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Partenariat Canada-Mexique – Rapport annuel 2022
Table des matières
- Partie 1: Mot des co-présidents nationaux
- Partie 2: Profil et rapport institutionnel 2022
- Partie 3: Recommandations du Labo jeunesse
- Partie 4: Rapports des groupes de travail
Partie 1: Mot des co-présidents nationaux
En tant que co-présidents nationaux, c'est un honneur de vous présenter le rapport annuel 2022 du Partenariat Canada-Mexique (PCM). Depuis 18 ans, le Partenariat offre à nos pays un mécanisme de coordination de politiques cohérentes par le biais d'un dialogue, d’une prise de décisions et d’une mise en œuvre intégrant de multiples interlocuteurs. Le partenariat continue d'être une assise sur laquelle nous pouvons renforcer nos relations bilatérales dans des domaines clés et formuler des stratégies visant à accroître notre compétitivité économique.
Nous sommes reconnaissants au PCM pour sa capacité d'adaptation, qui a permis de poursuivre une coopération dynamique sur toute une série d'enjeux, indépendamment des changements au niveau politique. La souplesse du PCM permet à nos pays de refléter l'évolution des priorités des intervenants, encourageant ainsi une large participation et l'élaboration de politiques innovantes. La création du Groupe de travail sur la politique étrangère lors de la 18e réunion annuelle du PCM l'année dernière en est le meilleur exemple. Depuis sa création, le groupe de travail s'est réuni trois fois, y compris lors de la réunion annuelle de cette année, et a dressé un plan d'action Canada-Mexique. Ce plan d'action fournit un schéma directeur pour accroître la profondeur et l'étendue des relations bilatérales entre le Canada et le Mexique selon plusieurs piliers clés, notamment la réconciliation avec les peuples autochtones, l'égalité des genres et l'autonomisation des femmes, ainsi que le commerce et l'investissement connexes.
Le rapport annuel 2022 présente une compilation exhaustive des résultats de la 18e réunion annuelle du Partenariat Canada-Mexique. Le 24 novembre 2022, six groupes de travail ont tenu leurs séances respectives : créativité et culture; environnement; foresterie; capital humain; mines, et politique étrangère. Le groupe de travail sur le commerce, l'investissement et l'innovation s'est réuni le 2 décembre, tandis que le groupe de travail sur l'agro-entreprise et le groupe de travail sur l'énergie ont décidé, avec l'accord des deux délégations, de tenir leurs réunions à une date ultérieure. Au cours de ces séances, les co-présidents de chaque groupe de travail ont passé en revue les résultats obtenus au cours de l'année 2022 et ont fait progresser les priorités de collaboration dans chacun des domaines d'intérêt prioritaire commun.
Nous tenons à remercier tous les groupes de travail pour les résultats tangibles qu'ils s'efforcent d'obtenir année après année et pour leur vision stratégique visant à atteindre davantage d’objectifs et à en formuler de nouveaux au cours de l'année à venir. Le partenariat Canada-Mexique reste d'une importance vitale et continue de bénéficier des contributions des provinces et des États, de la société civile, du monde universitaire et du secteur privé. Nous réitérons notre demande sincère que tous les groupes incluent une perspective de genre dans leurs plans de travail pour 2023 afin de contribuer à l'établissement d'une relation entre nos pays qui reconnaisse et réduise les inégalités. Nous encourageons également tous les groupes de travail à tenir des réunions régulières pour avancer sur les priorités communes. Enfin, nous ne doutons pas que l'année 2023 sera aussi fructueuse, voire plus, que les années précédentes en ce qui concerne le renforcement des relations bilatérales entre le Canada et le Mexique.
Partie 2: Profil et rapport institutionnel 2022
Le PCM a été lancé en 2004 par les gouvernements du Canada et du Mexique en tant qu'initiative bilatérale visant à promouvoir la coopération entre les secteurs public et privé. On y retrouve des participants des gouvernements canadien et mexicain, de secteurs d'activité variés, des organisations non-gouvernementales et d'autres intervenants. Huit groupes de travail se sont réunis dans le cadre du PCM 2022, avec l'objectif de renforcer la collaboration dans leurs secteurs d'activité respectifs. Bien que chaque groupe de travail fonctionne de manière autonome au cours de l'année, tous les membres du PCM se réunissent pour une réunion annuelle, qui est accueillie alternativement par chaque pays. La réunion précédente a été organisée par le Mexique de manière hybride (en présence et virtuelle) le 25 novembre 2021.
Bien que le PCM implique un large éventail d'interlocuteurs issus de différents ministères, la coordination et la gestion générales sont assurées conjointement par Affaires mondiales Canada (AMC) et par le Secrétariat aux affaires étrangères du Mexique (SRE). Les co-présidents nationaux sont le sous-ministre adjoint pour les Amériques à AMC et le responsable en chef pour l'Amérique du Nord à SRE.
Dès le départ, le PCM a été conçu comme une entité souple, susceptible d'être révisée et ajustée en permanence afin de refléter au mieux les dynamiques et les priorités changeantes de nos gouvernements et sociétés respectifs. Par exemple, l'un des engagements pris lors de cette édition a été la création d'un groupe de travail sur la politique étrangère dont la principale priorité sera d'élargir les relations bilatérales vers une vision plus intégrale, progressive et globale en tant qu'acteurs stratégiques pour le fonctionnement efficace et effectif de la structure nord-américaine.
La revitalisation et la révision continues du PCM sont conformes aux pratiques antérieures réussies et peuvent stimuler davantage les synergies et l'innovation, rationaliser les groupes de travail et obtenir une plus grande participation des différents intervenants, y compris les autorités étatiques/provinciales, les représentants des organisations non gouvernementales et le monde universitaire.
Groupes de travail et activités du PCM
Les activités des groupes de travail du PCM définissent les efforts du partenariat dans son ensemble. Chaque groupe de travail est co-présidé par des hauts fonctionnaires canadiens et mexicains des ministères et secrétariats concernés. Actuellement, les neuf groupes de travail sont les suivants :
- Agro-entreprise
- Créativité et culture
- Énergie
- Environnement
- Politique étrangère
- Foresterie
- Capital humain
- Mines
- Commerce, investissement et innovation
Les co-présidents canadiens des groupes de travail sont issus des institutions suivantes :
- Affaires mondiales Canada (AMC)
- Ressources naturelles Canada (RNCan)
- Service canadien des forêts (SCF)
- Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC)
- Environnement et changement climatique Canada (ECCC)
- Patrimoine canadien (PCH)
- Fédération canadienne de l'agriculture (FCA)
Les co-présidents mexicains des groupes de travail sont issus des institutions et agences suivantes :
- Secrétariat aux affaires étrangères (SRE)
- Agence mexicaine de coopération internationale pour le développement (AMEXCID)
- Secrétariat à l'environnement et aux ressources naturelles (SEMARNAT)
- Secrétariat à l'énergie (SENER)
- Secrétariat à l'économie (SE)
- Secrétariat à la culture (SC)
- Secrétariat à l'agriculture et au développement rural (SADER)
- Commission nationale des forêts (CONAFOR)
- Conseil national de l'agriculture (CNA)
- Conseil mexicain des entreprises pour le commerce extérieur, l'investissement et la technologie (COMCE)
Réunion annuelle du PCM
Le Mexique et le Canada organisent alternativement la réunion chaque année. Les Réunions annuelles servent de point central pour la réorientation des activités des groupes de travail et, du même coup, offrent aux co-présidents l'occasion d'analyser les réalisations, l'efficacité et l'orientation future de leurs efforts de collaboration. L'objectif principal de chaque réunion annuelle est d'adopter et de promouvoir une vision stratégique, ainsi qu'un plan de travail aligné sur les priorités de l'agenda bilatéral.
Occasionnellement, certains groupes de travail organisent des réunions conjointes afin de partager leurs expériences, d'établir des partenariats et d'identifier et de développer des projets transversaux. Le PCM favorise également la participation d'autres intervenants aux Réunions annuelles, notamment des responsables du secteur universitaire et du secteur privé des deux pays, des provinces canadiennes et des États mexicains. Par le passé, des représentants de l'Alberta, de la Colombie-Britannique, du Manitoba, de l'Ontario, du Québec, de la Saskatchewan, de Chihuahua, de Jalisco, de Morelos et de l'État de Mexico ont ainsi participé à la réunion.
Dans l'ensemble, la réunion annuelle sert d'espace pour souligner l'impact de ce partenariat sur les relations bilatérales, dans lequel tous les participants peuvent échanger des points de vue, des expériences et des bonnes pratiques. En outre, elle constitue une plateforme de mise en réseau pour tous ses membres. Le Partenariat Canada-Mexique est le mécanisme le plus important pour promouvoir les relations bilatérales.
Le PCM a tenu les réunions annuelles suivantes :
- Ottawa (Ontario) - 25 octobre 2004
- Vancouver (Colombie-Britannique) - 30 septembre 2005
- Mexico, D.F. - 7 mars 2007
- Kanata (Ontario) - 4-5 mars 2008
- Jiutepec, Morelos - 23-24 mars 2009
- Niagara-on-the-Lake (Ontario) - 19-20 avril 2010
- Mexico, D.F. - 7-8 avril 2011
- Ottawa (Ontario) - 29-30 mai 2012
- Mexico, D.F. - 8-9 juillet 2013
- Calgary (Alberta) - 8-10 septembre 2014
- Mexico, CDMX - 25-26 novembre 2015
- Ottawa (Ontario) - 23-24 décembre 2016
- Mexico, CDMX - 23-24 novembre 2017
- Ottawa (Ontario) - 11-12 octobre 2018
- Mexico, CDMX - 27-28 novembre 2019
- Canada (virtuel) - 26 novembre 2020
- Mexico, CDMX (hybride) - 25 novembre 2021
- Ottawa, Ontario (hybride) - 24 novembre 2022
Partie 3: Recommandations du Labo jeunesse
Lors de la Réunion annuelle de 2022, quatre membres de la cohorte 2022 du Labo jeunesse Canada-Mexique ont présenté trois recommandations sur les sujets suivants : les aspects de la relation bilatérale globale, l'avenir numérique et le thème horizontal de l'autonomisation et de la coopération des peuples autochtones. Les recommandations sont les suivantes :
- La création d’un programme d'un an pour les étudiants et les professionnels qui comprendrait des éléments d’éducation, de placement professionnel, de mentorat et de mise en réseau,
- La création d'une série d'experts entre les deux ambassades sur divers sujets numériques,
- La création d'espaces numériques et publics pour les peuples autochtones afin de sensibiliser les gens aux enjeux par le biais d'une série de courtes vidéos et de podcasts axés sur l'interculturalité et les peuples autochtones.
Tous les membres du Labo jeunesse ont eu la possibilité de participer aux séances de travail d'un groupe de travail de leur choix, parmi les groupes de travail qui ont accepté de les inclure.
Partie 4: Rapports des groupes de travail
Groupe de travail sur l’Agro-entreprise
Co-présidents canadiens
Keith Currie
Président,
Fédération canadienne de l’agriculture (FCA)
Kathleen Donohue
Sous-ministre adjointe (SMA),
Direction générale des affaires internationales (DGAI),
Agriculture et agroalimentaire Canada (AAC)
Co-présidents mexicains
Patricia Toledo
Vice-présidente, Durabilité
Conseil national de l’agriculture (CNA) et directrice de la durabilité chez Sygenta
Santiago Arguello
Coordonnateur général, Agriculture
Secrétariat à l’agriculture et au développement rural du Mexique (SADER)
Introduction et objectifs
La réunion du Groupe de travail sur l'Agro-entreprise de 2022 a eu lieu le 27 avril 2023. Elle a été accueillie par le Canada (en personne) et coprésidée du côté canadien par Keith Currie, président de la Fédération canadienne de l'agriculture (FCA) et par Kathleen Donohue, sous-ministre adjointe (SMA), Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC). Du côté mexicain, la réunion était dirigée par Patricia Toledo, vice-présidente de la durabilité, Conseil national de l'agriculture (CNA) et directrice de la durabilité chez Syngenta, et par Santiago Arguello, coordonnateur général de l'agriculture, Secrétariat mexicain à l'agriculture et au développement rural (SADER). Cette année, un dialogue entre les producteurs autochtones canadiens et mexicains a été ajouté à la réunion. Un rapport séparé sur cette partie du programme est joint à l'annexe A.
Les deux pays ont souligné l'importance et la complémentarité de leurs relations bilatérales et l'importance du Groupe pour renforcer les liens entre le Canada et le Mexique, en particulier dans les domaines d'intérêt mutuel (p. ex. l'étiquetage volontaire des produits des États-Unis d'Amérique). L'importance de la prise de décisions fondée sur la science, et la technologie et la durabilité en tant qu'outils clés pour augmenter les rendements et la productivité ont également été abordés. Le Canada et le Mexique partagent également des préoccupations liées à la pénurie de main-d'œuvre et à la sécurité alimentaire. On a également fait référence aux travaux menés dans le cadre du Groupe, où les deux pays ont échangé de l'information sur la durabilité, l'optimisation des sols, l'eau et les ressources génétiques.
Les participants ont abordé quatre thèmes globaux :
- Occasions et défis des flux commerciaux
- Initiatives nationales et internationales relatives aux pesticides
- Environnement et sécurité alimentaire
- Main-d’œuvre
Résultats
Thème 1: Occasions et défis des flux commerciaux
Étiquetage volontaire des Produits des États-Unis (vPUSA) pour la viande, la volaille et les produits à base d’œufs
Le Canada et le Mexique ont fait part de leurs préoccupations concernant la nouvelle initiative vPUSA, qui pourrait perturber les chaînes d'approvisionnement, augmenter les prix des aliments et avoir des conséquences imprévues sur le bien-être des animaux et la sécurité alimentaire. Le Canada et le Mexique plaident pour que les États-Unis prennent en compte les effets négatifs de cette initiative sur les chaînes d'approvisionnement nord-américaines intégrées et étendues. Les secteurs de l'élevage bovin canadien et mexicain ont fait part de leurs préoccupations et ont souligné qu'il s'agissait d'une question hautement prioritaire compte tenu de l'importance de la chaîne d'approvisionnement en viande bovine en Amérique du Nord (la plus importante au monde). Toutes les parties ont convenu de la nécessité de s'opposer à cette initiative collectivement et de manière complémentaire. Les gouvernements canadien et mexicain préparent des commentaires officiels à soumettre avant la date limite du 11 juin 2023 fixée par les États-Unis.
Restrictions saisonnières potentielles par les États-Unis sur les fruits et légumes frais importés
Le CNA a fait part de ses préoccupations concernant les restrictions potentielles de saisonnalité imposées par les États-Unis sur les produits importés. Une enquête de protection menée par la Commission du commerce international des États-Unis (USITC) a conclu en février 2021 que les importations de bleuets mexicains frais ou congelés ne causaient pas de préjudice grave, ou de menace de préjudice grave, à l'industrie nationale américaine. En juin 2021, l'USITC a également publié un rapport indiquant que le Mexique est compétitif dans la production et l'exportation de framboises sans que des subventions ne lui soient actuellement allouées. L'industrie mexicaine a appelé à une collaboration continue entre les gouvernements mexicain et canadien sur ce dossier, car le Mexique se sent toujours vulnérable à ces types de mesures potentiellement perturbatrices prises par les producteurs de fruits et légumes américains (en particulier en Floride). Le Canada surveille la situation et les effets potentiels sur le commerce.
Thème 2 : Initiatives nationales et internationales liées aux pesticides
Le Canada a remercié le Mexique pour la transparence dont il a fait preuve lors des consultations techniques du 31 mars 2023 dans le cadre de l'ACEUM, de même que pour sa décision de réexaminer les événements biotechnologiques précédemment rejetés. Néanmoins, le Canada a fait remarquer que l'on craint toujours que le décret présidentiel mexicain du 13 février 2023 ne crée de l'imprévisibilité pour les producteurs et que les mesures aient un impact sur les producteurs canadiens qui utilisent des outils de production innovants pour aider à garantir la sécurité alimentaire et à lutter contre le changement climatique. L'industrie canadienne a présenté un exposé soulignant les avantages des innovations fondées sur la science (p. ex. la sélection végétale et la lutte contre les ravageurs) qui ont permis au Canada d'adapter les pratiques de culture sans labour et de conservation du sol, d'accroître la production de 50 % et de réduire l'utilisation des pesticides de 35 %. Le Canada s'engage à atteindre la carboneutralité d'ici 2050 et a souligné l'importance d'un environnement commercial mondial prévisible pour la sécurité alimentaire.
Le Mexique a fait remarquer que le décret relève de la politique publique nationale. Le SADER a également fait une présentation et a indiqué qu'elle dirigeait un groupe de travail qui s'engage directement auprès des agriculteurs afin de mieux comprendre leurs besoins spécifiques en matière de glyphosate. Grâce à ce processus, le gouvernement mexicain a réduit la quantité d'importations autorisées de glyphosate formulé de 18 000 tonnes en 2021 à 4 000 tonnes en 2023. Parmi les autres méthodes explorées pour réduire l'utilisation du glyphosate figurent la gestion durable des sols et l'utilisation de cultures de couverture. Le gouvernement mexicain continue de rechercher des alternatives au glyphosate et a clairement indiqué que toute alternative doit être rentable et répondre aux exigences de la production agricole mexicaine. Si aucune alternative réalisable n'est trouvée, la date de mise en œuvre de l'arrêt de l'utilisation du glyphosate pourra être révisée ou retardée. Le SADER a indiqué que la version de février du décret précise que les restrictions sur le maïs génétiquement modifié ne s'appliquent qu'aux importations de maïs blanc destiné à la consommation humaine pour les secteurs de la tortilla et de la pâte à tortilla (masa). Le maïs génétiquement modifié restera autorisé pour l'utilisation industrielle et la consommation animale, et les importations n'ont pas été perturbées par le décret.
L'industrie mexicaine a fait part de son soutien à l'innovation et a déclaré que si le commerce n'a pas été perturbé à ce jour, elle encourage la prise de décisions fondée sur la science. Le CNA a souligné l'importance d'un échange continu d'informations sur la question, en insistant sur la nécessité pour les producteurs d'utiliser ces types de technologies en tenant compte de leur sécurité. L'industrie canadienne s'est montrée préoccupée par le fait que ce décret pourrait éventuellement s'appliquer à d'autres cultures.
Thème 3 : Environnement et sécurité alimentaire
Le Canada et le Mexique adoptent des approches similaires pour relever les défis de l'environnement et de la sécurité alimentaire par le biais d'une stratégie nationale dans le cadre du programme de durabilité.
L'une des principales priorités du gouvernement canadien est de veiller à ce que le secteur agricole reste compétitif, durable et innovant en renforçant la résilience climatique et la sécurité alimentaire. Le Canada a présenté la stratégie nationale d'agriculture durable d'AAC, élaborée en consultation avec un comité consultatif composé de 21 intervenants du secteur, afin de s'attaquer à la durabilité et d'améliorer les rendements environnementaux à long terme en se concentrant sur cinq priorités : la santé des sols, l'adaptation au climat, la résilience, l'eau et la biodiversité. Le Canada s'est fixé des objectifs environnementaux ambitieux (émissions nettes nulles d'ici 2050 et objectif de réduction des émissions d'engrais de 30 % par rapport aux niveaux de 2020 d'ici 2030) et vise à accroître la productivité agricole tout en tenant compte de la biodiversité. Les agriculteurs sont en première ligne pour atténuer le changement climatique, mais les pratiques doivent concilier piliers économiques, piliers sociaux et piliers environnementaux. Le Canada a également mentionné la série de webinaires que l'ambassade du Canada au Mexique a organisée avec SADER sur les pratiques de culture intercalaire et les laboratoires vivants comme un exemple de collaboration positive.
La politique nationale du Mexique prescrit une collaboration entre les secteurs public et privé en matière de changement climatique, notamment en ce qui concerne la santé des sols et la biodiversité. Le SADER a également élaboré un plan stratégique relatif au changement climatique dans l'agriculture, ainsi qu'une stratégie nationale pour les sols, des manuels pour la biodiversité, la gestion de l'eau, l'amélioration des coûts de production et un plan national pour les semences. Les principaux domaines d'intervention du CNA sont la protection de l'environnement, la sécurité alimentaire, l'inclusion, l'agriculture régénératrice et les écosystèmes sains. Dans ces domaines, le CNA centre ses efforts sur trois objectifs principaux : 1) un front commun avec le gouvernement fédéral pour contribuer à une agriculture plus durable, alignée sur les objectifs de développement durable; 2) un programme actif de durabilité, prenant en compte les pratiques régénératives, l'innovation, les mesures de l'empreinte carbone et les alliances stratégiques et 3) la présentation d'une perception différente de l'industrie agro-alimentaire (récit commun). Le CNA a souligné l'importance de l'adaptation des technologies, de la santé des sols et de la biodiversité, du changement de mentalité des producteurs et de la chaîne de valeur, de la complémentarité des technologies et de la mécanisation des petits producteurs.
Thème 4 : Main-d’œuvre
La pénurie de main-d'œuvre reste un problème crucial au Canada et le Programme des travailleurs agricoles saisonniers (PTAS) soutient l'industrie horticole du pays depuis sa création en 1966. Le PTAS a permis d'augmenter les revenus des travailleurs étrangers et constitue un lieu de transfert de connaissances et une plateforme pour les travailleurs étrangers qui viennent au Canada. Le Mexique a déclaré qu'en 2023, il s'attendait à ce que 26 000 travailleurs soient embauchés par des entreprises canadiennes et à ce que 370 millions de dollars de revenus soient générés grâce à ce programme.
Jenn Wright, directrice exécutive du Conseil canadien pour les ressources humaines en agriculture, a présenté le Plan stratégique national pour la main-d'œuvre dans le secteur de l'agriculture et de la fabrication d'aliments et de boissons. Le Canada adopte une approche commune pour remédier aux pénuries chroniques de main-d'œuvre et de compétences qui provoquent une crise dans les secteurs de l'agriculture et de la fabrication d'aliments et de boissons. La recherche de solutions à long terme exige une approche commune de la part de l'industrie, des communautés, des universités et des gouvernements. Le plan stratégique national pour la main-d'œuvre dans le secteur de l'agriculture et de la fabrication d'aliments et de boissons vise à créer une feuille de route nationale exploitable qui permettra de combler les lacunes en matière de main-d'œuvre et de résoudre les problèmes systématiques. AAC s'affaire actuellement à formuler une stratégie nationale de la main-d'œuvre agricole et une table nationale des compétences, qui sont complémentaires.
Le Mexique partage également les préoccupations liées à la pénurie de main-d'œuvre. L'industrie mexicaine (p. ex. le secteur des avocats) déploie des efforts considérables pour éviter le travail des enfants dans les champs et pour sensibiliser aux droits du travail afin de décourager le travail forcé. Au mois de mai 2023, le Mexique achèvera sa transition vers un nouveau modèle de justice du travail et le premier anniversaire de l'entrée en vigueur de la réforme mexicaine du travail approche. Cette réforme permet l'emploi de jeunes âgés de 16 à 18 ans dans le secteur agricole (activités à faible risque et programme gouvernemental : Jovenes Construyendo el Futuro (Les jeunes construisent l'avenir)). Le Mexique travaille également à l'élaboration d'une norme officielle obligatoire (NOM) pour les travailleurs du secteur agricole, dont les objectifs sont les suivants : accroître la compétitivité du secteur agricole, protéger les entreprises contre les risques liés au travail et améliorer la qualité de vie des travailleurs agricoles, qui sont environ deux millions au Mexique.
Engagements
Dans l'ensemble, le Canada a pris note des engagements suivants à l'issue de la réunion du Groupe de travail sur l'Agro-entreprise.
- Les co-présidents gouvernementaux ont exprimé leur intérêt à aligner le calendrier du Groupe de travail sur l'agro-entreprise (GTAE) sur le cycle du Partenariat Canada-Mexique. Bien que la dernière réunion du GTAE (édition 2022) se soit tenue à la fin du mois d'avril 2023, les co-présidents s'efforceront de se réunir à nouveau au Mexique au mois de novembre 2023.
- Les participants de l'industrie canadienne et mexicaine ont exprimé leur intérêt pour la poursuite des échanges sur les défis liés à la main-d'œuvre dans nos secteurs agricoles respectifs. Le gouvernement et l'industrie du Canada proposent de faciliter les échanges sur ce thème par l'intermédiaire du Réseau consultatif agricole nord-américain (RCAN).
- Les co-présidents des gouvernements canadien et mexicain ont exprimé leur intérêt pour la poursuite des échanges sur les meilleures pratiques pour un secteur agricole durable. AAC et l'ambassade du Canada au Mexique continueront de faciliter ces échanges en organisant des webinaires sur des sujets d'intérêt mutuel.
- Continuer d'explorer les moyens de relier les producteurs autochtones canadiens et mexicains, de partager les pratiques exemplaires et de faciliter le commerce et les exportations entre les deux pays. Il pourrait s'agir de rencontres virtuelles entre entreprises.
Participants
Canada
Industrie canadienne
- Brodie Berrigan, directeur, Relations avec le gouvernement et Politiques agricoles, FCA
- Jenn Wright, directrice exécutive, Conseil canadien pour les ressources humaines en agriculture
- Ken Forth, président de F.A.R.M.S. (Foreign Agriculture Resource Management Services)
- Erin Gowriluk, vice-présidente exécutive, Conseil des grains du Canada
- Ian Affleck, Croplife
- Luis Luque, Croplife
Agriculture et Agroalimentaire Canada
- Sophie Beecher, directrice générale, direction de la Politique de développement durable, direction générale de la Politique stratégique
- Holly McCoubrey, directrice, Secrétaire de l’accès aux marchés (SAM), Amériques, DGAI
- Anne-Marie Croux, directrice adjointe, SAM, Amériques, DGAI
- Sara Browne, analyste principale des politiques commerciales, SAM, Amériques, DGAI
- Chris Anderson, directeur adjoint, SAM
Délégués commerciaux du Canada au Mexique
- Francis Lindsay, conseiller (Agriculture et agroalimentaire)
- Nataliia Melnychenko, spécialiste technique, Agence canadienne d’inspection des aliments
- Alejandro Ruiz, délégué commercial (Agriculture et agroalimentaire)
Affaires mondiales Canada
- Shirley Liang, directrice adjointe, Mesures sanitaires et phytosanitaires
- Natalie Doust, Direction générale de l’Amérique du Nord
- Katelyn Larabie, Barrières techniques et règlements
Mexique
Industrie mexicaine
- Fernando Mayer, CNOG (Association nationale des soigneurs de bovins)
- Rogelio Perez, Bœuf mexicain
- Norberto Valencia, directeur de la politique étrangère au CNA
- Patricia Toledo, Syngenta et vice-présidente, Durabilité au CNA
Gouvernement mexicain
- Javier Calderon, responsable de SENASICA
- Adriana Muñoz Cruz, chef de la direction générale des Produits et des marchés à valeur ajoutée
- Mirna Aragón Sánchez, responsable, direction générale du Développement agricole
- Briegel Ortiz, spécialiste en agriculture, Économie internationale, SADER
Ambassade du Mexique au Canada
- Raul Vargas, Affaires économiques et médias,
- Mónica García Izaguirre, Questions multilatérales et de coopération,
Annex A
Rapport: Programme et échange Autochtone Canada-Mexique
26 Avril – 27 Avril 2023
Un programme parallèle autochtone Canada-Mexique a eu lieu en marge de la réunion du Groupe de travail sur l'agro-entreprise 2023. L'objectif principal de ce programme était de créer une occasion d'échange d'expériences et d'idées entre les producteurs autochtones des deux pays par le biais d'un dialogue qui s'est déroulé le 27 avril.
Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) et le Secrétariat mexicain à l'agriculture et au développement rural (SADER) ont tous deux pour mandat de veiller à ce que les communautés et les producteurs autochtones soient pleinement intégrés dans le secteur. Les gouvernements canadien et mexicain ont manifesté un vif intérêt pour l'apprentissage auprès des groupes autochtones, d'autant plus que leur approche de la production combine à la fois les connaissances traditionnelles et scientifiques. SADER/Arguello a fait remarquer qu'environ 23,2 millions de Mexicains sont issus de communautés autochtones. Il a ajouté que de nombreuses communautés rurales se considèrent comme des protecteurs de la biodiversité et des terres naturelles du Mexique. Le Canada et le Mexique ont reconnu la dette historique à l’égard de leurs communautés autochtones respectives. Le président mexicain a chargé le SADER d'accroître les possibilités d'échanges avec ces groupes et d'accorder la priorité aux groupes autochtones dans les programmes mexicains. La SMA Donohue a fait remarquer que la durabilité et l'innovation sont des facteurs clés dans l'agriculture et qu'elles impliquent les agriculteurs autochtones.
Avant le dialogue, le 26 avril, les participants mexicains ont eu l'occasion de présenter leurs produits et de partager des informations à leur sujet lors d'une exposition au cours d'une réception organisée par l'ambassade du Mexique au Canada à l'intention des représentants des gouvernements canadien et mexicain ainsi que des représentants d'associations canadiennes de l'agriculture et de l'industrie agroalimentaire.
Les participants ont également eu l'occasion de visiter le pavillon de cérémonie Mikinàk sur la ferme expérimentale et d'avoir un échange informel avec le personnel d'AAC qui travaille sur les programmes et les initiatives autochtones.
Lors du dialogue, les participants ont partagé de l'information sur leurs communautés, l'histoire de leurs entreprises, leurs produits, leur marché, leurs plans, leurs modèles de commercialisation, etc. Le dialogue a encouragé des discussions approfondies et les participants ont eu l'occasion d'apprendre des expériences, des points de vue et des meilleures pratiques des uns et des autres. Le changement climatique et la lutte contre les parasites sont quelques-uns des défis communs identifiés par les producteurs autochtones. Des producteurs des produits suivants étaient représentés : agave, mescal, vanille, café, cacao, tisanes et des produits cultivés grâce à la technologie provenant des fermes verticales.
Les producteurs autochtones ont également participé à un atelier sur les exigences canadiennes en matière d'étiquetage et ont bénéficié de diverses autres possibilités de réseautage (visite guidée du musée de l'histoire et dîner de réseautage avec des représentants des gouvernements canadien et mexicain).
Cet événement a été une excellente occasion pour les producteurs autochtones d'échanger des informations, de présenter leurs produits et de nouer des contacts avec des délégués commerciaux et d'autres représentants du gouvernement et de l'industrie. AAC fera le bilan de l'événement afin de déterminer la meilleure façon de donner suite à cette initiative et peut-être d'en élargir l'orientation commerciale. AAC et SADER, avec le soutien de l'ambassade du Canada au Mexique et de l'ambassade du Mexique au Canada, exploreront les possibilités de mettre en relation les exportateurs autochtones avec les acheteurs (participation à des événements promotionnels, séances virtuelles entre entreprises).
Groupe de travail sur la Créativité et la culture
Co-présidente canadienne
Christine Angelo
Directrice, Opérations commerciales et partenariats internationaux,
Patrimoine canadien (PCH)
Co-président mexicain
Pablo Raphael de la Madrid
Directeur général, Promotion culturelle et festivals,
Secrétariat de la culture (CULTURA)
Introduction et objectifs
Le jeudi 24 novembre 2022, le Groupe de travail sur la Créativité et la culture a tenu sa Réunion annuelle sous forme virtuelle, le Canada étant l'hôte nominal. La délégation canadienne était dirigée par Christine Angelo, directrice des Opérations commerciales internationales ministère du Patrimoine canadien (au nom de Madona Radi, directrice générale de la direction générale du Commerce international, Co-présidente canadienne du groupe de travail). La délégation mexicaine était présidée par Pablo Raphael de la Madrid, directeur général de la promotion culturelle et des festivals et chef de la direction générale des affaires internationales du Secrétariat à la culture du Mexique (Co-président mexicain du groupe de travail).
Plus de 40 participants des deux pays étaient présents, y compris le Labo jeunesse Canada-Mexique, ce qui témoigne de l'intérêt des deux pays pour de futures collaborations dans le cadre de la coopération culturelle. La délégation canadienne était représentée par des fonctionnaires du ministère du Patrimoine canadien, d'Affaires mondiales Canada, de l'ambassade du Canada au Mexique, du Conseil jeunesse du premier ministre du Canada, du Musée des beaux-arts du Canada, du Fonds des médias du Canada, de Téléfilm Canada, de l'Office national du film du Canada et du Conseil des arts du Canada.
La délégation mexicaine était composée de fonctionnaires du Secrétariat à la culture des secteurs suivants : Centre Culturel Numérique, le Fonds national pour la promotion des arts et de l’artisanat (FONART), l'Institut mexicain de cinématographie (IMCINE), l'Institut national d'anthropologie et d'histoire (INAH), l'Institut national des beaux-arts et de la littérature (INBAL), l'Initiative Mexique créatif, le Système de soutien à la création et aux projets culturels (SACPC) et l'Unité des affaires juridiques, de même que des représentants du Secrétariat aux affaires étrangères et de l'ambassade du Mexique au Canada.
La Réunion annuelle a permis aux participants de présenter les sujets sur lesquels ils travaillent dans leurs domaines d'expertise, d'identifier les domaines de collaboration future entre les deux pays et les propositions d'activités à inclure dans le plan d'action existant, qu'il a été convenu de reprendre après la Réunion annuelle.
Les domaines d'intérêt commun qui guideront les travaux en 2023 sont les suivants : diversité des contenus en ligne; promotion et protection des arts et de la culture autochtones; cadre réglementaire pour la protection et la promotion des expressions culturelles autochtones; MONDIACULT; cinéma autochtone; secteur artisanal; résidences artistiques; propositions du Labo jeunesse Canada-Mexique et renforcement du capital humain et des marchés pour l'économie créative au Canada et au Mexique.
Résultats
Loi fédérale pour la protection du patrimoine culturel des peuples autochtones et des communautés afro-mexicaines du Mexique.
- Le Mexique, par l'intermédiaire de l'unité des affaires juridiques du Secrétariat à la culture, a indiqué qu'en janvier 2022, avec l'approbation de la loi susmentionnée, un processus important a été mis en place pour la communauté des peuples autochtones et de descendance africaine du Mexique qui ont souffert d'une série de plagiats de la part de certaines entreprises de mode et de l'industrie de l'habillement qui a officiellement accepté ces mauvaises pratiques.
- Cette loi reconnaît les droits collectifs des peuples et communautés autochtones sur leur patrimoine culturel et cherche à mettre en évidence et à respecter les conceptions locales concernant la protection, la préservation et le développement de l’appartenance de la production locale de tissus, d'étoffes et d'expressions culturelles dans une large perspective de droits de la personne, d'égalité des genres et de non-discrimination.
- Cette loi contribue à établir un dialogue entre les pairs, c'est-à-dire entre le droit positif et les systèmes normatifs autochtones, ainsi que les usages et coutumes de leurs créations.
- Le défi consiste à comprendre les éléments suivants :
- reconnaître et garantir les droits de propriété des peuples et communautés autochtones et afro-mexicains sur les éléments qui constituent leur patrimoine culturel, leurs connaissances traditionnelles et leurs expressions culturelles, ainsi que la propriété intellectuelle collective sur ce patrimoine. Soulignant les exercices de dialogue, dans ce sens, le Mexique a souligné que de tels dialogues entre les marques et les victimes de plagiat ont été encouragés par le Secrétariat fédéral à la culture;
- promouvoir le respect et le développement du patrimoine culturel des peuples et communautés autochtones et afro-mexicains, et reconnaître la diversité de ses éléments. Le Mexique a noté que le Canada a été très respectueux du patrimoine culturel de ses peuples autochtones;
- établir des dispositions pour que, dans l'exercice de leur autodétermination et de leur autonomie, les peuples et communautés autochtones et afro-mexicains puissent définir, préserver, protéger, contrôler et développer les éléments de leur patrimoine culturel, de leurs connaissances et de leurs expressions culturelles traditionnelles;
- reconnaître les peuples et communautés autochtones et afro-mexicains en tant que sujets de droit public, dans les termes établis par la législation nationale et internationale en la matière.
- En ce qui a trait à la commercialisation, il a été mentionné qu'il existe un processus d'autorisation qui, sans être très complexe, consiste à générer et à construire un pont entre la communauté et les institutions. Au Mexique, il existe la Commission inter-secrétariale du Système de protection, composée d'experts d'institutions telles que l'Institut national d'anthropologie et d'histoire (INAH), la direction générale des Cultures populaires autochtones et urbaines (DGCPIU) du Secrétariat à la Culture, le Secrétariat aux Affaires étrangères, entre autres. En qui concerne les autorisations pour la commercialisation, on demande ce qui suit : exercer dans le plein respect des droits, de la dignité et de l'intégrité du patrimoine; créditer le lieu d'origine; être onéreux, temporaire et par écrit (jusqu'à cinq ans prolongeable); stipuler la distribution juste et équitable des bénéfices; être célébré devant le Secrétariat exécutif du Système national de protection et l'Institut national des peuples autochtones (INPA).
Expériences de l’accompagnement de la protection des droits collectifs dans le cadre du Programme d’art populaire national
- Le Mexique, par l'intermédiaire de la direction générale des Cultures autochtones et populaires urbaines (DGCPIU) du Secrétariat à la culture, a signalé que des entreprises nationales et étrangères ont copié et reproduit des éléments et des dessins du patrimoine des peuples autochtones, afro-mexicains et métis du Mexique, ce qui représente une pratique d'appropriation illicite, générant des impacts économiques et sociaux qui affaiblissent la diversité culturelle du Mexique.
- Pour justifier le plagiat, les designers de grandes entreprises ont déclaré qu'ils s'inspiraient des artisans, qu'ils leur rendaient hommage et qu'ils reconnaissaient leur créativité.
- Depuis 2008, des cas de plagiat à l'égard de ces communautés ont été documentés, si bien que la DGCPIU a mis en place divers mécanismes de contrôle sur cette question. Grâce à la stratégie « Proyecto Editorial : Geometrías de la Imaginación, diseño e iconografía » (Projet éditorial : géométries de l'imagination, design et iconographie), l'enregistrement de ces dessins a été recherché, non seulement dans le textile, mais aussi dans la céramique, le bois et diverses créations d'art populaire, et le Mexique a souligné qu'il y avait 17 enregistrements dans 17 États.
- On compte plus de 60 cas documentés de plagiat d'iconographie patrimoniale par de grandes marques sans consulter les créateurs ni leur accorder le crédit qu'ils méritent.
- Le détournement culturel est un manque de respect pour les œuvres et la culture, car il prive les dessins et les symboles de leur signification et des techniques avec lesquelles ils ont été créés; il viole l'identité culturelle et désavantage les œuvres artisanales et nuit aux moyens de subsistance de nombreuses familles et communautés en les privant des ressources générées par leur propre patrimoine.
- La DGCPIU a promu la protection des droits collectifs par le biais de forums, de réunions, de conférences et de foires artisanales, a sensibilisé à la valeur culturelle des dessins et des symboles, des connaissances et des techniques traditionnelles développées par les peuples autochtones, afro-mexicains et métis, et a progressé dans l'enregistrement du patrimoine culturel immatériel représenté par les dessins, symboles et techniques exprimés dans l'art traditionnel.
- Les actions qui contribueraient à protéger le patrimoine culturel immatériel sont les suivantes : a) acheter l'original et non la copie, ce qui permet de promouvoir l'art traditionnel et la diversité culturelle du Mexique, b) soutenir le commerce équitable, c) ne pas marchander, car l'histoire, les connaissances et les techniques impliquées dans son élaboration lui confèrent une valeur culturelle ajoutée qui le rend unique, et d) connaître l'origine des œuvres.
- Le Canada souhaitait en savoir plus sur la manière dont le Mexique soutient les foires artisanales, afin d'en tenir compte dans le futur plan d'action.
- La délégation canadienne a expliqué que lorsqu'on achète un objet artisanal, on n'achète pas un simple objet, mais un morceau du cœur et de l'âme de l'artisan et de la culture qui compose cet objet.
- Au Canada, nous sommes également confrontés à ces problèmes, tout comme dans d'autres parties du monde, et certaines communautés artistiques canadiennes ont demandé une législation sur cette question.
- La délégation canadienne a demandé au point de vue mexicain s'il y avait eu des progrès ou des améliorations dans ce domaine, si les gens avaient été sensibilisés à ce problème et si l'éducation pouvait être un élément clé pour que les gens comprennent ce problème.
- Le Mexique a indiqué qu'à partir de l'événement ORIGINAL du Secrétariat à la culture, une approche a été recherchée auprès des communautés d'origine dans le secteur de l'artisanat et du textile; il s'agit d'un espace et d'un forum ouvert où les communautés s'engagent dans un dialogue; il y a des formations pour la génération et la commercialisation de contenu, pour passer de l'informalité à la formalité, les bonnes pratiques sont échangées pour soutenir les artisans. Sage Paul, artiste et designer canadienne, est intervenue lors de l'un des forums ORIGINAL, ce qui permet de poursuivre le partage d'expériences et le dialogue entre les deux parties et même avec des marques internationales telles que Comme des Garçons et Ralph Lauren.
Conférence mondiale de l’UNESCO sur les politiques culturelles et le développement durable - MONDIACULT 2022
- Le Mexique a fait savoir que du 28 au 30 septembre 2022, 150 ministres de la culture des pays membres de l'UNESCO et les participants d'autres pays tels que les États-Unis se sont réunis.
- Il en est résulté une déclaration finale de consensus mondial, qui comprend une série de principes particuliers associés à l'agenda bilatéral du Mexique, axés sur des questions telles que la protection des droits culturels, la protection du patrimoine culturel, l'économie créative, la défense des droits collectifs et l'avenir des politiques culturelles.
- Le Mexique a noté la grande contribution du projet multipartite mené par le Canada avant MONDIACULT 2022, par le biais du Forum international sur la diversité des contenus en ligne.
- Le ministre du Patrimoine canadien et du multilatéralisme, Pablo Rodriguez, a assisté à la réunion et a profité de l'occasion pour progresser sur les questions de l'agenda bilatéral, qui seront reflétées dans le programme du Groupe de travail sur la culture et la créativité (GTCC).
- La délégation canadienne a souligné l'importance de continuer à promouvoir la culture en tant que bien commun et de répondre efficacement aux défis mondiaux.
- Le Canada a fait savoir que lors de la clôture, il s'est joint à plusieurs pays pour soutenir une déclaration commune des amis de l'Ukraine. Il est essentiel pour le Canada de continuer à lancer un appel concernant les agressions russes contre l'Ukraine.
Diversité du contenu en ligne
- La délégation canadienne a mentionné que ce sujet a été traité en collaboration avec l'ambassade du Canada au Mexique et le Centre de Culture Numérique du Mexique, lors du Forum international sur la diversité des contenus en ligne, qui s'est tenu les 22 et 23 juin 2022.
- L'un des principaux défis mondiaux de MONDIACULT 2022 qui a été convenu est l'accès et la visibilité d'une diversité de contenu dans un monde de plus en plus numérique.
- Le Canada a souligné l'importance des principes directeurs internationaux sur la diversité des contenus en ligne, qui visent à guider les actions et les mesures encourageant une plus grande exposition à des contenus culturels, des informations et des nouvelles diversifiées en ligne. Ils s'appliquent à un groupe diversifié d’intervenants, y compris les gouvernements, les régulateurs, les organisations de la société civile, les représentants de l'industrie des médias et les entreprises du secteur privé, telles que les services en ligne, dont l'objectif principal est de transmettre ou de distribuer du contenu ou de partager du contenu généré par l'utilisateur en ligne. Pablo Raphael de la Madrid, à son tour, a noté que dans la Déclaration de MONDIACULT 2022, ces principes n'étaient pas mentionnés, mais qu'il y avait plusieurs références à la reconnaissance de la diversité des contenus en ligne, à la transformation numérique dans le secteur culturel et à l'alphabétisation numérique pour les communautés autochtones.
- México Creativo et le Centro de Cultura Digital de México ont déclaré que le « Forum international sur la diversité des contenus en ligne : Mise en œuvre des principes directeurs internationaux » était l'occasion de partager les défis et les occasions posés par la numérisation accélérée de la culture et de l'information; d'améliorer notre compréhension collective des principes directeurs et de la manière dont ils contribuent à relever ces défis; d'identifier et de discuter des bonnes pratiques et des initiatives/actions/mesures volontaires prises par différents secteurs pour mettre en œuvre les principes directeurs et d'encourager les pays, le secteur privé et les groupes de la société civile à soutenir les principes directeurs.
- Le « Forum international Numérisation en commun. Formes distribuées de propriété culturelle et de paternité », a cherché à valoriser et à promouvoir les « formes distribuées » de création et de sauvegarde, de circulation et de reproduction de la culture, en prêtant attention aux dimensions qui vont au-delà des dimensions juridiques contenues dans le « droit d'auteur » pour noter les effets de la culture distribuée sur la solidarité, l'attention, l'autogestion et la réparation collective. Dans le but de renouveler un vocabulaire qui permet de définir et de revendiquer les politiques culturelles non seulement en termes de productivité économique, mais aussi en termes d'appropriation sociale, institutionnelle et technologique.
Promotion et protection de l’art autochtone et des expressions culturelles
- La délégation canadienne a indiqué qu'elle travaillait avec des organisations et des experts autochtones pour contribuer à la recherche d'information, à l'engagement et à l'élaboration conjointe de solutions efficaces pour promouvoir et protéger les arts et les expressions autochtones.
- Le Canada a indiqué que, selon les engagements contre l'utilisation abusive des arts et des expressions culturelles autochtones, ceux-ci peuvent varier entre les groupes et les communautés autochtones, mais certains thèmes sont communs, tels que : les distinctions entre les protections des expressions culturelles traditionnelles pour les créateurs modernes, la propriété collective par rapport à la protection des personnes physiques et morales, les traditions orales par rapport à la fixation qui déclenche la protection et la durée de la protection.
- Le Canada a indiqué que depuis 2018, le ministère du Patrimoine canadien travaille avec des experts et des artistes afin de trouver un moyen de protéger les expressions culturelles et artistiques autochtones. Plusieurs efforts ont été déployés pour créer une initiative pilote élaborée conjointement avec les créateurs autochtones du point de vue universitaire également, conformément à la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, à l'examen parlementaire de la Loi sur le droit d'auteur, à l'introduction de nouvelles orientations dans les négociations de l'Entente sur l'autonomie gouvernementale et au soutien du travail du Canada à l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI).
- Le Canada a entrepris les initiatives clés suivantes : recueil sur l'utilisation abusive et l'appropriation illicite, consultations sur les arts et les expressions socioculturelles des peuples autochtones, études de cas juridiques, séminaires de l'OMPI pour les peuples et les communautés autochtones du Canada. Ces initiatives s'ajoutent à celles en cours, telles qu'un site web et un ensemble de ressources, un programme de propriété intellectuelle autochtone, des initiatives de sensibilisation et d'éducation à la propriété intellectuelle dans le cadre du programme de L'Office de la propriété intellectuelle du Canada, la décolonisation d'une collection de musique, d'histoire et de voix autochtones dans le cadre des consultations sur le droit de revente des artistes.
- Le Mexique, par l'intermédiaire de l'Institut national d'anthropologie et d'histoire, a indiqué qu'il cherchait à intégrer les créations et la créativité des expressions autochtones dans les marchés touristiques et commerciaux d'une manière moins désavantageuse.
- Pour lutter contre l'appropriation illicite des expressions autochtones et afro-mexicaines, des conseils de spécialistes ont été créés, qui peuvent inclure les créateurs de ces expressions culturelles et participer à la prise de décisions sur les mesures à prendre pour les protéger.
- Comme au Canada, il existe au Mexique une tension entre les droits individuels et les droits collectifs, non seulement dans les créations culturelles, mais aussi dans les villes elles-mêmes, par exemple lorsque l'on travaille sur les mêmes expressions culturelles et qu'elles sont partagées dans différentes villes ou communautés.
- Récemment, des discussions importantes ont eu lieu pour comprendre comment nous pouvons protéger la propriété collective, c'est-à-dire la propriété collective qui n'appartient pas à une communauté, ni à un seul peuple, une seule langue ou une seule région, et cela n'a pas été possible avec les cadres légaux et réglementaires.
- Lorsque nous parlons de traditions, de danses, de lieux sacrés, nous parlons de temps, de cérémonies et de cycles rituels qu'il n'est pas facile de documenter et de protéger.
- La consultation et la participation à la conception et à l'exécution, à l'évaluation et au suivi de l'action publique en termes de protection des arts et des traditions culturelles autochtones et populaires en général sont très importantes; cependant, un autre défi est celui de la représentation, de savoir qui est appelé à participer aux décisions publiques et comment, une question que le Mexique n'a pas été en mesure de résoudre dans son intégralité.
Conseil jeunesse du Premier Ministre du Canada
- La délégation canadienne, au nom du Conseil jeunesse du premier ministre, a indiqué que, depuis 2016, le premier ministre reconnaît l'importance des jeunes et leur grande contribution aux questions culturelles. Les jeunes sont les porteurs de la culture dans l'avenir. Ils sont les plus touchés par les politiques culturelles.
- Le Conseil jeunesse du premier ministre est un groupe consultatif non partisan et diversifié qui se réunit tous les mois. Il ne se contente pas de donner des conseils, il est aussi une voix pour les jeunes qui sont constamment impliqués dans le processus de gouvernance du Canada.
- Les participants au Conseil jeunesse ont fait part de leur expérience en tant que membres et de leurs activités au sein du groupe, en rencontrant le premier ministre et son cabinet. Le Conseil a mentionné l'importance d'impliquer les jeunes dans les questions et les décisions politiques, parce qu'en fin de compte, ils sont l'avenir. Les membres du Conseil ont souligné les questions les plus pertinentes à leurs yeux, telles que la lutte contre le racisme, la protection de l'environnement, le logement abordable, etc.
Projet « ORIGINAL »
- Le Mexique a expliqué qu'ORIGINAL est un projet qui a lieu chaque année. Cette année, il y a eu trois jours de formation, auxquels sept pays ont participé : Argentine, Bolivie, Canada, Côte d'Ivoire, Colombie, Palestine et Pérou. Huit forums ont été organisés et les présentations numériques ont été visionnées à 17 000 reprises. Les thèmes abordés ont été la défense des droits collectifs, la lutte contre l'appropriation culturelle, le plagiat des créations des artisans et des artisans des communautés autochtones.
Programme d’échanges de conservateurs autochtones
- Un délégué canadien du Musée des beaux-arts du Canada a expliqué que l'organisation s'était engagée à aborder les questions de décolonisation, de souveraineté et d'autodétermination des peuples autochtones, à établir de bonnes relations avec les peuples autochtones du Canada afin de reconnaître les pressions, ce que les peuples autochtones ont enduré et la complexité des institutions coloniales. Le Musée des beaux-arts du Canada s'engage à recueillir cette information pour raconter les histoires, les récits de ces peuples.
- Le Mexique, par l'intermédiaire de l'Institut national des beaux-arts et de la littérature (INBAL), a indiqué qu'il disposait d'un réseau de musées INBAL comprenant 18 musées, dont 15 à Mexico et 3 en dehors de la ville, qui sont consacrés aux arts visuels depuis le 20e siècle.
- L'INBAL a indiqué que des méthodologies de conservation ont été mises en œuvre dans une perspective autochtone ou décolonisatrice, par exemple : une exposition d'art moderne Escucha profunda au Laboratorio Arte Alameda, Disrupciones indígenas. Arte de los pueblos de México au Museo del Palacio de Bellas Artes, Constelaciones de la memoria au Museo Nacional de Arte et Hasta que los cantos broten au Pavillon mexicain de la Biennale de Venise.
Table ronde du Groupe de travail sur la Créativité et la culture et autres mises à jour
Institut mexicain de cinématographie
- L’Institut a indiqué que, depuis 2019, ils ont géré un fonds de films autochtones et afro-descendants du Mexique et de l'Amérique centrale pour les cinéastes autochtones et afro-descendants, appelé Stimulus à la création audiovisuelle du Mexique et de l'Amérique centrale pour les communautés autochtones et de descendance africaine (ECAMC), de sorte qu'ils ont eu plusieurs films, documentaires, animations, histoires personnelles, déjà terminés sur des thèmes tels que la défense des principes de vie et de territoire, la dénonciation de l'extractivisme et les retrouvailles profondes et critiques avec la communauté d'origine après un processus migratoire, qui ont été présentés dans des festivals de cinéma ou ont été projetés sur des plates-formes cinématographiques.
- L'ECAMC lancera son cinquième appel à candidatures en 2023 et compte trois longs métrages achevés : Mamá, de Xun Sero, Mi no lugar, d'Isis Ahumada et La espera, de Celina Yunuen, compte neuf films en post-production et 46 films en production où 33 langues autochtones sont représentées.
- Dans l'État du Chiapas, à San Cristóbal de las Casas, l'IMCINE dispose d'un Centre d'appui à la postproduction (La Albarrada), un projet qui vise à soutenir la postproduction de films réalisés par des réalisateurs autochtones et d’afro-descendance. Des résidences annuelles y sont organisées pour des projets de court et de long métrage, apportant non seulement un soutien financier, mais aussi un suivi et une formation aux auteurs de ces œuvres.
Progrès relatifs à la modernisation du traité de coproduction audiovisuelle
- Le Mexique a indiqué que le document était déjà en cours d'examen par le Secrétariat aux affaires étrangères et qu'il devait être communiqué à l'homologue canadien.
Fonds national pour la promotion des arts et de l’artisanat (FONART)
- FONART a fait savoir qu'il avait développé une forte dynamique dans l'utilisation et le sauvetage des teintures naturelles dans l'artisanat et a partagé son expérience liée à l’organisation l'année dernière d’une réunion nationale entre des artisans producteurs, des spécialistes dans le domaine des teintures naturelles et des universitaires, à laquelle ont participé des artisans de nombreuses communautés et des spécialistes qui ont promu l'utilisation et la conservation des teintures naturelles, telles que l'escargot violet, l'indigo et la culture, parmi d'autres. À la suite du grand échange de connaissances qui a eu lieu lors de ce premier événement, la deuxième rencontre nationale sur les teintures naturelles est en cours de préparation.
Système de soutien à la création et aux projets culturels (SACPC)
- Le SACPC a fait savoir qu'il avait publié cette année l'appel public à des résidences internationales, soulignant sa collaboration avec le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) pour favoriser l'échange d'artistes mexicains au Canada et d'artistes canadiens au Mexique, afin de développer des projets d'une durée d'environ deux semaines.
Programme d’échange entre des entreprises mexicaines et canadiennes dans les industries créatives, par México Creativo.
- México Creativo souhaite proposer un programme d'échange entre des entreprises mexicaines et canadiennes dans des sous-secteurs des industries créatives tels que les arts du spectacle, la musique contemporaine, l'audiovisuel (film, télévision), les médias numériques interactifs (jeux vidéo), etc. afin de renforcer les marchés et le capital humain de l'économie créative entre les deux pays.
- L'objectif de ce programme est d'accroître la présence de ces secteurs et initiatives créatives sur les marchés des deux pays et de réaliser un échange commercial qui aura un impact sur le renforcement des capacités et le développement.
Séminaire binational conjoint sur les métadonnées : méthodologie, sujets de recherche, conditions technologiques et développements législatifs
- La direction générale des Affaires internationales du secrétariat à la culture a fait part au Canada de l'intérêt de connaître en profondeur l'expérience canadienne et de comprendre ce que le Canada a fait en termes de législation afin de le partager avec le pouvoir législatif.
Conclusion
- Après l'interaction virtuelle de ces dernières années, le Canada et le Mexique sont en train de passer à un mode de fonctionnement hybride et de favoriser la collaboration bilatérale en matière de diplomatie culturelle, de commerce et d'échanges d'artistes.
- Le thème de la réunion du GTCC de cette année, la coopération autochtone, a clairement défini les priorités pour l'année prochaine, qui seront reflétées dans notre plan d'action.
- Plusieurs initiatives ou projets ont été discutés, par exemple :
- L'Institut mexicain de cinématographie invite le Fonds des médias du Canada et Téléfilm Canada à collaborer à des projets axés sur les autochtones lors de la prochaine résidence à l'ECAMC (stimulus à la création audiovisuelle au Mexique et en Amérique centrale pour les communautés autochtones et de descendance africaine) au Chiapas en juin 2023.
- FONART aimerait travailler avec des institutions canadiennes pour encourager l'industrie durable de l'artisanat et du textile : 1) en obtenant une formation technique; 2) en transférant des connaissances par le biais d'ateliers; 3) en échangeant des idées et en organisant des expositions-ventes d'artisanat. Cette démarche s'aligne bien sur le droit fil des efforts déployés par Patrimoine canadien pour mieux soutenir les industries de l'artisanat et du textile.
- Le Musée des beaux-arts du Canada envisage d'organiser des échanges de conservateurs autochtones avec leurs homologues mexicains afin de partager et de transférer les connaissances entre les artistes autochtones.
- Il existe également un désir d'établir un événement/programme d'échange entre les entreprises mexicaines et canadiennes dans les secteurs des arts du spectacle, de l'audiovisuel, des jeux vidéo et de la musique contemporaine en 2023.
- D'un point de vue intergouvernemental, la réunion du groupe de travail a été l'occasion d'évoquer la négociation d'un traité de coproduction audiovisuelle modernisé, qui progresse.
- Les deux pays ont convenu qu'il existe de nombreuses possibilités de poursuivre les échanges, en particulier sur des questions telles que la jeunesse et les communautés autochtones. Le Canada a exprimé son intérêt pour l’organisation de la prochaine réunion en personne.
Engagements
Loi fédérale pour la protection du patrimoine culturel des peuples autochtones et des communautés afro-mexicaines du Mexique
- Le Mexique a souligné son intérêt à collaborer avec le Canada, à s'allier même dans des créations collectives, à coordonner et à créer une expérience qui puisse être reproduite en tant que modèle exemplaire entre le Mexique et le Canada en matière de protection du patrimoine culturel.
Experiences of Accompanying the Protection of Collective Rights from the National Folk Art Program
- Le Canada a fait savoir que la designer canadienne qui a participé à ORIGINAL, Sage Paul, souhaite proposer au Mexique qu'une importante délégation canadienne assiste à la prochaine édition d'ORIGINAL, peut-être pour envisager la possibilité que le Canada soit un pays invité.
Conférence mondiale de l’UNESCO sur les politiques culturelles et le développement durable – MONDIACULT 2022
- Lors de MONDIACULT 2022, plusieurs mandats de travail futurs ont été discutés en commun avec le Canada, tels que : la création d'un nouvel Objectif de développement durable dédié à la culture, dont le nom sera défini après l'Agenda 2030; la création d'un forum permanent sur la culture qui n'ait pas lieu tous les quarante ans, comme ce fut le cas avec MONDIACULT 2022 et la préparation d'un rapport technique pour les pays sur les indicateurs communs.
Diversité des contenus en ligne
- Le groupe participatif multisectoriel mexicain sur la diversité des contenus en ligne pour l'année 2023 a pour objectif de mener à bien les activités suivantes :
- partager l'expérience du Canada dans l'élaboration des principes directeurs internationaux pour la diversité des contenus en ligne;
- adapter et traduire l'expérience du Groupe de travail multisectoriel international (GTSM) au contexte mexicain, en établissant un programme spécifique pour le pays;
- explorer des sujets d'intérêt spécifique pour le Mexique, tels que les groupes vulnérables, les langues autochtones, la création de marchés et la monétisation du contenu;
- définir des lignes d'action particulières pour sauvegarder la diversité des contenus en ligne comme stratégie pour contrer la désinformation, en tant que moyen de générer des dialogues sains et enrichissants, et en tant qu'exigence pour sauvegarder la diversité culturelle.
- Le Mexique a souligné qu'il souhaitait collaborer avec le Canada dans le cadre d'une première étape avec un groupe de travail composé d'institutions publiques, d'universitaires, de représentants de la société civile et des industries créatives (secteurs représentatifs de la sphère numérique qui ont participé aux forums afin de donner une continuité à la réflexion et de déboucher sur des propositions d'action concrètes). Les membres proposés par ce groupe sont les suivants :
- Institutions : secrétariat à l’Économie; Institut mexicain de la cinématographie (IMCINE); Centro de Capacitación Cinematográfica (CCC); Institut mexicain de la radio (IMER); Institut fédéral des télécommunications (IFETEL); Centre culturel d’Espagne au Mexique (CCEmx); Agence espagnole de coopération internationale pour le développement (AECID); Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO).
- Milieu universitaire : maîtrise en esthétique et en art de la Benemérita Universidad Autónoma de Puebla; CENTRO; Universidad Autónoma Metropolitana (UAM); Tec de Monterrey; Alberto López Cuenca; Irina Vázquez; Irene Soria.
- Société civile : Creative Commons Mexico; Wikimedia Mexico; Red en Defensa de los Derechos Digitales (R3D).
- Industrie : Netflix; Youtube; Meta; Cinépolis.
- Les sujets à développer dans ce groupe de travail sont les suivants : Thème 1 - Création, accès et visibilité de divers contenus en ligne; Thème 2 - Rémunération équitable et viabilité économique des créateurs de contenu; Thème 3 - Promotion de sources diverses et pluralistes de nouvelles et d'information, de même que résistance à la désinformation et à la mésinformation; Thème 4 - Transparence des impacts des traitements algorithmiques des contenus en ligne.
- Produits livrables : boîte à outils qui sera une feuille de route encadrée dans l'exercice « Routes de l'économie culturelle et créative au Mexique : Diversité des contenus en ligne » de México Creativo et les documents qui en résulteront pour chaque séance et en général, tels que des rapports, des vidéos, des photos et du matériel.
Promotion et protection de l’art et des expressions culturelles autochtones
- Rechercher bilatéralement un échange d'expériences en matière de renforcement des capacités et de mécanismes de participation collective.
- Ce type de forum, les actions qui ont été menées dans les deux pays permettront de partager l'expérience des meilleures pratiques qui reconnaissent avant tout la participation effective des créateurs collectifs et individuels.
Programme d’échanges de conservateurs autochtones
- Le Musée des beaux-arts du Canada a proposé de créer de nouveaux réseaux de collaboration avec des organisations, des groupes, des artistes et des communautés culturelles autochtones, afin de procéder à des échanges créatifs, de transférer des connaissances et de créer des occasions pour les artistes autochtones.
- Mener un dialogue Canada-Mexique sur la décolonisation et l'indigénisation des institutions culturelles.
- INBAL a proposé trois jours de travail « à huis clos » et des visites dans différents musées et centres de travail, ainsi que l'organisation d'un événement public entre les deux pays, afin de concrétiser les prochaines étapes.
Table ronde du Groupe de travail sur la Culture et la créativité et autres mises à jour
Institut mexicain de cinématographie
- L’Institut a partagé que pendant MONDIACULT 2022, le ministre du Patrimoine canadien, Pablo Rodriguez et sa délégation, lors de la réunion bilatérale, ont été invités à observer une résidence de films autochtones que IMCINE organisera en juin dans l'État du Chiapas, à la CAPP. Les activités suivantes ayant fait l’objet de discussions avec la partie canadienne sont les suivantes :
- participation de conseillers canadiens ou de cinéastes autochtones canadiens à la prochaine résidence du CAPP;
- envoi de personnes pour participer à la résidence et visiter ce qui se fait au CAPP.
- orientation ou collaboration avec le Canada dans le cadre de la 5e résidence de l'ECAMC;
- IMCINE communiquera avec Téléfilm Canada et le Fonds des médias du Canada pour faire le suivi d'un plan d'action;
- bien que le travail ne se fasse qu'au Mexique avec la communauté autochtone et de descendance africaine, IMCINE pourrait concevoir un nouveau projet de coproduction et définir de nouvelles façons pour le Canada de participer également;
- de même, dans le cadre de l'ECAMC, l'IMCINE a repris la proposition faite par le Labo jeunesse Mexique-Canada concernant la possibilité d'organiser un concours de courts métrages entre les autochtones canadiens et la communauté autochtone du Mexique et de l'Amérique centrale.
Progrès relatif à la modernisation du traité de coproduction audiovisuelle
- Le secrétariat à la culture du Mexique enverra la proposition avec les commentaires du Mexique. La délégation canadienne a proposé d'assurer un suivi par courrier électronique afin de mener à bien cette négociation.
Fonds national pour la promotion des arts et de l’artisanat (FONART)
- FONART s’est dit intéressé à mener des projets dans le secteur de l’artisanerie en coopération avec le Canada dans trois domaines :
- Formation technique
- Échanges de connaissances et de savoir-faire dans les domaines de l'artisanat durable, de la préservation des techniques et des matériaux traditionnels par le biais d'expositions-ventes, d'ateliers virtuels et de visites sur place.
- Échange de pièces de musée dans des lieux d'exposition d'art populaire ou d'autres produits artisanaux.
Système de soutien à la création et aux projets culturels (SACPC)
- La SACPC a exprimé son intérêt pour la poursuite de la collaboration et le renforcement des relations avec le Canada par le biais de ces résidences artistiques et a invité les autres institutions canadiennes présentes à la réunion à collaborer.
Programme d’échange entre des entreprises mexicaines et canadiennes dans les industries créatives, par México Creativo
- México Creativo a proposé en 2023 de réaliser ce programme de rencontres entre des entrepreneurs mexicains émergents et des entreprises canadiennes consolidées dans les domaines des arts de la scène, de l'audiovisuel, des jeux vidéo et de la musique contemporaine, en ajoutant le secteur artisanal et en portant un intérêt particulier à la population des groupes autochtones et de descendance africaine.
Séminaire binational conjoint sur les métadonnées : méthodologie, sujets de recherche, conditions technologiques et développements législatifs
- Le Secrétariat à la culture a proposé d'organiser un séminaire avec les organes législatifs des deux pays sur le thème des métadonnées, que le Canada a développé avec succès, par exemple dans la recherche d'activités culturelles, de gestionnaires culturels et de l'offre de production culturelle sur les moteurs de recherche Internet.
Participants
Canada
Patrimoine canadien
- Robert Crampton, directeur exécutif, Affaires internationales et intergouvernementales
- Flavie Major, directrice, Affaires internationales et intergouvernementales
- Jocelyn Girard, directeur, Politiques et programmes film et vidéo, direction générale des Industries culturelles
- Anneta Lytvynenko, agente principale, Politique commerciale, DGCI, coordonnatrice du groupe de travail
- Stephan Paape, gestionnaire, Équipe du droit d’auteur international, Négociations commerciales et investissement (DGCI)
- Samuel Generoux, analyste de politiques principal, Équipe du droit d’auteur international, Négociations commerciales et investissement (DGCI)
- Fatima Abbasi, gestionnaire, Diversité du contenu en ligne (DGCI)
- Diana Nelson, conseillère principale en politiques, Affaires internationales et intergouvernementales et droits de la personne
- Christina Bing, analyste principale des politiques, Coproduction audiovisuelle et Politiques et programmes internationaux, du film et de la vidéo, direction générale des Industries culturelles
Ambassade du Canada au Mexique
- Gabriel Frappier, conseiller pour les Affaires publiques, l’éducation et la culture
- Ernesto Miranda, délégué commercial et agent, Affaires culturelles
Affaires mondiales Canada
- Carrie Hage, agente de diplomatie culturelle, direction de l’Appui aux missions
Musée des beaux-arts du Canada
- Steven Loft, vice-président, Voies autochtones et décolonisation
- Michelle LaVallee, directrice, Voies autochtones et décolonisation
- Serge Belet, gestionnaire principal, Affaires publiques et partenariats
Conseil jeunesse du premier ministre
- Jenna Robar, membre du Conseil jeunesse
- Sarah Mazhero, membre du Conseil jeunesse
Office national du film
- Cecilia Ramirez, directrice, Partenariats et développement des affaires
- Victoria Anderson-Gardner, coordonnatrice anishinaabe, Relations autochtones et engagement communautaire
Fonds des médias du Canada
- Nathalie Clermont, première vice-présidente, Stratégie de contenu et développement d’affaires
Téléfilm Canada
- Marie-Claude Giroux, conseillère, Partenariats et développement des affaires
Conseil des arts du Canada
- Sabra Ripley, agente, Coordination internationale et partenariats
Stratégie, affaires publiques et rayonnement des arts
Mexico
Secrétariat à la culture
- Eréndira Cruzvillegas Fuentes, responsable, Unité des affaires juridiques
- Marcela Flores Méndez, directrice du Centre pour la culture numérique
- Maite Málaga Iguiñiz, coordonnatrice générale de l’Initiative Mexique créatif, Développement culturel durable, direction générale des Affaires internationales
- Ana Laura Rojo Jiménez, directrice adjointe, Coopération culturelle internationale, direction générale des Affaires internationales
- Sol Pérez Vallín, agent de liaison pour la promotion et la diffusion culturelles, direction générale des Affaires internationales
- Juan Carlos Gutiérrez Bonet, directeur général, Système de soutien à la création et aux projets culturels
- Caleb Graupner Martín del Campo, chef de région, Programme d’interaction culturelle et sociale et Programmes internationaux
- Amparo de Jesús Rincón Pérez, chef, Coordination de l’art populaire, direction générale des cultures populaire, autochtone et urbaine
Ambassade du Mexique au Canada
- Ingrid Berlanga Vasile, responsable, Affaires culturelles et académiques
Secrétariat aux Affaires étrangères (SRE)
- Susana Deyanira Ocaña Miranda, directrice, Ententes et programmes culturels, direction générale de la Diplomatie culturelle
- Adriana Eunice Cruz Pérez, consultante sur les ententes et les programmes culturels, direction générale de la Diplomatie culturelle
Institut national des beaux-arts et de la littérature
- Mariana Munguía Matute, coordonnatrice nationale des arts visuels (CNAV)
- Martha González Ríos, directrice, direction des Affaires internationales (DAI)
- Priscila Vallejo Doblado, Extension universitaire de l’École nationale de la peinture, de la sculpture et de la gravure « La Esmeralda », sous-direction générale des Études et de la recherche artistiques (SGEIA)
- Carlos González Rueda, agent de liaison avec la sous-direction générale pour le patrimoine artistique immuable, direction des Affaires internationales (DAI)
- Gerardo Cedillo Bolaños, directeur adjoint technique, Coordination nationale des arts visuels
- Paulina de la Paz Egea, directrice adjointe, Expositions internationales, Coordination nationale des arts visuels
Institut mexicain de cinématographie
- María Novaro, directrice générale
- José Miguel Álvarez, coordonnateur général
- Lola Díaz González, directrice de la promotion des films mexicains
- Jannike Curuchet, directrice adjointe, Promotion culturelle
Fonds national pour la promotion des arts et de l’artisanerie
- Martha Loya Sepúlveda, secrétaire privée à la direction générale
Institut national d’anthropologie et d’histoire
- Paloma Bonfil Sánchez, coordonnatrice nationale d’anthropologie
Groupe de travail sur l’Environnement
Co-présidente canadienne
Jeanne-Marie Huddleston
Directrice générale, Affaires bilatérales et commerciales,
ministère de l’Environnement et du Changement climatique Canada
(ECCC)
Co-président mexicain
Opening Plenary & Introduction
Miguel Ángel Zerón Cid
Responsable, Unité des affaires internationales,
Secrétariat à l’environnement et aux ressources naturelles (SEMARNAT)
Mises à jour de l’état et séance plénière de fermeture
Miguel Fragoso
Directeur, Coopération bilatérale,
Secrétariat à l’environnement et aux ressources naturelles (SEMARNAT)
Introduction et objectifs
Le Groupe de travail sur l'Environnement du Partenariat Canada-Mexique (PCM) est le principal mécanisme permettant d'identifier les domaines d'intérêt commun en matière de protection de l'environnement et de collaboration dans le cadre d'initiatives bilatérales. Le Groupe s'est virtuellement réuni le 24 novembre 2022, avec pour objectif de réfléchir aux activités du plan de travail 2022, y compris :
- Atelier régional sur le changement climatique et l'électrification des transports;
- Coopération environnementale par le biais d'accords commerciaux;
- L'inclusion des jeunes, des peuples autochtones et l'égalité des genres;
- Des solutions fondées sur la nature pour lutter contre le changement climatique.
De nouveaux domaines de collaboration future ont également été identifiés. La séance était coprésidée virtuellement par Miguel Angel Zerón Cid, responsable de l'Unité des affaires internationales du Secrétariat mexicain à l'environnement et aux ressources naturelles (SEMARNAT), Miguel Fragoso, directeur de la coopération bilatérale (SEMARNAT) et Jeanne-Marie Huddleston, directrice générale des Affaires bilatérales et du commerce d'Environnement et Changement climatique Canada (ECCC). Le Groupe a accueilli plus de 40 participants, issus de l'ECCC et de SEMARNAT, ainsi que des représentants de Parcs Canada, de Pêches et Océans Canada, de la Commission nationale mexicaine des aires naturelles protégées (CONANP), de l'ambassade du Canada au Mexique et des représentants provinciaux de l'Alberta.
Pour l'année à venir, le Groupe a discuté des possibilités de collaboration dans les domaines suivants :
- conservation dirigée par les autochtones, avec des échanges futurs entre les initiatives des gardiens autochtones du Canada et le programme Guardianes del Territorio du Mexique, ainsi qu'une table ronde prévue à l'automne 2023;
- mettre en contact des experts canadiens en technologies des eaux usées avec des membres de l'Institut mexicain des technologies de l'eau (IMTA) afin de partager les pratiques exemplaires en matière de traitement des eaux usées. Les domaines sectoriels clés pourraient comprendre les déchets animaux, l'exploitation minière et les fuites provenant des infrastructures;
- des solutions fondées sur la nature pour lutter contre le changement climatique et préserver la biodiversité, grâce à la continuité du plan de travail établi dans le cadre du protocole d'entente Canada-Mexique existant entre Parcs Canada et CONANP;
- l'organisation d'une deuxième édition de l'atelier sur le trafic illégal, qui a été couronné de succès et qui pourrait porter sur le trafic de requins et de raies, avec d'autres États membres de l'Accord de partenariat transpacifique global et progressiste .
Résultats
Inclusion des jeunes, des peoples autochtones et égalité des genres
Affaires mondiales Canada (AMC) et le Secrétariat aux affaires étrangères du Mexique (SRE) ont identifié l'inclusion des jeunes, des peuples autochtones et l'égalité des genres comme des priorités bilatérales communes au Canada et au Mexique. L'objectif de cette présentation était d'exposer ces priorités bilatérales et de discuter de la manière dont elles pourraient être intégrées dans le plan de travail 2022-2023 en tant que priorités thématiques globales, qui guideraient le travail de l'année suivante. Le résultat attendu était de favoriser l'engagement des jeunes et des peuples autochtones dans toutes les initiatives de coopération du GTE. Dans le cadre de ces initiatives de 2023, le GTE, ECCC (Maryse Pineau, CWS) a fait une présentation discutant des principes primordiaux des initiatives des gardiens au Canada, et de leur justification respective. Au nom du Mexique, Victoria Monroy du CONANP a présenté le programme « Guardianes del Territorio ».
Coopération en matière de gestion des eaux usées
Dahlia Stein, responsable des technologies propres internationales, de la programmation bilatérale et des technologies propres et du commerce international (BPICT) à l'ECCC, a présenté l'importance des eaux usées et la situation actuelle au Canada. De même, Malinali Domínguez Mares, responsable des affaires internationales à l'Institute of Water Technology (IMTA), a présenté les activités menées sous sa direction au cours de l'année écoulée. Le thème des eaux usées a été soulevé en réponse à la proposition d'atelier sur les eaux usées de SEMARNAT de l'année dernière. ECCC a proposé un atelier alternatif de partage des connaissances qui traiterait d'une sélection de points décrits dans la demande de SEMARNAT, en particulier sur les aspects de l'IMTA. ECCC aimerait soutenir la création de réseaux et relier les demandes de technologies de traitement des eaux usées identifiées par l'IMTA avec des experts dans ce domaine.
Solutions fondées sur la nature pour lutter contre le changement climatique et conserver la biodiversité
L'Agence Parcs Canada (APC) et la Commission nationale des aires naturelles protégées du Mexique (CONANP) partagent un protocole d'entente, signé en octobre 2019. En 2020, les deux entités élaboraient un plan de travail pour guider leur projet de coopération. L'APC et la CONANP ont fait le point sur l'état d'avancement du plan de travail conjoint et ont signalé les domaines prioritaires dans lesquels le PCM pourrait servir d'outil pour faciliter la mise en œuvre du plan de travail. Myriam Linteau, directrice du programme du patrimoine culturel de Parcs Canada et Marina Hernández Rubio, coordonnatrice des stratégies de changement climatique de CONANP, ont fait des présentations sur les mises à jour et les activités de 2021-2022. Parmi les activités de collaboration, les parties partageront les meilleures pratiques et les connaissances sur les activités éducatives, et exécuteront des projets d'action collaborative pour contribuer au bien commun et à la résolution des problèmes socio-environnementaux.
Coopération environnementale par l’entremise d’accords commerciaux
Les 3 et 4 mars 2021, ECCC et SEMARNAT ont codirigé le premier atelier de l'Accord de partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP) sur la lutte contre le commerce illégal des espèces de faune et de flore sauvages : commerce illégal de tortues. L'atelier a permis d'obtenir la participation de plus de 180 représentants (de 8 des 11 membres du PTPGP). À l'issue de ce premier atelier, le Canada et le Mexique souhaitent organiser une deuxième édition de l'atelier en 2023. Miguel Fragoso, directeur de la Coopération bilatérale, Unité des affaires internationales, SEMARNAT, a présenté la proposition d'une deuxième édition de l'atelier axée sur les raies et les requins, en mettant l'accent sur les formes conjointes de collaboration pour le soin des espèces marines, les nouvelles technologies, l'échange d'expériences, ainsi que les études de cas pratiques. L'atelier proposé pour 2023 viserait à renforcer les mécanismes de conservation des espèces marines par les pays du PTPGP.
Engagements
Inclusion des jeunes, des peuples autochtones et égalité des sexes
- Le Canada et le Mexique ont convenu que l'inclusion des jeunes, des peuples autochtones et des perspectives relatives à l’égalité des genres serait un principe fondamental de la coopération bilatérale en matière d'environnement. Les deux pays veilleront à ce que la représentation appropriée de ces groupes soit reflétée dans la conception et la mise en œuvre de tout engagement bilatéral. Les parties ont convenu d'organiser un atelier à l'automne 2023 pour échanger des informations sur le programme « Guardianes del Territorio » du Mexique et les initiatives des gardiens autochtones du Canada.
Coopération en matière de gestion des eaux usées
- En ce qui concerne la coopération dans le domaine des eaux usées, l'objectif est d'organiser un atelier virtuel ou hybride d'une journée au cours de l'année prochaine afin de discuter de l'état actuel des stations d'épuration des eaux usées du Mexique et des technologies alternatives existantes en matière de traitement des eaux usées. Le principal résultat de cet engagement serait de mettre en relation des experts canadiens en technologie des eaux usées avec des membres de l'IMTA et/ou des agences de services publics afin d'établir un réseau d'experts et des moyens de partager les meilleures pratiques en matière de traitement des eaux usées. Les domaines sectoriels clés, qui restent à préciser, pourraient inclure les déchets d'origine animale et les fuites d'infrastructures.
Solutions fondées sur la nature pour lutter contre le changement climatique et conserver la biodiversité
- Dans les prochaines étapes, l'APC et CONANP finaliseront le plan de travail et établiront un calendrier d'activités pour soutenir le plan de travail 2022-2023, en commençant par organiser des réunions spécifiques aux priorités entre les experts en la matière. Les deux agences trouveront également des occasions qui complètent le travail trilatéral avec les États-Unis et aligneront certains aspects du plan de travail avec d'autres initiatives. Les activités de coopération devraient débuter au cours du premier trimestre 2023. Sous les auspices du groupe de travail sur l'environnement, SEMARNAT et ECCC continueront à soutenir la mise en œuvre du protocole d'entente en partageant leur expertise, en facilitant l'échange d'informations et de connaissances sur la biodiversité et le changement climatique, et en promouvant l'éducation environnementale du public, en particulier grâce à la participation des communautés autochtones et locales dans les zones protégées.
Coopération environnementale par l’entremise d’accords commerciaux
- Le Canada et le Mexique collaboreront à l'organisation d'un deuxième atelier virtuel sur le commerce illégal d'espèces protégées, qui se tiendra virtuellement en février 2023. Il s'agira d'une occasion de mettre en évidence, une fois de plus, le leadership conjoint du Canada et du Mexique en matière d'environnement et de commerce, en particulier parmi les membres du PTPGP. Le Canada mènera des consultations internes au sein de l'ECCC et du MPO du Canada sur le sujet proposé. À l'issue de ces consultations, le Canada et le Mexique approuveront conjointement la note conceptuelle élaborée et solliciteront la participation d'autres membres du PTPGP. Les deux pays sont très intéressés par l'application Finder lancée par le Singapour le 7 juin 2022.
Participants
Canada
Environnement et changement climatique (Canada)
- Jean-François Ferry, directeur, division des Amériques
- Agustí Bordas-i-Cusco, gestionnaire, Affaires panaméricaines, division des Amériques
- Maryse Pineau, gestionnaire, Gardiens autochtones, Service canadien de la faune
- Dahlia Stein, gestionnaire, Technologie propre internationale (PBCCI)
- Yésica Macías, analyste principale des politiques, Affaires panaméricaines, division des Amériques
- Kathrin Bolduc, analyste politique, Affaires panaméricaines, division des Amériques
- Mariana Da Costa Gomez, analyste subalterne des politiques, Affaires panaméricaines, division des Amériques
- Mackenzie Finkbeiner, économiste subalterne, Commerce et technologies propres (PBCCI)
Parcs Canada
- Myriam Linteau, directrice, Programme de patrimoine culturel
- Rebecca Kennedy, responsable, Affaires internationales et intergouvernementales
- Noelia Tapp, conseillère en politiques, Affaires internationales et intergouvernementales
Ambassade du Canada au Mexique
- Lucie Verreault, conseillère en politiques, agente de service étranger
- Sandra Díaz, agente commerciale, Bureau du Mexique de l’Alberta
- Adriana Caudillo, gante, Environnement, développement et santé
Mexique
Secrétariat de l'environnement et aux ressources naturelles (SEMARNAT)
- Miguel Ángel Zerón Cid, responsable, Unité de coordination pour les Affaires internationales (UCAI)
- Iris Adriana Jiménez, coordonnatrice de la Coopération internationale, UCAI.
- Ana Karen Embarcadero Luna, directrice, Aspects commerciaux, UCAI
- José Miguel Emilio Fragoso Romero, directeur, Coopération bilatérale, UCAI
- Sharon Marlene Karime Macías Cadena, directrice adjointe, Stratégie et Politique internationale, UCAI
- Irving Gibrán Góngora Arjona, responsable, secrétariat de la Frontière du Nord, UCAI.
- Norma Ramírez Salinas, coordonnatrice, Traitement et qualité de l’eau, IMTA
- Malinali Domínguez Mares, coordonnatrice des conseillers au président-directeur général, IMTA
- César Calderón Mólgora, coordonnateur adjoint, Traitement des eaux usées, IMTA
- Victoria Alejandra Monroy Salinas, coordonnatrice, Centre d’éducation environnementale et culturelle « Muros de Agua-José Revueltas », responsable du programme « Guardianes y Guardianas del Territorio ».
- Moisés Senén Hernández Sánchez, directeur adjoint, Coopération économique
- Ana Cristina Tovalin, directrice adjointe, Changement climatique
- Constanza Torres Valdez, responsable, Secrétariat au developpement durable
- Ricardo Ortíz Conde, directeur général, Gestion intégrale du matériel et des activités à risque
- Alejandra Medina Arévalo, directrice, Matériaux et déchets dangereux
- Jesús López Olvera, directeur adjoint, Mouvements transfrontaliers de déchets
- Saúl Torres Corral, directeur adjoint, Évaluation des dangers et gestion des déchets dangereux et biologiques
Ambassade du Mexique au Canada
- Dulce María Valle Álvarez, secrétaire, Dialogue bilatéral, Affaires multilatérales et coopération
- Mónica García Izaguirre, spécialiste commerciale recrutée sur place, Affaires économiques
- Silvia Chávez Cerceda, gestionnaire, Coopération internationale
- Benjamín Jiménez Almaraz, gestionnaire adjoint, Coopération internationale
Commission nationale de l'eau (CONAGUA)
- Benjamín Jiménez Almaraz, gestionnaire adjoint, Coopération internationale
- Marisol Alfonso Romero, chargée de projet
- Silvia Chávez Cerceda, gestionnaire, Coopération internationale
- Benjamín Jiménez Almaraz, gestionnaire adjoint, Coopération internationale
- Paul Alfaro Nava, gestionnaire adjoint, Géologie
- Orlando García Rojas, gestionnaire adjoint, Géotechnique
Commission nationale des zones naturelles protégées (CONANP)
- Marina Hernández Rubio, direction de la Stratégie pour le changement climatique
- Ana Lilia Fernández Arriaga, directrice, Communications
- Eduardo Robelo González, directeur adjoint, Projets productifs alternatifs
Commission nationale pour la connaissance et l'utilisation de la biodiversité (CONABIO)
- Paola Mosig Reidl, coordonnatrice de l’autorité scientifique CITES
- Sol Guerrero Ortíz, coordonnatrice adjointe, Autorité scientifique CITES
- Sofía Treviño Heres, spécialiste, Coopération et affaires internationales
Procureur général fédéral pour la protection de l'environnement (PROFEPA)
- Raúl Antonio Ávila Guzmán, directeur, Inspection de zones marines et d’espèces protégées
- Jesus Mejía Meza, responsable, secrétariat, Zones marines protégées
- Pedro Romo Obregón, coordonnateur des inspecteurs
- Carolina Rojas López, chef de secrétariat
- Sigrid Gutiérrez Aquino, fournisseuse de services sociaux
- Rafael Coello García, conseiller juridique adjoint, Inspections industrielles
- Rosario Peyrot González, directeur général, Inspection environnementale
- Felipe Olmedo Octaviano, directeur, Inspections et surveillance des substances dangereuses dans les ports, les aéroports et aux frontières
- Francisco Navarrete Estrada, directeur, Inspections et surveillance de la faune et phytosanitaire dans les ports, les aéroports et aux frontières
Commission de foresterie nationale (CONAFOR)
- Carlos Manuel Pérez Medina, responsable,
Unité des affaires internationales et du développement financier (Unidad de Asuntos Internacionales y Fomento Financiero - UAIFF) - José Armando Alanís de la Rosa, responsable, Système national de surveillance forestière
- Rafael Mayorga Saucedo, responsable technique, Système de surveillance, de rapports et de vérification
- Eduardo Cruz Castañeda, responsable, Gestion des incendies
- Juan Manuel Villa Mejía, gestionnaire adjoint, Opérations
- Irma Karina López Sánchez, gestionnaire, Coopération internationale, UAIFF
- Daniela Lince Romero, gestionnaire adjointe, Coopération internationale, UAIFF
- Samantha Iveth Contreras Pacheco, agente de liaison, Coopération internationale, UAIFF
Groupe de travail sur la Politique étrangère
Co-président canadien
Sacha Levasseur-Rivard
Directeur, direction du Mexique et des affaires trilatérales,
Affaires mondiales Canada (AMC)
Co-présidente mexicaine
Cristina Planter Riebeling
Coordonnatrice, Affaires politiques pour l’Amérique du Nord,
Secrétariat aux affaires étrangères (SRE)
Introduction et objectifs
Le Groupe de travail sur la Politique étrangère a été créé en 2021 lors de la 17e Réunion annuelle du Partenariat Canada-Mexique. En 2022, le Groupe s'est réuni trois fois, dont la dernière fois lors de la 18e Réunion annuelle du PCM, le 24 novembre 2022. Les réalisations du Groupe au cours de l'année écoulée ont été importantes; le groupe de travail a adopté son mandat, invité le ministère des Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada et l'Institut national des peuples autochtones (INPI) à parler de la coopération autochtone et du renouvellement de leur protocole d'entente, et finalisé le plan d'action Canada-Mexique (précédemment appelé « programme prospectif » ou « livre blanc »).
Lors de la Réunion annuelle du PCM en 2021, les co-présidents nationaux ont chargé le Groupe de dresser le plan d'action Canada-Mexique. Ce plan a été approuvé par les co-présidents du Groupe lors de la réunion d’octobre 2022. Il constitue un plan directeur pour un effort ambitieux visant à accroître la profondeur et l'étendue des relations bilatérales entre le Canada et le Mexique. Le document, élaboré dans le cadre d'une approche pangouvernementale, s'articule autour de neuf piliers : Réconciliation avec les peuples autochtones; Égalité des genres et autonomisation des femmes; Commerce et investissement; Lutte contre le racisme; Engagement des jeunes; Paix et sécurité; Tourisme, migration et mobilité humaine; Environnement et changement climatique; Coopération face aux futures crises sanitaires.
Les objectifs du Groupe lors de la 18e Réunion annuelle du PCM étaient de : a) discuter de la priorisation des piliers du Plan d'action Canada-Mexique; b) explorer les options pour faire avancer les politiques étrangères féministes des deux pays - qui sont guidées par les principes de diversité, d'inclusion, d'égalité des genres, d'intersectionnalité et de droits de la personne et c) déterminer les prochaines étapes. La professeure Laura Macdonald de l'Université Carleton, Beth Woroniuk du Fonds pour l'égalité et des représentants des cohortes 2021 et 2022 du Labo jeunesse ont été invités à partager leurs points de vue et leurs recommandations sur ces trois sujets. Tous les intervenants ont apprécié l'occasion de se joindre au Groupe et ont salué les efforts du Canada et du Mexique pour faire progresser les politiques étrangères féministes et la coopération autochtone dans le plan d'action. Le Groupe s'est engagé à examiner leurs recommandations et a accepté de proposer l'annonce du plan d'action par les leaders en marge du 10e Sommet des leaders nord-américains, au mois de janvier 2023.
Résultats
- Réaffirmé l'importance du Groupe en tant qu'espace de discussion sur des questions urgentes pour les deux gouvernements, y compris la coopération avec les autochtones et les politiques étrangères féministes
- Discuté avec les intervenants externes de la hiérarchisation des neuf piliers du plan d'action Canada-Mexique et convenu de tenir compte de leurs points de vue dans les prochaines étapes et la mise en œuvre du plan d'action. Voici quelques-unes des contributions des intervenants externes :
- Introduire une perspective féministe dans tous les piliers du Plan d'action Canada-Mexique en incluant des actions et des initiatives concrètes qui intègrent des perspectives propres à chaque sexe et intersectionnelles, y compris des perspectives autochtones et des perspectives de la jeunesse.
- Veiller à ce que le pilier de l'environnement et du changement climatique reçoive la même priorité que les autres piliers et accroître la coopération en matière de développement de sources d'énergie verte.
- Renforcer le commerce inclusif dans le pilier du commerce et de l'investissement en soutenant les initiatives qui favorisent les petites et moyennes entreprises détenues par des femmes, ainsi que les entreprises autochtones et les entreprises appartenant à des personnes LGBTQ. En outre, mettre en œuvre des actions qui traitent de l'impact des relations commerciales entre le Canada et le Mexique sur les femmes dans le secteur informel et sur l'économie des soins. Souligner également la façon dont le Canada et le Mexique collaborent pour veiller à ce que les objectifs féministes soient atteints dans le secteur du travail et mettre en œuvre des initiatives visant à améliorer les pratiques en matière de travail.
- Veiller à ce que le pilier Migration et mobilité humaine favorise la mobilité de la main-d'œuvre, tout en garantissant un logement adéquat et en s'attaquant au faible taux d'emploi des femmes dans le cadre du Programme des travailleurs agricoles saisonniers.
- Accueilli les recommandations d’intervenants externes sur la promotion des politiques étrangères féministes du Canada et du Mexique au niveau bilatéral, trilatéral et dans les Amériques. Voici quelques-unes de ces recommandations :
- Sur le plan régional : organiser un dialogue régional sur ce à quoi ressemble la politique étrangère féministe dans les Amériques; efforts conjoints pour soutenir les défenseurs des droits des femmes dans les Amériques, tout en prenant appui sur les Voix à risque : Lignes directrices du Canada pour le soutien des défenseurs des droits de la personne et envisager de collaborer pour contrer les effets du trafic d’armes dans la région, avec une perspective axée sur le genre.
- Sur le plan trilatéral : on a proposé de créer un comité sur le genre au sein de l’ACEUM pour surveiller les résultats des accords commerciaux de manière multidisciplinaire. De plus, on a proposé de créer un groupe de travail jeunesse au sein du programme trilatéral.
- Sur le plan bilatéral :
- Inclure des voix diverses (jeunes, autochtones, femmes, etc.) dans les discussions du Groupe et proposer une approche similaire pour les autres groupes de travail du PCM.
- Veiller à ce que les politiques étrangères féministes du Canada et du Mexique contribuent à démanteler les inégalités persistantes et à s'attaquer aux obstacles structurels fondamentaux pour répondre aux besoins des personnes les plus touchées par la discrimination.
- Élaborer un cadre de politique étrangère pour la jeunesse et s'appuyer sur la proposition de cadre élaborée par le Labo jeunesse 2021.
- S'appuyer sur le travail du Mexique pour introduire une perspective de genre dans les négociations de la COP et accroître la collaboration pour promouvoir une perspective féministe dans les efforts de lutte contre le changement climatique.
- Adopter l'optique de la paix et de la sécurité des femmes pour les pays qui connaissent des conflits non traditionnels et des périodes d'insécurité dues au crime organisé, au narcotrafic et à l'instabilité sous d'autres formes.
- On a obtenu l'approbation du Plan d'action Canada-Mexique par les co-présidents nationaux du PCM, qui ont également accueilli favorablement la proposition de le présenter comme un résultat à atteindre lors de la réunion bilatérale des leaders en marge du Sommet des leaders nord-américains, au mois de janvier 2023.
Engagements
- Mettre en œuvre le Plan d’action Canada-Mexique :
- On a proposé que le premier ministre Trudeau et le président Lopez Obrador annoncent une version publique du plan d'action en marge du Sommet des leaders nord-américains au mois de janvier 2023.
- Examiner les recommandations des intervenants externes et réfléchir à la manière de les intégrer dans la mise en œuvre du plan d'action, notamment en adoptant une approche féministe, en brisant les cloisonnements entre les piliers, en s'attaquant aux conséquences propres à chaque sexe du trafic d'armes, en faisant progresser les politiques sensibles au genre pour lutter contre le changement climatique, en promouvant les initiatives liées au genre dans le cadre du commerce et en incluant diverses voix.
- Formuler et mettre en œuvre une stratégie pour 2023, qui intègre les politiques étrangères féministes, l'engagement des populations autochtones et des jeunes dans les différents piliers du Plan d'action Canada-Mexique.
- Convenir d'un mécanisme de suivi des progrès.
- Formuler une stratégie de communication pour le Plan d'action Canada-Mexique, notamment par le biais d'un engagement avec des universitaires canadiens et mexicains – qui peuvent constituer un groupe de personnes connaissant les deux pays.
- Faire progresser les politiques étrangères féministes de manière bilatérale et trilatérale et dans la région :
- Formuler une stratégie commune pour 2023 afin de faire progresser la politique étrangère féministe du Canada et du Mexique dans les Amériques.
- Examiner les recommandations des intervenants externes et réfléchir à la manière de les intégrer au plan d'action.
- Continuer à s'engager auprès de divers intervenants et diverses voix, y compris les jeunes, la société civile, les organisations de femmes, les organisations autochtones et les universitaires, et inclure leurs points de vue dans les travaux du Groupe. Encourager également cette approche dans le cadre du PCM et du programme trilatéral.
- Promouvoir dans les Amériques l'Alliance mondiale pour les soins et l'Alliance pour les mouvements féministes.
- Proposer la création d'un Groupe de travail sur la jeunesse dans le cadre du PCM.
- Faire progresser le dossier de la réconciliation autochtone :
- Collaborer avec Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada et INPI pour contribuer à la réalisation du renouvèlement de leur protocole d’entente, en marge du Sommet des Leaders Nord-Américains 2023.
Participants
Canada
Affaires mondiales Canada
- Isabelle Desjardins, directrice adjointe, direction du Mexique et des affaires trilatérales
- Lina Holguin, conseillère en politiques, Mexique et affaires trilatérales
Ambassade du Canada au Mexique
- Shauna Hemingway, ministre conseillère, Affaires politiques
Mexique
Secrétariat des affaires étrangères (SRE)
- Africa Miroslava Zepeda Peña, agente, Affaires politiques pour le Canada et Mécanismes trilatéraux
Ambassade du Mexique au Canada
- Cristina Oropeza, conseillère, Affaires politiques
Groupe de travail sur la Foresterie
Co-présidente canadienne
Monique Frison
Directrice générale
Service canadien des forêts, direction générale du Commerce, de l’économie et de l’industrie,
Ressources naturelles Canada (RNCan)
Co-président mexicain
Carlos Manuel Pérez Medina
Responsable, Affaires internationales et promotion du financement
Commission nationale des forêts (CONAFOR)
Introduction et objectifs
La réunion du Groupe de travail sur la foresterie du Partenariat Canada-Mexique (PCM) a rassemblé des experts du Canada et du Mexique pour faire le point et réaffirmer deux domaines de collaboration prioritaires : (1) la comptabilisation du carbone forestier et (2) la gestion des incendies de végétation, de même que pour explorer les domaines potentiels de coopération future.
Résultats
- Le Canada et le Mexique ont reconnu leur collaboration bilatérale de longue durée, en particulier dans le domaine de la gestion des espaces naturels, ainsi que leur intérêt mutuel à continuer de renforcer la coopération pour échanger des informations, des connaissances et des ressources humaines dans les domaines prioritaires. En se référant au Sommet des leaders nord-américains, l'importance de la relation et de l'intégration entre les deux nations a également été soulignée.
- En ce qui concerne la gestion des feux de végétation, des experts du Service canadien des forêts, du Centre interservices des feux de forêt du Canada (CIFFC) et de la Commission nationale des forêts du Mexique (CONAFOR) ont partagé de l’information sur les initiatives et les systèmes de gestion des feux de végétation, en soulignant l'importance accordée à la promotion de l'équité, de la diversité et de l'inclusion. Les deux pays ont également reconnu la signature du plan opérationnel en 2022 et ont exprimé leur meilleure volonté de promouvoir la signature de l'instrument au début de 2023.
- Le Canada a fait quatre présentations sur :
- l'état d'avancement du projet GardeFeu, grâce auquel les gestionnaires canadiens des incendies de forêt disposeront d'information stratégique sans précédent sur tous les incendies de forêt en cours et sur les émissions de carbone provenant des incendies de forêt, ce qui permettra d'améliorer les prévisions et la surveillance;
- la saison des incendies 2022 au Canada et les mises à jour du plan d'exploitation entre le Canada et le Mexique;
- la mise à jour de la nouvelle génération du Système canadien d'évaluation du danger d'incendie de forêt;
- la promotion de l'équité, de la diversité et de l'inclusion dans la gestion des feux de végétation au Canada.
- Le Mexique a fait une présentation qui a fait allusion à la signature du plan opérationnel en 2022, l'accès virtuel donné par le Canada au Mexique aux formations de renforcement des capacités élaborées par le CIFFC, et les améliorations apportées aux procédures opérationnelles normalisées au Mexique pour les déploiements futurs au Canada. Le Mexique a également fait part des progrès réalisés en matière de promotion de l'équité, de la diversité et de l'inclusion, soulignant qu'entre 2019 et 2022, 278 femmes ont suivi des cours spécialisés en gestion des incendies.
- En ce qui concerne la comptabilisation du carbone forestier, les chercheurs du Service canadien des forêts ont fait des présentations sur la modélisation du carbone forestier et l'analyse des options d'atténuation du changement climatique, en se référant à des études entreprises dans la région nord-américaine. Le Canada a présenté ses analyses nationales réalisées depuis 2014, ainsi que quelques analyses récentes au niveau provincial, tandis que le Mexique a évoqué les travaux de la CONAFOR sur l'évaluation du potentiel d'atténuation et de l'impact de son secteur forestier sur le changement climatique, en particulier l'évaluation des avantages en termes d'atténuation des principaux programmes de la CONAFOR (promotion de la gestion durable des forêts et paiement des services environnementaux) dans les États du Yucatán, du Chiapas et de Jalisco.
Engagements
Les présentations de cette année sur la gestion des terres sauvages et la comptabilisation du carbone ont clairement montré que ces deux domaines de travail restent une priorité pour les deux pays. Des progrès soutenus et des travaux novateurs se poursuivent dans le domaine des forêts tant au Mexique qu'au Canada. Dans ce contexte, le groupe de travail sur les forêts du PCM de cette année continuera à se concentrer sur la gestion des incendies de végétation et la comptabilisation du carbone, tout en explorant plusieurs domaines transversaux dans lesquels nos collaborations de longue date sur les forêts dans le cadre du PCM pourraient être renforcées :
- Peuples autochtones, communautés et forêts : le Mexique a fait part au Canada de l'intérêt de CONAFOR pour l'organisation d'un échange entre les peuples autochtones des deux pays afin (i) de promouvoir l'établissement de relations directes entre les peuples autochtones; (ii) d'attirer l'attention sur les défis auxquels sont confrontés les peuples autochtones en matière de gestion des forêts; et (iii) de reconnaître leurs connaissances traditionnelles en matière de protection et de gestion des forêts. Le Canada a accepté l'invitation du Mexique, exprimant la pertinence et l'intérêt d'inclure des partenaires des peuples autochtones dans cette collaboration bilatérale sur les forêts. La possibilité de fusionner la science occidentale et les connaissances traditionnelles a suscité l'intérêt et l'attention des participants des deux pays.
- Améliorer l’accessibilité numérique et multilingue : dans le contexte de la coopération bilatérale en cours entre le Canada et le Mexique dans le cadre du PCM et d'autres mécanismes de coopération, les co-présidents ont noté que les deux parties souhaitaient explorer les moyens d'améliorer l'accès à la formation existante sur les incendies de végétation et la comptabilisation du carbone, en proposant éventuellement un accès en ligne plus large et des offres multilingues. Le Canada et le Mexique ont tous deux mis en évidence des domaines d'apprentissage réciproque dans le cadre de leurs approches respectives des efforts en matière d'équité, de diversité et d'inclusion dans la gestion des incendies de végétation.
Compte tenu des divers domaines de collaboration forestière et des limites communes en matière de ressources - tant humaines que financières - le groupe de travail sur les forêts a convenu de travailler comme il l'a fait par le passé par le biais des canaux existants afin de poursuivre la coopération entre les réunions du PCM et d'affiner davantage l'orientation des collaborations pour 2023 dans des domaines d'intérêt mutuel qui permettent à chaque partie d'accomplir une somme plus importante que ses parties individuelles.
Participants
Canada
Ressources naturelles Canada
- Pierre Jonathan Teasdale, directeur, division du Commerce et des affaires internationales, SCF
- Carolyn Smyth, scientifique-chercheuse, SCF
- Patrick Wylie, analyste principal des politiques, division du Commerce et des affaires internationales, SCF
- Natasha Jurko, technologue en incendies géospatiaux, SCF
- Joshua Johnston, scientifique-chercheur en incendies de forêt, SCF
Centre interservices des feux de forêt du Canada
- Dave Bokovay, directeur des Opérations
- Heather Simpson, Science des incendies et gestionnaire d’information
Mexique
Conafor
- José Armando Alanís de la Rosa, responsable, Système national de surveillance des forêts
- Rafael Mayorga Saucedo, gestionnaire technique du Système de surveillance, de rapports et de vérification
- Eduardo Cruz Castañeda, responsable, Gestion des incendies
- Juan Manuel Villa Mejía, gestionnaire adjoint des Opérations
- Irma Karina López Sánchez, responsable, Coopération internationale
- Daniela Lince Romero, gestionnaire adjointe, Coopération internationale
- Samantha Contreras Pacheco, agente de liaison, Coopération internationale
- César Moreno García, gestionnaire adjoint, Géomatique
- Stephanie George Chacón, spécialiste, Estimation et modélisation des flux de GES dans le secteur de la foresterie
- María de los Ángeles Soriano Luna, spécialiste, Estimation et modélisation des flux de GES dans le secteur de la foresterie
- Marcela Olguín Álvarez, experte, Modélisation de scénarios d’atténuation des GES dans le secteur terrestre
Groupe de travail sur le Capital humain
Co-président canadien
Jean-Philippe Tachdjian
Directeur exécutif, Éducation internationale
Affaires mondiales Canada (AMC)
Co-présidente mexicaine
Gloria Sandoval Salas
Directrice générale, Exécution des projets étrangers
Agence mexicaine de coopération en développement international (AMEXCID)
Secrétariat aux affaires étrangères (SRE)
Représenté par :
Eduardo García Lima,
Directeur, Échanges universitaires,
AMEXCID
Introduction et objectifs
Les gouvernements du Mexique et du Canada ont tenu virtuellement la 18e réunion du Groupe de travail sur le Capital humain le 24 novembre 2022 dans le but de présenter les efforts de chaque pays en matière de coopération éducative, de mobilité des étudiants et d'échanges universitaires. Il a été décidé de tenir la réunion virtuellement pour permettre à ceux qui ne peuvent pas voyager de participer.
Le Canada a accueilli la réunion de cette année. Le Groupe était coprésidé par Jean-Philippe Tachdjian, directeur exécutif, Éducation internationale à Affaires mondiales Canada, et par Eduardo García Lima, directeur des échanges universitaires de l'Agence mexicaine de coopération internationale pour le développement (AMEXCID), en remplacement de Gloria Sandoval Salas, directrice générale de l'exécution des projets étrangers (DGEPE) de l'AMEXCID.
Le groupe de travail s'est déroulé dans une atmosphère de solidarité et de dynamisme, conformément à l'ordre du jour et aux thèmes convenus par les parties. Le Groupe a intégré la collaboration autochtone comme un thème transversal qui a été exploré dans tous les groupes de travail du PCM, en plus de la mobilité des étudiants, de la mobilité et de la collaboration autochtone, et des occasions de stage en relation avec la mobilité des jeunes.
Les co-présidents des deux pays se sont félicités de la large participation et du niveau de représentation des principales parties prenantes du secteur de l'éducation dans chaque pays, en soulignant la présence et la participation de responsables gouvernementaux (aux niveaux national, étatique et local), du secteur privé et de la société civile. Plus de 70 participants mexicains et canadiens étaient présents.
Les deux co-présidents ont souligné qu'à l'issue de la réunion, des efforts seront déployés pour renouveler les engagements et poursuivre la collaboration entre les deux pays, afin de définir une feuille de route et un plan d'action pour 2023. Le Groupe continuera à promouvoir l'élargissement de l'accès à une éducation de qualité, inclusive et équitable, ainsi que la mobilité internationale et les échanges universitaires des ressortissants mexicains et canadiens, en accordant une attention particulière aux jeunes et aux universitaires autochtones.
Résultats
Survol de la mobilité étudiante
En tant que premier point à l'ordre du jour, les co-présidents ont reconnu à quel point le secteur de l'éducation a été touché par la pandémie, avec notamment de lourdes pertes économiques. C'est notamment le cas des études linguistiques, qui ont été parmi les plus touchées au sein du secteur canadien, et pour lesquelles le Mexique est un partenaire clé. Ce point de l'ordre du jour comprenait des présentations sur le programme Expérience compétences mondiales financé par le gouvernement du Canada, le Programme des futurs leaders dans les Amériques par AMC, et les Occasions de bourses mérite et le programme d'apprentissage collaboratif en ligne international (COIL) par AMEXCID.
Le programme d’ Expérience compétences mondiales, annoncé en 2019 dans le cadre de la Stratégie canadienne pour l'éducation internationale, est financé par EDSC et administré par Universités Canada et Collèges et Instituts Canada. Le but est d'augmenter le nombre d'étudiants canadiens qui étudient à l'étranger en allouant des fonds à trois objectifs : 1) 50 % des fonds alloués à l'élargissement de l'accès et de l'équité pour les étudiants canadiens, 2) la diversification des pays où les étudiants travaillent et étudient, et 3) l'essai d'approches novatrices pour réduire les obstacles à la mobilité. Les établissements canadiens étudient une grande variété d'occasions (telles que les stages, le COIL, l'apprentissage par l'expérience, les écoles de terrain) pour l'acquisition de compétences (interculturelles). En date du mois de septembre 2022, environ 1 600 étudiants participaient à des expériences de mobilité physique (69 %) et virtuelle (31 %). Parmi ces étudiants, 74 % appartiennent à des groupes sous-représentés (étudiants à faible revenu, autochtones et handicapés). Les étudiants autochtones représentent 13,8 % des participants.
AMC a présenté le Programme des futurs leaders dans les Amériques, une bourse établie de longue date qui attribue plus de 600 bourses par an pour des échanges de courte durée à des fins d'étude ou de recherche. Les bourses du programme renforcent les liens institutionnels entre le Canada et les pays admissibles des Amériques, tels que le Mexique, car elles sont accordées dans le cadre de collaborations institutionnelles et d'accords d'échange d'étudiants entre les établissements postsecondaires du Canada et leurs partenaires. Le Mexique est l'un des principaux bénéficiaires dans les Amériques. Depuis 2009, environ 1 116 futurs dirigeants mexicains ont étudié au Canada grâce aux bourses du PFLA, renforçant ainsi les liens entre les établissements canadiens et mexicains. L'année dernière, en 2021, 111 étudiants mexicains ont été acceptés pour venir étudier au Canada, ce qui représente la plus forte participation depuis le lancement du Programme en 2009.
AMEXCID et l'Université de Monterrey ont ensuite présenté le programme Occasions de bourses mérite et COIL, qui sera lancé en 2023. Ce projet vise à favoriser la mobilité entrante afin de contribuer à l'internationalisation des institutions mexicaines. Pour le volet COIL, le programme offrira 60 bourses, les professeurs rejoignant des groupes de cinq personnes. Pour la mobilité physique, une collaboration préexistante sera nécessaire. AMEXCID invite les partenaires canadiens à poser leur candidature.
Dans l'ensemble, la pandémie a montré la résilience du secteur de l'éducation et sa capacité à s'adapter au monde virtuel. Avec la réouverture des frontières, le retour en force de la mobilité physique des étudiants confirme que les possibilités de collaboration en personne dans le domaine de l'éducation sont toujours appréciées et que les nombreux avantages ne sont pas faciles à saisir par le biais d'interactions virtuelles.
Mobilité et collaboration autochtones
Les représentants des secteurs de l'éducation mexicain et canadien ont présenté des initiatives de coopération éducative et d'échanges universitaires autochtones, qui constituent un espace de dialogue essentiel :
- qui ont été mises en œuvre précédemment ;
- qui sont en cours de mise en œuvre ;
- qui pourraient potentiellement être menées de manière bilatérale à partir de 2022.
AMEXCID a commencé par faire le bilan d’un point du plan d'action de l'année dernière, en particulier sur la promotion de l'accès aux possibilités d'éducation pour les groupes vulnérables et les peuples autochtones. Elle a travaillé à l'élaboration d'un programme avec son ministère de l'éducation publique et s'est renseignée sur les meilleures pratiques dans ce domaine. Ils ont travaillé avec l'université Thompson Rivers (TRU) qui a déjà une expérience dans ce type de mobilité. AMEXCID étudie actuellement la possibilité d'établir des partenariats et d'obtenir le soutien d'institutions pour l'élaboration de programmes. Bien que le travail soit encore en cours, l'association a appris que les échanges d'étudiants autochtones devraient inclure un aîné de la communauté concernée.
D'autres interventions ont fait écho à ce point en déclarant qu'il est très important de travailler avec les bureaux autochtones et les anciens des institutions. Les étudiants autochtones ayant été confrontés à des obstacles à la mobilité, il est réconfortant de les préparer de manière adéquate et d'avoir un aîné présent. En outre, en ce qui concerne la collaboration avec les autochtones dans les deux pays, la plupart des étudiants préfèrent voyager en groupe, avec un aîné et un interprète afin de vivre la meilleure expérience possible. Compte tenu de ces besoins, le financement peut s'avérer difficile.
Les institutions éducatives des deux pays sont intervenues à plusieurs reprises pour souligner le travail qu'elles accomplissent pour favoriser la mobilité des peuples autochtones, notamment en renforçant les programmes existants ou en en lançant de nouveaux. Mais aussi sur la diffusion des connaissances sur la préservation de la culture et de la langue par le biais de séries de conférences. En particulier, l'Université de Lakehead a fait part de son souhait de relancer la table ronde Canada-Mexique sur l'enseignement supérieur autochtone, qui a été interrompue depuis la pandémie. Ce consortium a été créé pour discuter et collaborer sur l'enseignement supérieur autochtone et interculturel, mais aussi pour rechercher des possibilités de promouvoir la mobilité des étudiants et des professeurs, la recherche conjointe et les liens avec les communautés. Le GTCH verra comment il peut soutenir ce projet.
Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada et Services aux autochtones Canada ont été invités en tant qu'observateurs et ont parlé de manière générale de leur mandat, mettant l'accent sur le processus de renouvellement de son protocole d'entente avec l'Institut national des peuples autochtones du Mexique (INPI). Le protocole d'accord renouvelé pourrait servir d'outil pour renforcer la collaboration dans le domaine de l'éducation. Les représentants Canadiens ont accueilli favorablement la possibilité d'un engagement plus poussé avec eux afin de déterminer les intérêts communs. Ils ont mentionné l'importance de la présence de représentants autochtones sur les questions qui les concernent. Les deux co-présidents sont d'accord et chercheront comment inclure les représentants autochtones dans les consultations à venir.
Occasions de stage et mobilité des jeunes
Ce dernier point de l'ordre du jour a débuté par une présentation de l'Institut mexicain pour la jeunesse (IMJUVE) et de Les Offices jeunesse internationaux du Québec (LOJIQ), suivie de celle de MITACS. L'IMJUVE et LOJIQ ont parlé des liens étroits qui les unissent depuis 40 ans et qu'ils ont renforcés en renouvelant leur protocole d'entente en 2021 pour la coopération institutionnelle et la mobilité des étudiants. Leur intention est de renforcer les perspectives des jeunes sur le marché du travail grâce à l'acquisition de compétences interculturelles résultant de la mobilité internationale. L'apprentissage renforcé par ces échanges favorise l'évolution des jeunes en citoyens cosmopolites qui représentent notre monde commun.
MITACS a donné un aperçu de la manière dont il facilite la mobilité par le biais de ses programmes. Tout en aidant les étudiants à se préparer au marché du travail, ils travaillent également avec l'industrie pour favoriser l'innovation dans la recherche. Depuis 2012, MITACS a accueilli plus de 1 000 étudiants mexicains au Canada, mais a également soutenu plus de 70 participants canadiens à des projets de recherche au Mexique.
Plusieurs interventions ont suivi, de nombreuses institutions faisant écho à la manière dont la participation à des programmes tels que MITACS et le Le Programme des futurs leaders dans les Amériques a offert une grande occasion, mais a également contribué à la création de nouveaux projets. D’autres établissements ont traité de leurs programmes de stage et de mobilité. Par exemple, dans le cadre de l'action du Groupe de travail sur le Capital humain en 2021 visant à accroître les possibilités d'apprentissage des langues et d'échanges interculturels, la Délégation du gouvernement du Québec au Mexique a mis en place un programme de mobilité pour les étudiants québécois qui enseignent le français dans des établissements mexicains et vice versa, et vise à lancer un nouveau projet en 2023 afin de promouvoir l'identité québécoise au Mexique.
Engagements
Il est important de noter qu'une grande partie de la collaboration entre le Canada et le Mexique dans le secteur de l'éducation est déjà bien établie et qu'il existe de nombreux programmes soutenant la mobilité des étudiants et la collaboration institutionnelle. Beaucoup de travail a été accompli depuis la dernière réunion du Groupe pour faire avancer les actions prévues pour 2021 et reprendre les collaborations antérieures à la conférence de Copenhague. En examinant le tableau de suivi des activités des parties prenantes du Groupe, on constate qu'au moins 25 nouvelles initiatives ont été lancées depuis la dernière réunion du Groupe en 2021, avec des activités telles que la collaboration en matière de recherche, le développement de programmes conjoints et la mobilité sortante des étudiants canadiens. (Note : la liste n'est pas exhaustive). Ces activités s'appuient sur les mesures prises par le Groupe en 2021 pour créer, renforcer et diversifier les liens et les partenariats entre les acteurs canadiens et mexicains du secteur de l'éducation.
Comme résultat de la réunion du groupe de travail, les co-présidents ont exprimé leur engagement à définir un plan d'action 2022-2023 qui identifiera les domaines d'intérêt commun en matière de collaboration dans le domaine de l'éducation et qui favorisera les liens entre les parties prenantes et les institutions canadiennes et mexicaines. À cet égard, un accent particulier a été mis sur la priorité de l'offre dans les domaines d'études qui sont en demande pour chaque pays, de même que pour les groupes de population qui sont les plus vulnérables, tels que les femmes, les jeunes et les peuples autochtones, entre autres. Les deux co-présidents ont également déclaré qu'ils attendaient avec impatience que la prochaine séance du Groupe se tienne en personne.
À cette fin, les co-présidents ont convenu de ce qui suit :
- Mettre l'accent sur l'élargissement de la variété des occasions, tant virtuelles que physiques, et de l'apprentissage international collaboratif en ligne (COIL), entre le Canada et le Mexique.
- Étudier comment le Groupe peut inclure et consulter les représentants autochtones, y compris les aînés, sur les questions de collaboration internationale en matière d'éducation et d'accès aux possibilités de mobilité.
- Étudier comment le Groupe peut soutenir le redémarrage de la table ronde Canada-Mexique sur l'enseignement supérieur autochtone.
- Explorer d'autres possibilités liées à l'amélioration des compétences, à l'apprentissage par l'expérience et aux stages pour les jeunes en tant qu'outils pour réussir sur le marché du travail.
Participants
Canada
Affaires mondiales Canada (AMC)
- Jean-Philippe Tachdjian, directeur exécutif, direction de l’Éducation internationale
- Suehila Elkateb, directrice adjointe pour les Politiques, les partenariats et la mobilité
- Gabrielle Dew, analyste principale de politiques
- Nataša Forte, analyste de politiques
- Olivia Dupasquier, analyste subalterne de politiques
Ambassade du Canada au Mexique
- Gabriel Frappier, conseiller, Affaires publiques, académiques et culturelles
- Laura Garza, agente, Affaires académiques
Services aux autochtones Canada
- Esmé Clifford, gestionnaire et conseillère, Relations internationales, partenariats et innovation
Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada
- Jyoti Bhargava, gestionnaire, Relations bilatérales, commerciales et multilatérale, direction des Relations intergouvernementales et internationales
Bureau au Mexique du gouvernement de l’Alberta
- Sandra Diaz, déléguée commerciale
Ministère de la formation professionnelle avancée de la Colombie-Britannique
- Helen Akulova, Éducation internationale et Relations intergouvernementales
Délégation de la province du Québec au Mexique
- François Bellerive, conseiller au premier ministre
- Mayra Vásquez Santos, attachée de coopération éducative
Ministère de l'enseignement supérieur du Québec
- Isabelle Monette, conseillère en affaires canadiennes et intergouvernementales, Direction des relations extérieures
- Jean-Philip Ruel, conseiller en affaires internationales
Ministère des Relations internationales et de la Francophonie du Québec
- Andrea Reynoso
Ministère de l’enseignement postsecondaire de la Saskatchewan
- Jennifer Augustin, gestionnaire, Mobilité mondiale et études à l’étranger
- Shirley Zhou, directrice, Études internationales et engagement mondial, Éducation internationale et initiatives juridictionnelles
Conseil de la Colombie-Britannique pour l'éducation internationale
- Colin Doerr, directeur, Relations externes
CONAHEC (Consortium for North American Higher Education Collaboration)
- Sean Manley-Casimir, directeur exécutif
MITACS
- Fiona Langdon, agente principale, Partenariats internationaux
- Oliverio Velazquez, conseiller, Développement des affaires
- Daniel Caramori, conseiller, Développement des affaires
- Candice Loring, conseillère principale, Relations et initiatives autochtones
Universités Canada
- Rym Cheriet, agent principal, Relations internationales
- Lindsay Carlton, gestionnaire, Expérience compétences mondiales
Langues Canada
- Gonzalo Peralta
Labo jeunesse Canada-Mexique
- Rebecca Breen
Soutien aux campus - CDI College
- Rana Salem, coordonnatrice, Inscriptions internationales
Lakehead University
- James Aldridge, vice-prévôt, International
- Pierre Sved, responsable, Relations internationales (Amérique latine)
- Jill Sherman, Secrétariat CALAREO
MacEwan University
- Mario Meraz, chargée de programme principale
Manitoba Institute of Trades and Technology
- Beverlie Stuart, vice-présidente, Développement commercial et organisationnel
Memorial University
- Dr Bing Chen, vice-doyen, études postsecondaires, Faculté de génie et des sciences appliquées
- Dr Loredo Osto, chef de département, Département de mathématiques et de statistiques, Faculté des sciences
Robertson Global College
- Tara Dias, responsable, Développement des affaires
- Belinda Loschiavo, vice-présidente
Thompson Rivers University
- Reyna Denison
- Lori De Frias
University of Manitoba
- Fanny Levy, directrice, Centre international
Université d’Ottawa au Mexique
- Gabriela Cueva-Zermeño, représentante de l’Université d’Ottawa au Mexique
- Fernanda López-Olivo, représentante de l’Université d’Ottawa au Mexique
University of Regina
- Jennifer Matheson, responsable, Services d’éducation internationaux et engagement mondial
University of Saskatchewan
- Vanessa Leon, spécialiste, Partenaires internationaux
- Leslie Bowditch, chargée d’équipe, Études à l’étranger et mobilité étudiante
Mexique
Secrétariat aux affaires étrangères, Agence mexicaine pour la coopération en développement international
- Eduardo García Lima, directeur, Échanges académiques
- Mariana López Sánchez, responsable de département
- Angélica Anahí Pedraza Lundez, Services
- Juan Rodrigo Sandoval Islas, consultant PNUD
Ambassade du Mexique au Canada
- Nancy Márquez Muñoz, première secrétaire, Affaires éducatives et coopération académique
Institut national des peuples autochtones (INPI)
- Dr Saúl Vicente Vázquez, directeur des Affaires internationales
Institut national de la migration
- Xadeni Méndez Márquez, directeur des Affaires internationales
- Dre Rosio Sofía Márquez García, Directora de Capacitación Migratoria
- Raúl Yonatan Ortiz Peña, Développement de l’immigration, coordonnateur de technologie des opérations
Institut mexican pour la jeunesse (IMJUVE)
- Marta Cristina Rodríguez Sánchez, Directrice adjointe, Affaires internationales
Secrétariat à l’éducation publique, État de Mexico
- Lorena Alvarado Buendía, directrice, Développement du programme d’études pour l’enseignement supérieur
Secrétariat à l’éducation publique, État de Jalisco
- Francisco Gerardo de la Torre Aguirre, directeur, études secondaires supérieures technologiques
Secrétariat à l’éducation publique, État de Nuevo Leon
- María del Rosario Nolasco Fonseca, sous-secrétaire, études secondaires supérieures
Institut pour le developpement et l’attention aux jeunes, État de Guanajuato
- Diego Hernández Huerta, directeur, Liens nationaux et internationaux
Conseil d’éducation inter-institutionnel de Veracruz
- Ernesto Efrén del Moral Ventura, secrétaire technique
Sous-secrétariat aux études supérieures (Secrétariat à l’éducation publique)
- María de los Ángeles Gordillo Castañeda, directrice, Universités interculturelles
Association nationale d’universités et d’établissements d’études supérieures (ANUIES)
- Brenda Elizabeth Galaviz Aragón, directrice, Relations internationales
Tecnológico De Monterrey (TEC MONTERREY)
- Daniela González, directrice, Développement international pour les Amériques et les Caraïbes
Instituto Tecnológico de Querétaro (ITQ)
- Ramón Soto Arreola, directeur
Universidad Tecnológica el Retoño
- Natalia Covarrubias Olivares, responsable, Département des affaires internationales
Universidad de Guadalajara (UDG)
- Valeria Viridiana Padilla Navarro, coordonnatrice, Internationalisation des études génériques et coordination de l’innovation
Universidad Politécnica Metropolitana de Hidalgo (Universidad Autónoma del Estado de Hidalgo)
- Pamela Queen Domínguez Moreno, responsable, Département d’internationalisation
Universidad Nacional Autónoma de México (UNAM)
- Dolores González Casanova, directrice adjointe, Liaison institutionnelle
- Dr Constantino Macías García, directeur d’UNAM-Canada
- Gerardo Familiar Ferrer, secrétaire technique, UNAM-Canada
Universidad Iberoamericana
- Tahtiali Margarita García Pérez, coordonnatrice, Internationalisation
Universidades Tecnológicas y Politécnicas
- Mildred Toledo Antúnez, responsable du Département des projets et des programmes internationaux
- Iván Omar Zapata de Santiago, professeur en recherche et en coopération internationale
Tecnológico Nacional de México (TECNM)
- Marco Antonio Trujillo Martínez, directeur, Liens et échanges académiques
- Carlos Martínez Azocar, coordonnateur des Langues étrangères de la direction des Relations et des échanges académiques
Universidad Veracruzana
- Dr Daniel Arturo Romero León, coordonnateur, Études et mobilité étudiante
Universidad de Monterrey
- Brenda García Portillo, directrice, Projets d’internationalisation
Universidad de Guanajuato
- Dr Elías Ledesma Orozco, directeur, Relations internationales et collaboration académique
- Erick Manuel Sánchez Robles, responsable, Mobilité et échanges académiques
Instituto Tecnológico y de Estudios Superiores De Occidente (ITESO)
- Patricia Camarena Morales, coordonnatrice, Mobilité, processus et TI
Groupe de travail sur les Mines
Co-présidente canadienne
Kimberly Lavoie
Directrice générale, direction générale de la Politique et de l’économie
Ressources naturelles Canada
Co-président mexicain
José Jabalera
Directeur général, Développement minier
Secrétariat à l’économie
Introduction et objectifs
La réunion du Groupe de travail sur les mines du Partenariat Canada-Mexique a eu lieu le 24 novembre 2022 par vidéoconférence. L'objectif principal de la réunion était de discuter des consultations et de la participation des autochtones dans le secteur minier. La délégation mexicaine a souligné qu'elle avait besoin d'apprendre du Canada sur ce sujet et a demandé qu'il soit au centre de la réunion de cette année.
L'objectif du Canada était d'organiser un atelier d'une demi-journée sur les consultations et l'engagement des autochtones dans l'industrie minière canadienne. Le programme canadien comprenait des présentations d'experts sur le cadre juridique et réglementaire du Canada définissant les obligations en matière de consultation et d'engagement, ainsi que sur l'évaluation de l'impact des projets miniers. La seconde moitié du programme canadien a consisté en des exemples pratiques de consultation, d'engagement et de participation des populations autochtones par des entreprises canadiennes.
Le Mexique a fait le point sur ses travaux en matière de consultation des populations autochtones et de fermeture des mines.
Résultats
La première présentation de la réunion du groupe de travail a été faite par Ressources naturelles Canada, Nòkwewashk, la direction générale responsable des consultations et de la réconciliation avec les autochtones. Les présentateurs ont décrit certains des différents aspects législatifs et réglementaires relatifs à l'engagement et aux consultations des autochtones dans le secteur des ressources naturelles. Ils ont donné un aperçu de la jurisprudence et parlé « Des peuples autochtones du Canada », de l'article 35 de la Constitution canadienne, de la différence entre la consultation et l'engagement, ainsi que du rôle du promoteur du projet. Ils ont également abordé l'approche à la réconciliation du Canada et d'autres cadres juridiques en évolution.
La deuxième présentation a porté sur le processus d'évaluation d'impact du Canada. Un conseiller principal en environnement de Ressources naturelles Canada a donné un aperçu détaillé des cinq étapes du processus d'évaluation des incidences (étape de planification, étape d'étude d'impact, étape d'évaluation des incidences, étape de prise de décisions et étape post-décisionnelle) et a inclus des sources de sites web qui illustrent des cas historiques et actuels au Canada.
La dernière partie du programme canadien a donné lieu à des présentations des entreprises canadiennes suivantes : O Trade, BBE Expediting Ltd. et Kitikmeot Corporation. La représentante d'O Trade a présenté les principales tendances qu'elle a observées en Amérique latine dans le domaine de la consultation des autochtones dans le secteur des ressources naturelles. Elle a donné un aperçu des bonnes pratiques et des enseignements qu'elle a tirés de sa pratique et a discuté de quelques études de cas. Enfin, les représentants de BBE Expediting Ltd. et de Kitikmeot Corporation ont fait part de leur expérience en matière de partenariats avec des entreprises et des communautés autochtones. Ils ont fait part des bonnes pratiques qui ont permis d'établir des relations solides avec les peuples autochtones et les entreprises appartenant à des autochtones, et ont présenté les éléments clés qui, selon eux, font qu'un partenariat avec des entreprises appartenant à des autochtones et des communautés autochtones est fructueux.
Le programme mexicain comprenait des présentations sur l'état des consultations autochtones au Mexique et sur le processus consécutif à la décision de la Cour suprême. La première présentation, faite par le nouveau chef de l'unité des industries extractives, a donné un aperçu des priorités, des défis et des approches du Mexique en matière de développement d'un cadre réglementaire visant à soutenir la mise en œuvre des consultations autochtones dans le secteur minier. La deuxième présentation, faite par le directeur général du développement minier du Mexique, a décrit le travail effectué sur les fermetures de mines, en particulier les plans d’élaboration d’un nouveau cadre réglementaire.
Engagements
- Le Canada s'engage à rester disponible pour poursuivre la collaboration dans le domaine de l'engagement et de la consultation des autochtones dans le secteur minier et à explorer des domaines d'expertise ciblés, à la demande du Mexique.
- Le Mexique s'est engagé à poursuivre son processus de collecte des meilleures expériences et connaissances en matière de consultation autochtone afin de définir et d'établir son propre processus, avec la participation des acteurs concernés, dans le respect des droits des peuples autochtones et de la sécurité juridique des participants au secteur minier.
- Le Mexique poursuivra également l'échange d'expériences et d'information sur les questions de conclusion et de fermeture des mines afin de définir et de proposer les dispositions juridiques qui devraient régir son processus.
Participants
Canada
Ressources naturelles Canada
- Shirley Dawe, directrice exécutive
- Nathalie Kauffeldt, directrice principale
- Luc Leboeuf, directeur
- Tomas Lopez Cabanillas, sous-ministre
- Stefania Novoa, responsable principale de l’exploitation minière pour les Amériques
- Nicholas Goyens, responsable de la Promotion des exportations
- Pierre-Olivier Émond, conseiller environnemental principal
Industrie canadienne
- Monica Ospina, fondatrice et PDG, O Trade
- Dino Forlin, président-directeur général, Kitikmeot Corporation
- Heather Stewart, présidente, BBE Expediting Ltd.
Mexique
Secrétariat de l’économie
- José Jabalera, directeur général
- Rosa Maria Gutierrez, responsable, Unité des industries d’extraction
Groupe de travail sur le commerce, l’investissement et l’innovation
Co-président canadien
Eric Walsh
Directeur général pour l’Amérique du Nord,
Affaires mondiales Canada (AMC)
Co-président mexicain
Daniel García
Directeur général, Traités internationaux, surveillance, administration et vérification de la conformité,
Secrétariat à l’économie (ECONOMIA)
Introduction et objectifs
- Mots de bienvenue et d'ouverture par les co-présidents du Groupe de travail sur le commerce, l'investissement et l'innovation, Eric Walsh, directeur général pour l'Amérique du Nord, Affaires mondiales Canada, Daniel Garcia, directeur général des Traités internationaux, de la surveillance, de l'administration et de la vérification de la conformité, Secrétaire à l'économie du Mexique, et José Treviño, président de la Commission des entreprises, Conseil mexicain des entreprises pour le commerce extérieur, l'investissement et la technologie, A.C. (COMCE).
- Sandra Diaz et Tim Olsen de la province de l'Alberta, Horacio Cuevas de la province de la Saskatchewan et Paul-Thomas LaCroix de la province du Québec ont fait le point sur leurs activités en 2022 et leurs projets d'avenir.
- Le Mexique a ensuite présenté les activités de 2022 et les propositions pour 2023, puis le Canada a présenté les activités de 2022 et les perspectives pour 2023.
- La réunion s'est terminée par une discussion sur la manière de faire avancer le Groupe de travail sur le commerce, l’investissement et l’innovation et le Dialogue économique de haut niveau.
L'objectif du Groupe est de renforcer le dialogue entre nos gouvernements et de soutenir les besoins et les activités croissants des entreprises canadiennes et mexicaines qui font des affaires sur les marchés des deux pays et contribuent au développement d'une économie résiliente et inclusive.
Résultats
Les représentants de la province de l'Alberta, Sandra Diaz et Tim Olsen, ont présenté leurs trois piliers pour 2022, à savoir la promotion commerciale, l'apport d'investissements dans la province et la politique commerciale. Le représentant de la province de Saskatchewan, Horacio Cuevas, a présenté le programme d'échange 2022 pour les étudiants autochtones de Saskatchewan et du Yucatan, qui a donné lieu à de grandes innovations. Le représentant du Québec, Paul-Thomas LaCroix, a présenté les initiatives de la province pour 2022, axées sur l'automobile et l'aérospatiale. Le ministre québécois de l'économie s'est rendu à Querétaro et a participé à une réunion consacrée à l'automobile, au cours de laquelle une mission de 20 entreprises automobiles s'est rendue à Querétaro. Le gouverneur Mauricio Kuri s'est également rendu au Québec en novembre 2022.
Dans le cadre des initiatives 2022 du Mexique, une mission de travail de l'état de Tabasco s'est rendue à Ottawa, au Canada, comprenant une visite du gouverneur de Tabasco et des activités avec l'état de Guerrero à Ottawa. Le Mexique a intensifié la promotion commerciale en mettant l'accent sur l'amélioration de la connaissance qu'ont les entreprises mexicaines de l'environnement de travail canadien et de ses avantages pour l'investissement. 3e édition de la table ronde MujerExportaMx pour les femmes d'affaires mexicaines sur le thème de la diversification des occasions sur le marché canadien. Visite de travail à Vancouver dans le cadre de la deuxième Commission de libre-échange. Le sommet des femmes d'affaires nord-américaines, auquel a participé une délégation de femmes d'affaires mexicaines, canadiennes et américaines, visait à promouvoir l'importance de la diversité et de l'inclusion dans le commerce.
Les initiatives du Canada pour 2022 comprenaient une collaboration avec l'AMEXCAP pour souligner l'importance de la collaboration entre le Canada et le Mexique dans le domaine du capital-risque et les avantages du Canada en tant que destination d'investissement. Missions commerciales dans les secteurs de l'exploitation minière, des sciences de la vie, de l'aérospatiale, de la défense, du pétrole et du gaz, des TIC et des technologies propres. Un rapport sur l'étude de la diversité des fournisseurs sera achevé en 2022. Le programme d'accélération du commerce canadien 2022 a été couronné de succès dans les domaines des TIC, de la technologie financière et de l'agrotechnologie.
Le Dialogue économique de haut niveau est une priorité pour le Canada et le Mexique et, par conséquent, les deux parties souhaitent intégrer le dialogue économique de haut niveau dans le cadre du PCM, en particulier en utilisant le Groupe de travail sur le commerce, l’investissement et l’innovation comme une occasion de partager de l'information sur le Dialogue économique de haut niveau pour aller de l'avant.
Engagements
Canada :
- Travailler avec Investir au Canada et la Délégation du Québec pour faire connaître le Canada lors de l'événement AMEXCAP en 2023.
- Le Canada poursuivra les cohortes de l'Accélérateur technologique canadien (ATC) tout au long de 2023 et achèvera l'étude sur la diversité des fournisseurs en 2023.
- Le Dialogue économique de haut niveau sera intégré au cadre du Groupe de travail sur le commerce, l’investissement et l’innovation afin d'éviter les doubles emplois et d'utiliser le groupe de travail comme cadre d'établissement de rapports pour le Dialogue économique de haut niveau.
- Programmer les présentations de l'Unité du renseignement économique mondial, d'Investir Mexique et de la direction générale de l'Investissement d'AMC, de même que des centres d'innovation du Mexique.
Mexique :
- Travailler avec CanCham, le Secrétariat au travail et à la sécurité sociale et l'Ambassade du Canada au Mexique en 2023 pour mettre en œuvre un projet qui crée des synergies pour les jeunes : « Jóvenes Construyendo el Futuro ».
- Échange d'informations sur l'offre mexicaine et la demande commerciale canadienne, liées aux produits des MPME dans les communautés autochtones du Mexique.
- Table ronde virtuelle des entreprises pour promouvoir l'offre exportable des MPME autochtones mexicaines.
- Webinaire avec la représentation de la province de l'Alberta au Mexique.
- Réunions avec les délégations du Québec et de la Saskatchewan au Mexique
- Mission pour une visite d'investisseurs institutionnels canadiens au Mexique dans le cadre du sommet annuel de l'AMEXCAP au mois de mars 2023.
Les co-présidents du groupe de travail ont convenu de continuer à travailler dans le cadre d'un programme qui renforce les relations commerciales entre les deux pays, y compris les groupes vulnérables, afin de renforcer notre économie et le bien-être de nos communautés. Les actions à mener au cours de l'année 2023 devraient être axées sur l'autonomisation autochtone.
Participants
Canada
Affaires mondiales Canada
- Krista Eisan, directrice adjointe - Commerce
- Claire Mackie, déléguée commerciale
Ambassade du Canada au Mexique
- Heather Brason, agente, Politique commerciale
- Luis Ernesto Gonzalez, Agent, ATC
- Stéphanie Mercure, déléguée commerciale
- Sandra Diaz, déléguée commerciale, Bureau de l’Alberta au Mexique
- Paul-Thomas Lacroix, conseiller économique, Délégation du Québec à Mexico
Consulat général du Canada à Monterrey
- Jonathan Steblin, consul et délégué commercial principal, Consulat général du Canada à Monterrey
Consulat du Canada à Guadalajara
- Robert Landry, vice-consul et délégué commercial
Innovation, Science et Développement économique Canada
- Tapfuma Nyaundi, gestionnaire par intérim
- Alessandra Cicci, analyste
Gouvernement de la Saskatchewan
- Horacio Cuevas, directeur principal, ministère du Commerce et du développement des exportations
Mexique
Secretariat of the Economy
- Jacqueline Márquez Rojano, Head of the Office of CUSMA Implementation
- Rodrigo Fermín Legorreta Guadalajara, Director General of Data
- Noé García Ortiz, Director General for Productive Development
- Liliana Padilla Rodríguez, Director General for Investment and Export Promotion Policy
- Adolfo Damián Fernández Elwes, Director for Canada
- Ivana Fernández Stohanzlova, Director for the Productive Development
- Dalia Atzimba Mendoza Dávila, Director for Innovation
- Gabriela Nava Lozano, Head of the Department for Canada
- Javier Martínez, Commercial Advisor of the Office of CUSMA Implementation Representative of the Secretariat of Foreign Affairs (SRE)
Secrétariat à l’économie
- Jacqueline Márquez Rojano, responsable du Bureau de la mise en œuvre de l’ACEUM
- Rodrigo Fermín Legorreta Guadalajara, directeur général, Données
- Noé García Ortiz, directeur général, Développement productif
- Liliana Padilla Rodríguez, directrice générale, Investissement et Politique de promotion des exportations
- Adolfo Damián Fernández Elwes, directeur pour le Canada
- Ivana Fernández Stohanzlova, directrice, Développement productif
- Dalia Atzimba Mendoza Dávila, directrice, Innovation
- Gabriela Nava Lozano, responsable, Secrétariat pour le Canada
- Javier Martínez, conseiller commercial au Bureau de la mise en œuvre de l’ACEUM, représentant du Secrétariat aux affaires étrangères
Industrie mexicaine
- José Treviño, président, Comité d’affaires Mexique-Canada au Conseil mexicain pour le commerce étranger, l’investissement et l’économie (COMCE) - (Co-président du GTCII)
- Gabriela Rodríguez, conseillère à COMCE
- Liliana Reyes, présidente-directrice générale à l’Association mexicaine du capital privé, A.C. (AMEXCAP)
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