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Rapport trimestriel sur l’économie et le commerce : 2024 - Trimestriel 4

ISSN 2819-4071

Avril 2025

Table des matières

Faits saillants

Tableau 1 : Quatrième trimestre de 2024

Quatrième trimestre de 2024Variation T4 2024 par rapport au T3 2024Variation (%) pour 2024
Notes : * Le PIB correspond aux variations trimestrielles en taux annualisés.
Données: Oxford Economics, Bureau d’analyse économique des Pays-Bas, Statistique Canada.
Source: Bureau de l’économiste en chef, Affaires mondiales Canada.
PIB mondial réel*3,4 %2,8 %
Volume du commerce mondial de marchandises0,7 %1,8 %
PIB canadien réel*2,6 %1,5 %
Exportations canadiennes (marchandises et services)3,3 %1,8 %
Importations canadiennes (marchandises et services)2,8 %2,8 %

Croissance accrue du PIB mondial au quatrième trimestre grâce à la Chine

Le PIB mondial a augmenté de 3,4 % (taux annualisé) au quatrième trimestrede 2024, ce qui représente la croissance trimestrielle la plus forte de l’année. Les économies émergentes ont été à l’origine de cette augmentation, grâce à la croissance de 5,6 % de leur PIB, principalement sous l’impulsion de la Chine (7,5 %). En revanche, les économies avancées ont connu leur deuxième croissance trimestrielle la plus faible de 2024, avec un modeste taux de 1,8 %.

Le taux de croissance de la Chine au quatrième trimestre était le plus élevé depuis la reprise qui a suivi la pandémie. Cette amélioration de l’économie chinoise est principalement attribuable au fait que le Nouvel An lunaire a eu lieu tôt dans l’année ainsi qu’aux inquiétudes à l’égard des droits de douane: pour ces deux raisons, les commandes dans ce pays ont été devancées. Les conditions météorologiques favorables ont également favorisé cette croissance.

Le Japon a aussi connu une croissance plus rapide au quatrième trimestre (2,2 %) qu’au troisième trimestre (1,4 %) grâce à la contribution des échanges commerciaux nets. Aux États-Unis, la croissance durant le quatrième trimestre (2,4 %) a été plus modérée qu’au cours des deux trimestres précédents en raison de la baisse des investissements et des exportations.

Le rendement économique de la zone euro a stagné au quatrième trimestre. On observe en France une baisse (-0,4 %), qui est attribuable au retour des conditions économiques normales après les Jeux olympiques et paralympiques de Paris, ainsi qu’une baisse également en Allemagne (-0,8 %) en raison de la diminution des exportations. De même, le Royaume-Uni a connu une croissance modeste de 0,4 %, ce qui représente le deuxième trimestre consécutif de résultats relativement stables après la contraction de 0,1 % au troisième trimestre, tandis que l’Italie a connu une légère croissance de 0,5 % après la quasi-stabilité de sa croissance au troisième trimestre.

Figure 1 : Croissance du PIB réel des principales économies (taux annualisé de la variation durant le trimestre)

Figure 1 : Croissance du PIB réel des principales économies (taux annualisé de la variation durant le trimestre)
Version texte - Figure 1
Croissance du PIB réel, principales économies (variation trimestrielle en  %, annualisée)2024 - T4
Données: Oxford Economics, consulté le 2025-03-31.
Source: Bureau de l’économiste en chef, Affaires mondiales Canada.
Monde3,4 %
Économies avancées1,8 %
Économies émergentes5,6 %
Canada2,6 %
Chine7,5 %
France-0,4 %
Allemagne-0,8 %
Italie0,5 %
Japon2,2 %
Royaume-Uni0,4 %
États-Unis2,4 %

Le commerce mondial au quatrième trimestre de 2024 a continué d’augmenter malgré le risque d’obstacles au commerce

Les échanges commerciaux de marchandises dans le monde ont augmenté de 0,7 % au quatrième trimestre de 2024, ce qui représente la sixième hausse trimestrielle consécutive. Cette croissance régulière a été accueillie favorablement étant donné l’incertitude qui règne dans le monde. En effet, de nombreux pays ont connu des changements de gouvernement en 2024, et certains ont adopté de nouvelles politiques dans le secteur industriel et celui du commerce international. Si les subventions nationales demeurent l’instrument stratégique le plus répandu dans le secteur industriel, les politiques sur les importations telles que les droits de douane gagnent en importance dans le discours public, ce qui met en péril la croissance continue du commerce mondial (New Industrial Policy Observatory, 2025).

Les exportations de marchandises des pays émergents ont augmenté de 2,6 %. La Chine a enregistré une hausse de 5,1 % de ses exportations, ce qui est en partie attribuable à l’expédition de marchandises qui étaient potentiellement stockées, en particulier vers les États-Unis dans les secteurs de l’automobile et de la machinerie électrique.

D’autre part, les économies avancées ont connu une baisse de leurs exportations (-0,2 %), et les États-Unis (‑2,7 %) y ont contribué de manière substantielle. Cette baisse est attribuable à la faible demande mondiale et à la force du dollar américain. En outre, le Royaume-Uni a enregistré une baisse de 6,9 % de ses exportations.

Les importations des économies avancées ont augmenté de 0,2 %, tandis que celles des marchés émergents, de 1,3 %. Le Royaume-Uni et les pays d’Amérique latine sont en tête de leur groupe de pays respectif. Les importations des États-Unis ont connu une augmentation mensuelle considérable en novembre (4,2 %) et en décembre 2024 (3,8 %), principalement parce que des entreprises ont expédié des marchandises qui étaient stockées en prévision de l’imposition potentielle de droits de douane selon une analyse d’Oxford Economics. Pour leur parti, les pays avancés de l’Asie, à l’exclusion du Japon, ont vu leurs importations augmenter de 2,4 %, tandis que leurs exportations ont grimpé de 1,9 %.

La production industrielle mondiale a continué de dépasser les échanges commerciaux de marchandises dans le monde et elle a connu un taux de croissance de 1 % au quatrième trimestre. Cette croissance est surtout attribuable aux pays émergents (1,6 %), en particulier à la Chine (2,5 %).

Figure 2 : Échanges commerciaux de marchandises dans le monde et production industrielle (indice du T1 en 2021 = 100)

Figure 2 : Échanges commerciaux de marchandises dans le monde et production industrielle (indice du T1 en 2021 = 100)
Version texte - Figure 2
World merchandise trade and industrial production volume (Indice 2021 T1 = 100)Volume du commerce mondial de marchandisesProduction industrielle mondiale en volume
Données: Netherland Bureau for Economic Analysis; Oxford Economics. Consulté le 26 février 2025.
Source: Bureau de l’économiste en chef, Affaires mondiales Canada.
2021 T1100,0 %100,0 %
2021 T2101,7 %101,8 %
2021 T3101,4 %101,8 %
2021 T4104,3 %103,4 %
2022 T1104,3 %104,2 %
2022 T2105,4 %103,6 %
2022 T3106,5 %104,1 %
2022 T4104,6 %104,8 %
2023 T1104,6 %105,4 %
2023 T2103,5 %105,8 %
2023 T3103,8 %105,8 %
2023 T4104,5 %106,1 %
2024 T1104,4 %106,7 %
2024 T2105,2 %107,9 %
2024 T3106,4 %107,1 %
2024 T4107,4 %108,9 %

Ralentissement de la croissance mondiale en raison de l’incertitude sur la scène politique en 2025

Depuis le début de l’année, les droits de douane et l’incertitude politique dans le monde sont devenus des risques de plus en plus importants et ont une incidence négative sur la croissance mondiale. Par conséquent, Oxford Economics a revu à la baisse ses prévisions quant à la croissance mondiale en 2025 et estime désormais que le PIB mondial augmentera de 2,6 %. Il s’agirait de la croissance mondiale la plus faible depuis la crise financière mondiale (exception faite de 2020). Ce rajustement à la baisse tient principalement à la faible croissance du PIB en Amérique du Nord.

L’économie américaine a subi de nouvelles pressions à la baisse au début de 2025 en partie en raison de l’imposition par les États-Unis, le 12mars dernier, de droits de douane sur l’acier et l’aluminium à l’échelle mondiale ainsi que l’annonce par les États-Unis de droits de douane réciproques le 2 avril. Oxford Economics a abaissé ses prévisions pour 2025 aux États-Unis à 2 % en raison de la faible croissance en début d’année et de l’incertitude générale qui entoure les politiques tarifaires et de dépenses publiques des États-Unis, qui auront des effets sur l’investissement des entreprises, la consommation et le commerce.

Pour sa part, la zone euro devrait connaître en 2025 une croissance modeste de 0,9 % en raison des grandes incertitudes politiques. Les prévisions pour 2026 sont légèrement plus élevées, notamment en raison de la possible augmentation des dépenses militaires de l’UE.

Les marchés émergents devraient croître de 4 % et 3,9 % en 2025 et 2026 respectivement sous l’impulsion de la Chine et de l’Inde. La croissance en Chine devrait ralentir pour se chiffrer à 4,6 % en 2025 en raison de la faiblesse du marché immobilier et de l’incertitude qui entoure les politiques commerciales. Toutefois, l’augmentation des droits de douane des États-Unis pourrait avoir des répercussions commerciales directes moins fortes en Chine en raison de la diversification commerciale de ce pays depuis 2018.

Figure 3 : Prévisions quant à la croissance du PIB mondial (variation annuelle en  %)

Figure 3 : Prévisions quant à la croissance du PIB mondial (variation annuelle en  %)
Version texte - Figure 3
Prévisions de croissance du PIB mondial (variation annuelle en  %)2024 (e)2025 (f)2026 (f)
e: estimation
p: prévisions
Données: Oxford Economics, consulté le 19 mars 2025.
Source: Bureau de l’économiste en chef, Affaires mondiales Canada.
PIB mondial4,2 %4,0 %3,9 %
Économies avancées1,8 %1,5 %1,8 %
Marchés émergents et économies en développement2,8 %2,6 %2,8 %

Forte croissance au Canada au quatrième trimestre grâce aux dépenses des consommateurs et des entreprises

Le PIB réel canadien a augmenté de 2,6 % (taux annualisé) au quatrième trimestrede 2024, ce qui renforce la solide tendance à la hausse qui a été observée au cours de l’année. La consommation des ménages, les exportations et les investissements des entreprises ont contribué à cette croissance.

Les dépenses de consommation ont connu leur plus forte croissance depuis le deuxième trimestrede 2022: elles ont augmenté de 5,6 % en raison de la hausse des dépenses dans le secteur des véhicules neufs, des services financiers et des services de télécommunication. Quant aux dépenses publiques, elles ont augmenté pour le quatrième trimestre consécutif (1,4 %), mais à un rythme beaucoup plus lent qu’au trimestre précédent (5,4 %).

Les investissements des entreprises ont augmenté de 10,7 %, stimulés par la hausse de 16,7 % des investissements dans les structures résidentielles. Les trois composantes de la construction résidentielle (nouvelles constructions, rénovations et transferts pour revente) ont augmenté au quatrième trimestrede 2024. À la fois, l’investissement non résidentiel a augmenté de 8 %, principalement grâce au secteur des machines et des appareils (ce qui englobe les machines industrielles, les avions et les autres appareils de transport ainsi que les pièces détachées), qui ont augmenté de 17,9 %.

Les exportations de biens et de services ont connu un essor plus rapide (7,4 %, annualisé) que les importations (5,4 %), ce qui contribué à la croissance du PIB. Les principaux produits ayant contribué à la croissance des exportations sont l’or, l’argent et les métaux du groupe du platine sous forme brute, le pétrole brut et le bitume ainsi que les voitures et les véhicules utilitaires légers.

Au quatrième trimestrede 2024, 97 200 emplois ont été créés par rapport au nombre d’emplois au troisième trimestre, principalement dans les secteurs des services, comme celui du commerce de gros et de détail et celui des services aux entreprises, des services relatifs aux bâtiments et des autres services de soutien. Cependant, le chômage a augmenté: 53 500 personnes de plus étaient sans emplois. Bien que les gains nets d’emploi aient été positifs, le taux de chômage a augmenté à 6,7 % au quatrième trimestre en raison du nombre accru de demandeurs d’emploi. Le nombre de chômeurs âgés de 25 à 54 ans a augmenté plus rapidement que celui des jeunes chômeurs, ce qui marque un changement par rapport aux tendances précédentes où le chômage chez les jeunes augmentait plus rapidement.

L’inflation au Canada a fluctué entre 1,8 % et 2 % en glissement annuel au quatrième trimestre, et la Banque du Canada a abaissé son taux directeur de 50 points de base en octobre et de nouveau en décembre.

Figure 4 : Croissance du PIB réel canadien (variation trimestrielle en  %, annualisée)

Figure 4 : Croissance du PIB réel canadien (variation trimestrielle en  %, annualisée)
Version texte - Figure 4
Croissance du PIB réel canadien (variation trimestrielle en  %, annualisée)T1 2023T2 2023T3 2023T4 2023T1 2024T2 2024T3 2024T4 2024
Données: Tableau 36-10-0104-01 de Statistique Canada, consulté le 28 février 2025.
Source: Bureau de l’économiste en chef, Affaires mondiales Canada.
Croissance du PIB3,9 %0,8 %-0,6 %0,7 %1,8 %2,8 %2,2 %2,6 %

Les secteurs des services, toujours un moteur de croissance du PIB

La croissance du PIB dans les secteurs des services (0,5 %) et des biens (0,4 %) au quatrième trimestre a été généralisée: 13 des 19 secteurs affichaient une augmentation. Le secteur des services est en tête depuis onzetrimestres consécutif; le commerce de détail (1,6 %), le commerce de gros (1,5 %) ainsi que les arts, spectacles et activités récréatives (1,3 %) sont les principaux moteurs de cette croissance au quatrième trimestre.

Quatre secteurs ont progressé de 1,5 milliard de dollars ou plus au quatrième trimestre. Bien qu’il n’ait pas progressé au rythme le plus rapide, le secteur de l’immobilier, de la location et de la location à bail est celui dont la valeur a le plus augmenté. En effet, ce secteur a connu une hausse de 2,7 milliards de dollars (soit de 0,9 %) et a bénéficié de la baisse des taux d’intérêt. Les secteurs du commerce de détail et de gros (avec en tête les concessionnaires de véhicules automobiles et vendeurs de pièces de rechange ainsi les vendeurs de machinerie, d’équipement et de fournitures) et le secteur de la construction (grâce à la construction de maisons unifamiliales et d’appartements et à la rénovation résidentielle) sont ceux qui ont connu la croissance la plus forte, à savoir une augmentation de 1,8 milliard de dollars pour chacun d’entre eux.

Toutefois, cette croissance a été contrebalancée par la baisse de 942 millions de dollars (-0,5 %) dans le secteur manufacturier, en particulier dans la fabrication de produits chimiques et la première transformation des métaux, qui ont enregistré les baisses les plus importantes. En outre, les services publics ont enregistré une baisse de 448 millions de dollars (-1 %). Celle-ci est principalement attribuable au recul qu’ont connu la distribution du gaz naturel (-5,3 %) et la production d’électricité en raison de l’intensification de la sécheresse dans certaines régions du pays.

Figure 5 : PIB du Canada aux prix de base par secteur pour le T4 (variation trimestrielle en  %)

Figure 5 : PIB du Canada aux prix de base par secteur pour le T4 (variation trimestrielle en  %)
Version texte - Figure 5
PIB du Canada aux prix de base par industrie pour le T4(variation trimestrielle en  %)
Données: Tableau 36,10,0,49,01 de Statistique Canada. Consulté le 31 mars 2,25.
Source: Bureau de l’économiste en chef, Affaires mondiales Canada.
Vente au détail1,6 %
Vente en gros1,5 %
Arts, spectacles et loisirs1,3 %
Extraction minière, pétrolière et gazière1,1 %
Construction1,1 %
Hébergement et services de restauration1,0 %
Services immobiliers et services de location0,9 %
Soins de santé et aide sociale0,7 %
Toutes les industries0,5 %
Agriculture, foresterie, pêche et chasse0,4 %
Gestion administrative des déchets0,3 %
Finance et assurances0,3 %
Transports et entreposage0,2 %
Services professionnels, scientifiques et techniques0,2 %
Éducation-0,1 %
Administration publique-0,1 %
Information et industries culturelles-0,4 %
Fabrication-0,5 %
Autres services (sauf transports en commun)-0,7 %
Services publics-1,0 %

Les exportations de biens et de services enregistrent la plus forte hausse de 2024 au quatrième trimestre

En 2024, les exportations et importations de biens et services ont connu leur plus forte croissance au quatrième trimestre, où elles ont augmenté respectivement de 3,3 % et de 2,8 %.

La hausse des exportations de biens au quatrième trimestre (4,6 %) concerne toutes les catégories de produits, à l’exception des minerais métalliques et des minéraux non métalliques. L’augmentation la plus rapide des exportations concerne les produits minéraux métalliques et non métalliques (12,9 %), en particulier l’or, l’argent et le platine bruts, principalement à destination du Royaume-Uni, et s’explique par l’augmentation des prix (6,4 %) et des quantités (6,7 %).

Bien que trois des quatre catégories de services aient enregistré une croissance au quatrième trimestrede 2024, les exportations totales de services ont diminué de 1 %. Cela est attribuable à la diminution de 4 % des services de voyage, ce qui représente le troisième trimestre consécutif à la baisse après une période de croissance régulière depuis le premier trimestrede 2021. Cela a coïncidé avec la diminution des dépenses des étudiants étrangers au Canada ainsi que la diminution du nombre de permis d’études délivrés. Environ 111 000permis d’études ont été délivrés au quatrième trimestrede 2024, composante à 163 000 au quatrième trimestre de l’année précédente.

Les importations ont augmenté dans neuf des onzecatégories de biens après avoir légèrement diminué au troisième trimestre. Les minerais métalliques et les minéraux non métalliques (27,4 %) sont à l’origine de cette augmentation en raison de la hausse des prix. Pour leur part, les importations de services ont augmenté de 1,7 % grâce à l’augmentation des dépenses des voyageurs canadiens à l’étranger.

Figure 6 : Commerce international du Canada par produit (T4 2024, variation trimestrielle en  %)

Figure 6 : Commerce international du Canada par produit (T4 2024, variation trimestrielle en  %)
Version texte - Figure 6
Commerce international du Canada par produit (T4 2024, variation trimestrielle en  %)ExportationsImportations
Données: Tableaux 36-10-0019-01 et 36-10-0021-01 de Statistique Canada. Données sur la base de la balance des paiements, désaisonnalisées. Consulté le 27 février 2025.
Source: Bureau de l’économiste en chef, Affaires mondiales Canada.
Produits minéraux métalliques et non métalliques12,9 %-2,7 %
Produits énergétiques5,3 %4,8 %
Biens de consommation5,2 %4,5 %
Produits forestiers et matériaux de construction et d'emballage4,2 %1,1 %
Produits agricoles, halieutiques et produits alimentaires intermédiaires3,9 %2,6 %
Total des biens et services3,3 %2,8 %
Aéronefs et pièces3,2 %8,2 %
Équipement et pièces électroniques et électriques2,6 %2,5 %
Transportation services2,0 %2,2 %
Transports1,7 %2,3 %
Produits chimiques, matières plastiques, caoutchouc1,6 %2,8 %
Machineries industrielles, équipement et pièces0,9 %-0,5 %
Services gouvernementaux0,2 %1,3 %
Services commerciaux0,1 %0,4 %
Minerais métalliques et minéraux non métalliques-3,3 %27,4 %
Voyage-4,0 %4,0 %

Croissance notable des exportations de biens vers l’Union européenne et le Royaume-Uni au quatrième trimestre

Au quatrième trimestre, les exportations de biens vers les États-Unis ont augmenté de 3,7 %, tandis que les importations de biens ont augmenté de 3,8 %, ce qui représente la plus forte croissance trimestrielle de 2024 dans les deux sens. La croissance des exportations a été généralisée; les produits énergétiques, les produits de base et semi-finis en métaux non ferreux et alliages de métaux non ferreux, les produits pharmaceutiques ainsi que les biens et fournitures divers (en particulier les batteries pour véhicules électriques) ont connu la plus forte progression, ce à quoi s’ajoute l’augmentation des transferts d’or.

Les exportations de biens vers les pays autres que les États-Unis ont augmenté de manière notable, soit de 7,4 % au quatrième trimestre, pour connaître la croissance la plus rapide depuis le quatrième trimestre de 2023. Cette croissance est attribuable notamment à l’augmentation de 11,4 % des exportations vers l’Union européenne. Les exportations vers l’Italie (77,4 %), l’Espagne (68,7 %) et la France (38,9 %) ont été les plus importantes. Les exportations de produits agricoles, de la pêche et de produits alimentaires intermédiaires (les céréales en particulier) ont fortement augmenté vers ces trois pays au quatrième trimestre, de même que les exportations d’aéronefs, d’autres appareils et de pièces vers l’Italie et la France. En outre, les exportations vers le Royaume-Uni ont augmenté pour le sixième trimestre (14,1 %), principalement en raison de la hausse des exportations d’or brut, compte tenu de son rôle de plaque tournante dans le secteur financier.

Les importations en provenance des pays autres que les États-Unis ont augmenté pour le troisième trimestre consécutif (1,8 %). Cette hausse concerne principalement le Mexique (5,1 %) et la Corée du Sud (7,9 %). Toutefois, cette hausse a été partiellement atténuée par la baisse des marchandises importées de l’UE (‑3,9 %); les importations du Canada en provenance des Pays-Bas ont chuté fortement (‑31,1 %).

Figure 7 : Commerce de marchandises du Canada, par partenaire commercial principal (T4 2024, variation trimestrielle en  %)

Figure 7 : Commerce de marchandises du Canada, par partenaire commercial principal (T4 2024, variation trimestrielle en  %)
Version texte - Figure 7
Commerce de marchandises du Canada, par principal partenaire commercial (T4 2024, variation trimestrielle en  %)ExportationsImportations
Données: Tableau 36-10-0023-01 de Statistique Canada. Données sur la base de la balance des paiements, désaisonnalisées. Consulté le 27 février 2025. L’Union européenne exclut le Royaume-Uni.
Source: Bureau de l’économiste en chef, Affaires mondiales Canada.
États-Unis3,7 %3,8 %
Chine-2,2 %1,9 %
Union européenne11,4 %-3,9 %
Reste du monde8,7 %4,8 %

Les exportations de services ont connu une baisse généralisée au quatrième trimestre

Les exportations de services ont diminué à chaque trimestre en 2024. Au quatrième trimestre, les exportations de services ont baissé de 1 %, principalement en raison du secteur des services de voyage. Les exportations de services vers les États-Unis ont connu une baisse notable de 131 millions de dollars (-0,5 %) après deux trimestres consécutifs de croissance.

Les exportations de services vers les pays autres que les États-Unis ont diminué de 1,5 % et ont été largement tirées vers le bas par l’UE, dont les importations ont diminué de 153 millions de dollars (2,6 %). Cette baisse est particulièrement attribuable à la réduction de 7,7 % des exportations de services vers la France. De plus, les exportations de services vers le Mexique et le Royaume-Uni ont diminué respectivement de 11,8 % et de 5 % au quatrième trimestre de 2024, après avoir connu une augmentation significative au troisième trimestrede 2024.

Les frais de scolarité et de subsistance que les étudiants étrangers paient au Canada sont comptabilisés dans la catégorie des exportations dans le secteur des voyages; la plus forte baisse des permis d’études délivrés au quatrième trimestre concerne les étudiants indiens, qui ont obtenu 38 000 permis d’études de moins par rapport à la même période en 2023. En conséquence, la diminution des exportations de services du Canada vers l’Inde représentait plus du tiers de la diminution globale des exportations de services du Canada au quatrième trimestrede 2024 par rapport au quatrième trimestrede 2023.

Les importations de services en provenance de pays autres que les États-Unis ont augmenté de 4,9 % au quatrième trimestre. Cette hausse concerne principalement l’Italie (11,6 %), la France (10,5 %) et l’Espagne (10,5 %). Ce sont les services de voyage qui ont le plus contribué à la croissance globale des importations de services. Cela s’explique en grande partie par l’augmentation des dépenses des Canadiens à l’étranger, en particulier dans les pays autres que les États-Unis. En effet, le nombre de résidents canadiens revenant d’un pays autre que les États-Unis a augmenté de 11,2 % au quatrième trimestre.

Parallèlement, les importations de services en provenance des États-Unis ont diminué de 0,8 %. Le nombre de voyageurs canadiens rentrant des États-Unis au quatrième trimestre n’a augmenté que de 0,4 %, par rapport à 2,9 % au troisième trimestrede 2024.

Figure 8 : Commerce de services du Canada, par partenaire commercial principal (T4 2024, variation trimestrielle en  %)

Figure 8 : Commerce de services du Canada, par partenaire commercial principal (T4 2024, variation trimestrielle en  %)
Version texte - Figure 8
Commerce de services du Canada, par principal partenaire commercial (T4 2024, variation trimestrielle en  %)ExportationsImportations
Données: Tableau 12-10-0157- 01 de Statistique Canada. Données sur la base de la balance des paiements, désaisonnalisées. Consulté le 27 février 2025. L’Union européenne exclut le Royaume-Uni.
Source: Bureau de l’économiste en chef, Affaires mondiales Canada.
États-Unis-0,5 %-0,8 %
Chine-1,8 %4,6 %
Union européenne-2,6 %6,1 %
Reste du monde-1,1 %4,4 %

Incertitude importante pour l’économie canadienne en 2025

L’économie canadienne a été relativement forte au quatrième trimestre de 2024 : la croissance du PIB a dépassé les attentes malgré les faiblesses du marché du travail.

Avant que les politiques commerciales suscitent de l’incertitude, les prévisions de janvier 2025 de la Banque du Canada prévoyaient une croissance de 1,8 % en 2025, stimulée par l’augmentation des dépenses des ménages et de l’investissement résidentiel. Il s’agit d’une amélioration de 0,5 point de pourcentage par rapport à l’estimation en 2024, ce qui témoigne d’une dynamique économique positive. Cependant, cela ne tenait pas compte des répercussions potentielles de droits de douane généralisés. La Banque du Canada diffusera ses prochaines prévisions le 16avril.

Étant donné que la situation évolue rapidement et suscite beaucoup d’incertitudes, les prévisions quant à la croissance du PIB en 2025 varient de 1,1 % à 2 %. Par exemple, Oxford Economics a prévu en mars que le différend commercial entre les États-Unis et le Canada pourrait ralentir la croissance du PIB du Canada et faire en sorte qu’il soit seulement de 1,1 % en 2025, ce qui pourrait aboutir à une croissance nulle en 2026. Dans le cadre de ses prévisions, Oxford Economics suppose que les États-Unis imposeront des droits de douane de 25 % sur les produits canadiens (et de 10 % sur les produits énergétiques) et que le Canada réagira en imposant des droits de douane sur des importations américaines d’une valeur de 155 milliards de dollars.

De plus, Oxford Economics estime que l’imposition de droits de douane ferait augmenter les prix, ce qui ferait grimper à 3,8 % (en glissement annuel) le taux d’inflation au Canada d’ici le milieu de 2025. À cela s’ajoutent la fin de l’exonération de la TPS et l’affaiblissement du dollar canadien.

Alors que le marché du travail reste au ralenti et que l’économie continue d’enregistrer une modeste offre excédentaire, Oxford Economics estime que le conflit commercial pourrait entraîner la perte de 180 000 emplois au cours de la prochaine année, ce qui ferait augmenter davantage le taux de chômage, lequel pourrait atteindre 7,7 % d’ici le milieu de 2025. Ces pertes d’emploi, combinées à la hausse des prix, risqueraient alors de réduire les dépenses de consommation et de freiner encore plus la croissance économique.

Figure 9 : Prévisions de croissance du PIB canadien (variation annuelle en  %)

Figure 9 : Prévisions de croissance du PIB canadien (variation annuelle en  %)
Version texte - Figure 9
Prévisions de croissance du PIB canadien (variation annuelle en  %)(annual  % change)
Données: Prévisions d’Oxford Economics (14 mars 2025).
Source: Bureau de l’économiste en chef, Affaires mondiales Canada.
20241,5 %
20251,1 %
20260,0 %

Tableau 2 : Commerce canadien par secteur industriel (millions de  $)

Commerce canadien par secteur industrielExportations( $ millions)Exportations (T/T  %)Exportations (Variation annuelle)Importations ( $millions)Importations (T/T %)Importations (Variation annuelle)
Remarque: La variation trimestrielle est le changement par rapport au trimestre précédent, et la variation cumulative est le changement cumulé depuis le début de l’année (de janvier jusqu’au mois le plus récent) comparativement à la même période de l’année précédente.
Données: StatistiqueCanada. Tableaux 36-10-0019-01 et 36-10-0021-01. Données sur la base de la balance des paiements, désaisonnalisées.
Source: Bureau de l’économiste en chef, Affaires mondiales Canada.
Biens201 175 $4,6 %1,1 %201 618 $3,0 %1,9 %
Produits primaires118 392 $5,9 %1,9 %65 429 $3,1 %1,4 %
Produits énergétiques45 711 $5,3 %1,6 %9 702 $4,8 %-12,4 %
Produits non primaires77 579 $2,9 %0,1 %128 734 $2,9 %2,2 %
Machines et matériel industriels12 743 $0,9 %-1,7 %21 755 $-0,5 %-1,9 %
Machines et matériel électroniques8 949 $2,6 %4,2 %22 379 $2,5 %1,9 %
Véhicules automobiles et pièces23 140 $1,7 %-7,2 %36 112 $2,3 %1,1 %
Aéronefs et autre matériel de transport8 430 $3,2 %5,4 %7 089 $8,2 %5,9 %
Biens de consommation24 317 $5,2 %6,3 %41 399 $4,5 %5,1 %
Services53 760 $-1,0 %4,4 %55 598 $1,7 %6,2 %
Commerciaux31 168 $0,1 %1,8 %29 934 $0,4 %2,8 %
Voyages16 164 $-4,0 %10,3 %15 303 $4,0 %12,6 %
Transports6 024 $2,0 %4,2 %9 885 $2,2 %9,0 %
Gouvernement404 $0,2 %-13,3 %475 $1,3 %-11,7 %
Total de biens et services254 935 $3,3 %1,8 %257 216 $2,8 %2,8 %

Tableau 3 : Commerce canadien de marchandises par partenaire commercial (millions de  $)

Commerce de biens canadiens par partenaire commercialExportations( $ millions)Exportations (T/T  %)Exportations (Variation annuelle)Importations ( $millions)Importations (T/T %)Importations (Variation annuelle)
Remarques: Le total pour la région Indo-Pacifique inclut uniquement les neuf marchés pour lesquels il existe des données. La variation trimestrielle est le changement par rapport au trimestre précédent, et la variation cumulative est le changement cumulé depuis le début de l’année (de janvier jusqu’au mois le plus récent) comparativement à la même période de l’année précédente.
Données: Statistique Canada. Tableau de données 36-10-0023-01. Balance des paiements, données non désaisonnalisées.
Source: Bureau de l’économiste en chef, Affaires mondiales Canada.
États-Unis151 657 $3,7 %-0,2 %124 915 $3,8 %0,8 %
Mexique2 232 $-6,1 %-2,0 %7 782 $5,1 %3,4 %
Union européenne9 766 $11,4 %-0,2 %18 547 $-3,9 %-0,8 %
Allemagne1 920 $4,2 %-5,9 %5 112 $4,3 %-5,3 %
France1 338 $38,9 %2,2 %1 543 $-1,7 %1,3 %
Royaume-Uni8 611 $14,1 %82,1 %2 474 $7,2 %-9,7 %
Région Indo-pacifique18 118 $2,0 %-2,4 %28 721 $1,1 %6,7 %
Chine7 686 $-2,2 %-2,5 %15 376 $1,0 %2,5 %
Japon3 684 $-0,1 %-5,6 %3 916 $-10,0 %7,9 %
Corée du sud1 927 $1,2 %9,3 %3 973 $7,9 %31,7 %
Inde1 319 $10,7 %3,1 %1 618 $14,5 %8,5 %
Tous les autres pays10 791 $11,5 %-2,9 %19 179 $7,0 %6,8 %
Total du commerce de biens201 175 $4,6 %1,1 %201 618 $3,0 %1,9 %

Tableau 4 : Commerce canadien de services par partenaire commercial (millions de  $)

Commerce de services canadiens par partenaire commercialExportations( $ millions)Exportations (T/T  %)Exportations (Variation annuelle)Importations ( $millions)Importations (T/T %)Importations (Variation annuelle)
Remarques: Le total pour la région Indo-Pacifique inclut uniquement les neuf marchés pour lesquels il existe des données. La variation trimestrielle est le changement par rapport au trimestre précédent, et la variation cumulative est le changement cumulé depuis le début de l’année (de janvier jusqu’au mois le plus récent) comparativement à la même période de l’année précédente.
Données: Statistique Canada. Tableau de données 12-10-0157- 01. Balance des paiements, données non désaisonnalisées.
Source: Bureau de l’économiste en chef, Affaires mondiales Canada.
États-Unis27 458 $-0,5 %1,8 %30 122 $-0,8 %0,6 %
Mexique886 $-11,8 %20,7 %1 540 $7,2 %27,9 %
Union européenne5 758 $-2,6 %8,2 %7 742 $6,1 %13,9 %
Allemagne1 011 $-2,0 %5,9 %1 200 $4,8 %18,3 %
France1 433 $-7,7 %16,6 %1 282 $10,5 %8,6 %
Royaume-Uni2 639 $-5,0 %12,4 %2 799 $1,2 %4,9 %
Région Indo-pacifique8 517 $-1,1 %5,6 %6 508 $3,2 %14,9 %
Inde3 665 $2,1 %7,5 %936 $8,3 %8,7 %
Chine1 886 $-1,8 %4,1 %1 096 $4,6 %17,9 %
Hong Kong739 $4,5 %-1,2 %1 727 $2,4 %14,5 %
Australie702 $-8,8 %10,8 %411 $3,5 %22,2 %
Tous les autres pays8 502 $1,3 %5,2 %6 887 $6,3 %15,5 %
Total du commerce de services53 760 $-1,0 %4,4 %55 598 $1,7 %6,2 %

Bibliographie

New Industrial Policy Observatory (2025). Synthèse de mars 2025.

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