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Accord de libre-échange Canada–République Dominicaine : Évaluation environnementale initiale

Juillet 2008

Table des matières

1. Sommaire

Le 7 juin 2007 ont commencé des négociations visant la conclusion d’un accord de libre-échange entre le Canada et la République dominicaine. Un tel accord pourrait générer des avantages commerciaux pour de nombreux secteurs de l’économie canadienne, y compris divers produits agricoles et agroalimentaires (par exemple, frites surgelées, légumineuses, viandes), les ressources naturelles ainsi que les technologies de l’information et des communications. Les répercussions d’un tel ALE sur l’économie canadienne globale sont toutefois très modestes et, par conséquent, nous ne prévoyons que des répercussions minimes sur l’environnement.

Conformément au Cadre d’évaluation environnementale des négociations commerciales publié en 2001, le gouvernement mène une évaluation environnementale initiale (EEI) de cet ALE proposé afin d’aider les responsables canadiens de l’élaboration des politiques à résoudre les problèmes environnementaux possibles découlant de l’ALE et pouvant affecter le Canada. Une meilleure connaissance des rapports entre le commerce, l’investissement étranger direct (IED), la croissance économique et l’environnement peut faciliter la formulation de la stratégie gouvernementale visant à réduire les conflits possibles entre les objectifs commerciaux et environnementaux.

Il existe une forte corrélation entre les marchés libres, le développement économique et une meilleure protection de l’environnement. Le commerce fondé sur des règles de libéralisme et des marchés réglementés efficacement sont les grandes pierres angulaires de la croissance et du développement économiques. En retour, le soutien du public aux mesures visant à protéger l’environnement augmente généralement avec le revenu et les pays développés sont plus à même que les pays moins bien nantis de mettre en œuvre des politiques environnementales efficaces. De plus, la liberté du marché aide à favoriser la mise au point de technologies nouvelles plus respectueuses de l’environnement, et la libéralisation du commerce et de l’investissement aide à créer les conditions propices aux transferts technologiques.

Le Canada est résolu à ce que ses politiques environnementales et commerciales se complètent l’une l’autre et il a mené à cette fin la présente évaluation environnementale initiale. L’évaluation vise à aider les négociateurs canadiens à intégrer l’aspect environnemental au processus de négociation en leur fournissant des renseignements sur les éventuelles répercussions environnementales qu’auront sur le Canada les accords commerciaux envisagés et de dissiper les préoccupations du public en précisant de quelle façon les facteurs environnementaux sont pris en compte au fil des négociations commerciales.

Voici les grands objectifs environnementaux du Canada dans la négociation des accords commerciaux :

Pour faire en sorte que la libéralisation du commerce renforce la qualité de l’environnement canadien, le Canada négociera des dispositions environnementales liées au commerce dans le cadre de l’ALE avec la République dominicaine, de même qu’un accord parallèle sur l’environnement.

La présente EE expose les résultats de la phase de l’EE initiale des négociations d’ALE entre le Canada et la République dominicaine en se concentrant sur les répercussions environnementales supplémentaires possibles des changements économiques et réglementaires induits par le commerce au Canada. L’évaluation environnementale respecte la méthodologie analytique dégagée dans le Cadre décrivant le processus d’exécution des EE et agit comme mécanisme de présélection permettant de dégager les principaux problèmes environnementaux à prévoir en raison de cette initiative de libre-échange. Par conséquent, il faut rappeler qu’il s’agit d’une évaluation environnementale stratégique visant à informer les responsables de l’élaboration des politiques pendant le processus de négociation. Ainsi, cette EEI est davantage un exercice de «prévision&187; ou d’«anticipation&187;.

Avant d’être affichées sur le site Web d’Affaires étrangères et Commerce international Canada (le «Ministère&187;), les résultats de l’EEI sont transmises à un comité interministériel des évaluations environnementales, où sont représentés les ministères fédéraux des secteurs dans lesquels on prévoit des augmentations de la production, de même qu’Environnement Canada. Cette approche facilite l’élaboration de politiques et la prise de décisions éclairées dans l’ensemble de l’administration fédérale. Ces résultats sont également communiquées aux provinces et aux territoires ainsi qu’au Groupe consultatif d’évaluation environnementale, lequel est formé de représentants de l’industrie, d’organisations non gouvernementales et du milieu universitaire.

Au chapitre du commerce des marchandises, un ALE entre le Canada et la Républiquedominicaine offrirait aux entreprises canadiennes la possibilité de multiplier les occasions d’affaires au sein de ce marché en pleine croissance. On prévoit que les réductions des droits de douanes découlant de la conclusion d’un ALE avec la République dominicaine généreront des avantages commerciaux dans divers secteurs d’activités, y compris le fer et l’acier, les métaux non ferreux, les pâtes et papiers, les engins de chantier, les poissons et fruits de mer ainsi que les produits agricoles et agroalimentaires tels que les légumineuses, le bœuf, le porc et les frites surgelées.

Cependant, étant donné la faiblesse relative des échanges entre le Canada et la République dominicaine par rapport au volume total des échanges commerciaux du Canada, on s’attend à ce que des augmentations, même importantes, des exportations à destination de la République dominicaine n’aient qu’un effet relativement modeste par rapport aux taux globaux d’échanges commerciaux et de production du Canada. Parallèlement, on s’attend à ce que les répercussions environnementales possibles résultant d’une augmentation de la production et des exportations canadiennes soient négligeables et facilement atténuées dans le cadre de l’actuel régime de réglementation environnementale du Canada. La réduction des droits de douanes pourrait également générer une hausse des importations canadiennes en provenance de la Républiquedominicaine, plus particulièrement dans le secteur du vêtement, mais ces importations continueraient de représenter une très faible proportion des importations canadiennes totales dans ce secteur. On prévoit que l’augmentation de ces importations consécutives à la conclusion d’un ALE entraîneront très peu de répercussions environnementales, voire aucune.

Il est également peu probable qu’un éventuel ALE génère une hausse considérable des échanges commerciaux visant les services. Par conséquent, l’effet sur l’environnement canadien ne devrait pas être important. De même, on s’attend à ce que la hausse des investissements découlant de la conclusion d’un ALE entre le Canada et la Républiquedominicaine ne provoque que des répercussions environnementales minimes ou qu’elle n’en génère pas du tout.

2. Processus global d’évaluation environnementale

Le gouvernement du Canada s’est engagé à mener des évaluations environnementales pour toutes les négociations commerciales et celles qui concernent les investissements en recourant à un processus interministériel et à des consultations publiques. Le Cadre pour l’évaluation environnementale des négociations commerciales de 2001Note de bas de page 1 (le Cadre) décrit ce processus en détail. Il a été mis au point en réponse à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes,Note de bas de page 2 qui exige que toutes les initiatives examinées par les ministres et le Cabinet fassent l’objet d’une évaluation environnementale visant à déterminer les effets environnementaux importants, qu’ils soient positifs ou négatifs, et qu’elles intègrent des considérations environnementales dans la prise de décisions. Le Guide pour la tenue d’une évaluation environnementale stratégique des projets de politiques, de plans et de programmesNote de bas de page 3 (le Guide) donne des orientations précises quant à l’application du cadre.

Ce cadre décrit le processus et la méthode à suivre pour mener une évaluation environnementale relativement à des négociations commerciales. Il est délibérément souple de façon à être utilisé dans différents types de négociations (par exemple multilatérales, bilatérales, régionales) tout en assurant le recours à une approche systématique et uniforme pour atteindre deux objectifs clés.

Le Cadre prévoit trois phases d’évaluation de plus en plus détaillées : la phase initiale, l’ébauche et la phase finale de l’évaluation environnementale. Ces phases correspondent aux progrès réalisés dans le cadre des négociations. L’évaluation environnementale initiale est en quelque sorte un examen préliminaire visant à cerner les grands enjeux éventuels. L’ébauche de l’évaluation environnementale se fonde sur les résultats obtenus lors de l’évaluation environnementale initiale et elle doit reposer sur une analyse détaillée. La conclusion de chaque phase est marquée par la publication d’un rapport, accompagnée d’une invitation à soumettre des commentaires.Note de bas de page 4 Une évaluation environnementale préliminaire n’est pas nécessaire lorsque l’évaluation environnementale initiale montre qu’il est peu probable que les négociations envisagées produisent des effets importants sur l’environnement. Dans de telles circonstances, on continuera toutefois de tenir compte des questions environnementales lors des discussions relatives à l’ALE et on rédigera une évaluation environnementale finale.

Au terme du processus d’évaluation environnementale, on peut procéder à un suivi et à une surveillance afin d’examiner chacune des mesures d’atténuation ou de renforcement recommandées dans le rapport d’évaluation environnementale finale. En tout temps pendant la mise en œuvre de l’accord commercial conclu, on peut mener des activités de suivi et de surveillance afin d’évaluer les dispositions de l’accord d’un point de vue environnemental.

A. Méthode d’évaluation

Conformément au Cadre d’évaluation environnementale, cette évaluation environnementale initiale est menée selon un mode ex ante (c’est-à-dire avant que les négociations ne soient terminées). Le 13 octobre 2007, on a publié une déclaration d’intention relative à l’exécution d’une évaluation environnementale stratégique entourant les négociations d’ALE entre le Canada et la République dominicaine, mais jusqu’à présent, aucun commentaire n’a été soumis au gouvernement. Il importe de souligner qu’il s’agit d’une évaluation stratégique et qu’elle a pour objet de servir de base au processus décisionnel à mesure que l’ALE proposé sera négocié. Il existe donc un degré raisonnable d’incertitude quant à la détermination des incidences économiques et environnementales probables. Une évaluation environnementale initiale s’apparente donc plutôt à un exercice de prévision ou d’anticipation. Quoi qu’il en soit, l’analyse permet de définir clairement à l’avance les priorités et les objectifs nationaux en ce qui a trait aux intérêts en matière de commerce et d’environnement, et de déterminer toute option d’atténuation et de renforcement pouvant être prise en compte pendant les négociations commerciales et au terme de celles-ci.

Conformément à la méthode prescrite par le Cadre, cette évaluation examine le lien entre les règles commerciales et la politique de réglementation visant l’investissement et l’environnement, et se concentre sur les éventuels effets économiques et environnementaux supplémentaires des accords de libre-échange envisagés entre le Canada et la République dominicaine, c’est-à-dire les effets des nouveaux échanges commerciaux et investissements qui pourraient résulter directement de l’ALE proposé. Les incidences environnementales transfrontalières, régionales et mondiales ont en ce sens été examinées puisqu’elles ont des incidences directes sur l’environnement canadien.

Le Cadre prévoit une méthode analytique en quatre étapes. Le Guide donne des orientations quant à la façon de mener chaque étape de l’analyse.

Lorsque le gouvernement du Canada procède à des évaluations environnementales dans le cadre de négociations commerciales, il observe un processus reposant sur une coordination interministérielle. On met ainsi sur pied un comité interministériel chargé de mener l’évaluation environnementale se rapportant à chaque processus de négociation dirigé par un négociateur en chef et auquel participent des représentants officiels de divers ministères. Avant d’être affichées en ligne sur le site Web du Ministère, les résultats de l’évaluation environnementale initiale sont communiquées à Environnement Canada ainsi qu’aux membres du comité interministériel, lequel regroupe des représentants des ministères fédéraux œuvrant dans les secteurs au sein desquels on prévoit des hausses de la production. Cette approche facilite l’élaboration de politiques et la prise de décisions éclairées dans l’ensemble de l’administration fédérale.

Le processus d’évaluation environnementale prévoit également des consultations auprès des gouvernements provinciaux et territoriaux ainsi que de diverses parties intéressées, y compris des représentants du monde des affaires, des milieux universitaires, des organisations non gouvernementales et du public. Dans le cadre des préparatifs entourant l’évaluation environnementale initiale, on publie une déclaration d’intention invitant le public à faire part de ses réflexions sur les incidences éventuelles de l’accord proposé sur l’environnement canadien. Au terme de chaque phase, on transmet les rapports d’évaluation environnementale aux provinces et aux territoires ainsi qu’aux experts gouvernementaux, puis on les diffuse auprès du grand public, accompagnés d’une invitation à formuler des commentaires.

Le gouvernement du Canada apprécie qu’on lui fasse part de commentaires sur ce rapport initial d’évaluation environnementale. Les commentaires sur l’analyse de la pertinence économique des nouvelles négociations et sur l’évaluation initiale de la vraisemblance et de l’importance des incidences environnementales susceptibles de découler de l’accord sont les bienvenus. Les commentaires sur les possibilités d’atténuer toute incidence environnementale négative et de renforcer tout effet positif (possibilités qui peuvent avoir été déterminées dès cette étape) sont également les bienvenus. Les commentaires sur ce document peuvent être adressés à :

Direction des consultations et de la liaison
Consultations d’évaluation environnementale - Négociations d’ALE entre le Canada et la République dominicaine
Affaires étrangères et Commerce international Canada
Édifice Lester B. Pearson
125, promenade Sussex
Ottawa (Ontario) K1A 0G2

Télécopieur : 613-944-7981
Courriel: consultations@international.gc.ca

3. Aperçu des relations commerciales et en matière d’investissement entre le Canada et la République Dominicaine

En réponse à l’évolution rapide des conditions mondiales dans lesquelles s’inscrivent les échanges commerciaux, le gouvernement du Canada s’est engagé à suivre un programme rigoureux de négociations commerciales bilatérales, lequel est soutenu par le Budget2007 et le plan économique du gouvernement, Avantage Canada. Conformément à la Stratégie commerciale mondiale (SCM), le cadre stratégique de commerce international à la base d’Avantage Canada, il a été déterminé que la République dominicaine figurait parmi les prochains partenaires commerciaux avec lesquels le Canada devrait tenter de conclure un accord de libre-échange. Un ALE entre le Canada et la République dominicaine s’inscrirait également dans le contexte du réengagement du Canada dans les Amériques.

La République dominicaine représente un marché bien établi en pleine croissance pour les exportateurs et les investisseurs canadiens. Un ALE avec la République dominicaine aurait pour effet de consolider les liens commerciaux et économiques qui existent entre les deux pays et de faire progresser les objectifs de la politique étrangère canadienne dans la région. Il permettrait également aux entreprises canadiennes de mieux se positionner par rapport à leurs concurrents sur ce marché. Comme il est mentionné dans AvantageCanada, il est dans l’intérêt national du Canada de profiter des occasions de libre-échange et d’aider les entreprises canadiennes à livrer concurrence au sein des marchés mondiaux.

Les exportations de marchandises canadiennes à destination de la République dominicaine ont plus que doublé entre 2003 et 2007, passant de 85 millions $ à 198 millions $.Note de bas de page 5 Entre 2003 et 2007, les exportations canadiennes à destination de la République dominicaine ont augmenté chaque année, les taux annuels de croissance progressant de 12 % à 44 %. La République dominicaine constituait le 60emarché d’exportation en importance pour le Canada en 2007, ce qui représentait 0,04 % du total des exportations canadiennes de marchandises cette année-là.

Un accord de libre-échange avec la République dominicaine générerait des avantages commerciaux pour de nombreux secteurs de l’économie canadienne, y compris divers produits agricoles et agroalimentaires comme les frites surgelées, les légumineuses et les viandes. Ces avantages se feraient également sentir dans des secteurs d’activités non agricoles tels que le fer, l’acier et les métaux non ferreux, les engins de chantier, les pâtes et papiers ainsi que les poissons et fruits de mer. La République dominicaine impose des droits de douanes élevés sur de nombreux produits agricoles dont l’exportation présente un intérêt pour le Canada, notamment le bœuf (de 20 % à 40 %), le porc (de 25 % à 40%), les frites surgelées (20 %) et les légumineuses (de 20 % à 89 %), ce qui porte à croire qu’un ALE entraînerait des gains considérables pour les producteurs canadiens. La République dominicaine impose également des droits allant de 8 % à 20 % sur des produits non agricoles dont l’exportation présente un fort intérêt, ce qui suppose que des avantages commerciaux supplémentaires résulteront de la conclusion d’un ALE.

Un ALE avec la République dominicaine aurait en outre pour effet d’accroître la sûreté et la prévisibilité des investissements canadiens en République dominicaine ainsi que de faciliter l’accès aux marchés pour les fournisseurs de services canadiens œuvrant dans des secteurs comme les finances, les services professionnels (génie), l’environnement, l’exploitation minière, l’énergie et la construction.

La conclusion d’un ALE constitue donc l’une des étapes logiques du renforcement des relations commerciales entre le Canada et la République dominicaine. L’initiative traduit également l’engagement soutenu du Canada à favoriser le développement économique de la région, de même que le commerce canadien dans les pays des Amériques. De plus, les négociations relatives à l’ALE offrent une plate-forme pour le dialogue et la coopération sur des questions telles que le travail et l’environnement et permettent d’établir des mécanismes susceptibles de favoriser un dialogue futur sur un large éventail de sujets.

4. Commerce et environnement

L’appui du public canadien à l’égard de la libéralisation des échanges est subordonné à la protection de l’environnement. Le Canada s’est engagé à réaliser avec ses principaux partenaires commerciaux des objectifs commerciaux et environnementaux qui se renforcent mutuellement. En matière d’environnement, l’objectif global que vise le Canada lorsqu’il négocie des accords commerciaux concerne sa capacité à protéger l’environnement. Si l’intensification de l’activité économique entraîne des répercussions mondiales et transfrontalières qui touchent directement l’environnement, l’économie et la santé au Canada, ce dernier cherchera à travailler de concert avec ses partenaires commerciaux en vue de renforcer leurs systèmes nationaux de gestion environnementale.

Il existe une forte corrélation entre les marchés libres, le développement économique et la protection de l’environnement. L’existence de régimes commerciaux libéralisés fondés sur des règles agréées et de marchés dotés de règlements efficaces est un élément de base de la croissance et du développement économiques. Par ailleurs, plus les revenus augmentent, plus la population est favorable aux mesures de protection de l’environnement, et les pays riches ont donc plus de ressources pour adopter des politiques et des lois environnementales efficaces. De plus, la liberté du marché aide à favoriser la mise au point de technologies nouvelles plus respectueuses de l’environnement, et la libéralisation du commerce et de l’investissement aide à créer les conditions propices aux transferts technologiques.

Pour que le développement économique réponde aux critères de développement durable, le Canada négociera avec la République dominicaine l’inclusion, dans les chapitres pertinents de l’ALE (par exemple, préambule, objectifs, investissement, chapitres relatifs aux questions environnementales), d’importantes dispositions de nature environnementale de même qu’un accord parallèle de coopération en la matière. Dans un contexte de croissance de l’activité économique due à la libéralisation des échanges, il importe de veiller à ce que le Canada et ses partenaires commerciaux continuent d’appliquer des niveaux de protection environnementale élevés et ne réduisent pas les normes établies, ou leur application, dans le but d’attirer les investissements étrangers.

Intégration de dispositions relatives à l’environnement dans l’ALE entre le Canada et la République dominicaine

Dans le contexte d’un accord de libre-échange entre le Canada et la Républiquedominicaine, le Canada négociera un accord environnemental parallèle qui énoncera des obligations environnementales visant les objectifs suivants :

Cet accord environnemental parallèle comportera en outre un chapitre portant sur la coopération en matière environnementale et visant à renforcer les systèmes de gestion de l’environnement de la République dominicaine. Reconnaissant la nécessité de profiter de toutes les occasions de favoriser le développement durable, le Canada tentera de mettre son expertise à profit pour influer sur la négociation d’enjeux de premier ordre qui revêtent un intérêt certain pour les deux parties.

5. Résultats de l’évaluation environnementale initiale

Outre les chapitres relatifs aux marchandises, aux services et aux investissements, un éventuel ALE avec la République dominicaine comporterait les chapitres décrits dans le tableau ci-dessous :

Résultats de l’analyse réalisée aux fins de l’EE initiale

Préambule : Résultats attendus et Effets environnementaux probables et dispositions en la matière

Ce chapitre synthétise l’esprit général de l’accord.

On s’attend à ce que le préambule réaffirme l’engagement actuel des parties en faveur du développement durable et de la coopération environnementale.

Dispositions initiale : Résultats attendus et Effets environnementaux probables et dispositions en la matière

Ce chapitre établira la zone de libre-échange, définira la relation avec les autres accords ainsi qu’avec les accords sur l’environnement et la conservation et délimitera les obligations.

Les dispositions de ce chapitre énuméreront différents accords environnementaux, précisant que ce sont ces derniers qui auront préséance en cas de divergence.

Règles d’origine : Résultats attendus et Effets environnementaux probables et dispositions en la matière

Ce chapitre établira des règles d’origine claires et aussi simples que possible, laissant peu de place pour l’exercice d’un pouvoir administratif discrétionnaire.

Les règles doivent être assez rigoureuses pour que les avantages liés au ALE ne s’appliquent qu’aux marchandises remplissant les conditions nécessaires pour être considérées comme originaires du territoire de l’une ou l’autre des parties.

Les effets sur la production et la consommation découlant des règles d’origine propres à divers produits seront examinés dans la partie ci-après, consacrée au commerce des marchandises, de même que leurs impacts sur l’environnement.

Procédures douanières : Résultats attendus et Effets environnementaux probables et dispositions en la matière

Ce chapitre a pour objet d’assurer l’application et l’exécution équitables et transparentes des règles d’origine.

On ne prévoit pas de répercussions environnementales découlant de ce chapitre.

Facilitation des échanges : Résultats attendus et Effets environnementaux probables et dispositions en la matière

Ce chapitre aura pour objet d’assurer l’harmonisation des procédures douanières et de faciliter la circulation des marchandises.

On ne prévoit pas de répercussions environnementales découlant de ce chapitre.

Ce chapitre n’aura pas d’effet sur l’élaboration et l’application des règlements environnementaux canadiens, ni sur l’établissement des objectifs environnementaux du Canada.

Mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS) : Résultats attendus et Effets environnementaux probables et dispositions en la matière

Ce chapitre réitérera les engagements pris dans le cadre de l’Accord de l’OMC sur l’application des mesures sanitaires et phytosanitaires (Accord SPS) et confirmera que les parties s’engagent à continuer de recourir aux procédures de règlement des différends de l’OMC pour régler les désaccords officiels sur les mesures SPS. En outre, les parties chercheront à établir à l’égard de ces mesures un mécanisme bilatéral permettant de cibler, de gérer et de résoudre les problèmes liés aux mesures SPS dans le but d’éviter les différends.

Comme le prévoit l’Accord SPS de l’OMC, tous les pays se réservent le droit de prendre les mesures nécessaires pour protéger la santé et la vie des personnes, des animaux et des espèces végétales. Les parties sont tenues de veiller à ce que toute mesure SPS ne soit appliquée que dans la mesure nécessaire pour assurer cette protection et qu’elle soit fondée sur des principes scientifiques.

Obstacles techniques au commerce : Résultats attendus et Effets environnementaux probables et dispositions en la matière

Ce chapitre réaffirmera la volonté d’appliquer l’Accord de l’OMC sur les obstacles techniques au commerce (Accord OTC), favorisera une coopération plus étroite dans l’application des pratiques en matière de normes, règlements techniques et procédures d’évaluation de la conformité, considérera les questions de transparence horizontale, dont la notification et la participation aux processus de consultation

Ce chapitre réaffirmera les droits et les obligations prévus par l’Accord OTC, dont le droit de tous les membres de l’OMC à prendre les mesures nécessaires pour protéger la vie ou la santé des personnes, des animaux et des espèces végétales et pour préserver l’environnement. Ces mesures ne devront toutefois pas être plus restrictives pour le commerce qu’il ne sera nécessaire pour réaliser ces objectifs légitimes.

Mesures d’urgence : Résultats attendus et Effets environnementaux probables et dispositions en la matière

Ce chapitre accordera aux parties la permission de prendre des mesures transitoires d’urgence fondées sur les droits de douanes dans certaines situations (par exemple, si, à la suite de l’élimination progressive des droits de douanes, les importations connaissent une hausse si considérable qu’elles constituent un risque significatif de préjudice ou une grave menace pour les producteurs du Canada ou de l’autre partie).

Ce chapitre ne devrait avoir aucun effet important sur la production ou la consommation.

On ne prévoit pas de répercussions environnementales découlant de ce chapitre

Ce chapitre n’aura pas d’effet sur l’élaboration et l’application des règlements environnementaux canadiens, ni sur l’établissement des objectifs environnementaux du Canada.

Télécommunications : Résultats attendus et Effets environnementaux probables et dispositions en la matière

Ce chapitre a pour but de veiller à ce que les conditions régissant l’accès aux réseaux et services publics d’acheminement des télécommunications et leur emploi ne s’opposent pas aux engagements pris par les parties à l’égard de l’accès aux marchés dans le cadre de l’ALE; il vise en outre à promouvoir un marché libre et compétitif pour les services de télécommunications.

On ne prévoit pas de répercussions environnementales découlant de ce chapitre.

Ce chapitre n’aura pas d’effet sur l’élaboration et l’application des règlements environnementaux canadiens, ni sur l’établissement des objectifs environnementaux du Canada.

Services financiers : Résultats attendus et Effets environnementaux probables et dispositions en la matière

Ce chapitre incitera les parties à s’engager vigoureusement envers l’accès aux marchés et accroîtra la transparence de la réglementation des services financiers.

On ne prévoit pas de répercussions environnementales découlant de ce chapitre.

Admission temporaire : Résultats attendus et Effets environnementaux probables et dispositions en la matière

Ce chapitre vise à faciliter l’admission temporaire des gens d’affaires afin de favoriser les échanges de marchandises et de services et les investissements bilatéraux en négociant un accès plus libre et en renonçant à appliquer des prescriptions réglementaires telles que les critères d’offre d’emploi.

Ce chapitre n’aura pas d’effet sur l’élaboration et l’application des règlements environnementaux canadiens, ni sur l’établissement des objectifs environnementaux du Canada.

On ne prévoit pas de répercussions environnementales découlant de ce chapitre.

Politique de concurrence : Résultats attendus et Effets environnementaux probables et dispositions en la matière

Ce chapitre a pour but de veiller à ce qu’aucune pratique commerciale anticoncurrentielle ne vienne saper les avantages associés à la libéralisation des échanges et des investissements entre le Canada et la Républic dominicaine.

Les dispositions de ce chapitre devraient présenter un engagement fondamental à adopter, à maintenir et à appliquer des lois sur la concurrence, en plus de respecter les principes de la non-discrimination, de la transparence et de l’équité en matière de procédure. Elles devraient également souligner l’importance de la coopération et de la coordination entre les autorités responsables de la concurrence et exclure toute référence à la résolution des différends (entre États ou entre investisseurs et États) des dispositions relatives à la politique de concurrence.

Ce chapitre n’aura pas d’effet sur l’élaboration et l’application des règlements environnementaux canadiens, ni sur l’établissement des objectifs environnementaux du Canada.

On ne prévoit pas de répercussions environnementales découlant de ce chapitre.

Monopoles et sociétés d’État : Résultats attendus et Effets environnementaux probables et dispositions en la matière

Ce chapitre comprendra des dispositions permettant à chacune des parties de désigner des monopoles et des entreprises d’État tout en prévoyant des mesures disciplinaires à leur endroit. Celles-ci auront pour objet de veiller à ce qu’aucune partie ne se dérobe aux obligations énoncées dans l’ALE. En vertu de ce chapitre, les monopoles ou les entreprises d’État d’une partie ne doivent pas exercer de discrimination envers les investisseurs de l’autre partie. Ils doivent également être guidés par des considérations commerciales et s’abstenir d’adopter des comportements anticoncurrentiels hors du champ de leur désignation.

On ne prévoit pas de répercussions environnementales découlant de ce chapitre.

Le Canada protégera sa capacité à déléguer des pouvoirs gouvernementaux aux monopoles et aux entreprises d’État.

Marchés publics : Résultats attendus et Effets environnementaux probables et dispositions en la matière

Ce chapitre ne présentera que les engagements en matière de transparence visant les marchés publics.

Le Canada veillera à conserver son droit de maintenir et d’élargir le cadre actuel de politiques, de lois et de règlements axés sur la protection de l’environnement tout en se conformant à ses obligations nationales et internationales à cet égard.

On ne prévoit pas de répercussions environnementales découlant de ce chapitre.

Ce chapitre n’aura pas d’effet sur l’élaboration et l’application des règlements environnementaux canadiens, ni sur l’établissement des objectifs environnementaux du Canada.

Commerce électronique : Résultats attendus et Effets environnementaux probables et dispositions en la matière

Ce chapitre visera à énoncer des règles garantissant un climat prévisible pour le commerce électronique tout en préservant la marge de manœuvre du gouvernement afin qu’il puisse poursuivre des objectifs culturels et d’autres objectifs de la politique sociale, y compris la protection de l’environnement.

Le volume du commerce électronique entre les parties ne devrait pas s’accroître de façon appréciable en conséquence directe de l’ALE.

Les seules incidences environnementales seraient indirectes. Si les activités de coopération prévues devaient entraîner une augmentation du volume de services électroniques, cela pourrait avoir des effets environnementaux positifs (par exemple, une réduction de la demande de transports) ou négatifs (par exemple, une augmentation de la production de déchets et de la consommation d=énergie). La production accrue de déchets et la hausse de la consommation d=énergie pourraient entraîner des incidences environnementales négatives. Ce chapitre vise à faciliter l=administration et le bon fonctionnement de l=accord en réaffirmant l=engagement des parties en faveur de la transparence et du respect des procédures établies dans les domaines couverts par l=ALE.

Transparence : Résultats attendus et Effets environnementaux probables et dispositions en la matière

Ce chapitre vise à faciliter l’administration et le bon fonctionnement de l’accord par la désignation, au sein de chaque partie, d’une personne-ressource chargée de faciliter les communications ainsi que par la réitération de l’engagement des parties envers la transparence et l’application régulière de la loi dans les domaines couverts par l’accord.

On ne prévoit pas de répercussions environnementales découlant de ce chapitre.

Règlement des différends : Résultats attendus et Effets environnementaux probables et dispositions en la matière

Ce chapitre énoncera des procédures pour le règlement des différends entre États qui s’inspireront des mesures prévues dans l’ALENA, mais en les simplifiant et en les améliorant dans la mesure du possible.

On ne prévoit pas de répercussions environnementales découlant de ce chapitre.

Exceptions : Résultats attendus et Effets environnementaux probables et dispositions en la matière

Ce chapitre définira les exceptions reconnues aux obligations présentées dans l’ALE. Ces exceptions visent à assurer aux parties à l’ALE une certaine marge de manœuvre en ce qui a trait aux politiques dans des domaines reconnus comme légitimes, notamment la protection de l’environnement. De façon générale, le Canada tente de faire accepter les exceptions suivantes : exceptions générales, sécurité nationale, fiscalité, divulgation de renseignements, exemptions culturelles et exemptions douanières de l’OMC (y compris celles qui ont trait à l’environnement).

Ce chapitre comprendra des dispositions qui permettront aux parties de conserver leur capacité à adopter les mesures nécessaires à la protection de la santé et de la vie des personnes, des animaux et des espèces végétales, ainsi que des mesures de conservation des ressources naturelles épuisables.

Administration de l’accord : Résultats attendus et Effets environnementaux probables et dispositions en la matière

Ce chapitre établira un cadre de travail visant à faciliter la gestion générale de l’ALE, en plus d’établir un mécanisme de résolution efficace des différends qui serait distinct du mécanisme officiel de règlement. De plus, ce chapitre établira une commission du libre-échange, définira l’obligation de chaque partie de nommer un coordonnateur du libre-échange et présentera les différents comités, sous-comités et groupes de travail créés en vertu de l’ALE.

Ce chapitre comprendra des dispositions qui permettront aux parties de modifier la liste des accords environnementaux multilatéraux qui ont préséance sur les obligations découlant de l’ALE.

A. Commerce des marchandises

Conformément à la méthode d’évaluation environnementale décrite à la partie II (A) de la présente EE initiale, la section qui suit :

Effets prévus des dispositions relatives au commerce des marchandises de l’ ALE

L’ALE proposé devrait comporter des dispositions pertinentes du point de vue commercial en ce qui a trait à l’accès des biens aux marchés, principalement par le truchement de l’élimination bilatérale des droits de douanes. On s’attend à ce que l’ALE entraîne des gains commerciaux dont les plus importants se feront sentir dans les secteurs qui ont récemment enregistré des volumes élevés d’échanges bilatéraux assujettis à d’importants droits de douanes. Les négociateurs canadiens tenteront d’inclure des dispositions qui faciliteraient l’intensification de la coopération avec le gouvernement de la République dominicaine afin de rendre les procédures commerciales plus efficaces, au moyen de mesures de facilitation des échanges et de formalités douanières propres à accroître la certitude, la transparence et l’efficacité de la vérification. En outre, les négociateurs mettront au point des règles d’origine transparentes, prévisibles et d’application systématique, afin de veiller à ce que les avantages négociés dans le cadre de l’accord commercial ne bénéficient qu’à leurs parties.

La relation commerciale entre le Canada et la République dominicaine s’est intensifiée au cours des dernières années, en dépit de l’absence de tout ALE. Un tel accord devrait donc avoir pour effet de faire fructifier cette relation commerciale, en particulier dans les secteurs décrits ci-dessous. La relation commerciale entre le Canada et la Républiquedominicaine ne joue toutefois qu’un rôle mineur dans l’ensemble des échanges commerciaux internationaux du Canada, et elle demeurerait à l’arrière-plan même si un ALE donnait lieu à un accroissement considérable des échanges.

Exportations canadiennes à destination de la République dominicaine

L’économie de la République dominicaine a connu une croissance significative au cours des dernières années, son PIB passant de 19milliards $US en 2000 à 38milliards $US en 2006. Au cours de cette période d’expansion économique, les importations totales de marchandises de la République dominicaine ont plus que doublé, passant de 7,6milliards$US à 12milliards $US par année.Note de bas de page 6 Conformément à cette tendance, les exportations canadiennes à destination de la République dominicaine ont plus que doublé, passant de 85millions $Note de bas de page 7 en 2003 à 198millions $ en 2007, faisant de ce pays la 60edestination d’exportation en importance pour le Canada cette année-là. Entre 2003 et 2007, les exportations canadiennes à destination de la République dominicaine ont augmenté chaque année, les taux annuels de croissance progressant de 12 % à 44 %. Malgré la récente croissance des exportations canadiennes destinées aux marchés de la République dominicaine, celles-ci ne représentaient que 0,04 % de la totalité des exportations canadiennes de marchandises. Même si les exportations canadiennes vers la République dominicaine décuplaient au cours des années suivant l’entrée en vigueur d’un ALE entre les deux pays, ces exportations canadiennes ne représenteraient que moins de 0,5 % du total des exportations de marchandises que le Canada a enregistré en 2007, ce qui laisse présager que la croissance des exportations résultant de la conclusion d’un ALE avec la République dominicaine n’aurait qu’un effet modeste sur les niveaux généraux de production et d’échanges commerciaux au Canada.

Le tableau ci-dessous présente les dix secteurs de production qui ont généré le plus d’exportations canadiennes à destination de la République dominicaine en 2007. Ces secteurs ont en effet déclaré des exportations représentant plus de 82 % de toutes les exportations canadiennes à destination de la République dominicaine cette année-là. On s’attend à ce que de nombreux secteurs d’exportation enregistrent des gains commerciaux à la suite de la conclusion d’un ALE, mais ce sont les secteurs qui ont récemment réalisé les exportations vers la République dominicaine les plus importantes et qui se voient imposer des droits de douanes élevés qui devraient profiter des gains commerciaux absolus les plus significatifs après l’élimination des droits. Les exportations à destination de la République dominicaine ne représentaient pas plus de 0,35 % du total des exportations canadiennes dans chacun de ces dix principaux secteurs en 2007.

Tableau 1 : Exportations canadiennes à destination de la République dominicaine par secteur (millions $CAN)

Secteur20032004200520062007% du total des exportations canadiennes vers la RD en 2007% du total des exportations du Canada en 2007Droits de douanes moyens de la RD en 2007
Sources : World Trade Atlas (données de Statistique Canada); droits de douanes de la RD, 2007.
* Équivalent ad valorem, moyenne simple du taux NPF, tel que calculé par l’OMC, 2007.
Fer et acier$1.0$6.3$1.5$14.0$45.923.15%0.31%8.8%
Agriculture$24.0$21.9$23.7$18.8$26.413.34%0.08%13,1%1
Métaux non ferreux$0.2$2.6$5.9$10.2$18.89.50%0.22%4.5%
Engins de chantier$0.8$1.2$8.1$2.9$15.57.82%0.28%3.4%
Pâtes et papiers$21.5$15.5$23.4$10.2$12.26.15%0.06%6.6%
Engrais$1.2$3.8$6.4$6.3$11.35.72%0.25%0.6%
Poisson et fruits de mer$12.2$14.4$19.4$13.8$11.25.66%0.28%15.5%
Textiles$1.6$1.9$2.0$2.9$8.94.50%0.34%4.9%
Carburants à base de pétrole$0.0$0.1$0.3$22.3$6.43.24%0.01%5.2%
Machines industrielles$2.0$5.5$3.9$4.9$6.23.15%0.05%2.7%
Sous-total$64.5$73.1$94.8$106.4$162.982.23%--
Autres$20.8$28.2$50.5$57.0$35.217.77%--
Total export. can. vers la RD$85.3$101.3$145.3$163.4$198.1100.00%0.04%-

Les exportations canadiennes de produits non agricoles à destination de la République dominicaine ont totalisé 172millions $ en 2007. La République dominicaine applique généralement un droit de la nation la plus favorisée (NPF) de 8,5 % aux produits non agricoles et de nombreux produits issus des principaux secteurs canadiens d’exportations non agricoles sont assujettis à des droits pouvant atteindre 20 %. La conclusion d’un ALE permettrait donc d’éliminer les droits imposés à toutes les marchandises non agricoles d’ici quelques années, ce qui devrait favoriser la poursuite de la croissance des exportations de produits canadiens non agricoles vers ce marché.

Les produits de fer et d’acier (offerts sous de nombreuses formes, y compris les métaux de première fusion, la ferraille ainsi que les produits intermédiaires et finaux composés principalement de fer et d’acier) ont été le principal secteur canadien d’exportations non agricoles à destination de la République dominicaine en 2007, totalisant 46millions $, une hausse par rapport au 1,5million $ et aux 14millions $ enregistrés respectivement en 2005 et en 2006. Ce secteur a représenté 27 % des exportations de produits non agricoles ainsi que de 23 % du total des exportations canadiennes à destination de la Républiquedominicaine en 2007. Cette dernière a appliqué un droit NPF moyen de 8,8% sur les produits de fer et d’acier ainsi que des droits de douanes allant de 8% à 20% sur de nombreux produits dont l’exportation revêt un intérêt pour le Canada, ce qui laisse présager que l’élimination de ces droits dans le cadre d’un ALE entre le Canada et la République dominicaine pourrait générer des gains commerciaux significatifs pour les exportateurs canadiens de ce secteur. Toutefois, comme on l’indique plus haut, les exportations destinées à destination de ce pays représentaient seulement 0,3 % des exportations canadiennes globales dans ce secteur en 2007, soit 14,7 milliards $. Par conséquent, même une hausse considérable des exportations dans ce secteur découlant d’un ALE n’aurait qu’un effet relativement minime sur l’ensemble des niveaux d’exportation et de production du Canada.

Le secteur des métaux non ferreux était le deuxième plus important secteur d’exportations non agricoles à destination de la République dominicaine en 2007, avec des exportations totalisant 18,8 millions $, ce qui représente 9,5% du total des exportations canadiennes vers la République dominicaine cette année-là. La République dominicaine impose aux importations de métaux non ferreux un droit de douanes moyen de 4,5 %, ce qui suppose que le secteur pourrait lui aussi bénéficier d’un élargissement de ses possibilités d’affaires à la suite de la conclusion d’un ALE entre le Canada et la République dominicaine, bien qu’une telle expansion risque d’avoir moins d’envergure que dans le cas des autres grands secteurs d’exportation devant acquitter des droits de douanes élevés. Toute hausse des exportations de métaux non ferreux à destination de la République dominicaine consécutive à la conclusion d’un ALE n’aurait qu’un effet modeste sur les niveaux généraux de production et d’exportation dans ce secteur, car les exportations à destination de la République dominicaine ne représentaient que 0,2 % des exportations canadiennes globales dans ce secteur en 2007.

Le secteur des engins de chantier était le troisième plus important secteur d’exportations non agricoles à destination de la République dominicaine en 2007, avec des exportations totalisant 15,5 millions $ (ce qui représente 7,8 % du total des exportations canadiennes vers la République dominicaine cette année-là). Les exportations issues de ce secteur se voient imposer un droit de douanes moyen par la République dominicaine, ce qui suggère d’éventuels avantages découlant d’un ALE, bien que ces avantages risquent d’être moins importants que dans les autres grands secteurs d’exportation devant acquitter les droits de douanes élevés appliqués par la République dominicaine. Toute hausse des exportations d’engins de chantier à destination de la République dominicaine consécutive à la conclusion d’un ALE n’aurait qu’un effet modeste sur les niveaux généraux de production et d’exportation dans ce secteur, car les exportations destinées à destination de la République dominicaine ne représentaient que 0,3 % des exportations canadiennes globales dans ce secteur en 2007.

Avec des exportations totalisant 12,2 millions $, le secteur des pâtes et papiers était le quatrième plus important secteur d’exportations non agricoles à destination de la République dominicaine en 2007. Cette dernière a appliqué un droit moyen de 6,6 % sur les importations de pâtes et de papiers ainsi que des droits de douanes allant de 8% à 20% sur de nombreux produits dont l’exportation revêt un intérêt pour le Canada, ce qui laisse présager que l’élimination de ces droits dans le cadre d’un ALE entre le Canada et la République dominicaine pourrait générer des gains commerciaux significatifs pour les exportateurs canadiens de ce secteur. Bien qu’elles revêtent une certaine importance dans le contexte des relations commerciales bilatérales, les exportations canadiennes de pâtes et papiers à destination de la République dominicaine ne représentaient toutefois que 0,06% des exportations canadiennes globales dans ce secteur, lesquelles totalisaient 19,7milliards $. Ces données suggèrent donc que même une forte croissance des exportations de pâtes et papiers découlant d’un ALE n’aurait qu’un effet relativement faible sur les niveaux généraux de production et d’exportation du Canada dans ce secteur.

Avec des exportations totalisant 11,3 millions $, le secteur des engrais était le cinquième plus important secteur d’exportations non agricoles à destination de la République dominicaine en 2007. Étant donné le droit moyen relativement faible de 0,6 % appliqué par ce pays aux importations de ce secteur, les éventuels gains découlant d’un ALE seront vraisemblablement limités.

Le secteur canadien du poisson et de fruits de mer, dont les exportations vers la République dominicaine totalisaient 11,2 millions $ en 2007, a été responsable de 5,7% des exportations canadiennes au sein de ce marché cette année-là. Les producteurs canadiens de poisson et de fruits de mer pourraient donc profiter de gains commerciaux substantiels à la suite de l’élimination du droit moyen de 15,5% que la Républiquedominicaine impose aux importations dans ce secteur. En 2007 toutefois, les exportations canadiennes à destination de cette dernière représentaient moins de 0,3% des exportations canadiennes globales de poisson et de fruits de mer, ce qui laisse présager que même une forte croissance des exportations à destination de la République dominicaine n’aurait qu’un effet relativement faible sur les niveaux généraux de production et d’exportation du Canada dans ce secteur.

En 2007, le Canada a exporté vers la République dominicaine des produits agricoles et agro-alimentaires d’une valeur totale de 26,4millions $ (ce qui représente 13% des exportations canadiennes totales à destination de la République dominicaine), le principal produit exporté étant les légumineuses, dont la valeur s’élevait à 8,4millions $ (ce qui représente 4,2 % des exportations canadiennes totales à destination de la République dominicaine). La conclusion d’un ALE aurait pour effet de réduire les droits de douanes que la République dominicaine a appliqués à de nombreux produits agricoles dont l’exportation présente un intérêt, y compris le bœuf (de 20 % à 40 %), le porc (de 25% à 40%), les frites surgelées (20%) et les légumineuses (de 20% à 89%). Bien que la réduction, voire l’élimination, des droits puisse accroître de façon significative les volumes d’exportations de produits agricoles vers la République dominicaine, l’effet économique général sur le secteur canadien de l’agriculture serait modeste étant donné que les exportations canadiennes de produits agricoles vers ce pays ne représentaient en 2007 que 0,08 % des exportations canadiennes globales de produits agricoles, lesquelles totalisaient 31,8milliards $ cette année-là. Même si les exportations de produits agricoles connaissent une importante croissance à la suite de la conclusion d’un ALE, les exportations canadiennes totales à destination de la République dominicaine dans ce secteur ne représenteraient quand même qu’une très faible proportion de la production et des exportations canadiennes.

Importations canadiennes en provenance de la République dominicaine

Dans le cadre d’un ALE, le Canada éliminerait lui aussi les droits de douanes qu’il applique aux marchandises importées de la République dominicaine, ce qui pourrait entraîner une hausse des importations canadiennes. La République dominicaine bénéficie du tarif de préférence général (TPG) du Canada, qui applique des taux tarifaires préférentiels à certaines marchandises provenant de pays en développement répondant à certains critères d’admissibilité. Le Canada a importé de ce pays des marchandises dont la valeur totale se chiffrait à 109 millions $ en 2007, c’est-à-dire presque identique aux 108 millions $ enregistrés en 2003. La République dominicaine occupait le 76erang des sources d’importations les plus importantes pour le Canada en 2007, ne représentant que 0,03 % des importations globales du Canada cette année-là.

Le tableau ci-dessous présente les dix secteurs de production qui ont généré le plus d’importations canadiennes en provenance de la République dominicaine en 2007. Ces secteurs ont en effet déclaré des importations représentant 96 % de toutes les importations canadiennes en provenance de la République dominicaine cette année-là. Les secteurs des dispositifs médicaux (30,5millions $), des appareils électroniques (21,1millions $) et des produits de technologie de l’information (18,6millions $) ont été les principaux secteurs canadiens qui ont importé des marchandises de la République dominicaine en 2007. Une fois combinées, les importations de ces trois secteurs totalisaient 62% de toutes les importations canadiennes en provenance de la Républiquedominicaine cette année-là. Les droits moyens que le Canada a appliqués aux importations de ces secteurs étant relativement faibles (tous inférieurs à 1%), on ne s’attend pas à ce que ces secteurs bénéficient de gains significatifs à la suite de l’élimination des droits de douanes prévue par l’ALE.

Tableau 2 : Importations canadiennes en provenance de la République dominicaine par secteur (millions $CAN)

Secteur20032004200520062007% du total des importations canadiennes venant de la RD en 2007% du total des importations du Canada en 2007TGP moyen du Canada en 2007
Sources : World Trade Atlas (données de Statistique Canada); droits de douanes de la RD, 2007.
** Équivalent ad valorem, moyenne simple du taux NPF, tel que calculé par l’OMC, 2007.
Dispositifs médicaux$16.0$20.0$17.7$17.4$30.526.88%0.50%0.7%
App. électroniques (non TI)$24.9$26.4$25.1$23.6$21.118.62%0.31%0.9%
Tech. de l’information$14.5$15.8$19.0$20.2$18.616.43%0.05%0.1%
Vêtements$20.3$22.6$25.4$22.4$16.214.30%0.22%16.3%
Agriculture$23.9$29.4$20.1$16.1$14.212.55%0.06%17.3%**
Plastiques$0.7$1.7$2.0$3.1$2.9$2.55%0.02%1.8%
Textiles$3.7$1.7$0.9$2.1$1.81.59%0.04%5.4%
Bijoux$0.7$0.5$0.5$0.7$1.41.19%0.11%2.5%
Chaussures$1.5$1.1$0.9$0.9$1.31.17%0.07%11.7%
Pierres, céramiques, verre$1.8$1.3$1.6$2.1$1.21.06%0.03%1.3%
Sous-total$108.0$120.5$113.3$108.7$109.296.33%--
Autres$6.5$7.7$6.7$5.4$4.23.67%--
Total import. can. venant de RD$114.5$128.2$120.0$114.1$113.4100.00%0.03%-

C’est le vêtement qui représentait le quatrième plus important secteur d’importations canadiennes en provenance de la République dominicaine en 2007, avec des importations totalisant 16,2 millions $, une baisse par rapport aux 20,3 millions $ enregistrés en 2003 (les importations ont toutefois atteint un sommet en 2005, se chiffrant à 25,4millions $). Le Canada applique aux importations de vêtements des droits de 17 % ou de 18%, lesquels sont beaucoup plus élevés que ceux qui sont imposés à toutes les autres importations de produits non agricoles en provenance de la République dominicaine. Étant donné l’imposition de droits relativement élevés sur les importations de vêtements, on s’attend à ce que ce secteur soit celui qui profite le plus de l’élimination des droits canadiens prévue par l’ALE. Toutefois, comme les importations de vêtements en provenance de la République dominicaine ne représentaient que 0,2 % des importations canadiennes globales de vêtements en 2007, la hausse des importations consécutive à la conclusion d’un ALE ne devrait avoir qu’un effet minime sur les niveaux généraux de production et d’importation au Canada.

Qui plus est, les importations de vêtements en provenance de la République dominicaine ont chuté au cours des dernières années, tandis que les importations venant de la Chine et de plusieurs autres grands fournisseurs internationaux ont connu une croissance appréciable (les importations canadiennes de vêtements chinois sont passées de 1,7milliards $ en 2003 à 3,9milliards $ en 2007). On prévoit donc que l’élimination, dans le cadre d’un ALE, des droits de douanes que le Canada impose aux importations de vêtements permettra à la République dominicaine de conserver sa part du marché canadien ou de supplanter les autres fournisseurs internationaux, ce qui atténuera d’autant plus les éventuels effets sur la production canadienne dans ce secteur.

Se chiffrant à 14 millions $, les importations canadiennes de produits agricoles et agroalimentaires en provenance de la République dominicaine comprenaient notamment l’aubergine, les fruits et les légumes frais, la noix de coco et les fèves de cacao. Bien que le droit moyen que le Canada impose aux produits agricoles et agro-alimentaires soit de 17,3%, aucun taux NPF n’est appliqué à ces principaux produits agricoles importés de la République dominicaine. Le droit moyen pondéré selon les échanges que le Canada applique aux importations de produits agricoles de la République dominicaine n’est que de 0,07%, ce qui laisse présager qu’un ALE n’entraînerait qu’une hausse limitée des importations de produits agricoles en provenance de la République dominicaine.

Les effets environnementaux possibles et leur importance

Puisque les échanges bilatéraux entre le Canada et la République dominicaine sont modestes par rapport aux flux commerciaux mondiaux du Canada, on s’attend à ce que les effets environnementaux d’un ALE entre le Canada et la République dominicaine soient minimes. Ces effets environnementaux seraient associés à l’augmentation de la production canadienne résultant d’une demande accrue de biens d’exportation canadiens en République dominicaine en raison de l’élimination des droits de douane. Comme on l’indique dans la section précédente, ce sont les secteurs qui ont récemment réalisé les exportations vers la République dominicaine les plus importantes et qui se voient imposer des droits de douanes élevés qui devraient profiter des gains commerciaux absolus les plus significatifs après l’élimination des droits. La présente section se penche donc sur les effets environnementaux possibles d’un accroissement de la production dans les secteurs ayant réalisé des exportations vers la République dominicaine de plus de 10millions $ en 2007 et qui se voient également imposer des droits de douane supérieurs à 5%, et sur l’importance de ces effets. Il s’agit des secteurs du fer et de l’acier, de l’agriculture, des pâtes et papiers, ainsi que du poisson et des fruits de mer.

Par ailleurs, il est raisonnable de penser que la croissance des exportations agricoles et non agricoles du Canada vers la République dominicaine engendrée par l’élimination des droits de douane contribuerait en partie à réduire les exportations vers d’autres destinations moins rentables, ce qui atténuerait encore plus les effets environnementaux possibles de l’accroissement du volume des échanges commerciaux.

En ce qui concerne les répercussions environnementales d’une baisse des importations canadiennes en provenance de la République dominicaine à la suite d’un ALE, comme on l’indique plus haut, les hausses prévues devraient être concentrées dans le secteur des vêtements et ne constitueraient par ailleurs qu’une proportion infime de la production et des importations globales du Canada dans ce secteur. Par ailleurs, une croissance des importations de vêtements en provenance de la République dominicaine se ferait en grande partie au détriment d’autres fournisseurs internationaux, et aurait un effet limité sur la production canadienne. On pense que la croissance des importations de vêtements en provenance de la République dominicaine n’aura pas d’incidences environnementales, et que la croissance des importations en provenance de la République dominicaine dans tous les secteurs combinés aura un effet environnemental minime.

Mesures d’atténuation et d’amélioration générale de l’environnement

AAC finance diverses initiatives visant à améliorer la performance environnementale du secteur agricole, dont les suivantes :

Qui plus est, les lois et les initiatives provinciales en matière d’environnement ont généralement une incidence directe sur les activités agricoles. Elles englobent divers mécanismes qui visent à encourager ou à imposer l’adoption de pratiques agricoles écologiques, c’est-à-dire :

Les initiatives liées aux programmes ci-dessus et à d’autres programmes contribueront à neutraliser les effets négatifs sur l’environnement qui pourraient être créés par la libéralisation des échanges agricoles avec la République dominicaine. Si l’ALE entraîne des effets environnementaux plus importants que prévu, nous envisagerons la possibilité d’élargir les programmes existants ou de créer d’autres programmes pour s’attaquer aux conséquences néfastes.

Des systèmes de gestion du poisson et des mesures fédérales, provinciales et territoriales ont été mises en place pour assurer la durabilité des pêches du Canada et l’intégrité environnementale de ses activités d’aquaculture. En conséquence, toute croissance des échanges découlant d’un ALE aura un impact environnemental négligeable. Puisque des mesures gouvernementales et des systèmes de gestion environnementale efficaces sont en place, la croissance des exportations vers la République dominicaine découlant d’un ALE n’aura pas, en principe, d’effet positif ou négatif notable sur la durabilité des stocks de poissons ni sur le milieu marin ou d’eau douce du Canada.

L’annexe 1 du présent rapport énumère les lois et les règlements d’application fédérale, provinciale et territoriales qui peuvent renforcer les effets positifs ou atténuer les répercussions néfastes des accords commerciaux sur l’environnement.

B. Commerce des services

Aperçu

Le secteur des services est la pierre angulaire de l’économie de la République dominicaine, aussi bien au chapitre de la valeur ajoutée que de l’emploi. Depuis 1996, la croissance a été particulièrement élevée dans les secteurs liés aux services de communication et de tourisme, incluant le transport, l’hôtellerie et la restauration. Depuis 1999, grâce à la politique de privatisation adoptée en République dominicaine, le cadre institutionnel et juridique des services a été restructuré, et l’État a réduit sa participation dans certains services d’infrastructure de base, dont les ports maritimes.

Ces secteurs et d’autres, dont la construction, l’électricité et les télécommunications, sont devenus des secteurs économiques en expansion pour les fournisseurs de services canadiens en République dominicaine, en plus des services financiers et d’assurance, à mesure que le marché local se diversifie. Le Canada est l’une des principales destinations des exportations de services de la République dominicaine, qui incluent principalement des services liés au tourisme et aux voyages. En 2004, les échanges bilatéraux de services commerciaux entre le Canada et la République dominicaine ont totalisé environ 70millions$. La même année, les exportations de services canadiennes vers la République dominicaine se sont élevées à environ 24millions $, tandis que les importations ont atteint près de 46millions $. Les données non regroupées de 2005 et des années suivantes ne sont pas encore disponibles. (Nota : les données de StatistiqueCanada visent seulement les services commerciaux et excluent les services liés au voyage, au transport et au gouvernement. Selon les statistiques non officielles de la Commission canadienne du tourisme, les Canadiens ont dépensé environ 457millions$ en République dominicaine en 2005.)

L’interaction bilatérale entre le Canada et la République dominicaine dans le cadre des négociations sur l’Accord général sur le commerce des services (AGCS) de l’OMC a été limitée. Les engagements pris par la République dominicaine à l’égard de l’AGCS sont généralement liés au cadre stratégique en place au moment du cycle de négociations de l’Uruguay (1995), et ne prennent pas en compte les changements apportés récemment aux politiques dans le but d’améliorer les conditions de la participation étrangère aux marchés des services. En 2002, le Canada a présenté une demande bilatérale d’accès au marché à la République dominicaine visant des services professionnels (services d’ingénierie et d’ingénierie intégrée, services de recherche-développement et services financiers). Cependant, le Canada n’a pas participé à des discussions significatives avec la République dominicaine dans le cadre du processus de demandes plurilatérales, en ce sens que la République dominicaine n’a pas fait l’objet de demandes plurilatérales auxquelles le Canada a participé en tant que codemandeur. Toutefois, le Canada a reçu une demande plurilatérale relative au mode 4, dont la République dominicaine est le demandeur. Du point de vue des négociations bilatérales, le Canada s’intéresse principalement aux marchés des services suivants en République dominicaine : services financiers, d’ingénierie, environnementaux, énergétiques et de recherche-développement. Il s’intéresse également, mais dans une moindre mesure, aux services liés aux mines, à la construction et aux télécommunications B étant donné que la portée des engagements de la République dominicaine à l’égard de l’AGCS dans ces secteurs est très limitée.

Malgré les difficultés qui peuvent éventuellement surgir, il y a suffisamment de possibilités de faire avancer les intérêts du Canada sur plusieurs fronts en matière d’accès aux marchés et d’élaboration de règles dans le cadre d’un ALE. Une approche du type «ALENA plus&187; procurerait probablement aux deux parties des avantages dépassant le cadre de l’AGCS. Le Canada veut négocier avec la République dominicaine un chapitre complet du type ALENA plus sur les services, qui comprendra des dispositions élargies sur les règlements intérieurs, la transparence, les services professionnels et la reconnaissance mutuelle. Par ailleurs, cet accord comprendra des chapitres distincts sur les télécommunications, les services financiers, le commerce électronique et les séjours temporaires. Une approche fondée sur des listes négatives de mesures non conformes procurera aux deux parties un meilleur accès aux marchés et une transparence réglementaire supérieure à leurs engagements respectifs pris dans le cadre de l’AGCS. Dans l’ensemble, le Canada et la République dominicaine ont la même approche en ce qui concerne la portée du commerce transfrontalier des services.

En matière d’accès aux marchés, le Canada ne négociera pas d’engagement sur les services dans les secteurs de la santé, de l’enseignement public, des services sociaux et de la culture. En outre, il veillera à ce que sa position, à toutes les étapes des négociations, reste en complète harmonie avec son droit de réglementer et de promulguer de nouvelles règles sur la fourniture de services en fonction de ses objectifs nationaux, dont celui de la protection de l’environnement.

Effet économique probables de l’ALE entre le Canada et la République dominicaine

Les études consacrées à la libéralisation des échanges de services montrent qu’elle peut donner lieu à des avantages considérables, mais il reste difficile de prédire quels seront les effets de négociations ciblant des branches déterminées du secteur des services. Les entraves au commerce des services se trouvent souvent dans les règlements intérieurs, par exemple, les règles qui obligent les fournisseurs étrangers à s’associer à des entités locales ou qui restreignent la propriété étrangère, les prescriptions relatives à la citoyenneté, à la résidence et aux licences, le manque de transparence des règles et des règlements. Il est difficile d’évaluer les effets économiques qu’aurait la suppression de tels obstacles. De plus, le commerce des services inclut trois autres modes de fourniture que les flux transfrontières : la consommation à l’étranger (par exemple le tourisme international), la présence commerciale (par exemple l’exploitation d’une succursale à l’extérieur du pays où se trouvent les propriétaires de l’entreprise) et le mouvement des personnes physiques (par exemple des ingénieurs ou des architectes travaillant à l’étranger).

Malgré ces difficultés, les travaux se poursuivent dans ce domaine. Par exemple, plusieurs études qui font appel aux modèles informatisés d’équilibre général (IEG) indiquent que la libéralisation du commerce des services procurerait une amélioration du bien-être. Pour le Canada, des analyses récentes révèlent qu’une réduction, même partielle, des obstacles au commerce des services à l’échelle mondiale dans le cadre de l’OMC pourrait entraîner une augmentation du produit intérieur brut (PIB) de l’ordre de 2,8%, équivalente à 20 milliards $US,Note de bas de page 8 tandis qu’une libéralisation plus vaste englobant les investissements procurerait des gains de l’ordre de 14,9 % du PIB, ou 84 milliards $US.Note de bas de page 9

Puisque le calcul des gains précités repose sur une approche multilatérale, les gains à escompter de l’ALE entre le Canada et la République dominicaine seraient moins importants. Aux fins de l’évaluation environnementale initiale de l’ALE entre le Canada et la République dominicaine, notre analyse s’appuie sur les résultats escomptés d’un accord incluant un chapitre additionnel sur les services et des chapitres distincts sur les télécommunications, les services financiers, le commerce électronique et les séjours temporaires. Les secteurs des services de la République dominicaine qui intéressent particulièrement le Canada sont les services financiers, d’ingénierie, environnementaux, énergétiques et de recherche-développement et, dans une moindre mesure, les services liés aux mines, à la construction et aux télécommunications. Le Canada cherche à obtenir que soient supprimés les obstacles réglementaires existants visant ces secteurs et d’autres branches d’activité.

Effets environnementaux probables des changements économiques

En termes généraux, l’impact que pourraient avoir sur l’environnement les activités économiques découlant d’une intensification des échanges de services se situe du côté des effets sur la pollution de l’air et de l’eau, sur la conservation des terres et la biodiversité, ainsi que sur l’atmosphère et le climat. Les effets communs à l’ensemble du secteur des services concernent notamment la consommation d’énergie pour le chauffage, l’éclairage et l’utilisation des véhicules et des équipements pouvant polluer et produire des gaz à effet de serre, ainsi que la production de déchets, dont les rebuts de papier, ordures, déchets sanitaires et substances chimiques entrant dans la fabrication du matériel de bureau. Dans des domaines comme les services environnementaux et les services de télécommunication, on peut cependant prévoir un impact environnemental favorable. Étant donné la nature du commerce de services, l’analyse des effets environnementaux doit également tenir compte de l’impact de la libéralisation dans des secteurs où les risques d’incidences négatives peuvent sembler négligeables mais se révéleront plus importants avec le temps. Il importe d’analyser des éléments comme les effets de cheminée, les effets directs et indirects, ainsi que les répercussions en amont et en aval, pour saisir dans toute son ampleur l’impact cumulatif éventuel.

Importance de l’impact sur l’environnement

On s’attend à ce qu’un ALE avec la République dominicaine accroisse l’accès aux marchés canadiens, mais il est peu probable que ces négociations donnent lieu à un accroissement notable du commerce des services. Le Canada applique déjà un régime très ouvert dans la plupart des branches du secteur des services, et on ne s’attend pas à ce que l’ALE envisagé avec la République dominicaine entraîne des changements de la réglementation intérieure canadienne. Il se peut que cet ALE engendre une croissance des exportations de certains services vers la République dominicaine, mais il est difficile d’isoler les effets des négociations commerciales entre le Canada et la République dominicaine de ceux qui sont attribuables aux autres négociations commerciales du Canada, à la mise en œuvre des accords commerciaux régionaux ou bilatéraux déjà en vigueur ou à la libéralisation unilatérale. De façon générale, les effets sur l’environnement ne devraient pas être importants, mais il faudra néanmoins tenir compte des effets indirects ou cumulatifs et des synergies entre les biens et les services environnementaux, tous ces éléments constituent des facteurs qui pourraient accroître l’impact général.

Possibilités d’accroissement et d’atténuation

Comme on l’explique plus haut, l’ALE avec la République dominicaine élargira l’accès aux marchés et intensifiera, dans une certaine mesure, le commerce de services, mais son impact sur l’environnement devrait normalement être faible ou modéré. Les effets éventuels pourraient d’ailleurs être compensés par l’adoption de mesures d’atténuation et de politiques propres à favoriser une croissance respectueuse de l’environnement, notamment du côté de l’innovation technologique et des pratiques industrielles les plus efficaces. Soulignons également que le Canada cherchera à obtenir que les exceptions générales à l’AGCS dans le cadre de l’OMC pour les mesures environnementales intégrées dans l’ALE, incluant des clarifications indiquant qu’elles englobent les exceptions visant les mesures environnementales nécessaires pour protéger la vie ou la santé des humains, des animaux et des plantes.

Selon le secteur, les mesures d’atténuation envisagées incluent le recours aux véhicules consommant peu de carburant et aux carburants de remplacement, la conservation du papier dans les bureaux, le recyclage de diverses matières, les politiques des entreprises favorisant l’approvisionnement écologique, l’accès restreint aux zones touristiques vulnérables, la sensibilisation des consommateurs et la promotion de pratiques environnementales judicieuses. En outre, les modifications et améliorations apportées à la législation environnementale et la sensibilisation de l’industrie aux questions environnementales contribuent de plus en plus à atténuer les effets négatifs possibles de la libéralisation du commerce des services. Un nouvel examen des impacts environnementaux sera nécessaire à mesure que les négociations progresseront et qu’on aura une idée plus précise des disciplines que l’OMC pourrait arrêter relativement à la réglementation intérieure. Nous poursuivrons les consultations pour veiller à ce que notre aptitude à réglementer dans l’intérêt de l’environnement ne soit pas compromise ou affaiblie.

C. Investissement

Aperçu

Le stock des investissements canadiens directs à l’étranger (ICDE) en République dominicaine a augmenté considérablement depuis 2002, passant de 134millions $ en 2002 à plus de 1,1milliard $ en 2007, soit une hausse de plus de 750%. À l’heure actuelle, la République dominicaine est la 30edestination des ICDE dans le monde. Les secteurs qui intéressent les investisseurs canadiens comprennent les mines, le tourisme, l’industrie des textiles, les infrastructures et les services bancaires. On ne dispose pas de statistiques sur l’investissement de la République dominicaine au Canada.

L’investissement canadien en République dominicaine jouit actuellement d’un environnement favorable et devrait normalement augmenter, particulièrement dans les secteurs des mines, des infrastructures et du tourisme. Avec l’inclusion dans l’ALE de dispositions sur l’investissement, les investissements canadiens bénéficieraient d’une sécurité accrue et d’un environnement plus prévisible.

Sans doute la présence de dispositions sur l’investissement dans l’ALE pourrait-elle jouer un rôle positif dans les décisions d’investir ou non sur le territoire de l’autre partie, mais elle ne sera qu’un facteur parmi bien d’autres. C’est pourquoi on ne s’attend pas à ce que l’ALE entraîne des changements marquants au chapitre de l’investissement.

Les effets environnementaux probables au Canada et leur contexte

La probabilité que l’ALE ait des effets environnementaux importants dépendra de la hausse des activités d’investissement, des secteurs où ces investissements seront faits et des mesures prises pour protéger l’environnement relativement à ces activités. On ne prévoit pas que l’ALE engendre un volume important de nouveaux investissements. En conséquence, l’impact environnemental de l’ALE entre le Canada et la République dominicaine résultant des investissements devrait être minime ou nul.

Détermination des mesures d’amélioration et d’atténuation possibles

Les investisseurs étrangers au Canada doivent respecter la même réglementation sur la protection de l’environnement que celle qui s’applique aux activités des investisseurs canadiens. Les projets découlant de l’investissement à l’intérieur du pays seront visés par la législation sur l’évaluation environnementale, dont la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale et les règlements provinciaux concernant l’évaluation environnementale.

Le libellé des chapitres sur l’investissement dans l’ALE entre le Canada et la République dominicaine repose sur le modèle de l’Accord sur la promotion et la protection des investissements étrangers (APIE). Le modèle actuel de l’APIE comprend des révisions qui précisent le droit du gouvernement à réglementer dans l’intérêt public. Il comprend également une exception générale qui permet à une partie de prendre les mesures nécessaires pour protéger la vie ou la santé des humains, des animaux et des plantes, l’environnement ou la sécurité, ou des mesures visant principalement la conservation des ressources naturelles épuisables, à condition que ces mesures ne soient pas appliquées de manière arbitraire ou injustifiable, et qu’elles ne constituent pas des restrictions déguisées au commerce ou à l’investissement. Selon nous, l’accord final n’aura pas d’incidence sur la capacité du Canada à élaborer et à mettre en œuvre des politiques et des règlements sur l’environnement.

VI. Conclusion

Étant donné que le gouvernement estime que la politique commerciale et la politique environnementale doivent se renforcer mutuellement, le Canada a pour habitude de négocier des accords commerciaux de manière conforme, entre autres, aux principes de la protection et de la conservation de l’environnement. La réalisation d’évaluations environnementales est un moyen efficace de définir les répercussions que peut avoir sur l’environnement la négociation d’un accord commercial. Le processus d’EE est un mécanisme qui permet de mieux protéger l’environnement canadien dans le cadre des négociations commerciales, en aidant les décideurs à comprendre les conséquences environnementales de la politique commerciale et en accroissant la cohérence globale des politiques nationales.

En outre, les négociations sur l’ALE avec la République dominicaine s’accompagneront de négociations sur un accord parallèle dans le domaine de l’environnement. Cet accord aura le même objectif de renforcement des systèmes nationaux de gestion environnementale qu’on trouve dans les accords parallèles de même nature que le Canada a déjà signés (notamment ceux qui accompagnent l’ALENA et les ALE avec le Chili et le Costa Rica). On prévoit que l’accord de coopération environnementale avec la République dominicaine renfermera des engagements élevés de protection de l’environnement et de stricte application des lois nationales en la matière, notamment par le moyen d’activités conjointes.

La conclusion de l’ALE entre le Canada et la République dominicaine renforcera les relations commerciales existantes entre ces deux pays. En outre, le supplément d’activité économique qui en résultera probablement devrait procurer au Canada des avantages économiques intéressants dans la mesure où l’accès aux marchés de la Républiquedominicaine pour les biens, les services et les investissements canadiens sera élargi, et que des dispositions de l’ALE ancreront les relations commerciales entre les deux pays dans un système cohérent fondé sur des règles, rendant ainsi ces relations plus prévisibles et plus sûres.

Ces effets économiques, bien qu’importants en soi, seront cependant très modestes par rapport à l’ensemble de l’activité économique du Canada. Par conséquent, l’impact sur l’environnement ne devrait pas être très marqué. En ce qui concerne les biens, les services et les investissements, l’accroissement absolu de l’activité économique engendré par l’augmentation des flux commerciaux sera modeste comparativement à l’économie canadienne générale. Par ailleurs, dans le secteur des services, il sera possible d’atténuer les effets environnementaux éventuels. De plus, tout nouvel investissement au Canada sera assujetti à la réglementation canadienne sur l’environnement, et le Canada cherchera à préserver le droit de réglementer dans l’intérêt public. Enfin, nous demanderons des exceptions générales dans l’ensemble de l’ALE afin de soustraire les mesures environnementales aux dispositions de cet accord.

Compte tenu de ces circonstances, il n’est pas nécessaire, selon le Cadre de l’EE, d’effectuer une EE préliminaire, et le Ministère passera directement à la phase de l’EE finale. De nouvelles analyses seront effectuées si de nouvelles informations justifiant un examen plus approfondi se font jour. En effet, si les négociations avec la République dominicaine devaient prendre une direction susceptible de produire des effets environnementaux non pris en compte dans la présente étude, des mesures seraient prises pour les évaluer. En outre, les conclusions de l’EE initiale qui sont présentées ici, ainsi que les nouvelles observations que le public pourrait nous communiquer, continueront de guider les négociateurs canadiens dans leur travail.

Conformément au Cadre pour l’évaluation environnementale des négociations commerciales, l’EE finale sera exécutée en fonction du résultat des négociations, et les conclusions en seront publiées. Le rapport sur l’EE finale comprendra un compte rendu de toute analyse supplémentaire, ainsi qu’un examen des observations qui nous auront été communiquées en réponse à l’EE initiale touchant l’impact environnemental prévu de l’ALE sur le Canada.

Enfin, à la suite de la conclusion de l’EE globale des négociations commerciales, il sera possible de réaliser un suivi et un contrôle pour examiner les options d’atténuation ou d’amélioration recommandées dans le rapport d’EE finale. Des activités de contrôle et de suivi pourront être réalisées en tout temps durant la mise en œuvre de l’accord commercial conclu, de façon à mesurer l’exécution de ses dispositions selon une perspective environnementale.

Annexe 1 : Lois et règlements concernant l’environnement

On trouvera ci-dessous une liste non exhaustive des lois fédérales, provinciales et territorialesNote de bas de page 10 susceptibles de renforcer les conséquences positives ou d’atténuer les conséquences négatives sur l’environnement des accords commerciaux.

Lois d’application générale

Fédéral

Loi sur la protection de l’environnement en antarctique

Loi sur le vérificateur général

Loi sur l’agence canadienne pour l’incitation à la réduction des émissions

Loi sur les parcs nationaux du Canada

Loi sur la marine marchande

Loi sur les transports au Canada

Loi canadienne sur l’évaluation environnementale (LCEE)

Loi canadienne sur la protection de l’ environment, 1999 (LCPE)

Loi sur les aliments et drogues

Loi sur la sûreté et la réglementation nucléairesNote de bas de page 11

Loi sur le ministère de l’environnement

Loi Sur la protection civile

Loi sur la préparation aux situations d'urgence

Loi sur l’efficacité énergétique

Loi sur le contrôle des renseignements relatifs aux matières dangereuses

Loi sur les produits dangereux

Loi sur la table ronde nationale sur l’environnement et l’économie

Loi sur les eaux des Territoires du Nord-Ouest

Loi sur les déchets de combustible nucléaire du Canada

Loi sur les produits antiparasitaires

Loi sur le pilotage

Loi sur la sécurité ferroviaire

Loi de la convention sur la sécurité des conteneurs

Loi sur les terres territoriales

Loi sur les levés et l’inventaire des ressources naturelles

Loi sur le transport des marchandises dangereuses

Loi sur l’évaluation environnementale et socioéconomique au Yukon

Provinces et territoires

Ontario
Québec
Nouvelle-Écosse
Nouveau-Brunswick
Manitoba
Colombie-Britannique
Île-du-Prince-Édouard
Alberta
Saskatchewan
Terre-Neuve-et-Labrador
Territoires du Nord-Ouest
Yukon
Nunavut

Lois ayant des répercussions sur l’atmosphère

Fédéral

Loi sur l’aéronautique

Loi sur les carburants de remplacement

Loi sur les renseignements en matière de modification du temps

Règlement de l’aviation canadien

Normes de consommation de carburant des véhicules automobiles

Provinces et territoires

Ontario
Nouvelle-Écosse
Nouveau-Brunswick
Manitoba
Colombie-Britannique
Île-du-Prince-Édouard
Alberta
Saskatchewan
Terre-Neuve-et-Labrador

Lois ayant des répercussions sur la flore et sur la faune

Fédéral

Loi sur la faune en Arctique

Loi sur les espèces sauvages au Canada

Loi sur les engrais

Loi sur la santé des animaux

Loi sur la convention concernant les oiseaux migrateurs, 1994

Règlement sur les oiseaux migrateurs

Loi sur la semaine de protection de la faune

Loi sur les produits antiparasitaires

Loi sur l’indemnisation du dommage causé par des pesticides (L.R.C. (1985), ch. P-10)

Loi sur la protection des végétaux

Loi sur les espèces en péril (2002)

Loi sur la protection d’espèces animales ou végétales sauvages et la réglementation de leur commerce international et interprovincial

Provinces et territoires

Ontario
Québec
Nouvelle-Écosse
Nouveau-Brunswick
Manitoba
Colombie-Britannique
Île-du-Prince-Édouard
Saskatchewan
Territoires du Nord-Ouest
Yukon

Lois ayant des répercussions sur les eaux et les pêches

Fédéral

Loi sur la prévention de la pollution des eaux arctiques

Loi maritime du Canada

Loi sur les aires marines nationales de conservation du Canada

Loi sur les ressources en eau du Canada

Loi sur la protection des pêches côtières

Loi sur le cabotage

Loi sur les pêches

Loi du traité des eaux limitrophes internationales

Loi sur les ouvrages destinés à l’amélioration des cours d’eau internationaux

Loi sur la conservation du Lac Seul

Loi sur la commission du contrôle du Lac des Bois

Loi sur la protection des eaux navigables

Loi sur les eaux des Territoires du Nord-Ouest

Loi sur les océans

Loi sur les eaux du Yukon

Provinces et territoires

Ontario
Québec
Nouvelle-Écosse
Nouveau-Brunswick
Manitoba
Colombie-Britannique
Île-du-Prince-Édouard
Alberta
Saskatchewan
Terre-Neuve-et-Labrador
Territoires du Nord-Ouest
Yukon
Nunavut

Lois et règlements influant sur les terres et les ressources non renouvelables

Fédéral

Loi sur l’aménagement rural et le développement agricole

Loi sur les produits agricoles au Canada

Loi de mise en œuvre de l’accord Canada Nouvelle Écosse sur les hydrocarbures extracôtiers

Loi de mise en œuvre de l’accord atlantique Canada Terreneuve

Loi sur les opérations pétrolières au Canada

Loi sur les hydrocarbures

Loi d’urgence sur les approvisionnements d’énergie

Loi sur les engrais

Loi sur la gestion des terres des premières nations

Loi sur le pétrole et le gaz des terres indiennes

Loi sur le règlement des revendications des autochtones de la Baie James et du Nord québécois

Loi sur la gestion des ressources de la vallée du Mackenzie

Loi sur les additifs à base de manganèse

Normes de consommation de carburant des véhicules (non en vigueur)

Loi sur l’office national de l’énergie

Loi sur le pipe-line du nord

Loi sur les terres territoriales

Provinces et territoires

Ontario
Québec
Nouvelle-Écosse
Nouveau-Brunswick
Manitoba
Colombie-Britannique
Île-du-Prince-Édouard
Alberta
Saskatchewan
Terre-Neuve-et-Labrador
Territoires du Nord-Ouest
Yukon

Lois influant sur le commerce

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