Canada – Colombie : 15 années de libre-échange
Juillet 2026
ISBN 978-0-662-71126-1
Table des matières
- Résumé
- Introduction
- Commerce de marchandises
- Commerce de services
- Croissance des marges intensives et des marges extensives
- Croissance de la marge de préférence
- Utilisation des préférences tarifaires
- Conclusion
Résumé
L’Accord de libre-échange Canada-Colombie (« l’accord ») est entré en vigueur le 15 août 2011 et a entraîné une expansion importante des relations commerciales bilatérales, le commerce total de marchandises passant de 1,6 milliard de dollars en 2010 à 4,1 milliards de dollars en 2025. Toutefois, les exportations de marchandises de la Colombie vers le Canada ont augmenté plus rapidement que les exportations canadiennes dans l’autre sens. La croissance des exportations canadiennes a été relativement limitée par la taille plus petite du marché colombien, l’affaiblissement du pouvoir d’achat de la Colombie lorsque les prix des produits de base ont chuté et les réductions tarifaires unilatérales de la Colombie au début des années 2010, qui ont éliminé les droits à l’importation imposés sur plus de 3 000 lignes tarifaires et ont affaibli, sur le plan structurel, l’avantage préférentiel prévu du Canada.Note de bas de page 1
- Exportations de marchandises canadiennes : ont atteint 1,4 milliard de dollars en 2025, avec un taux de croissance annuel moyen modeste de 2,8 %. Les exportations sont réparties selon un plus large éventail de produits agroalimentaires et industriels, surtout les suivants :
- blé – 400 millions de dollars (28,6 % du total des exportations);
- potasse – 162 millions de dollars;
- lentilles – 121 millions de dollars.
- Importations de marchandises canadiennes : ont atteint 2,7 milliards de dollars en 2025, avec un taux de croissance annuelle moyenne de 9,2 %. La croissance a été fortement concentrée sur les produits primaires :
- or (argent aurifère et lingots) – plus de 40 % des importations totales (1,1 milliard de dollars);
- café non torréfié – 27 % des importations totales (745 millions de dollars);
- houille bitumineuse – 201 millions de dollars.
- Le commerce s’est étendu à une gamme plus vaste de produits, et pas seulement aux flux existants. Les produits à peine échangés avant l’accord représentaient 31,8 % de la croissance des exportations canadiennes et la majorité de la croissance des importations, même s’ils ne représentaient que 10 % des échanges commerciaux avant l’accord.
- Les exportations canadiennes ont connu la croissance la plus rapide dans les catégories où l’accord prévoyait les réductions tarifaires les plus importantes. Les produits faisant face à des réductions de 5 points de pourcentage ou plus ont augmenté de 6,0 à 6,9 % par année, tandis que les produits qui étaient déjà entrés en franchise de droits avant l’accord ont reculé de 6,8 %.Note de bas de page 2
- Le commerce bilatéral de services est passé de 220 millions de dollars en 2010 à 1,2 milliard de dollars en 2024. Les exportations canadiennes sont passées de 159 millions de dollars à 656 millions de dollars (ce qui représente une augmentation de 10,6 % par année), tandis que les importations ont augmenté plus rapidement, passant de 61 millions de dollars à 542 millions de dollars (ce qui représente une augmentation de 16,9 % par année).
- Services de voyage : Les voyages, qui ont été multipliés par huit (passant de 63 millions de dollars à 504 millions de dollars), représentent maintenant plus des trois quarts des exportations totales de services du Canada vers la Colombie.
- Les taux d’utilisation des préférences tarifaires ont atteint 76,9 % pour les exportations canadiennes et 72,8 % pour les importations canadiennes en 2024, ce qui s’est traduit par des économies de 67,5 millions de dollars sur les droits de douane imposés sur les exportations et de 14,0 millions de dollars sur les importations. Les produits agricoles ont affiché le taux d’utilisation le plus élevé des deux côtés, à 98,4 % pour les exportations et à 91,9 % pour les importations.
Introduction
L’Accord de libre-échange Canada-Colombie (« l’accord ») est entré en vigueur le 15 août 2011, et a établi un accès préférentiel aux marchés entre le Canada et l’une des plus grandes économies d’Amérique latine.Note de bas de page 3 La Colombie, qui compte plus de 53 millions d’habitants, et sa position de 4e économie en importance dans la région offrent aux exportateurs canadiens l’accès à un marché de consommation important et en pleine croissance. L’accord complétait la libéralisation tarifaire dans toutes les catégories de produits grâce à des dispositions sur la protection des investissements, l’accès aux marchés de services, les marchés publics et la transparence réglementaire. Depuis sa mise en œuvre, le commerce bilatéral de marchandises et de services s’est considérablement accru, et les entreprises des deux pays revendiquent activement les préférences tarifaires découlant de l’accord. Le présent rapport examine la trajectoire du commerce bilatéral de marchandises et de services, analyse la croissance des marges intensives et extensives, et mesure l’ampleur et l’utilisation des préférences tarifaires.
Commerce de marchandises
Depuis l’entrée en vigueur de l’accord, le commerce de marchandises entre le Canada et la Colombie a augmenté considérablement (figure 1). Les exportations canadiennes vers la Colombie ont augmenté de 65 % de 2010 à 2025, passant de 848 millions de dollars à 1,4 milliard de dollars, ce qui représente une baisse, passant d’un taux de croissance annuel composé (TCAC) de 6,9 % avant l’accord à 2,8 % après l’accord. Les importations canadiennes en provenance de la Colombie sont passées de 717 millions de dollars en 2010 à 2,7 milliards de dollars en 2025, soit près de quatre fois leur niveau d’avant l’accord, ce qui représente une légère hausse, passant d’un TCAC de 8,0 % au cours de la décennie précédant l’accord à un taux de 9,2 % après sa mise en œuvre.
Figure 1 : Commerce bilatéral de marchandises Canada–Colombie (2000-2025)

Version texte - Figure 1
| Année | Exportations canadiennes vers la Colombie | Importations canadiennes en provenance de la Colombie |
|---|---|---|
| 2000 | 0,44 G$ | 0,33 G$ |
| 2001 | 0,53 G$ | 0,42 G$ |
| 2002 | 0,42 G$ | 0,39 G$ |
| 2003 | 0,43 G$ | 0,37 G$ |
| 2004 | 0,49 G$ | 0,42 G$ |
| 2005 | 0,47 G$ | 0,58 G$ |
| 2006 | 0,55 G$ | 0,64 G$ |
| 2007 | 0,68 G$ | 0,47 G$ |
| 2008 | 0,85 G$ | 0,64 G$ |
| 2009 | 0,77 G$ | 0,73 G$ |
| 2010 | 0,85 G$ | 0,72 G$ |
| 2011 | 0,95 G$ | 0,80 G$ |
| 2012 | 1,14 G$ | 0,66 G$ |
| 2013 | 1,03 G$ | 0,69 G$ |
| 2014 | 1,28 G$ | 0,89 G$ |
| 2015 | 1,12 G$ | 0,83 G$ |
| 2016 | 1,01 G$ | 0,79 G$ |
| 2017 | 1,03 G$ | 0,98 G$ |
| 2018 | 1,10 G$ | 1,04 G$ |
| 2019 | 1,18 G$ | 0,83 G$ |
| 2020 | 1,01 G$ | 0,85 G$ |
| 2021 | 1,22 G$ | 1,31 G$ |
| 2022 | 1,54 G$ | 1,88 G$ |
| 2023 | 1,42 G$ | 1,39 G$ |
| 2024 | 1,43 G$ | 1,34 G$ |
| 2025 | 1,40 G$ | 2,73 G$ |
Données : Global Trade Atlas.
Source : Bureau de l’économiste en chef d’Affaires mondiales Canada.
Remarque : Tous les montants sont en dollars canadiens (CAD). Les bandes représentent la valeur annuelle du commerce de marchandises. Les exportations canadiennes sont présentées en valeurs positives (au-dessus de l’axe), tandis que les importations canadiennes sont présentées en valeurs négatives (sous l’axe) pour illustrer la composition des échanges commerciaux. Les données sur les exportations canadiennes sont calculées selon les données sur les importations colombiennes (en miroir). Les importations canadiennes sont déclarées directement par le Canada. La ligne verticale tiretée indique la mise en œuvre de l’Accord de libre-échange Canada-Colombie (« l’accord ») le 15 août 2011.
Source : Bureau de l’économiste en chef d’Affaires mondiales Canada; selon les calculs tirés de la base de données de l’Atlas du commerce mondial (consultée en avril 2026).
Les 10 plus importantes catégories de produits dans chaque direction commerciale représentent une grande majorité du total des flux bilatéraux et montrent une nette asymétrie dans la composition des échanges (tableau 1). Les exportations canadiennes vers la Colombie se concentrent sur les produits agroalimentaires et les intrants agricoles, principalement le blé, les lentilles, la potasse, le porc, l’huile de canola et l’orge, qui représentent ensemble la majorité des dix principales lignes. Les importations canadiennes en provenance de la Colombie sont tout aussi concentrées, mais structurellement distinctes, fortement axées sur un ensemble restreint de produits primaires : l’or et le café représentent à eux seuls près des deux tiers de toutes les importations canadiennes, tandis que l’argent aurifère et les lingots représentent collectivement plus de 40 % du total.
Tableau 1 : Les 10 principaux produits faisant l’objet d’échanges bilatéraux : Canada et Colombie (2025)
| Code SH | Description | Valeur (Million $) | Part |
|---|---|---|---|
| Exportations canadiennes vers la Colombie | |||
| 1001991090 | Autres blés, non dénommé ailleurs (nda) | 400,3 $ | 28,6 % |
| 3104202000 | Chlorure de potassium, teneur en oxyde de potassium de 58,0 % à 63,1 % en poids | 161,6 $ | 11,6 % |
| 0713409000 | Autres lentilles sèches, écossées, même décortiquées ou cassées | 120,7 $ | 8,6 % |
| 3004902400 | Autres médicaments à usage humain, pour le traitement oncologique ou le VIH | 63,9 $ | 4,6 % |
| 0203292000 | Viande de porc désossée, nda : côtelettes, côtes levées | 44,8 $ | 3,2 % |
| 0203291000 | Viande de porc désossée, nda | 27,0 $ | 1,9 % |
| 1514110000 | Huile de canola brute | 26,4 $ | 1,9 % |
| 1003900010 | Orge pour maltage ou brassage | 25,0 $ | 1,8 % |
| 0713109000 | Autres pois secs, écossés, même décortiqués ou cassés | 23,4 $ | 1,7 % |
| 3901200000 | Polyéthylène d’une densité égale ou supérieure à 0,94 | 20,6 $ | 1,5 % |
| Importations canadiennes en provenance de la Colombie | |||
| 7108120022 | Argent aurifère, sous formes brutes, à usages non monétaires, renfermant moins de 99,95 % d’or | 1 000,6 $ | 36,7 % |
| 0901110020 | Café, non torréfié, non décaféiné, non certifié biologique | 714,2 $ | 26,2 % |
| 2701120091 | Houille bitumineuse, autre que métallurgique, très volatile, non agglomérée | 201,3 $ | 7,4 % |
| 0803900090 | Bananes, autres que les bananes plantains, non certifiées biologiques, fraîches ou sèches | 64,4 $ | 2,4 % |
| 7108120011 | Barre d’or, sous formes brutes, à usages non monétaires, renfermant au moins 99,95 % d’or | 58,5 $ | 2,1 % |
| 0603110000 | Roses, coupées, fraîches | 54,0 $ | 2,0 % |
| 7108120021 | Barre d’or, sous formes brutes, à usages non monétaires, renfermant moins de 99,95 % d’or | 36,4 $ | 1,3 % |
| 2701190090 | Houilles, nda, même pulvérisées, mais non agglomérées | 36,4 $ | 1,3 % |
| 0901110010 | Café, non torréfié, non décaféiné, certifié biologique | 30,8 $ | 1,1 % |
| 0603190000 | Fleurs et boutons de fleurs, coupés, pour bouquets ou ornements, frais, nda | 29,3 $ | 1,1 % |
Remarque : Toutes les valeurs monétaires sont en millions de dollars canadiens. Les produits sont classés au niveau de la ligne tarifaire à 10 chiffres du SH et classés par valeur commerciale dans chaque direction. On entend par « part » la part du produit dans l’ensemble des échanges bilatéraux pour la direction donnée.
Source : Bureau de l’économiste en chef d’Affaires mondiales Canada; selon les calculs tirés de la base de données de l’Atlas du commerce mondial (consultée en avril 2026).
Commerce de services
Le commerce de services a augmenté plus rapidement que le commerce des marchandises après l’entrée en vigueur de l’accord. Les exportations canadiennes de services vers la Colombie sont passées de 159 millions de dollars en 2010 à 656 millions de dollars en 2024, ce qui représente un taux annuel composé de 10,6 % (figure 2). Les importations ont augmenté encore plus fortement, passant de 61 millions de dollars à 542 millions de dollars, ce qui représente un TCAC de 16,9 %.
Figure 2 : Commerce bilatéral de services Canada–Colombie (2000-2024)

Version texte - Figure 2
| Année | Exportations canadiennes vers la Colombie | Importations canadiennes en provenance de la Colombie |
|---|---|---|
| 2000 | 0,08 G$ | 0,05 G$ |
| 2001 | 0,07 G$ | 0,05 G$ |
| 2002 | 0,07 G$ | 0,03 G$ |
| 2003 | 0,07 G$ | 0,04 G$ |
| 2004 | 0,10 G$ | 0,03 G$ |
| 2005 | 0,09 G$ | 0,06 G$ |
| 2006 | 0,11 G$ | 0,04 G$ |
| 2007 | 0,10 G$ | 0,03 G$ |
| 2008 | 0,12 G$ | 0,06 G$ |
| 2009 | 0,14 G$ | 0,05 G$ |
| 2010 | 0,16 G$ | 0,06 G$ |
| 2011 | 0,18 G$ | 0,07 G$ |
| 2012 | 0,20 G$ | 0,10 G$ |
| 2013 | 0,19 G$ | 0,11 G$ |
| 2014 | 0,19 G$ | 0,09 G$ |
| 2015 | 0,19 G$ | 0,11 G$ |
| 2016 | 0,20 G$ | 0,11 G$ |
| 2017 | 0,23 G$ | 0,12 G$ |
| 2018 | 0,23 G$ | 0,15 G$ |
| 2019 | 0,30 G$ | 0,22 G$ |
| 2020 | 0,20 G$ | 0,18 G$ |
| 2021 | 0,27 G$ | 0,22 G$ |
| 2022 | 0,43 G$ | 0,18 G$ |
| 2023 | 0,58 G$ | 0,32 G$ |
| 2024 | 0,66 G$ | 0,54 G$ |
Données : Statistique Canada, tableau 36-10-0007-01.
Source : Bureau de l’économiste en chef d’Affaires mondiales Canada.
Remarque: Tous les montants sont en dollars canadiens (CAD). Les bandes représentent la valeur annuelle du commerce des services. Les exportations canadiennes sont présentées en valeurs positives (au-dessus de l’axe), tandis que les importations canadiennes sont présentées en valeurs négatives (sous l’axe) pour illustrer la composition des échanges commerciaux. Les données sont des renseignements directement obtenus de Statistique Canada. La ligne verticale tiretée indique la mise en œuvre de l’Accord de libre-échange Canada-Colombie (« l’accord ») le 15 août 2011.
Source : Bureau de l’économiste en chef d’Affaires mondiales Canada; selon les calculs tirés du tableau 36-10-0007-01 de Statistique Canada (consulté en avril 2026).
Les services de voyage constituent la composante la plus importante des exportations canadiennes de services vers la Colombie; ils représentent 76,9 % du total en 2024, après être passés de 63 millions de dollars en 2010 à 504 millions de dollars (tableau 2). Cette catégorie représente les dépenses des Colombiens qui visitent le Canada à des fins touristiques, éducatives et commerciales. Les services commerciaux représentent 16,3 % des exportations (107 millions de dollars), tandis que les services d’entretien et de réparation (28 millions de dollars) et les services d’architecture et de génie (27 millions de dollars) représentent la moitié du total commercial. Les transports et les services gouvernementaux représentent les 6,7 % restants (44 millions de dollars). Dans les sous-secteurs commerciaux, la croissance a été inégale : les services d’architecture et de génie ont quintuplé depuis 2010, tandis que les services de télécommunications ont reculé de deux tiers au cours de la même période.
Tableau 2 : Composition des exportations canadiennes de services vers la Colombie (2010 par rapport à 2024)
| Catégorie | 2010 | 2024 | Croissance | ||
|---|---|---|---|---|---|
| Valeur (Million $) | Part | Valeur (Million $) | Part | ||
| 1. Voyages | 63,0 $ | 39,6 % | 504,0 $ | 76,9 % | 700,0 % |
| 2. Transports et gouvernement | 34,0 $ | 21,4 % | 44,0 $ | 6,7 % | 29,4 % |
| 3. Services commerciaux (total) | 62,0 $ | 39,0 % | 107,0 $ | 16,3 % | 72,6 % |
| Sous-secteurs commerciaux : | |||||
| Services d’entretien et de réparation | 13,0 $ | 8,2 % | 28,0 $ | 4,3 % | 115,4 % |
| Architecture, ingénierie et autres aspects techniques | 5,0 $ | 3,1 % | 27,0 $ | 4,1 % | 440,0 % |
| Services informatiques et d’information | 4,0 $ | 2,5 % | 16,0 $ | 2,4 % | 300,0 % |
| Services de gestion | 15,0 $ | 9,4 % | 15,0 $ | 2,3 % | 0,0 % |
| Frais d’utilisation de la PI | 3,0 $ | 1,9 % | 5,0 $ | 0,8 % | 66,7 % |
| Services de location-exploitation | 1,0 $ | 0,6 % | 5,0 $ | 0,8 % | 400,0 % |
| Services de télécommunications | 12,0 $ | 7,5 % | 4,0 $ | 0,6 % | -66,7 % |
| Services financiers | 3,0 $ | 1,9 % | 4,0 $ | 0,6 % | 33,3 % |
| Autres services commerciaux | 3,0 $ | 1,9 % | 2,0 $ | 0,3 % | -33,3 % |
| Services liés au commerce | 1,0 $ | 0,6 % | 1,0 $ | 0,2 % | 0,0 % |
Remarque : Toutes les valeurs monétaires sont en millions de dollars canadiens. La colonne « Services commerciaux (total) » représente l’ensemble des sous-secteurs énumérés. La « croissance » correspond à la variation en pourcentage de 2010 à 2024.
Source : Bureau de l’économiste en chef d’Affaires mondiales Canada; d’après les calculs tirés du tableau 36-10-0007-01 et du tableau 12-10-0145-01 de Statistique Canada (consultés en avril 2026).
Croissance des marges intensives et des marges extensives
L’étendue des catégories de produits échangés constitue une deuxième mesure de l’intégration. L’expansion des échanges commerciaux se fait par deux canaux : l’augmentation des volumes dans les catégories de produits existantes (la marge intensive) et l’introduction de nouveaux produits dans la relation commerciale (la marge extensive). Les obstacles au commerce peuvent rendre certaines catégories de produits non viables sur le plan commercial, en particulier lorsque les marges sont minces ou les volumes sont faibles. Des droits de douane élevés, en particulier sur les produits agricoles, peuvent entraîner la disparition complète d’une catégorie de produits et de tout commerce bilatéral qui pourrait autrement avoir lieu. En abaissant ces obstacles, les accords de libre-échange peuvent ouvrir la voie à des échanges dans des catégories qui étaient auparavant inférieures au seuil de faisabilité commerciale, élargissant ainsi la base du commerce bilatéral. Une relation commerciale qui s’étend à un plus grand nombre de catégories de produits s’avère plus résistante aux chocs sectoriels qu’une relation concentrée sur un ensemble restreint de biens.
Pour examiner cette dimension, le commerce bilatéral a été divisé en deux groupes pour chaque direction : les « produits les moins échangés » et tous les autres produits.Note de bas de page 4 Comme le commerce bilatéral est extrêmement concentré, cette tranche inférieure, qui représente 10 % de la valeur des échanges, regroupe 96,9 % des lignes de produits d'exportation et 99,6 % des lignes de produits d'importation. La petite partie restante des lignes, composée de produits comme le pétrole brut, les briquettes de charbon, le café et le blé, représente 90 % de la valeur des échanges. La figure 3 fait le suivi de l'évolution de la valeur commerciale de chaque groupe par rapport à 2010. Les produits qui étaient les moins échangés avant l'accord ont connu une croissance beaucoup plus rapide que les produits établis, dans les deux directions. Les exportations canadiennes de produits les moins échangés ont augmenté de façon soutenue après l'entrée en vigueur de l'accord, atteignant environ trois fois leur niveau de 2010 en 2025. Les importations de produits les moins échangés en provenance de la Colombie ont suivi une trajectoire ascendante semblable, atteignant environ cinq fois et demie le niveau de 2010 en 2024, avant de bondir à vingt fois en 2025. Cette hausse marquée de la dernière année est attribuable presque entièrement aux importations d'or à usages non monétaires (doré) provenant des exploitations minières colombiennes, qui sont passées de presque zéro avant l'accord à 1,1 milliard de dollars en 2025. Les produits faisant déjà l'objet de nombreux échanges commerciaux ont enregistré une croissance comparativement modeste dans les deux directions au cours de la même période. Sur l'augmentation totale de 551 millions de dollars des exportations canadiennes de 2010 à 2025, les produits les moins échangés représentaient 31,8 % alors qu'ils ne représentaient que 10 % de la valeur des exportations avant l'ALE (tableau 3). Les produits les moins échangés ont contribué à 69,1 % de l'augmentation de 2,0 milliards de dollars des importations, en grande partie sous l'effet des importations d'or mentionnées ci-dessus. Les cinq principaux produits les moins échangés selon la valeur de 2025 dans chaque direction couvrent l'agriculture, les minéraux critiques, les produits énergétiques et les aliments transformés, avec des multiples de croissance individuels allant d'une multiplication par 10 à des flux commerciaux entièrement nouveaux qui n'existaient pas avant l'accord.
Figure 3 : Produits les moins échangés : Indice de la valeur des échanges (de 2010 à 2025)

Version texte - Figure 3
| Année | Exportations - Non-PME | Exportations - PME | Importations - Non-PME | Importations - PME |
|---|---|---|---|---|
| 2008 | 98,9 | 111,1 | 89,9 | 81,7 |
| 2009 | 90,7 | 86,8 | 100,6 | 116,9 |
| 2010 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 |
| 2011 | 108,1 | 152,5 | 111,0 | 115,2 |
| 2012 | 125,5 | 218,0 | 90,5 | 111,6 |
| 2013 | 109,5 | 235,7 | 93,5 | 121,8 |
| 2014 | 132,8 | 325,1 | 123,4 | 132,7 |
| 2015 | 122,5 | 222,3 | 112,6 | 142,0 |
| 2016 | 109,6 | 212,8 | 104,6 | 155,3 |
| 2017 | 109,0 | 233,9 | 132,8 | 173,7 |
| 2018 | 115,4 | 259,9 | 136,8 | 215,0 |
| 2019 | 120,6 | 311,3 | 103,4 | 224,7 |
| 2020 | 110,7 | 194,5 | 105,9 | 228,6 |
| 2021 | 135,6 | 226,3 | 168,2 | 305,7 |
| 2022 | 168,5 | 299,0 | 222,9 | 607,5 |
| 2023 | 155,7 | 273,6 | 170,0 | 402,9 |
| 2024 | 150,9 | 329,8 | 145,3 | 559,1 |
| 2025 | 149,1 | 311,8 | 196,2 | 2 001,5 |
Données : Global Trade Atlas et base de données BACI du CEPII.
Source : Bureau de l’économiste en chef d’Affaires mondiales Canada.
Remarque : Valeur totale indexée des échanges (2010 = 100) pour les produits les moins échangés et les produits qui ne sont pas les moins échangés dans chaque direction. Les produits les moins échangés sont définis comme l’ensemble de produits dont le commerce bilatéral avant l’ALE est le plus faible et dont les produits qui en font partie représentent collectivement 10 % de la valeur moyenne des échanges des deux pays pour la période allant de 2008 à 2010, y compris les produits qui n’ont pas fait l’objet d’échange. L’univers de produits comprend 5 063 codes SH 2007. Tous les codes de produits ont été harmonisés à la nomenclature du SH 2007 à l’aide des tableaux de concordance de la World Integrated Trade Solution (WITS) de la Banque mondiale. Les données sur les exportations canadiennes sont calculées selon les données sur les importations colombiennes (en miroir). Les importations canadiennes sont déclarées directement. La ligne verticale en pointillés indique l’entrée en vigueur de l’accord en 2011.
Source : Bureau de l’économiste en chef d’Affaires mondiales Canada; d’après les calculs tirés des bases de données de l’Atlas du commerce mondial et BACI-CEPII (consultées en avril 2026).
Tableau 3 : Décomposition de la croissance du commerce et principaux produits les moins échangés (de 2010 à 2025)
| Produits | Avant l’ALE | 2025 | Part de la croissance | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Quantité | Part | Valeur (Million $) | Part | Valeur (Million $) | Part | ||
| Exportations canadiennes vers la Colombie | |||||||
| Produits qui ne font pas partie des moins échangés | 157 | 3,1 % | 764,8 $ | 90,2 % | 1 140,6 $ | 81,6 % | 68,2 % |
| Produits les moins échangés | 4 906 | 96,9 % | 82,8 $ | 9,8 % | 258,0 $ | 18,4 % | 31,8 % |
| Total | 5 063 | 847,6 $ | 1 398,6 $ | ||||
| Importations canadiennes en provenance de la Colombie | |||||||
| Produits qui ne font pas partie des moins échangés | 19 | 0,4 % | 644,2 $ | 89,8 % | 1 264,0 $ | 46,4 % | 30,9 % |
| Produits les moins échangés | 5 044 | 99,6 % | 73,0 $ | 10,2 % | 1 461,5 $ | 53,6 % | 69,1 % |
| Total | 5 063 | 717,3 $ | 2 725,5 $ | ||||
| Code SH | Description | Moyenne avant l’ALE (Million $) | Valeur en 2025 (Million $) | Croissance |
|---|---|---|---|---|
| 5 principaux produits les moins échangés: exportations canadiennes vers la Colombie | ||||
| 151411 | Huile de canola (à faible teneur en acide érucique) | 0,3 $ | 26,4 $ | 8 680 % |
| 020322 | Jambons et épaules de porc, congelés | 0,1 $ | 19,9 $ | 21 820 % |
| 020230 | Bœuf, désossé, congelé | 0 $ | 12,4 $ | nouveau |
| 390311 | Polystyrène expansible, sous formes primaires | 0,3 $ | 11,2 $ | 3 920 % |
| 071333 | Haricots communs secs | 0 $ | 9,6 $ | nouveau |
| 5 principaux produits les moins échangés: Importations canadiennes en provenance de la Colombie | ||||
| 710812 | Or, à usages non monétaires, sous formes brutes | 0,01 $ | 1 095,5 $ | 17 261 600 % |
| 730792 | Raccords filetés en fer ou en acier | 0,2 $ | 23,2 $ | 11 660 % |
| 090121 | Café torréfié, non décaféiné | 1,9 $ | 19,9 $ | 940 % |
| 030419 | Filets de poisson frais ou réfrigérés | 0,8 $ | 17,7 $ | 2 150 % |
| 080440 | Avocats, frais ou secs | 0,002 $ | 16,4 $ | 846 830 % |
Remarque : Toutes les valeurs sont en millions de dollars canadiens. Les produits les moins échangés sont définis comme l’ensemble des produits SH (code SH à six chiffres) dont la valeur moyenne dans les échanges commerciaux bilatéraux est la plus faible au cours de la période allant de 2008 à 2010 et qui représentent collectivement 10 % des échanges commerciaux des deux pays avant l’ALE, y compris les produits qui n’ont pas fait l’objet d’échanges. L’univers de produits de 5 063 codes du SH 2007 est construit à partir de la base de données BACI sur le commerce mondial (de 2008 à 2010), et est complété par des codes figurant dans les données sur le commerce bilatéral, mais absents de la base de données BACI. La « part de la croissance » indique la contribution de chaque groupe à l’évolution totale de la valeur commerciale de 2010 à 2025. La valeur avant l’ALE dans la partie supérieure utilise la valeur annuelle des échanges commerciaux de 2010; la classification « produits les moins échangés » utilise la moyenne de 2008 à 2010. Partie inférieure : 5 principaux produits les moins échangés classés par valeur commerciale en 2025. La « moyenne avant l’ALE » est la valeur annuelle moyenne des échanges commerciaux pour la période allant de 2008 à 2010. La « croissance » est le pourcentage de variation entre la moyenne d’avant l’ALE et la valeur de 2025; « nouveau » indique un commerce nul avant l’ALE.
Source : Bureau de l’économiste en chef d’Affaires mondiales Canada; d’après les calculs tirés des bases de données de l’Atlas du commerce mondial et BACI-CEPII (consultées en avril 2026).
Croissance de la marge de préférence
L’analyse précédente montre que les produits les moins échangés ont été à l’origine de la majeure partie de la croissance du commerce bilatéral, mais ne distingue pas si cette croissance s’est concentrée dans les catégories où l’accord prévoyait les réductions tarifaires les plus importantes. La marge de préférence, définie comme la différence entre le tarif de la nation la plus favorisée appliqué par chaque pays en 2010 et le taux préférentiel offert au partenaire de l’ALE en 2023, mesure l’ampleur de la libéralisation à l’échelle des produits.Note de bas de page 5 La figure 4 présente les exportations bilatérales selon cette marge et compare les taux de croissance annuels composés d’une catégorie à l’autre.
Figure 4 : Croissance des exportations bilatérales par réduction tarifaire de l’accord (de 2010 à 2023)

Version texte - Figure 4
| Réduction tarifaire dans le cadre de l’accord | Exportations TCAC | Exportations — commerce 2023 | Importations TCAC | Importations — commerce 2023 |
|---|---|---|---|---|
| 0 % | -6,8 % | 109 M$ | 5,0 % | 1 106 M$ |
| >0 % et <5 % | 0,0 % | 10 M$ | 8,5 % | 66 M$ |
| ≥5 % et <10 % | 6,9 % | 447 M$ | 3,7 % | 99 M$ |
| ≥10 % | 6,0 % | 801 M$ | 6,1 % | 67 M$ |
Données : base de données TRAINS de la World Integrated Trade Solutions (WITS), base de données Global Trade Atlas.
Source : Bureau de l’économiste en chef d’Affaires mondiales Canada.
Remarque : La réduction tarifaire est calculée comme la différence entre le tarif de la nation la plus favorisée appliqué par chaque pays en 2010 et le taux préférentiel offert au partenaire de l’ALE en 2023. Les produits sont regroupés par réduction tarifaire au niveau SH à 6 chiffres, les valeurs commerciales étant regroupées dans chaque catégorie. Les valeurs en dollars indiquent les exportations de 2023 (en dollars canadiens). Le TCAC est le taux de croissance annuel composé au cours de la période de 13 ans. Les données tarifaires sont comparées entre la nomenclature du SH 2022 et celle du SH 2007 pour assurer l’uniformité d’une année à l’autre.
Source : Bureau de l’économiste en chef d’Affaires mondiales Canada; selon les calculs tirés des données tarifaires de la base de données TRAINS de la World Integrated Trade Solutions (WITS) et des données sur le commerce bilatéral de la base de données Global Trade Atlas (consulté en avril 2026).
Les exportations canadiennes ont connu la croissance la plus rapide dans les catégories auxquelles les préférences les plus importantes ont été accordées. Les produits dans la catégorie de marge de 5 à 10 % ont augmenté de 6,9 % par année et ont atteint 447 millions de dollars en 2023, tandis que ceux ayant des marges de 10 % ou plus ont augmenté de 6,0 % et ont totalisé 801 millions de dollars. En revanche, les exportations canadiennes de produits qui n’étaient soumis à aucun droit de la nation la plus favorisée avant l’accord ont reculé de 6,8 % par année, tombant à 109 millions de dollars. Cette tendance est conforme à la structure tarifaire relativement élevée de la Colombie avant l’accord : Le tarif de la nation la plus favorisée moyen pondéré par les échanges de la Colombie s’est établi à 12,3 % en 2010, soit plus du double des 5,5 % du Canada,Note de bas de page 6 créant une marge de manœuvre importante pour l’accès préférentiel afin de réorienter les exportations canadiennes vers les catégories de produits nouvellement libéralisées. La relation est moins marquée pour les exportations colombiennes vers le Canada, où la catégorie à marge nulle, qui comprend principalement l’or et le café non torréfié, représente la majeure partie des échanges avec 1,1 milliard de dollars et où les catégories à marges plus élevées restent petites.
Utilisation des préférences tarifaires
Pour réclamer le traitement tarifaire préférentiel de l’ALE, les entreprises importatrices doivent amorcer le processus, ce qui entraîne des coûts administratifs et exige certains documents. Le taux d’utilisation des préférences tarifaires mesure la part du commerce admissible pour lequel un traitement préférentiel a été demandé; le taux de couverture mesure la part du commerce total pour laquelle les préférences tarifaires pourraient apporter des avantages supplémentaires au-delà de l’accès en franchise de droits de la NPF existant.
Le taux de couverture des exportations canadiennes a atteint 34,7 % en 2024, tandis que celui des importations canadiennes s’est établi à 16,2 %, étant donné que de nombreuses importations canadiennes en provenance de Colombie, en particulier l’or et le café, sont déjà entrées en franchise de droits selon le tarif de la nation la plus favorisée (tableau 4). Lorsque des préférences tarifaires étaient disponibles, les deux directions les ont utilisées à des taux généralement comparables : En 2024, les taux préférentiels prévus dans l’accord ont été utilisés à l’égard de 76,9 % des échanges admissibles, ce qui s’est traduit par des économies sur les droits de douane de 67,5 millions de dollars. Dans le cas des importations canadiennes, le régime préférentiel a été utilisé dans 72,8 % des cas, ce qui a donné lieu à des économies de 14,0 millions de dollars. L’agriculture et les produits alimentaires ont stimulé l’utilisation des taux de préférences tarifaires dans les deux directions. Le taux d’utilisation des préférences tarifaires sur les exportations agricoles canadiennes a atteint 98,4 %, et a permis de faire des économies de 57,9 millions de dollars représentant 86 % du total des exportations, tandis que le taux d’utilisation des préférences tarifaires sur les importations agricoles canadiennes a atteint 91,9 %, soit 11,6 millions de dollars sur un total de 14,0 millions de dollars. Les produits chimiques et les plastiques ont montré le plus grand écart entre les économies potentielles et les économies réalisées dans les deux directions : Dans ce secteur, les taux préférentiels n’ont été demandés qu’à l’égard de 42,0 % des échanges admissibles (soit 4,8 millions de dollars en économies possibles perdues) tandis que les importations canadiennes revendiquées ont représenté 18,2 % des échanges, ce qui laisse 1,8 million de dollars non réclamés.
Tableau 4 : Utilisation du régime préférentiel de l’accord et économies réalisées par secteur, commerce bilatéral (2024)
| Secteur | Total des échanges | Commerce admissible | Couverture | TUPT | Économies réelles | Économies non réalisées |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Exportations canadiennes vers la Colombie | ||||||
| Agriculture et aliments | 765,4 $ | 277,2 $ | 36,2 % | 98,4 % | 57,9 $ | 0,6 $ |
| Produits chimiques et plastiques | 375,1 $ | 136,8 $ | 36,5 % | 42,0 % | 5,0 $ | 4,8 $ |
| Machinerie et électronique | 138,3 $ | 42,2 $ | 30,5 % | 60,6 % | 1,5 $ | 1,0 $ |
| Transports | 52,3 $ | 6,2 $ | 11,9 % | 54,3 % | 0,7 $ | 0,3 $ |
| Divers | 37,2 $ | 14,0 $ | 37,7 % | 71,8 % | 1,4 $ | 0,3 $ |
| Bois, pâtes et papiers | 30,9 $ | 8,5 $ | 27,4 % | 74,3 % | 0,6 $ | 0,2 $ |
| Métaux et minéraux | 22,3 $ | 8,0 $ | 35,7 % | 44,5 % | 0,2 $ | 0,3 $ |
| Textiles et vêtements | 3,1 $ | 1,1 $ | 35,5 % | 62,3 % | 0,1 $ | 0,1 $ |
| Tous les secteurs | 1 424,8 $ | 494,0 $ | 34,7 % | 76,9 % | 67,5 $ | 7,5 $ |
| Importations canadiennes en provenance de la Colombie | ||||||
| Agriculture et aliments | 787,7 $ | 151,9 $ | 19,3 % | 91,9 % | 11,6 $ | 0,9 $ |
| Métaux et minéraux | 312,9 $ | 4,1 $ | 1,3 % | 17,3 % | 0,0 $ | 0,2 $ |
| Produits chimiques et plastiques | 112,3 $ | 33,0 $ | 29,4 % | 18,2 % | 0,4 $ | 1,8 $ |
| Divers | 71,0 $ | 9,6 $ | 13,5 % | 8,3 % | 0,1 $ | 0,6 $ |
| Machinerie et électronique | 32,1 $ | 0,1 $ | 0,3 % | 0,8 % | 0,0 $ | 0,0 $ |
| Textiles et vêtements | 17,8 $ | 15,7 $ | 87,9 % | 61,1 % | 1,6 $ | 1,1 $ |
| Bois, pâtes et papiers | 6,1 $ | 0,0 $ | 0,5 % | 32,1 % | 0,0 $ | 0,0 $ |
| Transports | 4,5 $ | 3,1 $ | 69,2 % | 54,2 % | 0,3 $ | 0,1 $ |
| Tous les secteurs | 1 344,4 $ | 217,4 $ | 16,2 % | 72,8 % | 14,0 $ | 4,6 $ |
Remarque : Toutes les valeurs monétaires sont en millions de dollars canadiens. Taux d’utilisation des préférences tarifaires regroupés de l’accord, ratio de couverture et économies en matière de droits de douane estimées par secteur pour les exportations canadiennes vers la Colombie et les importations canadiennes en provenance de la Colombie en 2024. Les données colombiennes ont été converties en utilisant le taux de change moyen annuel de la Banque du Canada pour 2024. Le « commerce admissible » comprend les biens dont le taux tarifaire de la nation la plus favorisée n’est pas nul, pour lesquels il existe une préférence dans le cadre de l’accord (marge > 0). Le « taux de couverture » est la part du commerce total admissible. Le « taux d’utilisation des préférences tarifaires » est la part du commerce admissible pour lesquels les droits de douane prévus dans l’accord ont été demandés. « Économies réelles » estime les droits de douane évités. Les « économies non réalisées » permettent d’estimer les économies possibles perdues. Pour 24 lignes tarifaires colombiennes soumises au Sistema Andino de Franjas de Precios (SAFP), seule la composante ad valorem de base du taux composé est utilisée; le prélèvement SAFP variable est exclu, ce qui signifie que la charge NPF réelle et la marge de préférence sont sous-estimées pour ces lignes. Secteurs : Agriculture et alimentation (SH 01-24), Métaux et minéraux (SH 25-27, 72-83), Produits chimiques et plastiques (SH 28-40), Bois, pâtes et papiers (SH 44-49), Textiles et vêtements (SH 50-63), Machinerie et électronique (SH 84-85), Transports (SH 86-89), Divers (tous les autres).
Source : Bureau de l’économiste en chef d’Affaires mondiales Canada; d’après les calculs tirés des données douanières de 2024 du Canada et de la Colombie.
Conclusion
Après 15 ans, on peut affirmer que l’accord a élargi le commerce bilatéral et créé des économies tarifaires mesurables pour les entreprises des deux pays, bien que les exportations canadiennes aient augmenté plus lentement que les importations en provenance de Colombie. Le commerce bilatéral de marchandises est passé de 1,6 milliard de dollars à 4,1 milliards de dollars de 2010 à 2025, et une grande partie de la croissance des exportations colombiennes vers le Canada est concentrée dans les nouveaux flux, principalement l’or à usages non monétaires. Les produits à peine échangés avant l’accord étaient à l’origine d’environ un tiers de la croissance des exportations canadiennes, élargissant ainsi la base du commerce bilatéral. Les exportations canadiennes ont connu la croissance la plus rapide dans les catégories où l’accord prévoyait les réductions tarifaires les plus importantes. Le commerce des services a suivi une trajectoire similaire : les flux bilatéraux sont passés de 220 millions de dollars à 1,2 milliard de dollars, étant donné que les dépenses de voyage colombiennes au Canada ont été multipliées par 8. Ensemble, les taux d’utilisation des préférences tarifaires supérieurs à 70 % des deux côtés se sont traduits par des économies combinées sur les droits de douane de 81,5 millions de dollars rien qu’en 2024.
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