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Rapport trimestriel sur l’économie et le commerce : 2025 - Trimestriel 1
ISSN 2819-4071
Juillet 2025
Table of contents
- Faits saillants
- L’incertitude liée à la politique commerciale des États-Unis freine la croissance du PIB mondial
- Le volume des échanges augmente au premier trimestre, les entreprises s’efforçant de devancer les éventuelles barrières commerciales
- L’incertitude économique persistante continue d’entraver la croissance en 2025
- Une croissance plus forte que prévu au premier trimestre, stimulée par les exportations et les stocks
- Les industries productrices de biens ont connu une croissance plus rapide que les industries des services au premier trimestre
- L’incertitude commerciale stimule les exportations et les importations de biens au premier trimestre
- Forte croissance des exportations de biens vers la Chine et les États-Unis au premier trimestre
- Les importations de services de voyage en provenance des États-Unis ont chuté au premier trimestre
- L’économie canadienne devra relever des défis considérables en 2025 et par la suite, compte tenu de l’incertitude
- Bibliographie
Faits saillants
- La croissance de l’économie mondiale a ralenti à 2,3 % (taux annualisé) au premier trimestre, certaines grandes économies avancées, comme les États-Unis et le Japon, ayant subi des contractions. La croissance des marchés émergents a également ralenti, la Chine et l’Inde ayant connu une croissance plus faible au premier trimestre de 2025 qu’au dernier trimestre de 2024.
- Les volumes du commerce mondial de marchandises ont augmenté de 2,0 % par rapport au dernier trimestre de 2024. Les importations aux États-Unis ont été à l’origine d’une grande partie de cette croissance, les entreprises essayant de se prémunir contre d’éventuels droits de douane. Les volumes du commerce mondial seront probablement beaucoup plus faibles le reste de l’année, car les effets des droits de douane américains commencent à se faire sentir.
- La croissance du Produit intérieur brut (PIB) canadien s’est élevée à 2,2 % (taux annualisé) au premier trimestre, principalement en raison d’une augmentation des exportations nettes; les exportateurs canadiens ont bénéficié des mesures prises par les Américains afin d’accumuler des stocks de marchandises avant l’imposition des droits de douane. La Banque du Canada prévoit un ralentissement de la croissance au cours de l’année, voire une contraction en 2026 si les tarifs douaniers et l’incertitude économique perdurent.
- Les exportations et les importations canadiennes ont toutes deux augmenté de 4,1 % au premier trimestre de 2025. Ce commerce bilatéral de biens et de services a été stimulé par les véhicules et les pièces automobiles, ainsi que par les machines, l’équipement et les pièces industriels. Les importations d’aéronefs et d’autres équipements et pièces de transport, ainsi que de services commerciaux, ont également connu une forte croissance.
- Les exportations de biens vers les États-Unis (7,9 %) et la Chine (11,0 %) ont connu une forte croissance au premier trimestre de 2025, les entreprises s’efforçant de devancer l’imposition des droits de douane généralisés aux États-Unis ainsi que l’application, par la Chine, de droits de douane sur le canola et d’autres produits agricoles. Les exportations vers l’UE (-2,0 %) et le reste du monde (-6,2 %) ont diminué. Par ailleurs, les importations en provenance des États-Unis et de la Chine ont augmenté respectivement de 5,6 % et de 6,3 %, tandis que les importations en provenance de l’UE ont progressé de 1,3 % et celles en provenance du reste du monde ont crû de 5,9 %.
Tableau 1 : Premier trimestre de 2025
| Premier trimestre de 2025 | Variation (%), CA pour 2025 | Variation (%), T1 2025 par rapport au T4 2024 |
|---|---|---|
| Remarques : * Le PIB correspond aux variations trimestrielles en taux annualisés. Le CA correspond au cumul annuel à ce jour; il désigne la variation depuis le début de l’année par rapport à la même période l’année précédente. Données: Oxford Economics, Bureau d’analyse économique des Pays-Bas, Statistique Canada. Source : Bureau de l’économiste en chef, Affaires mondiales Canada. | ||
| PIB mondial réel* | 2,3 % | 2,9 % |
| Volume du commerce mondial de marchandises | 2,0 % | 4,5 % |
| PIB canadien réel* | 2,2 % | 2,3 % |
| Exportations canadiennes (marchandises et services) | 4,1 % | 8,1 % |
| Importations canadiennes (marchandises et services) | 4,1 % | 8,8 % |
L’incertitude liée à la politique commerciale des États-Unis freine la croissance du PIB mondial
Le PIB mondial a augmenté de 2,3 % (taux annualisé) au premier trimestre de 2025, ce qui représente un ralentissement par rapport aux 3,4 % enregistrés au dernier trimestre de 2024. La croissance des économies émergentes a ralenti, passant de 5,8 % au dernier trimestre à 4,5 % au premier trimestre. La majeure partie de cette baisse résulte du ralentissement substantiel de la croissance des économies avancées, qui est passée de 1,9 % au quatrième trimestre de 2024 à 0,7 % au premier trimestre de 2025.
La croissance en Chine a été plus lente qu’au trimestre précédent, mais demeure solide, à 5,8 %. Cette croissance continue repose principalement sur la croissance des exportations– les entreprises américaines ayant devancé leurs commandes en provenance de la Chine afin d’éviter les droits de douane–, sur la mise en place par le gouvernement d’un soutien financier visant à accroître la consommation intérieure, et sur l’accroissement de la fabrication de produits de haute technologie. L’augmentation des investissements privés, la légère hausse des ventes au détail en dehors des programmes de soutien gouvernementaux et le renforcement du marché du travail ont également contribué à cette croissance. L’Inde, autre grand marché émergent, a également été un moteur de croissance important (7,4 %), ce pays ayant connu sa plus forte croissance des investissements en trois ans.
La croissance des économies avancées a été freinée par des contractions au Japon (-0,7 %) et aux États-Unis (-0,5 %)– la situation au Japon résultant de la stagnation de la consommation et de la baisse des exportations, alors qu’aux États-Unis, cette situation était attribuable au fait que le gouvernement a réduit ses dépenses et que les entreprises ont provoqué une hausse des importations, ce qui est une soustraction au PIB, en essayant de devancer les droits de douane.
La croissance en Europe a été inégale, le Royaume-Uni étant en tête avec 2,9 %, en grande partie grâce au secteur des services ainsi qu’à la croissance du secteur manufacturier. En revanche, la France a connu une croissance modeste de 0,5 %– les nouveaux règlements sur les véhicules neufs ont freiné la consommation, et l’investissement résidentiel et les exportations ont reculé. L’Allemagne s’en est sortie un peu mieux (1,7 %) grâce à une hausse de la consommation et de l’investissement, tandis que l’Italie (1,1 %) a été soutenue par l’activité industrielle et la construction.
Figure 1 : Croissance du PIB réel des principales économies (taux annualisé de la variation durant le trimestre)

Version texte - Figure 1
| Croissance du PIB réel, principales économies (variation trimestrielle en %, annualisée) | 2025 - T1 |
|---|---|
| Données : Oxford Economics, consultées le 4 julliet 2025, * Statistique Canada, ** Bureau d’analyse économique des États-Unis. Source : Bureau de l’économiste en chef, Affaires mondiales Canada. | |
| Monde | 2,3 % |
| Économies avancées | 0,7 % |
| Économies émergentes | 4,5 % |
| Canada* | 2,2 % |
| Chine | 5,8 % |
| France | 0,5 % |
| Allemagne | 1,7 % |
| Italie | 1,1 % |
| Japon | -0,7 % |
| Royaume-Uni | 2,9 % |
| États-Unis | -0,5 % |
Le volume des échanges augmente au premier trimestre, les entreprises s’efforçant de devancer les éventuelles barrières commerciales
Le volume du commerce mondial de marchandises a augmenté de 2,0 % entre le quatrième trimestre de 2024 et le premier trimestre de 2025, poursuivant ainsi la croissance observée depuis le second semestre de 2023. Le premier trimestre de 2025 a été marqué par une grande incertitude concernant les politiques économiques, principalement en raison de la rhétorique des États-Unis et de l’imposition de droits de douane par ce pays. L’ajout de droits de douane et le risque que d’autres mesures de cette nature soient prises ont provoqué une augmentation du volume des échanges commerciaux au premier trimestre, car de nombreuses entreprises ont devancé leurs commandes avant l’éventuelle entrée en vigueur des droits de douane.
La croissance du volume des importations mondiales a été entièrement stimulée par les économies avancées (5,0 %), tandis que les importations des économies émergentes se sont contractées de 1,0 %. La croissance des économies avancées reposait essentiellement sur les États-Unis, les importations dans ce pays ayant bondi de 18,5 % lorsque les entreprises ont devancé leurs commandes à l’étranger pour tenter d’éviter les droits de douane. La baisse des importations dans les économies émergentes a été causée en grande partie par la Chine (-4,8 %), qui continuait à lutter contre la faible consommation. Il est intéressant de noter que l’Amérique latine a partiellement compensé la baisse des importations dans les marchés émergents grâce à une augmentation des importations de 5,1 %, ce qui coïncide avec l’appréciation des devises au Brésil et en Argentine (Americas Market Intelligence, 2025).
La croissance du volume des exportations a été principalement le fait des économies avancées (1,9 %), les économies émergentes ayant affiché une croissance de 0,3 %. Le Royaume-Uni a connu la plus forte croissance des volumes d’exportation (5,6 %), tandis que le Japon (3,2 %) et les autres économies avancées d’Asie (3,8 %) ont également enregistré une forte croissance en raison des expéditions en début d’année. La croissance des économies émergentes a été entravée par des baisses en Europe de l’Est (-4,1 %)et en Chine (-0,2 %). Dans le premier cas, la faible croissance de la zone euro a freiné la demande pour les exportations; dans le second, il pourrait s’agir des effets des droits de douane imposés par les États-Unis.
Les volumes industriels ont augmenté de 1,1 % dans l’ensemble. Les volumes de production dans les économies avancées ont augmenté de 0,9 %, principalement sous l’effet de la zone euro (2,0 %), alors que les volumes dans les économies émergentes ont augmenté de 1,3 %, stimulés par la Chine (1,9 %).
Figure 2 : Échanges commerciaux de marchandises dans le monde et production industrielle (indice du T1en 2021 = 100)

Version texte - Figure 2
| Échanges commerciaux de marchandises dans le monde et production industrielle (Indice 2021 T1 = 100) | Volume du commerce mondial de marchandises | Production industrielle mondiale en volume |
|---|---|---|
| Données : Bureau néerlandais d’analyse économique; World Trade Monitor, mars 2025. Source : Bureau de l’économiste en chef, Affaires mondiales Canada. | ||
| 2021 T1 | 100,0 | 100,0 |
| 2021 T2 | 100,9 | 100,9 |
| 2021 T3 | 100,7 | 100,9 |
| 2021 T4 | 104,0 | 102,6 |
| 2022 T1 | 104,0 | 104,2 |
| 2022 T2 | 104,6 | 103,5 |
| 2022 T3 | 105,7 | 104,5 |
| 2022 T4 | 104,0 | 104,2 |
| 2023 T1 | 103,4 | 104,7 |
| 2023 T2 | 103,4 | 104,8 |
| 2023 T3 | 103,9 | 105,3 |
| 2023 T4 | 104,5 | 106,0 |
| 2024 T1 | 104,9 | 106,0 |
| 2024 T2 | 106,0 | 106,7 |
| 2024 T3 | 107,0 | 107,2 |
| 2024 T4 | 107,6 | 108,1 |
| 2025 T1 | 109,7 | 109,3 |
L’incertitude économique persistante continue d’entraver la croissance en 2025
Les politiques protectionnistes des États-Unis et les contre-mesures prises par d’autres pays ont créé une incertitude économique massive pour l’économie mondiale. En avril 2025, le Fonds monétaire international(FMI) a abaissé ses prévisions de croissance du PIB pour 2025 de 3,3 % à 2,8 % et ses prévisions pour 2026 de 3,3 % à 3,0 %, citant les taux tarifaires élevés, la période plus longue que prévu pour réduire l’inflation et la grande incertitude quant aux politiques commerciales à venir. Les droits tarifaires annoncés pendant la période du 1erfévrier au 4avril ont été pris en compte dans les prévisions du FMI. Cela comprend: les droits de douane américains de 25 % sur les produits non conformes à l’ACEUM en provenance du Canada et du Mexique (10 % sur l’énergie canadienne), l’acier, l’aluminium, les véhicules et les pièces automobiles; les droits de douane de 25 % imposés en représailles par le Canada sur 40 % des importations de marchandises en provenance des États-Unis; les droits de douane généraux que les États-Unis ont imposés à la plupart des pays du monde, qui varient entre 10 % et 50 %; et les droits de douane imposés par la Chine sur les importations en provenance des États-Unis, en réponse aux augmentations continues des droits imposés par les États-Unis sur les marchandises chinoises.
Ce ralentissement de la croissance découle essentiellement des économies avancées, pour lesquelles les prévisions ont été revues à la baisse, passant de 1,7 % à 1,4 % pour2025, et de 1,9 % à 1,5 % pour 2026. Ces révisions sont dues à l’entrée en vigueur des nouveaux droits de douane imposés par les États-Unis, à l’incertitude quant à l’avenir de ces droits de douane, et aux fortes fluctuations observées sur les marchés financiers. Ainsi, les prévisions de croissance pour les États-Unis ont été revues à la baisse pour2025, passant de 2,7 % à 1,8 %, mais cette prévision reste la plus élevée parmi les pays du G7. Le FMI fait par ailleurs observer que l’important déficit budgétaire et la baisse de la consommation privée constituent également des risques pour l’économie américaine.
Les prévisions relatives aux marchés émergents et aux économies en développement ont également été revues à la baisse, passant de 4,2 % à 3,7 % pour 2025. Si l’Inde reste en tête de ce groupe avec un taux prévu de 6,2 % pour 2025 (contre 6,5 % en janvier), les prévisions pour la Chine ont chuté de 4,6 % à 4,0 %, puisque la Chine exporte massivement vers les États-Unis et fait spécifiquement l’objet de droits plus élevés que les autres pays, en plus de devoir composer avec une faiblesse persistante dans le secteur immobilier.
Figure 3 : Prévisions de la croissance du PIB (pourcentage de variation annuelle)

Version texte - Figure 3
| Prévisions de croissance du PIB mondial (variation annuelle en %) | 2024 estimation | 2025 prévision | 2026 prévision |
|---|---|---|---|
| Données : FMI, Perspectives de l’économie mondiale, avril 2025. Source : Bureau de l’économiste en chef, Affaires mondiales Canada. | |||
| PIB mondial | 3,3 % | 2,8 % | 3,0 % |
| Économies avancées | 1,8 % | 1,4 % | 1,5 % |
| Marchés émergents et économies en développement | 4,3 % | 3,7 % | 3,9 % |
Une croissance plus forte que prévu au premier trimestre, stimulée par les exportations et les stocks
Le PIB réel du Canada a augmenté de 2,2 % au premier trimestre de 2025 (taux annualisé), ce qui représente une légère hausse par rapport au dernier trimestre de 2024. Les exportations de biens et l’accumulation de stocks par les entreprises non agricoles ont stimulé cette croissance, tandis que la hausse des importations et la baisse des investissements des entreprises ont poussé le PIB dans la direction opposée.
Les exportations de biens ont été le principal moteur de la croissance du PIB au premier trimestre, les exportations de services ayant quant à elles chuté. Sur une base annualisée, les exportations de biens ont augmenté de 9,6 %, après un taux de croissance similaire de 10,4 % au quatrième trimestre de 2024. Pendant la même période, les exportations de services ont chuté de 3,9 %. L’augmentation des importations de biens et de services, qui ont progressé de 4,4 % sur une base annualisée, a également fait contrepoids à la croissance des exportations. Comme pour les exportations, cette croissance était principalement due aux biens, les importations de services ayant baissé en raison de la diminution des importations de services de voyage.
Après avoir diminué au dernier trimestre de 2024, les stocks des entreprises non agricoles ont augmenté au premier trimestre de 2025. Cette augmentation était principalement due au secteur du commerce de gros, mais le secteur du commerce de détail a également enregistré une légère augmentation après une baisse au trimestre précédent. Même si les stocks dans le secteur manufacturier ont continué à diminuer, cette baisse a ralenti au cours du premier trimestre. L’investissement des entreprises a décru de 3,1 % au premier trimestre, en raison de la diminution de l’investissement dans les structures non résidentielles (-6,1 %), en particulier dans les ouvrages techniques. Cette baisse a été partiellement compensée par la forte augmentation de 22,9 % touchant les machines et équipements, tous les sous-groupes ayant connu une hausse.
La consommation des ménages a ralenti à un taux annualisé de 1,2 % au premier trimestre, après avoir augmenté de 4,9 % au quatrième trimestre de 2024. Cette croissance stimulée par les loyers des logements et les services financiers a cependant été partiellement neutralisée par la diminution des dépenses liées aux véhicules de tourisme. Les dépenses publiques, quant à elles, ont décru de 0,3 %.
À la fin du premier trimestre de 2025, 44500personnes de plus étaient employées par rapport à la fin du quatrième trimestre de 2024 (données saisonnalisées), les gains étant concentrés dans les secteurs de la fabrication, du commerce de gros et de détail, de l’hébergement et la restauration, ainsi que des finances, des assurances, de l’immobilier et des services de location. En revanche, il y avait 3300nouveaux chômeurs à la fin du premier trimestre. Ces mouvements au sein de la population active ont fait en sorte que le taux de chômage est resté inchangé à la fin du premier trimestre par rapport au quatrième trimestre de 2024, s’établissant à 6,7 %. Le taux de chômage chez les jeunes a cependant diminué, passant de 14,2 % à 13,7 %.
Figure 4 : Croissance du PIB réel canadien (variation trimestrielle annualisée)

Version texte - Figure 4
| Croissance du PIB réel canadien (variation trimestrielle en %, annualisée) | T1 2024 | T2 2024 | T3 2024 | T4 2024 | T1 2025 |
|---|---|---|---|---|---|
| Données : Tableau36-10-0104-01 de Statistique Canada, consulté le 30 mai 2025. Source : Bureau de l’économiste en chef, Affaires mondiales Canada. | |||||
| Croissance du PIB | 2,1 % | 2,5 % | 2,4 % | 2,1 % | 2,2 % |
Les industries productrices de biens ont connu une croissance plus rapide que les industries des services au premier trimestre
Pour la première fois depuis le quatrième trimestre de 2023, la croissance des industries productrices de biens a dépassé celle du secteur des services; au premier trimestre de 2025, ces industries ont respectivement enregistré des croissances de 0,8 % et de 0,2 %. Cette croissance a été généralisée, 16 des 19secteurs d’activité ayant connu une augmentation.
Ce sont les services publics qui ont enregistré la croissance la plus rapide au premier trimestre (3,5 %), principalement en raison de l’augmentation de 1,3milliard de dollars de la production, du transport et de la distribution d’électricité. Sur le plan de la valeur, c’est le commerce de gros qui a connu la plus forte augmentation– 1,9milliard de dollars–, soit 1,3 %, entre le quatrième trimestre de 2024 et le premier trimestre de 2025. Bien que ressentie dans la plupart des sous-secteurs, la croissance de cette industrie a été principalement stimulée par une augmentation de 910millions de dollars (2,7 %) du commerce de gros de machinerie, d’équipement et de fournitures, et par une augmentation de 373millions de dollars (3,1 %) du commerce de gros de véhicules et de pièces automobiles, ce qui coïncide avec l’augmentation du commerce international de ces produits au premier trimestre (voir la section ci-dessous).
Le secteur de l’extraction minière, de l’exploitation en carrière et de l’extraction de pétrole et de gaz a connu au premier trimestre une hausse de 1,6milliard de dollars (1,4 %), laquelle était presque entièrement due à une augmentation de 1,5milliard de dollars (2,0 %) dans le sous-secteur de l’extraction de pétrole et de gaz. Le secteur de l’extraction de sables bitumineux, de pétrole et de gaz s’est remis d’une faible croissance au quatrième trimestre de2024– de nombreuses installations transformant le pétrole lourd en pétrole brut synthétique étaient alors en réparation–, augmentant de 2,3 % (918millions de dollars) au premier trimestre de2025. Malgré un ralentissement de la production extracôtière à Terre-Neuve-et-Labrador en raison des conditions météorologiques difficiles et de la collision entre un pétrolier et un terminal de transbordement, la croissance du secteur de l’extraction de pétrole et de gaz (excluant les sables bitumineux) est restée solide, à 1,8 % (637millions de dollars) au premier trimestre.
Cette croissance a été partiellement neutralisée par des contractions dans les secteurs des services immobiliers et des services de location et de location à bail (-0,4 %), de l’agriculture, de la foresterie, de la pêche et de la chasse (-0,4 %), ainsi que des services professionnels, scientifiques et techniques (-0,3 %).
Figure 5 : PIB* du Canada aux prix de base par secteur pour le T1 (variation trimestrielle)

Version texte - Figure 5
| PIB du Canada aux prix de base par industrie pour le T1 | (variation trimestrielle en %) |
|---|---|
| Données : Tableau 36-10-0449-01 de Statistique Canada, consulté le 30 mai 2025. Source : Bureau de l’économiste en chef, Affaires mondiales Canada * Le PIB par industrie peut différer légèrement du PIB par catégorie de dépenses présenté dans la diapositive précédente. | |
| Services publics | 3,4 % |
| Commerce de gros | 1,5 % |
| Extraction minière, pétrolière et gazière | 1,4 % |
| Hébergement et services de restauration | 1,2 % |
| Finance et assurances | 0,7 % |
| Gestion administrative des déchets | 0,5 % |
| Fabrication | 0,4 % |
| Soins de santé et assistance sociale | 0,4 % |
| Toutes les industries | 0,4 % |
| Information et industries culturelle | 0,3 % |
| Construction | 0,3 % |
| Autres services (sauf les administrations publiques) | 0,2 % |
| Administrations publiques | 0,2 % |
| Commerce de détail | 0,2 % |
| Transport et entreposage | 0,1 % |
| Services d'enseignement | 0,1 % |
| Arts, spectacles et loisirs | 0,0 % |
| Services professionnels, scientifiques et techniques | -0,3 % |
| Agriculture, foresterie, pêche et chasse | -0,3 % |
| Services immobiliers et services de location | -0,4 % |
L’incertitude commerciale stimule les exportations et les importations de biens au premier trimestre
Les échanges bilatéraux (exportations et importations) de biens et services ont augmenté de 4,1 % au premier trimestre de 2025 par rapport au quatrième trimestre de 2024. Les exportations et les importations de biens ont connu des records trimestriels, atteignant respectivement 212,0 et 212,5 milliards de dollars au premier trimestre.
Les exportations de biens ont augmenté de 5,3 %, et cette croissance a été généralisée, touchant toutes les catégories de produits à l’exception des produits chimiques de base et industriels et des produits en plastique et en caoutchouc (-2,3 %). Les machines, l’équipement et les pièces industriels ainsi que les véhicules et pièces automobiles ont connu la croissance la plus rapide, avec respectivement 13,5 % et 13,1 %. Les augmentations dans ces deux catégories s’expliquent par le fait que les expéditions vers les États-Unis ont été devancées pour tenter d’éviter les droits de douane.
Les exportations de services ont diminué de 0,3 % au premier trimestre en raison de la baisse des exportations de services de voyage (-2,9 %). L’augmentation des exportations de services gouvernementaux (3,9 %), de services de transport (1,2 %) et de services commerciaux (0,8 %) n’a pas suffi à compenser ce déclin.
Les importations de biens ont également augmenté de 5,3 %, touchant toutes les catégories de produits, à l’exception des produits minéraux métalliques et non métalliques (-8,4 %). Les aéronefs et autres équipements et pièces de transport ont affiché la plus forte hausse en pourcentage (12,1 %), mais les machines, l’équipement et les pièces industriels ainsi que les véhicules et pièces automobiles ont également connu une croissance significative, atteignant respectivement 10,3 % et 9,3 %.
Les importations de services ont légèrement diminué (-0,2 %) en raison de la baisse des services de voyage découlant principalement de la diminution des importations en provenance des États-Unis (-4,8 %) et des services de transport (-4,3 %). Les importations de services de voyage en provenance des États-Unis ont diminué de 6,4 % et ont atteint leur plus bas niveau depuis le troisième trimestre de 2022, le nombre de résidents canadiens visitant les États-Unis ayant décru de manière significative pendant le premier trimestre de 2025.
Figure 6 : Commerce international du Canada par produit (T1 2025, variation trimestrielle)

Version texte - Figure 6
| Commerce international du Canada par produit (T1 2025, variation trimestrielle en %) | Exportations | Importations |
|---|---|---|
| Données : Statistique Canada, tableaux 36-10-0019-01 et 36-10-0021-01. Données calculées sur la base de la balance des paiements et désaisonnalisées, consultées le 29 mai 2025. Source : Bureau de l’économiste en chef, Affaires mondiales Canada. | ||
| Machines, matériel et pièces industriels | 13,50 % | 10,30 % |
| Véhicules automobiles et pièces pour véhicule automobile | 13,10 % | 9,30 % |
| Matériel et pièces électroniques et électriques | 6,20 % | 8,20 % |
| Produits forestiers et matériaux de construction et d'emballage | 5,50 % | 6,80 % |
| Biens de consommation | 5,40 % | 4,50 % |
| Total des biens et services | 4,10 % | 4,10 % |
| Produits énergétiques | 3,90 % | 6,40 % |
| Services gouvernementaux | 3,90 % | 0,40 % |
| Produits en métal et produits minéraux non métalliques | 3,50 % | -8,40 % |
| Minerais et minéraux non métalliques | 2,20 % | 3,30 % |
| Produits agricoles et de la pêche et produits intermédiaires des aliments | 1,80 % | 3,50 % |
| Transportation | 1,20 % | -4,30 % |
| Services commerciaux | 0,80 % | 3,30 % |
| Aéronefs et autres matériel et pièces de transport | 0,30 % | 12,10 % |
| Produits chimiques de base et industriels, produits en plastique et en caoutchouc | -2,30 % | 2,00 % |
| Voyage | -2,90 % | -4,80 % |
Forte croissance des exportations de biens vers la Chine et les États-Unis au premier trimestre
Au cours du premier trimestre de 2025, les exportations vers les États-Unis ont augmenté de 7,9 %, tandis que les importations en provenance des États-Unis ont progressé de 5,6 %. La croissance des exportations vers les États-Unis a été stimulée par les véhicules et les pièces automobiles, les machines et les pièces industrielles, ainsi que les produits énergétiques. L’augmentation des exportations et des importations s’explique par le fait que les entreprises ont tenté de devancer les éventuels droits de douane américains et les contre-mesures canadiennes, le premier trimestre ayant été marqué par une grande incertitude économique.
Ce sont les exportations vers la Chine qui ont connu la croissance la plus rapide (11,0 %), principalement en raison de l’augmentation des exportations de produits à base de canola au mois de janvier. La Chine ayant imposé en mars des droits de douane de 100 % sur divers produits à base de canola, l’augmentation observée en janvier pourrait être le résultat d’expéditions devancées en prévision de la mise en œuvre de ces nouveaux droits de douane. Les importations en provenance de Chine ont également augmenté de 6,3 %.
Au premier trimestre, les exportations vers l’Union européenne ont diminué de 2,0 %, tandis que les importations ont augmenté de 1,3 %. La baisse des exportations a touché principalement l’Italie (-40,1 %), en raison de la diminution des expéditions de minerais métalliques et de plastiques, la France (-19,1 %), en raison de la baisse des exportations d’énergie et d’appareils électroniques, et l’Allemagne (-5,4 %), en raison de la diminution des expéditions de produits énergétiques. Les exportations vers les Pays-Bas ont quant à elles bondi de 27,3 % grâce aux exportations de pétrole brut. La croissance des importations a été stimulée principalement par les importations en provenance des Pays-Bas (28,8 %).
Les exportations vers le reste du monde ont chuté de 6,2 %, presque exclusivement en raison de la baisse des exportations vers la Suisse (86,6 %), le premier trimestre ayant été marqué par une diminution des expéditions d’or brut du Canada vers ce pays. La baisse des exportations était également due à la diminution des expéditions vers la Turquie (-52,0 %), l’Inde (-30,6 %) et Hong Kong (-25,0 %). Les importations en provenance du reste du monde, quant à elles, ont augmenté de 5,9 %, soutenues par le Royaume-Uni (20,4 %), l’Inde(17,5 %) et le Brésil (15,3 %).
Figure 7 : Commerce de marchandises du Canada, par partenaire commercial principal (T1 2025, variation trimestrielle)

Version texte - Figure 7
| Commerce de marchandises du Canada, par principal partenaire commercial (T1 2025, variation trimestrielle en %) | Exportations | Importations |
|---|---|---|
| Données : Statistique Canada, tableau 36-10-0023-01. Données calculées sur la base de la balance des paiements et désaisonnalisées, consultées le 29 mai 2025. L’Union européenne ne comprend pas le Royaume-Uni. Source : Bureau de l’économiste en chef, Affaires mondiales Canada. | ||
| États-Unis | 7,9 % | 5,6 % |
| Chine | 11,0 % | 6,3 % |
| Union européenne | -2,0 % | 1,3 % |
| Reste du monde | -6,2 % | 5,9 % |
Les importations de services de voyage en provenance des États-Unis ont chuté au premier trimestre
Les exportations et les importations ont diminué respectivement de 0,3 % et 0,2 % entre le quatrième trimestre de 2024 et le premier trimestre de 2025.
Les exportations de services vers les États-Unis ont décru de 0,9 % au premier trimestre, tandis que les importations en provenance des États-Unis ont diminué de 0,4 %. La baisse des exportations était entièrement due à la diminution de 14,3 % des exportations de services de voyage, après un niveau record au trimestre précédent. Les services commerciaux et les services de transport ont progressé respectivement de 6,5 % et 7,5 %, mais ils n’ont que partiellement compensé la baisse des voyages.
Les importations de services en provenance des États-Unis ont suivi une évolution similaire à celle des exportations, les importations de services de voyage ayant diminué de 8,4 %, pour atteindre leur niveau le plus bas depuis le troisième trimestre de 2022. La diminution des importations de services de voyage en provenance des États-Unis résultait de la baisse des dépenses des résidents canadiens aux États-Unis, le nombre de résidents voyageant dans ce pays ayant considérablement diminué depuis le début de l’année.
Les exportations de services vers les pays autres que les États-Unis ont légèrement augmenté (0,3 %), les exportations vers la Chine et l’Union européenne ayant crû respectivement de 74millions de dollars (3,8 %) et de 246millions de dollars (4,2 %). Au sein de l’Union européenne, cette croissance a été stimulée par la France, avec une augmentation de 226millions de dollars (15,6 %). Les autres pays qui ont connu une forte augmentation en dehors des États-Unis sont le Mexique (13 millions de dollars, soit 1,4 %) et la Turquie (12millions de dollars, soit 10,8 %). La majeure partie de cette hausse vers les marchés non américains est due à l’augmentation des exportations de services financiers, qui ont progressé de 2,6 % dans l’ensemble.
Les importations de services en provenance de pays autres que les États-Unis sont restées pratiquement inchangées. La forte hausse des importations en provenance du Royaume-Uni (3,7 % ou 101millions de dollars) et de la Suisse (3,3 % ou 21millions de dollars) a été neutralisée par la baisse des importations en provenance de la Chine (-5,0 % ou 53millions de dollars) et de Hong Kong (-2,4 % ou 41millions de dollars).
Figure 8 : Commerce de services du Canada, par partenaire commercial principal (T12025, variation trimestrielle)

Version texte - Figure 8
| Commerce de services du Canada, par principal partenaire commercial (T4 2024, variation trimestrielle en %) | Exportations | Importations |
|---|---|---|
| Données : Statistique Canada, tableau 12-10-0157-01. Données calculées sur la base de la balance des paiements et désaisonnalisées, consultées le 29 mai 2025. L’Union européenne ne comprend pas le Royaume-Uni. Source : Bureau de l’économiste en chef, Affaires mondiales Canada. | ||
| États-Unis | -0,9 % | -0,4 % |
| Chine | 3,8 % | -5,0 % |
| Union européenne | 4,2 % | 0,5 % |
| Reste du monde | -1,3 % | 0,1 % |
L’économie canadienne devra relever des défis considérables en 2025 et par la suite, compte tenu de l’incertitude
Bien que l’économie canadienne ait terminé l’année 2024 en force, l’incertitude entourant la politique commerciale des États-Unis rend les prévisions économiques difficiles, car les tensions commerciales affectent le potentiel de croissance du Canada. Face à l’incertitude commerciale, la Banque du Canada a présenté deux scénarios prévisionnels pour l’économie canadienne dans son Rapport sur la politique monétaire d’avril.
Le premier scénario suppose que la plupart des droits de douane imposés finiront par être annulés, du fait de négociations, mais que l’incertitude entourant la politique commerciale des États-Unis perdurera, ce qui incitera les entreprises et les ménages à la prudence. La croissance devrait donc stagner du deuxième trimestre de 2025 jusqu’à la fin de 2026, avant de connaître une expansion modérée en 2027. Les exportations subiraient vraisemblablement une forte baisse au deuxième trimestre de 2025, la demande en provenance des États-Unis s’affaiblissant en raison des droits de douane limités et de l’incertitude politique. Les exportations reprendraient ensuite dans la seconde moitié de 2025 jusqu’en 2027, en raison des nouvelles capacités relatives au gaz naturel liquéfié, qui permettront l’exportation de ce produit, et de l’augmentation des volumes dans l’oléoduc Trans Mountain, qui soutiendra les exportations à l’étranger. La Banque s’attend également à ce que la consommation et l’investissement des entreprises soient modérés au cours du premier semestre de 2025, avant de se renforcer lentement jusqu’en 2027.
Dans son deuxième scénario, la Banque suppose que l’incertitude entourant la politique commerciale américaine et les droits de douane imposés dans le premier scénario perdureront, et que les États-Unis imposeront de nouveaux droits de douane, entraînant une longue guerre commerciale à l’échelle mondiale. Sans surprise, les perspectives associées à ce scénario sont beaucoup plus sombres. Dans ce contexte, la Banque prévoit, à compter du second semestre de 2025, une récession qui durerait quatre trimestres avant de reculer lentement jusqu’en 2027. Les exportations canadiennes diminueraient considérablement jusqu’au milieu de l’année 2026 en raison des droits de douane et du ralentissement de l’économie mondiale. La croissance des exportations reprendrait au second semestre de 2026, mais resterait faible, car les droits de douane réduiraient de façon permanente la demande des États-Unis et les entreprises mettront du temps à trouver de nouveaux marchés.
Figure 9 : Prévisions quant à la croissance du PIB canadien (variation annuelle)

Version texte - Figure 9
| Scénario | Prévisions de croissance du PIB canadien (variation annuelle en %) | (annual % change) |
|---|---|---|
| Données : Banque du Canada, Rapport sur la politique monétaire, avril 2025. Source : Bureau de l’économiste en chef, Affaires mondiales Canada. | ||
| Scénario 1 | 2024 | 1,5 % |
| 2025 prévision | 1,6 % | |
| 2026 prévision | 1,4 % | |
| Scénario 2 | 2024 | 1,5 % |
| 2025 prévision | 0,8 % | |
| 2026 prévision | -0,2 % | |
Tableau 2 : Commerce canadien par secteur industriel (millions de dollars)
| Commerce canadien par secteur industriel | Exportations($ millions) | Exportations (T/T %) | Exportations (Variation annuelle) | Importations ($millions) | Importations (T/T %) | Importations (Variation annuelle) |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Remarque : La variation trimestrielle est la variation depuis le trimestre précédent. La variation cumulative est la variation de janvier jusqu’au dernier mois comparativement à la même période de l’exercice précédent. Données : Statistique Canada, tableaux 36-10-0019-01 et 36-10-0021-01. Données calculées sur la base de la balance des paiements et désaisonnalisées. Source : Bureau de l’économiste en chef, Affaires mondiales Canada. | ||||||
| Biens | 211 998 $ | 5,3 % | 11,0 % | 212 467 $ | 5,3 % | 11,1 % |
| Produits primaires | 121 671 $ | 3,1 % | 9,0 % | 66 437 $ | 1,1 % | 8,9 % |
| Produits énergétiques | 47 123 $ | 3,9 % | 7,1 % | 10 695 $ | 6,4 % | -0,3 % |
| Produits non primaires | 84 814 $ | 8,6 % | 14,3 % | 139 028 $ | 7,9 % | 12,7 % |
| Machines et matériel industriels | 14 576 $ | 13,5 % | 17,3 % | 24 342 $ | 10,3 % | 8,5 % |
| Machines et matériel électroniques | 9 563 $ | 6,2 % | 15,3 % | 24 491 $ | 8,2 % | 14,5 % |
| Véhicules automobiles et pièces | 26 506 $ | 13,1 % | 7,9 % | 38 890 $ | 9,3 % | 11,2 % |
| Aéronefs et autre matériel de transport | 8 489 $ | 0,3 % | 17,0 % | 7 800 $ | 12,1 % | 20,0 % |
| Biens de consommation | 25 680 $ | 5,4 % | 18,5 % | 43 505 $ | 4,5 % | 14,5 % |
| Services | 53 994 $ | -0,3 % | -1,9 % | 54 885 $ | -0,2 % | 0,9 % |
| Commerciaux | 31 488 $ | 0,8 % | 0,8 % | 31 057 $ | 3,3 % | 3,4 % |
| Voyages | 16 370 $ | -2,9 % | -7,1 % | 14 392 $ | -4,8 % | -1,1 % |
| Transports | 5 713 $ | 1,2 % | -0,5 % | 8 961 $ | -4,3 % | -4,1 % |
| Gouvernement | 423 $ | 3,9 % | -1,4 % | 475 $ | 0,4 % | 0,0 % |
| Total de biens et services | 265 992 $ | 4,1 % | 8,1 % | 267 352 $ | 4,1 % | 8,8 % |
Tableau 3 : Commerce canadien de marchandises par partenaire commercial (millions de dollars)
| Commerce de biens canadiens par partenaire commercial | Exportations($ millions) | Exportations (T/T %) | Exportations (Variation annuelle) | Importations ($millions) | Importations (T/T %) | Importations (Variation annuelle) |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Remarque : Le total de la région de l’Indo-Pacifique ne comprend que les neufmarchés pour lesquels des données sont disponibles. La variation trimestrielle est la variation depuis le trimestre précédent. La variation cumulative est la variation de janvier jusqu’au dernier mois comparativement à la même période de l’exercice précédent. Données : Statistique Canada, tableau 36-10-0023-01. Données calculées sur la base de la balance des paiements et non désaisonnalisées. Source : Bureau de l’économiste en chef, Affaires mondiales Canada. | ||||||
| États-Unis | 163 574 $ | 7,9 % | 12,9 % | 132 273 $ | 5,6 % | 9,8 % |
| Mexique | 2 317 $ | 1,4 % | -2,9 % | 7 811 $ | 4,0 % | 12,1 % |
| Union européenne | 9 667 $ | -2,0 % | 20,5 % | 18 696 $ | 1,3 % | 3,0 % |
| Allemagne | 1 817 $ | -5,4 % | 13,6 % | 4 727 $ | -4,0 % | -2,1 % |
| France | 1 081 $ | -19,1 % | 3,4 % | 1 733 $ | 11,4 % | 11,9 % |
| Royaume-Uni | 8 485 $ | -1,4 % | 33,9 % | 3 109 $ | 20,4 % | 26,0 % |
| Région Indo-pacifique | 18 509 $ | 1,6 % | -0,6 % | 30 386 $ | 6,4 % | 11,1 % |
| Chine | 8 640 $ | 11,0 % | 19,0 % | 16 349 $ | 6,3 % | 8,3 % |
| Japon | 3 779 $ | 1,5 % | -1,4 % | 4 082 $ | 3,5 % | -2,0 % |
| Corée du sud | 1 837 $ | -4,6 % | -11,7 % | 4 024 $ | 4,5 % | 16,4 % |
| Inde | 886 $ | -30,6 % | -43,6 % | 1 863 $ | 17,5 % | 32,7 % |
| Tous les autres pays | 9 446 $ | -6,2 % | -11,6 % | 20 192 $ | 5,9 % | 27,2 % |
| Total du commerce de biens | 211 988 $ | 5,3 % | 11,0 % | 212 467 $ | 5,3 % | 11,1 % |
Tableau 4 : Commerce canadien de services par partenaire commercial (millions de dollars)
| Commerce de services canadiens par partenaire commercial | Exportations($ millions) | Exportations (T/T %) | Exportations (Variation annuelle) | Importations ($millions) | Importations (T/T %) | Importations (Variation annuelle) |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Remarque : Le total de la région de l’Indo-Pacifique ne comprend que les neufmarchés pour lesquels des données sont disponibles, La variation trimestrielle est la variation depuis le trimestre précédent. La variation cumulative est la variation de janvier jusqu’au dernier mois comparativement à la même période de l’exercice précédent. Données : Statistique Canada, tableau12-10-0157-01. Données calculées sur la base de la balance des paiements et non désaisonnalisées. Source : Bureau de l’économiste en chef, Affaires mondiales Canada. | ||||||
| États-Unis | 27 379 $ | -0,9 % | 1,7 % | 30 002 $ | -0,4 % | -2,4 % |
| Mexique | 939 $ | 1,4 % | -2,9 % | 1 557 $ | -0,2 % | 10,1 % |
| Union européenne | 6 144 $ | 4,2 % | -4,6 % | 7 559 $ | 0,5 % | 6,2 % |
| Allemagne | 1 026 $ | -0,1 % | -3,6 % | 1 149 $ | -0,3 % | 2,7 % |
| France | 1 674 $ | 15,6 % | -7,6 % | 1 244 $ | 0,8 % | 6,8 % |
| Royaume-Uni | 2 644 $ | -0,8 % | 1,3 % | 2 850 $ | 3,7 % | 6,5 % |
| Région Indo-pacifique | 8 879 $ | -1,3 % | -8,3 % | 6 279 $ | -2,2 % | 2,0 % |
| Inde | 3 808 $ | -4,4 % | -9,4 % | 889 $ | 0,5 % | 3,5 % |
| Chine | 2 038 $ | 3,8 % | -8,3 % | 1 016 $ | -5,0 % | 1,6 % |
| Hong Kong | 762 $ | 0,9 % | -2,6 % | 1 641 $ | -2,4 % | 1,8 % |
| Australie | 685 $ | -4,2 % | -8,9 % | 439 $ | -0,7 % | 2,3 % |
| Tous les autres pays | 8 009 $ | -1,3 % | -5,1 % | 6 638 $ | 0,1 % | 5,1 % |
| Total du commerce de services | 53 994 $ | -0,3 % | -1,9 % | 54 885 $ | -0,2 % | 0,9 % |
Bibliographie
Americas Market Intelligence, Perspectives économiques de l’Amérique latine, 18 février 2025.
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