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Rapport annuel sur les marchandises et technologies stratégiques conformément à l’article 27 de la Loi sur les licences d’exportation et d’importation – 2025

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Table des matières

  1. Introduction
  2. Politique du Canada en matière d’exportation et de courtage d’articles militaires
  3. Nouveaux développements en 2025
  4. Statistiques sur les exportations et le courtage de marchandises militaires
  5. Normes de service
  6. Annexes

Liste des tableaux et graphiques

1. Introduction

Le Rapport annuel sur les marchandises et technologies stratégiques conformément à l’article 27 de la Loi sur les licences d’exportation et d’importation est déposé chaque année devant le Parlement du Canada afin de favoriser la transparence au sujet des exportations canadiennes d’articles militaires. Ce rapport fournit des données sur l’exportation à partir du Canada, durant une année civile donnée, des marchandises et des technologies militaires (ce qui inclut les pièces et composants) du Groupe 2 de la Liste des marchandises et technologies d’exportation contrôlée (LMTEC). Toute mention de « marchandises et technologies militaires » inclut aussi leurs pièces et composants, sauf s’il est explicitement question du Groupe 9, un sous-ensemble du Groupe 2 qui comprend uniquement des systèmes complets. Dans la foulée des modifications apportées à la Loi sur les licences d’exportation et d’importation (LLEI) en 2019, le dépôt de ce rapport annuel au Parlement avant le 31 mai de l’année civile suivante est désormais obligatoire. Le rapport était auparavant produit sur une base volontaire depuis 1990. Le dernier rapport, qui portait sur l’année 2024, a été déposé devant le Parlement le 30 mai 2025.

L’année 2025 a été la sixième année complète où Affaires mondiales Canada a appliqué son cadre d’évaluation des risques adopté à la suite de l’adhésion du Canada au Traité sur le commerce des armes (TCA), en 2019. Affaires mondiales Canada a pris des mesures afin de renforcer les contrôles à l’exportation au pays, lesquels sont harmonisés avec ceux de nos alliés et partenaires dans le cadre des principaux régimes multilatéraux de contrôle des exportations. Une grande priorité de la politique étrangère du Canada consiste à maintenir la paix et la sécurité internationales. À cette fin, Affaires mondiales Canada veille à ce que les exportations de marchandises et technologies canadiennes ne soient pas utilisées de manière à nuire aux droits de la personne, à la paix, à la sécurité ou à la stabilité, en faisant en sorte qu’elles soutiennent la politique étrangère et la politique de défense du Canada ainsi que le commerce légitime, entre autres objectifs stratégiques.

Les données contenues dans ce rapport portent sur les exportations et le courtage de marchandises et de technologies (ce qui inclut les pièces et composants) figurant sur la LMTEC qui sont conçues à des fins militaires et qui font partie du Groupe 2 ou du Groupe 9 (sous-ensemble du Groupe 2) de la LMTEC. Les données utilisées pour produire le présent rapport sont compilées et vérifiées à partir des renseignements reçus de l’industrie canadienne. La partie 2 du rapport donne des renseignements sur la façon dont les articles militaires sont définis aux fins des contrôles à l’exportation.

Affaires mondiales Canada recueille des données sur les exportations militaires vers les États-Unis pour toutes les marchandises du Groupe 9, ainsi que pour les articles du Groupe 2 qui nécessitent une licence pour être exportés aux États-Unis. Depuis le 1er septembre 2019, les modifications apportées à la réglementation permettent de recueillir des renseignements sur les exportations vers les États-Unis de systèmes complets d’armes classiques au sens du paragraphe 2(1) du TCA.

Des renseignements sur les exportations canadiennes de marchandises militaires figurent également dans trois autres rapports clés : le Rapport annuel au Parlement sur l’application de la Loi sur les licences d’exportation et d’importation, présenté au Parlement, le rapport déposé par le Canada à titre de contribution au Registre des armes classiques des Nations UniesNote de bas de page 1 (en anglais seulement) et le rapport du Canada au titre du Traité sur le commerce des armesNote de bas de page 2 (en anglais seulement).

Affaires mondiales Canada sera heureux de recevoir toute suggestion sur la façon d’améliorer les éditions futures du présent rapport. Pour soumettre des suggestions, veuillez écrire à la Direction de la politique des contrôles à l’exportation d’Affaires mondiales Canada à l’adresse expctrlpol@international.gc.ca.

Sommaire des principales données

Tableau 1 : 2025 – Valeur totale des exportations de marchandises et de technologies militaires par destination (à l’exclusion des États-Unis) : pays de la LPDAANote de bas de page 3 et pays de l’OTANNote de bas de page 4

DestinationValeurPourcentage
Membres de l’OTAN1 078 806 384,37 $52,75 %
Pays de la LPDAA (non-membres de l’OTAN)672 288 399,03 $32,87 %
Autres pays294 001 041,34 $14,38 %
Exportations totales de marchandises et de technologies militaires à destination de pays autres que les États-Unis2 045 095 824,74 $100,00 %

Graphique 1 : 2025 – Exportations de marchandises et de technologies militaires par destination (à l’exclusion des États-Unis) : pays de l’OTAN et pays de la LPDAA, selon la valeur

Figure 1
Version texte - Graphique 1
Destinations de l’OTAN52,8 %
Destinations de la LPDAA autres que de l’OTAN 32,9 %
Autres destinations14,4 %

Tableau 2 : 2025 – Licences d’exportation de marchandises et de technologies militaires utilisées et valeur des exportations par régionNote de bas de page 5

RégionNote de bas de page 6Nombre de licencesValeur des exportations
AfriqueNote de bas de page 73832,487,641.32 $
Amériques (excluant les États-Unis)7839,787,639.62 $
Asie-Pacifique410228,288,210.36 $
EuropeNote de bas de page 81 9641,217,734,634.37 $
Moyen-Orient154526,797,699.07 $
Total2 641Note de bas de page 92 045 095 824,74 $

Tableau 3 : 2025 – Douze principales destinations des marchandises et technologies militaires canadiennes (excluant les États-Unis) selon la valeur

DestinationValeur totale des licences utilisées
Arabie saoudite403 946 393,05 $
Allemagne371 715 743,45 $
Pologne216 752 062,58 $
Ukraine129 939 659,74 $
Royaume-Uni113 250 747,42 $
Pays-Bas100 527 110,34 $
Türkiye60 760 039,44 $
Macédoine du Nord51 840 969,60 $
Corée, République de49 688 478,82 $
Japon47 662 196,09 $
Espagne42 098 077,80 $
Suède37 867 877,46 $

Graphique 2 : 2025 – Valeur des exportations de marchandises et de technologies militaires à destination de pays autres que les États-Unis – pourcentage par région

Figure 2
Version texte - Graphique 2
Europe59,5 %
Moyen-Orient25,8 %
Asie-Pacifique11,2 %
Amériques1,9 %
Afrique1,6 %

2. Politique du Canada en matière d’exportation et de courtage d’articles militaires

En vertu de la Loi sur les licences d’exportation et d’importation (LLEI), le ministre doit refuser les demandes de licences d’exportation et de courtage portant sur des marchandises et des technologies militaires s’il existe un risque sérieux que les articles portent atteinte à la paix et à la sécurité, ou soient utilisés pour commettre ou faciliter des violations graves du droit international humanitaire et des droits de la personne, des actes constituant une infraction au regard des conventions internationales relatives au terrorisme ou au crime organisé ou des actes graves de violence fondée sur le sexe ou de violence contre les femmes et les enfants.

Principalement par l’entremise de son système de contrôles à l’exportation et du courtage, régi par la LLEI, le Canada veille à ce que l’exportation des marchandises et des technologies militaires se fasse dans le respect de la loi et d’une manière compatible avec sa politique étrangère, sa politique de défense et ses intérêts en matière de sécurité. Aux termes de la LLEI, tout résident ou toute entreprise du Canada qui souhaite exporter un produit figurant sur la Liste des marchandises et technologies d’exportation contrôlée (LMTEC) ou effectuer une transaction de courtage pour tout article figurant sur la Liste des marchandises de courtage contrôlé (LMCC) doit obtenir une licence d’exportation délivrée par Affaires mondiales Canada.Note de bas de page 10 La LMTEC comprend les marchandises et les technologies militaires à double usage ou d’importance stratégique, les marchandises et les technologies d’origine américaine, ainsi qu’un nombre limité de produits contrôlés pour des motifs économiques, conformément aux accords commerciaux internationaux et aux obligations du Canada. De plus amples renseignements sur les contrôles du courtage et sur les types d’articles contrôlés dans la LMCC sont fournis ci-dessous.

De plus, la LLEI régit également la Liste des pays visés (LPV), qui est une liste de pays vers lesquels le gouverneur en conseil estime nécessaire de contrôler l’exportation ou le transfert de marchandises ou de technologies, que ces articles figurent ou non sur la LMTEC. À l’heure actuelle, seule la Corée du Nord figure sur la LPV. De plus amples renseignements sur la LPV se trouvent à l’annexe A.

La LMTEC découle principalement de la participation du Canada aux principaux régimes multilatéraux de contrôles à l’exportation et de non-prolifération. Les contrôles à l’exportation et en matière de courtage du Canada ne visent pas à entraver inutilement le commerce international, mais à le réglementer et à imposer des restrictions afin de servir des objectifs clairs établis dans les lois et politiques, comme il est indiqué ci-dessus.

Par le biais des règlements d’application de la Loi sur les Nations Unies, le Canada interdit l’exportation, la vente, l’approvisionnement et l’expédition d’armes et de matériel connexe vers les pays qui font l’objet d’un embargo du Conseil de sécurité des Nations Unies. Ces embargos interdisent aussi la prestation d’une assistance technique, notamment par le transfert de données techniques, relativement à la vente, à la fourniture, au transfert, à la fabrication, à l’entretien ou à l’utilisation d’armes et de matériel connexe. Le Canada impose également de façon autonome ses propres sanctions contre certains pays en adoptant des règlements en vertu de la Loi sur les mesures économiques spéciales afin d’interdire certaines activités, entre autres l’exportation de marchandises et de technologies particulières vers ces pays ou à des personnes ou entités désignées visées par une interdiction complète. De plus amples renseignements sur les sanctions du Canada figurent sur la page Web Sanctions canadiennes.

Marchandises et technologies militaires du Groupe 2 et du Groupe 9 (sous-ensemble du Groupe 2)

Les marchandises et technologies militaires décrites dans ce rapport sont celles qui sont incluses dans le Groupe 2 et le Groupe 9 (sous-ensemble d’articles visés par le Traité sur le commerce des armes) de la LMTEC.

Les marchandises et technologies du Groupe 2 sont « spécialement conçues ou modifiées à des fins militaires », notamment les véhicules terrestres, les aéronefs, les armes à feu, les munitions et les équipements d’imagerie spécialement conçus pour l’usage militaire, le matériel de conduite de tir et d’alerte et d’avertissement connexe, les logiciels, les technologies, et leurs pièces et composants spécialement conçus.

Sous-ensemble du Groupe 2, le Groupe 9 comprend les systèmes complets d’armes classiques qui sont énumérés au paragraphe 2(1) du TCA, à savoir : chars de combat; véhicules blindés de combat; systèmes d’artillerie de gros calibre; avions de combat; hélicoptères de combat; navires et sous-marins de guerre; missiles et lanceurs de missiles; armes légères et armes de petit calibre qui sont destinées à être utilisées par la police ou l’armée. Une licence est requise pour exporter les articles du Groupe 9 vers toutes les destinations, y compris les États-Unis.

D’autres produits contrôlés inscrits sur la LMTEC (comme les produits à double usage ou d’autres articles de nature stratégique) ne figurent pas dans le présent rapport étant donné qu’ils ne sont pas spécialement conçus pour l’usage militaire.Note de bas de page 11

Les marchandises et technologies militaires inscrites dans le Groupe 2 ou le Groupe 9 de la LMTEC sont habituellement exportées pour l’une ou plusieurs des raisons suivantes :

Processus d’évaluation des demandes de licences d’exportation et de courtage 

Aux termes de la LLEI, le ministre a l’obligation juridique de tenir compte des critères énumérés à l’article 7 du TCA pour décider d’accepter ou de rejeter les demandes de licences d’exportation et de courtage d’armes, de munitions, de matériel ou d’armements de guerre (c.-à-d. de marchandises et de technologies militaires contrôlées au titre du Groupe 2 de la LMTEC). Plus précisément, le ministre est tenu d’examiner si les marchandises ou technologies indiquées dans la demande :

La LLEI précise que le ministre ne peut pas délivrer de licence d’exportation ou de courtage « à l’égard d’armes, de munitions, de matériels ou d’armements de guerre » si, après avoir pris en compte les mesures d’atténuation possibles, le ministre détermine qu’il existe un sérieux risque que la transaction proposée entraîne l’une ou l’autre des conséquences négatives mentionnées dans les critères d’évaluation de la LLEI. Le risque sérieux n’est pas défini dans la LLEI, mais, sur la base de la pratique d’autres États parties au TCA et de la jurisprudence canadienne et internationale en la matière, le Ministère estime qu’il faut qu’il y ait un risque direct et prévisible que la marchandise ou la technologie particulière dont l’exportation ou le courtage est proposé entraîne l’une ou plusieurs des conséquences négatives énumérées dans la LLEI.

Dans son ensemble, le régime de contrôles à l’exportation et du courtage du Canada vise également à :

Toutes les demandes d’exportation ou de courtage de marchandises ou de technologies sont soigneusement examinées au regard des critères énumérés ci-dessus, ainsi que des risques de génocide, de crimes contre l’humanité, de violations graves des conventions de Genève de 1949, d’attaques dirigées contre des biens civils ou des civils protégés en tant que tels, ou d’autres crimes de guerre. Le processus d’examen interne peut aussi inclure des consultations vastes et approfondies auprès de spécialistes des régions, des droits de la personne, de la sécurité internationale et de l’industrie de la défense d’Affaires mondiales Canada (y compris ceux qui sont en poste dans les missions diplomatiques du Canada à l’étranger), du ministère de la Défense nationale et, au besoin, d’autres ministères et organismes fédéraux. Chaque demande de licence d’exportation et de courtage fait également l’objet d’un examen minutieux pour s’assurer qu’elle est conforme à la politique étrangère et à la politique de défense du Canada, ainsi qu’à ses intérêts en matière de sécurité.

Pour guider ce processus de consultation, Affaires mondiales Canada utilise un cadre renforcé d’évaluation des risques dans l’examen des demandes de licences, qui indique les différents éléments à prendre en compte, les experts du gouvernement à consulter et les critères de définition des risques. Toute préoccupation soulevée dans ce processus est ensuite évaluée de près, y compris la question de savoir s’il existe un risque sérieux relativement à l’un ou l’autre des critères prévus dans la LLEI.

La vérification de l’utilisation finale et de l’utilisateur final du produit exporté constitue un aspect essentiel de l’examen de chaque demande de licence. Une attention particulière est accordée à la documentation des garanties sur l’utilisation finale pour s’assurer que l’exportation ou la transaction de courtage est destinée à un usage légitime et qu’elle ne sera pas détournée à des fins risquant de mettre en danger la sécurité du Canada ou de ses alliés ou d’avoir l’une des conséquences négatives mentionnées dans les critères d’évaluation de la LLEI. Lorsque l’existence d’un risque sérieux est constatée relativement à l’un des critères énumérés dans la LLEI, des mesures d’atténuation peuvent être envisagées. Il peut s’agir de garanties supplémentaires quant à l’utilisation finale, de mesures après expédition ou de dispositions de transparence convenues entre le Canada et le gouvernement du pays de destination. Si un risque sérieux a été déterminé, une licence ne peut être délivrée que si la mesure d’atténuation réduit le risque en deçà du seuil de « risque sérieux ». Si les mesures d’atténuation n’abaissent pas le niveau de risque en dessous de ce seuil, la demande doit être refusée.

Les fonctionnaires d’Affaires mondiales Canada se tiennent au courant de l’évolution de la situation dans les pays du monde entier et surveillent les enjeux liés au contrôle des exportations soulevés par de nombreuses sources, y compris d’autres ministères et agences du gouvernement du Canada, comme les agences de renseignement, ainsi que par les pays partenaires, les organisations internationales, la société civile et les médias. Si de nouvelles informations le justifient, notamment si les garanties relatives à l’utilisation finale et à l’utilisateur final ne sont pas respectées, le ministre est habilité, en vertu de la LLEI, à suspendre ou à annuler les licences. Ces nouvelles informations sont également prises en compte dans l’évaluation des risques associés aux futures demandes de licences.

Contrôles sur le courtage

L’article 10 du TCA exige des États Parties qu’ils prennent des mesures pour réglementer les activités de courtage des armes qui relèvent de leur compétence. Les contrôles du courtage au Canada sont en vigueur depuis le 1er septembre 2019 et s’appliquent aux personnes et aux organisations au Canada, ainsi qu’aux Canadiens à l’étranger (citoyens canadiens, résidents permanents et organisations). Aux termes de la LLEI, on entend par « courtage » « le fait de prendre des dispositions menant à une transaction […] relative au mouvement, d’un pays étranger vers un autre pays étranger, de marchandises ou de technologies figurant sur la liste des marchandises de courtage contrôlé ou de négocier les modalités d’une telle transaction ». La Liste des marchandises de courtage contrôlé, qui comprend tous les articles pour lesquels une licence de courtage est requise préalablement à toute transaction de courtage, comprend les systèmes complets d’armes classiques (tel qu’ils sont définis dans le Groupe 9 de la LMTEC) et tous les articles du Groupe 2 de la LMTEC, ainsi que tout article inscrit sur la LMTEC, y compris les articles à double usage, susceptible d’être utilisé en définitive en tant qu’arme de destruction massive.

Pour en savoir plus sur ces contrôles, veuillez consulter la réglementation sur les licences de courtage. Affaires mondiales Canada accueille favorablement les commentaires des intervenants et est ouvert à l’idée d’envisager d’autres mesures pour simplifier et améliorer de façon continue la mise en œuvre des contrôles du courtage au Canada.

Remarques sur l’exportation d’armes à feu

En plus des critères d’évaluation susmentionnés, les demandes de licence pour les armes à feu sont évaluées en fonction du risque que les produits soient détournés par des trafiquants d’armes ou utilisés pour alimenter la violence à l’échelle locale ou régionale. Les missions diplomatiques du Canada à l’étranger ainsi que d’autres sources fournissent des renseignements sur les lois, les procédures et les pratiques en matière d’application de la loi relativement au contrôle des armes à feu dans les pays destinataires. Elles sont souvent appelées à valider les licences ou les permis d’importation, les documents de garantie d’utilisation finale et les renseignements sur le destinataire avant la délivrance d’une licence.

L’exportation d’armes à feu prohibées ou de leurs composants est restreinte aux destinations qui figurent sur la Liste des pays désignés (armes automatiques) (LPDAA) et aux destinataires gouvernementaux ou autorisés par un gouvernement.Note de bas de page 13 De telles exportations doivent être autorisées en vertu d’une licence délivrée par le ministre. Chaque demande de licence d’exportation est examinée au cas par cas. 

L’annexe B présente la liste complète des pays figurant sur la LPDAA.

Coopération internationale en matière de commerce de marchandises militaires

L’action multilatérale constitue un moyen efficace de promouvoir la paix et la sécurité dans le monde. Le Canada accorde son appui et participe à toute une série d’activités de contrôle des armes et des exportations et de non-prolifération des armements, en étroite collaboration avec des partenaires qui partagent ses objectifs. Le Canada participe aux organismes et initiatives de contrôle des exportations suivants : le Traité sur le commerce des armes, le Programme d’action des Nations Unies relatif aux armes légères et l’Instrument international de traçage connexe, le Registre des armes classiques des Nations Unies, la Convention interaméricaine sur la transparence de l’acquisition des armes classiques (CITAAC) de l’Organisation des États américains, l’Arrangement de Wassenaar, le Groupe des fournisseurs nucléaires, le Régime de contrôle de la technologie des missiles, le Groupe d’Australie et l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques. De plus amples renseignements sur ces cadres multilatéraux sont donnés aux annexes D et E.

3. Nouveaux développements en 2025

Développements législatifs et réglementaires

Lignes directrices sur le recours aux services d’infonuagique pour les technologies contrôlées

En novembre 2025, Affaires mondiales Canada a publié l’Avis aux exportateurs no 1159 — Lignes directrices sur le déplacement et le stockage de technologies contrôlées dans l’infonuagique. L’avis clarifie les cas où l’utilisation de services d’infonuagique constitue un transfert de technologie contrôlée au sens de la Loi sur les licences d’exportation et d’importation (LLEI) et où une licence d’exportation est requise. Ces directives visent à offrir à l’industrie et à la communauté de recherche une plus grande confiance et une certitude réglementaire accrue dans l’utilisation des services infonuagiques lorsque cela est approprié.

Politiques de contrôle des exportations propres à certains pays

Russie et Bélarus

Tout au long de l’année 2025, Affaires mondiales Canada a maintenu sa politique consistant à refuser a priori l’exportation et le courtage de toute marchandise ou technologie contrôlée à destination de la Russie, et à suspendre la délivrance de toute nouvelle licence d’exportation à destination du Bélarus, comme l’indiquent respectivement l’Avis aux exportateurs et aux courtiers no 1071 (2022-02-04) et l’Avis aux exportateurs et aux courtiers n1033 (2020-11-09). Outre les contrôles à l’exportation, le Canada a également imposé des sanctions en réponse à l’invasion de l’Ukraine par la Russie. De plus amples renseignements sur les sanctions du Canada figurent sur la page Web Sanctions canadiennes.

Israël

Depuis le 8 janvier 2024, le gouvernement du Canada n’a approuvé aucune nouvelle licence d’exportation d’armes vers Israël qui pourrait être utilisée dans le conflit actuel à Gaza. Cette approche demeure. Parallèlement, le gouvernement a également suspendu les licences d’exportation visant des pièces destinées à Israël qui pourraient être intégrées à des articles utilisés à Gaza. Toutes les licences suspendues en 2024 sont arrivées à échéance et ne peuvent être utilisées pour exporter vers Israël.

Traité sur le commerce des armes et participation de la société civile

Pour sa sixième année complète en tant qu’État partie, le Canada a poursuivi son engagement dans le cadre du Traité sur le commerce des armes. Tout au long de l’année, le Canada a appuyé les travaux menés au titre du TCA en participant à des groupes de travail, en particulier le Groupe de travail sur la mise en œuvre effective du Traité. Le Canada a également participé activement à la onzième Conférence des États parties (CEP11). De plus, le Canada a poursuivi ses discussions avec des partenaires internationaux dans le cadre du TCA en vue de renforcer la conformité internationale au traité.

À sa cinquième année en tant que membre du Comité de sélection du Fonds d’affectation volontaire, le Canada a contribué à l’évaluation de projets visant à renforcer la mise en œuvre, la conformité et l’universalisation du Traité. Le mandat du Canada au sein du Comité s’est poursuivi jusqu’à la douzième Conférence des États parties (CEP12).

Le Canada a fourni 225 000 $ (de 2023 à 2025) pour soutenir le Programme de parrainage du Secrétariat du TCA afin de contribuer à renforcer l’universalisation et la mise en œuvre nationale du TCA, en permettant la participation des États admissibles à la Conférence des États parties et lors de réunions préparatoires informelles visant à faciliter les délibérations et résultats de la CEP En 2025, le Canada a conclu son projet de deux ans d’une valeur de 742 085 $, avec Small Arms Survey, lancé en 2023,visant à faire progresser l’universalisation et la mise en œuvre nationale du TCA dans la région indo-pacifique en collaborant avec les acteurs clés et les États de la région afin d’identifier les défis et les opportunités liés à la conformité du traité. En s’appuyant sur les résultats de cette première phase, le Canada a engagé 750 001 $ en 2025 pour une deuxième phase de trois ans axée sur la prise en compte de ces défis et possibilités. En 2025, le Canada a également lancé un projet de deux ans d’une valeur de 841 926 $ avec Saferworld, axé sur la promotion de l’adhésion au TCA et de sa mise en œuvre en Afrique de l’Est, en mobilisant les États et les acteurs régionaux afin de discuter des avantages de l’adhésion au TCA, de promouvoir la coopération et favoriser l’échange d’expériences entre les États parties africains.

En 2025, le Canada a également parrainé la publication annuelle du Rapport de surveillance du TCA de 2025 (PDF, 14,9 Mo - la version française est accessible en cliquant sur l’option « French »), ainsi que le lancement du tableau de bord des transferts d’armes du TCA (en anglais seulement), une nouvelle ressource utilisée par les groupes de travail du TCA pour examiner les rapports annuels des États parties. Le Canada accorde une grande importance aux aspects du genre du TCA et joue un rôle actif pour réitérer et souligner la nécessité d’une participation pleine, égale et significative des femmes dans le contexte du TCA. À cette fin, le Canada a soutenu des initiatives visant à renforcer la mise en œuvre du Traité. Par exemple, le Canada s’est associé à l’Institut des Nations Unies pour la recherche sur le désarmement pour soutenir son Programme sur le genre et le désarmement, grâce à un financement renouvelé de 480 000 $ sur trois ans (de 2025 à 2028), qui s’appuyait sur les résultats du projet triennal précédent de 300 000 $ (de 2021 à 2024). En 2022, le Canada a versé 250 000 $ (de 2022 à 2025) auprès du Fonds HALO pour aider à remédier au déséquilibre important entre les genres dans le domaine de la gestion des armes et des munitions en fournissant une formation technique aux femmes.

En dehors du contexte du TCA, Affaires mondiales Canada a aussi collaboré régulièrement avec des partenaires internationaux et des intervenants de la société civile pour échanger de l’information, comparer les pratiques exemplaires et discuter des façons de rendre les contrôles à l’exportation plus rigoureux et transparents. 

Amélioration du nouveau système de contrôle des exportations en direct (nouveau CEED)

D’autres améliorations progressives ont été apportées au nouveau système de contrôle des exportations en direct (CEED), la plateforme Web par laquelle les exportateurs soumettent des demandes de licences et certificats d’exportation, de courtage et d’importation, ainsi que toutes les autres soumissions assujetties aux contrôles à l’exportation.

En 2025, Affaires mondiales Canada a entièrement numérisé la procédure de divulgation volontaire de non-conformité et a introduit de nouvelles fonctionnalités permettant aux exportateurs de télécharger un seul document pour déclarer plusieurs expéditions au cours d’une période de déclaration correspondante. Ces améliorations tirent parti des technologies de l’information pour réduire le fardeau administratif des entreprises et renforcer l’efficacité des activités gouvernementales.

Le Ministère demeure engagé à améliorer la prestation des services et l’efficacité grâce à la gestion stratégique de l’information gouvernementale. Il continue également de faire progresser l’innovation en élargissant les fonctionnalités intégrées au CEED, contribuant ainsi à maintenir l’élan vers une expérience numérique plus moderne et axée sur l’utilisateur.

Mise à jour de la Liste des marchandises et technologies d’exportation contrôlée

Depuis une modification apportée le 3 juin 2021 pour rationaliser la Liste des marchandises et technologies d’exportation contrôlée (LMTEC), les engagements pris dans le cadre des quatre principaux régimes multilatéraux de contrôle des exportations (Groupe d’Australie, Régime de contrôle de la technologie des missiles, Groupe des fournisseurs nucléaires et Arrangement de Wassenaar) sont désormais automatiquement incorporés à la réglementation canadienne 30 jours après la publication d’une mise à jour du Guide de la Liste des marchandises et technologies d’exportation contrôlée du Canada par Affaires mondiales Canada, plutôt que par le biais d’une modification réglementaire.

L’édition de mai 2025 du Guide de la Liste des marchandises et technologies d’exportation contrôlée du Canada a été publiée le 30 mai 2025 et fournie à l’industrie afin de permettre une période de 30 jours pour se familiariser avec les nouveaux contrôles entrés en vigueur le 1er juillet 2025. Les modifications ont ajouté, clarifié ou supprimé des contrôles à l’égard d’articles précis, reflétant les mises à jour convenues dans le cadre des quatre principaux régimes multilatéraux de contrôle des exportations jusqu’au 1er janvier 2025.

En plus des engagements pris dans le cadre des régimes de contrôle à l’exportation, la Liste a été modifiée le 7 mars 2025 afin d’ajouter de nouveaux contrôles en vertu de l’article 5506, relatifs à la fabrication de semi-conducteurs, à l’informatique quantique, aux revêtements thermiques et aux technologies de fabrication additive métallique (imprimantes 3D avancées) (SOR/2025-89). Ces contrôles sont entrés en vigueur le 25 avril 2025.

Ces récents changements à la Liste sont reflétés dans l’édition de mai 2025 du Guide de la Liste des marchandises et technologies d’exportation contrôlée du Canada.

Autres listes de contrôle : Liste des pays visés, Liste des pays désignés (armes automatiques) et Liste des marchandises de courtage contrôlé

Il n’y a eu aucune modification à la Liste des pays visés (LPV) ou à la Liste des marchandises de courtage contrôlé (LMCC) en 2025.

Le 26 février 2025, la Liste des pays désignés (armes automatiques) (LPDAA) a été modifiée afin d’ajouter le Brésil et Monténégro (SOR/2025-41). Cette modification permet dorénavant aux Canadiens de présenter une demande de licence en vue d’exporter des armes à feu, des armes et des dispositifs interdits vers ces destinations.

L’inscription d’un pays sur la LPDAA permet aux résidents canadiens de présenter une demande de licence en vue d’exporter des armes à feu, des armes et des dispositifs interdits vers cette destination. Chaque demande est évaluée individuellement.

Exécution de la Loi sur les licences d’exportation et d’importation

Aucune condamnation pour infraction à la LLEI n’a été prononcée au cours de l’année civile 2025.

Lorsqu’un exportateur enfreint la LLEI, Affaires mondiales Canada peut prendre diverses mesures, notamment annuler ou suspendre une licence déjà délivrée, suspendre l’examen de toute demande en cours et/ou suspendre l’ensemble des privilèges liés aux demandes de licence. De plus amples renseignements sur la conformité et l’application de la loi figurent dans le Rapport annuel au Parlement sur l’application de la Loi sur les licences d’exportation et d’importation.

Litiges au titre de la Loi sur les licences d’exportation et d’importation

Hammam Farah et al c. le ministre des Affaires étrangères et al.

Ce contrôle judiciaire, déposé le 5 mars 2024, conteste toute licence d’exportation ou de courtage délivrée visant des marchandises et technologies militaires destinées à Israël qui aurait été délivrée le 9 octobre 2023 ou après cette date. En plus de demander à la Cour d’ordonner au ministre des Affaires étrangères de cesser de délivrer de tels licences et d’annuler les licences existantes, les demandeurs sollicitent également des déclarations selon lesquelles l’approbation de ces licences contrevient à divers instruments juridiques nationaux et internationaux. Il s’agit du premier contrôle judiciaire lié aux exportations militaires dans lequel des entreprises ou titulaires de licences directement concernés ont été ajoutés à titre d’intimés.

Ce contrôle judiciaire était toujours en cours au 31 décembre 2025.

Hany El Batnigi et Tamer Jarada c. le procureur général du Canada

Une action a été introduite en novembre 2024 devant la Cour supérieure de justice de l’Ontario, au motif que le Canada n’avait pas pris toutes les mesures raisonnables pour empêcher le génocide commis par Israël contre le peuple palestinien de Gaza et qu’il avait enfreint ses obligations juridiques internationales et nationales en délivrant des licences en vertu de la Loi sur les licences d’exportation et d’importation autorisant l’exportation d’armes vers Israël.

Cette action était toujours en cours au 31 décembre 2025.

Refus de licence

Le tableau 4 contient des renseignements sur les demandes portant sur des marchandises ou des technologies militaires, à double usage et stratégiques, qui ont été refusées en 2025 (sans égard à l’année de dépôt de la demande). En tout, 31 demandes ont été refusées, dont 23 concernant des articles militaires.Note de bas de page 14

Tableau 4 : 2025 – Refus de demandes de licence d’exportation de marchandises et de technologies militaires, stratégiques et à double usageNote de bas de page 15

DestinationType de demande de licenceLMTECMotif du refusNote de bas de page 16
ArménieLicence d’exportation2-1Destination ne figurant pas sur la LPDAA
AzerbaïdjanLicence d’exportation2-1,9-8Refus conforme aux intérêts du Canada en matière de politique étrangère et de défense.
Afrique du SudLicence d’exportation2-1Destination ne figurant pas sur la LPDAA.
Arabie saouditeLicence de courtage2-3Refus conforme aux intérêts du Canada en matière de politique étrangère et de défense.
Arabie saouditeLicence de courtage2-3Refus conforme aux intérêts du Canada en matière de politique étrangère et de défense.
Arabie saouditeLicence de courtage2-3Refus conforme aux intérêts du Canada en matière de politique étrangère et de défense.
Arabie saouditeLicence de courtage2-3Refus conforme aux intérêts du Canada en matière de politique étrangère et de défense.
ChineLicence d’exportation4-2Refus conforme aux intérêts du Canada en matière de politique étrangère et de défense.
ChineLicence d’exportation1-6Refus conforme aux intérêts du Canada en matière de politique étrangère et de défense.
ChineLicence d’exportation4-1Refus conforme aux intérêts du Canada en matière de politique étrangère et de défense.
ÉgypteLicence d’exportation1-6Refus conforme aux intérêts du Canada en matière de politique étrangère et de défense.
ÉgypteLicence d’exportation1-6Refus conforme aux intérêts du Canada en matière de politique étrangère et de défense.
GhanaLicence d’exportation2-1, 2-3Destination ne figurant pas sur la LPDAA.
IndeLicence d’exportation2-1Destination ne figurant pas sur la LPDAA.
KazakhstanLicence d’exportation1-6Refus conforme aux intérêts du Canada en matière de politique étrangère et de défense.
KirghizistanLicence d’exportation2-1Refus conforme aux intérêts du Canada en matière de politique étrangère et de défense.
KirghizistanLicence d’exportation2-1Refus conforme aux intérêts du Canada en matière de politique étrangère et de défense.
KirghizistanLicence d’exportation2-1Refus conforme aux intérêts du Canada en matière de politique étrangère et de défense.
NigerLicence d’exportation2-5, 2-15Refus conforme aux intérêts du Canada en matière de politique étrangère et de défense.
Ouganda Licence d’exportation2-6Refus conforme aux intérêts du Canada en matière de politique étrangère et de défense.
PakistanLicence d’exportation2-1, 2-3Refus conforme aux intérêts du Canada en matière de politique étrangère et de défense.
PakistanLicence d’exportation2-1Refus conforme aux intérêts du Canada en matière de politique étrangère et de défense.
PakistanLicence d’exportation2-3Refus conforme aux intérêts du Canada en matière de politique étrangère et de défense.
PhilippinesLicence d’exportation2-1, 2-3Destination ne figurant pas sur la LPDAA.
PhilippinesLicence d’exportation2-1Destination ne figurant pas sur la LPDAA.
RussieLicence d’exportation2-1, 2-3Refus conforme aux intérêts du Canada en matière de politique étrangère et de défense.
SerbieLicence d’exportation2-1Destination ne figurant pas sur la LPDAA.
TürkiyeLicence d’exportation1-9Refus conforme aux intérêts du Canada en matière de politique étrangère et de défense.
TürkiyeLicence d’exportation2-5, 2-15, 2-18, 2-21, 2-22Refus conforme aux intérêts du Canada en matière de politique étrangère et de défense.
TürkiyeLicence d’exportation1-9Refus conforme aux intérêts du Canada en matière de politique étrangère et de défense.

Le nombre de refus dépend de la nature des demandes pour lesquelles une décision est rendue au cours d’une année civile donnée.

Il est important de noter que, chaque année, un certain nombre de demandes de licence sont retirées à la demande de l’exportateur, si celui-ci prend conscience ou est informé par tout autre moyen d’un risque commercial, politique ou autre pouvant avoir une incidence sur sa demande, et décide de ne pas donner suite à l’exportation. Pour connaître le nombre de demandes de licence d’exportation retirées en 2025, veuillez consulter le tableau 5.

4. Statistiques sur les exportations et le courtage de marchandises militaires

Les données contenues dans le présent rapport sont tirées des rapports sur l’utilisation des licences, qui doivent être fournis par les exportateurs à Affaires mondiales Canada conformément aux conditions stipulées sur les licences d’exportation de marchandises et de technologies militaires. Les données présentées comprennent les pays de destination, les articles dont l’exportation est contrôlée en vertu de la LMTEC et la valeur des expéditions en dollars canadiens.

Les autres détails sur les transactions d’exportation (comme les noms des sociétés exportatrices, la valeur de chaque contrat et transaction et les caractéristiques des technologies précises exportées) sont protégés, étant donné la nature confidentielle de tels renseignements.

Les contrôles à l’exportation visent toutes les destinations étrangères. Cependant, en raison de la coopération militaire étroite et de longue date entre le Canada et les États-Unis (y compris l’Accord de partage de la production de défense de 1956 qui sous-tend l’industrie intégrée de la défense nord-américaine), le Canada et les États-Unis ont conclu des ententes de réciprocité pour les exportations liées à la défense. Pour le Canada, cela signifie des exemptions de licence pour la plupart des exportations du Groupe 2 destinées aux États-Unis. Par conséquent, Affaires mondiales Canada recueille des données sur les exportations de marchandises du Groupe 9 et d’un petit sous-ensemble de marchandises, comme les armes à feu prohibées, les pièces connexes et les munitions, et certaines marchandises contrôlées sous le numéro 2-4 de la LMTEC, pour lesquelles des licences sont requises en vue de leur exportation aux États-Unis (voir les tableaux 11 et 12).

Les données sur les exportations militaires canadiennes peuvent être obtenues d’autres sources, comme Statistique Canada. Ces chiffres proviennent de données recueillies par l’Agence des services frontaliers du Canada selon le Système harmonisé de codification des descriptions de marchandises (SH) et peuvent comprendre des biens non militaires tels que : ordinateurs commerciaux; aéronefs civils homologués; armes à feu et munitions conçues exclusivement pour des utilisations industrielles, par exemple l’allumage de fusées à gaz dans les puits de pétrole; ou autre équipement civil. Puisqu’il n’existe aucune corrélation directe entre les codes de marchandises utilisés par Statistique Canada et les numéros de la LMTEC, et que chaque source utilise sa propre méthode de compilation, il est impossible de bien comparer l’information émanant de ces deux sources.

Le Registre des armes classiques des Nations Unies (RACNU) représente une norme reconnue à l’échelle internationale pour les statistiques sur le commerce mondial des marchandises militaires (voir l’annexe D). Ce registre quantifie le nombre de systèmes d’armement complets exportés, en excluant les pièces, les composants et le large éventail d’équipement complémentaire (comme l’équipement de radar, les simulateurs et les logiciels conçus pour un usage militaire), qui constituent la majeure partie des exportations de marchandises militaires du Canada. Depuis 1991, le Canada a régulièrement présenté des rapports annuels sur une base volontaire au RACNU. Fidèle à sa pratique établie depuis 2021, le Canada fournira en 2025 au Secrétariat du TCA un rapport public sur l’exportation et l’importation de systèmes complets d’armes classiques qui ont été récemment inscrits sous le Groupe 9, afin de remplir ses obligations découlant du TCA.

Affaires mondiales Canada produit également le Rapport annuel au Parlement sur l’application de la Loi sur les licences d’exportation et d’importation, qui est une exigence prévue dans la LLEI. Ce rapport donne un aperçu des normes de service et des données sur les licences, y compris les licences délivrées pour des produits du Groupe 2.

Notes sur l’interprétation des données

Dans l’interprétation des données, il faut tenir compte des points suivants :

  1. Les marchés d’approvisionnement passés par les gouvernements peuvent avoir une très grande valeur et des calendriers de livraison prolongés; un seul marché d’approvisionnement peut représenter une part considérable de l’ensemble des exportations militaires d’une année donnée ou sur plusieurs années. Les variations majeures dans les totaux d’une année à l’autre peuvent être expliquées par le début ou la fin d’un petit nombre de marchés de grande valeur.
  2. À l’exception des tableaux 9, 11, 12, 19 et de l’annexe G, les données présentées n’incluent pas de renseignements sur les exportations de marchandises et de technologies militaires à destination des États-Unis. Les tableaux 5, 17, et 18 contiennent des données sur les demandes de licences d’exportation vers les États-Unis. En raison de leur coopération militaire étroite et de longue date, le Canada et les États-Unis ont conclu des ententes de réciprocité pour les exportations liées à la défense. Pour le Canada, cela signifie des exemptions de licence pour la plupart des exportations du Groupe 2 destinées aux États-Unis. Par conséquent, Affaires mondiales Canada recueille des données sur les exportations de marchandises du Groupe 9 et d’un petit sous-ensemble de marchandises, comme les armes à feu prohibées, les pièces connexes et les munitions, et certaines marchandises visées au numéro 2-4 du Guide qui sont contrôlées sous le régime de la LMTEC.
  3. Des descriptions techniques détaillées des marchandises et technologies militaires du Groupe 2 contrôlées en vertu de la LLEI se trouvent dans le Guide de la Liste des marchandises et technologies d’exportation contrôlée du Canada, aussi accessible à partir de la page Contrôles à l’exportation.
  4. Les lecteurs remarqueront que certains des totaux varient d’un tableau à l’autre. Par exemple, le tableau 6 fait état de la valeur annuelle de l’ensemble des exportations de marchandises et de technologies militaires, par pays de destination, alors que l’annexe G présente la répartition de la valeur des exportations vers des pays individuels en fonction du numéro d’article visé par la LMTEC. Toutefois, la somme des exportations par numéro d’article de la LMTEC vers un pays en particulier, calculée à partir de l’annexe G, pourrait être inférieure à la valeur totale des exportations vers cette destination qui figure au tableau 6. Cet écart s’explique par le fait que les marchandises ou les technologies visées par une seule licence d’exportation peuvent être classées sous plusieurs numéros d’article de la LMTEC. Ainsi, les tableaux 10 et 11, le graphique 4 ainsi que l’annexe G contiennent certaines données comptabilisées en double, ce qui augmente la valeur réelle des exportations totales.
  5. Il est souvent difficile de quantifier la « technologie » visée au numéro 2-22 du Guide et contrôlée sous le régime de la LMTEC. Pour cette raison, des « lots » plutôt que des quantités unitaires sont couramment utilisés lorsque les technologies peuvent être transférées par des moyens intangibles (comme des réunions ou des courriels). La valeur attribuée à de tels transferts de technologie est déterminée par l’exportateur dans ses rapports, ce qui peut expliquer la faible valeur des exportations à destination de certains pays. L’inclusion de ces données dans ce rapport est conforme à la pratique antérieure.
  6. Une licence pour destinations multiples permet d’exporter des produits vers plusieurs pays au moyen d’une seule licence. Pour les marchandises du Groupe 2, les licences pour destinations multiples permettent seulement l’exportation vers des pays aux vues similaires, qui sont membres des régimes de contrôle à l’exportation dont le Canada fait partie et qui ont un système efficace de contrôles à l’exportation. Les licences pour destinations multiples sont offertes aux exportateurs connus d’Affaires mondiales Canada. Ces exportateurs se sont dotés de processus et de procédures de diligence raisonnable définis pour la planification, la commercialisation et l’expédition d’articles visés par la LMTEC à des clients étrangers, en vue de garantir dans une mesure raisonnable que la marchandise ou la technologie ne sera pas exportée afin de servir à des utilisations finales ou à des utilisateurs finaux non autorisés ou illégitimes. La valeur des exportations effectuées en vertu des licences pour destinations multiples est incluse dans tous les tableaux rapportant la valeur totale des exportations de matériel militaire. Cependant, les tableaux 7, 8, 10 et 11, ainsi que le graphique 3, n’incluent pas le nombre de licences pour destinations multiples utilisées par destination, car une seule de ces licences peut englober les exportations faites vers des destinations multiples.
  7. Le nombre de licences délivrées en 2025 pour des articles du Groupe 2 (3 036 comme l’indique le tableau 5) ne correspond pas au nombre de licences utilisées en 2025 pour ce même groupe (2 790 comme l’indique le tableau 8) puisqu’une licence délivrée au cours d’une année donnée peut être valable pendant une période de cinq ans et être utilisée pour faire des exportations au cours de toute année où elle est valide.
  8. Les exportateurs ne sont pas tenus de présenter des rapports d’utilisation des licences à Affaires mondiales Canada pour les exportations d’articles du Groupe 2 lorsqu’aucune valeur n’est transférée. Il peut s’agir, par exemple, d’exportations dans le cadre desquelles la marchandise a été expédiée au Canada aux fins de réparation sous garantie et est retournée à son propriétaire; d’exportations dans le cadre desquelles la marchandise a été expédiée au Canada aux fins d’évaluation, de démonstration ou d’essais et est retournée; d’un retour au propriétaire étranger de marchandises contrôlées empruntées ou louées par une entreprise canadienne (p. ex. des armes automatiques désactivées et utilisées comme accessoires dans un film); d’exportations de matériel défectueux ou de marchandises destinées à des essais de destruction. La valeur des exportations de cette nature n’est pas incluse dans ce rapport puisque ces types de transferts ne procurent aucune valeur au Canada. Seules les exportations militaires où une valeur a été transférée sont incluses dans le rapport.
  9. Chaque demande de licence est unique. Les demandes peuvent varier de plusieurs manières, notamment en ce qui concerne le nombre d’articles (un seul article ou une grande quantité d’articles) et la valeur (négligeable jusqu’à une valeur élevée). Un plus grand nombre de licences ne se traduit pas nécessairement par une valeur plus élevée des exportations et vice versa.

Tableau 5 : 2025 – Sommaire du statut des demandes de licences d’exportation par groupe de la LMTECNote de bas de page 17

Groupe de la LMTECDemandes présentéesDélivréesRefuséesRetournées sans prise de mesuresRetiréesAnnulées ou suspenduesEn cours d’examen
Groupe 1

(Articles à double usage de l’Arrangement de Wassenaar)

1 3051 15304028579
Groupe 2

(Matériel de guerre de l’Arrangement de Wassenaar) (marchandises et technologies militaires)

3 4923 03611245853184
Groupe 3

(Non-prolifération nucléaire)

11994025018
Groupe 4

(Double usage dans le secteur nucléaire)

756502305
Groupe 5

(Marchandises et technologies diverses)

10773052702
Groupe 6

(Régime de contrôle de la technologie des missiles)

13712404315
Groupe 7

(Non-prolifération des armes chimiques et biologiques)

12911007516
Groupe 9 (Traité sur le commerce des armes)10702001
AutresNote de bas de page 183511070255424
Total5 7244 6631137741138224

Remarques relatives au tableau 5

Demandes présentées : Le tableau 5 comprend les données sur toutes les demandes de licence d’exportation soumises entre le 1er janvier et le 31 décembre 2025. Il ne comprend pas de renseignements sur les demandes présentées avant 2025 (ou celles qui ont été présentées le 31 décembre 2025 et qui n’ont pas été reçues avant le 1er janvier 2025) ni de renseignements sur les demandes de modification de licence d’exportation. Les articles visés par une demande de licence d’exportation peuvent être évalués au titre de plus d’un groupe de la LMTEC. Pour éviter de comptabiliser deux fois la même demande, les demandes devant être évaluées à la lumière de plus d’un groupe de la LMTEC sont attribuées à un seul groupe selon l’ordre de préséance suivant : 9, 2, 1, 3, 4, 6, 7, 5. Par conséquent, une demande nécessitant une évaluation à la fois au titre du Groupe 9 et du Groupe 2 n’apparaîtra qu’une fois dans la rangée du Groupe 9 et une demande entraînant une évaluation à la fois au titre du Groupe 6 et du Groupe 5 n’apparaîtra que dans la rangée du Groupe 6. L’état de toutes les demandes de licences d’exportation figurant dans le tableau est exact au 31 décembre 2025.

Délivrées : Une demande de licence a été approuvée et délivrée en 2025. Si une licence délivrée en 2025 est annulée par la suite, elle n’est comptabilisée qu’une seule fois dans la colonne « Annulée ou suspendue ». Cela comprend les licences qui ont été délivrées en 2025, mais qui ont depuis expiré.

Refusées : Désigne une licence qui a été refusée soit par le ministre lui-même, soit par des fonctionnaires du Ministère conformément à une directive politique du ministre. Cette situation ne se produit que dans moins de 1 % des cas chaque année, et normalement pour des raisons liées à des obligations du Canada découlant du TCA ou à la politique étrangère ou à la politique de défense du Canada, conformément aux critères de contrôle des exportations de marchandises militaires, stratégiques et à double usage indiqués plus tôt. Les renseignements sur les demandes refusées sont également présentés dans le tableau 5. Veuillez noter que le tableau 4 comprend des renseignements sur les demandes qui ont été refusées en 2025, y compris celles qui ont été présentées avant le 1er janvier 2025. Le tableau 5 comprend les demandes présentées en 2025 qui avaient été refusées jusqu’au 31 décembre 2025. L’écart entre les tableaux 4 et 5 est attribuable au fait que le tableau 4 inclut les demandes qui ont été présentées avant 2025.

Retournées sans prise de mesures : Une demande de licence est retournée sans prise de mesures par Affaires mondiales Canada si elle est incomplète sur le plan administratif ou si les renseignements qu’elle contient ne sont pas cohérents. Un demandeur qui souhaite tout de même poursuivre ses activités d’exportation serait tenu de présenter une nouvelle demande de licence.

Retirées : Une demande de licence peut être retirée soit à la demande de l’exportateur, soit à la demande d’Affaires mondiales Canada lorsqu’une licence n’est pas nécessaire. Un exportateur peut décider de retirer sa demande si la licence n’est plus nécessaire parce que l’affaire commerciale tombe à l’eau, si une modification du contrat l’oblige à soumettre à nouveau les renseignements dans le cadre d’une demande distincte ou si l’entreprise prend conscience de risques politiques, commerciaux ou autres susceptibles de nuire à sa demande, et décide de ne pas donner suite à l’exportation. Une demande peut également être retirée si les marchandises ou la technologie que l’on propose d’exporter ne sont pas contrôlées, si les produits sont contrôlés, mais qu’une licence n’est pas nécessaire pour leur exportation aux États-Unis, ou si une licence générale d’exportation s’applique. Toutes ces situations sont regroupées dans la catégorie des licences retirées. En 2025, un total de 237 demandes ont été retirées parce qu’une licence d’exportation individuelle n’était pas nécessaire. Les 174 autres retraits ont été effectués à la demande du demandeur.

Annulées ou suspendues : Une licence d’exportation qui a été délivrée peut être annulée pour des raisons administratives (à la demande du demandeur qui n’en a plus besoin, parce qu’il faut la remplacer pour corriger une erreur sur la licence, etc.) ou pour des raisons d’ordre politique à la demande du ministre des Affaires étrangères. Une licence d’exportation qui a été annulée n’est plus valide pour l’exportation de marchandises ou de technologies. Une licence d’exportation délivrée peut être suspendue pour des raisons d’ordre politique ou de conformité et rétablie ultérieurement. 

En cours d’examen : Une demande de licence a été présentée en 2025 dont le traitement n’était pas achevé ou dont l’examen avait été interrompu ou se poursuivait à la date du 31 décembre 2025.

Tableau 6 : 2025 – Valeur des exportations de marchandises et de technologies militaires vers toutes les destinations à l’exclusion des É.-U. 

DestinationValeur des exportations de marchandises et de technologies militaires
Afrique du Sud936 601,36 $
Algérie27 627 626,06 $
Allemagne371 715 743,45 $
Andorre4 239,74 $
Arabie saoudite403 946 393,05 $
Argentine150 000,00 $
Arménie47 582,16 $
Australie34 140 090,94 $
Autriche5 798 832,23 $
Bahamas61 182,30 $
Bahreïn158 218,37 $
Bangladesh62 528,19 $
Belgique3 284 702,15 $
Bosnie-Herzégovine2 706 132,00 $
Botswana10 000,00 $
Brésil6 503 274,68 $
Brunei Darussalam128 631,49 $
Bulgarie117 875,80 $
Chili611 294,37 $
Chypre1 999,95 $
Colombie230 596,80 $
Corée, République de49 688 478,82 $
Croatie549 817,88 $
Curaçao485 966,08 $
Danemark6 324 571,04 $
Égypte30 355,00 $
Émirats arabes unis10 475 480,21 $
Équateur60 675,74 $
Espagne42 098 077,80 $
Estonie245 317,96 $
Finlande3 496 019,99 $
France28 046 395,78 $
Ghana1 503,22 $
Grèce67 857,58 $
Haïti27 797 621,45 $
Hongrie4 269 002,23 $
Îles Caïmans14 305,81 $
Inde29 414 634,17 $
Indonésie327 541,07 $
Irlande274 166,99 $
Islande32 145,00 $
Israël14 671 705,14 $
Italie36 654 658,01 $
Japon47 662 196,09 $
Jordanie2 137 434,05 $
Kazakhstan492 254,51 $
Koweït26 679 252,21 $
Lettonie96 421,86 $
Lituanie14 367,88 $
Luxembourg173 123,58 $
Macédoine du Nord51 840 969,60 $
Malaisie6 122 304,93 $
Malte1 069,95 $
Maroc3 881 555,68 $
Mexique1 863 531,78 $
Moldavie905 556,52 $
Mongolie76 723,00 $
Norvège12 325 556,29 $
Nouvelle-Zélande3 869 046,18 $
Oman132 334,47 $
Panama7 530,72 $
Pays-Bas100 527 110,34 $
Pérou1 998 607,10 $
Philippines207 173,19 $
Pologne216 752 062,58 $
Porto Rico650,43 $
Portugal8 008 277,41 $
Qatar4 373 466,12 $
Roumanie2 956 591,23 $
Royaume-Uni113 250 747,42 $
Serbie70 060,02 $
Singapour28 382 016,73 $
Slovaquie10 614,75 $
Slovénie100 404,15 $
Suède37 867 877,46 $
Suisse8 100 020,49 $
Taïwan18 207 310,23 $
Tchéquie29 061 005,31 $
Thaïlande6 923 299,04 $
Tunisie3 619 594,43 $
Türkiye60 760 039,44 $
Ukraine129 939 659,74 $
Uruguay2 402,36 $
Vietnam2 425 763,41 $
Total2 045 095 824,744 $

Graphique 3 : 2025 – Nombre de licences d’exportation utilisées pour des marchandises et des technologies militaires destinées à des pays autres que les É.‑U. – Pourcentage par régionNote de bas de page 19

Figure 3
Version texte - Graphique 3
Europe74 %
Asie-Pacifique15 %
Moyen-Orient6 %
Amériques3 %
Afrique1 %

Tableau 7 : 2025 – Douze destinations principales autres que les États-Unis : licences d’exportation utilisées pour les marchandises et technologies militaires

DestinationNombre de licences utilisées en 2025
Royaume-Uni413
Allemagne345
France177
Australie130
Suisse119
Italie115
Norvège102
Pays-Bas98
Espagne75
Pologne74
Japon67
Suède60

Tableau 8 : 2025— Nombre de licences d’exportation de marchandises et de technologies militaires utilisées par destinationNote de bas de page 20

DestinationNombre de licences utilisées en 2025
Afrique du Sud18
Algérie7
Allemagne345
Andorre2
Arabie saoudite23
Argentine1
Arménie3
Australie130
Autriche38
Bahamas1
Bahreïn1
Bangladesh2
Belgique22
Bosnie-Herzégovine5
Botswana1
Brésil38
Brunei Darussalam5
Bulgarie8
Chili6
Chypre1
Colombie2
Corée, République de49
Croatie11
Curaçao2
Danemark40
Égypte1
Émirats arabes unis27
Équateur1
Espagne75
Estonie3
Finlande38
France177
Ghana1
Grèce5
Haïti6
Hongrie16
Îles Caïmans1
Inde37
Indonésie2
Irlande28
Islande15
Israël50
Italie115
Japon67
Jordanie4
Kazakhstan9
Koweït5
Lettonie7
Lituanie6
Luxembourg10
Macédoine du Nord1
Malaisie9
Malte2
Maroc10
Mexique11
Moldavie1
Mongolie1
Norvège102
Nouvelle-Zélande23
Oman7
Panama2
Pays-Bas98
Pérou2
Philippines3
Pologne74
Porto Rico4
Portugal18
Qatar7
Roumanie31
Royaume-Uni413
Serbie4
Singapour28
Slovaquie1
Slovénie7
Suède60
Suisse119
Taïwan21
Tchéquie40
Thaïlande16
Tunisie10
Türkiye20
Ukraine18
Uruguay1
Vietnam4
Total2 790

Tableau 9 : 2025 — Nombre de licences délivrées pour des marchandises et des technologies militaires par destination

DestinationNombre de licences délivrées en 2025Note de bas de page 21
Afrique du Sud161
Algérie4
Allemagne301
Andorre2
Angola1
Arabie saoudite24
Argentine2
Arménie1
Australie116
Autriche62
Bahamas1
Bahreïn1
Bangladesh2
Barbade1
Belgique28
Bosnie-Herzégovine6
Botswana1
Brésil41
Brunei Darussalam7
Bulgarie8
Cambodge1
Cameroun2
Chili8
Chine1
Chypre2
Colombie6
Corée, République de41
Costa Rica1
Côte-d'Ivoire1
Croatie14
Curaçao2
Danemark35
Destinations multiples2
Égypte1
Émirats arabes unis29
Équateur1
Espagne96
Estonie5
États-Unis151
Finlande46
France191
Géorgie1
Ghana2
Grèce8
Groenland3
Guadeloupe2
Guam1
Guyana1
Haïti5
Hongrie18
Inde58
Indonésie3
Iraq1
Irlande23
Islande17
Israël2
Italie140
Japon59
Jordanie2
Kazakhstan5
Kenya1
Kirghizistan3
Koweït2
Laos1
Lettonie10
Lituanie8
Luxembourg12
Malaisie10
Mali1
Malte1
Maroc10
Mexique20
Mongolie2
Mozambique2
Namibie13
Nigéria3
Norvège104
Nouvelle-Zélande32
Oman9
Ouganda1
Ouzbékistan2
Panama4
Paraguay1
Pays-Bas97
Pérou2
Philippines7
Pologne77
Portugal29
Qatar8
Tchéquie39
Roumanie22
Royaume-Uni531
Serbie1
Singapour48
Slovaquie2
Slovénie7
Suède66
Suisse130
Tadjikistan2
Taïwan25
Thaïlande18
Togo1
Tunisie13
Türkiye17
Ukraine23
Uruguay2
Vietnam9
Zambie2
Total3 187

Tableau 10 : 2025 – Valeur des exportations de marchandises et technologies militaires par numéro d’article visé par la LMTEC, et nombre de licences utiliséesNote de bas de page 22

Numéro visé par la LMTECValeur totaleLicences utilisées
2-136 758 102,30 $955
2-28 604 834,17 $8
2-38 212 113,88 $38
2-417 460 223,73 $41
2-5172 179 772,62 $131
2-6929 755 962,28 $120
2-733 094 749,29 $27
2-861 684 424,52 $11
2-957 360 909,18 $94
2-10190 476 620,83 $305
2-11125 057 141,69 $276
2-13184 394 332,20 $21
2-1484 802 791,75 $75
2-15213 315 817,97 $115
2-1610 469 558,89 $70
2-1712 670 900,39 $22
2-1816 885 784,72 $62
2-2172 785 757,80 $228
2-2247 942 222,01 $479

Graphique 4 : 2025 — Valeur des exportations de marchandises et de technologies militaires par article visé par la LMTECNote de bas de page 23 (excluant l’article 2-6, « Véhicules terrestres et leurs composants »)Note de bas de page 24

Figure 4
Version texte - Graphique 4
2-136 758 102,30 $1,61 %
2-28 604 834,17 $0,38 %
2-38 212 113,88 $0,36 %
2-417 460 223,73 $0,76 %
2-5172 179 772,62 $7,54 %
2-7929 755 962,28 $40,71 %
2-833 094 749,29 $1,45 %
2-961 684 424,52 $2,70 %
2-1057 360 909,18 $2,51 %
2-11190 476 620,83 $8,34 %
2-13125 057 141,69 $5,48 %
2-14184 394 332,20 $8,07 %
2-1584 802 791,75 $3,71 %
2-16213 315 817,97 $9,34 %
2-1710 469 558,89 $0,46 %
2-1812 670 900,39 $0,55 %
2-2116 885 784,72 $0,74 %
2-2272 785 757,80 $3,19 %

Exportations vers les États-Unis de certains articles du Groupe 2

Affaires mondiales Canada recueille des données sur les exportations militaires vers les États-Unis pour les articles du Groupe 2 uniquement s’il faut une licence pour les exporter aux États-Unis (ce qui est le cas de tous les produits du Groupe 9).

Dans le Groupe 2 de la LMTEC, une licence est requise pour les exportations aux États-Unis dans les situations suivantes :

En 2025, 138 licences ont été utilisées pour exporter aux États-Unis des marchandises contrôlées du Groupe 2 de la LMTEC. Voir le tableau 11 pour plus de détails à ce sujet.

Par la suite, les marchandises exportées du Canada vers les États-Unis sont assujetties aux contrôles à l’exportation américains, peu importe si une licence d’exportation canadienne est requise. Dans le cas des marchandises qui sont exportées du Canada vers un pays tiers en passant par les États-Unis (c.-à-d. transit/transbordement), une licence d’exportation est exigée au Canada à destination du pays tiers lorsqu’elles quittent le Canada.

Une licence est également requise pour l’exportation aux États-Unis de certaines marchandises contrôlées sous d’autres groupes de la LMTEC, notamment tous les produits du Groupe 3 (Non-prolifération nucléaire) et du Groupe 4 (Double usage dans le secteur nucléaire), la plupart des produits du Groupe 5 (Marchandises et technologies diverses) ainsi que certains produits du Groupe 6 (Régime de contrôle de la technologie des missiles) et du Groupe 7 (Non-prolifération des armes chimiques et biologiques).

Tableau 11 : 2025 – Nombre de licences utilisées et valeur des exportations à destination des États-Unis pour certaines marchandises et technologies d’exportation contrôlée du Groupe 2 de la LMTEC

LMTECType de marchandisesLicences utiliséesValeurNotes
2-1Armes à canon lisse d’un calibre de moins de 20 mm, autres armes à feu et armes automatiques d’un calibre de 12,7 mm (calibre de 0,50 po) ou moins et accessoires, et leurs composants spécialement conçus.365 741 834,86 $

La présente note concerne à la fois l’article 2-1 et l’article 2-2. Une licence d’exportation est requise pour toutes les armes à feu prohibées, quelle que soit la destination.

Les exportations temporaires et définitives d’armes à feu à autorisation restreinte ou d’armes à feu sans restriction aux États-Unis ne requièrent pas de licence d’exportation individuelle. Les exportations d’armes à feu à autorisation restreinte ou sans restriction sont autorisées par la LGE no 47, avec l’exigence de faire rapport sur les exportations destinées à une utilisation finale par les forces policières ou militaires. En 2025, 287 armes à feu prohibées (visées par l’article 2-1 sous le régime de la LMTEC) ont été exportées vers les États-Unis.

2-2Armes à canon lisse d’un calibre égal ou supérieur à 20 mm, autres armes ou armements ayant un calibre supérieur à 12,7 mm (calibre de 0,50 po), lanceurs et accessoires, et leurs composants spécialement conçus.15325 590,21 $
2-3Munitions et dispositifs de réglage de fusée, et leurs composants spécialement conçus.6184 423 198,39 $Les exportations temporaires et définitives d’armes à feu aux États-Unis ne requièrent pas de licence d’exportation individuelle. De telles exportations sont autorisées par la LGE no 47.
2-4Bombes, torpilles, grenades, pots fumigènes, roquettes, mines, missiles, charges sous-marines, charges et dispositifs et kits de démolition, dispositifs de « produits pyrotechniques » militaires, cartouches et simulateurs (c.-à-d. le matériel simulant les caractéristiques de l’un ou l’autre de ces articles), spécialement conçus pour l’usage militaire; il est à noter que l’article 2-4 inclut grenades fumigènes, bombes incendiaires, bombes incendiaires et engins explosifs, tuyères de lance-missiles et ogives de corps de rentrée, et leurs composants spécialement conçus.2651 617 192,21 $La description de cette catégorie est tirée du texte de contrôle convenu dans l’Arrangement de Wassenaar. La production et l’exportation de mines sont interdites au Canada, étant donné qu’il est partie à la Convention d’Ottawa. De plus, conformément à la Convention sur les armes à sous-munitions, le Canada ne fabrique ni n’exporte de bombes à fragmentation.

Une licence d’exportation individuelle demeure requise pour les produits visés à l’alinéa 2-4.a contrôlés sous le régime de la LMTEC.

 Total138142 107 815,67 $ 

Tableau 12 : 2025 – Exportation de produits du Groupe 9 aux États-Unis par quantitéNote de bas de page 25

Numéro de la LMTECQuantité exportée
9-1 Chars de combat---
9-2 Véhicules blindés de combat3
9-3 Systèmes d’artillerie de gros calibre---
9-4 Aéronefs militaires et systèmes connexes12
9-5 Hélicoptères militaires et systèmes connexes---
9-6 Navires et sous-marins armés et équipés à des fins militaires---
9-7 Missiles et lanceurs de missiles---
9-8 Armes de petit calibre destinées à être utilisées par un membre de la police ou de l’armée---
9-9 Armes légères destinées à être utilisées par des membres des forces armées ou de sécurité et effectuant principalement des tirs directs---

Données sur le courtage

Tableau 13 : 2025 – Transactions déclarées en vertu de la Licence générale de courtage no 1 (LGC-1), par destination 

Une fois qu’un courtier a informé Affaires mondiales Canada de son intention d’utiliser la Licence générale de courtage no 1 (LGC no 1) au cours d’une année civile donnée, il est tenu de présenter des rapports d’utilisation de la LGC no 1 (y compris des rapports indiquant qu’aucune utilisation n’a été faite, le cas échéant). Ce tableau illustre la valeur totale des articles liés aux activités de courtage qui ont eu lieu en 2025 en vertu de cette LGC. Comme certaines activités de courtage peuvent s’échelonner sur plusieurs années, la valeur totale des articles liés à l’activité de courtage peut apparaître dans le tableau 13 pour de multiples années. Par conséquent, les activités de courtage indiquées dans le tableau de cette année n’ont pas nécessairement donné lieu à des transferts en 2025, mais pourraient donner lieu à des transferts au cours des années suivantes. En raison de la nature du courtage, les courtiers sont invités à demander des licences de courtage dès le début des discussions susceptibles de déboucher sur des transactions de courtage. Par conséquent, certaines des valeurs indiquées sont des estimations. Les courtiers sont tenus de s’assurer que la valeur réelle au moment du transfert ne dépasse pas l’estimation déclarée dans la licence de courtage. Si la valeur des marchandises ou des technologies augmente entre le moment où la demande est déposée et la date de l’activité de courtage, une demande de modification de la licence doit être soumise pour modifier cette dernière avant le transfert. Par conséquent, toute estimation fournie correspond à la valeur et à la quantité maximales possibles pour chaque licence.

Remarque : certaines valeurs des tableaux 13 et 16 sont comptées plus d’une fois. Une licence de courtage peut concerner des activités de courtage liées à des exportations à partir de plusieurs pays ou vers plusieurs destinations, de même qu’une licence peut concerner plus d’un type d’article. Pour cette raison, le montant total correspondant aux activités de courtage vers les pays visés par une LGC selon le tableau 13 ou le montant total autorisé dans les licences de courtage selon le tableau 16 sera inférieur à la somme totale des valeurs du tableau 13 et du tableau 16.

Pays de destinationNombre de demandeurs faisant du courtage vers la destinationArticles visés par la LMTECValeur totale des articles liés aux activités de courtage qui ont eu lieu en 2025Note de bas de page 26Pays d’origine*Note de bas de page 27
Allemagne 42-2, 2-3, 2-5, 2-6, 2-10,
2-11, 2-15,
2-18
15 645 949,22 $Espagne, États-Unis, Israël, Norvège, Portugal, Royaume-Uni,
Autriche12-15N.d.*Allemagne*
Belgique12-314 000 000 $Brésil, Singapour, Tchéquie
Danemark22-3, 2-15250 419,79 $*Allemagne*, Tchéquie,
Estonie12-15N.d.*Allemande*
États - Unis32-3, 2-5, 2-6, 2-7, 2-10,
2-11, 2-15
68 088 689,82 $Allemagne, Argentine, Australie, Irlande, Israël, Jordanie,

Norvège, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni

Finlande12-15N.d.*Allemagne*
France22-3, 2-10,
2-15
1 946 365,14 $*Allemagne*, Brésil
Espagne12-15, 2-181 841 420,50 $ Allemagne, Royaume-Uni
Hongrie12-15N.d.*Allemagne*
Islande12-15N.d.*Allemagne*
Irlande22-3, 2-15166 409,00 $Allemagne*, Singapour
Italie12-15N.d.*Allemagne*
Japon12-1160 000,00 $Allemagne
Pays-Bas12-351 674 688,59 $Allemagne, Brésil, Inde, Singapour, Tchéquie
Nouvelle-Zélande22-10, 2-15480 661,00 $Australie*, États-Unis
Norvège12-5102 358,00 $Allemagne
Pologne22-10, 2-152 012 509,86 $Allemagne, États-Unis
Portugal12-11371 902,00 $Allemagne France
Suisse12-156 371,01 $Allemagne
Royaume-Uni32-3, 2-155 945 562,09 $Allemagne , Brésil, États-Unis, Pologne, Singapour

Tableau 14 : Liste des marchandises de courtage contrôlé (LMCC)

Article de la LMCCDéfinition
1a)Marchandises et technologies militaires des Groupes 2 et 9 de la LMTEC.
1b)Marchandises et technologies des Groupes 1, 3, 4, 6 et 7 et celles visées aux sous-alinéas 5504(2)d), e) et g) de la LMTEC si leurs caractéristiques et toute information communiquée au courtier porteraient une personne raisonnable à soupçonner qu’elles seront utilisées pour produire ou développer une arme de destruction massive ou dans toute installation servant à de telles activités.
1c)Marchandises et technologies des Groupes 1, 3, 4, 6 et 7 et celles visées aux sous-alinéas 5504(2)d), e) et g) de la LMTEC si le gouvernement conclut, sur la base de leurs caractéristiques et de tout renseignement complémentaire dont il dispose, qu’il est probable qu’elles soient utilisées pour produire ou développer une arme de destruction massive ou dans toute installation servant à de telles activités.

Tableau 15 : 2025 – Sommaire des demandes de licence de courtage reçues

Le tableau 15 contient des données sur l’état des demandes de licence de courtage présentées du 1er janvier au 31 décembre 2025. Leur statut est exact en date du 31 décembre 2025.

 Demandes présentéesDélivréesRefuséesRetournées sans prise de mesuresRetiréesAnnulées ou suspenduesEn cours d’examenÉchues
Total179032030

Tableau 16 : 2025 – Licences de courtage délivrées par destination, par valeur et par article visé par la LMTEC

Le tableau 16 comprend des données sur les licences de courtage délivrées en 2025. Ces licences autorisent les courtiers à faire du courtage conformément aux modalités définies dans leur licence. Toutes les licences de courtage délivrées en 2025 concernaient des articles du Groupe 2 de la LMTEC, de sorte que tous les articles sont contrôlés en vertu du paragraphe 1a) de la LMCC. Certaines licences de courtage peuvent inclure plusieurs pays de destination et d’origine. De ce fait, la valeur d’un article faisant l’objet d’un courtage peut être comptabilisée sur plusieurs lignes. Les données relatives aux licences de courtage figurant dans le tableau de cette année n’ont pas nécessairement donné lieu à des transferts cette année, mais pourraient donner lieu à des transferts les années suivantes. La valeur totale des licences de courtage délivrées en 2025, sans double comptage, se chiffre à 3 293 049 757,16 $.

Pays de destinationArticles visés par la LMTECValeur totale des articles liés aux activités de courtage qui ont eu lieu en 2025Pays d’origine
Arabie saoudite2-247 824 046,16 $États-Unis

Jordanie

2-5150 000 000,00 $Émirats arabes unis
2-14150 000 000,00 $Émirats arabes unis
2-15600 000 000,00 $Émirats arabes unis
2-18300 000,00 $Émirats arabes unis
2-21N.d.Émirats arabes unis
Kosovo2-34 600 000,00 $États-Unis

Thaïlande

2-5150 000 000,00 $Corée, République de
2-14150 000 000,00 $Corée, République de
2-151 763 601 071,00 $Corée, République de
2-18300 000,00 $Corée, République de
2-21N.d.Corée, République de
2-22N.d.Corée, République de

Ukraine

2-34 924 640,00 $Bulgarie
2-38 500 000,00 $Roumanie
2-3125 000 000,00 $Türkiye
2-345 000 000,00 $États-Unis
2-515 000 000,00 $Jordanie
2-1415 000 000,00 $Jordanie
2-1560 000 000,00 $Jordanie
2-183 000 000,00 $Jordanie
2-21N.d.Jordanie

5. Normes de service

Le délai de traitement d’une demande de licence d’exportation complète est de 10 jours ouvrables si aucune consultation n’est requise à l’extérieur de la Direction générale des contrôles des exportations stratégiques, et de 40 jours ouvrables si des consultations externes sont nécessaires. La cible de rendement pour le respect de ces normes est fixée à 90 %. En règle générale, ce sont la nature et la destination finale de l’exportation envisagée qui déterminent si une demande devra ou non faire l’objet de consultations externes.

Toutes les demandes de licence d’exportation de marchandises militaires, quel que soit le pays de destination, sont évaluées au cas par cas en fonction des critères d’évaluation prévus dans la LLEI. Qui plus est, les demandes de licences d’exportation font l’objet d’une analyse poussée, reposant sur une évaluation des risques pour les articles exportés, ainsi que du pays du destinataire, de l’utilisation finale et de l’utilisateur final prévus. Ces évaluations se font par l’entremise de consultations intra et interministérielles afin d’évaluer les risques et les implications des exportations proposées selon les critères obligatoires prévus dans la LLEI, tout en prenant en considération les facteurs liés à la politique étrangère, à la politique de défense et à la sécurité nationale du Canada. Divers ministères et organismes du gouvernement du Canada, y compris plusieurs directions d’Affaires mondiales Canada et le réseau de missions du Canada à l’étranger, participent au processus de consultation. 

Pour déterminer si une demande a été traitée selon la norme de service prescrite, le Ministère tient compte de l’intégralité de la demande, à savoir si elle a été présentée avec tous les documents requis. Le calcul du délai de traitement ne commence qu’au moment où une demande complète est reçue et qu’aucun autre document justificatif ou autre précision n’est requis de l’exportateur. Les demandes qui sont retirées, retournées sans prise de mesures ou refusées sont également comptabilisées aux fins de l’évaluation du respect des normes de service. Les données ci-dessous, qui sont exactes en date du 31 décembre 2025, comprennent les demandes de licence d’exportation qui ont été présentées en 2025. Toutefois, elles ne comprennent pas les demandes qui ont été présentées en 2025, mais n’avaient pas été entièrement traitées au 31 décembre 2025.   

De plus amples renseignements sur les normes de service se trouvent dans le Manuel des contrôles du courtage et à l’exportation. Il convient de noter que les normes de service ne sont pas des exigences légales, mais plutôt une indication du niveau de rendement auquel les demandeurs de licence peuvent s’attendre dans des circonstances normales.

Tableau 17 : Demandes de licence d’exportation traitées (2021-2025)Note de bas de page 28

20252024202320222021
Sans consultations à l’extérieur de la Direction générale des contrôles stratégiques des exportationsNote de bas de page 293 7943 2452 7352 6703 686
Avec consultations à l’extérieur de la Direction générale des contrôles stratégiques des exportationsNote de bas de page 301 8661 6231 7922 138612
Total5 6604 8684 5274 8084 298

Tableau 18 : 2025 – Normes de service d’Affaires mondiales Canada pour toutes les demandes de licence d’exportation de marchandises militaires, stratégiques ou à double usage

Catégorie de demandes et norme de serviceNombre de demandes traitées selon la norme de serviceNombre de demandes non traitées selon la norme de servicePourcentage de demandes traitées selon la norme de service
Sans consultations à l’extérieur de la Direction générale des contrôles stratégiques des exportations

<10 jours

3 54624893,5 %
Avec consultations à l’extérieur de la Direction générale des contrôles stratégiques des exportations

<40 jours

1 62923787,3 %
Total combiné5 17548591,4 %

6. Annexes 

Annexe A : Liste des pays visés (LPV) du Canada

L’exportation ou le transfert de toute marchandise ou technologie (y compris les données techniques, l’assistance technique et les renseignements nécessaires à la mise au point, à la production ou à l’utilisation d’une marchandise) vers des pays inscrits sur la LPV est contrôlé et doit être autorisé par une licence d’exportation délivrée par le ministre sous le régime de la LLEI. Les licences d’exportation ne sont normalement délivrées que pour les marchandises et technologies qui répondent à des besoins humanitaires, ou pour les effets personnels d’un particulier qui déménage dans un pays inscrit sur la LPV.

Au 31 décembre 2025, la LPV comportait un seul pays, la République populaire démocratique de Corée (Corée du Nord), qui a été ajoutée le 13 juillet 2010.

Les directives à suivre pour exporter vers la Corée du Nord sont indiquées dans l’Avis aux exportateurs no 172 : Contrôles à l’exportation à destination de la République populaire démocratique de Corée.

Annexe B : Liste des pays désignés (armes automatiques) (LPDAA) du Canada

Conformément à l’article 4.1 et au paragraphe 7(2) de la LLEI, certaines armes à feu, certaines armes et certains dispositifs prohibés ou quelque élément ou pièce de tels objets figurant sur la Liste des marchandises et technologies d’exportation contrôlée peuvent uniquement être exportés vers les destinations qui figurent sur la LPDAA et destinés au gouvernement de ces pays ou aux destinataires autorisés par celui-ci. L’exportation de ces produits doit être approuvée au moyen d’une licence d’exportation délivrée par le ministre en vertu de la LLEI.

La LPDAA s’applique aux produits suivants, ainsi qu’à leurs éléments et pièces, conformément aux définitions données à l’article 4.1 de la LLEI et au paragraphe 84(1) du Code criminel, lorsque ces produits sont également inscrits sur la LMTEC :

Au 31 décembre 2025, les pays suivants figuraient sur la LPDAA :

  1. Albanie
  2. Allemagne
  3. Arabie saoudite
  4. Australie
  5. Autriche
  6. Belgique
  7. Botswana
  8. Brésil
  9. Bulgarie
  10. Chili
  11. Colombie
  12. Croatie
  13. Danemark
  14. Espagne
  15. Estonie
  16. États-Unis
  17. Finlande
  18. France
  19. Grèce
  20. Hongrie
  21. Irlande
  22. Islande
  23. Israël
  24. Italie
  25. Japon
  26. Koweït
  27. Lettonie
  28. Lituanie
  29. Luxembourg
  30. Macédoine du Nord
  31. Monténégro
  32. Norvège
  33. Nouvelle-Zélande
  34. Pays-Bas
  35. Pérou
  36. Pologne
  37. Portugal
  38. Qatar
  39. République de Corée
  40. Roumanie
  41. Royaume-Uni
  42. Slovaquie
  43. Slovénie
  44. Suède
  45. Suisse
  46. Tchéquie
  47. Türkiye
  48. Ukraine

La LPDAA peut être consultée à l’adresse suivante : Liste des pays désignés (armes automatiques)

Annexe C : Transferts internationaux du Canada (transferts de gouvernement à gouvernement)

Le Canada vend ou donne de temps à autre de l’équipement militaire excédentaire à des gouvernements étrangers. Lorsqu’il envisage la vente ou le don de telles marchandises à des gouvernements étrangers, le gouvernement du Canada tient compte d’un certain nombre de facteurs, notamment la nature des marchandises, le pays d’origine, les contrôles qui s’appliquent à la distribution des marchandises et les politiques pertinentes.

Le sous-ministre adjoint (Politique) du ministère de la Défense nationale (MDN) est chargé de coordonner l’évaluation des demandes au regard des critères du TCA applicables aux transferts proposés d’armes entre deux États, qui relèvent du mandat du MDN et des Forces armées canadiennes et qui ne sont pas déjà pris en compte dans le cadre du système de contrôle des exportations d’Affaires mondiales Canada.

Pour chacune de ses évaluations au titre du TCA, le MDN consulte ses experts à l’interne, ainsi que ceux d’Affaires mondiales Canada, des Forces armées canadiennes et de tout autre ministère fédéral concerné. Les personnes consultées évaluent différents risques, notamment :

Sur la base des informations reçues, le MDN détermine le risque global associé au transfert et si le transfert envisagé est conforme aux obligations du Canada découlant du TCA.

Le ministère de la Défense nationale tient des registres sur ces types de transferts. S’il y a lieu, le Canada rend aussi cette information publique dans ses rapports au Registre des armes classiques des Nations Unies (RACNU).

Voici les transferts internationaux de gouvernement à gouvernement du Canada en 2025 :

Dons

Pour plus de renseignements sur la vente et le don de matériel excédentaire, voir : Matériel militaire excédentaire

Annexe D : Registre des armes classiques des Nations Unies (RACNU)

Le Canada continue de promouvoir activement une plus grande transparence dans le commerce des armes classiques. En 1991, le Canada a été l’un des pays à l’origine de la création du RACNU, qui est un mécanisme de transparence international et volontaire permettant aux États membres des Nations Unies de fournir des renseignements sur leurs importations et leurs exportations de sept catégories d’armes classiques, de même que d’armes de petit calibre et d’armes légères.Note de bas de page 32

Le Registre, qui est mis à jour chaque année, contribue grandement à la transparence, au renforcement de la confiance et à l’accroissement de la sécurité mondiale. Depuis sa création, plus de 100 pays en moyenne ont communiqué des données chaque année et une soixantaine d’entre eux, dont le Canada, l’ont fait de façon systématique. Le Registre est ainsi devenu une importante source d’information faisant autorité. Le Registre assure le suivi des données sur les sept catégories d’armes classiques suivantes : les chars de combat, les véhicules blindés de combat, les systèmes d’artillerie de gros calibre, les avions de combat, les hélicoptères d’attaque, les navires de guerre, ainsi que les missiles et lanceurs de missiles. Ces mêmes catégories ont été intégrées dans la LMTEC par la création du Groupe 9, ce qui facilitera la communication d’information sur les exportations de ces articles au RACNU et au Secrétariat du TCA.

Par ailleurs, le Canada fait partie des pays sans cesse plus nombreux qui communiquent volontairement des données au Registre sur leurs stocks militaires et leurs achats de marchandises produites à l’échelle nationale. De plus, le Canada est l’un des États membres qui fournissent volontairement de l’information pour le Registre, dans le cadre de son rapport annuel, sur ses importations et exportations d’armes légères et d’armes de petit calibre. Cette information va au-delà de la contribution minimale volontaire actuellement recommandée par l’ONU.

Pour de plus amples renseignements sur le Registre des armes classiques des Nations Unies, consultez le site Web suivant : Registre des armes classiques des Nations Unies (en anglais seulement).

Le rapport annuel 2025 du Canada soumis au Registre des armes classiques des Nations Unies (en anglais seulement) présente, selon les pratiques exemplaires de déclaration du RACNU, les exportations canadiennes réelles d’armes classiques de même que d’armes légères et de petit calibre (ALPC) effectuées au cours de l’année civile 2025 (par rapport aux licences d’exportation délivrées par Affaires mondiales Canada) et destinées à une utilisation finale par l’armée, les services de sécurité ou les services policiers dans le pays de destination, ainsi qu’à des transferts de gouvernement à gouvernement.

Les rapports destinés au RACNU présentés avant 2016 énuméraient les quantités totales d’armes classiques et d’ALPC dont l’exportation avait été autorisée par une licence délivrée pendant l’année de déclaration. Cette pratique (c.-à-d. la déclaration des « exportations maximales autorisées en vertu d’une licence ») n’était pas optimale pour le RACNU et ne permettait pas d’assurer le suivi des transferts réels, par rapport aux transferts potentiels, d’armes classiques et d’ALPC. Depuis 2016, le Canada fait état des exportations et des transferts réels d’armes classiques et d’ALPC à déclarer ayant eu lieu pendant l’année visée par le rapport.

Annexe E : Coopération internationale au sujet du commerce de marchandises militaires

Les principaux régimes multilatéraux de contrôle des exportations et de non-prolifération auxquels participe le Canada sont décrits ci-dessous. Les gouvernements qui adhèrent à chaque régime négocient des listes communes de contrôle de marchandises et de technologies, qui sont adoptées par chaque pays conformément à sa législation nationale. Chaque gouvernement participant prend ses propres décisions en ce qui concerne la délivrance des licences, en conformité avec les lois applicables du pays. Les listes convenues évoluent en fonction des nouveaux développements dans la conjoncture internationale et des avancées technologiques. Des mises à jour et des modifications leur sont apportées périodiquement. 

Arrangement de Wassenaar – Groupes 1 et 2 de la LMTEC

L’inscription de la plupart des produits sur la LMTEC découle d’engagements pris par le Canada envers ses partenaires internationaux qui participent aux régimes multilatéraux de contrôles à l’exportation, ou encore des obligations contractées par le Canada en tant que signataire de divers accords internationaux qui visent à contrôler et à surveiller le mouvement des marchandises et des technologies de nature délicate.

Le régime de contrôle qui se rapporte aux marchandises et technologies à double usage ainsi qu’aux marchandises et technologies militaires visées par le Groupe 1 (Double usage) et le Groupe 2 (Matériel de guerre) de la LMTEC est l’Arrangement de Wassenaar sur le contrôle des exportations d’armes classiques ainsi que des marchandises et technologies à double usage, qui a été établi en 1996. Les objectifs de l’Arrangement de Wassenaar sont définis comme suit :

« […] contribuer à la sécurité et à la stabilité régionales et internationales en favorisant la transparence et une responsabilité accrue dans les transferts d’armes classiques et de marchandises et technologies à double usage, empêchant de ce fait l’accumulation d’arsenaux déstabilisateurs. » [traduction]

Par le biais de leurs politiques nationales respectives, les États participants à l’Arrangement cherchent à faire en sorte que le transfert des produits visés par les listes communes de contrôle n’entraîne pas le développement ou le renforcement d’un potentiel militaire susceptible de compromettre la sécurité et la stabilité à l’échelle régionale et mondiale. Les États participants à l’Arrangement mettent également tout en œuvre pour empêcher que ces marchandises et technologies ne soient détournées pour servir à des utilisations finales illégitimes.

Plus de renseignements sur l’Arrangement de Wassenaar et ses 42 États participants peuvent être trouvés sur le site de l’Arrangement de Wassenaar.

Groupe des fournisseurs nucléaires – Groupes 3 et 4 de la LMTEC

Le Canada applique depuis longtemps une politique de non-prolifération nucléaire pour s’assurer, entre autres objectifs, que ses exportations nucléaires ne servent pas à la fabrication d’armes nucléaires. À titre de signataire du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, qui est entré en vigueur en 1970, le Canada s’est engagé à ne pas fournir à un État non doté d’armes nucléaires, quel qu’il soit, de matières brutes, de produits fissiles spéciaux, d’équipement ou de matières spécialement conçus ou préparés pour le traitement, l’utilisation ou la production, à des fins pacifiques, de produits fissiles spéciaux, à moins que ces matières brutes ou ces produits fissiles spéciaux soient soumis à des garanties de l’Agence internationale de l’énergie atomique.

Vers la fin des années 1970, un groupe de pays fournisseurs de produits nucléaires, dont le Canada, s’est entendu sur des lignes directrices pour les transferts de technologies nucléaires, à des fins pacifiques, à tout État non doté d’armes nucléaires, quel qu’il soit. Il s’agit là de ce qu’on appelle les directives du Groupe des fournisseurs nucléaires. En 1992, le Groupe a dressé une liste des marchandises et des technologies de nature nucléaire à double usage pouvant contribuer grandement à la fabrication d’un dispositif nucléaire explosif ou à une activité du cycle de combustible nucléaire non visée par des garanties.

Le Groupe 3 de la LMTEC compte des produits de nature nucléaire. Le Groupe 4 de la LMTEC comprend également des produits de nature nucléaire à double usage, à savoir des produits qui pourraient être utilisés à des fins nucléaires aussi bien que non nucléaires, ainsi que dans des dispositifs nucléaires explosifs ou des activités du cycle de combustible nucléaire non visées par des garanties.

Plus de renseignements sur le Groupe des fournisseurs nucléaires et ses 48 membres peuvent être trouvés sur le site du Groupe des fournisseurs nucléaires.

Régime de contrôle de la technologie des missiles – Groupe 6 de la LMTEC

Le Régime de contrôle de la technologie des missiles a été établi en 1987 pour répondre aux préoccupations suscitées par la prolifération des systèmes capables de livrer des armes de destruction massive, à savoir des armes nucléaires, chimiques ou biologiques. Le Groupe 6 de la LMTEC comprend les produits que les partenaires du Régime ont convenu de viser et qui servent ou pourraient servir à la prolifération des systèmes de lancement d’armes nucléaires, chimiques ou biologiques.

Plus de renseignements sur le Régime de contrôle de la technologie des missiles et ses 35 membres peuvent être trouvés sur le site du Régime de contrôle de la technologie des missiles.

Groupe d’Australie – Groupe 7 de la LMTEC

Le Groupe d’Australie a été créé en 1985 dans le but d’empêcher la prolifération des armes chimiques et biologiques. Les gouvernements nationaux ainsi que l’Union européenne faisant partie de ce Groupe ont élaboré des contrôles à l’exportation communs pour les produits chimiques, les agents biologiques et les articles connexes qui peuvent être utilisés pour produire des armes chimiques et biologiques. 

Plus de renseignements sur le Groupe d’Australie et ses 43 membres peuvent être trouvés sur le site du Groupe d’Australie.

Organisation pour l’interdiction des armes chimiques – Groupe 7 de la LMTEC

L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques a été établie en 1997 au moment de l’entrée en vigueur de la Convention sur les armes chimiques. L’objectif des États membres consiste à instaurer un monde libéré des armes chimiques et de la menace de leur emploi, et dans lequel est facilitée la coopération pour l’utilisation de la chimie à des fins pacifiques pour tous. La LMTEC énumère les produits chimiques et les précurseurs qui sont contrôlés en vertu de la Convention sur les armes chimiques. Certains des produits chimiques et des précurseurs visés par la Convention sur les armes chimiques sont également contrôlés par le Groupe d’Australie.

Plus de renseignements sur l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques peuvent être trouvés sur le site de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques.

Traité sur le commerce des armes – Groupe 9 de la LMTEC

Le Traité sur le commerce des armes (TCA) a été adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2013 afin d’établir des normes internationales pour régir le commerce des armes classiques. Les transferts non réglementés et irresponsables d’armes intensifient et prolongent les conflits, mènent à l’instabilité régionale, facilitent les violations des droits de la personne à grande échelle et nuisent au développement socioéconomique. Le TCA promeut la responsabilité, la transparence et la reddition de comptes dans le commerce mondial des armes. Le Canada est devenu un État partie au TCA le 17 septembre 2019.

Plus de renseignements sur le Traité sur le commerce des armes et ses 116 États Parties peuvent être trouvés sur le site du Traité sur le commerce des armes (en anglais seulement).

Programme d’action des Nations Unies en vue de prévenir, de combattre et d’éliminer le commerce illicite des armes légères et de petit calibre sous tous ses aspects (PANU)

En 2001, les États membres des Nations Unies ont adopté par consensus un programme d’action politiquement contraignant visant à prévenir, à combattre et à éliminer le commerce illicite des armes légères et de petit calibre sous tous ses aspects (Programme d’action ou « PA »). Le programme d’action contient des mesures visant notamment à contrôler la production, le marquage, le transfert, le courtage, la gestion et la destruction des stocks, ainsi que le désarmement, la démobilisation et la réintégration (DDR).

Convention interaméricaine sur la transparence de l’acquisition des armes classiques de l’Organisation des États américains

La Convention interaméricaine sur la transparence de l’acquisition des armes classiques (CITAAC), une convention de l’Organisation des États américains (OEA), engage les États parties à rendre compte de leurs acquisitions d’armes classiques. Dix-sept États membres de l’OEA ont ratifié la CITAAC, dont le Canada, qui est un État partie depuis 1999.

Annexe F : Liste des destinations considérées comme à faible risque par le Canada en 2025

La plupart des demandes de licence d’exportation vers les destinations suivantes sont considérées comme à faible risque et font donc généralement l’objet d’un processus d’évaluation simplifié. Comme nous l’avons déjà mentionné, la norme de service pour les demandes concernant ces destinations est habituellement de 10 jours ouvrables, contrairement à 40 jours ouvrables pour toutes les autres destinations. Toutes les demandes de licence d’exportation de marchandises militaires, peu importe le pays de destination, sont évaluées au cas par cas en fonction des critères d’évaluation mentionnés précédemment, y compris ceux figurant dans la LLEI. Les pays énumérés ci-dessous sont également considérés comme à faible risque dans le contexte des contrôles sur le courtage du Canada. Ainsi, la Licence générale de courtage no 1 s’applique aux transactions portant sur des marchandises dont le courtage est contrôlé qui sont destinées à l’un ou l’autre de ces pays. Ces destinations comprennent des pays aux vues similaires qui sont membres de plusieurs régimes multilatéraux de contrôle à l’exportation dont le Canada fait partie et qui ont mis en place un système efficace de contrôles.

Annexe G : Exportations de marchandises et de technologies militaires en 2025 par destination et par article visé par la LMTEC

DestinationArticle visé par la LMTECValeur totale
Afrique du Sud2-1849 795,63 $
2-32 864,00 $
2-583 921,73 $
2-2220,00 $
Algérie2-10,01 $
2-525 798 857,73 $
2-14736 106,97 $
2-151 244 920,45 $
2-18153 318,17 $
Allemagne2-17 915 642,31 $
2-23 300,00 $
2-3234 021,05 $
2-48 384 975,75 $
2-541 022 703,68 $
2-6234 763 762,94 $
2-7757 459,85 $
2-8211,68 $
2-91 832 267,84 $
2-1013 760 547,11 $
2-1133 132 169,39 $
2-1323 842 952,04 $
2-1416 452 810,15 $
2-1524 793 645,12 $
2-162 295 197,59 $
2-181 387 371,92 $
2-2115 063 524,39 $
2-2214 589 410,79 $
Andorre2-14 239,74 $
Arabie saoudite2-1369 924,50 $
2-27 926 644,00 $
2-32 401,00 $
2-4398 489,00 $
2-57 348 888,87 $
2-6381 032 579,04 $
2-722 478 219,97 $
2-103 702 066,88 $
2-1124 885 465,99 $
2-1324 887 815,99 $
2-142 408,40 $
2-152 208 836,90 $
2-182 112 093,44 $
2-220,35 $
Argentine2-10150 000,00 $
Arménie2-147 582,16 $
Australie2-13 067 431,49 $
2-390 092,00 $
2-498 906,56 $
2-57 079 590,69 $
2-62 127 668,81 $
2-71 085 813,11 $
2-92 075 343,09 $
2-1012 913 106,05 $
2-114 651 164,21 $
2-131 061 463,31 $
2-1450,00 $
2-151 554 865,99 $
2-161 201 068,81 $
2-181 868 294,61 $
2-2147 194,57 $
2-22865 670,38 $
Autriche2-1129 654,26 $
2-54 255,68 $
2-62 256 416,83 $
2-1048 986,28 $
2-11309 843,00 $
2-14528 233,82 $
2-154 255,68 $
2-212 233 964,10 $
2-22287 478,26 $
Bahamas2-361 182,30 $
Bahreïn2-15158 218,37 $
Bangladesh2-952 764,19 $
2-159 764,00 $
Belgique2-171 382,90 $
2-26 648,38 $
2-3448 100,00 $
2-51 207 547,07 $
2-10560 613,13 $
2-11298 957,50 $
2-15312 499,47 $
2-16378 953,70 $
Bosnie-Herzégovine2-161 932,00 $
2-62 644 200,00 $
Botswana2-110 000,00 $
Brésil2-152 260,60 $
2-93 048 976,97 $
2-102 315 000,05 $
2-1138 191,67 $
2-1568 395,39 $
2-17840 000,00 $
2-21140 000,00 $
2-22450,00 $
Brunei Darussalam2-10124 466,06 $
2-144 165,43 $
Bulgarie2-1100 835,80 $
2-1116 860,00 $
2-2190,00 $
2-2290,00 $
Chili2-196 950,00 $
2-9187 534,36 $
2-15326 810,01 $
Chypre2-11 999,95 $
Colombie2-4170 596,80 $
2-2160 000,00 $
Corée, République de2-51 038 086,96 $
2-65 051 014,00 $
2-96 553 482,76 $
2-1033 411 402,31 $
2-111 675 331,00 $
2-14158 736,98 $
2-1567 441,97 $
2-1638 685,34 $
2-171 441 683,72 $
2-21130 470,00 $
2-22142 253,45 $
Croatie2-18 456,17 $
2-5678,70 $
2-7525 683,01 $
2-15678,70 $
2-2215 000,00 $
Curaçao2-6472 900,40 $
2-1513 065,68 $
2-184 075,01 $
Danemark2-13 199 060,25 $
2-3274 240,00 $
2-5795 363,03 $
2-61 198 399,68 $
2-1037 944,96 $
2-15884 327,74 $
2-17704 320,00 $
2-1825 278,41 $
2-221 000,00 $
Égypte2-1130 175,00 $
2-2190,00 $
2-2290,00 $
Émirats arabes unis2-126 714,48 $
2-35 384 000,00 $
2-53 383 992,71 $
2-6638 999,80 $
2-1093 382,14 $
2-11133 746,32 $
2-153 687 056,81 $
2-182 135,78 $
2-21360,72 $
2-22471,00 $
Équateur2-1560 675,74 $
Espagne2-179 292,06 $
2-3115 830,00 $
2-4217 309,80 $
2-56 982 553,61 $
2-6301 737,63 $
2-826 246 983,72 $
2-9267 129,96 $
2-102 679 604,36 $
2-113 603 798,77 $
2-14959 997,80 $
2-157 400 244,34 $
2-1663 883,74 $
2-1882 723,24 $
2-2115 360,49 $
2-2264 181,89 $
Estonie2-115 997,96 $
2-6229 320,00 $
États-UnisNote de bas de page 332-15 925 442,78 $
2-2325 590,21 $
2-384 423 198,39 $
2-479 465 271,94 $
2-6213 521,08 $
2-7161,28 $
2-101 841 850,00 $
2-1862 826,00 $
Finlande2-145 201,75 $
2-53 836,32 $
2-92 870 698,00 $
2-10269 076,64 $
2-156 857,32 $
2-17304 186,28 $
France2-11 130 949,90 $
2-31 218 490,97 $
2-41 170 966,16 $
2-52 167 825,90 $
2-651 632,13 $
2-744 964,17 $
2-83 624 458,00 $
2-92 336 619,51 $
2-102 885 917,06 $
2-116 744 969,59 $
2-1336 864,17 $
2-1413 214,27 $
2-156 241 808,33 $
2-165 729,79 $
2-17279 500,00 $
2-1839 546,78 $
2-21277 761,48 $
2-2246 166,69 $
Ghana2-1899,00 $
2-3604,22 $
Grèce2-1189,95 $
2-58 608,98 $
2-1043 158,65 $
2-1515 900,00 $
Haïti2-627 797 621,45 $
Hongrie2-110 398,01 $
2-380,00 $
2-10300,79 $
2-114 146 426,08 $
2-183 947 771,30 $
2-210,02 $
2-224 059 568,63 $
Îles Caïmans2-1514 305,81 $
Inde2-14 000,00 $
2-6452 340,00 $
2-912 273 638,61 $
2-109 127 907,47 $
2-11773 483,11 $
2-185 857 019,95 $
2-2175 000,01 $
2-22851 245,02 $
Indonésie2-148 196,00 $
2-6279 345,07 $
Irlande2-188 609,94 $
2-55 430,88 $
2-10140 272,60 $
2-2139 803,57 $
2-2250,00 $
Islande2-132 095,00 $
2-350,00 $
Israël2-44 361 700,00 $
2-5119 991,14 $
2-61 087,20 $
2-10287 443,20 $
2-117 228 737,29 $
2-152 263 602,91 $
2-16409 142,40 $
2-221,00 $
Italie2-1267 191,34 $
2-33 713,45 $
2-52 059 468,63 $
2-6677 851,82 $
2-750 770,00 $
2-9906 797,89 $
2-1020 331 257,47 $
2-118 103 841,77 $
2-152 869 128,43 $
2-16309 938,10 $
2-171 275 404,98 $
2-21604 163,87 $
2-22515 109,74 $
Japon2-186 419,27 $
2-4369 954,00 $
2-5501 097,12 $
2-62 755 392,43 $
2-726 931,26 $
2-86 859,44 $
2-94 009 573,76 $
2-1023 965 264,31 $
2-118 219 807,67 $
2-135 025,00 $
2-142 594 796,03 $
2-152 590 355,19 $
2-162 256 095,00 $
2-17171 714,27 $
2-184 000,00 $
2-21425 535,01 $
2-2230 145,28 $
Jordanie2-2424 481,60 $
2-565 076,50 $
2-141 201 757,88 $
2-15511 194,57 $
Kazakhstan2-1492 254,51 $
Koweït2-10516 889,41 $
2-1526 162 362,80 $
Lettonie2-161 471,86 $
2-2234 950,00 $
Lituanie2-114 367,88 $
Luxembourg2-15 872,02 $
2-347,94 $
2-592 593,92 $
2-1056 307,70 $
2-1118 032,00 $
2-1592 593,92 $
2-2190,00 $
2-22180,00 $
Macédoine du Nord2-651 840 969,60 $
Malaisie2-574 961,65 $
2-950 000,00 $
2-101 796,34 $
2-15101 004,45 $
2-1826 042,80 $
2-215 963 570,00 $
2-225 934,14 $
Malte2-11 069,95 $
Maroc2-103 881 555,68 $
Mexique2-6480 200,00 $
2-1089 077,11 $
2-151 261 803,82 $
2-1831 680,85 $
2-22770,00 $
Moldavie2-6905 556,52 $
Mongolie2-176 723,00 $
Norvège2-11 524 282,67 $
2-52 104 769,80 $
2-63 298 330,08 $
2-11824 664,00 $
2-153 911 304,85 $
2-1859 633,96 $
2-21285 303,23 $
2-22883 415,70 $
Nouvelle-Zélande2-1211 387,81 $
2-2234 785,19 $
2-5490 018,05 $
2-61 588 919,61 $
2-71 588 919,61 $
2-9384 981,26 $
2-10100 295,63 $
2-112 323 225,61 $
2-1522 717,62 $
2-21615,01 $
2-22101 020,00 $
Oman2-129 184,80 $
2-1070 521,44 $
2-1432 628,23 $
Panama2-17 530,72 $
Pays-Bas2-18 361 184,64 $
2-350,00 $
2-5802 943,66 $
2-91 477 484,69 $
2-102 899 136,81 $
2-112 699 132,50 $
2-1328 931,10 $
2-1454 683 608,81 $
2-15790 497,01 $
2-16545 601,42 $
2-17519 139,00 $
2-18196 450,44 $
2-2125 994 839,16 $
2-222 292 450,75 $
Pérou2-61 937 607,10 $
2-2261 000,00 $
Philippines2-6159 770,00 $
2-1047 403,19 $
Pologne2-13 276 759,20 $
2-326 886,00 $
2-51 207 557,37 $
2-636 900,00 $
2-76 426 000,00 $
2-1010 473 171,13 $
2-114 178 878,65 $
2-13132 058 007,00 $
2-1555 647 999,98 $
2-1622 964,00 $
2-1739 336,00 $
2-18196 508,71 $
2-212 775 038,33 $
2-22530 709,12 $
Porto Rico2-22650,43 $
Portugal2-133 855,04 $
2-107 200 604,48 $
2-11774 655,99 $
2-21360,00 $
2-225 670,00 $
Qatar2-62 506 548,28 $
2-141 404 363,29 $
2-21307 870,90 $
2-22154 683,65 $
Roumanie2-19 456,82 $
2-4851 883,77 $
2-5934 833,80 $
2-10432 108,22 $
2-11528 345,09 $
2-1540 783,53 $
2-2135 090,00 $
2-22124 090,00 $
Royaume-Uni2-12 027 901,58 $
2-28 975,00 $
2-31 700,00 $
2-41 279 591,93 $
2-58 544 108,69 $
2-629 009 444,20 $
2-914 401 796,21 $
2-1022 095 856,00 $
2-114 467 848,02 $
2-132 473 273,59 $
2-143 927 707,92 $
2-157 879 645,03 $
2-162 466 374,14 $
2-176 301 073,44 $
2-18155 157,24 $
2-217 917 081,88 $
2-2210 596 728,06 $
Serbie2-670 060,02 $ $
Singapour2-35 001,00 $
2-627 280 823,24 $
2-10540 485,17 $
2-1448 868,96 $
2-16475 924,86 $
2-1829 133,50 $
2-21630,00 $
2-221 150,00 $
Slovaquie2-710 614,75 $
Slovénie2-14 391,40 $
2-51 712,75 $
2-724 300,00 $
2-151 712,75 $
2-2115 000,00 $
2-2255 000,00 $
Suède2-1103 836,13 $
2-3145 500,00 $
2-485 100,00 $
2-5613 553,20 $
2-617 546 172,90 $
2-84 804 681,40 $
2-93 537 714,11 $
2-105 894 994,45 $
2-11203 287,50 $
2-14283 000,00 $
2-15178 233,68 $
2-17134 849,20 $
2-184 185,79 $
2-2190,00 $
2-224 495 694,00 $
Suisse2-1335 451,90 $
2-3197 259,95 $
2-5931 538,61 $
2-61 329 394,00 $
2-765 100,00 $
2-10926 866,71 $
2-112 805 483,97 $
2-141 043 894,09 $
2-15555 101,22 $
2-1764 530,00 $
2-1851 690,00 $
2-2185 360,00 $
2-229 976,05 $
Taïwan2-77 571,20 $
2-9723 355,97 $
2-1014 099,95 $
2-17595 163,50 $
2-219 814 400,00 $
2-227 052 719,61 $
Tchéquie2-12 008 352,12 $
2-827 001 230,28 $
2-1451 389,58 $
2-213,51 $
2-2229,82 $
Thaïlande2-1119 683,02 $
2-105 436 570,55 $
2-15849 105,97 $
2-18487 939,50 $
2-2130 000,00 $
Tunisie2-5217 286,11 $
2-102 927 476,08 $
2-14466 611,04 $
2-158 221,20 $
Türkiye2-470 749,96 $
2-556 486 119,08 $
2-1023 687,26 $
2-1150 725,00 $
2-1558 503 875,22 $
2-18163 733,32 $
2-21180 180,00 $
2-22180,00 $
Ukraine2-1188 036,00 $
2-6127 363 388,74 $
2-112 189 895,00 $
2-21196 900,00 $
2-221 620,00 $
Uruguay2-72 402,36 $
Vietnam2-141 746,80 $
2-61 669 608,76 $
2-9370 750,00 $
2-14208 442,10 $
2-2170 017,55 $
2-2265 198,20 $
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