défense de la santé et des droits sexuels et reproductifs, ainsi que la prévention de la violence sexuelle et de la violence fondée sur le genre et les mesures d'intervention.

Réponse humanitaire en 2023

Mise à jour

Pour faire face à un niveau sans précédent de besoins humanitaires, le Canada continue de répondre au nombre croissant de crises humanitaires dans le monde. Le Canada a continué de répondre à des situations humanitaires complexes, notamment en Ukraine, en Afghanistan et en Haïti, ainsi qu'à des urgences soudaines telles que les tremblements de terre en Türkiye et en Syrie, et il lutte activement contre l'insécurité alimentaire dans le monde.

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Au cours de la dernière décennie, la portée, l'échelle et la complexité du système humanitaire se sont considérablement accrues, caractérisées par une augmentation de plus de 80 % du nombre de conflits et de catastrophes naturelles, exacerbée par les changements climatiques. En outre, plus de 100 millions de personnes sont déplacées de force et la santé publique mondiale se dégrade. Selon les projections, plus de 345 millions de personnes seront en situation d'insécurité alimentaire aiguë en 2023. Parmi elles, plus de 43 millions de personnes sont au bord de la famine et près d'un million de personnes devraient être confrontées à des conditions catastrophiques. En réponse, le système humanitaire s'est développé, l'appel global des Nations Unies ayant triplé pour atteindre plus de 54 milliards de dollars en 2023.

Centre de recherches pour le développement international

Messages supplémentaires

Mise à jour

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Soutien aux personnes 2ELGBTQI+Note de bas de page 4 et Politique d'aide internationale féministe

Message supplémentaire

Mise à jour

Depuis 2019, le Canada a déboursé plus de 6 millions de dollars et s'est engagé à verser 15 millions de dollars supplémentaires à des initiatives précises dans le cadre du programme d'aide internationale pour les personnes LGBTQ2I afin de faire progresser les droits de la personne et d'améliorer les résultats socio-économiques des personnes 2ELGBTQI+ dans les pays en développement.

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Conformément à la PAIF, le Canada considère que les droits fondamentaux de toutes les personnes sont universels et indivisibles, y compris les droits fondamentaux des personnes 2ELGBTQI+. AMC collabore avec la société civile pour assurer l'inclusion significative des personnes 2ELGBTQI+ dans ses efforts d'aide internationale. L'approche féministe du Canada repose sur une définition élargie de l'égalité des genres qui prend en compte les divers facteurs d'orientation sexuelle, d'identité et d'expression de genre, et d'identité des caractéristiques sexuelles. Elle appelle également à l'application d'une analyse comparative entre les sexes plus, d'une approche fondée sur les droits de la personne et d'une optique d'intersectionnalité à toutes les initiatives.

Lors de la Conférence mondiale de la Coalition pour les droits égaux de 2018, le Canada s'est engagé à définir des stratégies pour relever plus efficacement les défis auxquels les communautés 2ELGBTQI+ sont confrontées au pays et à l'étranger. Cela comprenait un engagement significatif continu avec les personnes 2ELGBTQI+ et les organisations qui les représentent pour s'assurer qu'elles sont en mesure de contribuer aux efforts d'aide internationale du Canada et d'en bénéficier. Le programme d'aide internationale pour les personnes LGBTQ2I (30 millions de dollars), qui découle directement de cet engagement, tient compte des besoins et des réalités des personnes 2ELGBTQI+ et des organisations qui les représentent.

L'augmentation des discours et des politiques contre l'égalité des genres, ainsi que les récents conflits et crises humanitaires contribuent à l'érosion des droits de la personne et à l'aggravation des difficultés rencontrées par les personnes et les communautés 2ELGBTQ2I+ dans le monde entier. Conformément à l'approche féministe à l'égard de l'aide internationale, le Canada veille à ce que sa réponse à ces défis soit fondée sur les droits de la personne et englobe les personnes victimes de discrimination et de marginalisation. Par exemple, dans le cadre de son programme d'aide internationale pour les personnes LGBTQ2I, Affaires mondiales Canada a fourni un soutien en matière de plaidoyer, ainsi qu'une aide financière et pratique d'urgence pour aider les communautés et organisations 2ELGBTQI+ locales à créer des réponses adaptées, fondées sur les besoins des personnes qu'elles desservent.

Niveaux d'aide publique au développement

Messages supplémentaires

Faits et chiffres à l’appui

Soutien aux institutions démocratiques

Mise à jour

Le Canada prend activement des mesures pour adapter son approche du soutien à la démocratie face aux nouveaux défis mondiaux, notamment la désinformation rendue possible par les technologies numériques et émergentes, ainsi que le recul des droits de la personne, y compris ceux des femmes. Ces mesures comprennent une nouvelle initiative Démocratie dans la Francophonie.

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Le soutien à la démocratie, et aux institutions démocratiques en particulier, est au cœur des intérêts stratégiques de la politique étrangère du Canada et se reflète dans le domaine d'action de la gouvernance inclusive de la Politique d'aide internationale féministe (PAIF), qui traite des droits de la personne, de l'accès à la justice, de la participation à la vie publique et des services publics qui fonctionnent pour tout le monde.

Face aux menaces croissantes qui pèsent sur la démocratie et les institutions démocratiques dans le monde, un nouvel élan est donné au renforcement de la coopération internationale en matière de soutien à la démocratie entre les pays d'optique commune, les organisations partenaires, la société civile et le secteur privé.

Le Canada adopte une approche globale pour soutenir la gouvernance inclusive et la démocratie. Il s'agit notamment de prendre les mesures suivantes :

Soutien aux personnes handicapées dans les pays en développement

Message supplémentaire

Mise à jour

Lors du Sommet mondial sur le handicap de 2022, le Canada a annoncé une nouvelle série d'engagements axés sur le renforcement des programmes, du plaidoyer et du développement des capacités en faveur de l'inclusion des personnes handicapées. Cela se fera notamment en soutenant les organisations locales de défense des droits des personnes handicapées et les organisations de personnes handicapées dans les pays en développement; en préconisant l'inclusion du handicap dans le programme de soins rémunérés et non rémunérés et avec les banques multilatérales de développement; en améliorant la collecte et la ventilation des données incluant le handicap; et en officialisant la formation à l'inclusion du handicap pour le personnel d'AMC.

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Le développement inclusif de tous les groupes marginalisés, y compris les personnes handicapées, est un élément important de la Politique d'aide internationale féministe du Canada. Outre la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées (ratifiée par le Canada en 2010), le Canada est lié par les engagements internationaux suivants afin de garantir un développement inclusif pour les personnes handicapées :

Le Canada est également membre du réseau mondial d'action pour les personnes handicapées (Global Action on Disability Network), qui est la principale plateforme mondiale de coordination et de coopération multipartite visant à améliorer l'inclusion des personnes handicapées dans le développement international et l'action humanitaire. En janvier 2023, le Canada a entamé un mandat de coprésident du groupe de travail sur l'égalité des genres du Global Action on Disability Network (GLAD) afin de veiller à ce que les femmes et les filles handicapées soient intégrées de manière significative dans le mandat du réseau, conformément à la PAIF.

Éthiopie – situation actuelle

Mise à jour

Le 2 novembre 2022, le gouvernement éthiopien et le Front populaire de libération du Tigré (FPLT) ont signé un accord permanent de cessation des hostilités mettant fin à une guerre civile de deux ans. Bien que la mise en œuvre de l'accord ait été lente, le Canada salue les progrès réalisés à ce jour, notamment le lancement du mécanisme conjoint de suivi, de vérification et de conformité (MVCM) dirigé par l'Union africaine, le rétablissement de l'accès humanitaire, la reprise des services de base et le lancement du processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration. D'autres défis subsistent, notamment l'immensité des besoins humanitaires et la mise en place d'une administration intérimaire dans le Tigré.

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Droits de la personne : Le Canada a versé 600 000 dollars au Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) pour une enquête conjointe avec la Commission des droits de la personne de l'Éthiopie sur les allégations de violations des droits de la personne et du droit humanitaire découlant du conflit dans le nord de l'Éthiopie. Le Canada continue d'insister pour que des mesures significatives soient prises en vue de la mise en œuvre des recommandations du rapport du HCDH et de la Commission des droits de la personne de l'Éthiopie, et de faire pression sur le gouvernement éthiopien pour qu'il tienne ses engagements, tout en favorisant sa coopération avec des mécanismes d'enquête internationaux indépendants. En annonçant la publication de son rapport 2022 sur les droits de la personne, le département d'État américain a établi que des crimes de guerre avaient été commis par toutes les parties au conflit. Le gouvernement éthiopien a rejeté cette déclaration, la qualifiant d' « inopportune » et d' « incendiaire ». Au-delà du Tigré, l'augmentation des conflits intercommunautaires dans l'ensemble du pays a entraîné la propagation des violations des droits de la personne dans d'autres régions de l'Éthiopie. Au début de l'année 2023, le Canada a versé 2 millions de dollars pour soutenir le travail de surveillance, d'établissement de rapports et de plaidoyer du HCDH en Éthiopie et pour renforcer la capacité des institutions nationales éthiopiennes et des acteurs de la société civile à réagir aux violations des droits de la personne. Les possibilités d'annoncer publiquement ce soutien par MINA sont à l'étude.

Situation humanitaire : Les effets cumulés du conflit de deux ans dans le nord de l'Éthiopie, d'une sécheresse dévastatrice dans les régions du sud et de l'est, de la détérioration de la sécurité et de l'augmentation de la violence dans une grande partie du pays, ainsi que les retombées continues de la pandémie de COVID-19 ont maintenu le nombre de personnes ciblées par l'aide humanitaire à 20 millions pour 2023.

Sahel

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Faits et chiffres à l’appui

Contexte

L'une des régions les plus pauvres du monde, le Sahel est touché par des crises humanitaires exacerbées par la présence d'organisations criminelles et de terroristes affiliés à Al-Qaïda et à l'État islamique; les changements climatiques et la COVID-19; les récents coups d'État militaires au Burkina Faso (janvier et septembre 2022) et au Mali (août 2020 et mai 2021); et une transition inconstitutionnelle au Tchad (avril 2021).

L'aide internationale du Canada appuie la prestation de services économiques et sociaux de base (éducation, santé, nutrition et mesures contre la violence fondée sur le genre, y compris les services sexuels et reproductifs).

Aide à la Chine

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[CAVIARDÉ]Au besoin : la BAII et l'initiative des nouvelles routes de la soie

Contexte

[CAVIARDÉ]

Initiative des nouvelles routes de la soie

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Au besoin – l'initiative des nouvelles routes de la soie et la viabilité de la dette

Au besoin – l'initiative des nouvelles routes de la soie et la Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures (BAII)

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Initiative des nouvelles routes de la soie (INRS) : Établie en 2013 en tant que stratégie de politique étrangère emblématique du président Xi Jinping, l'INRS vise à favoriser les liens économiques et à améliorer les routes commerciales qui traversent les continents eurasien, africain et sud-américain. L'INRS permet à la Chine de tirer parti de sa capacité économique à diversifier ses relations commerciales internationales, à sécuriser les chaînes d'approvisionnement stratégiques et à gagner en influence régionale et mondiale. Aucune limite de temps n'a été imposée à l'INRS, pas plus qu'il n'y a de budget défini, de liste fixe de projets ou de définition de ce qui constitue un projet de l'INRS. Des inquiétudes généralisées ont été exprimées quant à la conformité de l'INRS aux principes, aux règles et aux normes établis en matière de développement international concernant les droits de la personne, la viabilité financière et la protection de l'environnement. La Chine cherche à obtenir une participation internationale à l'INRS et a demandé à plusieurs reprises au Canada d'y souscrire.

Les prêts de la Chine : La Chine est le plus grand créancier officiel du monde, le plus grand prêteur bilatéral officiel dans presque tous les pays où le Canada est créancier, et un vecteur de niveaux d'endettement insoutenables dans de nombreux pays en développement. Le manque de transparence et les clauses de nantissement et d'ancienneté de la dette sont autant de sujets de préoccupation concernant les prêts accordés par la Chine. Les impacts économiques de la COVID-19 ont fait du traitement de la question des pratiques chinoises en matière de prêts et de traitement de la dette un objectif stratégique clé pour de nombreux pays dans des forums internationaux tels que le G7, le G20, le FMI, la Banque mondiale, le Club de Paris, l'OCDE et les Nations Unies. La participation de la Chine à l'Initiative de suspension du service de la dette et au Cadre commun du G20 représente sa première participation au traitement multilatéral de la dette. Toutefois, la Chine s'est montrée sélective dans l'application des conditions de l'Initiative de suspension du service de la dette, a plaidé en faveur d'une transparence réduite dans les traitements de la dette au titre du cadre commun et a provoqué des retards importants, entravant ainsi les efforts de traitement de la dette multilatérale.

Financement des infrastructures par le G7 : En 2021, les dirigeants du G7 ont défini une vision visant à accroître la collaboration et les partenariats en matière de financement des infrastructures afin de combler les déficits de financement des pays en développement. Sous la présidence allemande du G7 en 2022, ces travaux ont pris la forme d'un Partenariat du G7 pour les infrastructures mondiales et l'investissement. Lors du sommet des dirigeants de juin 2022, le G7 a annoncé qu'il cherchera à « […] mobiliser collectivement des investissements publics et privés à hauteur de 600 milliards de dollars, l'accent étant mis plus particulièrement sur les infrastructures de qualité au cours des cinq prochaines années. » Le Japon poursuit ce travail dans le cadre de sa présidence du G7 en 2023, en se concentrant sur la viabilité de la dette. Le 27 novembre, le Canada a annoncé une contribution au Partenariat dans le cadre de la Stratégie pour l'Indo-Pacifique : 750 millions de dollars pour renforcer la capacité de FinDev Canada à étendre ses activités à la région indo-pacifique et à accélérer son travail sur les marchés prioritaires afin de soutenir des infrastructures durables et de haute qualité.

INRS et BAII : Comme Finances Canada est le ministère responsable pour la BAII, toutes les questions doivent lui être adressées. L'INRS est une politique étrangère nationale et une stratégie de développement, tandis que la BAII est une banque multilatérale de développement. Le Canada investit dans la BAII aux côtés de ses partenaires de longue date : l'Australie, la France, l'Allemagne, l'Inde, l'Italie, la Corée du Sud et le Royaume-Uni. L'AIIB a adopté le cadre opérationnel, les structures de gouvernance et les pratiques exemplaires de banques multilatérales de développement semblables et établies de longue date. De nombreux projets actifs de la BAII sont cofinancés avec d'autres banques multilatérales de développement et sont donc régis par des règles et des normes bien établies, notamment en ce qui concerne la viabilité financière.

Contexte protégé par l'AIPRP

Une note d'information à l'intention des ministres décrivant l'approche du Canada à l'égard de l'INRS a été présentée en avril 2021. Le Ministère effectue une analyse continue de l'exposition économique mondiale à la Chine afin d'éclairer les recommandations stratégiques à venir et la collaboration stratégique avec des partenaires d'optique commune.

Crise des Rohingyas

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Mise à jour

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

À la suite des attaques menées par l'armée du Myanmar contre la minorité rohingya, en août 2017, quelque 727 000 personnes ont fui vers le Bangladesh, rejoignant les centaines de milliers de Rohingyas qui ont fui les violences ciblées antérieures au cours des dernières décennies. Aujourd'hui, un million de Rohingyas vivent dans des conditions extrêmement difficiles au Bangladesh, concentrés dans le camp de réfugiés le plus grand et le plus encombré du monde, dans le district de Cox's Bazar. L'afflux de réfugiés a également eu un impact sur les communautés d'accueil, en faisant baisser les salaires et en augmentant la concurrence pour les ressources et les services, y compris l'accès aux soins de santé. Environ 600 000 Rohingyas se trouvent toujours au Myanmar, où ils sont victimes d'une discrimination systématique qui limite leur accès aux services essentiels, à la liberté de circulation, aux voies d'accès à la citoyenneté et aux moyens de subsistance.

Le 1er février 2021, les forces militaires du Myanmar ont renversé le gouvernement civil, arrêtant les dirigeants civils démocratiquement élus, les manifestants, les journalistes et les militants prodémocratie. Le régime a réagi brutalement aux manifestations et à l'opposition, dont certains éléments sont désormais armés. Le régime n'a pas réussi à consolider pleinement son pouvoir, et la résistance violente s'est accrue, poussant le Myanmar vers le statut d'État en déliquescence et l'effondrement économique, et annulant les gains démocratiques et économiques antérieurs. Des forces de défense populaires ont été constituées et s'engagent dans des combats de type guérilla contre le régime; pendant ce temps, les organisations armées ethniques poursuivent des conflits qui durent depuis des décennies avec les forces du régime. L'opposition politique s'est cristallisée autour d'un gouvernement d'unité nationale, qui a formé un gouvernement fantôme et s'efforce d'obtenir une reconnaissance internationale, passant récemment de la résistance politique à la résistance armée.

Depuis le début de la crise des Rohingyas, le Canada a joué un rôle de premier plan sur le plan international en répondant aux besoins de ce peuple. Le Canada s'est efforcé d'encourager une évolution politique positive au Myanmar, de veiller à ce que les responsables des crimes commis rendent compte de leurs actes, de renforcer la coopération internationale et d'atténuer la crise humanitaire.

La première Stratégie du Canada pour répondre à la crise des Rohingyas au Myanmar et au Bangladesh (2018-2021) a consacré 300 millions de dollars à l'atténuation de la crise à laquelle sont confrontés les Rohingyas au Bangladesh et au Myanmar. Le 20 juin 2022, Journée mondiale des réfugiés, le Canada a annoncé la prochaine phase de sa Stratégie pour répondre aux crises des Rohingyas et du Myanmar. Le Canada a consacré 288,3 millions de dollars sur trois ans (2021-2024) à cette nouvelle phase de la stratégie. De ce montant, 83 millions de dollars soutiennent les programmes de développement au Myanmar, 145 millions de dollars sont consacrés à des projets de développement visant à soutenir les réfugiés rohingyas et les communautés d'accueil touchées au Bangladesh, et 24 millions de dollars pour le Programme pour la stabilisation et les opérations de paix au Myanmar.

Le Canada applique un régime de sanctions contre le Myanmar depuis 2007. Deux séries de nouvelles sanctions ont été mises en place à la suite de la crise des Rohingyas en 2017. Depuis le coup d'État, le Canada a annoncé sept autres séries de sanctions à l'encontre des dirigeants du régime, de ses membres et d'entités connexes, en coordination avec des pays d'optique commune – la plus récente ayant été annoncée le 31 janvier 2023. Ces sanctions comprennent un embargo sur les armes, une interdiction d'exporter, de vendre, de fournir ou d'expédier du carburant d'aviation au régime militaire du Myanmar, et une interdiction de traiter avec les personnes figurant sur la liste, visant à la fois les entités et les personnes.

Le Canada a maintenu une position ferme sur la responsabilité des atrocités commises contre les Rohingyas, notamment en soutenant le mécanisme d'enquête indépendant pour le Myanmar et en appelant à un renvoi à la Cour pénale internationale (CPI) et en soutenant l'enquête en cours du procureur de la CPI sur les déportations forcées. Le Canada a également annoncé son intention d'intervenir, conjointement avec les Pays-Bas, dans l'affaire du génocide de la Gambie devant la Cour internationale de justice.

Maintenant dans la dernière année de la Stratégie, le Canada continue de poursuivre une réponse stratégique à la crise reposant sur quatre piliers, en mettant l'accent sur le rétablissement d'un régime démocratique, le soutien aux besoins continus des populations touchées par le conflit au Myanmar, le soutien continu aux réfugiés rohingyas et aux communautés d'accueil au Bangladesh, et la recherche de la reddition de comptes pour les graves violations des droits de la personne au Myanmar.

Le Canada continue également de fournir des fonds d'aide humanitaire pour répondre aux besoins immédiats des réfugiés rohingyas au Bangladesh et des populations vulnérables et touchées par le conflit au Myanmar. En 2022, le Canada a versé 10,3 millions de dollars en aide humanitaire immédiate pour répondre aux besoins des personnes touchées par la crise au Myanmar, y compris le soutien à la population rohingya. Cette aide porte sur des secteurs tels que l'alimentation, la nutrition, les abris et la protection. Le Canada a également contribué à hauteur de 15,3 millions de dollars à l'aide humanitaire au Bangladesh, afin de répondre aux besoins des réfugiés rohingyas. En mars 2023, le Canada a annoncé une contribution de 6 millions de dollars pour répondre aux besoins immédiats des réfugiés rohingyas et des communautés d'accueil les plus vulnérables, en particulier les femmes et les filles.

Venezuela

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Mise à jour

Le 26 novembre 2022, après un an d'interruption, le régime de Maduro et la Plateforme unitaire représentant les forces démocratiques vénézuéliennes ont repris le processus de négociation au Mexique. Un accord social partiel a été signé pour investir dans les domaines de l'électricité, des soins de santé, de la sécurité alimentaire, de l'éducation et de la prévention des catastrophes naturelles. L'accord prévoit la création d'un fonds fiduciaire d'environ 3 milliards de dollars de fonds étrangers gelés, qui sera administré par les Nations Unies afin de répondre aux besoins humanitaires urgents du pays. Les pourparlers ultérieurs devraient porter sur les questions démocratiques, notamment sur les mesures nécessaires pour garantir des élections libres et équitables en 2024 (présidentielles) et 2025 (parlementaires). En décembre 2022, l'Assemblée nationale vénézuélienne démocratiquement élue en 2015 a voté en faveur de la dissolution effective du gouvernement intérimaire. À l'avenir, les Forces démocratiques prévoient de choisir un candidat par le biais des primaires pour se présenter contre le candidat du Chavismo – probablement Maduro – lors des élections de 2024.

Conformément à l'engagement du Canada de maintenir la visibilité internationale de la crise des réfugiés et des migrants vénézuéliens, le Canada et l'Union européenne ont organisé conjointement, en mars 2023, la Conférence internationale de 2023 en solidarité avec les réfugiés et migrants vénézuéliens et avec leurs pays et communautés d'accueil. Cet événement a permis de recueillir 1,2 milliard de dollars canadiens en promesses de dons (dont 744 millions de dollars canadiens en subventions), y compris 58,55 millions de dollars canadiens en financement de l'aide internationale de la part du Canada. Il s'agissait d'un événement de suivi de la Conférence internationale des donateurs de 2021, organisée par le Canada.    

Faits et chiffres à l’appui

Stratégie pour le Moyen-Orient

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Faits et chiffres à l’appui

En outre, l'aide au développement fournie dans le cadre de la Stratégie a permis au Canada de prendre les mesures suivantes :

Contexte

La Stratégie pour le Moyen-Orient a été lancée en février 2016 pour répondre aux crises en Irak et en Syrie, et à leur impact sur la région, en particulier sur la Jordanie et le Liban. La stratégie pangouvernementale actuelle pour le Moyen-Orient a été prolongée de trois ans, jusqu'au 31 mars 2025.

Depuis 2016, la Stratégie a engagé plus de 4,7 milliards de dollars pour aider à mettre en place les conditions de la sécurité et de la stabilité, atténuer les souffrances humaines, permettre la mise en œuvre de programmes de stabilisation dirigés par des civils et soutenir la gouvernance et les efforts à plus long terme visant à renforcer la résilience.

Le Liban et l'aide canadienne

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Mise à jour

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Le Liban risque de s'effondrer politiquement, économiquement et socialement après des décennies de mauvaise gouvernance et de corruption. Le pays connaît des taux de pauvreté, d'inflation, de chômage et de dette publique qui montent en flèche – une situation qui a été exacerbée par la pandémie de COVID-19, l'explosion dans le port de Beyrouth et les impacts de l'invasion de l'Ukraine par la Russie sur la sécurité alimentaire et la production agricole locale. Un rapport de la Banque mondiale datant de 2021 a souligné que le Liban figurerait probablement parmi les 10, voire les 3, crises financières et économiques mondiales les plus graves depuis le milieu du XIXe siècle.

Cisjordanie et Gaza

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Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Plan de réponse humanitaire 2023 : Le 26 janvier 2023, le Bureau de coordination des affaires humanitaires (BCAH) des Nations Unies a publié son plan d'intervention humanitaire 2023 pour la Cisjordanie et Gaza. Les besoins humanitaires en Cisjordanie et à Gaza reflètent l'effet cumulatif de multiples facteurs sur la situation humanitaire actuelle. Le plan d'intervention humanitaire prévoit que 2,1 millions de Palestiniens (près de 50 %) auront besoin d'une forme ou d'une autre d'aide humanitaire. Les secteurs qui comptent le plus grand nombre de personnes dans le besoin sont ceux de la protection (1,9 million de personnes), de la santé (1,6 million de personnes), de la sécurité alimentaire (1,5 million de personnes) et de l'eau, de l'assainissement et de l'hygiène (1,4 million de personnes).

Le Canada soutient les réfugiés palestiniens par l'intermédiaire de l'UNRWA, organisme chargé de répondre aux besoins des réfugiés vulnérables et de fournir des services essentiels en matière d'éducation, de santé et de protection. Depuis 2020, le Canada a versé plus de 90 millions de dollars à cet organisme.

Les progrès socioéconomiques sont limités par les entraves à la circulation, à l'accès et au commerce, ce qui freine la croissance économique. En outre, le déclin de l'espace démocratique affecte l'inclusivité, la transparence et l'efficacité des systèmes judiciaires et de la primauté du droit.

Yémen

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Mise à jour

Une trêve négociée par les Nations Unies entre le gouvernement du Yémen, la coalition dirigée par l'Arabie saoudite et les Houthis soutenus par l'Iran a débuté le 2 avril et a pris fin le 2 octobre sans que les parties ne parviennent à un accord. La trêve a duré plus longtemps que ce que beaucoup attendaient et a entraîné une diminution du nombre de victimes civiles, la livraison de carburant par les ports yéménites et l'ouverture d'un nombre limité de vols commerciaux entre Sanaa, la Jordanie et l'Égypte. Les efforts de négociation par voie détournée se poursuivent et les parties évitent une importante escalade qui les éloignerait trop des termes de la trêve. Bien que la situation se soit améliorée, les Houthis continuent de se livrer à des actes d'hostilité et d'escalade, tels que des frappes de drones contre les infrastructures pétrolières yéménites, et menacent de replonger le pays dans la guerre. Dans les négociations, les Houthis insistent sur des demandes maximalistes et se concentrent sur le renforcement de leurs capacités politiques et militaires avec le soutien de la République islamique d'Iran. Le 21 mars, l'envoyé spécial des Nations Unies pour le Yémen et le Comité international de la Croix-Rouge ont annoncé un accord entre les parties au conflit pour la libération de centaines de prisonniers de guerre. Le Canada s'est félicité de cet accord, qui constitue une mesure de confiance en faveur de la paix au Yémen.

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

La situation au Yémen constitue toujours l'une des crises humanitaires les plus graves au monde. Selon le plan d'intervention humanitaire des Nations Unies pour 2023, au moins 21,6 millions de personnes au Yémen ont besoin d'une aide humanitaire, et les besoins de financement sont estimés à 4,3 milliards de dollars américains. La réponse humanitaire a été marquée par un sous-financement chronique au cours des dernières années.

Les besoins humanitaires persistent, alimentés par les conflits et le blocus économique, et sont exacerbés par les risques naturels tels que les inondations et, plus récemment, les impacts économiques du conflit en Ukraine. L'insécurité alimentaire est généralisée et les taux de malnutrition infantile restent parmi les plus élevés au monde. La prévention de la famine demeure une priorité urgente.

Sur le plan politique, le Yémen est embourbé dans des conflits qui se chevauchent, prenant la forme d'une guerre civile entre le gouvernement et les Houthis, ainsi que d'un conflit par procuration entre l'Arabie saoudite et l'Iran. Le gouvernement du Yémen est soutenu par l'Arabie saoudite et une coalition régionale regroupant les Émirats arabes unis, tandis que les Houthis sont soutenus par l'Iran. La présence d'Al-Qaïda dans la péninsule arabique, Daech et la perspective d'une sécession du sud posent des défis supplémentaires en matière de sécurité et de politique.

Le conflit actuel s'est aggravé en 2015 lorsque les Houthis ont organisé un coup d'État contre le gouvernement du Yémen et pris le contrôle de la capitale, Sanaa. Aujourd'hui, les Houthis contrôlent de vastes zones, principalement dans le nord du pays. Les attaques menées par les deux parties au conflit ont touché de manière disproportionnée les civils, en particulier les femmes et les enfants, qui seraient à nouveau les plus touchés si la situation dégénérait à nouveau en guerre. Le Canada soutient le gouvernement du Yémen et entretient de bonnes relations diplomatiques avec lui.

En juin 2022, les Nations Unies ont lancé un appel urgent de fonds pour entreprendre une opération d'urgence de 75 millions de dollars afin de prévenir une catastrophe écologique et humanitaire imminente causée par le FSO Safer, un navire de stockage flottant (pétrolier) en état de décomposition contenant 1,1 million de barils de pétrole brut ancré au large de la côte de la mer Rouge du Yémen, qui risque de perdre son étanchéité, de se briser ou d'exploser, provoquant une importante marée noire. Le 6 septembre, le Canada a annoncé une contribution de 2,5 millions de dollars à l'opération internationale coordonnée par les Nations Unies, conjointement avec les gouvernements des Pays-Bas, de l'Allemagne, du Royaume-Uni, des États-Unis, de l'Union européenne et d'autres pays. En mars, les Nations Unies ont annoncé que les coûts de mise en œuvre du projet avaient augmenté et qu'elles cherchaient à combler rapidement un déficit de financement de 34 millions de dollars.

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