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Sous-ministre du Développement international comparution au AEFA sur l’étude sur les enjeux du développement international et la manière dont le Canada contribue à relever les principaux défis

Le 9 février 2023

Publié : le 12 septembre 2025

Table des matières

  1. Aperçu
    1. Note de scénario
    2. Mot d’ouverture
    3. Notices biographiques des membres
    4. Sommaire des propositions (en mettant l’accent sur le développement)
  2. Invasion russe de l’Ukraine
    1. Le point sur la situation en Ukraine
    2. Réponse humanitaire en Ukraine
    3. Invasion russe de l’Ukraine : répercussions sur la sécurité alimentaire mondiale
    4. Comment l’aide au développement du Canada répond aux besoins émergents en Ukraine
    5. Le soutien du Canada aux femmes et aux filles en Ukraine
    6. Aide-mémoire sur le soutien du Canada à l’Ukraine
  3. Afghanistan
    1. Le legs du Canada en Afghanistan
    2. Réponse internationale face à la crise en Afghanistan
    3. Réponse humanitaire en Afghanistan
    4. Sanctions en Afghanistan et Code criminel
  4. Haïti
    1. Haïti – renseignements généraux
    2. Sanctions et mesures prises à l’égard d’Haïti
    3. Réponse humanitaire en Haïti
  5. Autres enjeux d’actualité
    1. Stratégie pour l’Indo-Pacifique
    2. La réponse d’aide internationale du Canada face à la pandémie de COVID-19
    3. Proposition de dérogation à l’Accord sur les ADPIC de l’OMC
    4. Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA)
    5. Aide internationale du Canada au Pakistan
    6. Inconduite sexuelle d’employés de l’OMS
    7. Sécurité alimentaire et agriculture en Afrique
  6. Mandat
    1. Augmenter chaque année l’aide internationale au développement du Canada jusqu’en 2030
    2. Politique d’aide internationale féministe
    3. L’éducation en situation de conflit et de crise
    4. Le leadership du Canada en matière de financement du développement
    5. Gestion de l’aide internationale au développement pour plus d’efficacité, de transparence et de reddition de compte
    6. L’accent mis sur l’égalité des genres dans les investissements du Canada en matière d’aide internationale
    7. Réduire la répartition inégale du travail de soins rémunéré et non rémunéré
    8. Centre canadien pour la démocratie mondiale
    9. Engagement pris dans le cadre du mandat d’augmenter le financement des leaders et des organisations féministes
    10. Fonds canadien d’initiatives locales
  7. Autres programmes et politiques
    1. Général
      1. Financement de la lutte contre les changements climatiques
      2. Organisations de la société civile canadienne
      3. FinDev Canada
      4. La santé mondiale et la santé et les droits sexuels et reproductifs
      5. Réponse humanitaire en 2022
      6. Centre de recherches pour le développement international
      7. Le soutien aux 2ELGBTQI+ et la Politique d’aide internationale féministe
      8. Soutien aux institutions démocratiques
      9. Niveaux d’aide publique au développement
      10. Soutien aux personnes handicapées dans les pays en développement
    2. Afrique
      1. Éthiopie – situation actuelle
      2. Sahel
    3. Asia
      1. Aide à la Chine
      2. Initiative des nouvelles routes de la soie
      3. Crise des Rohingyas
    4. Amérique latine
      1. Venezuela
    5. Moyen-Orient et Golfe
      1. Stratégie pour le Moyen-Orient
      2. Liban et aide canadienne
      3. Cisjordanie et Gaza
      4. Yémen

Aperçu

Note de scénario

Comparution devant le Comité sénatorial permanent des affaires étrangères et du commerce international

Panélistes chargés de vous accompagner

Experts qui vous accompagnent dans l’assistance

Contexte du comité

Composition et intérêts du comité

Ukraine
Adaptation d’AMC aux objectifs : fusion de l’ACDI et du MAECI
Fonds canadien d’initiatives locales (FCIL)

Le 3 novembre 2022, le sénateur Manning s’est enquis du montant total des fonds alloués au FCIL et de la part des fonds affectés à des programmes dans les pays où les droits des femmes et les droits des personnes LGBTQ ne sont pas respectés.

Mot d’ouverture

Comparution devant le Comité sénatorial permanent des affaires étrangères et du commerce international (AEFA)

Notices biographiques des membres

Peter M. Boehm

GSI – Ontario

Nomination au sénat
Expérience professionnelle
Rôles politiques et parlementaires
Membre de comités
Points d’intérêt pour AMC
Ukraine
Opérations de paix
Adaptation d’AMC aux objectifs
Autres intérêts
Relations avec les autochtones

Peter Harder

GPS – Ontario

Nomination au sénat
Expérience professionnelle
Rôles politiques et parlementaires
Membre de comités
Points d’intérêt pour AMC
Aide humanitaire
Ukraine
COVAX
Adaptation d’AMC aux objectifs

Gwen Boniface

GSI – Ontario

Nomination au sénat
Expérience professionnelle
Rôles politiques et parlementaires
Membre de comités
Points d’intérêt pour AMC
Adaptation d’AMC aux objectifs
Sanctions contre la Russie
Pratiques commerciales injustes
Autres intérêts
Défense et sécurité

Mary Coyle

GSI – Nouvelle-écosse

Nomination au sénat
Expérience professionnelle
Rôles politiques et parlementaires
Membre de comités
Points d’intérêt pour AMC
Adaptation d’AMC aux objectifs
Ukraine
Actifs russes saisis
Atrocités en Ukraine
Autres intérêts
Désinformation russe

Marty Deacon

GSI – Ontario (région de waterloo)

Nomination au sénat
Expérience professionnelle
Rôles politiques et parlementaires
Membre de comités
Points d’intérêt pour AMC
Russie
Adaptation d’AMC aux objectifs
Actifs russes saisis
Autres intérêts
Afghanistan
Changement de culture

Mohamed-Iqbal Ravalia

GSI – Terre-Neuve-et-Labrador

Nomination au sénat
Expérience professionnelle
Rôles politiques et parlementaires
Membre de comités
Points d’intérêt pour AMC
Adaptation d’AMC aux objectifs
Aide humanitaire en Ukraine
Industrie spatiale et coopération
Équité vaccinale

Yuen Pau Woo

GSI – Colombie-Britannique

Nomination au sénat

Expérience professionnelle

Rôles politiques et parlementaires

Membre de comités

Points d’intérêt pour AMC

Adaptation d’AMC aux objectifs

Droits anti-dumping et compensateurs
Invasion de l’Ukraine par la Russie
Sanctions contre la Russie

Amina Gerba

GPS – Québec (Rigaud)

Nomination au sénat
Expérience professionnelle
Rôles politiques et parlementaires
Membre de comités
Points d’intérêt pour AMC
Adaptation d’AMC aux objectifs
Crise alimentaire mondiale 
Système de recours commerciaux :

Projet de loi S-217 (Loi sur la réaffectation de certains biens saisis, bloqués ou mis sous séquestre)

Stephen Greene

GSC – Nouvelle-Écosse (La Citadelle, Halifax)

Nomination au sénat

Expérience professionnelle

Rôles politiques et parlementaires

Membre de comités

Points d’intérêt pour AMC

Adaptation d’AMC aux objectifs
Mise à jour sur les Nations Unies
Ukraine
Accords de libre-échange

David Richards

GSC – Nouveau-Brunswick

Nomination au sénat
Expérience professionnelle
Rôles politiques et parlementaires
Membre de comités
Points d’intérêt pour AMC
Afghanistan
Russie
Ukraine
Syndrome de la Havane
Adaptation d’AMC aux objectifs

En avril 2022, le sénateur Richards a déploré l’état des forces armées canadiennes, suggérant qu’une plus grande collaboration entre AMC et le MDN améliorerait la situation du point de vue de la défense et de la sécurité.

Leo Housakos

C – Québec (Wellington)

Nomination au sénat
Expérience professionnelle
Rôles politiques et parlementaires
Membre de comités
Points d’intérêt pour AMC
Régime de sanctions 
Ingérence étrangère
Afghanistan

Michael L. MacDonald

PCC – Nouvelle-Écosse (Cape Breton)

Nomination au sénat
Expérience professionnelle
Rôles politiques et parlementaires
Membre de comités
Points d’intérêt pour AMC
Adaptation d’AMC aux objectifs
Nations Unies–Ukraine
Chine
Producteurs agricoles
Gestion de l’offre

Sommaire des propositions (en mettant l’accent sur le développement)

Demandes de financement – 583,1 millions de dollars

Les nouvelles demandes de financement (ajustements) comprennent 576,5 millions de dollars en crédits votés et 6,6 millions de dollars en financement prescrit par la loi.

Financement pour aider les pays en développement à faire face aux conséquences des changements climatiques – 370,0 millions de dollars

Affaires mondiales Canada demande des fonds pour aider les pays en développement à faire face aux conséquences des changements climatiques. Ce montant tient compte des éléments suivants :

1) Financement du soutien à la transition vers une économie verte pour les pays où intervient la Banque européenne pour la reconstruction et le développement – 250,0 millions de dollars
2) Financement en appui au programme d’investissement pour la transition accélérée de l’industrie du charbon – 120,0 M$
Financement pour la Stratégie du Canada pour le Moyen-Orient – 67,5 millions de dollars
Financement en appui au Fonds d’intermédiation financière pour la prévention, la préparation et la réponse aux pandémies – 50,0 millions de dollars
Financement de l’aide humanitaire en Afghanistan – 41,3 millions de dollars

Financement de la fourniture d’équipements militaires non létaux à l’Ukraine – 18,0 millions de dollars

Financement de l’augmentation des coûts liés aux indemnités de service extérieur et aux paiements des contributions obligatoires (part de l’aide non officielle au développement) – 11,0 millions de dollars

Affaires mondiales Canada demande un financement pour l’augmentation des coûts liés aux indemnités de service extérieur et pour couvrir l’augmentation des coûts liés aux paiements des contributions obligatoires dans le montant total de 11 millions de dollars. Ce montant tient compte des éléments suivants :

Réinvestissement des revenus de la vente ou du transfert de biens immobiliers – 9,1 millions de dollars
Financement pour appuyer le renforcement et la modernisation du Programme consulaire – 7,4 millions de dollars
Financement pour le programme CanExport – 7 millions de dollars
Financement pour la participation du Canada à l’exposition universelle à Osaka – 5,2 millions de dollars
Financement pour aborder la migration irrégulière vers le Canada (poste horizontal) – 4,5 millions de dollars
Financement pour renouveler et élargir le Mécanisme de réponse rapide du G7 – 2,1 millions de dollars
Financement pour améliorer la capacité du Canada en matière de sécurité de la recherche (poste horizontal) – 154 963 dollars

Transferts – (12,6 millions de dollars)

Transfert du ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration en appui au groupe de travail sur la réinstallation des réfugiés afghans – 1 million de dollars
Transfert à la Gendarmerie royale du Canada pour ajuster le financement précédemment fourni pour le personnel ministériel affecté aux missions à l’étranger – (248 189 dollars)
Transfert au ministère des Relations Couronne-Autochtones et des Affaires du Nord pour le Conseil de la nation Ktunaxa, l’Alliance de la Nation Okanagan et le Conseil tribal de la Nation Shuswap afin de soutenir les activités de consultation et d’engagement liées au Traité du fleuve Columbia – (1,0 million de dollars)
Transfert à la Société canadienne d’hypothèques et de logement pour la Stratégie emploi et compétences jeunesse – (1,3 million de dollars)
Transfert au ministère de l’Environnement pour soutenir le Partenariat pour la mise en œuvre du marché du carbone – (11,0 millions de dollars)

Ajustements – 2,6 millions de dollars

Réaffectation interne des ressources des contributions aux subventions de l’aide au développement international pour les programmes multilatéraux
Réaffectation interne des ressources (2,6 millions de dollars) des subventions aux institutions financières internationales – paiements directs
Réaffectation interne des ressources en appui aux relations universitaires
Réaffectation interne des ressources concernant l’inflation des coûts liés aux indemnités de service extérieur (part de l’APD)

Invasion russe de l’Ukraine

Le point sur la situation en Ukraine

Messages supplémentaires

Mise à jour

Depuis le début du mois de septembre, les forces ukrainiennes ont repris des territoires importants (plus de 12 000 km²), principalement dans les oblasts de Kharkiv et de Kherson. Les escalades dangereuses de la Russie, telles que les attaques contre des cibles civiles et des infrastructures essentielles, vont probablement se poursuivre, car le Kremlin tente de déstabiliser l’Ukraine, de saper la capacité de ce pays à faire la guerre et d’apaiser les partisans de la ligne dure à Moscou en réponse à ses échecs sur le champ de bataille. La Russie poursuit ses attaques de missiles et de drones kamikazes contre les infrastructures énergétiques et hydrauliques des villes ukrainiennes; les autorités ukrainiennes estiment que près de la moitié des infrastructures électriques du pays ont été endommagées. De nombreuses régions d’Ukraine sont désormais confrontées à un « approvisionnement programmé » dans lequel elles ne reçoivent que deux ou trois heures d’électricité par jour. Les régions les plus touchées connaissent des pannes d’électricité qui durent plusieurs jours. Les attaques continues de la Russie contre les installations énergétiques aggravent la catastrophe humanitaire en Ukraine. À l’approche de l’hiver, le Canada accorde également la priorité au soutien des initiatives de préparation à l’hiver afin d’aider les Ukrainiens à se préparer aux mois les plus froids.

Faits et chiffres à l’appui

Réponse humanitaire en Ukraine

Messages supplémentaires

Mise à jour

Le 25 novembre, le premier ministre Trudeau a annoncé l’octroi de 30 millions de dollars au PAM pour couvrir les frais de transport, de stockage et de distribution des céréales données par l’Ukraine aux pays confrontés à un niveau élevé d’insécurité alimentaire.

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Le conflit en Ukraine est à l’origine de la crise de déplacement la plus rapide au monde depuis la Seconde Guerre mondiale. On estime à plus de 6,2 millions le nombre de personnes déplacées à l’intérieur du pays et à plus de 4,4 millions le nombre de personnes enregistrées pour un statut temporaire dans les pays européens, la plupart d’entre elles étant des femmes et des enfants.

Les besoins accrus dus à l’approche rapide de l’hiver constituent la priorité actuelle de la réponse humanitaire. La destruction des réseaux énergétiques prive les Ukrainiens d’eau potable, de soins de santé fiables et de la possibilité de chauffer les maisons et les centres communaux. La population est soumise à un stress mental et physique intense, en raison des difficultés à satisfaire les besoins humains fondamentaux et de l’impact psychologique prolongé des traumatismes de la guerre.

Depuis le début des hostilités le 24 février, les partenaires humanitaires ont travaillé intensément pour augmenter l’échelle et la portée de leurs opérations en Ukraine. La réponse humanitaire touche chaque semaine un plus grand nombre de personnes. En novembre 2022, les Nations Unies et les partenaires humanitaires avaient aidé plus de 13,5 millions de personnes en Ukraine.

Invasion russe de l’Ukraine : répercussions sur la sécurité alimentaire mondiale

Messages supplémentaires

Mise à jour

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

La majorité des personnes confrontées à des risques en matière de sécurité alimentaire et de nutrition se trouvent en Afrique subsaharienne. L’Initiative céréalière de la mer Noire facilite les expéditions de céréales, d’engrais et de denrées alimentaires de l’Ukraine depuis trois ports de la mer Noire et a contribué à stabiliser la spirale des prix alimentaires mondiaux.

La Russie transforme en armes les questions relatives à l’alimentation et à l’énergie et diffuse de la désinformation selon laquelle les sanctions occidentales seraient à l’origine de cette situation. Les sanctions canadiennes contre la Russie ne visent pas et ne viseront pas les exportations de denrées alimentaires et d’intrants agricoles, tels que les engrais, vers des pays tiers. La Russie a plaidé en faveur d’un allègement des sanctions bien qu’elle ait imposé ses propres restrictions à l’exportation de colza, de sucre, de céréales et d’engrais.

La crise alimentaire devrait s’aggraver. La crise actuelle d’accessibilité à la nourriture sera exacerbée par une crise de disponibilité de la nourriture à mesure que la productivité agricole diminuera, en grande partie à cause de la réduction de l’accessibilité aux engrais, ainsi que des conflits et des événements météorologiques extrêmes.

À ce jour, en 2022, le Canada a alloué un montant record de plus de 615 millions de dollars pour l’aide alimentaire et nutritionnelle humanitaire. Le Canada continue également de soutenir les programmes des pays en développement en matière de systèmes agricoles et alimentaires, en déboursant 602 millions de dollars pour des projets et des programmes au cours de l’exercice 2021-2022.

Comment l’aide au développement du Canada répond aux besoins émergents en Ukraine

Messages supplémentaires

Faits et chiffres à l’appui

Le soutien du Canada aux femmes et aux filles en Ukraine

Messages supplémentaires

Faits et chiffres à l’appui

Aide bilatérale au développement
Aide humanitaire
Programme pour la stabilisation et les opérations de paix; les femmes, la paix et la sécurité

Depuis 2021, le Canada a fourni un financement d’un million de dollars directement à une organisation locale de défense des droits des femmes pour soutenir la mise en œuvre, par localisation, du deuxième plan d’action national de l’Ukraine sur les femmes, la paix et la sécurité, et a appuyé sa révision en cours en réponse aux nouveaux défis posés par l’invasion à grande échelle de la Russie.

Aide-mémoire sur le soutien du Canada à l’Ukraine

Aide humanitaire

Le Canada répond aux besoins urgents en Ukraine et dans les pays voisins.

Soutien à la sécurité et à la stabilisation

Le Canada fournit un éventail de soutien à la sécurité et à la stabilisation à l'Ukraine, cherchant à renforcer la résilience et la résistance de ce pays. Cela comprend :

Aide au développement

Le Canada a augmenté le financement de l'aide au développement pour soutenir la résilience des institutions gouvernementales et des organisations de la société civile de l'Ukraine afin de répondre aux besoins des Ukrainiens, en particulier des femmes et des groupes vulnérables. Cela comprend :

Assistance économique

Aide militaire

Mesures spéciales d'immigration et de soutien

La réponse en chiffres

Afghanistan

Mise à jour

Les talibans ont pris le contrôle de l’Afghanistan le 15 août 2021. Le Canada est profondément préoccupé par la crise humanitaire généralisée et l’aggravation de la situation des droits de la personne, notamment par l’augmentation du nombre de rapports faisant état de la disparation et de la détention de militants, de l’imposition de peines fondées sur la charia, y compris la flagellation, de la répression des journalistes, de l’interdiction faite aux filles de fréquenter l’école secondaire et des restrictions imposées aux mouvements et aux activités des femmes et des filles en public, y compris les décrets sur la garde-robe et l’obligation d’avoir un tuteur masculin. Nous continuons à recourir à tous les forums disponibles pour exhorter le régime taliban à respecter les obligations internationales en matière de droits de la personne. Le Canada entretient des relations informelles avec les talibans par l’intermédiaire du représentant spécial du Canada pour l’Afghanistan à Doha.

Les priorités du Canada en Afghanistan demeurent : (1) le passage en toute sécurité des Canadiens et des Afghans approuvés dans le cadre de nos programmes spéciaux en matière d’immigration; (2) une aide humanitaire sans entraves; (3) le respect par les talibans de leurs obligations internationales en matière de droits de la personne et la formation d’un gouvernement inclusif et représentatif; et (4) la lutte contre le terrorisme.

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Conjuguée à la perte d’accès aux actifs étrangers, la crise de liquidité a un impact significatif sur l’économie, les services et les infrastructures de l’Afghanistan. En réponse à la détérioration de la situation humanitaire, le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté, le 22 décembre 2021, une exemption temporaire aux sanctions du Conseil de sécurité des Nations Unies, permettant l’aide humanitaire et les activités qui soutiennent les besoins fondamentaux de l’être humain.

Les donateurs d’optique commune s’accordent à dire que l’aide humanitaire n’est pas suffisante pour répondre aux besoins élevés et éviter à la fois une catastrophe humanitaire et un nouvel effondrement économique. Le Canada évalue actuellement les options en matière de programmes et une partie de l’aide au développement actuelle a pu reprendre.

Les sanctions et la législation antiterroriste nationale ont posé des problèmes pour la fourniture de l’aide internationale en Afghanistan. Depuis 2013, les talibans figurent sur la liste des entités terroristes du Code criminel du Canada, ce qui fait de la fourniture ou de la mise à disposition de biens, directement ou indirectement, en sachant qu’ils seront utilisés par un groupe terroriste (qu’il figure ou non sur cette liste) ou qu’ils lui profiteront, une infraction pénale. Des efforts sont en cours pour trouver des solutions afin de répondre aux besoins des Afghans, tout en veillant à ce que les partenaires de mise en œuvre ne contreviennent pas aux lois canadiennes.

Le legs du Canada en Afghanistan

Messages supplémentaires

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Aide au développement 

De 2001 à 2021, le Canada a apporté une contribution substantielle à l’Afghanistan par le truchement de l’aide au développement et de l’aide humanitaire, du soutien militaire, de la formation de la police, de la réforme de la primauté du droit, du déminage, de la gestion et de la réforme des finances publiques, de la défense des droits de la personne et de l’engagement diplomatique auprès des dirigeants afghans et de la communauté internationale. Le Canada, de concert avec d’autres donateurs et le gouvernement afghan, a contribué à des changements fondamentaux dans la société afghane, notamment une augmentation importante des taux d’inscription des filles dans l’enseignement primaire, l’amélioration des soins de santé et de l’immunisation, une augmentation de quatorze ans de l’espérance de vie, des médias dynamiques et ouverts, la formation et le renforcement des forces de sécurité de l’État et la mise en place d’institutions démocratiques. En outre, une génération d’hommes et de femmes en Afghanistan a participé à des processus politiques démocratiques et a bénéficié de médias libres et dynamiques.

Les investissements du Canada en faveur de la santé de base, de l’éducation, des droits de la personne et de la sécurité visaient à réduire la pauvreté et à construire une nation plus stable et plus sûre. Toute l’aide canadienne au développement a été fournie par l’intermédiaire de tiers, tels que des organisations non gouvernementales, des organismes des Nations Unies, la Banque mondiale et des acteurs de la société civile.

Aide humanitaire

 En 2022, le Canada a alloué 143,4 millions de dollars en aide humanitaire à l’Afghanistan et aux réfugiés afghans dans les pays voisins. Les fonds seront versés par l’intermédiaire des Nations Unies et d’autres partenaires humanitaires établis ayant la capacité opérationnelle de répondre à ces besoins.

Aide à la sécurité

Le soutien au secteur de la sécurité a été fourni par l’entremise du Fonds d’affectation spéciale pour l’armée nationale afghane, géré par l’OTAN, et du Fonds d’affectation spéciale pour l’ordre public en Afghanistan, géré par le PNUD. Ces deux fonds d’affectation spéciale ont cessé toute activité depuis la prise du pouvoir par les talibans et sont en cours de fermeture.

De 2001 à 2014, 40 000 Canadiens ont participé à la mission de l’OTAN en Afghanistan, ce qui en fait le plus grand déploiement militaire canadien depuis la Seconde Guerre mondiale. De plus, 158 membres des Forces armées canadiennes et un diplomate canadien sont morts pendant cette période.

Réponse internationale à la crise en Afghanistan

Messages supplémentaires

Contexte

Engagement diplomatique : après la prise de pouvoir par les talibans le 15 août 2021, le Canada et ses alliés ont fermé leurs ambassades respectives à Kaboul. Le Canada s’engage sur le dossier de l’Afghanistan par l’intermédiaire de son représentant spécial pour l’Afghanistan, qui est basé à Doha (au Qatar), où 18 pays d’optique commune et l’UE ont également des représentants. L’UE a rouvert sa mission à Kaboul avec une capacité opérationnelle minimale pour soutenir la coordination et l’acheminement de l’aide humanitaire. Parmi les pays d’optique commune du Canada, seul le Japon a entièrement rouvert son ambassade, ce qu’il a fait le 30 septembre 2022, avant sa présidence du G7 en 2023 et de son mandat de deux ans au Conseil de sécurité des Nations Unies. La plupart des États régionaux ont des ambassades à Kaboul.

Réponse humanitaire : le plan d’intervention humanitaire 2022 pour l’Afghanistan et le plan régional d’intervention pour les réfugiés en Afghanistan ont été officiellement lancés par les Nations Unies le 11 janvier 2022. Ensemble, ces plans demandent plus de 5 milliards de dollars américains. Les pays et organismes donateurs ont promis un total de 2,44 milliards de dollars américains; l’engagement total du Canada pour l’aide humanitaire à l’Afghanistan en 2022 s’élève à ce jour à 143,4 millions de dollars canadiens. Ces engagements sont inférieurs de plus de 2 milliards de dollars américains aux appels des Nations Unies. Le plan d’intervention humanitaire pour l’Afghanistan demeure le plus important au monde. Pour 2023, ce plan devrait avoir un coût encore plus élevé et l’on s’attend à ce qu’il soit publié en décembre 2022.

Soutien aux services de base

Après la prise du pouvoir par les talibans, la plupart des pays d’optique commune ont interrompu leurs programmes d’aide bilatérale en Afghanistan, même si l’aide humanitaire s’est poursuivie. Toutefois, l’aide humanitaire n’étant pas suffisante pour répondre à la crise prolongée et aux besoins croissants, les donateurs ont repris la fourniture d’autres services de base dans les domaines de la santé, de la sécurité alimentaire, de l’éducation et des moyens de subsistance. Le Fonds d’affectation spéciale pour la reconstruction de l’Afghanistan et le Fonds asiatique de développement, tous deux mis en œuvre par l’intermédiaire d’organismes des Nations Unies, ont été les principaux mécanismes utilisés pour fournir ces services de base. Toutes les activités sont menées en dehors du contrôle des autorités de facto. La capacité du Canada à s’engager de manière constructive aux côtés de ses alliés pour faire face à la crise actuelle et fournir de l’aide devra continuer à être mise en balance avec les dispositions antiterroristes du Code criminel du Canada.

Priorités relatives aux donateurs 

Malgré certaines divisions géostratégiques prévisibles, la communauté internationale s’accorde généralement sur l’importance de soutenir l’accès humanitaire, la gouvernance inclusive, le respect des droits des femmes et des filles, la stabilité, la lutte contre les migrations irrégulières et le trafic de stupéfiants et le contrôle de ces phénomènes, ainsi que la lutte contre le terrorisme. Les donateurs internationaux conviennent qu’il est impératif de soutenir des activités qui ne se limitent pas à l’aide humanitaire, ni même à la fourniture de services de base, afin d’inclure un soutien à la stabilisation économique et aux moyens de subsistance, mais les positions des donateurs varient quant au niveau d’engagement approprié dans les circonstances actuelles. 

Réinstallation

Les donateurs et les pays de la région se sont également engagés à réinstaller les réfugiés afghans à des degrés divers. Le Canada s’est engagé à réinstaller au moins 40 000 réfugiés afghans.

Droits de la personne

La Mission d’assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA) est très active en Afghanistan et, lors du dernier renouvellement de son mandat en mars 2022, elle a reçu un mandat renforcé, en partie grâce aux efforts de plaidoyer du Canada, pour surveiller les droits de la personne, l’égalité des genres et la coordination des donateurs et en rendre compte. Le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies a également nommé un rapporteur spécial sur les droits de l’homme en Afghanistan, dont le mandat est de fournir des rapports détaillés sur la détérioration de la situation des droits de la personne sur le terrain.

Réponse humanitaire en Afghanistan

Messages supplémentaires

Mise à jour

Les partenaires humanitaires observent une augmentation des contraintes d’accès et des défis opérationnels qui surviennent dans un contexte de besoins humanitaires importants. Les partenaires humanitaires sont préoccupés par les directives opérationnelles des autorités de facto qui visent à réglementer et à contrôler les organismes d’aide. Cette situation entraîne un rétrécissement de l’espace humanitaire par des tentatives d’influence sur la sélection des bénéficiaires, la conception des programmes et le recrutement du personnel, ainsi que des obstacles bureaucratiques supplémentaires à la mise en œuvre des projets. La sécurité et les droits fondamentaux des femmes en Afghanistan sont également de plus en plus préoccupants. Les autorités de facto ont récemment imposé des restrictions supplémentaires aux droits des femmes, notamment en les excluant de certains espaces publics, et auraient entrepris d’interdire l’accès des femmes aux universités. Ce renforcement alarmant des restrictions aux droits des femmes pourrait affecter les travailleuses humanitaires, qui pourraient être soumises à l’obligation de se conformer au système de mahram, lequel limite la mobilité des femmes sans l’accompagnement d’un parent de sexe masculin. Cela aurait un effet préjudiciable sur l’acheminement de l’aide humanitaire, car les travailleuses humanitaires sont essentielles pour répondre aux besoins des femmes et des filles vulnérables.

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

L’ampleur des besoins humanitaires augmente : on estime que 28,6 millions d’Afghans auront besoin d’une aide humanitaire en 2023, contre 24,4 millions en 2022. Les besoins humanitaires en Afghanistan concernent tous les secteurs, en particulier l’alimentation et la nutrition, la santé, la protection, l’eau, l’assainissement et l’hygiène. Les besoins sont liés aux conflits, à la sécheresse, à la COVID-19, à l’insécurité alimentaire, aux déplacements, et sont exacerbés par le contexte opérationnel difficile. Les vastes défis économiques à l’intérieur de l’Afghanistan risquent d’aggraver encore la vulnérabilité de ceux qui ont besoin d’aide.

Le Canada a soutenu une réponse humanitaire multisectorielle dans l’ensemble de l’Afghanistan, en mettant particulièrement l’accent sur la fourniture d’une aide alimentaire et nutritionnelle vitale aux groupes vulnérables. En 2022, le Canada a alloué un total de 143,4 millions de dollars en aide humanitaire pour répondre aux besoins vitaux en Afghanistan et dans les pays voisins.

Sanctions en Afghanistan et Code criminel

Messages supplémentaires

Contexte

Sanctions des Nations Unies

Le Canada s’acquitte de ses obligations envers les Nations Unies en ce qui concerne les talibans par l’intermédiaire de la Loi sur les Nations Unies et du Règlement d’application des résolutions des Nations Unies sur Al-Qaïda et le Taliban. Ce règlement interdit aux Canadiens d’effectuer des transactions sur les actifs de certaines personnes associées aux talibans (« personnes figurant sur la liste »), de mettre des biens ou des services financiers à la disposition des personnes figurant sur la liste et de leur fournir, vendre ou transférer des armes et de l’aide technique. Les infractions peuvent être sanctionnées par des amendes allant jusqu’à 100 000 dollars ou des peines d’emprisonnement allant jusqu’à dix ans.

Des certificats d’exemption à ces interdictions peuvent être délivrés par la ministre des Affaires étrangères, lorsqu’ils sont jugés justifiés, ou lorsque l’exemption a reçu l’approbation préalable du Conseil de sécurité des Nations Unies (CSNU). En décembre, le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté une résolution créant une nouvelle exemption pour l’aide humanitaire et d’autres activités qui permettent de répondre aux besoins humains fondamentaux découlant des sanctions imposées par les Nations Unies en rapport avec les talibans.

Code criminel

 Les talibans sont considérés comme un groupe terroriste en vertu du droit interne canadien. Le Code criminel prévoit un large éventail d’interdictions et de conséquences importantes pour faire obstacle à toute activité terroriste au Canada ou à tout soutien en provenance du Canada. Le Code criminel s’applique à toutes les personnes se trouvant au Canada, ainsi qu’aux citoyens canadiens vivant à l’étranger. Les organisations internationales ne sont généralement pas soumises aux dispositions du Code criminel du Canada, sauf en ce qui concerne leurs activités au Canada.

En vertu du droit interne canadien, il est criminel de collecter, directement ou indirectement, des biens, de fournir, d’inviter une personne à fournir ou de mettre à disposition des biens (y compris des fonds) ou des services financiers ou autres services connexes, en sachant que, en tout ou en partie, ils seront utilisés par un groupe terroriste ou qu’ils lui profiteront. Un groupe terroriste est défini (dans le Code criminel) comme : (i) une entité dont l’un des objectifs ou l’une des activités est de faciliter ou de mener une activité terroriste, ou (ii) une entité figurant sur une liste, et comprend une association de telles entités.

Il n’existe actuellement aucun mécanisme permettant de déroger aux interdictions antiterroristes de l’alinéa 83.03(b) pour des activités humanitaires ou autres.

Aide humanitaire

En 2022, le Canada a alloué plus de 143 millions de dollars en aide humanitaire à l’Afghanistan et aux pays voisins – dont 50 millions de dollars annoncés le 31 mars 2022.

Le Canada a trouvé des moyens de respecter ses engagements en matière d’aide humanitaire et de développement par l’intermédiaire d’organisations humanitaires internationales chevronnées, telles que les organismes des Nations Unies et le CICR, et a prévu des dispositions antiterroristes strictes dans les accords qu’il a conclus avec ces organisations. Le gouvernement du Canada collabore activement avec ces organisations pour veiller à ce que les programmes soient conçus de manière à éviter que des avantages directs ou indirects – tels que des avantages monétaires – ne soient accordés à des groupes terroristes. Cela comprend le financement d’activités sélectionnées, l’inclusion de dispositions fiscales explicites dans les accords et des garanties supplémentaires que les fonds canadiens ne seront pas utilisés pour soutenir des activités soumises à l’impôt, qui pourraient être dirigées vers le gouvernement de l’Afghanistan contrôlé par les talibans.

Haïti

Haïti – renseignements généraux

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Faits et chiffres à l’appui

Sanctions et mesures prises à l’égard d’Haïti

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Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Le 3 novembre 2022, le Règlement sur les mesures économiques spéciales visant Haïti (le Règlement) est entré en vigueur et a inscrit deux personnes sur la liste. Le 17 novembre 2022, ce règlement a été modifié et six autres personnes y ont été ajoutées. Le Règlement permet au Canada de faire porter des sanctions sur des personnes clés qui financent, soutiennent ou bénéficient des activités de gangs armés.

Le 10 novembre 2022, le Règlement d’application de la résolution des Nations Unies sur Haïti est entré en vigueur. Ce règlement permettra de mettre en œuvre les décisions du Conseil de sécurité des Nations Unies (CSNU). Le 21 octobre 2022, le CSNU a adopté par consensus la résolution 2653, qui impose un régime de sanctions à Haïti, y compris un gel des avoirs, une interdiction de voyager et un embargo sur les armes. Les résolutions des Nations Unies sur Haïti visent les personnes qui participent à des activités criminelles et à des actes de violence impliquant des groupes armés et des réseaux criminels qui font la promotion de la violence, ou les personnes qui soutiennent de telles activités. Cela comprend le recrutement forcé d’enfants par des groupes et des réseaux, les enlèvements, la traite des personnes et le trafic de migrants, ainsi que les homicides et les violences sexuelles et fondées sur le genre. La résolution établit un comité des sanctions du Conseil de sécurité des Nations Unies, soutenu par un groupe d’experts, qui sera chargé d’identifier les personnes et les entités qui devraient faire l’objet de sanctions. Conformément au règlement susmentionné, ces personnes seront automatiquement sanctionnées par le Canada.

Les régimes de sanctions du Canada ne s’appliquent pas aux personnes qui sont des citoyens canadiens ou des résidents permanents. Il se peut que des personnes fomentant la violence en Haïti résident au Canada, comme nous l’avons vu récemment avec l’arrestation à Lévis. AMC continuera à collaborer avec les autorités canadiennes chargées de l’application de la loi (telles que le CANAFE et la GRC) qui mènent des activités de lutte contre le blanchiment d’argent et les activités criminelles à l’échelle nationale, afin de s’assurer que nos efforts au pays correspondent à notre engagement en matière de sanctions.

Réponse humanitaire en Haïti

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Mise à jour

Compte tenu de l’insécurité actuelle, les besoins humanitaires continuent d’augmenter. Le 15 novembre, les Nations Unies ont lancé un appel éclair demandant 145,6 millions de dollars américains en plus de la demande actuelle de 373,2 millions de dollars américains pour fournir une aide humanitaire à Haïti. À ce jour, en 2022, le Canada a engagé 12,5 millions de dollars en aide humanitaire pour répondre aux besoins décrits dans ces appels. Ce montant comprend les 8 millions de dollars annoncés par le premier ministre en marge du Sommet de la Francophonie, qui permettront de soutenir des partenaires tels que le Programme alimentaire mondial, l’Organisation panaméricaine de la santé et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance. Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (BCAH), les besoins en financement humanitaire prévus pour 2023 s’élèveront à 715 millions de dollars américains. Le soutien du Canada sera nécessaire pour répondre à cette demande nettement plus élevée, en particulier en ce qui concerne le choléra, l’eau, l’assainissement et l’hygiène, la santé, la sécurité alimentaire, la logistique et la protection.

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Autres enjeux d’actualité

Stratégie pour l’Indo-Pacifique

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Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Lancée en novembre 2022, la Stratégie pour l’Indo-Pacifique du Canada finance 24 nouvelles initiatives couvrant 17 ministères et organismes gouvernementaux, ainsi que FinDev Canada et la Fondation Asie Pacifique. Elle est signée par les trois ministres d’Affaires mondiales du Canada, le ministre de la Défense nationale et le ministre de la Sécurité publique.

La Stratégie s’articule autour de cinq objectifs stratégiques :


Cette stratégie repose sur la reconnaissance du fait que le Canada doit accroître sa présence et renforcer ses partenariats dans la région afin de protéger et de promouvoir efficacement les intérêts canadiens. Le cadre de la Stratégie est le fruit d’un processus consultatif d’élaboration de politiques mené par Affaires mondiales Canada, y compris les recommandations d’un comité consultatif national sur l’Indo-Pacifique mis sur pied en juin 2022. Les nouvelles initiatives prévues dans le cadre de la Stratégie permettront d’appuyer la diversification et l’expansion des partenariats régionaux du Canada, de renforcer la crédibilité du Canada en tant qu’intervenant régional fiable et engagé, et positionneront ainsi le Canada de manière à renforcer l’ordre fondé sur des règles et à soutenir une région indo-pacifique libre, ouverte, inclusive et durable.

La Stratégie pour l’Indo-Pacifique désigne la Chine comme une « puissance mondiale de plus en plus perturbatrice » et définit notre approche aux niveaux bilatéral, régional et international. À ce jour, 12 pays et organisations ont adopté des cadres régionaux pour l’Indo-Pacifique :

Initiatives en matière d’aide internationale

Objectif 3 : Investir dans les gens et tisser des liens entre eux
Élargissement de l’initiative Bourses et programmes d’échanges éducationnels pour le développement
Appel de propositions pour les organisations féministes de la société civile canadienne
Programmes d’aide bilatérale réactive féministe
Contribution en matière d’infrastructure
Risque de catastrophe et résilience
Objectif 5 : Le Canada, un partenaire actif et engagé dans l’Indo-Pacifique
Fonds d’affectation spéciale pour le Plan d’action ANASE-Canada

La réponse d’aide internationale du Canada face à la pandémie de COVID-19

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Mise à jour

Faits et chiffres à l’appui

Engagement du Canada dans le cadre de la réponse face à la COVID-19

Engagements mondiauxEngagement
Engagements à l’égard de l’Accélérateur ACT2,062 milliards $
Réponse humanitaire846 millions $
Programmes adaptés573 millions $
Total3,481 milliards $*

Allocations financières du Canada à l’Accélérateur ACT par pilier

PilierAllocations
Vaccins – COVAX1,155 millions $
Thérapeutique290 millions $
Diagnostic265 millions $
Connecteur des systèmes de santé265 millions $
Total1,9 milliard $

Engagements du Canada en matière de dons de doses à COVAX

Engagement en matière de dons de doses à COVAX200 millions $
Doses en nature mises à disposition**~53,76 millions $
Contributions financières versées (équivalents-dose***)87 millions $
Solde restant59,24 millions $

*À noter que le chiffre total comprend la contribution de 107 millions de dollars du ministère des Finances du Canada au Fonds de fiducie pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance du FMI

**Comprend les doses données à COVAX et de manière bilatérale

***87 millions de dollars calculés en utilisant la méthodologie approuvée par le G7 en 2021, soit 6 dollars américains par dose. En outre, 49,86 millions de dollars ont été engagés mais n’ont pas encore été déboursés en utilisant la méthodologie approuvée par l’OCDE pour 2022, soit 6,72 dollars américains par dose, dans le cadre de l’engagement à l’égard du COVAX pour 2022. Le reste de l’écart sera comblé par des contributions financières liées aux vaccins aux partenaires de l’Accélérateur ACT à partir du budget de 2022.

Contexte

Accélérateur ACT
Le budget de 2022 prévoit 732 millions de dollars en 2022-2023 pour Affaires mondiales Canada afin de soutenir davantage les efforts du Dispositif pour accélérer l’accès aux outils de lutte contre la COVID-19 et de veiller à ce que le Canada continue de fournir sa juste part aux efforts mondiaux visant à améliorer l’accès aux vaccins, aux produits thérapeutiques et aux autres outils de lutte contre la COVID-19.

Don de doses et fourniture de vaccins
L’offre de vaccins ayant augmenté régulièrement en 2022, le besoin de dons de doses de la part des pays donateurs a diminué. À l’heure actuelle, les principaux obstacles à l’augmentation de la vaccination sont les capacités de livraison limitées et la faiblesse de la demande. Le Canada fait sa part pour soutenir les objectifs de vaccination des pays en investissant dans le Mécanisme COVAX et en faisant don de doses excédentaires. Le Canada a engagé environ 625 millions de dollars pour le déploiement des vaccins et le renforcement des systèmes de santé en réponse à la COVID-19, dont 200 millions de dollars canadiens pour l’Initiative mondiale pour l’équité vaccinale du Canada (IMEVCan), initiative phare du Canada. Dans le cadre de l’approche adoptée par les pays pour lutter contre la pandémie de COVID-19, le Canada s’efforcera de renforcer l’équité et la résilience des systèmes de santé afin que les pays puissent mieux répondre aux crises sanitaires, tout en maintenant la vaccination de routine et les soins de santé publique essentiels.

Renforcement de la prévention, de la préparation et de l’intervention en cas de pandémie
Le Canada participe à des discussions, notamment au sein de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), du G20, du G7 et de l’Assemblée générale des Nations Unies (AGNU), sur la manière de renforcer la prévention, la préparation et l’intervention en cas de pandémie à la lumière des enseignements tirés de la COVID-19 et d’autres crises liées à la sécurité sanitaire. L’Assemblée mondiale de la santé a lancé des processus de rédaction et de négociation d’une convention, d’un accord ou d’un autre instrument international de l’OMS visant à renforcer la prévention, la préparation et l’intervention en cas de pandémie, et à envisager des modifications au Règlement sanitaire international (2005). Un nouveau fonds d’intermédiation financière géré par la Banque mondiale pour la prévention, la préparation et l’intervention en cas de pandémie (le Fonds de lutte contre la pandémie) a été lancé le 8 septembre 2022 pour aider à renforcer la prévention, la préparation et l’intervention en cas de pandémie aux niveaux national, régional et mondial, en mettant l’accent sur les pays à revenu faible et intermédiaire. Le premier ministre Trudeau a annoncé la contribution de 50 millions de dollars du Canada au Fonds de lutte contre la pandémie lors du Sommet du G20 en novembre 2022. Cet engagement permettra de combler les lacunes critiques, notamment en ce qui concerne la surveillance des maladies, les systèmes de laboratoire, le personnel de santé, les communications et la gestion des situations d’urgence et l’engagement communautaire. L’Assemblée générale des Nations Unies a également décidé d’organiser une réunion de haut niveau sur la prévention, la préparation et l’intervention en cas de pandémie avant la fin de sa 78e session, en septembre 2023.

Proposition de dérogation à l’Accord sur les ADPIC de l’OMC

Messages supplémentaires

Mise à jour

Lors de la douzième conférence ministérielle de l’OMC, le 17 juin 2022, les ministres ont adopté une décision ministérielle relative à l’Accord sur les ADPIC (c’est-à-dire la dérogation à l’Accord sur les ADPIC), qui permet aux pays en développement membres admissibles d’autoriser l’utilisation de l’objet protégé par un brevet des vaccins contre la COVID-19 pour faire face à la pandémie. La décision, qui a une durée de cinq ans, a également engagé les membres de l’OMC à décider, d’ici le 17 décembre 2022, s’il convient d’étendre le champ d’application de la dérogation pour couvrir également les brevets relatifs à la production et à la fourniture de produits diagnostiques et thérapeutiques concernant la COVID-19. Lors de la réunion du Conseil général de l’OMC qui s’est tenue les 19 et 20 décembre, les membres ont accepté de prolonger à nouveau le délai de décision, le Conseil général devant décider d’un nouveau délai lors de sa réunion des 2 et 3 mars 2023. La décision du Conseil général sera suivie d’une réunion formelle du Conseil des ADPIC les 16 et 17 mars.

Faits et chiffres à l’appui

Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA)

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Mise à jour

Les questions liées à la neutralité de l’UNRWA ou au matériel pédagogique utilisé dans les écoles de l’UNRWA attirent périodiquement l’attention des groupes d’intervenants. En juin 2022, un rapport d’un groupe connu sous le nom de UN Watch a allégué l’utilisation abusive des médias sociaux par le personnel de l’UNRWA. L’UNRWA a mené une enquête sur ces allégations; des mesures administratives et disciplinaires ont été prises à l’encontre des personnes concernées. En juillet 2022, un rapport émanant d’un groupe d’intérêt a fait état d’allégations selon lesquelles certains matériels d’ « auto-apprentissage » utilisés par un certain nombre d’enseignants dans les écoles de l’UNRWA contiendraient un contenu problématique (c’est-à-dire certaines références qui iraient à l’encontre des valeurs des Nations Unies) et seraient apparus sur des plateformes de médias sociaux. En réponse, l’UNRWA a lancé une enquête sur ces allégations. L’Office indique qu’il s’efforce de prendre des mesures préventives et de garantir la capacité de réaction dans le cadre des enquêtes sur les allégations.

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Depuis 1948, l’UNRWA est la seule organisation des Nations Unies mandatée pour fournir des services de base à plus de cinq millions de réfugiés palestiniens en Cisjordanie, à Gaza, au Liban, en Syrie et en Jordanie. L’UNRWA est presque entièrement financé par des contributions volontaires de donateurs internationaux, et continue à faire face à un déficit de financement chronique et important résultant de l’augmentation des besoins et des coûts de fonctionnement, face à la baisse des contributions et à un environnement instable. Ce déficit régulier d’année en année affecte la capacité de l’Office à fournir des services aux réfugiés palestiniens vulnérables, dont les besoins augmentent. En janvier 2023, l’UNRWA a publié son nouveau plan stratégique et la proposition budgétaire qui l’accompagne pour le budget du programme, d’un montant de 848 millions de dollars pour l’année. L’UNRWA a affirmé sa volonté d’investir dans des réformes de programmes globales et dans la modernisation afin de répondre aux besoins des réfugiés de manière rentable et efficace.

Aide internationale du Canada au Pakistan

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Mise à jour

Les questions liées à la neutralité de l’UNRWA ou au matériel pédagogique utilisé dans les écoles de l’UNRWA attirent périodiquement l’attention des groupes d’intervenants. En juin 2022, un rapport d’un groupe connu sous le nom de UN Watch a allégué l’utilisation abusive des médias sociaux par le personnel de l’UNRWA. L’UNRWA a mené une enquête sur ces allégations; des mesures administratives et disciplinaires ont été prises à l’encontre des personnes concernées. En juillet 2022, un rapport émanant d’un groupe d’intérêt a fait état d’allégations selon lesquelles certains matériels d’ « auto-apprentissage » utilisés par un certain nombre d’enseignants dans les écoles de l’UNRWA contiendraient un contenu problématique (c’est-à-dire certaines références qui iraient à l’encontre des valeurs des Nations Unies) et seraient apparus sur des plateformes de médias sociaux. En réponse, l’UNRWA a lancé une enquête sur ces allégations. L’Office indique qu’il s’efforce de prendre des mesures préventives et de garantir la capacité de réaction dans le cadre des enquêtes sur les allégations.

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Depuis 1948, l’UNRWA est la seule organisation des Nations Unies mandatée pour fournir des services de base à plus de cinq millions de réfugiés palestiniens en Cisjordanie, à Gaza, au Liban, en Syrie et en Jordanie. L’UNRWA est presque entièrement financé par des contributions volontaires de donateurs internationaux, et continue à faire face à un déficit de financement chronique et important résultant de l’augmentation des besoins et des coûts de fonctionnement, face à la baisse des contributions et à un environnement instable. Ce déficit régulier d’année en année affecte la capacité de l’Office à fournir des services aux réfugiés palestiniens vulnérables, dont les besoins augmentent. En janvier 2023, l’UNRWA a publié son nouveau plan stratégique et la proposition budgétaire qui l’accompagne pour le budget du programme, d’un montant de 848 millions de dollars pour l’année. L’UNRWA a affirmé sa volonté d’investir dans des réformes de programmes globales et dans la modernisation afin de répondre aux besoins des réfugiés de manière rentable et efficace.

Inconduite sexuelle d’employés de l’OMS

Message supplémentaire

Contexte

Des dizaines d’incidents d’inconduite sexuelle, y compris des viols, commis par des membres du personnel de l’OMS au cours de la réponse de l’OMS face à l’Ebola en République démocratique du Congo (RDC), ont été rapportés par les médias fin 2020, sans que les mécanismes et processus internes de l’OMS ne parviennent à les prévenir ou à les détecter. Ces enquêtes sont toujours en cours.

Le Canada a été à l’avant-garde des efforts visant à responsabiliser l’OMS, en se faisant le champion d’une décision au Conseil exécutif en janvier 2021 et en assurant un suivi régulier auprès de la haute direction de l’OMS sur les mises à jour et les progrès de la réponse de l’organisation. Nous continuons d’insister sur l’importance d’une approche centrée sur les survivants et les victimes et sur notre tolérance zéro à l’égard de l’inaction.

En réponse à la décision du Conseil exécutif, depuis l’automne 2021, l’OMS a mis en place un plan de réponse de la direction consacré aux recommandations d’une commission indépendante qui a enquêté sur l’inconduite sexuelle en RDC. Ce plan porte sur trois domaines d’action : 1) le soutien aux victimes et aux survivants d’inconduite sexuelle; 2) l’engagement du personnel de l’OMS sur la tolérance zéro à l’égard de l’inconduite sexuelle; et 3) la culture et les processus de l’OMS pour renforcer la tolérance zéro. En septembre 2022, environ 70 % des activités prévues avaient été mises en œuvre.

Le plan de réponse de la direction, une fois entièrement mis en œuvre, sera remplacé par une stratégie triennale précise qui est actuellement en cours d’élaboration. Le Canada examinera une version préliminaire de cette stratégie avant la réunion du Conseil exécutif de l’OMS en janvier 2023 et continuera de mettre l’accent sur une approche centrée sur les victimes/survivants ainsi que sur l’importance d’une collaboration étroite entre l’OMS et les principales entités des Nations Unies dans ce domaine.

Depuis novembre 2021, l’OMS dispose d’un tableau de bord permettant de suivre l’état d’avancement des enquêtes sur l’inconduite sexuelle (y compris l’exploitation, les abus et le harcèlement sexuels). Le tableau de bord suit les cas par catégorie, par région de bureau géographique et par statut (ouvert/fermé), mais ne tient pas compte des cas liés à la réponse à l’Ebola menée par l’OMS en RDC, qui font l’objet d’une enquête dans le cadre d’un processus distinct.

Sécurité alimentaire et agriculture en Afrique

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Mise à jour

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Mandat

Augmenter chaque année l’aide internationale au développement du Canada jusqu’en 2030

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Mise à jour

Le gouvernement a fourni plus de 2,1 milliards de dollars en nouvelle aide internationale à l’Ukraine, en grande partie par l’intermédiaire de prêts distribués par Finances Canada. 

Depuis le budget de 2022, les décisions de financement hors cycle ont permis de fournir 513 millions de dollars supplémentaires en ressources d’aide internationale, notamment pour la sécurité alimentaire mondiale (250 millions de dollars), la Stratégie pour l’Indo-Pacifique (213 millions de dollars) et la préparation aux pandémies (50 millions de dollars).

 

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Politique d’aide internationale féministe

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Faits et chiffres à l’appui

L’éducation en situation de conflit et de crise

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Mise à jour

En septembre 2022, le Secrétaire général des Nations Unies a convoqué le Sommet sur la transformation de l’éducation. Au cours de ce sommet, le Canada :

  1. a présenté son leadership en matière d’éducation mondiale; a fait progresser les résultats du Sommet Ensemble pour l’apprentissage, notamment en amplifiant les voix des jeunes déplacés; et
  2. a affirmé l’engagement du Canada à faire progresser les efforts visant à donner accès à une éducation de qualité aux enfants et aux jeunes déplacés. Sept nouvelles initiatives mondiales ont été lancées lors du Sommet sur la transformation de l’éducation. L’initiative 4 – transformer les systèmes éducatifs pour permettre à tous les enfants et jeunes touchés par une crise d’accéder à des possibilités d’apprentissage inclusives, de qualité et sûres et à une continuité de l’éducation – correspond au travail mondial du Canada dans le domaine de l’éducation.

 

En février 2023, le fonds Education Cannot Wait organisera une conférence de financement de haut niveau afin de lever des fonds pour l’éducation dans les situations d’urgence, un domaine chroniquement sous-financé. L’événement sera organisé conjointement par la Suisse, et coorganisé par l’Allemagne, le Niger, la Norvège et le Soudan du Sud. 

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

L’éducation figure parmi les droits de la personne et constitue une intervention cruciale dans les situations de crise, en particulier pour les filles. Dans les crises prolongées, l’éducation devient encore plus importante pour garantir que les enfants et les jeunes aient accès aux connaissances, aux compétences et à d’autres formes de soutien (nutrition, santé mentale, protection, etc.) afin de pouvoir contribuer économiquement et socialement à la reconstruction de leurs communautés.

En février 2021, le Canada a lancé la campagne internationale triennale Ensemble pour l’apprentissage afin de promouvoir une éducation de qualité et des possibilités d’apprentissage tout au long de la vie pour les réfugiés, les autres personnes déplacées de force et les enfants et jeunes des communautés d’accueil. La campagne comprend quatre domaines clés :

  1. Viser l’excellence des programmes;
  2. Renforcer les relations diplomatiques;
  3. Faire entendre les voix locales; et

Le leadership du Canada en matière de financement du développement

Messages supplémentaires

Mise à jour

Le programme de financement du développement continue de figurer en bonne place dans les discussions des Nations Unies, du G7 et du G20. Des progrès importants ont été réalisés en ce qui concerne l’engagement pris par les pays du G7/G20 de canaliser une partie de leurs droits de tirage spéciaux (DTS) nouvellement alloués au profit des pays à faible revenu et d’autres pays vulnérables, environ 80 % de l’objectif de 100 milliards de dollars américains ayant été atteint en octobre 2022. Le Canada a dépassé son engagement de canalisation en réacheminant 26 % de ses DTS, notamment en augmentant ses contributions aux fonds fiduciaires gérés par le FMI.

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Le Canada a joué un rôle de premier plan dans les discussions sur le financement mondial pour le développement, notamment en tant que coprésident du Groupe des Amis des Nations Unies concernant le financement des ODD depuis 2016, et en tant que coprésident de l’initiative Financement du développement à l’ère de la COVID-19 et au-delà avec le secrétaire général des Nations Unies et le premier ministre de la Jamaïque, lancée en mai 2020. Dans son nouveau rôle de coprésident des défenseurs des ODD, le premier ministre Trudeau maintiendra et développera le leadership du Canada dans la mobilisation du soutien, tant financier que politique, en faveur des ODD.

Gestion de l’aide internationale au développement pour plus d’efficacité, de transparence et de reddition de comptes

Le Canada continue d’améliorer ses processus, en consultation et en dialogue avec tous ses partenaires, afin d’accroître l’efficacité, la transparence et la responsabilisation en ce qui concerne son aide internationale. Le Canada offre désormais à ses partenaires une plus grande marge de manœuvre pour ajuster les projets actuels, des processus d’approbation simplifiés pour mettre en ligne plus rapidement les nouveaux projets, et des réponses ciblées pour les groupes vulnérables tels que les femmes. Cela a permis d’apporter des réponses plus rapides et plus efficaces à la pandémie et à d’autres crises. Et surtout, cela a permis au Canada de mieux répondre aux besoins de ses partenaires et d’obtenir de meilleurs résultats. Pour continuer à accroître la transparence de l’aide internationale du Canada, le gouvernement du Canada a déposé, le 31 mars 2022, son dernier rapport consolidé sur l’aide internationale du Canada pour 2020-2021. Le rapport a été publié peu après sur une page Web conviviale. Messages supplémentaires Un rapport annuel consolidé sur l’aide internationale réconcilie les allocations de l’enveloppe d’aide internationale (EAI) avec les dépenses, fournissant aux Canadiens des informations et des exemples plus clairs sur l’aide publique au développement du Canada et sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre de la Politique d’aide internationale féministe. Faits et chiffres à l’appui La publication, sur le site Web d’Affaires mondiales Canada, d’un calendrier évolutif sur 12 mois des possibilités de financement actuelles et à venir est une mesure concrète visant à améliorer la transparence et la prévisibilité du financement pour les partenaires. Le site Web d’Affaires mondiales Canada permet également d’accéder aux données ouvertes du Ministère sur les projets d’aide internationale par l’intermédiaire de sa banque de projets. Un nouveau tableau de bord interactif, DonnéesDev, présente les statistiques canadiennes sur l’aide internationale dans une interface conviviale. Le Canada est un membre actif de l’Initiative internationale pour la transparence de l’aide, où il a contribué à accroître l’attention portée par les membres à l’inclusion (p. ex. l’Afrique francophone) et à l’utilisation des données. Le Ministère collabore avec la société civile et les partenaires multilatéraux pour favoriser l’efficacité, la transparence et la responsabilisation en ce qui concerne le financement du Canada. Le Canada a pris des mesures au sein du Comité d’aide au développement (CAD) de l’OCDE pour améliorer l’efficacité du développement. Il encourage notamment le CAD et ses membres à réaffirmer leur engagement en faveur des principes de Busan pour une coopération efficace en matière de développement (prise en charge au niveau des pays, concentration sur les résultats, partenariats inclusifs, transparence et responsabilisation mutuelles), ainsi que leur importance accrue dans le contexte actuel du développement. En tant que membre du comité directeur du Partenariat mondial pour une coopération efficace au service du développement (PMCESD), le Canada collabore avec ses partenaires pour favoriser la mise en œuvre des principes d’efficacité de l’aide au niveau national, notamment par la promotion de l’égalité des genres.

L’accent mis sur l’égalité des genres dans les investissements du Canada en matière d’aide internationale

Messages supplémentaires

Mise à jour

Pas de mise à jour depuis la dernière présentation.

Faits et chiffres à l’appui

En 2021-2022, AMC a continué de progresser vers la mise en œuvre de la Politique d’aide internationale féministe, sur la base de données préliminaires :

Réduire la répartition inégale du travail de soins rémunéré et non rémunéré

Messages supplémentaires

Mise à jour

Pour remédier à la répartition inégale du travail non rémunéré et des soins prodigués à domicile et soutenir les résultats en matière de garde d’enfants et de renforcement du pouvoir économique des femmes dans les pays à revenu faible et intermédiaire, le Canada a contribué à hauteur de 10 millions de dollars à l’initiative Investir dans la garde d’enfants de la Banque mondiale. Au Pérou, le Canada a versé 3 millions de dollars à un projet intitulé Ouvrir des portes : Augmenter et améliorer les possibilités d’emploi décent pour les travailleurs domestiques au Pérou, en partenariat avec l’Organisation internationale du travail. Le Canada a versé 10 millions de dollars à un projet intitulé Rebâtir sur des bases égales, en partenariat avec ONU Femmes, pour veiller à ce que les services de soins soient inclus dans des systèmes de protection sociale tenant compte des spécificités liées au genre, tout en faisant progresser la santé et les droits sexuels et reproductifs dans quatre pays des Caraïbes orientales. En novembre 2022, le Ministère a lancé l’initiative Action pour les travailleuses de soins rémunérés, une occasion de financement sur invitation uniquement pour les organisations canadiennes sélectionnées qui répondent aux critères d’admissibilité. Dans le cadre de cette initiative de 36 millions de dollars, quatre à six projets seront sélectionnés. D’une valeur approximative de 6 à 9 millions de dollars chacun, ils porteront sur des questions liées au travail de soins rémunéré ou sur des défis liés au travail de soins rémunéré et non rémunéré.

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

La répartition inégale des tâches de soins entraîne une perte de temps pour les femmes et les filles : moins de temps pour l’éducation et la formation, l’emploi et l’esprit d’entreprise, les activités politiques et civiques, le repos et les soins de santé. Cette inégalité est injuste et freine le développement socioéconomique des femmes, des familles, des communautés et des sociétés. Avant et depuis la pandémie de COVID-19, le Canada a continué d’attirer l’attention sur la part disproportionnée du travail de soins rémunéré et non rémunéré qui incombe aux femmes et aux filles, en tant que problème essentiel à traiter dans le cadre de la mise en œuvre de sa Politique d’aide internationale féministe. Pour remédier à cette inégalité, le Canada met en œuvre l’engagement pris par le premier ministre le 30 juin 2021, lors du Forum Génération Égalité, d’investir 100 millions de dollars au cours des cinq prochaines années pour remédier à la répartition inégale du travail de soins rémunéré et non rémunéré dans les pays à revenu faible et intermédiaire par le biais de programmes autonomes de prestation de soins.

Centre canadien pour la démocratie mondiale

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Faits et chiffres à l’appui

Contexte

En décembre 2019, le premier ministre a donné au ministre des Affaires étrangères le mandat d’établir, avec l’appui de la ministre du Développement international, le Centre canadien pour la paix, l’ordre et la bonne gouvernance*, afin d’augmenter la disponibilité de l’expertise et de l’aide du Canada auprès de ceux qui aspirent à consolider la paix, à faire avancer la justice, à promouvoir les droits de la personne, l’inclusion et la démocratie, et à favoriser la bonne gouvernance. En mai 2021, sur la base des travaux menés en 2019 et au début de 2020, AMC a mis sur pied un groupe de travail chargé de travailler sur la conception et les options stratégiques d’un centre pour la démocratie, qui serait établi en tant que pièce maîtresse des efforts canadiens actuels et nouveaux visant à faire progresser la vision d’une société mondiale pacifique et juste.

Contexte protégé par l’AIPRP

[CAVIARDÉ]

Engagement pris dans le cadre du mandat d’augmenter le financement des leaders et des organisations féministes

Messages supplémentaires

Mise à jour

Le 21 septembre 2022, le Canada et la Fondation Ford ont organisé conjointement le lancement officiel de l’Alliance pour les mouvements féministes au siège de la Fondation Ford. L’événement a célébré le rôle des organisations de défense des droits des femmes, des mouvements féministes et des fonds consacrés aux femmes dans la promotion de l’égalité des genres, de la paix et de la sécurité, a mis en avant le leadership du Canada dans ce domaine et a permis de recruter de nouveaux donateurs pour l’Alliance et de soutenir les organisations de femmes. L’Alliance a un fort potentiel pour amener les donateurs gouvernementaux, les fonds consacrés aux femmes et les fondations philanthropiques à dialoguer et à se coordonner afin d’accroître le soutien à ces organisations essentielles.

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Le soutien aux organisations de défense des droits des femmes et aux mouvements féministes est au cœur de la PAIF du Canada, élaborée à la suite de consultations approfondies avec les Canadiens. Au cours de ces consultations et dans le cadre d’un engagement direct avec la ministre du Développement international en 2016, les ONG canadiennes et les défenseurs des droits des femmes ont fortement plaidé en faveur d’un financement plus important et de meilleure qualité pour les organisations locales de défense des droits des femmes, en tant que moyen efficace de faire progresser l’égalité des genres et composante essentielle d’une approche féministe à l’égard de l’aide internationale.

Affaires mondiales Canada continue d’élaborer des options pour mettre en œuvre l’engagement pris dans la lettre de mandat de la ministre de soutenir les efforts des femmes dirigeantes et des groupes féministes pour promouvoir la paix et protéger les droits des femmes et des groupes marginalisés, y compris un nouveau financement pour le programme Voix et leadership des femmes.

Cet engagement s’inscrit dans le cadre du leadership mondial du Canada en matière de soutien aux organisations de défense des droits des femmes et aux mouvements féministes, notamment par son rôle de codirecteur de la Coalition d’action pour les mouvements et le leadership féministes et par le lancement de l’Alliance pour les mouvements féministes.

L’Alliance pour les mouvements féministes est une initiative multipartite axée sur l’augmentation exponentielle, le maintien et l’amélioration du soutien financier et politique aux droits des femmes et aux organisations et mouvements féministes dans le monde. L’Alliance compte plus de 400 membres, dont le Canada, les Pays-Bas, la Suède, l’Irlande, le Royaume-Uni, la France, le Malawi, le Mexique, la Colombie et le Chili.

Contexte protégé par l’AIPRP

[CAVIARDÉ]

Fonds canadien d’initiatives locales

Messages supplémentaires

Mise à jour

Sur la base de la décision de 2018 d’augmenter le budget de l’enveloppe de l’aide internationale de 2 milliards de dollars, le budget du FCIL est passé de 14,7 millions de dollars en 2017-2018 à 26,9 millions de dollars en 2022-2023. [CAVIARDÉ]

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

L’année 2022 marque le 50e anniversaire du programme. Les contributions plus modestes du programme et l’approche locale permettent une grande réactivité aux besoins de la base, ainsi que des liens plus étroits avec les organisations de la société civile et les autorités locales. Des sociétés civiles fortes sont essentielles pour soutenir la démocratisation. Les missions diplomatiques canadiennes soutiennent des projets dont les thèmes sont pertinents à l’échelle locale et conformes aux grandes priorités du Canada, ce qui permet de mettre en valeur le Canada et d’étendre la présence, les réseaux et l’influence des missions.

Contexte protégé par l’AIPRP

[CAVIARDÉ]

Autres programmes et politiques

Général

Financement de la lutte contre les changements climatiques

Messages supplémentaires

Mise à jour

En juin 2021, lors du Sommet des dirigeants du G7, le premier ministre a annoncé le doublement de l’engagement du Canada en matière de financement international de la lutte contre les changements climatiques, qui passera à 5,3 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années. Lors de la COP 26 en novembre 2021, le premier ministre a annoncé jusqu’à 57,5 millions de dollars pour trois initiatives ciblées visant à renforcer la résilience dans les pays en développement. Ces initiatives comprennent : jusqu’à 37,5 millions de dollars pour le Fonds pour les pays les moins avancés; jusqu’à 10 millions de dollars pour le Fonds d’adaptation; et jusqu’à 10 millions de dollars pour le Réseau mondial des plans nationaux d’adaptation. Le Canada a également annoncé qu’il versera 55 millions de dollars sur trois ans au Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (GCRAI), un partenariat mondial de recherche qui vise à transformer les systèmes alimentaires, terrestres et hydriques non seulement pour renforcer la sécurité alimentaire et éradiquer la faim, mais aussi pour promouvoir l’égalité des genres, créer de nouveaux emplois et moyens de subsistance, et offrir des bienfaits dans le monde entier sur le plan climatique et environnemental. En amont de la COP27, le Canada et l’Allemagne ont publié un rapport d’étape sur le Plan de mise en œuvre du financement de la lutte contre les changements climatiques qui examine les progrès collectifs et les mesures clés encore nécessaires pour atteindre l’objectif de mobiliser 100 milliards de dollars américains par année en financement de la lutte contre les changements climatiques pour soutenir les pays en développement.

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Le financement international du Canada en faveur du climat est considéré comme une aide publique au développement et est conforme à la Politique d’aide internationale féministe du Canada.

Organisations de la société civile canadienne

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Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Un financement prévisible et accessible

Pour améliorer la prévisibilité, le Ministère publie un calendrier semestriel des appels de propositions, diffuse des informations détaillées sur les processus de financement et communique plus fréquemment avec les partenaires. Pour améliorer l’accessibilité, de nouveaux processus ont été mis en place, tels que l’utilisation de notes conceptuelles pour alléger la charge de travail des candidats. Nous mettons également à l’essai l’initiative Petites et moyennes organisations pour l’impact et l’innovation. Plus de 433 petites et moyennes organisations ont bénéficié d’activités de renforcement des capacités et 471 demandes ont été déposées dans le cadre des trois appels de propositions. À ce jour, 38 petites et moyennes organisations ont reçu un financement pour mettre en œuvre des projets de développement, en plus des 54 petites et moyennes organisations qui ont été sélectionnées pour mettre à l’essai des solutions novatrices par l’intermédiaire du Fonds pour l’innovation et la transformation (FIT). En outre, le programme quinquennal de transformation des subventions et des contributions prévoit de nouvelles méthodes de travail avec les partenaires afin de réduire la charge administrative et d’accroître la transparence, la réactivité et la prévisibilité de notre aide internationale.

Direction et contrôle

En réponse au plaidoyer du secteur concernant certains éléments de la Loi de l’impôt sur le revenu applicables aux organismes de bienfaisance canadiens menant des activités à l’étranger, le ministère des Finances du Canada a présenté le projet de loi C-19 dans le budget de 2022, qui a reçu la sanction royale en juin 2022. L’Agence du revenu du Canada (ARC) a élaboré de nouvelles directives à l’intention des organismes de bienfaisance canadiens, en consultation avec le secteur. Le projet de loi C-19 a été présenté par le ministère des Finances du Canada comme une contre-proposition au projet de loi S-216 sur la direction et le contrôle, qui a été présenté plus tôt par la sénatrice Omidvar et qui est toujours en attente de la deuxième lecture.

Selon les lignes directrices actuelles, lorsqu’un organisme de bienfaisance transfère des ressources à un autre organisme, il doit diriger et contrôler l’utilisation de ces ressources, notamment en surveillant et en supervisant les activités. Par exemple, les organismes de bienfaisance canadiens doivent conclure des accords écrits lorsqu’ils transfèrent des fonds à un partenaire local, et tenir des registres pour s’assurer que ces fonds sont utilisés de manière appropriée et responsable. Les organismes de bienfaisance soutiennent que ces exigences sont coûteuses et exigeantes en main-d’œuvre, qu’elles vont à l’encontre des principes de prise en charge locale et qu’elles soutiennent une approche coloniale dépassée de la collaboration avec les partenaires locaux. Les modifications approuvées du projet de loi C-19 offrent une plus grande souplesse aux organismes de bienfaisance pour soutenir le travail d’autres organisations, tout en garantissant des mesures appropriées de diligence raisonnable et de responsabilisation afin que les fonds soient utilisés à des fins de bienfaisance et que des mesures soient en place pour détecter et prévenir les fraudes. Bien que les changements apportés au projet de loi n’affecteront pas directement les programmes d’AMC, la Loi de l’impôt sur le revenu modifiée et les directives connexes de l’ARC s’alignent sur les accords de contribution d’AMC, comme l’exige la Politique sur les paiements de transfert du Conseil du Trésor.

FinDev Canada

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Mise à jour

En novembre 2022, le gouvernement a lancé sa Stratégie pour l’Indo-Pacifique et a annoncé un capital supplémentaire de 750 millions de dollars pour FinDev Canada. Le financement a été annoncé le 16 novembre 2022 par le premier ministre lors du Sommet du G20 à Bali, en Indonésie.

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

FinDev Canada est l’institution financière de développement du Canada. Mise en place en 2018, elle a pour mandat de fournir des fonds à des taux commerciaux au secteur privé et de mobiliser l’investissement privé dans les pays en développement. Elle vise le renforcement du pouvoir économique des femmes, le développement des marchés locaux et la lutte contre les changements climatiques, conformément aux priorités du Canada en matière d’aide internationale. Filiale en propriété exclusive d’EDC, FinDev Canada a son propre mandat, sa propre gouvernance et sa propre stratégie d’investissement. EDC est responsable de FinDev Canada devant le Parlement par l’entremise du ministre du Commerce international, en consultation avec le ministre du Développement international. Lori Kerr est la cheffe de la direction de FinDev Canada depuis juin 2021.

La santé mondiale et la santé et les droits sexuels et reproductifs

Messages supplémentaires

Mise à jour

La phase actuelle du leadership du Canada en matière de santé mondiale est le fruit de la mise en œuvre continue de l’engagement décennal du Canada en faveur de la santé et des droits dans le monde, y compris un investissement annuel important pour combler les lacunes persistantes en matière de santé et de droits sexuels et reproductifs. Cet engagement permet de réaliser des investissements à long terme ayant un impact, en s’appuyant sur deux décennies de leadership en matière de santé des mères, des nouveau-nés et des enfants (SMNE), de santé et de droits sexuels et reproductifs (SDSR), de nutrition, ainsi que de lutte contre les maladies infectieuses par l’intermédiaire de plateformes de santé mondiale telles que le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme (FMLSTP), entre autres. Conscient de l’impact dévastateur de la pandémie de COVID-19, le Canada continue de soutenir les efforts de réponse à la pandémie, ainsi qu’un programme de réforme visant à renforcer les systèmes de santé et à développer la résilience face aux futures pandémies.

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Le soutien du Canada à la santé et aux droits des femmes et des enfants est financé dans le cadre de l’engagement décennal, qui met l’accent sur les politiques et les programmes dans trois secteurs prioritaires : santé et droits sexuels et reproductifs, nutrition et réponse aux maladies infectieuses – y compris un soutien exceptionnel pour faire face à la pandémie de COVID-19. Les investissements sont étayés par un soutien à des systèmes de santé efficaces et équitables.

Les investissements du Canada en matière de santé et de droits sexuels et reproductifs (SDSR) dans le cadre de l’engagement décennal se concentrent sur des domaines clés négligés : la planification familiale et la contraception, les services d’avortement sécuritaires et les soins post-avortement, l’éducation sexuelle complète adaptée à l’âge et la défense de la santé et des droits sexuels et reproductifs (SDSR). La prévention de la violence sexuelle et fondée sur le genre et les mesures d’intervention sont également essentielles à la réalisation des objectifs en matière de santé et de droits sexuels et reproductifs (SDSR).

Réponse humanitaire en 2022

Mise à jour

Pour faire face à un niveau sans précédent de besoins humanitaires, le Canada continue de répondre au nombre croissant de crises humanitaires dans le monde. En particulier, le Canada a continué de répondre à des situations humanitaires critiques, notamment en Ukraine, au Pakistan et en Haïti, et s’emploie activement à lutter contre l’insécurité alimentaire dans le monde.

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

L’action humanitaire du Canada vise à sauver des vies, à alléger les souffrances et à préserver la dignité des personnes touchées par les conflits et les catastrophes naturelles. Les besoins continuent d’être déterminés par des conflits violents et prolongés, contribuant à un nombre record de 100 millions de personnes déplacées de force. On estime à 345 millions le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire aiguë dans 82 pays. Parmi elles, 50 millions sont aujourd’hui au bord de la famine et près d’un million de personnes sont confrontées à des conditions catastrophiques dans six pays : Afghanistan, Éthiopie, Haïti, Somalie, Soudan du Sud et Yémen. Ces besoins ont donné lieu à un appel humanitaire mondial des Nations Unies sans précédent de 41 milliards de dollars américains en 2022, alors qu’un certain nombre de crises humanitaires à grande échelle, notamment en Ukraine, en Afghanistan et en Éthiopie, continuent de s’aggraver.

Centre de recherches pour le développement international

Messages supplémentaires

Mise à jour

En juin 2022, le CRDI a accueilli une nouvelle présidente, la Dre Dorothy Nyambi.

Le second mandat du président Jean Lebel se terminant en mai 2023, une recherche ouverte pour le prochain ou la prochaine président(e) du CRDI est actuellement en cours.

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Le CRDI a été créé par une loi du Parlement canadien et a pour mandat de lancer, d’encourager, de soutenir et de mener des recherches sur les problèmes des régions en développement du monde et sur la manière d’appliquer et d’adapter les connaissances scientifiques, techniques et autres au progrès économique et social de ces régions.

Le soutien aux 2ELGBTQI+ et la Politique d’aide internationale féministe

Message supplémentaire

Mise à jour

Depuis 2019, le Canada a déboursé plus de 6 millions de dollars et s’est engagé à verser 21,4 millions de dollars supplémentaires dans le cadre du programme d’aide internationale pour les personnes LGBTQ2I afin de faire progresser les droits de la personne et d’améliorer les résultats socio-économiques des personnes 2ELGBTQI+ dans les pays en développement.

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Conformément à la PAIF, le Canada considère que les droits de la personne sont universels et indivisibles, y compris les droits fondamentaux des personnes 2ELGBTQI+. AMC collabore avec la société civile pour assurer l’inclusion significative des personnes 2ELGBTQI+ dans ses efforts d’aide internationale. L’approche féministe du Canada repose sur une définition élargie de l’égalité des genres qui prend en compte les divers facteurs d’orientation sexuelle, d’identité et d’expression de genre, et d’identité des caractéristiques sexuelles. Elle appelle également à l’application d’une analyse comparative entre les sexes plus, d’une approche fondée sur les droits de la personne et d’une optique d’intersectionnalité à toutes les initiatives.

Lors de la Conférence mondiale de la Coalition pour les droits égaux de 2018, le Canada s’est engagé à définir des stratégies pour mieux relever les défis auxquels les communautés 2ELGBTQI+ sont confrontées au pays et à l’étranger. Cela comprenait un engagement significatif continu avec les personnes 2ELGBTQI+ et les organisations qui les représentent pour s’assurer qu’elles sont en mesure de contribuer aux efforts d’aide internationale du Canada et d’en bénéficier. Le programme d’aide internationale LGBTQ2I (30 millions de dollars), qui découle directement de cet engagement, tient compte des besoins et des réalités des personnes 2ELGBTQI+ et des organisations qui les représentent.

La pandémie de COVID-19, ainsi que les récents conflits et crises humanitaires, ont aggravé les difficultés auxquelles sont confrontées les personnes et les communautés 2ELGBTQ2I+ dans le monde. Conformément à l’approche féministe de l’aide internationale, le Canada veille à ce que sa réponse à ces crises soit fondée sur les droits de la personne et englobe les personnes victimes de discrimination et de marginalisation. Par exemple, dans le cadre de son programme d’aide internationale aux personnes LGBTQ2I, Affaires mondiales Canada a fourni un soutien financier et pratique d’urgence en matière de COVID-19 pour aider les communautés et organisations LGBTQI+ locales à créer des réponses adaptées, fondées sur les besoins des personnes qu’elles desservent.

Soutien aux institutions démocratiques

Mise à jour

Le Sommet pour la démocratie organisé par le président Biden en décembre 2021 a lancé une « Année d’action » qui fournit un cadre pour les nouvelles initiatives du Canada, y compris nos engagements pris lors du Sommet, afin de placer la démocratie, les droits de la personne et la primauté du droit au centre de notre politique étrangère. Lors du Sommet, le premier ministre a annoncé la création d’un nouveau centre canadien visant à soutenir la démocratie et la bonne gouvernance. Le Canada renforcera également sa capacité à apporter un soutien rapide et souple aux démocraties fragiles ou émergentes par le biais de l’aide internationale et des efforts diplomatiques.

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Le soutien à la démocratie, et aux institutions démocratiques en particulier, est au cœur des intérêts stratégiques de la politique étrangère du Canada et se reflète dans le domaine d’action de la gouvernance inclusive de la PAIF, qui traite des droits de la personne, de l’accès à la justice, de la participation à la vie publique et des services publics qui fonctionnent pour tout le monde.

Dans le contexte de la pandémie de COVID-19, les systèmes démocratiques de gouvernance fondés sur une forte capacité institutionnelle, la transparence et la confiance des gouvernés ont été confrontés à des défis croissants de la part des forces de l’autoritarisme et du populisme. Face aux menaces croissantes qui pèsent sur la démocratie et les institutions démocratiques dans le monde, un nouvel élan est donné au renforcement de la coopération internationale en matière de soutien à la démocratie entre les pays d’optique commune, les organisations partenaires et la société civile.

Le Canada adopte une approche globale pour soutenir la gouvernance inclusive et la démocratie. Il s’agit notamment de prendre les mesures suivantes :

Niveaux d’aide publique au développement

Messages supplémentaires

Faits et chiffres à l’appui

Soutien aux personnes handicapées dans les pays en développement

Message supplémentaire

Mise à jour

Lors du Sommet mondial sur le handicap de 2022, le Canada a annoncé une nouvelle série d’engagements axés sur le renforcement des programmes, du plaidoyer et du développement des capacités en faveur de l’inclusion des personnes handicapées. Cela se fera notamment en soutenant les organisations locales de défense des droits des personnes handicapées et les organisations de personnes handicapées dans les pays en développement; en préconisant l’inclusion du handicap dans le programme de soins rémunérés et non rémunérés et avec les banques multilatérales de développement; en améliorant la collecte et la ventilation des données incluant le handicap; et en officialisant la formation à l’inclusion du handicap pour le personnel d’AMC.

Faits et chiffres à l’appui 

Contexte

Le développement inclusif de tous les groupes marginalisés, y compris les personnes handicapées, est un élément important de la Politique d’aide internationale féministe du Canada. Outre la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées (ratifiée par le Canada en 2010), le Canada est lié par les engagements internationaux suivants afin de garantir un développement inclusif pour les personnes handicapées : 

Le Canada est également membre du Global Action on Disability Network, qui est la principale plateforme mondiale de coordination et de coopération multipartite visant à améliorer l’inclusion des personnes handicapées dans le développement international et l’action humanitaire. 

Afrique

Éthiopie – situation actuelle

Mise à jour

Le 2 novembre, le gouvernement éthiopien et le Front populaire de libération du Tigré (FPLT) ont signé un accord de paix historique mettant fin à une guerre de deux ans. L’accord prévoit un cessez-le-feu immédiat et permanent, ainsi que la démobilisation du FPLT dans les 30 jours suivant la signature de l’accord. Les signataires ont accepté de permettre un accès humanitaire sans entraves à toutes les régions du nord de l’Éthiopie, ce qui a facilité l’entrée d’une partie de l’aide humanitaire dans le Tigré. Le Canada n’a cessé de s’engager au plus haut niveau sur la crise en Éthiopie. Le premier ministre du Canada s’est entretenu avec le premier ministre Abiy à sept reprises depuis le début de la crise en 2020, la dernière fois le 24 octobre.

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Droits de la personne

En 2021, le Canada a versé 600 000 dollars au Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) pour une enquête conjointe avec la Commission des droits de la personne de l’Éthiopie sur les allégations de violations des droits de la personne et du droit humanitaire. Le Canada continue d’insister pour que des mesures significatives soient prises en vue de la mise en œuvre des recommandations du rapport du HCDH et de la Commission des droits de la personne de l’Éthiopie, et de faire pression sur le gouvernement éthiopien pour qu’il tienne ses engagements. Le Canada invite également l’Éthiopie à collaborer avec les responsables des enquêtes internationales crédibles et indépendantes, telles que la Commission internationale d’experts des droits de l’homme sur l’Éthiopie (ICHREE). Dans son rapport de septembre 2022, l’ICHREE a trouvé des motifs raisonnables de croire que des violations du droit international humanitaire ont été commises, notamment des exécutions extrajudiciaires, des viols, des violences sexuelles et la privation de nourriture de la population civile en tant que méthode de guerre. Le Canada a exprimé sa profonde inquiétude dans une déclaration sur les médias sociaux le 22 septembre 2022. 

Situation humanitaire 

 Le conflit dans le nord, la sécheresse qui touche les régions du sud et de l’est et d’autres facteurs augmentent les besoins humanitaires, avec plus de 30 millions de personnes ayant besoin d’aide en 2022. Au cours des trois semaines qui ont suivi la signature de l’accord de paix, l’accès humanitaire au Tigré s’est lentement amélioré.

Sahel

Mise à jour

Le 2 novembre, le gouvernement éthiopien et le Front populaire de libération du Tigré (FPLT) ont signé un accord de paix historique mettant fin à une guerre de deux ans. L’accord prévoit un cessez-le-feu immédiat et permanent, ainsi que la démobilisation du FPLT dans les 30 jours suivant la signature de l’accord. Les signataires ont accepté de permettre un accès humanitaire sans entraves à toutes les régions du nord de l’Éthiopie, ce qui a facilité l’entrée d’une partie de l’aide humanitaire dans le Tigré. Le Canada n’a cessé de s’engager au plus haut niveau sur la crise en Éthiopie. Le premier ministre du Canada s’est entretenu avec le premier ministre Abiy à sept reprises depuis le début de la crise en 2020, la dernière fois le 24 octobre.

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Droits de la personne

En 2021, le Canada a versé 600 000 dollars au Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) pour une enquête conjointe avec la Commission des droits de la personne de l’Éthiopie sur les allégations de violations des droits de la personne et du droit humanitaire. Le Canada continue d’insister pour que des mesures significatives soient prises en vue de la mise en œuvre des recommandations du rapport du HCDH et de la Commission des droits de la personne de l’Éthiopie, et de faire pression sur le gouvernement éthiopien pour qu’il tienne ses engagements. Le Canada invite également l’Éthiopie à collaborer avec les responsables des enquêtes internationales crédibles et indépendantes, telles que la Commission internationale d’experts des droits de l’homme sur l’Éthiopie (ICHREE). Dans son rapport de septembre 2022, l’ICHREE a trouvé des motifs raisonnables de croire que des violations du droit international humanitaire ont été commises, notamment des exécutions extrajudiciaires, des viols, des violences sexuelles et la privation de nourriture de la population civile en tant que méthode de guerre. Le Canada a exprimé sa profonde inquiétude dans une déclaration sur les médias sociaux le 22 septembre 2022. 

Situation humanitaire 

 Le conflit dans le nord, la sécheresse qui touche les régions du sud et de l’est et d’autres facteurs augmentent les besoins humanitaires, avec plus de 30 millions de personnes ayant besoin d’aide en 2022. Au cours des trois semaines qui ont suivi la signature de l’accord de paix, l’accès humanitaire au Tigré s’est lentement amélioré.

Asia

Aide à la Chine

Messages supplémentaires

[CAVIARDÉ]

Au besoin : BAII et l’initiative des nouvelles routes de la soie

Contexte

Aide à la Chine 

Le programme d’aide bilatérale au développement du Canada pour la Chine a débuté en 1981 et s’est achevé en 2013. Toutefois, la Chine demeure un bénéficiaire admissible de l’APD en vertu des critères d’admissibilité de l’OCDE, de sorte qu’une partie du financement accordé par le Canada aux banques multilatérales de développement constitue une aide internationale à la Chine. En 2020-2021, l’aide internationale du Canada à la Chine s’est élevée au total à 7,23 millions de dollars : 2,83 millions de dollars en dépenses bilatérales et 4,41 millions de dollars en dépenses multilatérales. Les dépenses bilatérales du Canada comprennent principalement le financement du Conseil chinois de coopération internationale en environnement et en développement (CCICED) (1,6 million de dollars), [CAVIARDÉ] et du Programme d’échanges académiques Canada-Chine (145 200 dollars). 

Le Conseil chinois de coopération internationale en environnement et en développement (CCICED)

Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) est le ministère responsable de la participation du Canada au CCICED. Le CCICED est un organisme consultatif international qui formule des recommandations stratégiques fondées sur la recherche concernant les questions d’environnement et de développement. Le Canada a récemment confirmé le renouvellement de sa contribution financière pour la phase VII du Conseil chinois (2022-2027). Le financement total pour la phase VII est de 8 012 400 millions de dollars canadiens, soit le même que pour la phase VI. Le financement du CCICED est transféré d’AMC à ECCC en versements annuels de 1,6 million de dollars pour les deux premières années du cycle de financement sur cinq ans. Au bout de deux ans, ECCC prendra en charge le financement de l’initiative. Le Canada et la Chine contribuent à parts à peu près égales au budget global du CCICED (1/3 chacun), le 1/3 restant étant fourni par d’autres partenaires participants, notamment l’UE, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, la Suède et la Norvège. 

[CAVIARDÉ]

Programme d’échanges académiques Canada-Chine 

 Ce programme a été créé en 1973 en tant que programme officiel d’échanges académiques bilatéraux. Au cours des 47 dernières années, plus de 1 000 boursiers ont participé au programme. Pour les boursiers chinois entrants, le Canada accorde une bourse de 2 200 dollars par mois, qui couvre l’assurance médicale, le visa, le permis de travail et les frais de subsistance, tandis que le gouvernement chinois prend en charge leur voyage au Canada. Pour les bénéficiaires canadiens sortants, le Canada couvre les frais de voyage en Chine jusqu’à concurrence de 3 300 dollars par billet aller-retour, tandis que le gouvernement chinois prend en charge leurs frais de scolarité et leurs frais de subsistance en Chine. Les dépenses totales du Canada au titre du Programme d’échanges académiques Canada-Chine pour 2020-2021 s’élevaient à 145 200 dollars. En raison de la pandémie de COVID-19, aucun des bénéficiaires canadiens n’a pu profiter de sa bourse en raison des restrictions de voyage et des fermetures de frontières mises en place par la Chine. De même, seuls deux des neuf bénéficiaires chinois ont pu se rendre au Canada en raison des mesures frontalières prises par le Canada en raison de la pandémie de COVID. Ce programme est fermé pour l’année universitaire 2022-2023. Le programme sera réexaminé dans les mois à venir. 

Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures (BAII) 

Les questions doivent être adressées à Finances du Canada, qui est responsable du dossier de la BAII. Le Canada détient 1 % de la BAII, qui a adopté le cadre de fonctionnement, les structures de gouvernance et les pratiques exemplaires des banques multilatérales de développement semblables établies depuis longtemps et qui compte parmi ses membres l’Australie, la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni. De nombreux projets actifs de la BAII sont cofinancés avec d’autres banques multilatérales de développement et sont donc régis par des règles et des normes bien établies. À ce jour, la BAII a approuvé le financement de sept projets en Chine. L’initiative chinoise des nouvelles routes de la soie est une politique étrangère nationale et une stratégie de développement, tandis que la BAII est une banque multilatérale de développement. 

Banque asiatique de développement (BAsD) 

Le Canada est un membre fondateur de la BAsD et est actuellement le 7e actionnaire le plus important (2e actionnaire non régional après les États-Unis), détenant 5,23 % de la souscription au capital de la BAsD. Les cinq principaux actionnaires de la BAsD sont le Japon et les États-Unis (15,6 % chacun), la Chine (6,4 %), l’Inde (6,3 %) et l’Australie (5,8 %). Le ministre du Développement international occupe la fonction de gouverneur du Canada au sein de la BAsD. Alors que la Chine accède au statut de pays à revenu élevé et s’approche du moment où elle cessera de bénéficier de l’aide de la BAsD, les opérations de cette dernière se concentreront sur trois grandes priorités stratégiques : le développement durable sur le plan environnemental, l’adaptation aux changements climatiques et l’atténuation de leurs effets, ainsi que le vieillissement de la société et la sécurité sanitaire. 

Contexte protégé par l’AIPRP

[CAVIARDÉ]

Initiative des nouvelles routes de la soie

Messages supplémentaires

Au besoin seulement – l’initiative des nouvelles routes de la soie et la viabilité de la dette
Au besoin seulement – l’initiative des nouvelles routes de la soie et la Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures (BAII) 

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

L’initiative des nouvelles routes de la soie (INRS) : Établie en 2013 en tant que stratégie de politique étrangère emblématique du président Xi Jinping, l’INRS vise à favoriser les liens économiques et à améliorer les routes commerciales qui traversent les continents eurasien, africain et sud-américain. L’INRS permet à la Chine de tirer parti de sa capacité économique pour diversifier ses relations commerciales internationales, sécuriser les chaînes d’approvisionnement stratégiques et gagner en influence régionale et mondiale. Aucune limite de temps n’a été imposée à l’INRS, pas plus qu’il n’y a de budget défini, de liste fixe de projets ou de définition de ce qui constitue un projet de l’INRS. Des inquiétudes généralisées ont été exprimées quant à la conformité de l’INRS aux principes, aux règles et aux normes établis en matière de développement international concernant les droits de la personne, la viabilité financière et la protection de l’environnement. La Chine cherche à obtenir une participation internationale à l’INRS et a demandé à plusieurs reprises au Canada d’y souscrire. 

Les prêts de la Chine

La Chine est le plus grand créancier officiel du monde, le plus grand prêteur bilatéral officiel dans presque tous les pays où le Canada est créancier, et un vecteur de niveaux d’endettement insoutenables dans de nombreux pays en développement. Le manque de transparence et les clauses de nantissement et d’ancienneté de la dette sont autant de sujets de préoccupation concernant les prêts accordés par la Chine. Les impacts économiques de la COVID-19 ont fait du traitement de la question des pratiques chinoises en matière de prêts et de traitement de la dette un objectif stratégique clé pour de nombreux pays dans des forums internationaux tels que le G7, le G20, le FMI, la Banque mondiale, le Club de Paris, l’OCDE et les Nations Unies. La participation de la Chine à l’Initiative de suspension du service de la dette et au cadre commun du G20 représente sa première participation [CAVIARDÉ]

Financement des infrastructures par le G7

En 2021, les dirigeants du G7 ont défini une vision visant à accroître la collaboration et les partenariats en matière de financement des infrastructures afin de combler les déficits de financement des pays en développement. Sous la présidence allemande du G7 en 2022, ces travaux ont pris la forme d’un Partenariat du G7 pour les infrastructures mondiales et l’investissement. Lors du sommet des dirigeants de juin 2022, le G7 a annoncé qu’il chercherait à « […] à mobiliser collectivement des investissements publics et privés à hauteur de 600 milliards de dollars, l’accent étant mis plus particulièrement sur les infrastructures de qualité au cours des cinq prochaines années. » Le Japon prévoit de poursuivre ce travail dans le cadre de sa présidence du G7 en 2023, et a signalé son intention de se concentrer sur la viabilité de la dette. Le Canada a annoncé une contribution au Partenariat le 27 novembre dans le cadre de la Stratégie pour l’Indo-Pacifique : 750 millions de dollars pour renforcer la capacité de FinDev Canada à étendre ses activités à la région indo-pacifique et à accélérer son travail sur les marchés prioritaires afin de soutenir des infrastructures durables et de haute qualité.

INRS et BAII 

En tant que chef de file pour la BAII, toutes les questions doivent être adressées à Finances Canada. L’INRS est une politique étrangère nationale et une stratégie de développement, tandis que la BAII est une banque multilatérale de développement. Le Canada investit dans la BAII aux côtés de ses partenaires de longue date : l’Australie, la France, l’Allemagne, l’Inde, l’Italie, la Corée du Sud et le Royaume-Uni. L’AIIB a adopté le cadre opérationnel, les structures de gouvernance et les pratiques exemplaires de banques multilatérales de développement semblables et établies de longue date. De nombreux projets actifs de la BAII sont cofinancés avec d’autres banques multilatérales de développement et sont donc régis par des règles et des normes bien établies, notamment en ce qui concerne la viabilité financière. 

Contexte protégé par l’AIPRP

[CAVIARDÉ]

Crise des Rohingyas

Messages supplémentaires 

Mise à jour

En février 2021, l’armée du Myanmar a renversé le gouvernement civil, arrêtant les dirigeants civils démocratiquement élus, les manifestants, les journalistes et les militants prodémocratie. Cependant, le régime n’a pas réussi à consolider pleinement son pouvoir, et la résistance violente et le conflit armé se sont intensifiés dans tout le pays, rapprochant le Myanmar du statut d’État en déliquescence et de l’effondrement économique, annulant les progrès démocratiques et économiques antérieurs, avec de graves implications régionales, et réduisant les perspectives d’un retour sûr, volontaire, digne et durable de la population Rohingya déplacée. Le coup d’État a inversé la trajectoire démocratique naissante et fragile du Myanmar et a anéanti les aspirations démocratiques du peuple du Myanmar qui s’est rendu en grand nombre aux urnes pour les élections de novembre 2020. 

Faits et chiffres à l’appui 

Contexte 

À la suite des attaques ciblées et à grande échelle menées par l’armée du Myanmar contre la minorité rohingya, en août 2017, quelque 727 000 personnes ont fui vers le Bangladesh, rejoignant les centaines de milliers de Rohingyas qui ont fui les violences ciblées antérieures au cours des dernières décennies. Aujourd’hui, près d’un million de Rohingyas vivent dans des conditions extrêmement difficiles au Bangladesh, concentrés dans le camp de réfugiés le plus grand et le plus encombré du monde, dans le district de Cox’s Bazar. L’afflux de réfugiés a également eu un impact sur les communautés d’accueil, en faisant baisser les salaires et en augmentant la concurrence pour les ressources et les services, y compris l’accès aux soins de santé. Environ 600 000 Rohingyas se trouvent toujours dans l’État de Rakhine (Myanmar), où ils sont victimes d’une discrimination systématique qui limite leur accès aux services essentiels, à la liberté de circulation, aux voies d’accès à la citoyenneté et aux moyens de subsistance. 

Le 1er février 2021, les forces militaires du Myanmar (Tatmadaw) ont renversé le gouvernement civil, arrêtant les dirigeants civils démocratiquement élus, les manifestants, les journalistes et les militants prodémocratie. Le régime a réagi brutalement aux manifestations et à l’opposition, dont certains éléments sont désormais armés. Le régime n’a pas réussi à consolider pleinement le pouvoir et la résistance violente s’est accrue dans tout le pays, poussant le Myanmar vers le statut d’État en déliquescence et l’effondrement économique, annulant les gains démocratiques et économiques antérieurs. Des forces de défense populaires ont été constituées dans tout le pays et s’engagent dans des combats de type guérilla contre le régime; pendant ce temps, les organisations armées ethniques poursuivent des conflits qui durent depuis des décennies avec le Tatmadaw. L’opposition politique s’est cristallisée autour d’un gouvernement d’unité nationale, qui a formé un gouvernement fantôme et s’efforce d’obtenir une reconnaissance internationale, passant récemment de la résistance politique à la résistance armée. 

Le Canada applique un régime de sanctions à l’encontre du Myanmar depuis 2007. Deux séries de nouvelles sanctions ont été mises en place à la suite de la crise des Rohingyas en 2017. Depuis le coup d’État, le Canada a annoncé cinq autres séries de sanctions à l’encontre des dirigeants du régime du Myanmar, de ses membres et des entités connexes, en coordination avec des pays d’optique commune – les plus récentes ayant été annoncées le 25 mars avec les États-Unis et le Royaume-Uni. Il s’agit notamment d’un embargo sur les armes et d’une interdiction de traiter avec les personnes figurant sur la liste, visant à la fois les entités et les personnes.

Depuis le début de la crise des Rohingyas, le Canada a joué un rôle de premier plan à l’échelle internationale en répondant aux besoins de ce peuple. Le Canada s’est efforcé d’encourager une évolution politique positive au Myanmar, de veiller à ce que les responsables des crimes commis rendent compte de leurs actes, de renforcer la coopération internationale et d’atténuer la crise humanitaire. 

La première Stratégie du Canada pour répondre à la crise des Rohingyas au Myanmar et au Bangladesh (2018-2021) a consacré 300 millions de dollars à l’atténuation de la crise à laquelle sont confrontés les Rohingyas au Bangladesh et au Myanmar. Le 20 juin 2022, Journée mondiale des réfugiés, le Canada a annoncé la prochaine phase de sa Stratégie pour répondre aux crises des Rohingyas et du Myanmar. Le Canada a consacré 288,3 millions de dollars sur trois ans (2021-2024) à cette nouvelle phase de la stratégie. De ce montant, 83 millions de dollars soutiennent les programmes de développement au Myanmar, 145 millions de dollars pour des projets de développement visant à soutenir les réfugiés rohingyas et les communautés d’accueil touchées au Bangladesh, et 24 millions de dollars pour le Programme pour la stabilisation et les opérations de paix au Myanmar. Pour aider à atteindre ces objectifs et poursuivre l’engagement diplomatique du Canada et sa coordination avec les principaux partenaires internationaux, le Canada a annoncé son intention de nommer un deuxième envoyé spécial pour les crises des Rohingyas et du Myanmar dans le cadre de la deuxième phase.

Maintenant dans la deuxième année de la stratégie, le Canada continue d’apporter une réponse stratégique à la crise reposant sur quatre piliers, en mettant l’accent sur le rétablissement de la règle démocratique et la libération des détenus politiques, le soutien aux besoins continus des populations touchées par le conflit au Myanmar, le soutien continu aux réfugiés rohingyas et aux communautés d’accueil au Bangladesh, et la poursuite de la reddition de comptes pour les violations graves des droits de la personne au Myanmar. 

Le Canada continue également de fournir des fonds d’aide humanitaire pour répondre aux besoins immédiats des réfugiés rohingyas au Bangladesh et des populations vulnérables et touchées par le conflit au Myanmar, en fonction des besoins. À ce jour, en 2022, le Canada a versé 10,3 millions de dollars en aide humanitaire immédiate pour répondre aux besoins des personnes touchées par la crise au Myanmar, y compris le soutien à la population rohingya. Le Canada a également versé 15,3 millions de dollars en aide humanitaire au Bangladesh, pour aider à répondre aux besoins des réfugiés rohingyas. 

Amérique latine

Venezuela

Messages supplémentaires

Mise à jour

Le 26 novembre 2022, après un an d’interruption, le régime de Maduro et la Plateforme unitaire représentant les forces démocratiques vénézuéliennes ont repris le processus de négociation au Mexique. Un accord social partiel a été signé pour investir dans les domaines de l’électricité, des réseaux de santé, de la sécurité alimentaire, de l’éducation et de la prévention des catastrophes naturelles. L’accord prévoit la création d’un fonds fiduciaire d’environ 3 milliards de dollars de fonds étrangers gelés, qui sera administré par les Nations Unies afin de répondre aux besoins humanitaires urgents du pays. Les pourparlers ultérieurs devraient porter sur les questions démocratiques, notamment sur les mesures nécessaires pour garantir des élections libres et équitables en 2024 (présidentielles) et 2025 (parlementaires). Conformément à l’engagement en cours du Canada de maintenir la visibilité internationale de la crise des réfugiés et des migrants vénézuéliens, le Canada et l’Union européenne ont convenu d’accueillir conjointement la prochaine conférence de solidarité pour les réfugiés et les migrants vénézuéliens, ainsi que leurs pays et communautés d’accueil, les 16 et 17 mars 2023 (événement hybride à Bruxelles).

Faits et chiffres à l’appui 

Moyen-Orient et Golfe

Stratégie pour le Moyen-Orient

Messages supplémentaires 

Mise à jour

L’actuelle stratégie pangouvernementale pour le Moyen-Orient a été prolongée jusqu’au 31 mars 2025, dans l’attente d’une décision du ministère des Finances sur le financement.

Faits et chiffres à l’appui 

Cela a permis au Canada de : 

Contexte

La Stratégie pour le Moyen-Orient a été lancée en février 2016 pour répondre aux crises en Irak et en Syrie, et à leur impact sur la région, en particulier sur la Jordanie et le Liban. 

[CAVIARDÉ]

La Stratégie a engagé plus de 4 milliards de dollars depuis 2016 pour aider à mettre en place les conditions relatives à la sécurité et à la stabilité, atténuer les souffrances humaines, permettre la mise en œuvre de programmes de stabilisation dirigés par des civils et soutenir la gouvernance et les efforts à plus long terme visant à renforcer la résilience. 

Le Liban et l’aide canadienne

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Mise à jour

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Le Liban risque de s’effondrer politiquement, économiquement et socialement après des décennies de mauvaise gouvernance et de corruption. Le pays connaît des taux de pauvreté, d’inflation, de chômage et de dette publique qui montent en flèche – une situation qui a été exacerbée par les répercussions de la pandémie de COVID-19, l’explosion du 4 août 2020 dans le port de Beyrouth et l’invasion de l’Ukraine par la Russie, y compris ses répercussions sur la sécurité alimentaire et la production agricole locale. Le pays est également confronté à sa première épidémie de choléra depuis plus de 30 ans. Un rapport de la Banque mondiale datant de 2021 a souligné que le Liban figurerait probablement parmi les 10, voire les 3, crises financières et économiques mondiales les plus graves depuis le milieu du XIXe siècle. Le PIB du pays a chuté de près de 52 milliards de dollars américains en 2019 à 21,8 milliards de de dollars américains prévus en 2021, soit une contraction de 58,1 %, la plus forte d’une liste de 193 pays. Une telle contraction est généralement associée à des conflits ou à des guerres. À ce jour, les dirigeants libanais, protégeant des intérêts particuliers, n’ont pas pris de mesures efficaces pour faire face à ces crises. 

La Cisjordanie et la bande de Gaza

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Faits et chiffres à l’appui

Contexte

Plan de réponse humanitaire 2023

Le 26 janvier 2023, le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (BCAH) a publié son plan d’intervention humanitaire 2023 pour la Cisjordanie et la bande de Gaza (PIH 2023). Les besoins humanitaires en Cisjordanie et à Gaza reflètent l’effet cumulatif de multiples facteurs sur la situation humanitaire actuelle. Le PIH estime que 2,1 millions de Palestiniens (près de 50 %) auront besoin d’une forme ou d’une autre d’aide humanitaire. Les secteurs qui comptent le plus grand nombre de personnes dans le besoin sont ceux de la protection (1,9 million de personnes), de la santé (1,6 million de personnes), de la sécurité alimentaire (1,5 million de personnes) et de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène (1,4 million de personnes). 

Le Canada soutient les réfugiés palestiniens par l’intermédiaire de l’UNRWA, organisme chargé de répondre aux besoins des réfugiés vulnérables et de fournir des services essentiels en matière d’éducation, de santé et de protection. Depuis 2020, le Canada a versé plus de 90 millions de dollars à cet organisme.

Les progrès socio-économiques sont limités par les entraves à la circulation, à l’accès et au commerce, ce qui freine la croissance économique. En outre, le déclin de l’espace démocratique affecte l’inclusivité, la transparence et l’efficacité des systèmes judiciaires et de la primauté du droit. 

Yémen

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Mise à jour

Une trêve négociée par les Nations Unies entre le gouvernement du Yémen, la coalition dirigée par l’Arabie Saoudite et les Houthis soutenus par l’Iran a débuté le 2 avril et a pris fin le 2 octobre sans que les parties ne parviennent à un accord ou à une prolongation. La trêve a duré plus longtemps que prévu et a entraîné une diminution du nombre de victimes civiles, la livraison de carburant par les ports yéménites et l’ouverture d’un nombre limité de vols commerciaux entre Sanaa, Amman et Le Caire. Toutefois, la paix a été extrêmement inégale et n’a pas permis de réaliser des progrès en ce qui concerne les principales mesures de confiance. Les efforts par voie secondaire se poursuivent et les parties évitent une escalade significative qui s’écarterait trop des conditions de la trêve. Toutefois, depuis le 2 octobre, les Houthis se sont livrés à des actes hostiles et à une escalade, tels que des frappes de drones contre les infrastructures pétrolières yéménites, menaçant de replonger le pays dans la guerre. Lors des négociations, les Houthis insistent sur des demandes maximalistes et se concentrent sur le renforcement de leurs capacités politiques et militaires avec le soutien de la République islamique d’Iran.

Faits et chiffres à l’appui

Contexte

La situation au Yémen constitue toujours l’une des crises humanitaires les plus graves au monde. Selon le plan d’intervention humanitaire à venir des Nations Unies pour 2023, au moins 21,6 millions de personnes au Yémen ont besoin d’une aide humanitaire, et les besoins de financement sont estimés à 4,3 milliards de dollars américains. La réponse humanitaire a été marquée par un sous-financement chronique au cours des dernières années.

Les besoins humanitaires persistent, alimentés par le conflit et le blocus économique, et sont exacerbés par les risques naturels tels que les inondations et, plus récemment, les impacts économiques du conflit en Ukraine. L’insécurité alimentaire est généralisée et les taux de malnutrition infantile restent parmi les plus élevés au monde. La prévention de la famine demeure une priorité urgente.

Le Yémen est embourbé dans des conflits qui se chevauchent, prenant la forme d’une guerre civile entre le gouvernement et les Houthis, ainsi que d’un conflit par procuration entre l’Arabie saoudite et l’Iran. Le gouvernement du Yémen est soutenu par l’Arabie saoudite et une coalition régionale regroupant les Émirats arabes unis, qui sont directement engagés dans le conflit, tandis que les Houthis sont soutenus par l’Iran. La présence d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique, de Daech et la perspective d’une sécession du sud posent des défis supplémentaires en matière de sécurité et de politique.

Le conflit actuel s’est aggravé en 2015 lorsque les Houthis ont organisé un coup d’État contre le gouvernement du Yémen et pris le contrôle de la capitale, Sanaa. Aujourd’hui, les Houthis contrôlent de vastes zones, principalement dans le nord du pays. Les attaques menées par les deux parties au conflit ont touché de manière disproportionnée les civils, en particulier les femmes et les enfants, qui seraient à nouveau les plus touchés si la situation dégénérait à nouveau en guerre. Le Canada soutient le gouvernement du Yémen et entretient de bonnes relations diplomatiques avec lui.

En juin 2022, les Nations Unies ont lancé un appel urgent de fonds pour entreprendre une opération d’urgence de 75 millions de dollars afin de prévenir une catastrophe écologique et humanitaire imminente causée par le FSO Safer, un navire de stockage flottant (pétrolier) en état de décomposition contenant 1,1 million de barils de pétrole brut ancré au large de la côte de la mer Rouge du Yémen, qui risque de perdre son étanchéité, de se briser ou d’exploser, provoquant une importante marée noire. Le 6 septembre, le Canada a annoncé une contribution de 2,5 millions de dollars à l’opération internationale coordonnée par les Nations Unies, conjointement avec les gouvernements des Pays-Bas, de l’Allemagne, du Royaume-Uni, des États-Unis, de l’Union européenne et d’autres pays. Les Nations Unies ont annoncé le 21 septembre qu’elles avaient atteint leur objectif de financement. Les travaux préparatoires de l’opération FSO Safer Salvage sont en cours depuis le 31 octobre et le projet se poursuivra jusqu’en 2023.

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