Augmentation de 50 % des exportations du Canada vers les marchés d’outre-mer – Mise à jour 2024
Faits saillants
- En 2018, le gouvernement du Canada s’est fixé pour cible d’augmenter les exportations vers les marchés d’outre-mer (non américains) de 50 % d’ici 2025. Cette cible comprend l’atteinte de la valeur de 292 milliards de dollars en exportations vers ces marchés. En 2024, les exportations vers les marchés d’outre-mer ont atteint 296 milliards de dollars, et ont ainsi dépassé la cible fixée un an plus tôt.
- À l’échelle des produits, ce sont surtout les services et les matières premières qui ont permis d’atteindre la cible. Les exportations de services de voyage, de services commerciaux, de produits énergétiques, de produits minéraux métalliques et non métalliques, et de minerais métalliques et de minéraux non métalliques vers les marchés d’outre-mer ont dépassé la cible d’expansion de 50 %.
- Sur le plan géographique, la croissance a été stimulée par l’Union européenne (divers biens et services), le Royaume-Uni (principalement l’or) et l’Inde (services de voyage liés à l’éducation).
- Certains de ces facteurs, en particulier les exportations d’or et les dépenses des étudiants étrangers, ne reflètent peut-être pas une croissance durable ou généralisée du commerce. Toutefois, si l’on exclut ces produits, le Canada n’est que légèrement en retard par rapport à sa cible de 2025 et, si l’on tient compte d’une autre année de croissance, d’autres produits pourraient encore connaître une croissance supplémentaire des exportations.
Introduction
L’Énoncé économique de l’automne 2018 a introduit un objectif stratégique visant à diversifier le commerce du Canada en augmentant les exportations vers les marchés étrangers (c’est-à-dire non américains) de 50 % d’ici 2025 (Gouvernement du Canada, 2018). Cet objectif visait à réduire la dépendance à l’égard du marché américain et à renforcer la résilience et la croissance économiques du Canada en s’appuyant sur les marchés mondiaux (Affaires mondiales Canada, 2019).
En 2017, dernière année complète de données disponibles au moment où la cible a été fixée, le Canada a exporté pour 195 milliards de dollars de biens et de services vers les marchés étrangers. Une augmentation de 50 % signifie que les exportations canadiennes vers les marchés d’outre-mer devraient atteindre un taux de croissance annuel moyen de 5,2 %, et atteindre 292 milliards de dollars d’ici 2025 (soit une augmentation de 97 milliards de dollars par rapport à 2017). Malgré les défis posés par la pandémie, l’évolution du paysage géopolitique et les pénuries de la chaîne d’approvisionnement, les exportations canadiennes vers les marchés d’outre-mer ont été solides et ont atteint 296 milliards de dollars en 2024, et ainsi dépassé la cible de diversification un an plus tôt que prévu (voir figure 1).
Ce rapport se penche sur la période 2017-2024 pour déterminer les principales sources de croissance des exportations canadiennes vers les marchés d’outre-mer, à la fois par zone géographique et par type de produit ou de service. Nous déterminons les domaines de réussite et ceux qui risquent de ne pas être viables à l’avenir.
Figure 1 : Exportations canadiennes de biens et de services du Canada vers les marchés d’outre-mer

Version texte - Figure 1
| Année | Exportations canadiennes outre-mer de biens et services (en millions de dollars) | Cible d’exportation vers les marchés d’outre-mer en 2025 (en millions de dollars) |
|---|---|---|
| Données : Tableau de données 36-10-0014-01, Statistique Canada. Source : Bureau de l’économiste en chef, Affaires mondiales Canada. | ||
| 2017 | 194 507 | 291 761 |
| 2018 | 214 279 | 291 761 |
| 2019 | 220 966 | 291 761 |
| 2020 | 206 960 | 291 761 |
| 2021 | 226 418 | 291 761 |
| 2022 | 272 859 | 291 761 |
| 2023 | 278 419 | 291 761 |
| 2024 | 295 698 | 291 761 |
| 2025 | 291 761 | |
Principaux facteurs de la croissance des exportations par produit
Depuis 2017, les exportations canadiennes vers les marchés étrangers ont augmenté de 52 %, et ainsi dépassé le taux de croissance requis de 50 %. Ce résultat a principalement été soutenu par les exportations de services, qui ont augmenté de 97 % depuis 2017. Dans le même temps, la croissance des exportations de biens a été plus modérée, et s’est chiffrée à 34 % depuis 2017.
Les exportations vers les marchés d’outre-mer de services de voyage et de services commerciaux, en particulier, ont connu une croissance rapide. Les exportations de services commerciaux, dont beaucoup peuvent être fournis par voie numérique, n’ont pas souffert de la pandémie et ont augmenté de 79 % depuis 2017. Au moment de la rédaction du présent rapport, la ventilation détaillée par pays et par catégorie de services commerciaux pour 2024 n’était pas disponible, mais les données pour 2023 indiquent une forte croissance depuis 2017 dans les services informatiques et d’information, la recherche et développement, et les frais pour l’utilisation de la propriété intellectuelle. D’autre part, les exportations de services de voyage ont considérablement diminué pendant la pandémie, mais ont depuis fortement rebondi, ce qui s’est traduit par une croissance de 153 % par rapport à 2017. Ce résultat a été soutenu par l’augmentation du nombre d’étudiants internationaux au Canada, dont le nombre a plus que doublé depuis 2017; les frais de subsistance et les frais de scolarité des étudiants internationaux sont inclus dans la catégorie « services de voyageNote de bas de page 1 ».
Figure 2 : Croissance des exportations canadiennes vers les marchés d’outre-mer (%, de 2017 à 2024), par catégorie de produits

Version texte - Figure 2
| Catégories de produits | Taux de croissance de 2017 à 2024 (%) | Taux de croissance requis (%) |
|---|---|---|
| Données : Tableau de données 36-10-0014-01, Statistique Canada. Source : Bureau de l’économiste en chef, Affaires mondiales Canada. | ||
| Total | 52,2 % | 50 % |
| Biens | 34,4 % | 50 % |
| Services | 97,1 % | 50 % |
| Voyages | 153,1 % | 50 % |
| Transports | 32,7 % | 50 % |
| Services commerciaux | 78,8 % | 50 % |
Bien que les exportations de biens soient calculées sur la base de la balance des paiements ne nous permettent pas d’effectuer une ventilation par type de produit et par destination géographique en même temps, les échanges de marchandises déclarés sur une base douanière fournissent le niveau de détail requis. Dans le cadre de son analyse, ce rapport mélange donc les deux types de données. Malgré le rendement global insatisfaisant des exportations de marchandises vers les marchés d’outre-mer, certaines catégories de produits ont dépassé le taux de croissance de 50 %, notamment les produits énergétiques, les produits minéraux métalliques et non métalliques, ainsi que les minerais métalliques et minéraux non métalliques.
Les exportations de produits énergétiques vers les marchés étrangers ont connu la croissance la plus rapide, soit 130 % depuis 2017. Cette croissance a été soutenue par les prix élevés de l’énergie au cours des dernières années et par l’expansion du pipeline Trans Mountain, qui a ouvert des débouchés dans les marchés d’outre-mer pour les producteurs canadiens de pétrole brut dans l’ouest du Canada à partir de 2024.
La deuxième expansion la plus rapide a été celle des produits minéraux métalliques et non métalliques, qui ont progressé de 74 % depuis 2017, soutenus par la vigueur des exportations d’or. En troisième position figuraient les minerais métalliques et les minéraux non métalliques ont augmenté de 50 % par rapport à 2017, soutenus par des hausses de prix des produits métalliques et des produits minéraux.
Bien qu’elles n’aient pas progressé de plus de 50 % entre 2017 et 2024, les exportations de véhicules automobiles et de pièces pour véhicules automobiles sont en bonne voie pour atteindre la cible de 50 % d’ici 2025, car elles ont augmenté de 5,4 % par an depuis 2017, et ainsi dépassé le taux de croissance cible de 5,2 % par an. Toutefois, la valeur des exportations de véhicules automobiles et de pièces pour véhicules automobiles vers les marchés d’outre-mer demeure relativement faible, et représente 2,7 % du total des exportations de marchandises. Au sein des véhicules automobiles et de pièces pour véhicules automobiles, les voitures particulières et les camions légers ont augmenté de 112 % par rapport à 2017 pour atteindre 2,5 milliards de dollars en 2024. D’autres succès ont été observés dans les produits liés à l’agriculture, tels que le blé, dont les exportations ont augmenté de 64 % par rapport à 2017 pour atteindre 9,4 milliards de dollars, et la potasse, dont les exportations ont également augmenté de 64 % par rapport à 2017.
Si les produits de base, les produits agricoles et les véhicules automobiles sont à l’origine des plus fortes augmentations, d’autres succès sur les marchés d’outre-mer méritent d’être soulignés. Bien que leur valeur soit beaucoup moins importante en valeur, les exportations des produits suivants ont également progressé plus rapidement que la cible fixée : bateaux et autres matériels de transport, produits nettoyants et articles de toilette, et vêtements et accessoires.
Figure 3 : Croissance des exportations canadiennes vers les marchés d’outre-mer (%, de 2017 à 2024), par catégorie de marchandises

Version texte - Figure 3
| Catégories de marchandises | Taux de croissance de 2017 à 2024 (%) | Taux de croissance requis (%) |
|---|---|---|
| Données : Tableau de données 12-10-0173- 01, Statistique Canada. Source : Bureau de l’économiste en chef, Affaires mondiales Canada. | ||
| Produits forestiers et matériaux de construction et d’emballage | -25,8 % | 50 % |
| Machines, matériel et pièces industriels | 11,4 % | 50 % |
| Produits chimiques de base et industriels, produits en plastique et en caoutchouc | 15,6 % | 50 % |
| Aéronefs et autres matériel et pièces de transport | 20,0 % | 50 % |
| Produits agricoles et de la pêche et produits intermédiaires des aliments | 23,2 % | 50 % |
| Matériel et pièces électroniques et électriques | 24,9 % | 50 % |
| Biens de consommation | 29,6 % | 50 % |
| Total pour tous les produits | 40,1 % | 50 % |
| Véhicules automobiles et pièces pour véhicule automobile | 44,3 % | 50 % |
| Minerais et minéraux non métalliques | 50,2 % | 50 % |
| Produits en métal et produits minéraux non métalliques | 74,2 % | 50 % |
| Produits énergétiques | 130,4 % | 50 % |
Principaux facteurs de croissance des exportations par région géographique
Sur le plan géographique, les régions qui ont été les principaux moteurs de la diversification précoce du Canada sont l’Union européenne (UE), le Royaume-Uni (RU) et l’Inde, soit les premier, deuxième et quatrième marchés d’exportation vers les marchés d’outre-mer du Canada, respectivement (la Chine étant le troisième marché). Ensemble, ces 3 régions ont représenté 50 % de la croissance des exportations canadiennes vers les marchés d’outre-mer au cours de cette période.
Figure 4 : Part (%) de la croissance des exportations canadiennes vers les marchés d’outre-mer entre 2017 et 2024

Version texte - Figure 4
| Destination de l’exportation | Produit | Part (%) de la croissance des exportations canadiennes vers les marchés d’outre-mer entre 2017 et 2024 |
|---|---|---|
| Données : Tableaux 36-10-0023-01 et 36-10-0157-01 de Statistique Canada. Source : Bureau de l’économiste en chef, Affaires mondiales Canada. | ||
| Union européenne | Biens | 9,5 % |
| Union européenne | Services | 10,9 % |
| Royaume-Uni | Biens | 10,6 % |
| Royaume-Uni | Services | 4,1 % |
| Inde | Biens | 0,9 % |
| Inde | Services | 13,7 % |
| Reste des marchés d’outre-mer | Biens | 26,3 % |
| Reste des marchés d’outre-mer | Services | 24,0 % |
La croissance des exportations vers l’UE entre 2017 et 2024 (54 %) est relativement bien répartie entre les biens et les services. Les biens exportés vers l’UE ont représenté 9 % de la croissance globale des exportations canadiennes vers les marchés d’outre-mer, tandis que les services exportés vers l’UE ont représenté 11 % de la croissance. Les exportations de services commerciaux vers l’UE ont joué un rôle majeur, qui s’est traduit par une augmentation de 7,3 milliards de dollars (soit 101 %), un chiffre qui représente, à lui seul, 7,2 % de la croissance des exportations totales vers les marchés d’outre-mer. L’UE est le plus grand marché d’exportation du Canada vers les marchés d’outre-mer, et les relations commerciales ont été soutenues par l’introduction de l’Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l’UE en 2017, qui a permis d’abaisser les tarifs douaniers et d’autres barrières commerciales.
En parallèle, la croissance des exportations vers le Royaume-Uni concernait principalement les biens, ce qui représentait 11 % de la croissance totale vers les marchés d’outre-mer. Bien que les exportations de services vers le Royaume-Uni aient également augmenté de plus de 50 % entre 2017 et 2024, la valeur initiale relativement faible des exportations signifie que la croissance des exportations de services vers le Royaume-Uni n’a contribué qu’à hauteur de 4,1 % à la croissance totale des exportations vers les marchés d’outre-mer. Un examen plus approfondi des données sur les marchandises sur la base douanière indique que la quasi-totalité de la croissance des exportations de marchandises vers le Royaume-Uni (93 %) était des exportations d’or. L’or est une matière première dont les prix sont volatils, et dont la demande peut augmenter en raison de son utilisation comme instrument financier. Par conséquent, la croissance des exportations d’or pourrait ne pas refléter avec précision la force relative des relations commerciales bilatérales.
En ce qui concerne l’Inde, 94 % de la croissance des exportations entre 2017 et 2024 a été stimulée par les services, qui ont représenté 14 % de la croissance globale des exportations vers les marchés étrangers. Bien que les données détaillées sur les services pour 2024 n’étaient pas encore disponibles au moment de la rédaction du présent document, la croissance des exportations de services vers l’Inde entre 2017 et 2023 a été stimulée à 98 % par les services de voyage, qui comprennent les dépenses des étudiants internationaux au Canada. Le nombre d’étudiants internationaux originaires de l’Inde qui étudient au Canada a augmenté de 246 % entre 2017 et 2023. Dans le contexte de l’introduction à court terme d’un plafond pour les étudiants étrangers, il est peu probable que les exportations de services de voyage vers l’Inde continuent d’être un moteur important de la croissance future des exportations canadiennes sur les marchés d’outre-mer.
Figure 5 : Croissance des exportations canadiennes vers les marchés d’outre-mer (%, de 2017 à 2024), classées par principal partenaire d’exportation vers les marchés d’outre-mer pour lesquels des données sont disponibles

Version texte - Figure 5
| Pays | Total des biens et des services – croissance en % entre 2017 et 2024 | Biens – % de croissance entre 2017 et 2024 | Services – % de croissance entre 2017 et 2024 |
|---|---|---|---|
| Données : Tableaux 36-10-0023-01 et 36-10-0157-01 de Statistique Canada. Source : Bureau de l’économiste en chef, Affaires mondiales Canada. | |||
| Union européenne | 53,7 % | 38,3 % | 83,0 % |
| Royaume-Uni | 59,5 % | 57,5 % | 65,2 % |
| Chine | 20,9 % | 21,5 % | 18,6 % |
| Inde | 223,0 % | 20,4 % | 635,8 % |
| Japon | 24,7 % | 23,5 % | 32,8 % |
| Mexique | 24,8 % | 2,9 % | 162,1 % |
| Suisse | 143,1 % | 189,5 % | 87,8 % |
| Corée du Sud | 35,8 % | 37,6 % | 29,0 % |
| Hong Kong | 70,8 % | 59,0 % | 88,1 % |
| Australie | 56,8 % | 55,7 % | 58,0 % |
| Brésil | 47,1 % | 38,9 % | 63,1 % |
| Singapour | 68,5 % | 60,3 % | 84,0 % |
| Taïwan | 14,8 % | 15,7 % | 12,1 % |
| Norvège | 16,9 % | 13,0 % | 46,8 % |
| Indonésie | 32,3 % | 31,0 % | 43,6 % |
| Autres marchés d’outre-mer | 56,0 % | 28,8 % | 104,0 % |
En dehors de l’UE, du Royaume-Uni et de l’Inde, la croissance de la valeur des exportations vers les marchés d’outre-mer était bien répartie; la Chine a occupé la quatrième place (les biens et services ont représenté 6,6 % de la croissance totale du Canada dans les marchés d’outre-mer), suivie de la Suisse (5,6 %), du Japon (3,4 %), de Hong Kong (2,7 %), du Mexique (2,6 %), de la Corée du Sud (2,5 %), et de l’Australie (2,2 %). En outre, il convient de noter que des accords commerciaux existent et soutiennent la croissance des échanges avec bon nombre de ces pays, notamment la Suisse (Accord de libre-échange Canada-Corée [AELE]), le Japon et l’Australie (Accord de partenariat transpacifique global et progressiste [PTPGP]), la Corée (ALECC) et le Mexique (Accord Canada–États-Unis–Mexique [ACEUM]).
La croissance de la valeur des exportations vers la Chine est principalement due aux exportations de biens (5,3 % de la croissance totale sur les marchés d’outre-mer). Malgré la croissance relativement importante de la valeur des exportations vers la Chine, le taux de croissance des exportations vers la Chine a été de 20,9 % entre 2017 et 2024, un chiffre inférieur au taux de croissance requis de 50 %. En fait, le taux de croissance des exportations de biens et de services vers la plupart des autres partenaires des marchés d’outre-mer pour lesquels des données sont disponibles n’a pas atteint la cible de croissance de 50 %, à l’exception de la Suisse, de Hong Kong, de l’Australie et de Singapour.
Les exportations canadiennes vers la Suisse ont connu le deuxième taux de croissance le plus rapide (après l’Inde), soit une augmentation de 143 % entre 2017 et 2024; les biens ont augmenté de 190 % et les services de 88 %. Sur le plan de la valeur, la croissance des exportations vers la Suisse a été le cinquième contributeur le plus important (5,6 % de la croissance sur les marchés d’outre-mer), les biens étant le contributeur le plus important (4,0 % de la croissance totale sur les marchés d’outre-mer). Toutefois, comme pour le Royaume-Uni, la croissance des exportations de marchandises vers la Suisse a été entièrement stimulée par l’or.
Sur le plan de la valeur, la croissance des exportations vers le Japon a atteint le sixième rang des contributeurs à la croissance des exportations vers les marchés d’outre-mer, et les exportations de biens ont été le principal contributeur. Cependant, comme pour la Chine, le taux de croissance des exportations vers le Japon, qui est de 25 % depuis 2017, est inférieur au taux de croissance requis de 50 %.
La valeur de la croissance des exportations vers Hong Kong entre 2017 et 2024 a contribué à hauteur de 2,7 % à la croissance des exportations vers les marchés d’outre-mer. En pourcentage, les exportations de biens vers Hong Kong ont augmenté de 59 % et les services de 88 % depuis 2017. Toutefois, à l’instar du Royaume-Uni et de la Suisse, la croissance des exportations de marchandises vers Hong Kong a également été entièrement due aux exportations d’or.
Analyse complémentaire : exclusion des facteurs de volatilité
Pour étudier la durabilité des progrès réalisés par le Canada en matière de diversification, nous pouvons effectuer une analyse supplémentaire des exportations canadiennes dans une situation hypothétique où la volatilité de l’or et des services d’éducation serait supprimée. Pour ce faire, toutes les exportations de biens vers le Royaume-Uni, la Suisse et Hong Kong et toutes les exportations de services vers l’Inde sont soustraites à la fois de la base de 2017 et du calcul de la cible. En 2024, le Canada ne serait que légèrement en retard par rapport à sa cible, puisque les exportations vers les marchés d’outre-mer dans ce calcul hypothétique étaient déjà 42,1 % plus élevées qu’elles ne l’étaient en 2017. En d’autres mots, les exportations vers les marchés d’outre-mer devraient croître de 5,5 % en 2025 pour atteindre leur objectif de diversification, ce qui n’est que légèrement plus rapide que le rythme annuel moyen de 5,15 % qu’elles ont atteint de 2017 à 2024.
Figure 6 : Exportations de biens et de services du Canada sur les marchés d’outre-mer (à l’exclusion des exportations de biens vers le Royaume-Uni, la Suisse et Hong Kong, et des exportations de services vers l’Inde)

Version texte - Figure 6
| Année | Exportations de biens et de services du Canada sur les marchés d’outre-mer (à l’exclusion des exportations de biens vers le Royaume-Uni, la Suisse et Hong Kong, et des exportations de services vers l’Inde, en millions de dollars) | Valeur annuelle des exportations nécessaire pour atteindre la cible en 2025 (en millions de dollars) |
|---|---|---|
| Données : Tableaux 36-10-0023-01 et 36-10-0157-01 de Statistique Canada. Source : Bureau de l’économiste en chef, Affaires mondiales Canada. | ||
| 2017 | 169 089 | 169 089 |
| 2018 | 187 516 | 179 657 |
| 2019 | 189 873 | 190 225 |
| 2020 | 173 754 | 200 793 |
| 2021 | 194 724 | 211 361 |
| 2022 | 232 307 | 221 929 |
| 2023 | 238 279 | 232 497 |
| 2024 | 240 353 | 243 065 |
| 2025 | 253 634 | |
Conclusion
Le Canada a atteint, avec une année d’avance, la cible de diversification des exportations vers les marchés d’outre-mer qu’il s’était fixée dans l’Énoncé économique de l’automne 2018. Bien qu’une analyse plus approfondie révèle qu’environ 30 % de la croissance est concentrée dans quelques secteurs volatils ou non viables (tels que l’or exporté vers le Royaume-Uni, la Suisse et Hong Kong, et l’éducation exportée vers l’Inde), les progrès du Canada en matière de diversification se sont généralisés, avec de nombreuses réussites telles que la croissance diversifiée des exportations vers l’UE, ainsi que vers le Japon et le Mexique, et la croissance des exportations de services vers le Royaume-Uni et la Suisse. Même en excluant l’or destiné au Royaume-Uni, à la Suisse et à Hong Kong, ainsi que les services destinés à l’Inde, le Canada ne serait que légèrement en retard par rapport à sa cible, et compte tenu d’une autre année de croissance (2025), d’autres produits pourraient encore connaître une croissance supplémentaire de leurs exportations.
Bibliographie
Affaires mondiales Canada, 2019. Le point sur le commerce du Canada 2019, Ottawa: Affaires mondiales Canada.
Gouvernement du Canada, 2018. Énoncé économique de l'automne 2018, Ottawa: Finances Canada.
Roslyn Kunin and Associates, Inc. (RKA, Inc.), 2023. Economic Impact of International Education in Canada — An Update of 2022 Impact , Vancouver: s.n.
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