Sélection de la langue

Recherche

Informations archivées

L’information dont il est indiqué qu’elle est archivée est fournie à des fins de référence, de recherche ou de tenue de documents. Elle n’est pas assujettie aux normes Web du gouvernement du Canada et elle n’a pas été modifiée ou mise à jour depuis son archivage. Pour obtenir cette information dans un autre format, veuillez communiquer avec nous.

Vulnérabilité des industries canadiennes aux perturbations dans les chaînes d’approvisionnement mondiales

Juin 2020

Sur cette page

Remerciements

La présente étude s’appuie grandement sur les données de Statistique Canada. Nous voulons remercier la Division des comptes des industries de Statistique Canada de nous avoir fourni les tableaux des ressources et des emplois, des importations et des exportations, et de concordance commerciale. Nous voulons remercier en particulier Craig Stewart pour son aide avec l’utilisation des données des ressources et des emplois. Nous voulons aussi remercier nos collègues Kevin Jiang et Colin Scarffe pour leur aide considérable sur ce projet. Finalement, nous voulons remercier Marie-France Paquet pour ses révisions et ses conseils.

Résumé

La pandémie de COVID-19 a renouvelé l’intérêt pour les chaînes d’approvisionnement internationales. Bien que les chaînes d’approvisionnement internationales se soient avérées très robustes durant la période de fermeture des frontières, de restriction de la circulation des personnes et des biens et de fermeture des entreprises, la pandémie a démontré la nécessité de disposer de meilleurs outils, en particulier pour les décideurs, pour évaluer la santé et la résilience des chaînes d’approvisionnement internationales et les répercussions qu’elles ont sur leurs économies respectives. Le présent rapport tente de fournir un tel outil en créant un ensemble d’indices pour mesurer la vulnérabilité des industries canadiennes aux perturbations des chaînes d’approvisionnement internationales en amont et en aval.

Principales conclusions

Aperçu

La pandémie de COVID-19 a mis en évidence les forces et la résilience des chaînes d’approvisionnement internationales. Le resserrement et la fermeture des frontières, les restrictions visant la circulation des personnes et des biens, la fermeture des commerces comme composante de stratégies pour limiter la propagation du virus, et l’effet du virus sur les travailleurs, tout cela avait le potentiel de perturber les chaînes d’approvisionnement internationales. Nous avons entrepris le travail décrit dans cette étude dans les premières semaines de la pandémie afin de déterminer quelles industries pouvaient être les plus vulnérables aux perturbations de ces chaînes et à quelles étapes, pour orienter les décideurs politiques. Cependant, les chaînes d’approvisionnement internationales se sont révélées plus solides que ce que certains craignaient. Malgré de nombreux défis importants, d’un point de vue canadien, les chaînes d’approvisionnement ont dans l’ensemble réussi le test de la pandémie mondiale. Les aliments et les médicaments essentiels ont continué d’être distribués, et les problèmes des chaînes d’approvisionnement n’ont pas été un obstacle majeur à la relance des industries alors que les confinements étaient allégés.

Au moment où la reprise et la croissance redeviennent centrales, les chaînes d’approvisionnement internationales restent un point névralgique. Les décideurs politiques qui s’efforcent de soutenir la croissance et l’emploi dans leur économie seront tentés de rapatrier des emplois au nom de la sécurité des chaînes d’approvisionnement. Il a été démontré que les chaînes d’approvisionnement internationales sont des facteurs clés d’une productivité accrue (Baldwin et Yan [2014], Crisculo et Timmis [2017], Urata et Baek [2019]) et qu’elles contribuent donc à une croissance économique plus rapide, à de meilleurs revenus pour les travailleurs et à des coûts plus bas pour les consommateurs. En d’autres termes, les politiques visant la relocalisation risquent d’appauvrir le monde. De plus, il y a peu d’indications que la relocalisation des chaînes d’approvisionnement contribue à leur résilience (Meroudot (2020)).

Il existe une multitude de causes potentielles de perturbation des chaînes d’approvisionnement internationales, qu’il s’agisse de désastres causés par la nature ou par l’homme, et l’amélioration de la résilience et de la solidité des chaînes d’approvisionnement principales demeure une considération importante pour les décideurs politiques. Nous espérons que le présent outil, qui explique les chaînes d’approvisionnement et leurs points de vulnérabilité, permettra aux décideurs de repérer les industries et les maillons des chaînes d’approvisionnement qui sont les plus vulnérables afin d’améliorer leur résilience et leur solidité, sans avoir besoin de les relocaliser, et d’ainsi éviter de potentiels effets économiques négatifs. Pour prendre un seul exemple, la pandémie mondiale a accéléré la transition longtemps attendue des documents papier aux documents électroniques dans l’industrie du transport maritime. En plus de faciliter le commerce, une telle transition augmente la résilience des chaînes d’approvisionnement face aux perturbations ainsi que la capacité à surveiller leur rendement (La COVID-19 accélère la numérisation des technologies des ports d’expédition, 30/12/2020). D’autres mesures, comme la politique de diversification du commerceNote de bas de page 1 du gouvernement du Canada, visent aussi à améliorer la résilience des chaînes d’approvisionnement tout en maintenant ou même en augmentant les bénéfices qui découlent de ces chaînes.

Dans ce contexte, il est utile d’adopter une perspective globale sur les chaînes d’approvisionnement internationales. Comme l’illustre la Figure 1, elles peuvent être classées en trois types généraux. Le type le plus simple, le plus à gauche dans la figure, est celui où une entreprise importe des biens ou des services pour consommation directe au Canada. Environ 44 % des importations canadiennes sont consommées directement. Dans ce type de chaîne d’approvisionnement, seul le côté de l’approvisionnement en amont est vulnérable à une perturbation internationale.

Figure 1 : Chaînes d’approvisionnement internationales

Figure 1 : Chaînes d’approvisionnement internationales

* Comprend les biens d’équipment et le PI
Source : Bureau de l’économiste en chef

Version texte - Figure 1
  1. Consommation au Canada : un bien ou un service est importé au Canada pour être consommé directement. Cela représente 44 % des importations canadiennes.
  2. Les transbordements : Un bien ou un service est importé au Canada, puis exporté par la suite sans transformation importante.
  3. Intrants intermédiaires : Un bien ou un service est importé au Canada pour être utilisé comme intrant intermédiaire dans la production nationale d'un bien final qui est soit consommé au Canada, soit exporté. 56 % des importations canadiennes sont utilisées comme intrants intermédiaires.

Le deuxième type (au centre de la figure) est semblable au premier, mais dans ce cas, après avoir été importé au Canada, le bien ou le service est ensuite exporté sans avoir subi de transformation importante, une pratique communément appelée le transbordement. Les transbordements représentent 8,1 % des exportations canadiennes de marchandises. Bien que cette chaîne de transbordement ne semble pas très importante par rapport aux deux autres types illustrés ici, elle a tout de même une incidence sur le Canada, car c’est du commerce qui entre et sort des ports canadiens, utilise les infrastructures canadiennes et soutient les emplois canadiens, comme ceux des travailleurs dans les ports, des camionneurs, des travailleurs ferroviaires, etc.

Plus compliqué, le troisième type de chaîne d’approvisionnement (le plus à droite dans la figure) est celui où une entreprise canadienne importe des biens ou des services intermédiaires qui serviront d’intrants intermédiaires pour produire des biens qui seront ensuite consommés au Canada ou exportés vers d’autres marchés. Environ 56 % des importations canadiennes sont utilisés comme intrants intermédiaires par les entreprises au Canada. Dans ce type de chaîne, les entreprises canadiennes sont vulnérables aux perturbations à la fois du côté de l’approvisionnement en amont et du côté de la demande en aval. Dans notre analyse, nous examinerons la vulnérabilité des chaînes d’approvisionnement en amont et en aval, car de nombreuses industries et entreprises canadiennes appartiennent à ce type de chaîne d’approvisionnement. Il faut également noter que les entreprises peuvent aussi être touchées indirectement par des chocs en amont et en aval dus aux importations et exportations indirectes (valeur ajoutée par ou pour les autres industries), ce que nous discuterons plus loin dans notre analyse. Dans notre économie ouverte qui dépend grandement des importations et des exportations, nous n’avons trouvé aucune industrie qui ne fait qu’exporter et n’utilise aucun contenu importé. Ces trois types de chaînes d’approvisionnement internationales fournissent un cadre général pour imaginer la manière dont les entreprises canadiennes peuvent être touchées par les chocs à l’extérieur du Canada.

Même la chaîne la plus simple, par exemple une entreprise qui importe un bien pour consommation directe au Canada, peut connaître de nombreux goulots d’étranglement lors de l’importation du bien au pays, comme l’illustre la Figure 2. Premièrement, les producteurs étrangers du bien peuvent fermer leurs portes temporairement, comme c’est le cas dans de nombreux pays durant la pandémie de COVID-19, où les usines renvoient les travailleurs à la maison pour tenter de stopper la propagation du virus. De plus, le pays du fournisseur étranger pourrait rediriger sa production (comme c’est le cas de l’équipement médical de protection) ou une hausse de la demande nationale pourrait limiter les exportations. Les fermetures d’usines peuvent aussi avoir un effet domino, car les entreprises ont elles-mêmes leurs fournisseurs. Ainsi, les chaînes d’approvisionnement peuvent être vues comme un courant, où les fermetures et les perturbations des fournisseurs en amont ont un effet sur les usines et les consommateurs utilisant leurs produits en aval.

Figure 2 : Goulots d'étranglement possibles dans une chaîne d'approvisionnement internationale

Figure 2 : Goulots d'étranglement possibles dans une chaîne d'approvisionnement internationale
Version texte - Figure 2

Un producteur étranger d'intrants intermédiaires :

  • Ferme sa production en raison de l'envoi de personnel à domicile ou d'une maladie.
  • Le pays d'origine réoriente la production
  • Sa propre chaîne d'approvisionnement est compromise
  • Augmentation de la demande intérieure

Frontière étrangère :

  • Restrictions à l'exportation
  • Restrictions sur la circulation des personnes
  • Fermeture de certains postes frontaliers

Transports :

  • Fermeture des opérations en raison du renvoi du personnel chez lui ou d'une maladie

Frontière canadienne :

  • Certains postes-frontières sont fermés
  • Capacité limitée dans les ports

Les frontières sont un autre goulot d’étranglement potentiel, car les restrictions à l’exportation, au mouvement des personnes ou même la fermeture physique des frontières peuvent laisser des biens bloqués à l’extérieur du Canada (et empêcher des services nécessitant la circulation transfrontalière des personnes). En raison de la pandémie de COVID-19, nous avons connu non seulement la fermeture de frontières et des restrictions à l’étranger, mais encore la fermeture de notre propre frontière, aggravée par la capacité limitée des ports canadiens.

Un autre goulot d’étranglement possible est le transport des biens et des services. Les entreprises canadiennes ayant des chaînes d’approvisionnement internationales dépendent d’une infrastructure mondiale de transport composée de camions, d’avions, de trains, de navires, de pipelines, d’aéroports, de routes, de canaux, etc., qui sont tous à la merci des entreprises qui les exploitent et des pays où ils fonctionnent. Comme les entreprises qui fournissent les produits, ces liens de transport dépendent aussi d’un vaste éventail de personnes, pas seulement les camionneurs et les pilotes d’avion, mais aussi les équipes de construction routière, les contrôleurs aériens, les débardeurs et beaucoup d’autres, qui peuvent être empêchés de se rendre au travail par une pandémie, une catastrophe naturelle ou une guerre.

Ces goulots d’étranglement sont importants pour les trois types généraux de chaînes d’approvisionnement présentées dans la figure 1, et ils peuvent nuire à la capacité d’une entreprise canadienne à importer et à exporter. Le Canada est une nation commerçante : en 2019, le pays a importé 766 G$ de biens et services, l’équivalent de 34 % du PIB canadien, et a exporté 728 G$, ou 32 % du PIB. Le Canada compte 50 000 établissements exportateurs de biens et 120 000 établissements importateurs de biens. Par conséquent, de nombreuses entreprises canadiennes sont vulnérables aux perturbations de leur approvisionnement en amont (importations) et de leurs marchés en aval (exportations). Les grandes entreprises canadiennes ne sont pas les seules à être sensibles aux perturbations de leur chaîne approvisionnement. De nombreuses petites et moyennes entreprises (PME) canadiennes font partie de chaînes d’approvisionnement internationales et sont donc exposées aux chocs mondiaux comme celui de la pandémie de COVID-19. En 2017, 11,7 % de l’ensemble des PME exportaient des biens ou des services, mais ce nombre augmente à un tiers dans le secteur manufacturier. De plus, 12,3 % des PME importaient des biens ou des services qui servaient d’intrants intermédiaires dans la production, alors que 13,6 % d’entre elles importaient des biens pour les revendre. En général, les PME sont davantage exposées aux perturbations internationales par le jeu des importations que par celui des exportations; en 2018, 118 000 PME ont importé des biens au Canada, presque trois fois le nombre de celles ayant exporté des biens.

Ces perturbations des chaînes d’approvisionnement, et celles causées actuellement par la pandémie de COVID-19, toucheront probablement toutes les industries de l’économie canadienne, mais certaines plus que d’autres. Certaines seront plus exposées aux chocs de l’approvisionnement en amont, tandis que d’autres seront plus vulnérables aux perturbations de la demande en aval, et certaines souffriront des deux, malheureusement. D’un autre côté, certains secteurs de l’économie canadienne peuvent être davantage centrés sur le commerce intérieur et isolés des chaînes d’approvisionnement internationales, donc prêts à relancer l’économie canadienne quand le Canada et les pays étrangers sortiront de la pandémie de COVID-19. Dans le reste de ce rapport, nous faisons une analyse afin de mesurer la dépendance de chaque industrie de l’économie canadienne envers les chaînes d’approvisionnement internationales, à la fois envers l’approvisionnement en amont et la demande en aval, pour mieux comprendre quels secteurs sont vulnérables aux perturbations de ces chaînes et lesquels sont relativement protégés. Avant de discuter de notre analyse, nous faisons une brève revue d’autres études économiques sur le sujet.

Revue de littérature

Notre étude sur la détermination des industries d’une économie qui sont les plus vulnérables aux perturbations des chaînes d’approvisionnement semble assez unique dans la littérature en économie.Note de bas de page 2 Cependant, il y a maintenant plus d’économistes qui commencent à examiner les chaînes d’approvisionnement, leurs vulnérabilités et la manière dont ces chaînes ou les réseaux de production peuvent propager les chocs au sein d’une économie.

Acemoglu et Tahbaz-Salehi (2020) donnent un bon aperçu de la manière dont les chaînes d’approvisionnement peuvent être bénéfiques et dommageables pour une économie. Selon les auteurs, « Les chaînes d’approvisionnement génèrent des gains de productivité en permettant la personnalisation des intrants, mais fragilisent aussi une économie : les faillites détruisent le surplus propre à la relation entre les entreprises et leurs fournisseurs et peuvent se propager dans l’économie quand la faillite d’une entreprise touche ses clients, ses fournisseurs et d’autres personnes ». Les auteurs développent un modèle non compétitif dans lequel les relations fournisseur-client personnalisées augmentent la productivité, mais le modèle montre aussi que la faillite d’une entreprise peut se propager aux fournisseurs, aux clients et aux entreprises dans d’autres parties du réseau de production.

Tokui, Kawasaki et Miyagawa (2017) ont examiné l’incidence économique du séisme de 2011 au Japon, en particulier par le biais des perturbations des chaînes d’approvisionnement. En utilisant des tableaux d’entrées-sorties interrégionaux, les auteurs ont estimé que les pertes de production causées par les perturbations des chaînes d’approvisionnement équivalaient au moins à 0,35 % du PIB du Japon.

Carvalho, Nirei, Saito et Alireza Tahbaz-Salehi (2020) ont aussi examiné les incidences économiques du séisme japonais. Au moyen de données microéconomiques au niveau des entreprises, les auteurs ont pu étudier les perturbations des chaînes d’approvisionnement des entreprises japonaises à la fois en amont et en aval. Grâce aux données, les auteurs ont constaté que le séisme a provoqué une baisse de 3,6 points de pourcentage du taux de croissance des entreprises ayant des fournisseurs touchés par la catastrophe et une baisse de 2,9 points de pourcentage du taux de croissance des entreprises ayant des clients touchés par la catastrophe. Les auteurs ont ensuite élaboré un modèle d’équilibre général pour déterminer comment les liens entre les entreprises ont propagé l’incidence du séisme et ont constaté une baisse de 0,47 point de pourcentage de la croissance du PIB réel du Japon dans l’année suivant la catastrophe.

Alors que les études ci-dessus permettent une bonne compréhension de la manière dont les chaînes d’approvisionnement peuvent propager les chocs économiques, notre étude se penche sur les industries qui sont les plus dépendantes des chaînes d’approvisionnement, donc les plus vulnérables aux chocs économiques qui perturbent ces chaînes. Notre méthode fondée sur un indice semble assez unique, alors que d’autres études adoptent une approche différente pour déterminer les industries ou les entreprises vulnérables aux perturbations des chaînes d’approvisionnement.

C’est le cas de l’étude de Wagner et Neshat (2009), qui utilise la théorie des graphes pour quantifier la vulnérabilité des chaînes d’approvisionnement. Les auteurs évaluent cette vulnérabilité en cernant trois facteurs distincts qui la causent : l’approvisionnement en amont, la demande en aval, et les vulnérabilités dans la structure des chaînes d’approvisionnement. Au moyen de ces facteurs et de la théorie des graphes, les auteurs calculent un indice de vulnérabilité des chaînes d’approvisionnement. Par cette méthode, les auteurs constatent que la vulnérabilité des chaînes d’approvisionnement des secteurs de l’automobile, des technologies de l’information et de la communication (TIC) et de la transformation est supérieure à la moyenne, tandis que le commerce de gros et le commerce de détail affichent le degré de vulnérabilité le plus faible parmi les secteurs étudiés par les auteurs. Nous verrons que la position du secteur de l’automobile au sommet de l’échelle de vulnérabilité et celle du commerce de détail au plus bas de l’échelle correspondent aux observations de notre étude.

Neureuther et Kenyon (2009) élaborent un modèle de risque, appelé l’indice d’évaluation du risque, pour évaluer la vulnérabilité des chaînes d’approvisionnement. Toutefois, dans leur étude, les auteurs examinent différents types de structure des chaînes d’approvisionnement plutôt que les industries. Le modèle de risque des auteurs arrive à cinq résultats importants concernant cette structure :

  1. Le risque est grandement réduit par le fait d’avoir plus d’un fournisseur par sous-produit ou sous-service.
  2. Diversifier les sous-produits ne change pas le risque, mais augmente la solidité structurelle de la chaîne d’approvisionnement.
  3. La solidité structurelle de la chaîne d’approvisionnement augmente avec le nombre de fournisseurs du même sous-produit ou sous-service.
  4. Les coûts de coordination sont réduits avec le nombre de fournisseurs de sous-produits ou sous-services.
  5. L’efficacité de la coordination est améliorée par la réduction du nombre de sous-produits ou sous-services.

Ces résultats montrent que la diversification des fournisseurs réduit le risque lié aux perturbations des chaînes d’approvisionnement (résultat 1), mais qu’elle augmente aussi les coûts pour l’entreprise (résultat 4). La diversification est donc considérée comme un facteur dans notre indice de vulnérabilité des chaînes d’approvisionnement (mais dans ce cas, par pays fournisseur).

Bien que d’autres études examinent la vulnérabilité des chaînes d’approvisionnement du point de vue de l’entreprise, il existe peu ou pas d’études en commerce ou en logistique (sauf celles qui sont mentionnées ci-dessus) qui l’examinent du point de vue macroéconomique, pour savoir quelles industries dans une économie peuvent être plus ou moins vulnérables aux perturbations des chaînes d’approvisionnement internationales. Nous discuterons maintenant de l’élaboration de notre propre indice de vulnérabilité des chaînes d’approvisionnement pour répondre à cette question.

Élaboration des indices de vulnérabilité aux perturbations de l’offre et de la demande internationales

Pour cette analyse, nous élaborons deux indices distincts pour mesurer la vulnérabilité des chaînes d’approvisionnement. Le premier détermine les industries qui sont sensibles aux chocs de l’approvisionnement en amont, et mesure la dépendance des industries de l’économie canadienne envers les intrants intermédiaires des biens et des services, et la mesure dans laquelle ces intrants sont achetés à l’étranger. Le deuxième indice examine la demande en aval pour chaque production de l’industrie et mesure la dépendance de chaque industrie envers les marchés internationaux pour la demande de ses biens et des services.

L’indice de vulnérabilité aux perturbations de l’offre internationale (IVPOI) est composé de cinq facteurs clés :

L’indice de vulnérabilité aux perturbations de la demande internationale (IVPDI) a trois composantes :

Pour chaque industrie de l’économie canadienne, ces éléments ont été tabulés, puis leur moyenne a été calculée afin d’obtenir une note globale finale des indices de vulnérabilité aux perturbations de l’offre et de la demande internationales (donc chaque industrie reçoit deux notes : l’une pour l’IVPOI et l’autre pour l’IVPDI).

La prochaine section du rapport, « Données et méthodologie », contient un examen plus technique et approfondi de l’élaboration des deux indices.

Données et méthodologie

Les deux indices s’appuient fortement sur les données des tableaux des ressources et des emploisNote de bas de page 3 de Statistique Canada, et sur leurs multiplicateurs d’entrées-sortiesNote de bas de page 4 associés. En outre, la Division des comptes économiques nationaux de Statistique Canada nous a fourni des tableaux spéciaux sur les ressources et les emplois pour les importations, qui donnent des renseignements détaillés sur l’utilisation par chaque industrie des intrants intermédiaires importés.

Les tableaux des ressources et des emplois (TRE) mesurent la structure productive de l’économie. Selon Statistique Canada : Ils retracent la production intérieure des biens et services par industrie, de pair avec les importations, jusqu’à leur utilisation à titre d’intrants intermédiaires ou de consommation finale, d’investissements ou d’exportations. Le système fournit une mesure de la valeur ajoutée selon l’industrie : production totale moins les intrants intermédiaires.Note de bas de page 5 Ces tableaux nous indiquent donc, pour chaque industrie, les biens et services intermédiaires qui sont utilisés pour sa production. Les TRE canadiens répartissent l’économie en 236 industries, 278 catégories de demande finale et 496 groupes de produits. Nous utilisons les 236 industries pour notre analyse, mais à cause de lacunes dans certains ensembles de données associés (les multiplicateurs d’entrées-sorties et les tableaux de valeur ajoutée), nous écartons 20 industries et en conservons 216 pour notre analyse.

Bien que les TRE nous fournissent des données détaillées au niveau de l’industrie, un inconvénient de leur usage est que les TRE canadiens les plus récents datent de 2016. Pour rendre notre analyse la plus pertinente possible pour les décideurs politiques, et parce que nous sommes surtout intéressés par l’aspect international des chaînes d’approvisionnement, les données sur les importations et sur les exportations ont été mises à jour afin d’utiliser les dernières données sur le commerce disponibles, soit les données sur les marchandises de 2019 et les données sur les services de 2017 (dernières années disponibles par pays) en utilisant le système harmonisé (SH) et les services commerciaux pour les tableaux de concordance des ressources et des emplois, aussi fournis par Statistique Canada.

Il est difficile d’établir la concordance entre les données sur le commerce mises à jour et les catégories industrielles de ressources et d’emplois. Les données sur les importations sont mises en concordance avec le SH à 10 chiffres et celles sur les exportations avec le SH à 8 chiffres. Cela signifie que nous avons tenu compte de plus de 10 000 codes du SH pour les importations et de plus de 5000 codes pour les exportations. La première étape de la mise à jour des données a été de faire concorder les données du SH chaque année entre 2017 et 2019 avec celles de 2016 au moyen de registres de changements annuels de codes du SH de l’Agence des services frontaliers du Canada (car chaque année les codes du SH sont mis à jour). Une fois les codes mis en concordance avec les données du SH en 2016, ils ont été associés aux 496 codes de produits employés dans les TRE grâce aux tableaux de concordance fournis par Statistique Canada. L’étape finale a été de convertir ces 496 codes en 216 catégories de l’industrie en prenant les parts d’emploi du produit par industrie des TRE de 2016 et en les appliquant aux nouvelles données sur le commerce des produits de 2019/2017. Par exemple, si l’industrie X a utilisé 5 % du produit Y comme intermédiaire en 2016, nous supposons qu’elle utilise la même part en 2019. Nous pouvons alors multiplier la part d’emploi du produit par cette industrie en 2016 par la valeur du produit agrégée par industrie pour obtenir la valeur pour l’industrie en 2019.

Cependant, ce processus de concordance à trois étapes a connu des difficultés. Dans certains cas, les codes du SH n’ont pas pu être associés au moyen des tableaux de concordance. Ces codes ont été associés manuellement aux produits des TRE lorsque possible. Dans d’autres cas, les catégories de produits des TRE étaient plus détaillées que celles du SH, ce qui donnait des concordances inadéquates. L’industrie de l’extraction pétrolière et gazière est un exemple de ce problème, car les catégories de produits des TRE pour le pétrole brut sont plus détaillées que les codes du SH associés. Par suite, toutes les valeurs commerciales dans la catégorie HS2709 (Huiles de pétrole ou de minéraux bitumineux, brutes) tombent dans la catégorie « pétrole brut classique ». D’autres ensembles de données ont dû être examinés pour faire concorder correctement les données commerciales de cette industrie.

À l’aide des TRE, nous avons pu isoler 216 industries de l’économie canadienne et mesurer leur vulnérabilité aux perturbations de l’offre et de la demande internationales. Dans la prochaine section, nous abordons tour à tour la création de chaque indice et la mesure de chaque composante des indices.

Méthodologie – Indice de vulnérabilité aux perturbations de l’offre internationale (IVPOI)

Comme mentionné ci-dessus, l’IVPOI inclut cinq composantes : la dépendance aux intrants intermédiaires, à l’importation d’intrants intermédiaires, aux importations indirectes, la concentration géographique des importations, et le nombre de produits importés sur la liste des sources d’approvisionnement limitées. Pour chaque composante, les industries reçoivent une note entre 100 (le plus vulnérable) et 0 (non vulnérable).Note de bas de page 6 L’indice total est la moyenne des cinq composantes. Les calculs et les données pour chaque composante de l’IVPOI sont discutés ci-dessous.

La dépendance aux intrants intermédiaires

Plus une industrie doit acheter d’intrants intermédiaires pour offrir un bien ou un service, plus elle sera sensible aux perturbations de l’approvisionnement en amont, qu’elles soit dues à la fermeture de l’usine d’un fournisseur dans un pays à des milliers de kilomètres de distance ou à la fermeture d’un fournisseur de pièces au bout de la rue. Pour mesurer la dépendance aux intrants intermédiaires (internationaux et nationaux), nous prenons l’utilisation des intrants intermédiaires par chaque industrie et calculons sa part de la production globale de l’industrie, les données sur ces deux points étant fournies dans les TRE nationaux, dont les plus récents remontent à 2016.

Dépendance aux intrants intermédiaires = Int i / Y i

Où Int est la valeur des intrants intermédiaires

Y est la valeur de la production

i est l’industrie

La dépendance à l’importation d’intrants intermédiaires

Comme cet indice a pour but de mesurer la vulnérabilité aux perturbations de l’approvisionnement à l’extérieur du Canada, la deuxième composante mesure la part des intrants intermédiaires que chaque industrie achète et importe.Note de bas de page 7 Elle est calculée simplement en divisant la valeur des intrants importés par la valeur totale des intrants utilisés. Les données sur le total des intrants utilisés proviennent des TRE publics, alors que celles sur les intermédiaires importés proviennent des TRE spéciaux pour les importations. Les données sur les importations ont été mises à jour avec les données sur le commerce des marchandises de 2019 et les données sur les services commerciaux de 2017 mis en concordance avec les catégories industrielles de ressources et d’emplois.

Dépendance à l’importation d’intrants intermédiaires = Imp i / Int i

Où Imp est la valeur des importations d’intrants intermédiaires

Int est la valeur des intrants intermédiaires

i est l’industrie

La dépendance aux importations indirectes

Même si une industrie ou une entreprise n’importe pas directement des biens ou services intermédiaires, cela n’implique pas qu’elle sera complètement protégée des chocs de l’extérieur du Canada, car elle peut dépendre d’un fournisseur qui, lui, s’approvisionne à l’étranger ou, dans certains cas, revend des produits intermédiaires achetés à l’étranger. Les industries canadiennes peuvent dépendre des importations indirectes de cette manière.

Pour mesurer la dépendance de chaque industrie aux importations indirectes, nous utilisons les multiplicateurs d’entrées-sorties. En multipliant les sorties d’une industrie par le multiplicateur simple des importations internationales, on obtient la valeur totale des importations de cette industrie, et en la multipliant par le multiplicateur direct, on obtient la valeur de ses importations directes. Les importations indirectes sont ensuite obtenues en soustrayant les importations directes du total des importations. Voici un exemple de calcul pour l’industrie agricole :

Exemple de l’industrie agricole

Sortie = 37,4 G$

Multiplicateur simple = 0,195, donc le total des importations = 37,4 G$ * 0,195 = 7,3 G$

Multiplicateur direct = 0,12, donc les importations directes = 37,4 G$ * 0,12 = 4,5 G$

Importations indirectes = total des importations – importations indirectes = 7,3 G$ – 4,5 G$ = 2,8 G$

Dépendance aux importations indirectes = indimp i / Y i

Où indimp est la valeur des importations indirectes

Y est la valeur de la sortie

i est l’industrie

Concentration géographique des importations

L’importation d’un intrant intermédiaire rend une industrie vulnérable aux perturbations, mais cette vulnérabilité dépend aussi de la disponibilité des fournisseurs de l’intrant en question. Si un intrant provient de nombreux fournisseurs, la perturbation d’un seul d’entre eux n’aura pas un effet aussi négatif que la perturbation d’un fournisseur qui est le seul à fournir un intrant. De même, la concentration géographique des fournisseurs rend une industrie plus vulnérable aux perturbations dans cette région ou ce pays.Note de bas de page 8 Idéalement, la concentration des fournisseurs devrait être mesurée au niveau de l’entreprise (c.-à-d. le nombre d’entreprises pouvant fournir un intrant nécessaire), mais pour les besoins de ce rapport, nous examinons simplement la concentration par pays des importations de chaque industrie : l’industrie importe-t-elle de nombreux pays ou de seulement un ou deux pays?

Pour calculer la concentration géographique des importations, nous utilisons l’indice de Herfindahl-Hirschman (IHH) avec la part de chaque pays fournisseur d’intrants intermédiaires importés au Canada.

L’IHH est calculé comme suit :

H H I t = i = 1 N S i 2

Où Si est la part des importations d’intrants intermédiaires au temps t, et où i est le pays fournisseur. Plus l’indice approche de un (1), plus les importations de l’industrie sont concentrées. Pour illustrer le calcul, si une industrie canadienne importe des intrants intermédiaires d’un seul pays, la part des importations provenant de ce pays est 1 et l’indice est 1.0. Par contre, si les importations d’une industrie proviennent en parts égales de 100 pays différents, l’indice est égal à 0,01.Note de bas de page 9

Nombre de produits importés sur la liste des importations à sources limitées d’approvisionnement.Note de bas de page 10

La composante finale de l’IVPOI fournit un relevé des produits d’importation sur la liste des 2100 codes du SH à 10 chiffres dont l’approvisionnement au Canada est jugé limité.

Jiang (2020) a identifié les produits qui ont des sources internationales d’approvisionnement limitées pour l’importation au Canada.Note de bas de page 11 La motivation de l’étude était de cerner à un niveau très détaillé dans les données commerciales les produits dont la totalité ou la grande majorité des importations au Canada proviennent d’un seul partenaire commercial. Ces produits risquent d’être très exposés aux pénuries ou aux perturbations comme celles causées par la pandémie de COVID-19 et peuvent exiger une attention spéciale des décideurs politiques en vue de garantir leur approvisionnement.

Jiang (2020) a analysé 10 000 produits uniques ayant un code à 10 chiffres dans le système harmonisé (SH) de classification et a découvert que plus de 2 000 sont vulnérables à des perturbations des chaînes d’approvisionnement. Il a constaté que les produits vulnérables sont surtout concentrés dans le secteur agroalimentaire, mais qu’ils se trouvent aussi parmi les produits chimiques, les engrais, les métaux et les minéraux.

Cette liste de 2 000 produits a été utilisée comme la cinquième composante de l’IVPOI. Bien que les TRE fournis par Statistique Canada nous permettent de déterminer les produits importés par chaque industrie, la liste des produits dans ces tableaux ne correspond pas parfaitement aux données du SH utilisées dans la liste des importations à sources limitées d’approvisionnement. Comme les catégories de produits dans les TRE sont plus générales, plusieurs codes du SH peuvent correspondre à une seule catégorie de produits. Par conséquent, nous ne pouvons pas obtenir un compte exact des produits sur la liste des importations à sources limitées d’approvisionnement par industrie, mais une approximation des produits utilisés par une industrie. Par exemple, 19 codes du SH correspondent à la catégorie « blé » dans les TRE. À la fois l’industrie agricole et l’industrie de la production animale utilisent les importations de blé, donc ils peuvent tous deux importer ces 19 produits sur la liste des importations à sources limitées d’approvisionnement. En additionnant toutes les catégories de produits utilisés par l’industrie agricole dans les TRE, nous constatons qu’elle importe potentiellement 1 123 produits à sources limitées d’approvisionnement. Ce nombre est de 1 181 pour l’industrie de la production animale.

Méthodologie – Indice de vulnérabilité aux perturbations de la demande internationale (IVPDI)

Les trois composantes de l’indice de vulnérabilité aux perturbations de la demande internationale (IVPDI) sont la dépendance aux exportations, la concentration géographique des exportations et la dépendance aux exportations indirectes. Comme dans l’IVPOI, pour chaque composante, chacune des 216 industries reçoit une note entre 100 (le plus vulnérable) et 0 (non vulnérable).Note de bas de page 12 L’indice total est la moyenne des trois composantes. Les calculs et les données pour chaque composante de l’IVPDI sont discutés ci-dessous.

La dépendance aux exportations

Contrairement à la composante des importations de l’IVPOI, qui ne tient compte que des intrants intermédiaires, nous mesurons du côté de la demande l’importance des exportations totales et des marchés extérieurs pour chaque industrie, peu importe si l’exportation est un produit intermédiaire ou un bien ou service final. La raison en est que plus une industrie dépend d’un marché extérieur, plus elle peut être exposée aux perturbations internationales discutées au début du rapport. La dépendance aux exportations est calculée simplement en divisant la valeur totale des exportations de chaque industrie (de biens et de services) par la valeur totale de la production de l’industrie. Les données sur la production des industries sont tirées des TRE, et les données sur les exportations par produit et industrie dans les TRE ont été obtenues de Statistique Canada. Comme pour les importations, des tableaux de concordance ont été utilisés pour mettre à jour les données des TRE de 2016 avec les données sur les exportations de marchandises de 2019 et les données sur les exportations de services de 2017.

Dépendance aux exportations = exp i/ Y i

Où exp est la valeur totale des exportations

Y est la production

I est l’industrie

La concentration géographique des exportations

Comme les importations, les exportations exposent les entreprises canadiennes à des chocs internationaux, mais ces risques peuvent être atténués en vendant sur de nombreux marchés extérieurs, en particulier si les chocs sont limités à un pays ou à quelques pays, ou à une région. Le calcul de la concentration géographique des exportations reflète celui de la concentration des importations dans l’IVPOI. Nous utilisons encore l’indice de Herfindahl-Hirschman (IHH), mais cette fois avec la part de chaque pays importateur dans les exportations de biens et services d’une industrie canadienne donnée.

H H I t = i = 1 N S i 2

Où Si est la part dans les exportations canadiennes et i est le pays importateur.

La dépendance aux exportations indirectes

Même si une entreprise canadienne ne dépend pas directement des exportations, elle peut être touchée indirectement par un choc international si elle dépend de marchés extérieurs en aval de la chaîne d’approvisionnement, c.-à-d. si elle ajoute de la valeur à un bien ou service qui est exporté par une autre entreprise ou industrie. Nous appelons cela des exportations indirectes.

Pour mesurer la dépendance de chaque industrie aux exportations indirectes, nous utilisons les tableaux de la valeur ajoutée des exportations de Statistique Canada.Note de bas de page 13 Ces tableaux indiquent le total des exportations à valeur ajoutée et des exportations directes à valeur ajoutée de chaque industrie. Les exportations indirectes sont ensuite calculées en soustrayant les secondes des premières. Les exportations indirectes de chaque industrie sont ensuite divisées par sa production, tirée des TRE.

Dépendance aux exportations indirectes = indexp I / Y i

Où indexp est la valeur des exportations indirectes

Y est la production

i est l’industrie

Il est important de considérer certains facteurs lors de l’élaboration d’un indice, notamment les composantes à intégrer dans l’indice et le poids à donner à ces composantes. L’annexe A décrit un certain nombre de tests de fiabilité qui ont été réalisés pour valider l’élaboration de l’indice. Dans l’ensemble, il s’est avéré que les composantes de l’indice ne sont pas corrélées et que l’indice reste fiable malgré l’usage de différents poids dans son élaboration.

Constatations provenant de l’IVPOI et de l’IVPDI

Figure 3 : Carte de la vulnérabilité des industries aux perturbations de l’offre et de la demande internationales

Figure 3 : Carte de la vulnérabilité des industries aux perturbations de l’offre et de la demande internationales
Version texte - Figure 3
IndustrieVulnérabilité aux perturbations de l’offreVulnérabilité aux perturbations de la demandeProduction, en milliers de dollars
Source : Bureau de l’économiste en chef
Data : Statistique Canada
Cultures agricoles (sauf le cannabis, la culture en serre et en pépinière et la floriculture)552937 433 400 $
Culture en serre et en pépinière et floriculture (sauf le cannabis)51413 841 707 $
Élevage (sauf l'aquaculture)633026 290 889 $
Aquaculture49381 402 184 $
Foresterie et exploitation forestière533710 558 914 $
Pêche, chasse et piégeage51443 417 604 $
Activités de soutien aux cultures agricoles et à l'élevage34331 307 483 $
Activités de soutien à la foresterieSupport activities for forestry50282 066 200 $
Extraction de pétrole et de gaz (à l’exception des sables bitumineux)505544 309 659 $
Extraction des sables bitumineux496043 940 544 $
Extraction de charbon47354 166 947 $
Extraction de minerais de fer51373 411 462 $
Extraction de minerais d'or et d'argent47398 011 061 $
Extraction de minerais de cuivre, de nickel, de plomb et de zinc42469 241 948 $
Extraction d'autres minerais métalliques42342 363 453 $
Extraction de pierre45381 734 042 $
Extraction de sable, de gravier, d'argile, de céramique et de minerais réfractaires45381 632 789 $
Extraction de diamant49441 870 923 $
Extraction de minerais divers non métalliques (sauf le diamant et la potasse)39601 391 143 $
Extraction de potasse39424 047 517 $
Activités de soutien à l'extraction de pétrole et de gaz483313 853 219 $
Activités de soutien à l'extraction minière41285 204 726 $
Production, transport et distribution d'électricité414448 657 364 $
Distribution de gaz naturel32335 920 190 $
Réseaux d'aqueduc et d'égout et autres4724668 981 $
Autres activités liées à la construction34304 159 121 $
Fabrication d'aliments pour animaux67208 304 690 $
Mouture de grains céréaliers et de graines oléagineuses654111 219 471 $
Fabrication de sucre et de confiseries56564 336 415 $
Mise en conserve de fruits et de légumes et fabrication de spécialités alimentaires62336 925 932 $
Fabrication de produits laitiers611714 660 757 $
Fabrication de produits de viande631827 890 148 $
Préparation et conditionnement de poissons et de fruits de mer58436 165 594 $
Boulangeries et fabrication de tortillas584910 055 695 $
Fabrication d'autres aliments583810 518 617 $
Fabrication de boissons gazeuses et de glace56334 645 360 $
Brasseries47366 210 622 $
Vineries et distilleries48402 546 034 $
Fabrication du tabac37332 279 959 $
Usines de textiles et de produits textiles51343 668 507 $
Fabrication de vêtements, de produits en cuir et de produits analogues47343 035 961 $
Scieries et préservation du bois543416 261 232 $
Fabrication de placages, de contreplaqués et de produits en bois reconstitué55436 760 993 $
Fabrication d'autres produits en bois53338 283 526 $
Usines de pâte à papier, de papier et de carton544416 841 087 $
Fabrication de produits en papier transformé624710 264 272 $
Impression et activités connexes de soutien50269 736 970 $
Raffineries de pétrole624250 773 313 $
Fabrication de produits du pétrole et du charbon (sauf les raffineries de pétrole)67605 299 325 $
Fabrication de produits chimiques de base604515 800 723 $
Fabrication de résines, de caoutchouc synthétique et de fibres et de filaments artificiels et synthétiques58559 871 637 $
Fabrication de pesticides, d'engrais et d'autres produits chimiques agricoles53485 799 206 $
Fabrication de produits pharmaceutiques et de médicaments504513 118 459 $
Fabrication de peintures, de revêtements et d'adhésifs59423 035 551 $
Fabrication de savons, de détachants et de produits de toilette54464 598 223 $
Fabrication d'autres produits chimiques62435 271 873 $
Fabrication de produits en plastique644824 741 720 $
Fabrication de produits en caoutchouc58555 082 774 $
Fabrication de produits minéraux non métalliques (sauf le ciment et les produits en béton)54426 197 995 $
Fabrication de ciment et de produits en béton52399 994 035 $
Sidérurgie644710 952 517 $
Fabrication de produits en acier à partir d'acier acheté57514 577 273 $
Production et transformation d'alumine et d'aluminium595411 991 003 $
Production et transformation de métaux non ferreux (sauf l'aluminium)624535 628 154 $
Fonderies55472 456 284 $
Forgeage et estampage52441 385 726 $
Fabrication de coutellerie, d'outils à main et d'autres produits métalliques51405 829 573 $
Fabrication de produits d'architecture et d'éléments de charpentes métalliques573815 243 536 $
Fabrication de chaudières, de réservoirs et de contenants d'expédition53373 609 165 $
Fabrication d'articles de quincaillerie53571 733 401 $
Fabrication de ressorts et de produits en fil métallique52481 074 288 $
Ateliers d'usinage, fabrication de produits tournés, de vis, d'écrous et de boulons49405 915 857 $
Revêtement, gravure, traitement thermique et par le froid, et activités analogues49482 217 899 $
Fabrication de machines pour l'agriculture, la construction et l'extraction minière53378 692 907 $
Fabrication de machines industrielles49504 183 966 $
Fabrication de machines pour le commerce et les industries de services47414 927 509 $
Fabrication d'appareils de ventilation, de chauffage, de climatisation et de réfrigération commerciale50543 697 945 $
Fabrication de machines-outils pour le travail du métal47474 275 760 $
Fabrication de moteurs, de turbines et de matériel de transmission de puissance55431 622 503 $
Fabrication d'autres machines d'usage général53487 875 430 $
Fabrication de matériel informatique et périphérique4445715 149 $
Fabrication de matériel de communication46343 488 307 $
Fabrication d'autres produits électroniques46406 344 603 $
Fabrication de semi-conducteurs et d'autres composants électroniques48403 957 123 $
Fabrication de matériel électrique d'éclairage49571 225 330 $
Fabrication d'appareils ménagers5148572 411 $
Fabrication de matériel électrique50455 129 226 $
Fabrication d'autres types de matériel et de composants électriques57434 145 843 $
Fabrication de voitures et de véhicules automobiles légers656165 989 013 $
Fabrication de camions lourds63592 900 018 $
Fabrication de carrosseries et de remorques de véhicules automobiles58463 406 352 $
Fabrication de moteurs et de pièces de moteurs à essence pour véhicules automobiles58645 585 508 $
Fabrication de matériel électrique et électronique pour véhicules automobiles49431 562 311 $
Fabrication de composants de direction et de suspension pour véhicules automobiles (sauf les ressorts)59542 257 822 $
Fabrication de systèmes de freinage pour véhicules automobiles5454673 370 $
Fabrication de pièces de transmission et de groupe motopropulseur pour véhicules automobiles55544 438 183 $
Fabrication de sièges et enjolivures intérieures pour véhicules automobiles63476 133 063 $
Emboutissage de pièces en métal pour véhicules automobiles57636 767 653 $
Fabrication d'autres pièces pour véhicules automobiles56545 493 964 $
Fabrication d'autres pièces pour véhicules automobiles594623 558 294 $
Fabrication de matériel ferroviaire roulant59262 157 278 $
Construction de navires et d'embarcations47262 028 133 $
Fabrication d'autres types de matériel de transport59405 903 166 $
Fabrication de meubles de maison et d'établissement institutionnel et d'armoires de cuisine50456 758 901 $
Fabrication de meubles de bureau (y compris les articles d'ameublement)51464 563 096 $
Fabrication d'autres produits connexes aux meubles52311 244 025 $
Fabrication de fournitures et de matériel médicaux48314 002 630 $
Autres activités diverses de fabrication573210 074 416 $
Grossistes-marchands de produits agricoles34253 855 278 $
Grossistes-marchands de pétrole et de produits pétroliers36256 734 500 $
Grossistes-marchands de produits alimentaires, de boissons et de tabac402021 833 062 $
Grossistes-marchands d'articles personnels et ménagers381827 199 156 $
Grossistes-marchands de véhicules automobiles, et de pièces et d'accessoires de véhicules automobiles392719 249 433 $
Grossistes-marchands de matériaux et fournitures de construction332422 275 052 $
Grossistes-marchands de machines, de matériel et de fournitures322337 436 979 $
Grossistes-marchands de produits divers422719 458 808 $
Commerce électronique de gros entre entreprises, et agents et courtiers33325 004 281 $
Concessionnaires de véhicules et de pièces automobiles321824 901 579 $
Magasins de meubles et d'accessoires de maison37157 999 641 $
Magasins d'appareils électroniques et ménagers32195 305 653 $
Marchands de matériaux de construction et de matériel et fournitures de jardinage322212 264 499 $
Magasins d'alimentation331730 106 054 $
Magasins de produits de santé et de soins personnels331717 508 690 $
Stations-service33179 759 700 $
Magasins de vêtements et d'accessoires vestimentaires351517 309 080 $
Magasins d'articles de sport, d'articles de passe-temps, d'articles de musique et de livres33185 175 414 $
Magasins de marchandises diverses331316 379 360 $
#N/A35156 893 547 $
Détaillants hors magasin39146 223 714 $
Transport aérien512723 310 421 $
Transport ferroviaire384413 504 217 $
Transport par eau59365 031 175 $
Transport par camion493156 466 293 $
Services urbains de transport en commun48224 894 054 $
Autres services de transport en commun et transport terrestre de voyageurs et transport de tourisme d'agrément41244 070 806 $
Services de taxi et de limousine44172 540 369 $
Transport du pétrole brut par oléoduc et autres services de transport par pipeline35566 220 148 $
Transport du gaz naturel par gazoduc30465 969 742 $
Activités de soutien au transport502933 841 436 $
Services postaux28374 820 016 $
Messageries et services de messagers45239 506 929 $
Entreposage30324 493 864 $
Éditeurs de journaux40283 594 492 $
Éditeurs de périodiques, de livres et de répertoires44354 146 155 $
Éditeurs de logiciels30269 978 798 $
Industries du film et de la vidéo (sauf la présentation)54438 764 041 $
Présentation de films et de vidéos54211 637 893 $
Industries de l'enregistrement sonore5828934 053 $
Radiodiffusion et télédiffusion51323 745 449 $
Radiodiffusion et télédiffusion59304 234 168 $
Télécommunications362158 978 167 $
Traitement de données, hébergement de données et services connexes30305 367 167 $
Autres services d'information45293 567 253 $
Activités bancaires et autres activités d'intermédiation financière par le biais de dépôts282088 491 327 $
Coopératives de crédit et caisses populaires locales35127 978 128 $
Intermédiation financière non faite par le biais de dépôts421612 761 506 $
Intermédiation financière non faite par le biais de dépôts37195 917 462 $
Services d'investissement financier, fonds et autres instruments financiers431857 726 931 $
Sociétés d'assurance351244 168 999 $
Agences et courtiers d'assurance et autres activités liées à l'assurance311215 457 201 $
Bailleurs de biens immobiliers311998 831 555 $
Bureaux d'agents et de courtiers immobiliers et activités liées à l'immobilier371332 037 319 $
Location et location à bail de matériel automobile32316 221 590 $
Services de location et de location à bail (sauf le matériel automobile)352812 431 064 $
Bailleurs de biens incorporels non financiers (sauf les oeuvres protégées par le droit d'auteur)38343 625 695 $
Services juridiques292720 048 935 $
Services de comptabilité, de préparation de déclarations de revenus, de tenue de livres et de paye312619 151 405 $
Architecture, génie et services connexes322535 570 709 $
Services spécialisés de design33242 813 154 $
Conception de systèmes informatiques et services connexes322949 109 065 $
Services de conseils en gestion et de conseils scientifiques et techniques312920 248 795 $
Services de recherche et de développement scientifiques30357 458 554 $
Publicité, relations publiques et services connexes34359 937 121 $
Autres services professionnels, scientifiques et techniques362314 682 744 $
Sociétés de portefeuille372519 999 033 $
Services administratifs de bureau313814 290 937 $
Soutien d'installations et autres services de soutien324112 120 813 $
Services d'emploi322612 955 974 $
Services de soutien aux entreprises31408 302 297 $
Services de préparation de voyages et de réservation34205 143 123 $
Services d'enquêtes et de sécurité29237 054 111 $
Services relatifs aux bâtiments et aux logements40818 303 647 $
Services de gestion des déchets et d'assainissement342311 568 373 $
Services d'enseignement34196 653 368 $
Cabinets de médecins381832 831 339 $
Cabinets de dentistes422215 776 154 $
Services divers de soins ambulatoires362512 605 411 $
Établissements de soins infirmiers et de soins pour bénéficiaires internes3608 208 120 $
Arts d'interprétation, sports-spectacles et activités connexes et établissements du patrimoine47209 457 486 $
Services de divertissement et de loisirs46249 559 759 $
Jeux de hasard et loteries47146 731 063 $
Hébergement des voyageurs442517 718 615 $
Parcs pour véhicules de plaisance, camps de loisirs, et maisons de chambres et pensions de famille41223 069 757 $
Services de restauration et débits de boissons511871 526 961 $
Réparation et entretien de véhicules automobiles391812 409 833 $
Réparation et entretien (sauf de véhicules automobiles)382410 842 174 $
Services de soins personnels et autres services personnels41810 908 026 $
Services funéraires39132 075 106 $
Services de nettoyage à sec et de blanchissage49222 324 676 $
Associations de gens d'affaires, organisations professionnelles et autres associations33144 482 383 $
Services d'enseignement42145 474 171 $
Services de soins de santé ambulatoires43152 250 666 $
Arts, spectacles et loisirs4462 314 797 $
Organismes religieux3555 923 281 $
Fondations, groupes de citoyens et organisations professionnelles et similaires40515 510 038 $
Autres institutions sans but lucratif au service des ménages40146 202 009 $
Écoles primaires et secondaires341661 208 142 $
Collèges communautaires et cégeps362261 208 142 $
Universités351543 782 345 $
Hôpitaux381697 371 930 $
Établissements de soins infirmiers et de soins pour bénéficiaires internes35016 072 519 $
Services de défense432420 421 312 $
Autres services de l'administration publique fédérale (sauf les services de défense)431855 003 599 $
Autres services des administrations publiques provinciales et territoriales4815122 107 633 $
Autres services des administrations publiques municipales421585 509 678 $
Autres services des administrations publiques autochtones3257 300 242 $

La figure 3 illustre les résultats des deux indices. L’axe vertical du graphique indique l’IVPDI de chaque industrie, et l’axe horizontal, son IVPOI. Donc, plus une industrie est en haut du graphique, plus elle est vulnérable aux perturbations de la demande internationale, et plus elle est à droite, plus elle est vulnérable aux perturbations de l’offre internationale. De plus, chaque industrie est représentée par une bulle, dont la taille est proportionnelle à sa production, afin de donner une idée de l’importance globale de l’industrie dans l’économie canadienne.

La figure 3 est divisée en quatre quadrantsNote de bas de page 14 pour mieux illustrer la manière dont différentes industries de l’économie canadienne sont vulnérables aux réductions de l’offre et de la demande internationales. Nous examinerons successivement chaque quadrant et certaines des industries importantes et intéressantes dans chacun.

Industries canadiennes peu exposées aux perturbations de l’offre et de la demande internationales

Dans le quadrant inférieur gauche se trouvent les industries canadiennes qui sont plus axées sur le marché intérieur et donc peu ou pas exposées aux variations de la demande et de l’offre internationales (elles ont un IVPDI et un IVPOI relativement bas). La figure 4 donne une vue rapprochée des industries dans ce quadrant inférieur gauche.

Figure 4 : Industries peu vulnérables aux perturbations de l’offre et de la demande internationales

Figure 4 : Industries peu vulnérables aux perturbations de l’offre et de la demande internationales
Version texte - Figure 4
IndustrieVulnérabilité aux perturbations de l’offreVulnérabilité aux perturbations de la demandeProduction, en milliers de dollars
Source : Bureau de l’économiste en chef
Data : Statistique Canada
Activités bancaires et autres activités d'intermédiation financière par le biais de dépôts282088 491 327 $
Services juridiques292720 048 935 $
Services d'enquêtes et de sécurité29237 054 111 $
Stations-service30179 759 700 $
Éditeurs de logiciels30269 978 798 $
Entreposage30324 493 864 $
Traitement de données, hébergement de données et services connexes30305 367 167 $
Services de comptabilité, de préparation de déclarations de revenus, de tenue de livres et de paye312619 151 405 $
Agences et courtiers d'assurance et autres activités liées à l'assurance311215 457 201 $
Services de conseils en gestion et de conseils scientifiques et techniques312920 248 795 $
Bailleurs de biens immobiliers311998 831 555 $
Location et location à bail de matériel automobile32316 221 590 $
Conception de systèmes informatiques et services connexes322949 109 065 $
Architecture, génie et services connexes322535 570 709 $
Autres services des administrations publiques autochtones3257 300 242 $
Concessionnaires de véhicules et de pièces automobiles321824 901 579 $
Grossistes-marchands de machines, de matériel et de fournitures322337 436 979 $
Marchands de matériaux de construction et de matériel et fournitures de jardinage322212 264 499 $
Magasins d'appareils électroniques et ménagers32195 305 653 $
Services d'emploi322612 955 974 $
Services spécialisés de design33242 813 154 $
Magasins d'articles de sport, d'articles de passe-temps, d'articles de musique et de livres33185 175 414 $
Magasins de marchandises diverses331316 379 360 $
Grossistes-marchands de matériaux et fournitures de construction332422 275 052 $
Magasins de produits de santé et de soins personnels331717 508 690 $
Commerce électronique de gros entre entreprises, et agents et courtiers33325 004 281 $
Associations de gens d'affaires, organisations professionnelles et autres associations33144 482 383 $
Magasins d'alimentation331730 106 054 $
Services de préparation de voyages et de réservation34205 143 123 $
Écoles primaires et secondaires341661 208 142 $
Services de gestion des déchets et d'assainissement342311 568 373 $
Grossistes-marchands de produits agricoles34253 855 278 $
Services d'enseignement34196 653 368 $
Autres activités liées à la construction34304 159 121 $
#N/A35156 893 547 $
Coopératives de crédit et caisses populaires locales35127 978 128 $
Organismes religieux3555 923 281 $
Sociétés d'assurance351244 168 999 $
Établissements de soins infirmiers et de soins pour bénéficiaires internes35016 072 519 $
Services de location et de location à bail (sauf le matériel automobile)352812 431 064 $
Magasins de vêtements et d'accessoires vestimentaires351517 309 080 $
Universités351543 782 345 $
Établissements de soins infirmiers et de soins pour bénéficiaires internes3608 208 120 $
Télécommunications362158 978 167 $
Collèges communautaires et cégeps362211 988 234 $
Grossistes-marchands de pétrole et de produits pétroliers36256 734 500 $
Services divers de soins ambulatoires362512 605 411 $
Autres services professionnels, scientifiques et techniques362314 682 744 $
Bureaux d'agents et de courtiers immobiliers et activités liées à l'immobilier371332 037 319 $
Sociétés de portefeuille372519 999 033 $
Magasins de meubles et d'accessoires de maison37157 999 641 $
Activités liées à l'intermédiation financière37195 917 462 $
Cabinets de médecins381832 831 339 $
Réparation et entretien (sauf de véhicules automobiles)382410 842 174 $
Hôpitaux381697 371 930 $
Grossistes-marchands d'articles personnels et ménagers381827 199 156 $
Détaillants hors magasin39146 223 714 $
Réparation et entretien de véhicules automobiles391812 409 833 $
Services funéraires39132 075 106 $
Grossistes-marchands de véhicules automobiles, et de pièces et d'accessoires de véhicules automobiles392719 249 433 $
Fondations, groupes de citoyens et organisations professionnelles et similaires40515 510 038 $
Grossistes-marchands de produits alimentaires, de boissons et de tabac402021 833 062 $
Éditeurs de journaux40283 594 492 $
Services relatifs aux bâtiments et aux logements40818 303 647 $
Autres institutions sans but lucratif au service des ménages40146 202 009 $
Services de soins personnels et autres services personnels41810 908 026 $
Parcs pour véhicules de plaisance, camps de loisirs, et maisons de chambres et pensions de famille41223 069 757 $
Autres services de transport en commun et transport terrestre de voyageurs et transport de tourisme d'agrément41244 070 806 $
Activités de soutien à l'extraction minière41285 204 726 $
Grossistes-marchands de produits divers422719 458 808 $
Services d'enseignement42145 474 171 $
Intermédiation financière non faite par le biais de dépôts421612 761 506 $
Autres services des administrations publiques municipales421585 509 678 $
Cabinets de dentistes422215 776 154 $
Autres services de l'administration publique fédérale (sauf les services de défense)431855 003 599 $
Services d'investissement financier, fonds et autres instruments financiers431857 726 931 $
Services de défense432420 421 312 $
Services de soins de santé ambulatoires43152 250 666 $
Services de taxi et de limousine44172 540 369 $
Arts, spectacles et loisirs4462 314 797 $
Hébergement des voyageurs442517 718 615 $
Messageries et services de messagers45239 506 929 $
Autres services d'information45293 567 253 $

Ce quadrant est dominé par les professions, l’éducation, la santé et les autres industries de service, qui exigent peu d’intrants d’origine étrangère et vendent leurs services surtout sur le marché intérieur canadien. De nombreux secteurs liés au commerce de détailNote de bas de page 15 et de gros se trouvent dans ce quadrant, ainsi que les services des gouvernements fédéral et municipaux.

Les télécommunications sont l’une des industries dans ce quadrant et fournissent un bon exemple de la manière dont l’IVPDI et l’IVPOI sont calculés. Du côté de la demande, les télécommunications se situent près du plancher de l’indice, au 163e rang sur 216 industries. Les exportations du secteur des télécommunications représentent seulement 4 % de sa production et ces exportations ont des clients assez diversifiés, 48 % d’entre elles étant destinées aux États-Unis (la moyenne des industries étant 70 %), alors que les exportations indirectes valent 4 % de la production de cette industrie. Sur une échelle de 0 à 100, zéro indiquant une protection relative contre les perturbations de la demande internationale et 100 indiquant une très grande vulnérabilité, l’IVPDI final de l’industrie des télécommunications est 21. Du côté de l’offre, l’IVPOI des télécommunications est au 175e rang. Alors que les intrants intermédiaires représentent une partie importante de la production (42 %), seuls 30 % de ces intrants sont importés et les importations indirectes totalisent 11 % de la production de cette industrie. Cinquante-sept pour cent (57 %) du total des importations des télécommunications proviennent des États-Unis, ce qui est proche de la moyenne des industries de 58 %, et l’industrie importe un nombre relativement faible de produits sur la liste des importations à sources limitées d’approvisionnement. Les cinq composantes de l’IVPOI pris ensemble donnent aux télécommunications un indice de 36 (sur une échelle de 0 à 100).

Bien que les industries à la figure 4 soient isolées des perturbations de l’offre et de la demande internationales d’après les composantes des deux indices, cela n’implique pas nécessairement que la pandémie de COVID-19 ou d’autres bouleversements internationaux ne peuvent nuire à ces industries d’autres façons. Par exemple, les universités, qui se trouvent dans ce quadrant, sont un secteur de l’économie qui ne dépend pas des importations ou des exportations, mais des changements de la mobilité des étudiants étrangers pourraient avoir une grande incidence sur elles. Le secteur bancaire est un autre exemple : bien qu’il soit centré sur les consommateurs canadiens et ne dépende pas de l’importation d’intrants intermédiaires, ce secteur pourrait être touché par le dysfonctionnement des marchés financiers mondiaux. En fait, nous pouvons choisir n’importe quelle industrie dans ce quadrant « protégé » et imaginer de nombreuses façons dont elle pourrait être touchée par des chocs internationaux, comme la pandémie de COVID-19, qui sont hors de la portée des indices présentés dans cette analyse.

Industries canadiennes exposées aux perturbations à la fois de l’offre et de la demande internationales

Dans le quadrant supérieur droit de la figure 3 se trouvent les industries canadiennes les plus vulnérables aux perturbations à la fois de l’offre et de la demande internationales. Une grande partie des intrants de ces industries sont achetés à l’étranger, et une grande part de leur production est vendue sur les marchés extérieurs. La figure 5 permet de mieux voir les industries qui se trouvent dans le quadrant supérieur droit.

Figure 5 : Industries vulnérables aux perturbations de l’offre et de la demande internationales

Figure 5 : Industries vulnérables aux perturbations de l’offre et de la demande internationales
Version texte - Figure 5
IndustrieVulnérabilité aux perturbations de l’offreVulnérabilité aux perturbations de la demandeProduction, en milliers de dollars
Source : Bureau de l’économiste en chef
Data : Statistique Canada
Extraction de sable, de gravier, d'argile, de céramique et de minerais réfractaires45381 632 789 $
Extraction de pierre45381 734 042 $
Fabrication de matériel de communication46343 488 307 $
Fabrication d'autres produits électroniques46406 344 603 $
Extraction de minerais d'or et d'argent47398 011 061 $
Extraction de charbon47354 166 947 $
Brasseries47366 210 622 $
Fabrication de vêtements, de produits en cuir et de produits analogues47343 035 961 $
Fabrication de machines pour le commerce et les industries de services47414 927 509 $
Fabrication de machines-outils pour le travail du métal47474 275 760 $
Activités de soutien à l'extraction de pétrole et de gaz483313 853 219 $
Fabrication de semi-conducteurs et d'autres composants électroniques48403 957 123 $
Vineries et distilleries48402 546 034 $
Revêtement, gravure, traitement thermique et par le froid, et activités analogues49482 217 899 $
Ateliers d'usinage, fabrication de produits tournés, de vis, d'écrous et de boulons49405 915 857 $
Fabrication de matériel électrique d'éclairage49571 225 330 $
Fabrication de matériel électrique et électronique pour véhicules automobiles49431 562 311 $
Fabrication de machines industrielles49504 183 966 $
Extraction de diamant49441 870 923 $
Aquaculture49381 402 184 $
Extraction des sables bitumineux496043 940 544 $
Fabrication d'appareils de ventilation, de chauffage, de climatisation et de réfrigération commerciale50543 697 945 $
Fabrication de meubles de maison et d'établissement institutionnel et d'armoires de cuisine50456 758 901 $
Fabrication de matériel électrique50455 129 226 $
Extraction de pétrole et de gaz (à l’exception des sables bitumineux)505544 309 659 $
Fabrication de produits pharmaceutiques et de médicaments504513 118 459 $
Radiodiffusion et télédiffusion51323 745 449 $
Extraction de minerais de fer51373 411 462 $
Usines de textiles et de produits textiles51343 668 507 $
Fabrication d'appareils ménagers5148572 411 $
Fabrication de meubles de bureau (y compris les articles d'ameublement)51464 563 096 $
Pêche, chasse et piégeage51443 417 604 $
Culture en serre et en pépinière et floriculture (sauf le cannabis)51413 841 707 $
Fabrication de coutellerie, d'outils à main et d'autres produits métalliques51405 829 573 $
Forgeage et estampage52441 385 726 $
Fabrication de ciment et de produits en béton52399 994 035 $
Fabrication de ressorts et de produits en fil métallique52481 074 288 $
Foresterie et exploitation forestière533710 558 914 $
Fabrication d'autres produits en bois53338 283 526 $
Fabrication de machines pour l'agriculture, la construction et l'extraction minière53378 692 907 $
Fabrication de pesticides, d'engrais et d'autres produits chimiques agricoles53485 799 206 $
Fabrication d'autres machines d'usage général53487 875 430 $
Fabrication d'articles de quincaillerie53571 733 401 $
Fabrication de chaudières, de réservoirs et de contenants d'expédition53373 609 165 $
Industries du film et de la vidéo (sauf la présentation)54438 764 041 $
Fabrication de systèmes de freinage pour véhicules automobiles5454673 370 $
Fabrication de produits minéraux non métalliques (sauf le ciment et les produits en béton)54426 197 995 $
Fabrication de savons, de détachants et de produits de toilette54464 598 223 $
Scieries et préservation du bois543416 261 232 $
Usines de pâte à papier, de papier et de carton544416 841 087 $
Fabrication de moteurs, de turbines et de matériel de transmission de puissance55431 622 503 $
Fabrication de placages, de contreplaqués et de produits en bois reconstitué55436 760 993 $
Fabrication de pièces de transmission et de groupe motopropulseur pour véhicules automobiles55544 438 183 $
Fonderies55472 456 284 $
Fabrication de boissons gazeuses et de glace56334 645 360 $
Fabrication de sucre et de confiseries56564 336 415 $
Fabrication d'autres pièces pour véhicules automobiles56545 493 964 $
Autres activités diverses de fabrication573210 074 416 $
Fabrication de produits d'architecture et d'éléments de charpentes métalliques573815 243 536 $
Fabrication de produits en acier à partir d'acier acheté57514 577 273 $
Fabrication d'autres types de matériel et de composants électriques57434 145 843 $
Emboutissage de pièces en métal pour véhicules automobiles57636 767 653 $
Fabrication d'autres aliments583810 518 617 $
Fabrication de résines, de caoutchouc synthétique et de fibres et de filaments artificiels et synthétiques58559 871 637 $
Fabrication de moteurs et de pièces de moteurs à essence pour véhicules automobiles58645 585 508 $
Boulangeries et fabrication de tortillas584910 055 695 $
Fabrication de carrosseries et de remorques de véhicules automobiles58463 406 352 $
Fabrication de produits en caoutchouc58555 082 774 $
Préparation et conditionnement de poissons et de fruits de mer58436 165 594 $
Transport par eau59365 031 175 $
Fabrication de composants de direction et de suspension pour véhicules automobiles (sauf les ressorts)59542 257 822 $
Fabrication de peintures, de revêtements et d'adhésifs59423 035 551 $
Fabrication d'autres types de matériel de transport59405 903 166 $
Production et transformation d'alumine et d'aluminium595411 991 003 $
Fabrication de produits aérospatiaux et de leurs pièces594623 558 294 $
Fabrication de produits chimiques de base604515 800 723 $
Raffineries de pétrole624250 773 313 $
Production et transformation de métaux non ferreux (sauf l'aluminium)624535 628 154 $
Mise en conserve de fruits et de légumes et fabrication de spécialités alimentaires62336 925 932 $
Fabrication de produits en papier transformé624710 264 272 $
Fabrication d'autres produits chimiques62435 271 873 $
Fabrication de camions lourds63592 900 018 $
Fabrication de sièges et enjolivures intérieures pour véhicules automobiles63476 133 063 $
Sidérurgie644710 952 517 $
Fabrication de produits en plastique644824 741 720 $
Fabrication de voitures et de véhicules automobiles légers656165 989 013 $
Mouture de grains céréaliers et de graines oléagineuses654111 219 471 $
Fabrication de produits du pétrole et du charbon (sauf les raffineries de pétrole)67605 299 325 $

Ce quadrant contient la plupart des industries, soit 87 sur les 216 (ou 40 %), et ces 87 industries sont responsables de 25 % de la production totale (voir la figure 6). La majorité de ces industries, 69 sur 87, sont dans le secteur de la fabrication et les secteurs connexes. Le secteur canadien de la fabrication a connu des défis et des changements importants au fil des années. Il occupe une place décroissante de l’économie canadienne, sa part du PIB étant passée de 16 % en 2000 à 10 % en 2019. La figure 5 montre que les fabricants canadiens sont parmi les plus vulnérables aux perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales.

Figure 6 : Part des industries et de la production par quadrant

QuadrantNombre d’industries dans le quadrantPart du nombre d’industriesPart de la production totale
Source : Bureau de l’économiste en chef
Data : Statistique Canada
1. Faible vulnérabilité aux perturbations de l’offre et de la demande8037%53%
2. Forte vulnérabilité aux perturbations de l’offre et de la demande8740%25%
3. Forte vulnérabilité aux perturbations de la demande et faible vulnérabilité aux perturbations de l’offre2210%6%
4. Forte vulnérabilité aux perturbations de l’offre et faible vulnérabilité aux perturbations de la demande2713%16%
Total216100%100%

La fabrication d’automobiles et de véhicules légers, la plus grande industrie dans ce quadrant, fournit un très bon exemple de l’ampleur de la dépendance des fabricants aux chaînes d’approvisionnement mondiales. L’industrie automobile se classe au quatrième rang du tableau des IVPOI (voir figure 7). Sans surprise, cette industrie dépend largement des intrants intermédiaires, puisqu’une vaste gamme de pièces d’automobile est nécessaire pour fabriquer une voiture. Les intrants intermédiaires équivalent à 86 % de la production, et 64 % de ces intrants sont importés. Les importations indirectes représentent un autre 9 % de la production. Soixante-quinze pour cent (75 %) des intrants intermédiaires importés par l’industrie automobile proviennent des États-Unis, ce qui donne un indice de vulnérabilité élevé en raison de la concentration de l’approvisionnement. De plus, cette industrie importe potentiellement 589 produits sur la liste des importations à sources limitées d’approvisionnement. Son indice total de 65 suggère une grande probabilité que l’interruption de l’activité d’un fournisseur ou de la fourniture d’une pièce soit problématique. Du côté de la demande, la fabrication d’automobiles et de véhicules légers est au troisième rang en fait de vulnérabilité aux perturbations de la demande internationales, avec un IVPDI de 61 (voir figure 8). Les exportations équivalent à 86 % de la production de cette industrie, et elles sont très concentrées géographiquement, 96 % d’entre elles étant destinées aux États-Unis. Bien que l’industrie automobile ait peu d’exportations indirectes, moins de 0,1 %, sa dépendance élevée aux exportations et leur concentration la font monter dans le classement de l’IVPDI.

Les avocats exportent-ils? Un exemple d’exportation indirecte

Bien que certains secteurs de l’économie canadienne ne dépendent pas directement des exportations, ils peuvent néanmoins apporter une valeur ajoutée aux exportations d’autres secteurs. Cette valeur ajoutée peut prendre la forme de biens ou de services utilisés dans la fabrication des produits exportés par un autre secteur (par exemple, les pièces utilisées dans les voitures exportées), ou il peut s’agir d’un produit fini qui est exporté par un autre secteur (par exemple, un produit de consommation produit par un secteur et vendu à un grossiste qui l’exporte tel quel). On peut ainsi dire que ces secteurs ont des exportations indirectes. En utilisant les données des tableaux sur le commerce en valeur ajoutée de Statistique Canada, nous pouvons mesurer la part de ces exportations indirectes dans la production de chaque secteur. Ce résultat est utilisé pour la troisième composante de l’IVPDI.

Les services juridiques sont un bon exemple d’exportation indirecte. Ce secteur se concentre principalement sur le marché intérieur : ses exportations directes ne représentent que 6 % et ses exportations indirectes, 9 % de sa production. Ce secteur fournit des services à d’autres secteurs de l’économie canadienne qui produisent des biens et des services pour l’exportation. De cette manière, les services juridiques apportent une valeur ajoutée aux exportations d’autres secteurs. Aux fins de cette étude, nous considérons cette valeur ajoutée comme des exportations indirectes de l’industrie des services juridiques.

Figure 7 : Les 15 industries les plus vulnérables aux perturbations de l’offre internationale

Rang de l'industrieIndustrieScore de la dépendance aux intrants intermédiairesScore de la dépendance à l’importation d’intrants intermédiairesScore de la dépendance aux importations indirectesScore de la concentration géographique des importationsScore pour les sources limitées d’approvision-nementScore total
Source : Bureau de l’économiste en chef
Data : Statistique Canada
1Fabrication d'aliments pour animaux903070578867
2Fabrication de produits du pétrole et du charbon (sauf les raffineries de pétrole)855468795067
3Mouture de céréales et de graines oléagineuses921579667565
4Fabrication de voitures et de véhicules automobiles légers948951474265
5Fabrication d'autres produits en plastique716442667664
6Sidérurgie834668645664
7Fabrication de produits de viande851084677263
8Élevage (sauf aquaculture)881288458463
9Fabrication de sièges et enjolivures intérieures pour véhicules automobiles8739100414963
10Fabrication de camions lourds859247504163
11Fabrication d'autres produits chimiques736842557462
12Fabrication de produits en papier transformé745546736262
13Mise en conserve de fruits et de légumes et fabrication de spécialités alimentaires764553518662
14Production et transformation de métaux non ferreux (sauf l'aluminium)1005974205562
15Raffineries de pétrole846842704562

Figure 8 : Les 15 industries les plus vulnérables aux perturbations de la demande internationale

Rang de l'industrieIndustrieScore de dépendance aux exportationsScore de concentration géographique des exportationsScore de dépendance aux exportations indirectesScore total
Source : Bureau de l’économiste en chef
Data : Statistique Canada
1Fabrication de moteurs et de pièces de moteurs à essence pour véhicules automobiles10086664
2Emboutissage de pièces en métal pour véhicules automobiles90851463
3Fabrication de voitures et de véhicules automobiles légers8696061
4Extraction de sables bitumineux7597960
5Extraction d'autres minerais non métalliques (sauf le diamant et la potasse)65813460
6Fabrication de produits du pétrole et du charbon (sauf les raffineries de pétrole)8488660
7Fabrication de camions lourds75100159
8Fabrication d'articles de quincaillerie69822257
9Fabrication de matériel électrique d'éclairage7690457
10Fabrication de sucre et de confiseries7292456
11Transport par oléoduc du pétrole brut et autres services de transport par pipeline44982656
12Fabrication de produits en caoutchouc7287755
13Fabrication de résines, de caoutchouc synthétique et de fibres et de filaments artificiels et synthétiques76781255
14Extraction de pétrole et de gaz (sauf les sables bitumineux)50971755
15Fabrication d'autres pièces pour véhicules automobiles68781754

Deux industries importantes se trouvant dans le quadrant supérieur droit sans être du secteur de la fabrication sont l’extraction de sables bitumineux et l’extraction de pétrole et de gaz (sauf les sables bitumineux). L’extraction de sables bitumineux se classe au quatrième rang pour ce qui est de la vulnérabilité aux perturbations de la demande internationales. Cela n’est pas surprenant, mais regrettable, étant donné le contexte actuel de pressions à la baisse sur les prix dans cette industrie. Celle-ci est en effet assujettie à la demande internationale, puisque 75 % de la production canadienne tirée des sables bitumineux est exportée et que 94 % des exportations sont destinées aux États-Unis. En outre, les exportations indirectes représentent un autre 4 % de la production de l’industrie. Bien que le secteur des sables bitumineux ne soit pas aussi vulnérable aux perturbations de l’offre que de la demande internationale, il a tout de même un IVPDI assez élevé pour se trouver dans le quadrant supérieur droit. Les intrants intermédiaires équivalent à 51 % de la production tirée des sables bitumineux, et 23 % de ces intrants sont achetés à l’étranger, mais les pays fournisseurs sont assez diversifiés. Cette industrie utilise aussi beaucoup d’intrants intermédiaires sur la liste des importations à sources limitées d’approvisionnement (comme les produits chimiques, les lubrifiants et les machines de construction), ce qui fait monter son IVPOI à 50, au-dessus de la moyenne de 45.

Industries canadiennes très vulnérables aux perturbations de la demande internationale, mais peu vulnérables à celles de l’offre internationale

Dans le quadrant supérieur gauche de la figure 3 se trouvent les industries de l’économie canadienne qui dépendent des marchés internationaux pour la demande, mais relativement moins des fournisseurs internationaux (figure 9). Seulement 22 industries sont dans ce quadrant, mais elles représentent une grande variété d’industries de l’économie canadienne, comprenant le transport par pipeline et par rail, certaines industries extractives (comme la potasse) et certains services (comme la recherche et le développement scientifiques).

L’industrie de la production, transmission et distribution d’électricité est la plus importante dans ce quadrant. Elle représente un cas intéressant, car les exportations indirectes, qui équivalent à 16 % de la production, jouent un plus grand rôle dans sa vulnérabilité élevée aux variations de la demande que ses exportations directes, qui ne représentent que 6 % de sa production. Bien que ce ne soit pas évident de prime abord, l’électricité est exportée indirectement quand une usine l’utilise pour fabriquer des produits qui sont exportés. Si les ventes à l’exportation baissent, la demande d’électricité peut aussi diminuer. Il est notable, par exemple, que la demande d’électricité soit un indicateur utilisé pour évaluer dans quelle mesure la fabrication en Chine rebondit après la crise. Les exportations d’électricité sont concentrées sur les États-Unis, qui en reçoivent 95 %, ce qui contribue aussi à l’IVPDI de cette industrie plus élevé que la moyenne.

Figure 9 : Industries vulnérables aux perturbations de la demande internationale, mais moins exposées aux perturbations de l’offre internationale

Figure 9 : Industries vulnérables aux perturbations de la demande internationale, mais moins exposées aux perturbations de l’offre internationale
Version texte - Figure 9
IndustrieVulnérabilité aux perturbations de l’offreVulnérabilité aux perturbations de la demandeProduction, en milliers de dollars
Source : Bureau de l’économiste en chef
Data : Statistique Canada
Services postaux28374 820 016 $
Entreposage30324 493 864 $
Transport du gaz naturel par gazoduc30465 969 742 $
Services de recherche et de développement scientifiques30357 458 554 $
Services administratifs de bureau313814 290 937 $
Services de soutien aux entreprises31408 302 297 $
Soutien d'installations et autres services de soutien324112 120 813 $
Distribution de gaz naturel32335 920 190 $
Commerce électronique de gros entre entreprises, et agents et courtiers33325 004 281 $
Activités de soutien aux cultures agricoles et à l'élevage34331 307 483 $
Publicité, relations publiques et services connexes34359 937 121 $
Transport du pétrole brut par oléoduc et autres services de transport par pipeline35566 220 148 $
Fabrication du tabac37332 279 959 $
Bailleurs de biens incorporels non financiers (sauf les oeuvres protégées par le droit d'auteur)38343 625 695 $
Transport ferroviaire384413 504 217 $
Extraction de minerais divers non métalliques (sauf le diamant et la potasse)39601 391 143 $
Extraction de potasse39424 047 517 $
Production, transport et distribution d'électricité414448 657 364 $
Extraction de minerais de cuivre, de nickel, de plomb et de zinc42469 241 948 $
Extraction d'autres minerais métalliques42342 363 453 $
Fabrication de matériel informatique et périphérique4445715 149 $
Éditeurs de périodiques, de livres et de répertoires44354 146 155 $
Extraction de sable, de gravier, d'argile, de céramique et de minerais réfractaires45381 632 789 $
Extraction de pierre45381 734 042 $

La recherche et le développement scientifiques sont une autre industrie intéressante, car elle montre que certaines industries de service canadiennes dépendent des exportations. Les exportations équivalent à 55 % de la production de cette industrie, et 40 % de ces exportations sont destinées aux États-Unis. La R‑D canadienne sert aussi à d’autres industries canadiennes à produire des exportations, et les exportations indirectes représentent un autre 4 % de la production de cette industrie.

Plusieurs industries de service se trouvent dans ce quadrant. Même si elles dépendent manifestement de la demande internationale pour leurs services, leurs exportations peuvent être moins exposées (ou pas du tout) aux goulots d’étranglement potentiels discutés ci-dessus en raison du commerce numérique. Une part croissante des services canadiens sont présumés être livrables sous forme numérique (figure 10). Alors que les exportations de services traditionnels nécessitent souvent le déplacement de personnes, que ce soit des Canadiens qui se rendent à l’étranger pour fournir des services ou des visiteurs au Canada qui achètent des services, les technologies de l’information et des communications (TIC) permettent de fournir de nombreux services numériquement, par exemple la consultation par courriel ou Skype, ou la fourniture de codes informatiques par l’infonuagique.

Figure 10 : Exportations de services livrables par les TIC

Figure 10 :  Exportations de services livrables par les TIC
Version texte - Figure 10
Exportations canadiennes de services dans le mondeValeur (millions de dollars)
Source : Bureau de l’économiste en chef
Data : Statistique Canada tableaux 36-10-0005-01, 36-10-0004-01 et 12-10-0141-01
Services potentiellement fondés sur les TIC
Services commerciaux64,5 $
Services non potentiellement fondés sur les TIC
Services de voyage32,4 $
Services de transport17,4 $
Services commerciaux et gouvernementaux8,0 $

Industries canadiennes très vulnérables aux perturbations de l’offre internationale, mais peu vulnérables à celles de la demande internationale

Il existe aussi des industries dont les ventes sont concentrées au Canada, mais dont les entreprises dépendent des fournisseurs internationaux pour s’approvisionner en intrants intermédiaires. Ces industries se trouvent dans le quadrant inférieur droit de la figure 3. Les 27 industries dans ce quadrant incluent plusieurs secteurs liés à l’agriculture (produits laitiers, viande, élevage, cultures), le secteur culturel (arts de la scène, divertissements et loisirs, télévision, cinémas), le transport, et deux industries d’une taille particulièrement importante : les restaurants et bars, et les services des gouvernements provinciaux.

Figure 11 : Industries vulnérables aux perturbations de l’offre internationale, mais moins exposées aux perturbations de la demande internationale

Figure 11 : Industries vulnérables aux perturbations de l’offre internationale, mais moins exposées aux perturbations de la demande internationale
Version texte - Figure 11
IndustrieVulnérabilité aux perturbations de l’offreVulnérabilité aux perturbations de la demandeProduction, en milliers de dollars $
Source : Bureau de l’économiste en chef
Data : Statistique Canada
Messageries et services de messagers45239 506 929 $
Autres services d'information45293 567 253 $
Services de divertissement et de loisirs46249 559 759 $
Construction de navires et d'embarcations47262 028 133 $
Arts d'interprétation, sports-spectacles et activités connexes et établissements du patrimoine47209 457 486 $
Jeux de hasard et loteries47146 731 063 $
Réseaux d'aqueduc et d'égout et autres4724668 981 $
Fabrication de fournitures et de matériel médicaux48314 002 630 $
Services urbains de transport en commun48224 894 054 $
Autres services des administrations publiques provinciales et territoriales4815122 107 633 $
Services de nettoyage à sec et de blanchissage49222 324 676 $
Transport par camion493156 466 293 $
Activités de soutien au transport502933 841 436 $
Activités de soutien à la foresterie50282 066 200 $
Impression et activités connexes de soutien50269 736 970 $
Radiodiffusion et télédiffusion51323 745 449 $
Services de restauration et débits de boissons511871 526 961 $
Transport aérien512723 310 421 $
Fabrication d'autres produits connexes aux meubles52311 244 025 $
Présentation de films et de vidéos54211 637 893 $
Cultures agricoles (sauf le cannabis, la culture en serre et en pépinière et la floriculture)552937 433 400 $
Autres activités diverses de fabrication573210 074 416 $
Industries de l'enregistrement sonore5828934 053 $
Télévision payante et spécialisée59304 234 168 $
Fabrication de matériel ferroviaire roulant59262 157 278 $
Fabrication de produits laitiers611714 660 757 $
Élevage (sauf l'aquaculture)633026 290 889 $
Fabrication de produits de viande631827 890 148 $
Fabrication d'aliments pour animaux67208 304 690 $

La fabrication d’aliments pour animaux est l’industrie la plus vulnérable aux perturbations de l’offre avec un score total de 67 (voir figure 7). Il s’agit d’une industrie de transformation qui utilise beaucoup d’intrants intermédiaires, qui équivalent à 82 % de sa production. Vingt-et-un pour cent (21 %) des intrants de l’industrie sont importés, la moitié provenant des États-Unis. Cette industrie utilise peu de produits sur la liste des importations à sources limitées d’approvisionnement. Bien que la fabrication d’aliments pour animaux dépende grandement des chaînes d’approvisionnement internationales, elle a un IVPDI faible, car les exportations ne représentent que 17 % de sa production et les exportations indirectes seulement 4 %.

Les services des gouvernements provinciaux ont obtenu un IVPOI juste au-dessus de la moyenne, ce qui les place dans le quadrant inférieur droit. Les deux autres ordres gouvernementaux, le fédéral et le municipal, sont juste au-dessous de la moyenne, avec des IVPOI de 43 et 42 respectivement. Cela tient au fait que les trois ordres utilisent beaucoup de produits sur la liste des importations à sources limitées d’approvisionnement. Les trois ordres gouvernementaux utilisent une grande variété de produits importés, y compris des produits agroalimentaires, des produits chimiques, ou liés aux métaux et aux minéraux, qui dominent cette liste. Cela leur donne des scores élevés dans la composante de l’indice basée sur cette liste. En fait, les services des gouvernements provinciaux ont le score le plus élevé des industries à cet égard, car ils importent potentiellement 1 572 produits sur la liste en comptant 2107.

Conclusion

L’analyse précédente nous indique quelles industries de l’économie canadienne sont les plus vulnérables aux perturbations des chaînes d’approvisionnement internationales et où se trouvent ces vulnérabilités. Cette étude ne s’adresse pas aux entreprises, qui doivent décider où s’approvisionner, de combien de fournisseurs acheter et dans quels marchés vendre. Elle s’adresse plutôt directement aux décideurs politiques qui voient les résultats des décisions relatives à l’approvisionnement et aux ventes d’une multitude d’acteurs privés dans l’économie, et qui devront prendre des décisions importantes lors de la reprise post-pandémie pour soutenir au mieux l’emploi et la croissance dans leur économie nationale tout en assurant la résilience et la solidité des chaînes d’approvisionnement essentielles.

La pandémie mondiale a montré que les décideurs politiques sont chargés de la lourde tâche consistant à comprendre des chaînes d’approvisionnement complexes, avec de l’information limitée, dans l’ensemble d’une économie présentant de grandes variations d’une industrie à l’autre. Nous espérons qu’un outil comme celui que nous avons développé pour le Canada dans cette étude est une première étape qui aidera les décideurs politiques à mieux comprendre le fonctionnement des chaînes d’approvisionnement internationales et leurs points de vulnérabilité dans tous les secteurs de l’économie. Cela leur fournira l’information nécessaire pour augmenter la résilience et la solidité de ces chaînes sans avoir recours à la relocalisation, qui pourrait réduire la productivité et donc la croissance économique, les salaires des travailleurs, et augmenter les prix pour les consommateurs.

Bibliographie

Acemoglu, Daron et Alireza Tahbaz-Salehi. « Firms, failures, and fluctuations: the macroeconomics of supply chain disruptions », National Bureau of Economic Research, Working Paper Series, Working Paper 27565, 2009. Sur Internet : http://www.nber.org/papers/w27565

Baldwin, John et Beiling Yan. Les chaînes de valeur mondiales et la productivité des entreprises manufacturières au Canada, Statistique Canada, Série de documents de recherche sur l’analyse économique, 11F0027M, no 90, 2014.

Carvalho, Vasco M., Makoto Nirei, Yukiko U. Saito et Alireza Tahbaz-Salehi. « Supply Chain Disruptions: Evidence from the Great East Japan Earthquake », The Quarterly Journal of Economics, 2020.

Crisculo, Chiara et Jonathan Timmis. « The Relationship Between Global Value Chains and productivity », International Productivity Monitor, Centre for the Study of Living Standards, no 32 (2017), p. 61-83.

Jiang, Kevin. Produits pour lesquels le Canada dépend d’un nombre limité de fournisseurs internationaux, Affaires mondiales Canada, Bureau de l’économiste en chef, 2020. Sur Internet : https://www.international.gc.ca/trade-commerce/economist-economiste/analysis-analyse/products_limited_supply-Canada-produits_nombre_limite.aspx?lang=fra

Miroudot, Sébastien. « Resilience versus robustness in global value chains: Some policy implications » dans Baldwin Richard et Simon J. Evenett, éd., COVID-19 and Trade Policy : Why Turning Inward Won’t Work, un livre de VoxEU.org, CERP Press, 2020, p. 122-130.

Neureuther, B. D. et G. Kenyon. « Mitigating supply chain vulnerability », Journal of marketing channels, vol. 16, no 3 (2009), p. 245-263.

Tokuia, Joji, Kazuyasu Kawasaki et Tsutomu Miyagaw. « The economic impact of supply chain disruptions from the Great East-Japan earthquake », Japan and the World Economy, vol. 41, 2017, p. 59-70.

Urata, Shujiro et Youngmin Baek. « Does Participation in Global Value Chains Increase Productivity? An Analysis of Trade and Value-Added Data », ERIA Discussion Paper Series, no 301, 2019.

Wagner, Stephan M. et Nikrouz Neshat. « Assessing the vulnerability of supply chains using graph theory », International Journal of Production Economics, vol. 126, no 1 (2010), p. 121-129.

Annexe 1 : Considérations pour l’élaboration des indices

IVPOI : Corrélation des composantes de l’indice

Composantes de l’indice1 Intrants/extrants2 Importations/intrants3 Importations indirectes4 IHH5 Sources limitées
1 Intrants/extrantsX0.580.410.070.09
2 Importations/intrants0.58X0.12-0.230.06
3 Importations indirectes0.410.12X0.160.15
4 IHH0.07-0.230.16X-0.36
5 Sources limitées0.090.060.15-0.36X

Indice de vulnérabilité aux perturbations de l’offre internationale (IVPOI)

Parmi les cinq composantes de l’IVPOI, seule une paire de composantes a une corrélation élevée. La première composante, soit la part des intrants utilisés dans les extrants de l’industrie, démontre une corrélation élevée avec la deuxième composante, soit la part des intrants importés dans le total des intrants utilisés. Nous constatons que les industries utilisant beaucoup d’intrants importent beaucoup de ces intrants, alors que celles utilisant relativement peu d’intrants tendent à les acheter au Canada. Il y a deux raisons probables à cette corrélation : premièrement, il est possible que les industries qui utilisent beaucoup d’intrants dans leur production utilisent une plus grande variété d’intrants. Si c’est le cas, cela pourrait rendre nécessaire l’achat de certains de ces intrants à l’étranger. Deuxièmement, les industries qui utilisent beaucoup d’intrants peuvent avoir davantage intérêt à réduire le coût de ces intrants et chercher des produits importés qui coûtent moins cher pour remplacer les intrants achetés au Canada.

Malgré la corrélation élevée de ces deux composantes, les auteurs croient qu’il est nécessaire de les inclure tous les deux dans l’indice. La première est requise pour donner une mesure de la dépendance globale d’une industrie aux intrants en général, alors que la deuxième donne une mesure de sa dépendance aux intrants importés. Sans la première, les industries qui dépendent moins des intrants globalement, mais ont une grande part d’intrants importés dans la relativement petite quantité qu’ils utilisent, seraient jugées comme aussi vulnérables aux perturbations des chaînes d’approvisionnement qu’une industrie dépendant grandement des intrants, dont la même proportion est importée, même si la seconde industrie est en réalité beaucoup plus vulnérable.

IVPDI : Corrélation des composantes de l’indice

Composantes de l’indice1 Exportations/sorties2 Exportations indirectes3 IHH
1 Exportations/sortiesX-0.160.24
2 Exportations indirectes-0.16X-0.12
3 IHH0.24-0.12X

Indice de vulnérabilité aux perturbations de la demande internationale (IVPDI)

Aucune des trois composantes de l’IVPDI n’est modérément ou hautement corrélée aux autres.

Vérification de la fiabilité du poids des composantes des indices

Indice de vulnérabilité aux perturbations de l’offre internationale (IVPOI)

L’IVPOI a cinq composantes et chacune reçoit un poids égal de 0,20. Pour vérifier si le système de pondération a une incidence importante sur les résultats, nous avons fait des calculs au moyen de systèmes de pondération différents pour voir si les résultats varient. Nous avons calculé cinq cas différents où une composante recevait un poids plus élevé de 0,25 et les quatre autres un poids de 0,1875, puis cinq autres cas où une composante recevait un poids plus faible de 0,15 et les quatre autres un poids de 0,2125.

Système de pondérationDépendance aux intrantsDépendance aux intrants importésImportations indirectesIHHSources limitéesTotal
Poids égaux0,20,20,20,20,21
20.250,18750,18750,18750,18751
30,18750,250,18750,18750,18751
40,18750,18750,250,18750,18751
50,18750,18750,18750,250,18751
60,18750,18750,18750,18750,251
70,150,21250,21250,21250,21251
80,21250,150,21250,21250,21251
90,21250,21250,150,21250,21251
100,21250,21250,21250,150,21251
110,21250,21250,21250,21250,151

Après avoir calculé les scores des indices avec chaque système de pondération, nous avons comparé la corrélation dans chaque système avec les résultats donnés par le système de poids égaux utilisé dans l’étude. Pour chaque système de pondération alternatif, il s’est avéré que les résultats étaient corrélés avec ceux du système original à plus de 99 %, ce qui suggère que la pondération des composantes n’a pas d’incidence importante sur les résultats globaux.

Corrélation avec le système des poids égaux

Système de pondérationPoids égaux
20,998694
30,995472
40,998315
50,996806
60,993554
70,998529
80,995187
90,998192
100,997442
110,993737

Indice de vulnérabilité aux perturbations de la demande internationale (IVPDI)

Le même processus a été suivi avec l’IVPDI pour voir si les changements à la pondération de l’indice modifiaient les résultats de manière importante. Dans le cas de l’IVPDI, les trois composantes ont reçu un poids égal de 0,333. Dans les systèmes de pondération alternatifs, une composante recevait un poids plus élevé de 0,43 ou un poids plus faible de 0,23.

Système de pondérationDépendance aux exportationsConcentration des exportationsExportations indirectesScore total
Poids égaux0,330,330,331,00
Cas 20,430,2850,2851,00
Cas 30,290,430,2851,00
Cas 40,290,290,431,00
Cas 50,230,3850,3851,00
Cas 60,390,230,3851,00
Cas 70,390,3850,231,00

Dans cette situation avec moins de composantes et un plus grand changement à la pondération, nous avons constaté que les résultats de tous les systèmes de pondération alternatifs étaient corrélés à ceux du système original à plus de 98 %, ce qui démontre encore une fois des résultats très stables qui ne changent pas beaucoup en fonction des poids utilisés.

Corrélation avec le système des poids égaux

Système de pondérationPoids égaux
scenario 20,985131
scenario 30,986152
scenario 40,985647
scenario 50,977156
scenario 60,98297
scenario 70,989731
Date de modification: