La Politique étrangère du Canada pour l’Arctique - Mémoire au Cabinet de décembre 2024
Déclaration publique en vertu de la Directive du cabinet sur l'évaluation environnementale et économique stratégique (EEES)
La Politique étrangère du Canada pour l’Arctique (PECA) vise à garantir qu’Affaires mondiales Canada (AMC) soit prêt à intervenir dans l'Arctique en fournissant de nouveaux outils diplomatiques qui renforcent la diplomatie arctique du Canada. Elle soutient également une approche plus inclusive de la diplomatie arctique, informée par les peuples autochtones de l'Arctique et du Nord et les autres habitants du Nord. La PECA repose sur 4 piliers :
- Affirmer la souveraineté du Canada
- Faire progresser les intérêts du Canada par une diplomatie pragmatique
- Leadership en matière de gouvernance arctique et de défis multilatéraux
- Adopter une approche plus inclusive de la diplomatie arctique
Cette proposition a fait l'objet d'une analyse à l'aide du modèle de référence OCNE. Le modèle de référence OCNE a été rempli et signé par les entités responsables au sein d'AMC. Par conséquent, les responsabilités et les obligations des ministres d'AMC relativement à la directive du Cabinet EEES 2024 ont été remplies.
La PECA adopte une approche à deux volets pour aborder les questions climatiques et environnementales, avec un engagement au niveau multilatéral par le biais du système des Nations Unies et au niveau régional par le biais du Conseil de l'Arctique. Elle s'engage à travailler avec des partenaires internationaux pour renforcer les efforts mondiaux visant à atteindre l'objectif de l'Accord de Paris de limiter le réchauffement à 1,5°C et éviter les impacts les plus dévastateurs pour le monde, y compris dans l'Arctique. Parmi d'autres objectifs, le Canada est en bonne voie de contribuer à l'objectif collectif des États arctiques de réduire les émissions de carbone noir de 25 à 33 % par rapport aux niveaux de 2013 d'ici 2025. La réduction significative des émissions de polluants climatiques de courte durée entraînera des avantages climatiques à court terme pour l'Arctique.
Dans le cadre de la PECA, le Canada s'attaque également à la perte de biodiversité au niveau national et mondial. Nous continuons à travailler pour conserver 30 % de nos terres et océans d'ici 2030. Une grande partie des zones protégées et conservées du Canada se trouvent dans l'Arctique et le Nord du Canada et beaucoup sont co-gérées avec les peuples autochtones.
Pour accroître la cohésion, la PECA engage GAC à continuer de tirer parti de nos ressources diplomatiques pour soutenir tous les efforts gouvernementaux dirigés par Environnement et Changement climatique Canada dans le système des Nations Unies afin de garantir la mise en œuvre de l'historique Accord de Paris de 2015 et du Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal.
La PECA comprend aussi un engagement à continuer de plaider auprès des partenaires internationaux pour qu'ils rejoignent les initiatives canadiennes visant à éliminer progressivement le charbon, à réduire les polluants climatiques de courte durée, à finaliser un traité mondial pour mettre fin à la pollution plastique, à protéger davantage la nature et à promouvoir toute autre initiative diplomatique qui aborde le changement climatique.
De plus, dans le contexte des initiatives du Conseil de l'Arctique sur le changement climatique, le Canada poursuivra son travail en cours au niveau régional pour développer des évaluations scientifiques sur les impacts du changement climatique et l'état de la biodiversité dans l'Arctique, réduire les polluants climatiques de courte durée dans la région arctique, encourager l'utilisation et le développement des énergies renouvelables dans les communautés arctiques éloignées, échanger des connaissances et mettre en œuvre des solutions sur les incendies de forêt et l'adaptation au changement climatique dans un contexte arctique, développer un réseau pan-arctique de zones marines protégées et mettre en œuvre le plan d'action régional sur les déchets marins dans l'Arctique.
Ailleurs, le Canada encouragera tous les alliés à rejoindre le nouveau Centre d'excellence sur le changement climatique et la sécurité de l'OTAN (CCASCOE) basé à Montréal et à tirer parti de l'expertise du CCASCOE pour promouvoir la recherche et le partage des connaissances sur les menaces de sécurité climatique dans l'Arctique.
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