Rapport trimestriel sur l’économie et le commerce : Hiver 2026
ISSN 2819-4063
Janvier 2026
Faits marquants
- Les événements survenus dans le monde en 2025 – notamment les hausses de droits de douane, les changements dans les politiques mondiales et le réalignement géoéconomique – ont commencé à peser sur l’activité économique. En conséquence, la croissance du PIB réel mondial a ralenti à 2,9 % au 3e trimestre contre 3,3 % au 2e trimestre.
- L’économie américaine est demeurée résiliente au troisième trimestre, avec une croissance du PIB réel de 4,3 %, principalement portée par la vigueur des dépenses de consommation. Les dépenses de consommation continuent d’être le moteur principal de la performance économique des États-Unis cette année.
- Pendant ce temps, le Canada a su naviguer dans ce contexte économique mondial difficile pour afficher une croissance annualisée du PIB relativement forte de 2,6 % au 3e trimestre. Cependant, au-delà des gros titres, une image plus nuancée se dessine, car cette augmentation est principalement due à la baisse des importations, en particulier dans les secteurs des métaux et des machines industrielles. La baisse des importations de machines industrielles concorde avec la faiblesse des tendances en matière d'investissement, ce qui pourrait nuire davantage à la compétitivité des entreprises canadiennes. En outre, bien que l’économie canadienne dans son ensemble ait connu une croissance du PIB de 1,5 % depuis le début de 2025, les secteurs touchés par les droits de douane au titre de l’article 232 des États-Unis ont chuté de 3,2 %.
- Un point positif a été la résilience globale des exportations canadiennes de biens et services, qui ont augmenté de 1,8 % au 3e trimestre grâce aux produits énergétiques. Bien que les exportations de biens et services vers les États-Unis soient restées inférieures de 2,4 % au niveau de l’année précédente au cours des trois premiers trimestres de 2025, cette baisse a été plus que compensée par la croissance des exportations (d’or, principalement) vers les marchés hors États-Unis, et les exportations globales ont augmenté de 0,8 % depuis le début de l’année.
- En raison des défis commerciaux et des incertitudes, les perspectives de croissance mondiale se sont assombries et sont estimées à 3,2 % en 2025. La Banque du Canada prévoit une croissance prudente de 1,2 % en 2025 pour le Canada, qui doit faire face à des chocs tarifaires et à des incertitudes.
Tableau 1 : Faits saillants - Troisième trimestre 2025
| Troisième trimestre 2025 | Variation T3 2025 par rapport au T2 2025 | Variation (%) CA pour 2025 |
|---|---|---|
| Remarques : * Le PIB correspond aux variations trimestrielles en taux annualisés. Le CA correspond au cumul annuel à ce jour; il permet de comparer les données disponibles depuis le début de l’année à celles de la même période de l’année précédente. Données : Oxford Economics, Bureau d’analyse économique des Pays-Bas, Statistique Canada. Source : Bureau de l’économiste en chef, Affaires mondiales Canada. | ||
| PIB mondial réel GDP* | 2,9 % | 2,9 % |
| Volume du commerce mondial de marchandises | 1,1 % | 4,8 % |
| PIB canadien réel* | 2,6 % | 1,5 % |
| Valeur des exportations canadiennes (biens et services) | 1,8 % | 0,8 % |
| Valeur des importations canadiennes (biens et services) | -1,6 % | 3,5 % |
Contexte mondial : Les changements de politique commerciale entraînent un ralentissement de l’économie mondiale
Tout au long de 2025, les changements de politiques et l’incertitude ont façonné le contexte économique mondial. Les premiers changements ont porté sur l’imposition de nouveaux droits de douane à la Chine, au Mexique et au Canada. Le printemps a été marqué par l’incertitude, en raison des annonces historiques concernant les droits de douane imposés par les États-Unis et des négociations bilatérales qui ont suivi. Au cours de l’été, la situation a continué d’évoluer au fur et à mesure que les annonces ont été mises en œuvre et que quelques autres mesures ont été annoncées, notamment des droits de douane mondiaux sur l’acier et l’aluminium et d’autres augmentations de droits de douane visant l’UE, le Mexique, le Canada, le Brésil, la Chine et l’Inde. À l’automne, nous avons commencé à y voir plus clair en ce qui concerne la démarche des États-Unis en matière de politique commerciale et leur recours accru aux droits de douane. Le taux tarifaire moyen imposé par les États-Unis a atteint 11,2 % (selon la Tax Foundation), un niveau jamais atteint depuis les années 1940. À l’échelle mondiale, on voit apparaître progressivement les répercussions, notamment sur la croissance du produit intérieur brut (PIB) au 3e trimestre, qui a diminué à 2,9 % (figure 1), un léger recul par rapport à la moyenne de 3,0 % enregistrée au cours des 2 dernières années. Il faudra peut-être plus de temps pour que les effets se fassent pleinement sentir, mais la croissance économique est déjà sur une trajectoire baissière.
Figure 1 : Croissance du PIB réel des principales économies (taux annualisé de la variation trimestrielle)

Version texte - Figure 1
| Principales économies | T3 2025 |
|---|---|
| Monde | 2,9 % |
| Économies avancées | 2,4 % |
| États-Unis | 4,3 % |
| Canada | 2,6 % |
| Royaume-Uni | 0,3 % |
| Allemagne | 0,0 % |
| Japon | -1,8 % |
| Marchés émergents | 3,6 % |
| Inde | 8,4 % |
| Chine | 4,0 % |
| Brésil | 0,4 % |
Données : Oxford Economics, consultées le 22 décembre 2025, Statistique Canada, Bureau of Economic Analysis des États-Unis.
Source : Bureau de l’économiste en chef, Affaires mondiales Canada.
Dans les économies avancées, la croissance de 2,4 % au 3e trimestre de 2025 est identique à celle du 2e trimestre. De nombreuses économies avancées ont connu un ralentissement notable en raison de l’incertitude quant aux droits de douane, de la faiblesse des investissements et du ralentissement de la croissance de l’emploi. Cela a été compensé par la forte croissance aux États-Unis, qui ont surpassé leurs pairs en affichant un PIB en hausse de 4,3 %, principalement grâce à la vigueur des dépenses de consommation, mais aussi au rebond des exportations et des dépenses publiques, notamment en matière de défense nationale, par rapport au 2e trimestre. En variation cumulée annuelle, la consommation des ménages aux États-Unis a augmenté de 2,8 %, ce qui souligne la vigueur de l’économie américaine. Toutefois, des indicateurs récents révèlent une certaine faiblesse de l’économie américaine, notamment une inflation persistante (2,7 % en novembre) et une légère hausse du taux de chômage (4,6 % en novembre, le taux le plus élevé depuis 2021), bien que les conditions générales restent relativement résilientes. Cette année, les importations américaines ont été très volatiles : elles ont grimpé en flèche au 1er trimestre et diminué aux 2e et 3e trimestres. Depuis le début de l’année (janvier-septembre), les importations américaines sont en hausse de 4,3 % par rapport à la même période en 2024 et restent un moteur important de l’économie canadienne, compte tenu de ses liens commerciaux étroits avec les États-Unis. Après une faible croissance au 2e trimestre, le Canada a enregistré une croissance annualisée plus forte que prévu (2,6 %) au 3e trimestre, supérieure à celle de la plupart des autres économies avancées (voir la section suivante pour en savoir plus). À l’autre extrémité du groupe de pays comparables, on trouve le Japon, dont l’économie s’est contractée de 1,8 % au 3e trimestre, sous l’effet d’une baisse de la consommation due à la détérioration des revenus réels et d’une chute des exportations, en particulier vers les États-Unis, qui a suivi la fin de la constitution de stocks en amont.
Les marchés émergents ont connu une croissance de 3,6 % au 3e trimestre, inférieure à leur croissance trimestrielle moyenne en 2024 et plus faible que la croissance de 4,7 % enregistrée au premier semestre 2025. Ce résultat indique qu’ils sont toujours touchés par l’incertitude mondiale. La Chine n’a progressé que de 4,0 % au 3e trimestre, en raison de la faiblesse des investissements des entreprises, qui a été légèrement compensée par des exportations élevées. Le PIB de l’Inde a créé la surprise au 3e trimestre, avec une croissance vigoureuse de 8,4 % tirée par une forte consommation des ménages et la stabilité des dépenses d’investissement. Malgré le ralentissement des expéditions en provenance des États-Unis à la suite de la hausse des droits de douane, les exportations indiennes ont considérablement augmenté au 3e trimestre, grâce à la hausse de la demande en provenance de l’Union européenne.
Les volumes du commerce mondial de marchandises se renforcent au 3e trimestre
Au début de 2025, le volume des échanges mondiaux a augmenté de 2,2 %, alors que de nombreuses entreprises ont accéléré leurs commandes en prévision d’éventuels droits de douane américains (constitution de stocks en amont). Cette anticipation a été suivi d’un ralentissement au 2e trimestre, car la normalisation des activités a entraîné une baisse des volumes du commerce mondial (-0,6 %). Au 3e trimestre, les volumes du commerce mondial de marchandises ont rebondi et ont affiché une solide augmentation de 1,1 %, supérieure à la moyenne trimestrielle de 2024 (0,7 %), malgré la persistance des défis mondiaux posés par les droits de douane (selon une mise à jour de septembre 2025 du Bureau néerlandais d’analyse économique). Le volume des importations américaines, qui avait augmenté de plus de 18 % au 1er trimestre avant de se contracter fortement au 2e trimestre, s’est stabilisé au 3e trimestre, avec une croissance presque nulle (-0,1 %). Cette faible demande d’importations américaines a continué de peser sur les exportations mondiales, en particulier celles de ses principaux partenaires commerciaux.
Toutefois, la Chine fait partie des quelques grands exportateurs qui ont réussi à diversifier leurs échanges de marchandises en dehors du marché américain, comme le montre la figure 2. Depuis le début de l’année, la Chine a vu ses exportations vers les États-Unis chuter de plus de 109 milliards de dollars entre janvier et novembre 2025, tandis qu’elle a connu une augmentation de ses exportations vers les marchés asiatiques, comme le Vietnam, la Thaïlande et l’Inde. Dans l’ensemble, les exportations de marchandises de la Chine ont augmenté de 355,7 milliards de dollars depuis le début de l’année (cumulation annuelle).
Figure 2 : Variation du niveau des exportations chinoises de marchandises vers les 10 premiers partenaires (cumul annuel, de janvier à novembre, en milliards de dollars)

Version texte - Figure 2
| Partenaires d'exportation | Évolution du niveau des exportations de marchandises chinoises (en milliards de $) |
|---|---|
| Reste du monde | 281,6 $ |
| Hong Kong | 61,7 $ |
| Vietnam | 51,6 $ |
| Thailande | 24,7 $ |
| Inde | 22,1 $ |
| Allemagne | 17,1 $ |
| Japon | 11,5 $ |
| Malaisie | 5,9 $ |
| Corée du Sud | 2,5 $ |
| Russie | -13,7 $ |
| États-Unis | -109,2 $ |
Données : Douanes chinoises, consultées le 23 décembre 2025.
Source : Bureau de l’économiste en chef, Affaires mondiales Canada.
Optimisme prudent concernant l’économie et le commerce canadien
L’économie canadienne a bien résisté à ces défis. Le rapport sur le PIB du 3e trimestre a dépassé les attentes avec une croissance de 2,6 % (en rythme annualisé), alors que la Banque du Canada ne prévoyait qu’une croissance de 0,5 %. Cette croissance est bienvenue après une contraction de 1,8 % au 2e trimestre 2025.
Figure 3 : Croissance du PIB réel canadien (variation trimestrielle annualisée en %)

Version texte - Figure 3
| Pays | T2 2024 | T3 2024 | T4 2024 | T1 2025 | T2 2025 | T3 2025 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Canada | 3,3 % | 3,3 % | 2,8 % | 2,2 % | -1,8 % | 2,6 % |
Données : Tableau 36-10-0104-01 de Statistique Canada. Consulté le 28 novembre 2025.
Source : Bureau de l’économiste en chef, Affaires mondiales Canada.
Toutefois, au-delà des chiffres affichés, le rapport du 3e trimestre est plus mitigé. La croissance économique a été tirée par la plus forte baisse des importations depuis 2022, qui a contribué à elle seule à la croissance à hauteur de 2,9 points de pourcentage. Les importations sont importantes pour la capacité de production et la bonne santé des exportations du Canada, puisqu’une baisse des importations n’est pas un facteur idéal de croissance économique et pourrait poser des défis à plus long terme. Ce phénomène est d’autant plus vrai qu’une grande partie de la baisse des importations du 3e trimestre a été attribuable aux métaux, ainsi qu’aux machines, matériel et pièces industriels, qui sont tous des intrants importants pour la production. Cela dit, le rapport comporte quelques points positifs. Les exportations de biens et services ont augmenté de 0,7 % au 3e trimestre, ce qui a contribué modestement à la croissance du PIB (0,2 point de pourcentage). Cette croissance positive est remarquable, compte tenu des problèmes d’exportation et des droits de douane auxquels les entreprises canadiennes ont été confrontées au 3e trimestre.
Bien que l’investissement brut réel ait connu une croissance de 2,3 % au 3e trimestre, il a été principalement stimulé par une augmentation de 12,2 % des dépenses d’investissement du gouvernement, principalement attribuable aux achats de systèmes d’armes par le Canada afin de faire progresser ses engagements envers l’OTAN. Dans le même temps, l’investissement des entreprises n’a augmenté que de 0,1 %. La croissance, qui s’est concentrée sur le logement résidentiel, a été partiellement compensée par une forte baisse des investissements en machines et en matériel. La consommation finale a baissé au 3e trimestre, notamment la consommation des ménages, qui a retranché 0,2 point de pourcentage à la croissance du PIB.
Sur le plan sectoriel, l’exploitation de mines et de carrières et l’extraction de pétrole et de gaz ont été les principaux moteurs de la croissance du PIB au 3e trimestre; ces secteurs ont connu leur taux de croissance le plus élevé depuis 2021. Les secteurs touchés par les droits de douane au titre de l’article 232 des États-Unis ont progressé de 1,3 % au 3e trimestre, soutenus par une hausse de la fabrication de véhicules automobiles et de pièces détachées (3,1 %), malgré la baisse de la production de métaux de première fusion (-1,7 %). Depuis le début de l’année (janvier-septembre), le PIB du Canada a augmenté de 1,5 %. Toutefois, les secteurs touchés par les droits de douane au titre de l’article 232 ont reculé de 3,2 % et l’ensemble de l’industrie manufacturière de 2,2 %.
Au-delà de sa contribution au PIB, le commerce joue un rôle essentiel dans les tendances de l’emploi. Au 3e trimestre, l’emploi dans les secteurs fortement exposés au commerce (p. ex. sylviculture, pêche, exploitation minière, pétrole et gaz, fabrication) est resté pratiquement stable, affichant une modeste augmentation de 0,1 % après une baisse de 2,0 % au 2e trimestre. Dans les autres secteurs exposés au commerce (p. ex. agriculture, services publics, transport et entreposage, services professionnels) et dans les secteurs non exposés au commerce, l’emploi est également resté assez stable, avec une croissance de -0,1 % et de 0,0 %, respectivement. Toutefois, depuis le début de l’année, l’emploi fortement exposé au commerce a diminué de 1,1 %, tandis que l’emploi total a augmenté de 1,5 % (Finance Canada). Au Canada, le taux de chômage était de 6,5 % en novembre 2025, en baisse par rapport au pic de 7,1 % atteint en août et septembre 2025.
Rebond des exportations canadiennes de biens et services au 3e trimestre, principalement vers les États-Unis
Les exportations canadiennes de biens et services ont augmenté de 1,8 % au 3e trimestre, après la forte baisse de 10,0 % enregistrée au 2e trimestre. La baisse du 2e trimestre correspond à un repli par rapport à l’activité exceptionnellement élevée du 1er trimestre, lorsque les entreprises américaines ont stocké des produits canadiens en prévision d’éventuels droits de douane. En ce sens, la croissance du 3e trimestre est peut-être plus équilibrée. Dans l’ensemble, les exportations de biens et services ont augmenté de 0,8 % depuis le début de l’année 2025 par rapport à la même période de l’année précédente (janvier-septembre).
Les biens énergétiques ont été à l’origine de la hausse des exportations au 3e trimestre (8,2 %), grâce à l’augmentation des volumes et des prix du pétrole brut, suivis par la hausse des exportations de biens de consommation (4,9 %). Les exportations de biens ont été principalement stimulées par la hausse des volumes (1,7 %) et, dans une faible mesure, par l’augmentation des prix (0,7 %). Cette croissance a été partiellement compensée par la baisse des exportations de produits en métal et produits minéraux non métalliques (-4,8 %), principalement de l’or. Dans le même temps, du côté des services, les exportations de voyages, qui comprennent l’activité des étudiants internationaux au Canada, ont diminué de 1,7 %. Les services commerciaux, quant à eux, ont connu une forte augmentation (3,8 %), principalement dans les services informatiques, ainsi que dans les services d’entretien et de réparation (figure 4).
Figure 4 : Commerce international de biens et services du Canada par produit (T3 2025, variation trimestrielle en %)

Version texte - Figure 4
| Catégorie de produit | Exportations | Importations |
|---|---|---|
| Produits énergétiques | 8,2 % | 0,0 % |
| Matériel et pièces électroniques et électriques | 5,7 % | -0,7 % |
| Biens de consommation | 4,9 % | -1,3 % |
| Produits chimiques de base et industriels, produits en plastique et en caoutchouc | 4,4 % | -0,7 % |
| Machines, matériel et pièces industriels | 4,0 % | -10,1 % |
| Services commerciaux | 3,8 % | 2,2 % |
| Total des biens et services | 1,8 % | -1,6 % |
| Véhicules automobiles et pièces pour véhicule automobile | 1,2 % | 0,4 % |
| Transportation | 0,9 % | -4,6 % |
| Produits forestiers et matériaux de construction et d'emballage | 0,1 % | -1,7 % |
| Minerais et minéraux non métalliques | -0,5 % | -4,7 % |
| Services gouvernementaux | -1,5 % | -1,5 % |
| Voyage | -1,7 % | -2,7 % |
| Aéronefs et autres matériel et pièces de transport | -2,8 % | -3,9 % |
| Produits en métal et produits minéraux non métalliques | -4,8 % | -6,3 % |
| Produits agricoles et de la pêche et produits intermédiaires des aliments | -5,5 % | 7,8 % |
Données : Tableaux 36-10-0019-01 et 36-10-0021-01 de Statistique Canada. Données désaisonnalisées provenant de la balance des paiements. Consultées le 27 novembre 2025.
Source : Bureau de l’économiste en chef, Affaires mondiales Canada.
Après une importante baisse des exportations de biens et services vers les États-Unis au 2e trimestre (-17,7 %), qui a coïncidé avec l’introduction de droits de douane américains sur les biens canadiens et une forte appréciation du dollar canadien, les exportations canadiennes vers les États-Unis ont rebondi de 4,7 % au 3e trimestre (figure 5). Ce redressement a été plus fort pour les biens, dont les exportations vers les États-Unis ont augmenté de 5,5 % au 3e trimestre, tandis qu’elles avaient baissé de 20,9 % au 2e trimestre. Cette augmentation a fait passer la part des États-Unis dans le total des exportations canadiennes de biens de 69,6 % au 2e trimestre à 72,1 % au 3e trimestre. La croissance de l’ensemble des exportations canadiennes a été tirée par les produits énergétiques, qui ont probablement joué un rôle important dans l’augmentation des exportations vers les États-Unis, puisque ceux-ci sont le principal acheteur de ces biens. Les exportations de biens et services vers les pays hors États-Unis ont baissé de 3,8 % au 3e trimestre, après une forte hausse au 2e trimestre (9,4 %). Les exportations de biens vers le Royaume-Uni (d’or, principalement) ont fortement diminué au 3e trimestre.
Figure 5 : Commerce de biens et services du Canada, par principal partenaire commercial (T3 2025, variation trimestrielle en %)

Version texte - Figure 5
| Principaux partenaires commerciaux | Exportations | Importations |
|---|---|---|
| États-Unis | 4,7 % | -1,6 % |
| Union Européenne | -0,6 % | 0,3 % |
| Royaume-Uni | -22,6 % | -11,4 % |
| Chine | 0,6 % | -10,1 % |
| Inde | 10,0 % | -1,2 % |
| Japon | 0,1 % | -4,0 % |
| Mexique | 0,5 % | 6,0 % |
| Reste du monde | 0,8 % | 0,8 % |
Données : Tableaux 36-10-0023-01 et 12-10-0157-01 de Statistique Canada (données désaisonnalisées provenant de la balance des paiements). Consultées le 27 novembre 2025. L’Union européenne ne comprend pas le Royaume-Uni.
Source : Bureau de l’économiste en chef, Affaires mondiales Canada.
Depuis le début de l’année (janvier-septembre), une tendance de diversification persistante des exportations se dessine, alors que les exportations de biens et services vers les États-Unis restent inférieures de 2,4 % à leur niveau de l’année dernière. Parallèlement, la diversification des exportations du Canada vers d’autres marchés a compensé ces pertes (figure 6), et l’ensemble des exportations canadiennes de biens et de services ont légèrement augmenté (0,8 %) en 2025. Depuis le début de l’année, la croissance des exportations vers les marchés hors États-Unis a atteint 8,3 %, notamment vers le Royaume-Uni, l’Union européenne (p. ex. Allemagne, Pays-Bas), la Chine et Singapour. Cette augmentation a été partiellement compensée par la baisse des exportations vers la Suisse et l’Inde. L’or a représenté environ un tiers des gains des exportations canadiennes de marchandises vers les marchés autres que les États-Unis en 2025 jusqu’à présent (figure 7).
Figure 6 : Variation des exportations de biens et services du Canada vers les É.-U. et les marchés hors É.-U. (cumul annuel de janvier à septembre 2025, en milliards de dollars)

Version texte - Figure 6
| Commerce de biens et de services (en milliards de $) | É.-U. | Marchés hors É.-U. |
|---|---|---|
| Exports | -12,7 $ | 18,4 $ |
Données : Tableaux 36-10-0023-01 et 12-10-0157-01 de Statistique Canada (données désaisonnalisées provenant de la balance des paiements). Consulté le 27 novembre 2025.
Source : Bureau de l’économiste en chef, Affaires mondiales Canada.
Figure 7 : Variation des exportations de marchandises du Canada vers les É.-U. et les marchés hors É.-U. (cumul annuel de janvier à septembre 2025, en milliards de dollars)

Version texte - Figure 7
| Commerce de marchandises (en milliards de $) | Exportations totales | Exportations excluant l'or |
|---|---|---|
| Total exports | -12,8 $ | 15,6 $ |
| Exports excluding gold | -17,3 $ | 10,3 $ |
Données : Statistique Canada, consulté sur Global Trade Atlas le 23 décembre 2025.
Source : Bureau de l’économiste en chef, Affaires mondiales Canada.
Comme indiqué, les importations de biens et services ont connu une baisse importante (-1,6 %) au 3e trimestre. Bien que cette baisse ait concerné toutes les catégories, la plus forte chute a été enregistrée dans la catégorie machines, matériel et pièces industriels (-10,1%), reflétant l’absence d’une importation ponctuelle de grande valeur enregistrée au 2e trimestre. On a également observé une baisse importante dans la catégorie de produits en métal et produits minéraux non métalliques (-6,3 %). La baisse des importations de biens est attribuable aux volumes (-2,1 %), tandis que les prix sont restés relativement stables. Les importations de voyages ont diminué (-2,7 %) en raison de la baisse des dépenses des voyageurs canadiens aux États-Unis et dans d’autres pays. Les dépenses des Canadiens aux États-Unis ont diminué pour un 3e trimestre consécutif, tandis que les dépenses dans les pays autres que les États-Unis ont baissé au 3e trimestre après avoir atteint un niveau record au 2e trimestre (figure 4).
Les importations en provenance des États-Unis ont continué à baisser au 3e trimestre pour le deuxième trimestre consécutif (-1,6 %), mais dans une moindre mesure qu’au 2e trimestre (-8,1 %). Avec cette baisse, l’excédent commercial de biens et services du Canada avec les États-Unis a doublé, passant de 10,2 milliards de dollars au 2e trimestre à 20,1 milliards de dollars au 3e trimestre. Les importations de biens et services en provenance de pays hors États-Unis ont diminué de 1,6 % au 3e trimestre. La plus forte baisse a été enregistrée pour les importations en provenance de Chine (-10,1 %), ce qui ramène les importations à un niveau proche de 2024. Depuis le début de l’année, la baisse des importations de biens et services en provenance des États-Unis a été plus que compensée par l’augmentation des importations en provenance des marchés hors États-Unis, ce qui a entraîné une croissance de 3,5 % de janvier à septembre 2025 par rapport à la même période de l’année précédente (figure 5).
Les flux d’investissements internationaux du Canada restent élevés malgré une baisse trimestrielle
À l’instar de la croissance plus forte que prévu du PIB au 3e trimestre, les flux d’investissements directs du Canada ont bien résisté malgré l’incertitude persistante. Le Canada a enregistré des entrées d’investissement direct étranger (IDE) de près de 17 milliards de dollars au 3e trimestre, ce qui est supérieur à la moyenne trimestrielle des 10 dernières années, qui était de 15 milliards de dollars. Combiné aux importants flux du 1er semestre de 2025, l’ensemble des entrées d’IDE a atteint 72 milliards de dollars pour les 9 premiers mois de l’année, ce qui est bien supérieur à la moyenne annuelle sur 10 ans (58 milliards de dollars). Toutefois, bien qu’elles soient restées élevées, les entrées d’IDE ont progressivement ralenti au cours de chaque trimestre de 2025. Le résultat du 3e trimestre est principalement dû au réinvestissement de filiales étrangères existantes plutôt qu’à de nouveaux projets. L’IDE en provenance des États-Unis s’est élevé à 5,4 milliards de dollars et a représenté 32 % de l’ensemble des entrées, soit un peu moins que sa moyenne trimestrielle sur 10 ans (43 %).
Les flux d’investissement direct canadien à l’étranger (IDCE) ont atteint près de 24 milliards de dollars au 3e trimestre, ce qui est proche de la moyenne trimestrielle des 10 dernières années, qui est de 26 milliards de dollars. Les résultats trimestriels ont été largement stimulés par les réinvestissements de filiales canadiennes à l’étranger (20 milliards de dollars, soit 86 % du total de l’IDCE). Notamment, les flux sortants d’IDCE vers les pays hors États-Unis ont représenté 91 % des flux d’IDCE au 3e trimestre, soit une part supérieure à la moyenne trimestrielle sur 10 ans de 41 %. Au cours des 9 premiers mois de l’année, l’IDCE a totalisé 60 milliards de dollars, ce qui est inférieur à sa moyenne annuelle sur 10 ans de 101 milliards de dollars.
Vision d’avenir : Adaptation au nouveau contexte de la politique commerciale
Selon le Fonds monétaire international (FMI), le PIB devrait augmenter de 3,2 % en 2025 et de 3,1 % en 2026. Les effets des chocs provoqués en 2025 par les nouvelles stratégies de politique commerciale et les mesures de réalignement géoéconomique n’ont peut-être pas encore été pleinement ressentis. Malgré l’atténuation de certaines hausses extrêmes de droits de douane et de facteurs temporaires ayant stimulé l’activité au début de 2025 (p. ex. constitution de stocks en amont), le contexte général reste instable. Parallèlement, d’autres forces importantes, au-delà des politiques commerciales, sont en jeu, par exemple : les conditions financières mondiales accommodantes en raison de la faiblesse du dollar américain; le fort essor de l’intelligence artificielle (IA); et le soutien budgétaire dans de nombreux pays, qui peut notamment favoriser l’activité économique face aux défis.
En 2025, la croissance des économies avancées (1,6 %) devrait être principalement tirée par les États-Unis. Toutefois, la croissance du PIB américain devrait se modérer pour atteindre 2,0 % dans l’ensemble en 2025, contre 2,8 % en 2024, car l’incertitude liée aux droits de douane et à la politique commerciale pèse sur la production et les décisions des entreprises, même si elle est partiellement compensée par les investissements induits par l’IA, les mesures budgétaires et l’assouplissement des conditions financières. Après une contraction au 1er trimestre et un rebond au cours de deux trimestres vigoureux, la croissance devrait perdre de son élan d’ici la fin de l’année, car le PIB du 4e trimestre ne devrait augmenter que de 1,0 % (selon une prévision de décembre 2025 d’Oxford Economics). Aux États-Unis, on attend des perspectives similaires en 2026 (2,1 %), lorsque les conséquences des politiques commerciales et de la baisse de l’immigration pourraient devenir plus évidentes. Dans l’Union européenne, la croissance de 1,4 % en 2025 sera tirée par les dépenses de consommation et bénéficiera également de soutiens budgétaires. L’Irlande pourrait donner une impulsion notable à la croissance globale. La prévision de croissance du Royaume-Uni pour 2025 (1,3 %) illustre une forte activité au 1er semestre et une amélioration des conditions extérieures, notamment grâce à l’accord commercial entre les États-Unis et le Royaume-Uni.
Pour les marchés émergents et les économies en développement, la croissance du PIB devrait atteindre 4,2 % en 2025 et 4,0 % en 2026. La croissance de la Chine en 2025 (4,8 %) illustre les bons résultats obtenus récemment en raison des facteurs suivants : la constitution de stocks en amont; la diversification des échanges au détriment des États-Unis et en faveur de l’Asie et de l’Europe, soutenue par un taux de change plus faible; et la vigueur relative de la consommation intérieure favorisée par la relance budgétaire, qui fait plus que compenser l’incertitude économique et les turbulences tarifaires. La croissance de la Chine devrait ralentir pour atteindre 4,2 % en 2026, en raison du vieillissement démographique, de l’affaiblissement du soutien gouvernemental aux ménages, de la stagnation de l’accumulation de capital et d’une demande intérieure faible. En Inde, la croissance du PIB restera forte en 2025 (6,6 %), soutenue par une augmentation des dépenses d’investissement du gouvernement, mais devrait légèrement diminuer en 2026 (6,2 %) en raison des droits de douane qui nuisent aux exportations et d’un contexte de demande mondiale moins favorable.
Prévisions canadiennes
Les prévisions canadiennes suivent une tendance similaire à celle des perspectives mondiales. Dans son plus récent Rapport sur la politique monétaire (octobre 2025), la Banque du Canada prévoit une croissance du PIB réel du Canada de 1,2 % en 2025, en raison d’une production potentielle et d’une demande plus faible, suivie d’une croissance de 1,1 % en 2026. L’activité devrait repartir à la hausse en 2027 pour atteindre une croissance de 1,6 %, grâce à la reprise des exportations.
Au cours du second semestre 2025, les exportations devraient s’affaiblir en raison des pressions tarifaires et de la baisse de la demande américaine, en particulier dans les secteurs touchés par les droits de douane existants, comme les véhicules, l’acier et l’aluminium, ou nouveaux, comme le cuivre, les meubles et le bois d’œuvre résineux. En revanche, les exportations d’énergie devraient augmenter pendant le reste de l’année. Bien que les exportations canadiennes vers les marchés hors États-Unis aient augmenté suffisamment pour compenser les pertes subies vers les États-Unis jusqu’à présent, cette augmentation est surtout attribuable à l’or. À l’avenir, il restera difficile de trouver de nouveaux débouchés pour les biens traditionnellement destinés au marché américain. La Banque du Canada prévoit une reprise de la croissance des exportations en 2026, soutenue par la demande étrangère, mais à partir d’un niveau nettement inférieur.
Les importations canadiennes devraient également diminuer jusqu’à la fin de 2025, en raison de la faiblesse de la demande intérieure et de perspectives d’exportation limitées par les droits de douane. On prévoit néanmoins un rebond des importations en 2026 et 2027, à mesure que les conditions économiques s’amélioreront et que les entreprises s’adapteront aux barrières commerciales restantes.
Dans l’ensemble, les exportations nettes (exportations moins importations) devraient contribuer négativement au PIB en 2025 et 2026, en réduisant le PIB de 1,0 point de pourcentage en 2025 et de 0,3 point de pourcentage en 2026, et en ayant un effet presque nul en 2027.
Tableau 2 : Prévisions du PIB
| Principales économies | 2024 | 2025 prévision | 2026 prévision |
|---|---|---|---|
| Données : Banque du Canada, Rapport sur la politique monétaire (octobre 2025) et FMI, Perspectives de l’économique mondiale (octobre 2025). Source : Bureau de l’économiste en chef, Affaires mondiales Canada. | |||
| Monde | 3,2 % | 3,2 % | 3,1 % |
| Économies avancées | 1,8 % | 1,6 % | 1,6 % |
| États-Unis | 2,8 % | 2,0 % | 2,1 % |
| Canada | 1,6 % | 1,2 % | 1,1 % |
| Union européenne | 1,1 % | 1,4 % | 1,4 % |
| France | 1,1 % | 0,7 % | 0,9 % |
| Allemagne | -0,5 % | 0,2 % | 0,9 % |
| Italie | 0,7 % | 0,5 % | 0,8 % |
| Royaume-Uni | 1,1 % | 1,3 % | 1,3 % |
| Japon | 0,1 % | 1,1 % | 0,6 % |
| Marchés émergents et économies en développement | 4,3 % | 4,2 % | 4,0 % |
| Chine | 5,0 % | 4,8 % | 4,2 % |
| Inde | 6,5 % | 6,6 % | 6,2 % |
| Brésil | 3,4 % | 2,4 % | 1,9 % |
Tableau 3 : Commerce canadien par secteur industriel (en millions de dollars)
| Secteur industriel | Exportations T3 ($ millions) | Exportations (T/T %) | Exportations (Variation cumulative (%) pour 2025) | Importations T3 ($ millions) | Importations (T/T %) | Importations (Variation cumulative (%) pour 2025) |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Remarque : La variation trimestrielle est la variation depuis le trimestre précédent. La variation cumulative est la variation de janvier jusqu’au dernier mois par rapport à l’année précédente. Données : Tableaux 36-10-0019-01 et 36-10-0021-01 de Statistique Canada. Données désaisonnalisées provenant de la balance des paiements. Source : Bureau de l’économiste en chef, Affaires mondiales Canada. | ||||||
| Biens | 185 996 $ | 1,8 % | 0,1 % | 197 095 $ | -2,0 % | 3,8 % |
| Produits primaires | 107 298 $ | 1,2 % | -0,8 % | 64 382 $ | -1,6 % | 4,2 % |
| Produits énergétiques | 40 020 $ | 8,2 % | -5,3 % | 9 401 $ | 0,0 % | -2,5 % |
| Produits non primaires | 73 290 $ | 2,8 % | 1,2 % | 126 099 $ | -2,5 % | 4,1 % |
| Machines et matériel industriels | 11 972 $ | 4,0 % | 0,0 % | 21 502 $ | -10,1 % | 4,0 % |
| Machines et matériel électroniques | 9 115 $ | 5,7 % | 6,2 % | 22 615 $ | -0,7 % | 5,6 % |
| Véhicules automobiles et pièces | 22 143 $ | 1,2 % | -1,6 % | 34 112 $ | 0,4 % | -1,0 % |
| Aéronefs et autre matériel de transport | 8 003 $ | -2,8 % | 6,1 % | 7 105 $ | -3,9 % | 6,9 % |
| Biens de consommation | 22 057 $ | 4,9 % | 1,4 % | 40 765 $ | -1,3 % | 7,6 % |
| Services | 59 772 $ | 1,8 % | 2,9 % | 59 232 $ | -0,3 % | 2,8 % |
| Commerciaux | 36 412 $ | 3,8 % | 2,7 % | 33 890 $ | 2,2 % | 2,3 % |
| Voyages | 17 239 $ | -1,7 % | 1,7 % | 14 914 $ | -2,7 % | 2,2 % |
| Transports | 5 724 $ | 0,9 % | 8,4 % | 9 955 $ | -4,6 % | 5,7 % |
| Gouvernement | 397 $ | -1,5 % | -1,7 % | 473 $ | -1,5 % | -0,3 % |
| Total de biens et services | 245 768 $ | 1,8 % | 0,8 % | 256 327 $ | -1,6 % | 3,5 % |
Tableau 4 : Commerce canadien de biens par partenaire commercial (en millions de dollars)
| Partenaire commercial | Exportations T3 ($ millions) | Exportations (T/T %) | Exportations (Variation cumulative (%) pour 2025) | Importations T3 ($ millions) | Importations (T/T %) | Importations (Variation cumulative (%) pour 2025) |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Remarque : Le total de la région Indo-Pacifique ne comprend que les 9 marchés pour lesquels des données sont disponibles. La variation trimestrielle est la variation depuis le trimestre précédent. La variation cumulative est la variation de janvier jusqu’au dernier mois par rapport à l’année précédente. Données : Tableau 36-10-0023-01 de Statistique Canada. Données non désaisonnalisées provenant de la balance des paiements. Source : Bureau de l’économiste en chef, Affaires mondiales Canada. | ||||||
| États-Unis | 134 073 $ | 5,5 % | -4,0 % | 113 422 $ | -2,4 % | -1,8 % |
| Mexique | 2 381 $ | 4,3 % | -2,5 % | 9 385 $ | 5,8 % | 19,6 % |
| Union européenne | 10 227 $ | -1,9 % | 22,7 % | 19 825 $ | 2,3 % | 4,2 % |
| Allemagne | 2 586 $ | 26,9 % | 33,4 % | 5 299 $ | 7,6 % | 1,1 % |
| France | 1 227 $ | 19,4 % | 11,2 % | 1 844 $ | 7,3 % | 11,5 % |
| Royaume-Uni | 10 007 $ | -27,1 % | 53,8 % | 2 425 $ | -24,2 % | 17,3 % |
| Région Indo-pacifique | 18 250 $ | -1,3 % | 2,4 % | 29 301 $ | -7,5 % | 7,9 % |
| Chine | 7 876 $ | -0,6 % | 7,6 % | 15 541 $ | -10,4 % | 6,6 % |
| Japon | 3 643 $ | 0,1 % | -3,1 % | 3 875 $ | 2,9 % | -7,3 % |
| Corée du sud | 1 628 $ | -12,7 % | -7,7 % | 3 700 $ | -8,6 % | 5,4 % |
| Inde | 1 210 $ | 30,0 % | -26,5 % | 1 689 $ | -4,0 % | 21,5 % |
| Tous les autres pays | 11 058 $ | 3,7 % | 0,5 % | 22 737 $ | 4,1 % | 27,7 % |
| Total du commerce de biens | 185 996 $ | 1,8 % | 0,1 % | 197 095 $ | -2,0 % | 3,8 % |
Tableau 5 : Commerce canadien de services par partenaire commercial (en millions de dollars)
| Partenaire commercial | Exportations T3 ($ millions) | Exportations (T/T %) | Exportations (Variation cumulative (%) pour 2025) | Importations T3 ($ millions) | Importations (T/T %) | Importations (Variation cumulative (%) pour 2025) |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Remarque : Le total de la région Indo-Pacifique ne comprend que les 9 marchés pour lesquels des données sont disponibles. La variation trimestrielle est la variation depuis le trimestre précédent. La variation cumulative est la variation de janvier jusqu’au dernier mois par rapport à l’année précédente. Données : Tableau 12-10-0157-01 de Statistique Canada. Données non désaisonnalisées provenant de la balance des paiements. Source : Bureau de l’économiste en chef, Affaires mondiales Canada. | ||||||
| États-Unis | 31 441 $ | 1,8 % | 5,3 % | 31 982 $ | 1,1 % | -2,4 % |
| Mexique | 874 $ | -8,5 % | 5,3 % | 1 662 $ | 7,3 % | 22,6 % |
| Union européenne | 6 325 $ | 1,5 % | 7,9 % | 8 147 $ | -4,4 % | 9,7 % |
| Allemagne | 1 135 $ | 2,3 % | 5,9 % | 1 101 $ | -4,3 % | 3,2 % |
| France | 1 601 $ | 0,4 % | 11,8 % | 1 515 $ | -4,8 % | 29,7 % |
| Royaume-Uni | 2 939 $ | -2,0 % | 4,9 % | 3 338 $ | 1,1 % | 6,2 % |
| Région Indo-pacifique | 9 245 $ | 3,0 % | 2,3 % | 7 008 $ | -6,6 % | 4,5 % |
| Inde | 3 725 $ | 4,8 % | -8,1 % | 1 135 $ | 3,5 % | 15,7 % |
| Chine | 2 398 $ | 4,7 % | 24,4 % | 985 $ | -5,3 % | -10,6 % |
| Hong Kong | 738 $ | 5,9 % | 2,0 % | 1 648 $ | -6,2 % | -2,2 % |
| Australie | 693 $ | 0,9 % | -12,0 % | 449 $ | 5,9 % | 11,5 % |
| Tous les autres pays | 8 948 $ | 3,7 % | -8,2 % | 7 095 $ | 3,0 % | 14,8 % |
| Total du commerce de services | 59 772 $ | 1,8 % | 2,9 % | 59 232 $ | -0,3 % | 2,8 % |
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